Aquaculture










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Blue lobby : L'avenir de la pisciculture marine en question ?


Les importations de poissons d'élevage explosent en France... Alors que l'aquaculture marine a du mal à décoller dans notre pays, elle stagne depuis 20 ans !

Une analyse sur les liens aquaculture, pêche, ONGE et fonds privés

Suite à la communication de l’ONG Bloom sur la pêche minotière, un « rapport d’étonnement », dont les auteurs travaillent pour l’État, pointe d’éventuels intérêts économiques derrière cette campagne d’influence de l’opinion publique. (1)

L’implication de trusts caritatifs américains et de leurs relais français sur la question aquacole (2)

Le 14 février 2017, l’Organisation non gouvernementale environnementale (ONGE) française Bloom a pointé du doigt (via son site internet) la pêche minotière utilisée, entre autres, pour nourrir les poissons d’élevages marins. Cette information, qui a notamment été relayée par plusieurs grands médias français, nous permet de remettre en lumière certaines ONGE, des fondations caritatives Américaines et leurs intérêts sous-jacents dans leurs relations. Après cette campagne d’influence de l’opinion publique, il n’est pas à exclure une campagne d’influence sur le parlement Européen. En effet, Bloom souhaite que l’UE devienne un modèle en interdisant cette pratique. Depuis de nombreuses années l’image de la pisciculture marine en France est ternie par des attaques directes ou indirectes. Cette situation est d’autant plus paradoxale que ce secteur d’activité se démarque grâce à la valeur ajoutée et à la qualité environnementale de ses produits et que des solutions alternatives sont déjà utilisées pour diminuer cet apport de protéines issues de la pêche minotière. Cette étude a permis de remettre en lumière une réflexion relative à la création d’un portail français dédié à l’aquaculture, lequel permettrait, entre autres, de donner plus de transparence à un secteur souvent décrié. L’ensemble des acteurs économiques considère que l’aquaculture contribue à répondre aux besoins en nourriture d’une population sans cesse grandissante, qui représentera 9 milliards d’individus en 2050.
Il existe aujourd’hui des tensions informationnelles sur le marché des farines et huiles de poisson du fait de la croissance aquacole. Cette situation laisse le champ libre à des producteurs étrangers de poissons herbivores, sur le marché français. Notamment ceux cautionnés et financés par les ONGE telles que Greenpeace, WWF (label ASC), PEW Charity Trust, Bloom (OAK Foundation, Rockefeller Foundation etc.). L’industrie agroalimentaire américaine est donc en embuscade pour capter les marchés que nous abandonnons avec comme acteur principal le groupe Cargill.

Ce rapport dont il faut souligner la qualité et la précision, a été réalisé par Jean-Marc Montech et un second auteur qui ne souhaite pas être cité. Tous deux exercent au sein de l’appareil d’Etat et ont effectué en complément de leurs activités un cursus universitaire couronné par un master droit pour Jean-Marc Montech et un master recherche en management stratégique de l’information pour le second.

(1) Le Marin (29/03/2017) : Une analyse sur les liens aquaculture, pêche, ONGE et fonds privés

(2) L’implication de trusts caritatifs américains et de leurs relais français sur la question aquacole (20/03/2017)

Dossier à télécharger ici : L’implication de trusts caritatifs américains et de leurs relais français sur la question aquacole.

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L'Aquaculture voit sa croissance en bleu !

Cette carte est tirée de l’article de National Geographic : Le poisson d’élevage remplacera-t-il le boeuf pour nourrir la planète ? Publié le 27 mai 2015

Brasilia (Brésil), 5-9 octobre 2015

8e réunion du sous comité de l'aquaculture du comité des pêches de la FAO (COFI)

Cliquer Ici pour accéder à tous les documents

Initiative en faveur de la croissance bleue et aquaculture

Croissance bleue et secteur des pêches : alimentation, nutrition et ressources halieutiques pour l’avenir

1. Au niveau mondial, la demande de poisson est en augmentation du fait de la combinaison de plusieurs facteurs : croissance démographique, urbanisation et multiplication des richesses. Selon des recherches portant sur l'offre et la demande de poisson, la production aquacole devra doubler d'ici à 2030 pour pouvoir satisfaire la demande et les besoins croissants à l'échelon planétaire. Actuellement, le poisson représente près de 20 pour cent des aliments d'origine animale consommés dans le monde.

2. À l'issue d'une analyse effectuée récemment, la Banque mondiale, l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) et la FAO ont conclu que l'offre de poisson par personne connaîtrait sa hausse la plus rapide dans les pays riches et dans les pays où l'aquaculture prospère, comme la Chine, ce qui ne ferait que renforcer les inadéquations régionales entre l'offre et la demande au cours des 15 prochaines années. L'Afrique et l'Asie seront victimes de graves pénuries si le développement de l'aquaculture durable ne bénéficie pas des investissements nécessaires.

3. L'Afrique sera le seul continent où la consommation de poisson par personne devrait baisser d'ici à 2030. Au vu des tendances actuelles, la Banque mondiale estime que l'offre de poisson par personne en Afrique subsaharienne diminuera d'un pour cent par an, passant ainsi de 6,8 kilogrammes en 2010 à 5,6 kilogrammes en 2030. Ce chiffre sera de loin le plus faible au monde. Étant donné que le poisson représente une grande partie (32 pour cent) des aliments d'origine animale consommés en Afrique, la sécurité alimentaire et nutritionnelle des habitants de ce continent sera particulièrement sensible aux changements concernant aussi bien l'offre que la demande.

4. En moyenne, les poissons, à l'instar des volailles, présentent un rapport de conversion élevé entre les aliments qu'ils reçoivent et ceux qu'ils constituent. Il s'agit donc d'un moyen attractif d'accroître l'apport en protéines animales au niveau mondial. Par ailleurs, l'aquaculture permet d'obtenir une empreinte carbone inférieure à celle de l'élevage de bétail si l'on privilégie les espèces ayant un faible niveau trophique comme les tilapias et les carpes, ainsi que les techniques d'alimentation améliorées.

5. La valeur du poisson du point de vue de la nutrition et de la santé humaine ne cesse de se confirmer dans de nombreuses enceintes. Par ailleurs, on recueille de plus en plus d'éléments attestant les avantages potentiels de la consommation de poisson s'agissant de limiter la survenue de maladies coronariennes mais aussi d'améliorer le développement des enfants, en particulier pendant la phase critique des 1 000 premiers jours – qui englobe la grossesse, l'allaitement et la prime enfance.

6. La teneur du poisson en micronutriments a été sous-évaluée dans la littérature scientifique. De nombreuses espèces de petits poissons contiennent une quantité extrêmement importante de zinc, de calcium, de vitamine A et de fer, en particulier s'ils ne sont pas désossés ni éviscérés. Dans nombre de pays en développement, le surpoids et les maladies non transmissibles sont en augmentation et surpassent désormais les problèmes de sous-alimentation, même chez certaines populations pauvres. Le poisson étant de plus en plus abordable et disponible en quantité croissante, il pourrait fortement contribuer à inverser la tendance.

7. Les océans, les mers, les zones côtières, les eaux continentales et les terres humides, ainsi que les secteurs de l'économie bleue qui y sont associés (pêches, aquaculture, énergie, tourisme, transport maritime, foresterie, conservation et restauration de l'environnement, etc.) sont essentiels au développement, à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la faim et la pauvreté aux niveaux mondial et national. Ce sont à la fois des facteurs de développement économique et...

Suite...


L'Aquaculture voit sa croissance en bleu !Initiative en faveur de la croissance bleue et aquacultureDocument de pré...
Posted by Regard sur la Pêche et Aquaculture on vendredi 2 octobre 2015

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Proposition des Douanes

Développons l'aquaculture pour améliorer la balance commerciale des produits halieutiques


La France affiche un déficit croissant pour les produits de la pêche et de l’aquaculture (-3,6 milliards en 2014, après -2,2 milliards en 2004). La production s’avère en effet insuffisante pour  couvrir  la  consommation nationale,  d’où  un  surcroît  d’importations  en valeur. Ces dernières concernent  surtout des produits de grande consommation (saumons, thons, crevettes) sur lesquels se concentrent les  déficits. Leur creusement s’observe notamment avec la Norvège et les pays émergents d’Asie et d’Amérique, qui dégagent des excédents en hausse, grâce au développement de l’aquaculture.

Les pays excédentaires développent l’aquaculture

Au niveau mondial, la France affiche le 4ème déficit sur les produits de la pêche et de l’aquaculture (-4,6 milliards de dollars en 2013), derrière le Japon (-11 milliards), les Etats-Unis (-10 milliards), et l’Italie (-4,7 milliards).

En Europe, à l’exception notable des pays nordiques (Norvège, Danemark et Suède) où l’aquaculture se développe, la plupart des autres pays présentent des déficits croissants, y compris les pays producteurs (France, Italie, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal). La capture, soumise à quotas, recule et l’aquaculture, en général, est peu développée. La France reste bien placée dans le domaine aquacole (un tiers de la production issue essentiellement de la conchyliculture et de la pisciculture), mais sa production baisse de 1,7 % par an au cours des 10 dernières années.

La Norvège, premier exportateur mondial avec 11 % de parts de marché, affiche l’excédent le plus important (+9,5 milliards de dollars). Le dynamisme de ses exportations s’explique par le doublement de la part de l’aquaculture dans la production (un tiers en 2014).

La Chine, avec 8 % de parts de marché, est le deuxième fournisseur mondial et présente le deuxième excédent (4,8 milliards de dollars). Elle est le premier producteur aquacole au monde, avec trois quarts de sa production issue de l’élevage. Les autres pays excédentaires sont surtout ceux d’Asie et d’Amérique, où la part de l’aquaculture est également importante et progresse rapidement. L’élevage représente ainsi la moitié de la production au Vietnam, en Inde et au Bangladesh. Cette part est plus faible (un tiers) dans les pays producteurs d’Amérique latine (Equateur, Chili), mais elle a doublé en dix ans.


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En Côtes-d'Armor, le Ceva de Pleubian lance la polyculture marine

Aquaculture MultiTrophique Intégrée (AMTI)

  
Une nouvelle approche à l'élevage durable de poissons, de mollusques, et d'algues

Polyculture. La première concession marine de France bientôt lancée dans les Côtes d'Armor

À Pleubian, le Ceva va développer la première concession de polyculture marine de France. Il associera, dans une même zone, plusieurs formes de cultures en mer : poissons, algues et coquillages.

Source : Ouest France

Après un an et demi de procédures administratives, le Centre d'étude et de valorisation des algues (Ceva) a obtenu l'autorisation de développer la première concession pour la polyculture marine de France. Il installera donc en mer, courant 2016, une structure rassemblant trois formes de cultures : poissons, algues et coquillages. Au total, environ 6 ha devraient accueillir 10 tonnes de poissons, 20 de moules et 50 d'algues, pour une durée de trois ans. Des quantités sujettes à réajustements au fur et à mesure de l'avancée du projet. En 2019, viendra alors le moment des évaluations.

Des applications multiples

Le principe de la polyculture est simple : il s'agit de reproduire un écosystème : « Les poissons, une fois alimentés, produisent de l'azote et du phosphore. Les coquillages serviront de filtre, et les algues en tireront les minéraux nécessaires à leur croissance », explique Ronan Pierre, responsable du pôle produits. De plus, la structure devrait voir graviter autour d'elle d'autres espèces de poissons, entraînant une baisse des risques de contamination ou de parasites. Le projet est soutenu à l'échelon local comme européen. Et associe différents acteurs : collectivités, scientifiques, professionnels de l'aquaculture. « Les bénéfices potentiels sont multiples. D'abord environnementaux, puisqu'il y a une épuration naturelle de l'eau. Les densités de poissons peuvent également être réduites. Ensuite, il y a les bénéfices économiques : de telles structures permettent, sur un territoire restreint, de diversifier l'activité, de répartir le risque et de mutualiser certains coûts. » Le projet a pour vocation de « démontrer la faisabilité » d'une telle entreprise, et d'obtenir les connaissances nécessaires pour développer ces cultures, plus respectueuses de l'environnement, auprès des professionnels. Et ainsi d'éviter des conflits potentiels avec les riverains.

Aquaculture Multitrophique Intégrée (AMTI)

Une nouvelle approche à l'élevage durable de poissons, de mollusques, et d'algues

Les systèmes D'AMTI réunissent des organismes appartenant à différents maillons de la chaîne alimentaire qui se partagent habituellement un même environnement. Dans un tel système, les déjections d'une espèce servent de nourriture à une autre.

Source : Pêches et Océans Canada

L'AMTI concerne des producteurs qui élèvent des espèces que l'on doit nourrir (comme le saumon) et des espèces d'« extraction » (comme les moules, les holothuries, les vers polychètes et différentes espèces d'algues marines).

Les espèces d'extraction utilisent les matières et les produits organiques et inorganiques provenant d'autres espèces pour assurer leur croissance. Cette combinaison d'organismes occupant différentes places dans la chaîne alimentaire imite le fonctionnement des écosystèmes naturels. Ce type de système équilibré, qui repose sur le recyclage des nutriments, contribuera à l'assainissement des eaux. Suite dans : Pêches et Océans Canada

Cliquer Ici pour télécharger : L'aquaculture au Canada : Aquaculture multitrophique intégrée (AMTI)

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Connaissance des facteurs influençant la biodiversité des étangs piscicoles

D’essence artificielle, l’écosystème « étang » a été créé pour la production piscicole. Des générations de pisciculteurs se sont succédées pour entretenir ces étangs, en Brenne, en Sologne, en Dombes et ailleurs. Actuellement, les pisciculteurs sont les premières victimes de la richesse biologique de ces zones humides : Pisciculture en étang d'eau douce : la carpe ou le cormoran ?

Quand ils seront disparus, qui entretiendra ces zones humides afin que la biodiversité ne disparaisse ensuite ?


L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a publié une brochure de 62 pages présentant ses connaissances sur la biodiversité des étangs piscicoles, cumulées sur les 20 dernières années. Ces travaux s'inscrivent dans le cadre de ses missions de connaissance, de gestion de la faune sauvage et de ses habitats. En effet, pour l'ONCFS, les étangs ont un rôle stratégique en termes d'accueil de l'avifaune et de réservoirs de la biodiversité.

Le rapport "Connaissance des facteurs influençant la biodiversité des étangs piscicoles : quelques principes de gestion issus des travaux de l’ONCFS" présente les résultats des études menées par l’ONCFS et ses partenaires.

Les étangs par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS)

En 2011, dans le cadre de son contrat d’objectifs, l’ONCFS a décidé de mettre en œuvre un pôle thématique interne sur les étangs. Son objectif est d’établir, par la recherche et l’expérimentation, des références techniques sur la gestion des étangs (génie écologique, gestion piscicole, etc.) qui ont ensuite vocation à être transférées auprès des gestionnaires et intégrés dans les politiques publiques.

La validation et la promotion des modes de gestion favorables à la biodiversité sont actuellement au cœur des projets du "Pôle étangs continentaux" dans plusieurs régions d’étangs piscicoles.


Connaissance des facteurs influençant la biodiversité des étangs piscicoles

Les complexes d’étangs piscicoles constituent des réservoirs majeurs de biodiversité en Europe. D’essence artificielle, l’écosystème « étang » a été créé pour la production piscicole.

De nombreux travaux ont été menés depuis une vingtaine d’années par l’ONCFS et ses partenaires, visant à définir, en concertation avec les gestionnaires, des modèles permettant de maintenir l’équilibre entre les activités humaines (pisciculture, chasse, agriculture) et la préservation de cet écosystème.

La gestion d’un écosystème aussi complexe que celui de l’étang piscicole suscite de nombreuses questions pour l’usager ou le propriétaire conscient de l’importance de prendre en compte les exigences de la biodiversité dans ses pratiques. Par exemple :
  • Quelle surface minimale doit avoir une roselière pour optimiser l’accueil des oiseaux d’eau ?
  • Jusqu’à quel seuil le chargement piscicole est-il compatible avec la biodiversité ?
  • Quelle serait la fréquence optimale d’assec pour le bon fonctionnement écologique de l’étang ?

Plusieurs documents pédagogiques existants rassemblent les connaissances acquises à l’usage des gestionnaires des étangs. Toutefois, ces divers documents n’intègrent pas les résultats des recherches conduites par l’ONCFS et ses partenaires dans plusieurs régions d’étangs et laisse en suspens un certain nombre de questions que peuvent se poser les gestionnaires confrontés à l’évolution actuelle des pratiques.

Il était donc nécessaire de réaliser une compilation des résultats d’études de l’ONCFS, avec un triple objectif :
  • rassembler et synthétiser les connaissances scientifiques et l’expérience acquises par l’ONCFS sur son cœur de métier « faune sauvage-habitat »,
  • proposer les grandes lignes d’orientations de gestion qui en résultent,
  • contribuer a l’identification des pistes de recherche et d’expérimentation prioritaires pour les prochaines années.

L'ONCFS présente les grands habitats des étangs : végétation aquatique, sédiment, vasières et habitats périphériques (prairie et champs). Le gros du document repose sur l'évaluation des conditions nécessaires à la présence et à la préservation des habitats de la faune et la flore de ces zones humides. Il s'agit notamment de la gestion de la végétation aquatique, de la pratique de l'assec, d'une herbivorie limitée, de la qualité physico-chimique du sédiment et de la transparence de l'eau favorable aux herbiers aquatiques, de la qualité de l'eau du bassin versant ou encore de l'agriculture riveraine.

L'ONCFS identifie également trois acteurs de la gestion des étangs : le pisciculteur, le chasseur et l'agriculteur. L'étang est pour le premier un outil de production, pour le second un support pour la chasse et un lieu de reproduction du gibier, et pour le dernier un lieu de production dans le cas de la culture du fond de l'étang en assec ou un débouché du fumier. L'office promulgue pour chacun des conseils spécifiques. D'après Actu-Environnement : Etang piscicole : l'ONCFS diffuse ses recommandations en matière de biodiversité


Cliquer Ici ou pour télécharger "Connaissance des facteurs influençant la biodiversité des étangs piscicoles : quelques principes de gestion issus des travaux de l’ONCFS"

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Aquaculture en Europe

La Cour des comptes européenne pointe la conception et le ciblage des mesures d'aide

Chaque année, le secteur de l'aquaculture de l'UE produit quelque 1,3 million de tonnes de poissons et réalise un chiffre d'affaires de 4 milliards d'euros. Au cours de la période allant jusqu'en 2013, la PCP a notamment visé à encourager le développement durable de l'aquaculture. En mai 2013, le FEP avait ainsi dégagé plus de 400 millions d'euros pour financer des mesures en faveur des investissements productifs dans l'aquaculture, des mesures environnementales et des mesures de santé.

Pour assurer le développement durable de l´aquaculture au niveau de l´UE et à celui des États membres, il faut améliorer la conception et le ciblage des mesures d´aide, selon la Cour des comptes européenne

Dans un rapport publié le 16 septembre 2014, la Cour des comptes européenne («la Cour») révèle que les mesures d'aide à l'aquaculture prises au cours de la période allant jusqu'en 2013 n'ont pas été bien conçues ni mises en oeuvre au niveau de l'UE et à celui des États membres. Elle indique également que l'aide octroyée au titre du Fonds européen pour la pêche (FEP), à savoir l'instrument financier de la politique commune de la pêche (PCP), n'a pas été utilisée de façon optimale et n'a pas permis de soutenir efficacement le développement durable de l'aquaculture.

M. Kevin Cardiff, Membre de la Cour responsable de ce rapport, a formulé la déclaration ci-après.

«Nous avons constaté que les principaux objectifs en matière de croissance du secteur aquacole n'ont pas été atteints, et que ce dernier a connu de nombreuses années de stagnation. Certes, la crise financière y a sans nul doute contribué, mais le cadre global du soutien apporté à ce secteur n'était pas bien conçu, et les mesures effectivement prises ont été insuffisantes. Les projets que nous avons contrôlés dans les États membres étaient souvent mal sélectionnés, et seuls quelques-uns d'entre eux ont permis de générer les résultats escomptés ou d'utiliser l'aide de façon optimale. En outre, ces projets n'ont guère contribué à la croissance et à l'emploi. Nous espérons que nos observations et recommandations seront mises à profit en vue de la mise en oeuvre des nouvelles mesures en faveur de l'aquaculture prises au titre du FEAMP, qui entrent en vigueur cette année. Dans ce contexte, il y a lieu de mentionner que la Commission a déjà indiqué qu'elle donnera suite à plusieurs des recommandations.»

LIVE ECA press conference



ECA Member Kevin CARDIFF will present the conclusions and recommendations of the Special Report - Effectiveness of European Fisheries Fund support for aquaculture


L'auditeur externe de l'UE a constaté que, pour la période allant jusqu'en 2013, le cadre existant au niveau de l'UE et à celui des États membres n'a pas permis de concrétiser les objectifs de l'Union en matière de développement durable de l'aquaculture. De plus, les mesures effectivement mises en oeuvre n'ont pas permis d'obtenir suffisamment de résultats. La PCP et le FEP n'ont pas fourni de cadre suffisamment clair pour le développement de l'aquaculture. Au niveau des États membres, les mesures d'aide au développement durable de l'aquaculture n’ont pas été bien conçues et mises en oeuvre. Les plans stratégiques nationaux et les programmes opérationnels des États membres n'ont pas fourni une base suffisamment claire pour soutenir l'aquaculture. De plus, aucune stratégie cohérente pour ce secteur n'y a été mise en place. Souvent, le financement octroyé au titre du FEP n'était pas suffisamment ciblé sur les projets aquacoles et les auditeurs ont constaté que, généralement, ces projets n'ont pas permis d'obtenir les résultats prévus ni d'utiliser l'aide de façon optimale.

Cliquer Ici pour télécharger "Rapport spécial n° 10/2014: L’efficacité du soutien à l’aquaculture apporté par le Fonds européen pour la pêche"


Contribution de l’Analyse du Cycle de Vie à l’évaluation environnementale des systèmes de pisciculture

Thèse soutenue le 24 mars 2014 à Rennes

Joël Aubin a soutenu sa thèse intitulée "Contribution de l’Analyse du Cycle de Vie à l’évaluation environnementale des systèmes de pisciculture" le 24 mars 2014 à l'Agrocampus Ouest, à Rennes.

Cliquez ici pour télécharger ce très bon document

Résumé :

L’Analyse du Cycle de Vie (ACV) est une méthode normalisée d’analyse environnementale qui prend en compte l’ensemble des étapes de la vie d’un produit depuis l’extraction des matières premières, leur transformation pour sa production, jusqu’à la gestion des déchets. Offrant une vision holistique et multicritère du lien entre le système de production et l’environnement, cette méthode a été adaptée à l’agriculture. Le sujet de la thèse présentée ici porte sur son adaptation au domaine de la pisciculture. La pisciculture est un secteur particulièrement dynamique avec une croissance à l’échelle planétaire rapide des enjeux alimentaires forts. Son utilisation de ressources naturelles (halieutiques notamment) et d’écosystèmes sensibles en font un sujet particulièrement approprié pour étudier les interactions entre élevage et environnement. L’objectif de ce travail est d’étudier en quoi l’ACV apporte un changement dans l'analyse de l'impact environnemental de la pisciculture. Ce travail est décliné autour de quatre questions illustrées chacune par un article scientifique. Une revue bibliographique apporte un éclairage sur la capacité de l’ACV à prendre en compte les spécificités de l’aquaculture pour en dresser un bilan environnemental. Un article comparant le profil environnemental par ACV de différents systèmes de production de poissons carnivores illustre comment l'ACV permet de mieux comprendre le fonctionnement des systèmes de production aquacoles et de mettre en évidence les points critiques pour l’environnement. Une étude sur le remplacement des farines et huiles de poisson dans l’aliment piscicole montre en quoi le caractère multicritère de l'ACV permet d'accompagner l’orientation des systèmes de production. Enfin, une étude sur un système de polyculture aux Philippines montre les besoins d'évolution des modalités d'application des ACV en pisciculture.

Cette étude ACV concerne l'aquaculture de transformation (élevage aquacole tributaire d'un aliment exogène)... A l'opposé, l'aquaculture de production (conchyliculture, pisciculture extensive en étangs) dépend de la production primaire du milieu...

Source : Joël Aubin - Contribution de l’Analyse du Cycle de Vie à l’évaluation environnementale des systèmes de pisciculture

A partir du cadre normalisé de l’ACV, il a été possible de proposer des innovations pour mieux prendre en compte les spécificités des élevages aquacoles et de la pêche. En particulier, des catégories d’impact spécifiques, comme l’utilisation de production primaire nette ou la dépendance à l’eau permettent de mieux illustrer le besoin en ressources fragiles de l’environnement. Il reste néanmoins à proposer des indicateurs opérationnels dans certains champs comme ceux de la biodiversité.

Plusieurs paramètres influencent les performances environnementales des élevages aquacoles :

- l’aliment, sa composition et sa gestion

- l’énergie, sa consommation et son origine

- l’eau, sa disponibilité et son besoin pour l’élevage

De fait, la capacité de l’élevage à transformer ces intrants va directement et indirectement jouer sur ses performances environnementales, en réglant la demande en ressources et l’émission de polluants : produits de dégradation ou non retenus par le système d’élevage. Ainsi, des systèmes extensifs, moins bien maîtrisés, peuvent présenter des impacts environnementaux ramenés à la tonne de poisson, équivalents ou plus élevés que des systèmes dits intensifs jugés classiquement plus polluants.

Les stratégies d’évolution des systèmes aquacoles portent aussi des risques de transfert de pollution que l’ACV peut mettre en évidence. C’est le cas du passage au circuit fermé, qui, s’il diminue la dépendance à l’eau et l’eutrophisation (dans une moindre mesure), peut induire une augmentation de la demande énergétique et de l’émission de gaz à effet de serre. C’est aussi le cas, lors du remplacement des ingrédients d’origine halieutique par des ressources végétales dans l’alimentation des poissons d’élevage : s’il n’y a pas de changement dans l’utilisation d’énergie ou l’émission de gaz à effet de serre, et une amélioration très nette de l’utilisation de production primaire nette, l’écotoxicité terrestre et surtout l’utilisation de surface terrestre sont largement plus élevées pour produire une tonne de poisson. Ainsi, le poisson d’aquaculture pourrait entrer dans la compétition pour l’usage des terres au même titre que les autres productions animales.

Source : Joël Aubin - Contribution de l’Analyse du Cycle de Vie à l’évaluation environnementale des systèmes de pisciculture

Le contexte biophysique influe aussi sur les bilans environnementaux des élevages aquacoles et nos résultats montrent l’importance d’une différenciation spatiale pour mieux comprendre les déterminants des impacts. Par ailleurs, le choix de la règle d’allocation des impacts entre les différents produits d’un système de production (comme une polyculture) peut influer sur les résultats environnementaux de chacun des produits. Une réflexion sur une règle biophysique adaptée au contexte aquacole est encore à mener.

Ce travail montre la richesse des enseignements que l’on peut tirer de l’analyse environnementale des piscicultures par l’Analyse du Cycle de Vie. Il illustre aussi les voies d’amélioration méthodologiques nécessaires qui sont plus liées au manque de connaissance sur les systèmes de production et à la façon de mener les inventaires qu’à la méthodologie normalisée de l’ACV. Cette étude montre la nécessité de compléter la gamme des catégories d’impact et de les rendre plus sensibles aux contextes locaux.

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Utilisation  de la méthode ACV (Analyse de Cycle de Vie) pour évaluer la durabilité des élevages de poissons

La pisciculture est en plein essor à travers le monde. Pour pérenniser son développement, elle doit pouvoir évaluer et maitriser ses impacts environnementaux. Les chercheurs de l’INRA ont montré que la méthode ACV peut être utilisée pour mesurer les impacts locaux et mondiaux des systèmes aquacoles et proposer des pistes d’évolution des pratiques.

Source : INRA par Jacques Le Rouzic

La pisciculture est devenue depuis la fin du XXème siècle aussi importante que l’industrie de la pêche dans le commerce mondial du poisson. Cette activité ancienne, dont on retrouve les premiers traités dès le VIème siècle avant J-C en Chine, est en plein essor depuis plus de 30 ans sur tous les continents avec un accroissement du volume de production mondiale de 8 % par an en moyenne.

Des besoins d’évaluation environnementale et de normes de qualité de la production

Comme toutes les activités humaines, la pisciculture, en raison des ressources qu’elle mobilise (eau, énergie,  aliments, surface d’écosystèmes, …) et de ses rejets (déchets organiques, médicaments, …), exerce des pressions sur l’environnement au niveau local comme au niveau mondial. La pisciculture est fortement décriée par les associations de défense de l’environnement, et suscite la méfiance de la part de certains consommateurs, notamment en Europe. Il est devenu nécessaire de développer des outils d'évaluation permettant  de mieux gérer le développement de la pisciculture et d’assurer sa durabilité et son acceptabilité par le consommateur.

Une méthode d’évaluation issue du monde industriel

C’est dans ce contexte de respect de l’environnement et de besoin de certification que les chercheurs de l’unité Sol Agro et Hydrosystèmes Spatialisation (UMR 1069 INRA/Agrocampus Ouest SAS) se sont intéressés à l’Analyse de Cycle de Vie (ACV). L’ACV est une méthode standardisée (ISO 14044), issue du monde industriel,  conçue pour évaluer les impacts environnementaux potentiels associés à un produit, en quantifiant les ressources consommées et les émissions dans l’environnement à toutes les étapes de la vie de ce produit, depuis les matières premières consommées jusqu’à la gestion des déchets.

Les chercheurs de l’unité SAS ont appliqué la méthode ACV sur différents types d’élevage de poissons, en Europe, en Asie et en Afrique. Etudiant divers systèmes de production - intensifs ou extensifs, en eau douce ou en eau salée - les chercheurs ont constitué des répertoires d’indicateurs (collectes de données sur la consommation en électricité de l’élevage, la consommation d’eau, le volume et le type d’aliments utilisé…), et intégré des modèles prédictifs (sur la consommation des nutriments par les animaux, sur les rejets et du devenir de certains composés comme le phosphore et l’azote dans l’environnement, …).

Trois facteurs ont été identifiés comme ayant une influence majeure sur l’environnement, au niveau local ou global :
  • la nourriture des poissons et sa gestion
  • la consommation d’énergie et son origine
  • l’utilisation d’eau (ou plus précisément la dépendance à l’eau)

L’ACV permet aujourd’hui de comparer entre eux, sur ces critères, divers élevages, intensifs ou extensifs, et de voir quels sont les points sur lesquels des améliorations sont possibles pour en optimiser la durabilité. L’analyse s’étend bien au-delà de la simple capacité de l’élevage à transformer les intrants en produits finis, en intégrant l’amont et de nombreuses catégories d’impacts qui reflètent la performance économique et environnementale de l’ensemble du système.

Des applications pour la pisciculture de demain

Les chercheurs mobilisent aujourd’hui l’ACV pour définir de nouvelles méthodes de production en pisciculture avec le double objectif de compétitivité et de protection de l'environnement dans le cadre notamment du projet PISCEnLIT. Les chercheurs sont aussi impliqués dans le projet ANR DESIRABLE qui a, parmi ses objectifs, le développement d’une filière de production d’insectes utilisables comme ressources alimentaires pour les poissons.

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Quelques pistes sur l’avenir de l’aquaculture française en 2040 

Article extrait de

Cahiers Agricultures
Volume 23, numéro 1, Janvier-Février 2014, Quelles piscicultures demain ?

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Éditorial

Quelles piscicultures demain ? par Christian Lévêque

Synthèse

La pêche, une activité ancestrale en mutation par Philippe Gros

Quelques pistes sur l’avenir de l’aquaculture française en 2040 par Hélène Rey-Valette

Historique de la pathologie et des développements sanitaires dans la pisciculture française par Pierre de Kinkelin-Pelletan, Christian Michel

Étude originale

L’apport de la pisciculture à l’alimentation de l’homme par Sadasivam Kaushik

La diversité des piscicultures mondiales illustrée par les cas de la Chine et du Nigeria par Jérôme Lazard

L’aquaculture a-t-elle le potentiel pour devenir la « biotechnologie bleue » dans l’avenir ? par Patrick Sorgeloos

Quelques pistes sur l’avenir de l’aquaculture française en 2040

Auteur(s) : Hélène Rey-Valette , Université Montpellier 1 Laboratoire Lameta Faculté d’économie Av Raymond Dugrand - CS79606 34960 Montpellier cedex 2 France

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Cet article propose une prospective de l’aquaculture française à l’horizon 2040 portant sur la pisciculture d’eau douce et l’aquaculture marine. Elle est réalisée en étudiant les évolutions concernant la génétique, la domestication, l’alimentation, l’eau, la demande et les marchés, les innovations technologiques, les dynamiques institutionnelles et l’accès aux sites. À partir des hypothèses faites pour ces facteurs, sept scénarios sont proposés. Ils permettent d’explorer un champ volontairement large des possibles qui restent à discuter et à valider au sein de groupes de travail collectifs.

Toutes les données et analyses de l’aquaculture s’accordent à montrer la croissance très rapide de ce secteur au cours des dernières décennies. Mise en regard avec la stagnation des prises halieutiques, la croissance des productions aquacoles est considérée comme une voie de réponse à l’augmentation de la demande générée par la croissance démographique. Néanmoins, les productions sont très concentrées à la fois sur quelques pays (essentiellement asiatiques) et quelques espèces avec un taux de croissance de la production européenne de seulement 1,2 % sur la dernière décennie (Chevassus et Lazard, 2009a). À l’échelle française, le bilan est contrasté selon qu’il s’agit des filières en eau douce ou marine. Tous types confondus les 600 entreprises du secteur produisent 56 000 tonnes (12 000 tonnes pour la pisciculture d’étang, 37 000 tonnes pour la salmoniculture et 8 000 tonnes pour l’aquaculture marine [France Agrimer, 2012]). Les filières en eau douce régressent, malgré d’importants investissements des entreprises salmonicoles pour répondre aux normes environnementales et sanitaires. Deux tiers de leur production sont à présent certifiés et la part du repeuplement progresse (17 % [Agreste, 2009a]). La pisciculture marine (bars, daurades, turbots) progresse. Des pistes de diversification sont étudiées. On note un essor important de l’élevage d’esturgeons (16 entreprises produisant 21 tonnes de caviar). La part entreprise certifiée ou bio représente respectivement 15 % et 10 % des entreprises (Agreste, 2009b). Les écloseries marines (76 millions d’alevins) produisent essentiellement pour l’exportation (72 %).

L’objectif de cet article est de proposer à l’horizon 2040 un exercice de prospective pour l’aquaculture française concernant la pisciculture d’eau douce et l’aquaculture marine en tenant compte des tendances observées aux échelles nationales, européennes et mondiales (FAO, 2011). Il s’agit d’imaginer des scénarios contrastés pour anticiper les dynamiques et définir les mesures permettant de s’orienter vers les scénarios les plus favorables ou de contrer les évolutions non souhaitables. Il est nécessaire d’avoir une approche systémique pour appréhender l’ensemble des facteurs qui interagissent et identifier les événements déterminants porteurs de changement, appelés « faits porteurs d’avenirs » (de Jouvenel, 1999)...

Les hypothèses d’évolution des variables...

Suite Ici

Remarque : Ce très long article fait l'impasse sur la conchyliculture française... Pas un mot sur cette forme d'aquaculture marine, la plus répandue sur le littoral français, alors que l'auteur parle de l'algoculture et de l'aquaculture multi-trophique (qui implique en pratique un élevage de coquillage)...

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Mortalité 2014 des moules (17 et 85) et des huîtres (France)

Huitres et moules : l’hécatombe

https://www.facebook.com/photo.php?v=784551371568437&set=vb.462981387058772&type=2&theater

En France, le désarroi des ostréïculteurs en Charente-Maritime. Ils font face à une hécatombe inexpliquée : huîtres, moules. Certains ont perdu la quasi-totalité de leur production. Ils se disent en colère face à l'inaction du gouvernement. Des manifestations ont déjà eu lieu. Les pertes se comptent en dizaines de millions d'euros. Les produits arrivent encore sur vos étals mais dans les parcs à huîtres et à moules, c'est l'hécatombe.

Cliquer Ici pour visionner le reportage du JT de France 2 (21 août 2014)

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Ifremer. Campagne RESCO 2014

Les différents lots sentinelles ont été déployés dans l'ensemble des bassins ostréicoles...
Suivre la mortalité des huîtres sur l'ensemble des sites et par classe d'âge : Ifremer
Bulletin n°6 du 14 Août 2014 : Ifremer - Resco

CRC Poitou-Charentes / CREAA

Mortalités huîtres et moules en Charente-Maritime

Flash Info Maline n°25 : 6 juin 2014
Flash Info Maline  n°26 : 30 juin 2014


Aquablog : Revue de presse
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Mortalités des moules et des huîtres en Charente-Maritime

Lancement du groupe de travail sur les 10 propositions du CRC


Béatrice Abollivier, préfète de la Charente-Maritime, a installé, le lundi 18 août 2014, un groupe de travail, réunissant services de l’État, élus et professionnels, afin d'étudier les dix propositions d'actions du comité régional de la conchyliculture pour rétablir les fonctions écologiques des estuaires et des marais doux de la Charente-Maritime.

Source : Préfecture de la Charente-Maritime

Dix propositions d'actions pour rétablir les fonctions écologiques des estuaires et des marais doux de la Charente-Maritime ont été faites par les professionnels le 8 juillet dernier :
  • l'identification de tous les exutoires d'eau douce à la mer ;
  • l'aménagement des marais doux ;
  • l'arrêt immédiat de tous les rejets en mer des boues de dragage des ports de plaisance ;
  • le contrôle des rejets de stations d'épuration ;
  • la mise en œuvre des mesures visant à atteindre les objectifs de la directive cadre sur l'eau (DCE) ;
  • lancement d'une étude pour déterminer l'influence des différents facteurs environnementaux sur les mortalités de coquillages ;
  • la mise en place d'un programme de réhabilitation et de gestion des gisements naturels coquilliers classés en Charente-Maritime ;
  • la réalisation de dispositifs locaux de traitement des eaux pluviales avant leur rejet dans le milieu ;
  • le réaménagement du marais salé ;
  • l'application stricte par l’État du périmètre de protection autour des établissements conchylicoles et des gisements coquilliers (décret du 23 janvier 1945).

Plusieurs réponses ont d’ores et déjà pu être apportées, comme par exemple, et pour chaque proposition :
  • la réalisation d’une cartographie des stations d'épuration (STEP), à partir de données et relevés établis par les services de police de l’eau, sera disponible fin septembre ;
  • des actions d'acquisitions foncières ou d'échanges de parcelles agricoles les plus contraignantes vis à vis de la gestion de l'eau sont engagées en vue de modifier l'occupation du sol des zones les plus basses, pour redonner au marais sa vocation de zone tampon ;
  • le renforcement des seuils de pollution sur les sédiments en 2013 (HAP) et en 2014 (PCB), ou encore la mise en place prochaine d’un site de traitement à terre des sédiments pollués prévu au grand port maritime de La Rochelle ;
  • lors du renouvellement d'autorisation ou de la création de nouvelles STEP, les services de l’État demandent aux maîtres d'ouvrage de trouver des solutions alternatives au rejet en mer ou en estuaire comme à Charron ou Fouras ;
  • afin que les masses d'eau estuariennes et littorales atteignent un bon état en 2015, des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux ont été développés pour déterminer des actions qui peuvent être menées pour préserver la qualité de l'eau, comme par exemple la création d'aires techniques dans les ports ;
  • le principe de mise à disposition, aux côtés du CRC, d’un expert épidémiologiste a été acté ;
  • en 2013, l'ensemble des gisements huîtriers du littoral charentais ont été visités et répertoriés. En accord avec les organisations professionnelles, l'exercice de la pêcherie a été redéfini. Chaque année une prospection permettra d'évaluer l'état de la ressource et d’adapter les éventuelles mesures pour la conserver ;
  • tout nouveau projet se traduisant par des rejets fait l'objet d'un examen préalable par la police de l'eau qui vérifie que le traitement des eaux est adapté aux capacités du milieu. Les rejets existants antérieurs à la loi sur l'eau (1992), s'ils ne sont pas compatibles avec le milieu aquatique, font l'objet d'une planification de travaux encadrés au titre de la loi sur l'eau ;
  • les travaux d'entretien et de réfections du marais salé ne sont soumis à aucune procédure administrative compte tenu de la nécessité et de l'intérêt d'un entretien régulier. En cas de restructuration ou de nouveaux aménagements, ces travaux sont encadrés par les dispositions de la loi sur l'eau, avec un accompagnement des professionnels ;
  • le décret de 1945 est pris en compte au travers des études d'incidence qui accompagnent réglementairement toutes les demandes d'autorisation d'épandage et qui proposent des périmètres limitant les impacts sur les milieux.

A l'issue des échanges fructueux intervenus ce jour, de nouvelles pistes de travail ont pu être identifiées.

Sur les sujets de préoccupation relevant du niveau national, les ministres concernés vont être saisis par la préfète, notamment pour demander la prise en compte de l'impact des produits phytosanitaires sur le milieu marin et généraliser les analyses eco-toxicologiques.

Au plan départemental, une action spécifique sera menée en lien avec les collectivités locales et les acteurs concernés (syndicat des eaux, ARS, etc.) pour améliorer les réseaux d'eaux pluviales et d'assainissement. Un travail sur la gestion hydraulique des marais sera également mené en lien avec les agences de l'eau pour mettre en œuvre les contrats territoriaux des milieux aquatiques (CTMA), outils financiers partenariaux qui permettent de réduire les différentes sources de pollution ou de dégradation des milieux aquatiques.

Enfin, l’État sensibilisera les maires à l'intérêt d'élaborer des schémas directeurs d'eaux pluviales (outils de gestion qui permettent de diagnostiquer les rejets d'eaux pluviales et de planifier les travaux d'amélioration nécessaires) ainsi qu'à l'intérêt de maintenir les fossés régulateurs des milieux et d'en limiter le busage.

Cliquer Ici pour télécharger le communiqué de presse de la Pref 17

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PISCEnLIT : une lueur d’espoir ?
PISCEnLIT : " la pisciculture écologiquement intensive" est un titre attractif et séduisant...

Le contexte

Le triptyque  pêche mondiale-production aquacole- besoins en protéines   a atteint ses limites dans son fonctionnement actuel. L’aquaculture doit donc augmenter ses volumes. Mais le concept de production intensive est en disgrâce. Depuis Grenelle, il faut que l’intensification soit absolument "écologique" ….comme dans tous les autres secteurs, le "verdissement" sémantique est de bon aloi, voire très pratiqué.

Source : Cedepa (analyse du Guide de mise en œuvre de l’intensification écologique pour les systèmes aquacoles / ANR - INRA Rennes 2014)

Nous avons vraiment eu du mal, au fil des pages, à trouver des aspérités et des angles en lisant ce rapport, finalement plus ronronnant qu’innovant.   

Cliquer Ici pour télécharger ce rapport de l'INRA

Car il s’agit d’un "rapport" -compilant études et nombreuses publications-… pas d’un "guide".  C’est sa lacune essentielle : tout y est évoqué, mais rien n’est réellement approfondi. On ne peut déduire aucun cahier des charges: que ce soit sur le diagnostic d’une exploitation, sa conversion, sur l’intensification, sa gouvernance. On mentionne des outils (ACV, Emergy) mais en simple survol.

Le besoin de se justifier

En introduction, ce curieux besoin de se justifier et de se situer par rapport à l’agro-écologie… comme si la filière était incapable d’inventer sa propre voie de production écologique avec son identité, ses indicateurs spécifiques.

La définition

Une répétition (53 et 59) de la définition qui ressemble à un roman ratissant très large…mais qui oublie le producteur et le consommateur. Elle ne cherche pas à lui proposer un produit de haute qualité à la traçabilité rigoureuse, elle vise à « améliorer sa productivité ».

Rien sur le producteur ni sur la qualité du produit

L’ambigüité

PISCEnLIT : " la pisciculture écologiquement intensive" est un titre attractif et séduisant. Mais il s’efface immédiatement pour laisser la place à  "l’intensification écologique ", terme omniprésent et indéfini. Cette définition nuageuse peut engendrer la suspicion sur la position du curseur intellectuel: vers 100% écologique ou vers l’intensif?

Une réelle motivation écologique ou un virage contraint ?

La question-clé n’est pas tranchée, ni même définie avec clarté : à quel moment / selon quel critère un processus d’intensification écologique n’a-t-il plus rien d’écologique mais relève de la simple intensification, du gain de productivité?

Autrement dit, avant de vouloir "intensifier" et faire dans "l’écologique", peut-être faudrait-il définir les seuils d’intensité et caractériser les problèmes écologiques ? Après tout, en quoi les systèmes extensifs « non intensifiés » posent problème ? Et à l’autre extrémité, en quoi les systèmes industriels posent problème ? On croit comprendre que l’intensification écologique se situe entre les deux : être plus efficace que l’aquaculture vivrière traditionnelle, sans devenir aussi polluant que la forme industrielle. Mais faute de clarté, on ne sait pas trop où est la zone d’intérêt dans la réalité, quels sont les déséquilibres environnementaux à rectifier, où sont les garanties que « l’intensification » ne va pas elle-même induire des déséquilibres, etc…

Les besoins exprimés

Les principes de base et les indicateurs ne sont pas posés (123). Ils sont exprimés… mais en attente.

L’AEI  attend de "nouvelles normes réglementaires" une "nécessité d’une gouvernance adaptée qui nécessite des mesures institutionnelles", attend un accompagnement, de nouvelles aides, des subventions.

Suggestion de création d’un nième nouveau label (119), d’un "écolabel" plus vert que vert? Quid du label « bio » ? La multiplicité des labels décrédibilise les labels : le consommateur ne fait plus confiance à ces étiquettes publicitaires, aux cahiers des charges édulcorés et permissifs.

Toute la partie relative à la gouvernance et aux institutions apparaît franchement jargonnante. Un exemple parmi bien d’autres de langue de bois s’écoutant penser en boucle : "Quelles que soient ces situations, l’appropriation du concept implique des processus concertés qui relèvent des conditions d’appropriation des innovations mais aussi des processus d’engagement et d’enrôlement collectif qui doivent être progressifs et auto-renforçants". C’est illisible et abscons.

Une bonne chose dans ce rapport

L’apparition de la prise en compte de l’ACV (Analyse du cycle de vie), à condition qu’elle soit exhaustive. Pour éviter toute tromperie du consommateur, l’ACV, d’une manière générale, devrait être calculée par des organismes indépendants reconnus.

Le concept de marchandisation...

Suite sur Cedepa

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Growing aquaculture in sustainable ecosystems

Aquaculture is among the most sustainable of animal protein production systems. Growth of aquaculture is needed to meet employment and food security targets in developing countries. Investment risk co-varies with environmental risk to influence sustainability. Existing certification standards do not effectively address ecosystem sustainability. Priorities of local communities should inform target setting for employment and conservation. Locally adapted aquaculture zone management can reduce environmental and investment risk. To improve the climate for aquaculture investment so as to sustainably meet food security and economic development targets without causing environmental degradation, a new approach to managing growth is needed. The level of impacts from aquaculture that is tolerable should be assessed for a range of ecosystem services considered indicative of ecosystem health and the wishes of informed local communities. Reliability and practicality (including cost-effectiveness) of measurements should be considered in the selection of indicators. Source : The World Bank


Growing Aquaculture in Sustainable Ecosystems

By Randall Brummett
Notes AES – The World Bank
June 2013

Key messages
• Aquaculture is among the most sustainable of animal protein production systems.
• Growth of aquaculture is needed to meet employment and food security targets in developing countries.
• Investment risk co-varies with environmental risk to influence sustainability.
• Existing certification standards do not effectively address ecosystem sustainability.
• Priorities of local communities should inform target setting for employment and conservation.
• Locally adapted aquaculture zone management can reduce environmental and investment risk.

Cliquer Ici pour télécharger le document

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Avis aux consommateurs

Questionnaire sur le poisson issu de pisciculture marine

https://twitter.com/Dantoulon/status/459604373333479426/photo/1 


https://twitter.com/dabbadie/status/465881448319160320

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Pour Capital (M6), le Tilapia est un produit low cost !

Comprendre que le Tilapia est un poisson à prix faible du fait qu'il est omnivore contrairement au saumon, bar et autre dorade qui exigent une ration à base de farine et d'huile de poisson très coûteuse...

C'est plutôt M6 qui produit des émissions Low Cost, vu comment l'émission Capital aborde le sujet... Une vraie arnaque que cette émission qui met dans le même panier : smartphone, chaussure, pièces auto avec Tilapia l'africain !

Nouveaux produits low cost : arnaques ou bonnes affaires ? 

Source : M6

Jusqu'où ira le low cost ? Aujourd'hui, il semble qu'aucun secteur de la consommation ne soit épargné par cette tendance qui vise à toujours écraser davantage les prix. Évidemment, cette offre de produits bon marché est la bienvenue alors que notre pouvoir d'achat ne cesse de baisser. Mais comment s'y prennent les industriels pour produire moins cher ? Quels sont les nouveaux pays transformés en usines à bas prix ? Et surtout faites-vous toujours une bonne affaire en achetant ces nouveaux produits à petit prix ? Du high tech à l'habillement en passant par l'alimentation, Capital vous révèle les secrets de quelques-uns de ces nouveaux produits low cost.

Les chaussures « premier prix » sont-elles dangereuses ?

Que valent les smartphones à moins de 200 euros ?

Le nouveau poisson miracle

http://www.reportagestv.com/2014/02/24/capital-le-nouveau-poisson-miracle/

Durée du reportage 24 minutes... Cliquer Ici pour le visualiser

Il a un drôle de nom mais son prix est presque imbattable : entre 6 et 8 euros le kilo au rayon surgelé des grandes surfaces. Ce poisson au goût neutre et quasiment sans arrêtes est adoré par les enfants. Mais d'où vient le tilapia ? Au départ, on le pêchait dans les fleuves d'Afrique mais aujourd'hui, il est élevé de manière industrielle en Chine. Herbivore, il a le gros avantage d'être nourri au maïs et au soja et non pas avec des farines de poissons comme le saumon. Cependant, pour en produire toujours plus, des éleveurs abusent des antibiotiques et des hormones. Parfois même, ils fertilisent les bassins avec des excréments de cochon ou de poulet. Alors avec le tilapia, le poisson reste-t-il toujours un bienfait pour la santé ?

Géraldine Doussier

Pièces auto: l'homme qui fait baisser la facture

Fan li doit se retourner dans sa tombe !

Il y a 2500 ans, le chinois Fan li décrivait dans un traité consacré à la pisciculture de son époque, la technique de l’agro-pisciculture. Cette méthode ancestrale associe un élevage terrestre (porc, volaille) avec son caca et un élevage de poisson dans des étangs d’eau douce...

Lire l'article de Roland Billard à ce sujet : Le Traité de Fan Li (5ème Siècle av. JC) et la pisciculture en Chine

2500 ans plus tard, cette technique traditionnelle serait suspecte !

Parfois même, ils fertilisent les bassins avec des excréments de cochon ou de poulet. Alors avec le tilapia, le poisson reste-t-il toujours un bienfait pour la santé ?

Intégration agriculture-aquaculture : Principes de base et exemples

FAO Document technique sur les pêches. No. 407. Rome FAO. 2003. 161p.

Institut International pour la reconstruction rurale
Worldfish Center
FAO
Rome, 2003

Résumé

Ce document est une version corrigée et légèrement révisée d'un dossier d'information technologique précédemment publié sur l'intégration agriculture-aquaculture (IAA ou agro-pisciculture). Il contient 38 chapitres en sept sections, exposant les points fondamentaux et les caractéristiques des systèmes IAA avec une utilisation généreuse de dessins et d'images.

Les quatre premiers articles présentent des considérations socioculturelles, économiques et environnementales relatives à l'introduction des techniques IAA. Cette section est suivie par une vue d'ensemble des systèmes agricoles intégrés, accompagnée par six exemples, allant des systèmes intégrés herbacées-poissons et digues-poissons pratiqués en République populaire de Chine aux méthodes de cycles courts en étangs saisonniers et fossés au Bangladesh, en passant par le système VAC du nord du Viet Nam. La section suivante contient quatre documents qui concernent les systèmes d'élevage animal-poisson avec intégration de poules, canards et porcs. Deux sections avec un total de 16 présentations abordent ensuite différents aspects des systèmes riz-poissons, commençant par huit exemples techniques de cinq pays, y compris les systèmes d'irrigation concernant les crevettes marines en régions côtières et les crevettes d'eau douce en régions continentales. Huit autres présentations donnent des recommandations sur le choix du site, la préparation de la rizière, l'empoissonnement, l'alimentation, la gestion du riz et les questions relatives à la gestion intégrée des déprédateurs dans les systèmes riz-poisson. Une autre section de quatre documents concerne les aspects relatifs à l'alimentation et la gestion des poissons en IAA, tels que l'utilisation dans les étangs du fumier animal, des eaux usées domestiques et du lisier de bio-gaz, ainsi que les sources végétales d'aliments pour poissons. La dernière section contient quatre articles sur la propagation et l'alevinage des poissons se concentrant sur la production de petits et grands alevins et sur les carpes. Y est incluse une description de la propagation de la carpe en champs de blé et de l'alevinage en rizière comme activités de saison morte, et de la production en rizière irriguée de grands alevins.


Le but de cette publication est de donner aux décisionnaires des organisations gouvernementales et non gouvernementales ainsi que d'autres organisations impliquées dans l'agriculture et le développement rural, une vue d'ensemble et une base pour comprendre les principes du système IAA et les aider ainsi à décider s'ils souhaitent s'engager dans de telles activités et les inclure dans leurs programmes. Pour ceux qui travaillent directement avec les agriculteurs, cette publication vise à fournir de bons exemples du système IAA, mais elle n'est pas conçue comme une compilation de procédures à suivre à la lettre. Elle devrait plutôt contribuer à convaincre les lecteurs/usagers que les agriculteurs peuvent effectivement améliorer leurs conditions de vie soit en introduisant des systèmes IAA, soit en les développant davantage et en améliorant les nombreuses possibilités d’IAA sur leurs fermes actuelles au sein de leurs communautés.

Cliquer Ici pour télécharger le document "Intégration agriculture-aquaculture : Principes de base et exemples"

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Développer l’aquaculture pour satisfaire l’essor de la demande

Selon la Banque Mondiale, la conchyliculture a un bel avenir ainsi que la pisciculture en eau douce...


Cet essor de la demande est l’occasion de développer des pratiques de pisciculture et de conchyliculture responsables.


Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale, 62 % des produits de la mer que nous consommerons en 2030 seront issus de l’élevage, seule solution pour satisfaire l’appétit grandissant de régions comme l’Asie, qui absorbera environ 70 % de la production. La Chine assurera 37 % de la production mondiale mais en consommera 38 %.

Télécharger le rapport (en anglais)

Parce qu’elle permet d’augmenter le stock de produits de la mer bon marché et nutritifs, l’aquaculture peut améliorer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des plus déshérités.

Cet essor de la demande est l’occasion de développer des pratiques de pisciculture et de conchyliculture responsables.

En 2030, les deux tiers des produits de la mer consommés dans le monde seront issus de l’aquaculture. Telle est la conclusion du rapport Fish to 2030: Prospects for Fisheries and Aquaculture, qui constate que les pêches de capture sauvages ayant pratiquement atteint leurs limites, seule l’aquaculture pourra satisfaire notre appétit grandissant pour ce type d’aliments.

Selon les prévisions de ce rapport, la moitié des poissons produits dans le monde en 2030 (qu’ils soient destinés à la consommation et à des utilisations industrielles, comme la farine de poisson) proviendront de l’aquaculture.

Plus précisément, 62 % des produits de la mer qui finiront dans nos assiettes proviendront de fermes aquicoles, lesquelles développeront leurs capacités de production pour satisfaire une demande croissante, surtout en Asie où près de 70 % des poissons seront consommés. En Chine, la classe moyenne émergente devrait représenter en 2030 un segment particulièrement important. Grâce à des investissements accrus dans l’aquaculture, ce pays assurera 37 % de la production mondiale et représentera 38 % de la consommation.

Pour une aquaculture plus durable

Alors que la population mondiale devrait frôler la barre des 9 milliards en 2050, la demande de denrées alimentaires et d’emplois ira croissant. L’industrie aquicole, actuellement en plein essor, peut contribuer à satisfaire ces deux attentes. Mais elle doit, pour cela, adopter des pratiques responsables.

Les risques et l’impact environnemental de cette activité ont fait la une des journaux ces dernières années. Les épidémies dans les sites de crevetticulture en Chine, en Thaïlande et au Viet Nam ou dans les élevages de saumon au Chili illustrent bien les défis à relever. Mais ce développement est aussi l’occasion d’étendre et d’améliorer l’aquaculture pour en faire une activité durable et respectueuse de l’environnement.

« Les pratiques irresponsables et excessives se perpétuent dans la pêche tandis que la prolifération des épidémies dans l’aquaculture, entre autres problèmes, a des conséquences graves sur la production », analyse Juergen Voegele, directeur de l’agriculture et des services environnementaux à la Banque mondiale. « Les pays en développement disposés à investir dans une gestion optimale des pêches et une aquaculture plus durable s’ouvriront des perspectives intéressantes ».

« L’aquaculture sera un volet central de la réponse à l’insécurité alimentaire dans le monde. Nous escomptons que les acteurs du secteur amélioreront leurs pratiques en fonction des attentes du marché, avide de produits de la mer issus de pratiques durables et responsables », estime Jim Anderson, conseiller pour la Banque mondiale sur les pêches, l’aquaculture et les océans et co-auteur du rapport.

Généraliser une aquaculture responsable dans le monde

Soucieux de bénéficier des retombées économiques et environnementales d’une aquaculture durable, de nombreux pays soutiennent l’amélioration des méthodes de production.

Depuis mai 2012, le Viet Nam s’efforce, avec la Banque mondiale, d’aider les pêcheurs à se convertir à une pisciculture de qualité dans le but d’améliorer la gestion des maladies et des déchets. Le Ghana s’est lui aussi lancé dans une aquaculture durable, en créant des sites d’élevage dans la région du lac Volta.

Avec la pression démographique, l’aquaculture s’impose peu à peu comme l’une des solutions pour satisfaire la demande mondiale de produits de la pêche. Mais les pratiques laissent encore beaucoup à désirer. Selon M. Voegele, « le défi est immense mais la Banque mondiale peut aider les pays en développement à modifier leurs méthodes de production pour parvenir à une gestion durable, à travers des solutions originales et sur mesure à l’efficacité avérée ».

En s’engageant en faveur de pratiques aquicoles améliorées, les pays se doteront d’une activité capable de fournir des produits nutritifs à davantage de consommateurs sans nuire à l’environnement.

Pour en savoir plus, télécharger le rapport (en anglais)

Des experts reconnus de l’économie de l’environnement auprès du Groupe de la Banque mondiale, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) ont collaboré à ce rapport, qui actualise une édition antérieure, parue sous le titre « Fish to 2020 ».

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Policy and governance in aquaculture

Lessons learned and way forward

Hishamunda, N., Ridler, N. & Martone, E.

2014.

Policy and governance in aquaculture: lessons learned and way forward.

FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper No. 577. Rome, FAO. 59 pp

Cliquer Ici pour télécharger ce document de la FAO

Abstract

Effective governance of modern aquaculture must reconcile ecological and human well-being so that the industry is sustainable over time. Without effective governance, there will be misallocation of resources, and perhaps stagnation of the industry and irreversible environmental damage.

There is a consensus that modern aquaculture has a business orientation, similar to any small or medium-sized enterprise. For resources to be invested, there must be an enabling economic environment and secure property rights. However, there must also be controls or incentives to curb short-sighted business behaviour that damages the ecology or society. This requires that aquaculture be not only profitable but also environmentally neutral, technically feasible and socially acceptable.

Four governance principles – accountability, effectiveness and efficiency of governments, equity and predictability of the rule of law – are suggested as necessary for sustainable development of the industry. Accountability and predictability provide assurances to entrepreneurs that property rights and contracts will be honoured, while intergenerational equity suggests ecological conservation. The principle of effectiveness and efficiency implies that regulation of aquaculture will be sufficient without being too onerous, and also perhaps decentralization and public participation.

Based on these four principles, administrative and legislative frameworks can assist aquaculture to develop sustainably. In addition to governments, there are other participants in aquaculture governance such as communities, non-governmental organizations and producers. Particularly with market and participative forms of governance, these other actors can assist with monitoring and enforcement of regulations, and legitimize siting decisions. Their role in coastal zone management is critical because they provide the social licence that is so necessary for aquaculture to prosper.

A final section examines possible governance challenges in the future. The list is not exhaustive but is sufficient to suggest that aquaculture governance will have to adjust constantly to both endogenous and exogenous forces.

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Miser sur la nature avec des huîtres naturelles nées en mer

Nous sommes aussi « Sentinelles Slow-Food » afin de mieux faire connaître auprès des consommateurs cet enjeu des « huîtres nées en mer ». Et nous sommes quelques-uns à avoir signé une charte de qualité avec le Réseau associatif Cohérence en Bretagne attestant de pratiques respectueuses de l’environnement.

Source : Revue n°35 de l'Encre de mer
   
Photo de Tifenn Vigouroux : Jean-Noël Yvon, ostréiculteur dans la ria d'Etel (Morbihan)

« Une huître va s’élever sur 3 ans, elle se nourrit d’elle-même des richesses qu’il y a dans l’eau. Dans la ria d’Etel, une ancienne vallée glaciaire*,  les marées s’engouffrent loin dans les terres, et il y a en amont tout un réseau hydraulique d’eau douce, de petits ruisseaux, de petits rus temporaires ou permanents qui apportent de l’eau douce en mer. Celle-ci apporte principalement les sels minéraux qui vont permettre la régénérescence du plancton. Chez nous il n’y a pas de grands mouvements des rus, il y aura plus de travail sur l’entretien des parcs autour de la sédimentation.

Il y a aussi plein de presqu’îles, un dédale maritime, c’est un tout petit secteur mais avec quand même 140 km de côtes, des virages… Quand la mer monte, le courant passe d’un côté, quand elle descend, il passe de l’autre. Y a des endroits avec des sols qui sont plutôt sablonneux, plutôt vaseux, plutôt durs… de la roche. En fonction du courant, de sa violence ou des apports d’eau douce, certains parcs vont correspondre au développement des huîtres la première année, d’autres vont permettre le durcissement de la coquille, d’autres encore permettront d’avoir une chair plus conséquente ; on travaille donc les parcs en rotation.

Il y a de l’élevage en surélevé et de l’élevage au sol, et il y  a des parcs vides  car, de temps en temps, il faut laisser le sol se reposer, se ré-oxygéner, prendre le temps de tout remettre en ordre, de nettoyer. Le milieu est riche avec des développements d’algues, de mousses, d’éponges… c’est la biodiversité qui veut ça. Il faut enlever certaines algues à certaines époques car, en consommant l’oxygène de l’eau, elles réduisent la production planctonique et deviennent des compétiteurs pour l’huître…

Parlons de la reproduction, une année où les conditions climatiques sont défavorables, le peu de naissain qu’il y a est résistant, avec une capacité de croissance rapide. Lorsque le naissain est pléthorique, la croissance prend six mois ou un an de plus. L’huître se nourrit de plancton mais aussi de nutriments qui sont en partie dans les sédiments et qui sont remis en suspension pendant les moments de colère de la nature, l’hiver, pendant les tempêtes, pendant les grandes marées… On ne sait pas vraiment tout ce que mangent les huîtres, pour un éleveur c’est étonnant !

Comment expliquer en deux, trois mots, quelque chose que l’on apprend en vivant dans la nature sur 30 ans de carrière ? Dès qu’on change de secteur de production, les conditions d’hydrologie, de pluviosité, de courantologie, d’ensoleillement ne vont pas être les mêmes, il va falloir adapter les techniques à ce que la nature propose.

Suite dans Revue n°35 de l'Encre de mer

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Mise en place expérimentale d’une intensification écologique de la pisciculture d’étang

Mémoire de fin d'études - Matthieu Adam

Diplôme d’Ingénieur Agronome - Spécialisation : « Halieutique - Aquaculture »

Le projet PISCEnLIT (PISCiculture Ecologiquement InTensive), dans lequel s’inscrit ce stage, cherche à appliquer l’écologiquement intensif à l’aquaculture. Plusieurs laboratoires,  de  trois  pays  différents  (France,  Indonésie  et  Brésil),  ont  étudié  différents systèmes en utilisant une approche écosystémique. Les objectifs étaient non seulement de redéfinir  cette  notion  mais  également  de  proposer  des  améliorations  techniques  ou organisationnelles aux élevages existants.

Cliquer Ici pour télécharger le rapport

Le projet PISCEnLIT s’inscrit dans un contexte mondial des productions aquatiques où la pêche atteint un plateau et où l’aquaculture connaît un développement soutenu au point de rejoindre en volume destiné à la consommation humaine les productions issues de la pêche.

Cependant, ce développement aquacole se heurte à de nombreux problèmes de nature environnementale, sociétale etc. et qui interpellent au niveau de sa durabilité.

Le développement de l’aquaculture, et singulièrement de la pisciculture, est désormais reconnu comme inéluctable pour faire face à la demande croissante en produits aquatiques.

En effet l’évolution de la demande de la société vis-à-vis des systèmes de production alimentaires nécessite la recherche de nouveaux moyens de produire plus efficients et plus respectueux de l'environnement. Ces systèmes de production doivent donc devenir plus économes en intrants (ressources alimentaires, énergie, eau) et moins polluants (limitation des émissions eutrophisantes, des gaz à effet de serre, des xénobiotiques…).

Aussi, il devient nécessaire de définir les conditions d’une intensification écologique des systèmes de production aquacoles afin de fournir plus de produits en utilisant mieux les leviers de l’écologie des aqua-écosystèmes. Ces conditions sont déterminées non seulement par la fonction de production qu’il convient d’optimiser, mais aussi par un ensemble plus vaste de services rendus par ces écosystèmes qui conditionnent la perception des acteurs et leur acceptabilité et ainsi déterminent leurs fonctions physiques, sociales, économiques, biologiques au sein des territoires.


L’étude des conditions d’une intensification écologique du système aquacole est abordée ici à travers une approche interdisciplinaire associant l’utilisation des outils de l’analyse environnementale, de l’économie de l’innovation et les perceptions par les différents types d’acteurs des services rendus par les écosystèmes et des scénarios d’intensification écologique. Compte tenu de l’extrême diversité des aqua-écosystèmes, cette étude porte sur un continuum de systèmes de niveau technologique croissant depuis des systèmes de pisciculture « de production » à faible niveau d’intrants peu productifs (étangs extensifs et semi-intensifs) jusqu’à des systèmes hors sol qualifiés « de transformation » très productifs avec une utilisation forte des facteurs de production (circuits fermés)

Pour plus d’informations : PISCenLIT

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De la conchyliculture à la crise des subprimes : Un aller-Retour

par Jean-François Le Bitoux

Deux extraits du texte de Jean-François Le Bitoux (Vétérinaire). Il "donne un grand coup de pied dans la fourmilière" ou plutôt "un bon coup de pied dans le gros tas de coquilles vides" : Mortalités ostréicoles et finances toxiques : mêmes défis ?

Il se trouve que l’ostréiculteur en attendant que « la nature s’échine à sa place », n’entretient pas suffisamment son environnement, notamment les sédiments locaux, et ce faisant, il détruit par ignorance la production planctonique supposée nourrir son élevage. Et l’Administration en est responsable, car elle est la seule autorité sur tout ce qui se déroule sur le Domaine Public Maritime (DPM)....

L’ostréiculture est donc une activité d’élevage de forme industrielle par les investissements consentis (barges, mas ostréicole, épuration) mais nomade et artisanale dans ses pratiques. Récemment  l’équipe de recherche du Centre de référence de l’huître en Basse-Normandie (Les bonnes pratiques pour améliorer la survie des huitres) a fait observer qu’en allant sur des sites neufs et en respectant les bases sanitaires les plus banales, beaucoup de choses s’arrangent d’elles-mêmes. Le professeur Matthieu nous dit qu’il existe des lois zootechniques banales que l’ostréiculture ne respecte pas. C’est ainsi qu’on ne fait pas de sélection génétique avant de disposer d’une zootechnie fiabilisée ; et c’est loin d’être le cas. Le tout premier travail de l’expert, si possible d’un œil généraliste étranger, consiste à vérifier si les bases les plus communes sont respectées ou non. Le côté très positif de ce constat écologique est qu’il suffit de déplacer de quelques dizaines de mètres un site d’élevage pour relancer la production mais le fait d’avoir pollué des sédiments de proche en proche pendant plus d’un siècle reste lourd de conséquences. Quelques innovations techniques ont pu faire progresser l’ostréiculture au cours des ans mais l’instabilité des productions démontre que beaucoup reste à faire pour les fiabiliser à un niveau réellement industriel. Encore faudra-t-il que les règles sanitaires élémentaires soient respectées par tous. À titre d’exemple, aucun écosystème ne résistera longtemps à l’invasion de quelques tonnes d’huitres de santé affaiblie à des densités élevées. Inutile d’afficher un diplôme de virologie ou de bactériologie pour accepter cette hypothèse de travail ! La nature fait certes preuve de capacités d’épuration mais il est toujours possible de les déborder en faisant n’importe quoi. Des tests de résistance ne signifient pas grand-chose ni dans le monde bancaire, ni en ostréiculture tant il semble facile de circonvenir les lois sanitaires les plus élémentaires que d’aucuns appellent « du bon sens ». Faut-il en pleurer, faut-il en rire ?

Pour lire le texte intégral de Jean-François Le Bitoux, aller sur le site de Paul Jorion : Mortalités ostréicoles et finances toxiques : mêmes défis ?

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CEP. Contrat d'études prospectives du secteur conchylicole

La Section paritaire professionnelle Pêche et cultures marines d'AGEFOS PME présente le Contrat d'études prospectives du secteur conchylicole

Contrat d’Études Prospectives du secteur de la conchyliculture

Synthèse
Octobre 2013

Réalisé par le cabinet Ithaque
Avec la collaboration du cabinet Entreprise & Développement

Cliquer Ici pour télécharger l'étude

La SPP Pêche et cultures marines d’AGEFOS PME a participé en septembre dernier au salon national de la Conchyliculture et des cultures marines pour présenter le Contrat d'études prospectives dédié au secteur conchylicole. Celui-ci propose des pistes d’actions pour lutter contre la crise qui frappe le secteur. La formation fait notamment partie des dispositifs qui seront renforcés.

Source : Agefos

Lors du dernier Salon national de la Conchyliculture et des cultures marines, qui s’est tenu à Vannes les 11 et 12 septembre dernier, le Contrat d'études prospectives (CEP) du secteur conchylicole a été présenté devant un public de professionnels, de partenaires institutionnels et d’acteurs de l’emploi et de la formation. Cofinancé par AGEFOS PME et la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP), celui-ci doit répondre aux problématiques de la crise ostréicole.


La surmortalité des juvéniles d’huîtres creuses et leurs impacts sur la filière conchylicole en termes d’emplois, d’organisation et de compétences ; les attentes des professionnels et les principaux défis à relever pour les entreprises et la profession dans les années à venir font partie des sujets abordés par le CEP.

S’appuyant sur une enquête menée auprès d’entreprises, des entretiens avec des experts, institutionnels et responsables professionnels, une analyse statistique et des groupes de travail, le CEP préconise plusieurs typologies d’actions :

    Accompagner les entreprises dans leur effort d’adaptation aux évolutions
    Adapter la formation professionnelle à l’évolution des métiers
    Faciliter les transmissions d’entreprise
    Valoriser les métiers pour renforcer leur attractivité
    Développer l'observation sur les entreprises et les emplois
    Renforcer les structures professionnelles

La mise en place de Certificats de qualification professionnelle (CQP) conchylicoles, créés dans le cadre de l’accord de branche, fait notamment partie des pistes privilégiées.


AGEFOS PME, partenaire Emploi-Formation de la branche depuis 2012, l’accompagnera dans ces évolutions. La synthèse du CEP du secteur conchylicole est également disponible sur le site de la SPP Pêche et cultures marines d'AGEFOS PME.

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Présentation du baromètre AGEFOS PME aux Assises de la mer 2013

Les 3 et 4 décembre aux Assises de l’Economie du maritime, à Montpellier et Sète, AGEFOS PME présentera son baromètre Emploi-Formation Filière du Maritime.

Lors de ce rendez-vous annuel majeur, AGEFOS PME, en tant que 1er financeur et conseil du secteur et membre du Cluster Maritime Français, présentera son baromètre Emploi-Formation du maritime français pour la 3e année consécutive.

Dotée d’une situation et de moyens d’observation privilégiés des comportements des entreprises dans le domaine RH et d’un Observatoire intégré, AGEFOS PME propose le baromètre de référence du secteur.
Ainsi AGEFOS PME se mobilise pour accompagner les entreprises confrontées aux mutations économiques et aux transitions sociales, en inscrivant son action au sein des territoires littoraux et maritimes et dans des dynamiques interprofessionnelles.

Le mardi 3 décembre à 11h05, découvrez les résultats du baromètre de l’économie de la mer 2013 à l’occasion de l’intervention de Laurence Carlinet, Directrice du développement d’AGEFOS PME lors d’une conférence sur le « tableau de bord de l'économie maritime - le marin ».

Informations pratiques : Le baromètre de l’emploi

Agefos PME publie son baromètre emploi formation

http://www.nxtbook.fr/lemarin/lemarin/BAROMETRE2013/index.php#/0

Agefos PME publie comme chaque année son baromètre emploi-formation. Agefos PME, organisme partiaire collecteur agréé, gère la collecte et l'utilisation des fonds dédiés à la formation professionnelle continue, à la formation par alternance et à la professionnalisation de plusieurs branches de l'économie maritime en France.

Source : Le Marin

La méthodologie très stricte d'Agefos PME repose sur l'utilisation des codes Naf et couvre plus de 5 000 entreprises et 100 000 salariés. Les secteurs couverts sont le transport maritime pour partie, la pêche et les cultures marines, les ports de commerce, les industries nautiques. L'étude comprend à la fois les tendances en évolution de l'emploi (pour la plupart en baisse et au mieux stable), le temps partiel, la féminisation, la part des CDI, etc. Elle est consultable en version de synthèse sur le site du "marin" et en version complète sur le site d'Agefos PME.

Remarque personnelle : Cette étude minore l'importance de la pêche et de la conchyliculture ?

Les chiffres du tableau concernant "Pêche et Cultures marines" sont au-dessous de la réalité ? L'étude CEP sur la conchyliculture (voir plus haut) comptabilise 2900 entreprises conchylicoles... Il n'y aurait que 3000 - 2900 = 100 entreprises de pêche en France !!!

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Les nouveaux BTS maritimes pour les lycées de Saint-Malo, Fécamp, Sète et Boulogne

Frédéric Cuvillier a indiqué hier aux Assises de l’économie maritime que les quatre nouveaux BTS maritimes seraient implantés dans les lycées maritimes de Saint-Malo et de Fécamp pour l’option électro-mécanique, froid et énergie, charge particulièrement à Fécamp de collaborer étroitement avec l’Ecole nationale supérieure maritime (ENSM). Les BTS pêche, tourisme et environnement seront quant à eux enseignés aux lycées maritimes de Sète et Boulogne-sur-Mer. Ils sont ouverts aux titulaires d’un bac pro (ou d’un bac général mais à l’issue d’une remise à niveau dans les lycées d’Etel et de Paimpol).

Source : Le Marin

Le ministre des Transports a également évoqué la perspective de création de BTS hautes technologies liées aux fibres optiques à Paimpol, plaisance à La Rochelle et maintenance des technologies maritimes à Nantes.

Le ministre a confirmé la nécessité de maintenir quatre sites pour l’ENSM et a estimé que le projet d’établissement, qui sera présenté le 10 décembre au conseil d’administration, était "un enjeu majeur". Pour tenter de calmer les esprits au Havre, il a souhaité faire de cette école la "tête de pont" de l’ENSM en y basant la présidence.

Formation. BTS maritime à Saint-Malo, projets à Nantes et Paimpol

Frédéric Cuvillier, ministre des transports de la mer et de la pêche, a annoncé la création de quatre nouveaux BTS maritimes.

Source : Ouest France

Quatre nouveaux BTS maritimes vont être créés dans les lycées maritimes. Saint-Malo et Fécamp seront dotés du BTS « électromécanique, froid et énergie ». Tandis que les lycées de Sète et Boulogne-sur-Mer formeront au BTS « pêche, tourisme et environnement ».

Ces formations seront ouvertes aux élèves issus des lycées maritimes, mais aussi à ceux titulaires d’un bac général. Une mise à niveau leur sera proposée par les lycées maritimes d’Etel et Paimpol.
Hautes technologies

L’établissement Costarmoricain devrait lui aussi être doté d’un BTS « hautes technologies liées aux fibres optiques » dans un second temps.

Nantes est aussi pressenti pour accueillir un Brevet de technicien supérieur sur la « maintenance des technologies maritimes ». Quant à La Rochelle, le projet porte sur un BTS plaisance.

Création d'un BTS « pêche, tourisme et environnement » au lycée de la mer à Sète : une évolution importante dans la formation maritime.

Lors des 9èmes Assises de l'économie maritime et du littoral qui se sont tenues à Montpellier mardi 3 et mercredi 4 décembre, le ministre de la Mer, M. Frédéric Cuvillier, a confirmé la création de quatre BTS et de deux classes préparatoires aux BTS dans les lycées professionnels maritimes.

Source : Hérault tribune

Désormais les lycées professionnels maritimes proposeront une filière de formation allant du CAP au titre d’ingénieur, en passant par les formations de BTS qui n’existaient pas jusqu’alors.

Dès la rentrée 2014, le lycée de la mer Paul Bousquet à Sète formera ainsi au BTS « pêche, tourisme et environnement ». Il sera ouvert aux élèves issus des lycées maritimes, mais aussi à ceux titulaires d’un bac général sachant qu'une mise à niveau sera proposée par les lycées maritimes d’Etel et Paimpol.

Le député Sébastien Denaja se réjouit que le gouvernement, par la voix de son ministre de la mer, ait pris cette décision qui constitue une évolution importante dans la formation maritime.
Cette avancée qui était demandée depuis longtemps par les professionnels et les enseignants des lycées maritimes, permettra d’accentuer l’attractivité des formations maritimes et de dynamiser l’emploi dans ce secteur.

C'est enfin une magnifique reconnaissance pour le plus ancien lycée de la mer de France, l'ensemble du personnel et en particulier son dynamique directeur Michel Tudesq.

Et, assurément, il s'agit également d'une vraie reconnaissance pour la région Languedoc-Roussillon.

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Applications des Systèmes d'Information Géographiques en Aquaculture


Le Moine Olivier, Goulletquer Philippe / Ifremer - Octobre 2013

Cliquer Ici pour télécharger le document

L'actuelle demande alimentaire croissante sur les produits de la mer met l'aquaculture en situation de développement; les stratégies de développement mises en place incluent des questions de durabilité économique, sociale et environnementale. Au cœur de celles-ci, l'accès à l'espace (sélection de sites, conflits d'usage, etc…) place cette dimension au premier plan. La planification spatiale du développement des projets aquacoles est donc un élément essentiel, incluse dans une démarche de gestion intégrée de la bande côtière. C'est un élément considéré comme une étape cruciale tant par les scientifiques dans le cadre d'une approche écosystémique, que par les diverses nations et organismes Européens via le développement d’une réglementation ad-hoc.

Dans ce contexte, les Systèmes d'Information Géographiques (SIG) sont des outils d'analyse spatiale et d'aide à la décision relativement incontournables. Leur capacité à agréger, présenter, et analyser des données de sources très variables (satellites, photos, réglementation, résultats de modélisation…) permet une meilleure accessibilité et un meilleur partage de l'information spatialisée. L'Ifremer utilise et structure les données marines et côtières dans ce type de système depuis les années 1990.

Ce document présente une revue de différents types d'applications dans le domaine aquacole utilisant les SIG en fonctionnement dans le cadre des missions de soutien aux administrations et utilisateurs des espaces littoraux des laboratoires côtiers de l'Ifremer. Sont présentées les données et analyses géostatistiques multicritères pour la sélection de sites, les différentes évaluations de stocks de mollusques ou d'échantillonnage environnemental spatialisé. Des études utilisant la modélisation (hydrodynamique, écophysiologie) afin de qualifier les espaces littoraux sont également abordées. Une synthèse bibliographique à jour est également fournie en annexe, passant en revue les diverses applications et catégories d'usages SIG & Aquaculture.

Comment citer ce document : Le Moine Olivier, Goulletquer Philippe (2013). Applications des Systèmes d'Information Géographiques en Aquaculture. http://archimer.ifremer.fr/doc/00162/27299/

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Aquaculture : un quatorzième bateau-vivier pour Sølvstrans


Le « Ronja Polaris » sera affecté à la Norvège. Le reste de la flotte est aussi présent au Chili, Écosse et Canada.

Source : Le Marin

Le norvégien Sølvstrans, premier armateur de bateaux viviers dédiés à l’aquaculture, doit prendre possession, d’ici la fin de l’année, du premier de ses deux navires commandés auprès du chantier espagnol Zamakona de Bilbao.

Le Ronja Polaris, qui coûte 30 millions d’euros, a une capacité de stockage de 3 200 m3. Dédié au transport de saumons et de truites, il est doté de trois vastes cales alimentées en oxygène et désinfectées par ozone. Il s’agit d’un nouveau design développé en commun avec Rolls Royce qui fournit aussi les deux moteurs Bergen et les deux propulseurs de ce navire de 75,80 mètres de long sous propulsion diesel-électrique. Comme tous les bateaux-viviers de Sølvstrans, il sera affrété. D’abord par Marine Harvest, le premier producteur mondial du saumon.

Le transport de poisson vivant est considéré comme un enjeu majeur par le pôle de compétitivité Aquimer, à Boulogne, qui vient de lancer un appel à manifestation d'intérêt sur ce thème.

Aquimer veut exporter du poisson vivant

Aquimer, c’est le pôle français qui planche le plus sur la filière aval des produits de la mer. Depuis Boulogne, il planche sur de nombreuses innovations touchant à la valorisation et la transformation dans cette filière. Cette fois, il s’agit de lancer un appel à manifestation d’intérêt pour le transport de poisson vivant. Une logistique encore balbutiante au plan mondial. Mais, « une fois maîtrisée, cette technique devrait permettre d’apporter une valeur ajoutée supplémentaire aux poissons pêchés ou élevés en France afin de conquérir de nouveaux marchés au grand export ».

Source : Le Marin

Entreprises, centres techniques, laboratoires de recherche, organismes de formation sont donc invités à soumettre leur candidature dès lors que leur projet concerne les aspects suivants : intégration des contraintes de transport du poisson vivant dans la chaîne logistique ; adaptation du matériel de transport ; sélection des espèces concernées ; outils de traitement de l’eau durant le transport ; alimentation des poissons ; anesthésie du poisson ; gestion des pathogènes. Date limite : le 8 novembre. Les dossiers sont disponibles sur le site d’Aquimer.

Appel à manifestation d'intérêt : Mise en place d'un module de transport innovant pour les poissons vivants

Le Pôle AQUIMER a souhaité lancer un Appel à Manifestation d’Intérêt (A.M.I.) sur la problématique du transport du poisson vivant car, une fois maîtrisée, cette technique devrait permettre d’apporter une valeur ajoutée supplémentaire aux poissons pêchés ou élevés en France afin de conquérir de nouveaux marchés, notamment au grand export.

En quoi cet appel à manifestation d’intérêt peut vous concerner ?

L’objectif de cet A.M.I. est de pouvoir détecter et identifier :
- vos idées de projets,
- vos besoins en R&D,
- vos attentes en termes de partenariat,
- vos projets de recherche dans les thématiques de « la mise en place d’un module de
transport innovant pour les poissons vivants »

afin de :
- favoriser l’émergence de nouveaux projets,
- vous aider à concrétiser vos idées,
- identifier vos besoins (technologiques),
- vous aider à les financer.

Que vous fassiez partie d’une entreprise, d’un centre technique, d’un laboratoire de recherche, d’un organisme de formation, ayant un établissement en France et développant des activités, produits ou services, dans les domaines considérés par cet A.M.I : votre structure peut être concernée et éligible pour soumettre votre demande à cet A.M.I.

Cliquer Ici pour plus d'informations

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Manuel du saumon d’élevage 2012

 Salmon Farming Industry Handbook 2012


Marché européen du saumon fumé

Le marché européen du saumon fumé s’élevait à 150.000 tonnes en 2011. La France et l'Allemagne sont les deux plus grands marchés. La quantité de matière première nécessaire à cette production était d'environ 250.000 tonnes de saumon éviscéré, en hausse de 8% depuis 2009.


Les dix plus grands fabricants de saumon fumé en Europe ont une part de marché cumulée d'environ 55 à 60%. La production se fait principalement en Pologne, France, Royaume-Uni, Pays baltes, Allemagne et Pays-Bas.

Après l'acquisition de la société allemande Laschinger, Morpol est devenu le plus grand producteur de saumon fumé en Europe. Basée en Pologne, cette société vend une grande partie de sa production sur le marché allemand.

Labeyrie est le deuxième producteur. Cette société française vend la plupart de ses produits en France, mais également au Royaume-Uni, Espagne, Italie et Belgique.

Pour en savoir plus sur l'industrie du saumon, télécharger le document du leader mondial Marine Harvest : Salmon Farming Industry Handbook 2012

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Monde. L'aquaculture dépasse le bœuf...

La production mondiale de poisson d’élevage dépasse celle de viande de bœuf

Farmed Fish Production Overtakes Beef selon Janet Larsen and J. Matthew Roney de Earth Policy Institute....

Source : Global et local

Pour la première fois en 2012, la quantité de nourriture provenant des élevages piscicoles (= aquacoles) a dépassé la quantité de viande bovine d’élevage.

66 millions de tonnes de poissons d’élevage ont été produits contre 63 millions de tonnes pour la viande de bœuf. C’est ce qu’affirme le Earth Policy Institute, un think tank écologiste américain fondé par Lester Brown, qui ajoute qu’à partir de 2013, l’aquaculture devrait dépasser la pêche en terme de volume.

L’aquaculture a connu une croissance très rapide ces dernières décennies. Dans certains cas, cette pratique peut se montrer néfaste pour l’environnement surtout si elle requiert de pêcher des poissons afin de nourrir des espèces carnivores ou si son implantation se fait au détriment des mangroves. Mais, note le magazine New Scientist le 19 juin : « certaines fermes de poisons sont bénéfiques pour l’environnement.

L’aquaculture chinoise, qui représente 62 % de la production mondiale, compte beaucoup sur des espèces comme la carpe argentée. Celle-ci peut être élevée dans les rizières en se nourrissant d’herbe, de plancton et de détritus. Cette méthode durable d’élever les poissons augmente les rendements du riz avec un impact assez limité en matière de pollution. »

Pour plus d'informations : Earth Policy Institute....

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Evaluation globale du potentiel de développement de l’aquaculture marine au large (offshore aquaculture)

A global assessment of offshore mariculture potential from a spatial perspective

FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper No. 549

Source : FAO - Juillet 2013

Avec l'augmentation de la population et la compétition pour l'accès à la terre et à l'eau, il y a un besoin croissant de transférer l'aquaculture continentale ou côtière vers des systèmes de production aquacole plus au large afin d'accroître la disponibilité en poisson pour la consommation humaine. L’aquaculture marine (ou mariculture), tout particulièrement au large, offre des possibilités importantes dans la production alimentaire durable ainsi que dans le développement de nombreuses communautés côtières, en particulier dans les régions où les disponibilités de terres, d'espaces proches du rivage et d'eau douce sont limitées.

Un nouveau Document technique de la FAO, « Evaluation globale du potentiel de développement de l’aquaculture marine au large à partir d'une perspective spatiale », analyse, pour la première fois, la situation et le potentiel de développement de la mariculture en mer à partir d'une perspective spatiale adaptée à l’ensemble des pays maritimes. Ce document identifie également les pays qui ne pratiquent pas encore la mariculture, mais qui ont un potentiel élevé dans l’aquaculture offshore. L'objectif de ce document est de pousser les pays à évaluer précisément leur potentiel dans la mariculture au large (aquaculture offshore). Une annexe examine la télédétection pour le développement durable de la mariculture au large des côtes.

With the expected increase in human population and resulting competition for access to land and clean water, there is a growing need to transfer land-based and coastal aquaculture production systems farther offshore to increase the availability of fish and fishery products for human consumption. Mariculture, in particular offshore, offers significant opportunities for sustainable food production and development of many coastal communities, especially in regions where the availability of land, near-shore space and freshwater are limited. A new FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper, "A global assessment of potential for offshore mariculture development from a spatial perspective", provides, for the first time, measures of the status and potential for offshore mariculture development from a spatial perspective that are comprehensive of all maritime countries and comparable among them. It also identifies countries that do not yet practise mariculture but have a high offshore potential.

The underlying purpose of this document is to stimulate interest in detailed assessments of offshore mariculture potential at the national level. An annex examines remote sensing for the sustainable development of offshore mariculture

Cliquer Ici pour accéder au document téléchargeable gratuitement


A global assessment of offshore mariculture potential from a spatial perspective

FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper. No. 549. Rome, FAO. 181 pp.

Food and Agriculture Organization of the United Nations

Rome, 2013

Abstract

Kapetsky, J.M., Aguilar-Manjarrez, J. & Jenness , J. 2013.

A global assessment of potential for offshore mariculture development from a spatial perspective.

This publication was produced in recognition that there is a growing need to increasingly transfer land-based/coastal aquaculture production systems further offshore as a result of the expected increases in human population, competition for access to land and clean water needed to increase the availability of fish and fishery products much needed for human consumption. Mariculture, in particular offshore, offers significant opportunities for sustainable food production and development of many coastal communities, especially in regions where the availability of land, near shore space and freshwater are limited. This publication provides, for the first time, measures of the status and potential for offshore mariculture development from a spatial perspective that are comprehensive of all maritime nations and comparable among them. It also identifies nations that are not yet practicing mariculture that have a high offshore potential. The underlying purpose of this document is to stimulate interest for detailed assessments of offshore mariculture potential at national levels. Remote sensing for the sustainable development of offshore mariculture is included as Annex 3 to this publication in recognition of the importance of remote sensing as a source of data for spatial analyses to assess potential for offshore mariculture, and also for zoning and site selection as well as for operational remote sensing to aid mariculture management.

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Collection des cartes des Vues générales du secteur aquacole national (NASO)

National Aquaculture Sector Overview map collection

Manuel de l'utilisateur

Source : Fao 2013

Formulaire pour la collection des cartes des vues générales du secteur aquacole national (NASO), données relatives aux systèmes de distribution et aux caractéristiques des cultures version 1.0

Manuel de l’utilisateur

Cliquer Ici pour télécharger le document (Partie en français à partir de la page 33) 

La collection des cartes des Vues générales du secteur aquacole national (NASO) illustre géographiquement là où l’aquaculture est pratiquée. Les caractéristiques des informations clé associées aux localisations géographiques s’obtiennent soit auprès des unités administratives ou des exploitations individuelles et comprennent: les espèces cultivées, les technologies utilisées, les systèmes de culture, l’environnement, les caractéristiques des exploitations et les quantités de production respectives, et les principales questions (crédit, maladies, impact environnemental, etc.).

Un formulaire Microsoft Excel carte NASO a été conçu pour faciliter la création des cartes NASO. Ce manuel de l’utilisateur vise à faciliter le remplissage du formulaire. Le manuel est destiné à tous les pays membres de la FAO qui soumettent des rapports sur les statistiques aquacoles à la FAO et qui souhaiteraient entreprendre un inventaire et un suivi de l’aquaculture. La collection des cartes NASO est développée par la Sous-Division de l’aquaculture en collaboration avec la Sous-Division des statistiques et de l’information du Département des pêches et de l’aquaculture de la FAO.


Collection des cartes aquacoles NASO

La collection des cartes des Vues générales du secteur aquacole national (NASO) rassemble des cartes Google qui présentent la localisation des sites aquacoles et les caractéristiques de ces derniers à un niveau administratif (État, région, département, etc.) ou, dans certains cas, au niveau de chaque ferme selon le degré de développement de l’aquaculture et les ressources disponibles pour compléter le formulaire de collecte des données, ainsi que le niveau de diffusion des informations autorisée par les experts du pays.

Vue d’ensemble de la collection
L’objectif principal de cette collection de cartes est d’illustrer de façon générale là où se trouve l’aquaculture. Les caractéristiques qui accompagnent les différentes unités administratives ou bien chaque ferme comprennent les espèces cultivées, la technologie utilisée, les systèmes de culture, l’environnement, les caractéristiques des exploitations, la production, les quantités et leur valeur marchande, les caractéristiques et la quantité des apports de semences ainsi que d’autres points essentiels (crédit, maladies, impact environnemental, etc.).

La collection comprend aussi des statistiques de la production aquacole pour l’année 2009 et il est prévu d’inclure les statistiques relatives à l’utilisation du sol et de l’eau en aquaculture.

Objectif
L’objectif d’ensemble de cette activité est d’aider les pays membres à inventorier et à suivre l’aquaculture.

Formats disponibles et produits d’information
Il est possible d’accéder aux cartes par l’intermédiaire de la page de recherche des cartes NASO ou des fiches d’informations Vues générales du secteur aquacole national (NASO).

Source des données
Les points focaux du Service des statistiques et de l’information du Département des pêches et de l’aquaculture de la FAO sont contactés pour fournir l’information pertinente. S’ils ne sont pas facilement disponibles, des experts aquacoles nationaux et/ou des statisticiens aquacoles d’un vaste éventail d’institutions ayant travaillé avec la FAO sont consultés.

Méthodes de collecte
Les données aquacoles sont collectées au niveau de chaque ferme ou des différentes unités administratives grâce à des formulaires MS-Excel. Une fois complétés et validés, ces formulaires sont utilisés pour créer les cartes NASO.

Pour plus d'informations : Fao / Naso

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The French Connection

Ou la contribution de la France au développement de la crevetticulture dans le monde

Tout est parti du Centre Océanologique du Pacifique (COP)

The French Connection

France’s Contribution to World Shrimp Farming

(1972 to 2000)

Primary Author, Alain Michel

Bob Rosenberry, Shrimp News International, August 2013.

Cliquer Ici pour découvrir ce document fort intéressant (transmis par Jean-François Le Bitoux, l'un des acteurs de cette épopée aquacole)


Des nouvelles sur l'élevage et le marché de la crevette dans le monde : Shrimp News International


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Le 29 avril 2013

La commission européenne nous dévoile sa stratégie pour l’aquaculture

Cette stratégie de développement de l'aquaculture dans l'Union Européenne concerne tous les volets aquacoles (coquillages, poissons, crustacés, algues,...) ainsi que les différents milieux aquatiques (eau douce, saumâtre, mer et offshore,...)

Télécharger ici le document « Orientations stratégiques pour le développement durable de l’aquaculture dans l’Union européenne » publié ce jour

Communiqué de presse de la Commission : La Commission appelle à renforcer la coopération pour développer l’aquaculture durable en Europe 

Bruxelles veut développer l’aquaculture comme alternative à la surpêche

Source : AFP

La Commission européenne a présenté lundi une batterie de mesures visant à encourager le développement de l’aquaculture, présentée comme une alternative à la surpêche face à l’importante demande des consommateurs.

En Europe, l’élevage piscicole stagne depuis une dizaine d’années, à la différence d’autres régions du monde comme l’Asie.

Pourtant, « le secteur aquacole de l’UE possède un potentiel de croissance important et peut contribuer à épargner des ressources marines surexploitées », a indiqué la Commission dans un communiqué.

« Le secteur de l’aquaculture peut contribuer à combler l’écart entre une consommation toujours plus importante de produits de la mer et la raréfaction des ressources halieutiques », tout en stimulant « la croissance et l’emploi », a-t-elle précisé.

Pour donner un nouvel élan à l’aquaculture, Bruxelles a proposé des mesures facultatives comme la simplification administrative, un accès à l’eau et à l’espace facilité pour les aquaculteurs et un meilleur étiquetage afin d’ »améliorer la perception de ces produits par les consommateurs ».

« Aujourd’hui, l’obtention d’une autorisation pour une nouvelle exploitation peut prendre jusqu’à trois ans, ce qui dissuade bien évidemment les investisseurs », a indiqué la commissaire européenne à la Pêche, Maria Damanaki. Lors d’une conférence de presse, elle a cité en exemple le Danemark, où « un guichet unique pour l’obtention des licences a permis d’augmenter fortement la production nationale ».

En 2010, la valeur de la production aquacole de l’UE s’est élevée 3,1 milliards d’euros, pour une production de 1,26 million de tonnes, ce qui représente environ 2% de la production aquacole mondiale.

Environ 10% des produits de la mer consommés dans l’UE proviennent de l’aquaculture et 25% des pêcheries européennes, tandis que 65% sont importés de pays tiers.

Une augmentation d’1% de la consommation actuelle de l’UE produit en interne permettrait la création de 3.000 à 4.000 emplois à temps plein, a estimé la Commission.

Les écologistes contestent toutefois les bienfaits de l’aquaculture, qui selon eux crée plus de problèmes qu’il n’en résout pour la biodiversité et l’environnement.

« Nous pouvons développer l’aquaculture en respectant l’environnement. (…) Les règles en matière d’environnement sont les plus strictes au monde », a assuré Mme Damanaki.

A partir du 1er juin, les poissons d’élevage pourront à nouveau être nourris avec des farines de porc et de volaille. Mais Mme Damanaki a souligné que l’UE souhaitait « promouvoir la recherche pour trouver d’autres moyens de les nourrir, par exemple à partir d’algues ».
Avec l’Afp

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Success Stories in Asian Aquaculture

Les "success stories" de l'aquaculture asiatique : Panga, Tilapia, Rizipisciculture, Crevetticulture à petite échelle...

Source : Naca

Published: 28/1/2010

Publisher: Springer et téléchargeable ici gratuitement

NACA is pleased to announce the release of a new flagship publication, Success Stories in Asian Aquaculture. The stories in this book reflect the unique nature of Asian aquaculture, providing first-time insight into how and why it has become so successful. Overall, the book demonstrates how the resiliency, adaptability, and innovation of small-scale aquaculture farmers have been crucial to this success. It also places aquaculture development in Asia into a wider global context, and describes its relationship to natural systems, social conditions, and economics. The book is unique in its in-depth presentation of primary research on Asian aquaculture, and in demonstrating how aquaculture can have a lasting positive impact on livelihoods, food security, and sustainable development.

Contents
  • Aquaculture Successes in Asia: Contributing to Sustained Development and Poverty Alleviation / Sena S. De Silva and F. Brian Davy
  • Recent Developments in Rice-fish Culture in China: A Holistic Approach for Livelihood Improvement in Rural Areas / Miao Weimin
  • Shrimp Farmers in India: Empowering Small-Scale Farmers through a Cluster-Based Approach / N.R. Umesh, A.B. Chandra Mohan, G. Ravibabu, P.A. Padiyar, M.J. Phillips, C.V. Mohan, and B. Vishnu Bhat
  • Backyard Hatcheries and Small Scale Shrimp and Prawn Farming in Thailand / Hassanai Kongkeo and F. Brian Davy
  • Cage Fish Culture: An Alternative Livelihood Option for Communities Displaced by Reservoir Impoundment in Kulekhani, Nepal / Tek B. Gurung, Raja M. Mulmi, K.C. Kalyan, G. Wagle, Gagan B. Pradhan, K. Upadhayaya, and Ash K. Rai
  • Enhancing Rural Farmer Income through Fish Production: Secondary Use of Water Resources in Sri Lanka and Elsewhere / Upali S. Amarasinghe and Thuy T.T. Nguyen
  • Striped Catfish Aquaculture in Vietnam: A Decade of Unprecedented Development / Nguyen Thanh Phuong and Dang Thi Hoang Oanh
  • The Genetic Improvement of Farmed Tilapias Project: Impact and Lessons Learned / Belen O. Acosta and Modadugu V. Gupta
  • The Role of Exotics in Chinese Inland Aquaculture / Jiashou Liu and Zhongjie Li
  • Synthesis and Lessons Learned / Sena S. De Silva, F. Brian Davy, and Michael J. Phillips


This book will appeal to a wide range of readers. The introduction and conclusion give an excellent general overview of Asian aquaculture, and the individual case studies provide a wealth of new information for specialist readers. Researchers, development workers, and decision-makers, in particular, will be interested in how the Asian experience might be used to strengthen aquaculture development more generally and in other parts of the developing tropics of Latin America and Africa.

Success stories in Asian Aquaculture is edited by by Sena S. De Silva, Director General of the Network of Aquaculture Centres in Asia-Pacific, and F. Brian Davy, Senior Fellow at the International Institute for Sustainable Development in Canada. You can order hard copies of the book online from the Springer website.

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Source : Insee

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Norvège, modèle aquacole de l'Union Européenne ?

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Productions aquacoles selon le niveau trophique des espèces


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Aquaculture : Impact environnemental par groupe d'espèces
(cliquer sur l'image pour agrandir)
Conchyliculture et algoculture sont les deux activités aquacoles qui ont le moins d'impact sur l'environnement. L'élevage des coquillages et la culture des algues améliorent même la qualité des eaux, côté eutrophisation....


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Projet de schéma régional de développement de l’aquaculture marine en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Source : DIRM

En application de la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche du 27 juillet 2010, l’élaboration de ce schéma doit reposer sur une concertation avec les représentants élus des collectivités territoriales, des représentants des établissements publics et des professionnels concernés, ainsi que des personnalités qualifiées choisies en raison de leurs compétences en matière de protection de l’environnement et d’usage et de mise en valeur de la mer et du littoral.

La méthode retenue pour les trois régions de Méditerranée repose sur 6 phases successives :

1°) recueil d’informations et de données auprès des services de l’État (sites existants) et des professionnels (propositions de sites propices)
2°) élaboration d’un projet de répertoire des sites existants et d’un projet de répertoire des sites propices
3°) réunions régionales de travail entre services de l’État, professionnels ou leurs représentants, collectivité territoriale régionale
4°) consultation des services, établissements publics, professionnels et collectivités territoriales
5°) réunions de concertation avec les acteurs (collectivités, établissements publics, professionnels, société civile), passage en Conseil maritime de façade et mise à disposition du public
6°) adoption du schéma par le préfet de région

Les trois premières étapes ont été conduites à leur terme.

Les services de l’État, établissements publics, professionnels et collectivités territoriales de la région PACA sont ainsi invités à émettre leur avis sur le projet de schéma téléchargeable : DIRM

Cet avis doit être adressé à la direction interrégionale de la mer Méditerranée avant le 31 mars 2013 :

DIRM Méditerranée
Mission de coordination des politiques de la mer et du littoral
40 Bd de Dunkerque
CS 91 226 – 13 471 MARSEILLE Cedex 02

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Guide pratique d’aquaculture : Production d’algues marines biologiques

Ecocert

24.01.2013

Pour télécharger le guide, cliquer Ecocert

Récolte des algues marines sauvages et culture des algues marines biologiques

selon les Règlements (CE) n°834/2007 et (CE) n°889/2008

I. Introduction

Les algues ont toujours été considérées comme des produits d’origine agricole à part entière.

Depuis août 2009, leur certification en agriculture biologique est possible selon les règlements CE 834/2007 et 889/2008 modifié par le Règlement n°710/2009 du 5 août 2009.

Les algues marines couvertes par ce règlement sont :
  • Les algues marines pluricellulaires
  • Les phytoplanctons destinés à servir d’aliments pour les animaux d’aquaculture
  • Les micro algues destinées à servir d’aliments pour les animaux d’aquaculture
Les algues marines prétendant à la certification biologique peuvent être soit cultivées soit directement récoltées dans le milieu extérieur.

Pour ces deux types de productions (récolte et culture), le règlement porte essentiellement sur trois points :
1. La qualité des eaux de récolte (ou de culture)
2. La gestion de la ressource naturelle
3. La transformation

II. Règles de conversion

La période de conversion pour des zones de culture ou de récolte est de 6 mois à partir de la date d’engagement de l’opérateur auprès d’ECOCERT, à condition qu’il soit bien notifié auprès de l’Agence Bio dans les 15 jours suivant son engagement.

Chaque opérateur engagé est tenu de déclarer l’ensemble des zones de collecte auprès de son organisme de certification.

Pour toutes nouvelles zones ajoutées en cours d’année, la conversion sera de 6 mois à compter de la date de déclaration auprès d’ECOCERT.

Pour déclarer un changement intervenu dans votre activité (nouvelle zone de collecte ou nouvelle algue à certifier), complétez le formulaire F-SC-411.

III. Qualité de l’eau

Les zones de production (ou de récolte) d’algues marines doivent répondre à trois critères au niveau de la qualité de l’eau, en vue d’une certification en agriculture biologique :

1. Zone de production de haute qualité écologique telle que définie par la directive 2000/60/CE ;
2. Qualité sanitaire suffisante ;
3. Zones répondant aux critères applicables aux zones de classe A ou de classe B telles que définies à l’annexe II du règlement (CE) N°854/2004 du Parlement Européen et du Conseil du 29 avril 2004 (pour les algues comestibles uniquement).

Dans tous les cas, les activités doivent être menées sur des sites qui ne sont sujets à aucune contamination par des produits ou des substances non autorisés dans les règles de production biologique, ni par des polluants susceptibles de compromettre le caractère biologique des produits (Art.6 ter (1) du R(CE) 889/2008 modifié).

Suite...

Des renseignements sur les autres élevages aquacoles biologiques...

Ecocert a publié plusieurs guides pratiques et formulaires de déclaration, cliquer Aquaculture biologique


Les deux autres guides pratiques d'Ecocert :
  • Guide pratique Aquaculture : Plan de gestion durable pour l’aquaculture biologique (07.09.2010), télécharger Ici 
  • Guide pratique Aquaculture : Animaux d’aquaculture biologique (21.02.12), télécharger Ici

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Aquaculture dans toute sa diversité

Aquaculture : Les articles de RPA les plus lus au cours de l'année 2012...

Aliment aquacole : Le carburant du pisciculteur















 









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Conchyliculture : 20 questions sur l’avenir de votre entreprise et de la filière


Contrat d’Études Prospectives / CEP sur l’avenir économique et social du secteur de la conchyliculture

Madame, Monsieur,

L’Etat et les partenaires sociaux de la branche (le SNEC et les syndicats de salariés), le CNC, l ’AGEFOS PME ont lancé conjointement un CEP (Contrat d’Études Prospectives) sur l’avenir économique et social du secteur de la conchyliculture.

A partir d’un état des lieux de la situation économique et sociale du secteur, le CEP doit permettre aux différents partenaires de définir des stratégies d’adaptation à moyen terme.

Des enquêtes directes ont été menées dans tous les bassins, qui sont complétées aujourd’hui par une enquête transmise à un panel plus large, représentatif des différents types d’entreprises de la branche, constitué avec le concours des CRC.

Cette enquête porte sur l’évolution de votre entreprise depuis 2008 et sur votre vision de l’avenir.

Le questionnaire que nous vous transmettons est anonyme et simple à remplir...

Merci par avance pour les quelques minutes que vous y consacrerez. Cette démarche est dans l’intérêt de toute la profession. Les résultats du CEP seront largement diffusés en 2013.

CNC   SNEC   DGEFP   AGEFOS-PME

Pour accéder au questionnaire, cliquer Ithaque / CEP Conchyliculture 

L’évolution de votre entreprise depuis 2008

1. Quelle a été globalement l'évolution de votre activité entre 2008 et aujourd'hui ?
(...)

2. Avez-vous modifié votre système de production-commercialisation entre 2008 et aujourd'hui ?
 (...)

3. Si oui, quels changements avez-vous déjà effectués ?
(Plusieurs réponses possibles)
 J'ai raccourci mon cycle de production
 J'ai allongé mon cycle de  production
 Je n'utilise plus qu'une partie des surfaces de production
 J'ai obtenu des concessions dans d'autres bassins
 J'ai investi pour gagner en productivité et limiter le temps de travail
 J'ai arrêté d'investir
 J'ai augmenté mes achats pour compenser les mortalités
 J'ai développé mes activités de captage
 J'ai augmenté la part de vente directe
 J'ai diversifié mes activités : 

4. Précisions éventuelles sur les changements indiqués ci-dessus :

5. Quel a été l’impact économique des mortalités sur votre entreprise ? 

Suite... cliquer Ithaque / CEP Conchyliculture 

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La mer, les coquillages et les hommes (Développement durable)


La mer, les coquillages et les hommes par developpement-durable

Marion, apprentie conchylicultrice, nous parle de sa passion pour l'élevage des coquillages et de sa formation au lycée maritime Paul Bousquet à Sète.

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Schéma régional de développement de l’Aquaculture marine (SRDAM)

La mise en place des schémas régionaux de développement de l’Aquaculture marine (SRDAM) est une décision de la Loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche du  27  juillet  2010...

Le premier projet de SDRAM concerne l'Aquitaine, il a été présenté au siège de l’association du grand littoral Atlantique (AGLIA) à Rochefort le lundi 25 septembre 2012. 

Préambule

Depuis  le  début  des  années  80,  dans  un  contexte  de  diminution  continue  de  l'exploitation  des  ressources  marines,  la  production  totale  de  l'aquaculture  a  connu  une  croissance  considérable. A l'échelle mondiale, la production aquacole est devenue le  secteur de production alimentaire animal qui   connait  la  plus  forte  croissance. L'aquaculture  fournit  aujourd'hui  43 %  de  tout  le  poisson  consommé  par  les  humains  et le  nombre  d'espèces aquatiques domestiquées ne cesse d'augmenter. 

En France,  si  la  conchyliculture  fait,  depuis  longtemps,  partie  intégrante  du  paysage  littoral  et  maritime  national,  ce  n'est  pas  le  cas  de  la  pisciculture  qui  y  est  moins  développée  que  dans  beaucoup de pays voisins (Espagne et Italie notamment). 

Les  freins  identifiés  sont  principalement  la  concurrence  pour  l’accès  à  l'espace  littoral  (pression foncière  notamment)  et  les  craintes  d'impacts  négatifs sur  l'environnement  de  la  part  des  riverains et de certaines associations environnementales. 

C'est la raison pour laquelle, face à cette concurrence dont l'espace maritime et côtier est l'objet, la  commission européenne préconise d'adopter une politique  volontariste de planification  spatiale des  activité  de  cultures  marines  (cf  feuille  de route  de  la  commission  européenne  pour  le  développement   durable  de  l'aquaculture  marine).  Elle  invite  ainsi  tous  les  États  membres à développer des systèmes  de  planification  de  l'espace  tenant  pleinement  compte  de  l'importance  stratégique  de  l'aquaculture. 

C'est  dans  cette  même  logique  que  s'inscrit  l'engagement  61  du   « Grenelle  de  la  mer »  de  juillet  2009  qui  conclut  à  la  nécessité  de confier  aux  aquaculteurs  les espaces  nécessaires,  et  de  prévenir  les  conflits  d'usages  et  d'objectifs  en  développant  une  approche  de  planification  stratégique. 

Ainsi,  c'est  dans  le  but  d’assurer   le développement  des activités  aquacoles marines,  en  harmonie avec  les  autres  activités  littorales,  que  l'article  85  de  la  loi  n°2010­874  du  27  juillet  2010  de modernisation  de  l'agriculture  et  de  la  pêche  a  inséré  l'article  L923­1­1  dans  le  code  rural  et  de  la  pêche  maritime  qui  prévoit  l'élaboration, par  les  préfets  des  régions littorales, de schémas régionaux de développement  de  l'aquaculture  marine  (SRDAM). 

Le décret du 26 juillet 2011 précise les modalités d'élaboration des SRDAM et la circulaire DPMA du  2  août  2011  en  organise  le  cadre  général  (périmètre  géographique,  répertoire  des  sites  existants, sites propices). 

A  l'issu  d'une    longue  consultation  inter­service,  le  présent  schéma  a  donc  été  présenté  à  la concertation  de  tous  les  acteurs  concernés.  Il  a  ensuite  fait  l'objet  d'une  consultation  du  conseil  maritime  de  façade  (CMF)  avant  d'être  soumis  au  grand  public  par mise en ligne internet. Source : DIRM Sud-Atlantique


Direction InterRégionale de la Mer Sud-Atlantique - 28 septembre 2012

Vous êtes invité à consulter, et si nécessaire à faire des observations, sur le projet de schéma régional de développement de l’aquaculture marine (SDRAM) en Aquitaine, qui a fait l’objet d’une présentation publique officielle au siège de l’association du grand littoral Atlantique (AGLIA) à Rochefort le lundi 25 septembre 2012.

Projet de rapport sur le schéma régional de développement de l’aquaculture marine en Aquitaine de septembre 2012, à télécharger Ici

Si vous souhaitez réagir à ce rapport (date limite : le 15 novembre 2012) : Cliquer ici

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Par Elodie Gérard

C'est l'autre star des bassins de Marennes-Oléron : la crevette impériale japonaise... made in Charente-Maritime.

Dans le bassin de Marennes-Oléron, ne poussent pas que des huitres. Des gambas y sont également élevées : il s'agit en fait de crevettes impériales japonaises. Sur le littoral, les éleveurs ont ouvert leurs portes la semaine dernière afin de faire découvrir aux consommateurs ce produit trop méconnu. L'impériale, qui se vend sur les étals aux alentours de 38 euros le kilo, se consomme plutôt poêlée, flambée au cognac ou à la plancha.

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Bernard et Sophie Montauzier sont les seuls producteurs de crevettes impériales, membres de l'Acrima (Association crevette impériale des marais charentais), dans l'île d'Oléron.
«C'est le top de la crevette ! », plaisante, à demi-mot, Bernard quand on lui demande ce qui fait la particularité de la crevette impériale. Bernard et sa femme ont repris l'exploitation familiale depuis 1996 et sont ostréiculteurs à la base. « Mais avec la mortalité qui s'est intensifiée, on a dû se diversifier, on fait maintenant des palourdes, des huîtres et des crevettes impériales. » Avec une production qui atteint 200 kilogrammes par an, la crevette impériale reste une activité de complément pour le couple. Surtout que l'élevage de l'animal grisâtre - qui atteint une vingtaine de grammes - demande un protocole bien particulier, si on veut faire les choses dans les traditions comme Bernard et Sophie.
Protocole
« L'important est de bien travailler la claire afin d'éviter les parasites et les crabes », explique Bernard. L'impériale est un carnivore qui chasse pour se nourrir : « Nous, on ne veut pas les nourrir, alors on utilise un fertilisant biologique qui produit la proie des crevettes qui grandissent en faible densité, une crevette et demi au mètre carré en moyenne. »
La crevette impériale a, en plus, la particularité de très bien s'accorder avec les huîtres dans les claires puisqu'elle limite le développement des algues. Après trois mois, quand la mi-juillet arrive, vient alors le temps de la pêche qui se déroule la nuit. « Je mets le réveil tous les jours à minuit et demi ou 1 heure et je pose des filets dans les claires afin de faire les prélèvements en fonction des demandes. »
Le couple tient absolument à vendre le produit vivant sur les marchés et dans leurs points de vente grâce à des viviers, ce qui a d'ailleurs un côté ludique : « Quand les gens repartent, les crevettes bougent dans leur sac et parfois les clients nous racontent des anecdotes assez marrantes des crevettes qui sautent encore un peu partout dans la cuisine au moment de la cuisson », raconte Sophie....
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Mangez des moules de bouchot... Année 2012, c'est un grand cru... 

Dans les restaurants, exigez la moule de bouchot... C'est la pleine saison....


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Un projet imaginaire, créateur de ressource halieutique pour Fécamp...


Fécamp port secondaire, Fécamp qu'ça bouge

Quand les Collectivités locales investissent dans des ports "Musée", Marine et Maud, deux étudiantes en architecture, imaginent le port du futur...

Voici quelques nouvelles du projet "Fécamp port secondaire, Fécamp qu'ça bouge"

Parcourez les rues du port imaginaire en compagnie de Maud et Marine, architectes depuis juillet 2012...

Nous avons obtenu notre diplôme avec les félicitations du jury. Nous venons tout juste de mettre le blog à jour avec les documents présentés lors du rendu de projet en juillet.

Vous pourrez y voir les images des projets de l'écloserie, des serres de traitement de l'eau "aquaponiques", et des éoliennes productrices de ressource halieutique. Plus tard nous ajouterons les photos des maquettes qui ne sont malheureusement pas encore en notre possession. 

Maud Atamaniuk et Marine Canté

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Arcachon : Congrès mondial de l’huître


Oyster World Congress

Bassin d’Arcachon / France 2012

28 novembre au 2 décembre 2012

Le rendez-vous mondial des professionnels de l’huître

Un événement organisé par le Comité régional de la Conchyliculture Arcachon Aquitaine

Durant 3 jours, du 28 au 30 novembre, 4 séances plénières et 12 ateliers pour réfléchir, débattre et faire des propositions sur les 4 thèmes retenus pour cette rencontre interprofessionnelle inédite :
  • Etat de la ressource et perspectives d’avenir (Thème 1)
  • Produire et protéger des huîtres (Thème 2)
  • L’ostréiculture dans son environnement (Thème 3)
  • Les huîtres : de l’entreprise au consommateur (Thème 4)
La journée du 1er décembre 2012 sera consacrée à la découverte du caractère convivial de l’huître avec la participation à une manifestation locale : Cabanes en Fête.

Le dimanche 2 décembre, les participants auront la possibilité de découvrir les vins de Bordeaux.

La genèse d’un projet :

Fort de l’histoire et du savoir-faire de ses ostréiculteurs ainsi que de son expérience, le Comité Régional de la Conchyliculture Arcachon Aquitaine mène une réflexion sur les perspectives d’avenir durable pour la filière. Cette réflexion revêt une importance toute particulière dans le contexte des mortalités ostréicoles. Les difficultés et les opportunités auxquelles font face les entreprises ostréicoles concernent l’état des ressources ostréicoles, la production ostréicole et la gestion des activités, la commercialisation des huîtres et l’état des écosystèmes ostréicoles.

Ces quatre grands défis soulèvent de nombreux enjeux, ils se conjuguent et se traduisent de diverses manières d’un pays à l’autre, d’une région à l’autre. Ils impliquent les maillons de la filière ostréicole mais également les acteurs de son encadrement administratif et de son accompagnement scientifique et technique. Ils font apparaitre des questionnements communs, le besoin de réponses concrètes et la nécessité de messages forts pour l’ostréiculture mondiale.

Le Comité Régional de la Conchyliculture Arcachon Aquitaine propose une initiative portée par et pour les acteurs de la production ostréicole au niveau mondial. Il s’agit d’une part de mutualiser les connaissances et les retours d’expérience et d’autre part de mettre en commun des objectifs et des propositions.

C’est ainsi qu’est né le Congrès Mondial de l’Huître 2012.

Pour plus d'informations : Congrès Mondial de l'Huître

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Actes de la Conférence mondiale sur l'aquaculture 2010

Farming the waters for people and food

Ce document de la FAO - NACA, vous donne les résultats de la Conférence mondiale sur l'aquaculture 2010...

Il fournit des informations techniques complètes sur la façon dont l'aquaculture pourrait contribuer à lutter contre la pauvreté dans le monde et à améliorer la sécurité alimentaire dans les décennies à venir.

La Conférence mondiale sur l'aquaculture 2010 a réuni un large éventail de spécialistes et d'intervenants de renom ; elle a permis d'examiner l'état actuel et les tendances en matière de développement aquacole.

La Conférence a permis d’évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Stratégie de Bangkok 2000, et d’aborder les questions émergentes pertinentes en matière de développement de l'aquaculture, les défis pour l'avenir de l'aquaculture sur la base d'un consensus selon lequel l’aquaculture est un secteur déterminant de la production alimentaire mondiale, durable et compétitif.

Cliquez ici pour télécharger le document sur le site Web de NACA

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Unité mixte de recherche Intrepid : Cirad/Ifremer

Alors que la consommation de poissons ne cesse de croître, le développement d’une pisciculture durable est un défi alimentaire et écologique décisif.
  • Répondre aux défis alimentaires du futur en quantité et en qualité
  • Réduire les impacts négatifs des filières aquacoles sur l’environnement
  • Produire plus en s’appuyant sur les processus écologiques à l’œuvre dans les écosystèmes
Aquaculture de demain : quelles innovations ?
Un reportage sur les innovations en aquaculture. Respecter à la fois les ressources et l'environnement sont les deux défis de l'aquaculture de demain. Poissons végétariens, domestication, systèmes intégrés... découvrez les recherches que mènent le Cirad et ses partenaires pour relever ces défis.
Réalisation : Vincent Bonneaud, Caroline Dangléant © Cirad, 2012


L'unité mixte de recherche Intrepid réunit le Cirad et l'Ifremer. Elle rassemble 27 agents dont 18 permanents. Leurs travaux s’appuient sur quatre plateformes : deux plateformes d'élevage marines à Palavas-les-Flots et en Martinique, une plateforme d'élevage en eau douce et un laboratoire de génomique à Montpellier. 17 agents techniques, logistiques et administratifs assurent le bon fonctionnement de ces structures.
Une équipe pluridisciplinaire et complémentaire...

L'unité mobilise une forte diversité de compétences allant de la zootechnie et de l'agronomie, à la sociologie en passant par la biologie (physiologie, génétique, limnologie). Les milieux étudiés sont eux aussi très variés : eau douce et saumâtre tropicale, eau de mer tempérée et tropicale. De même que les systèmes d’élevages concernés : intensif, extensif et semi-intensif.

Pour répondre à 4 enjeux majeurs :
  • Une demande mondiale croissante en produits d’origine aquatique
  • La nécessité de limiter les conflits d’espace et d’usage
  • La nécessité de limiter l’impact de la pisciculture sur les populations sauvages et sur l’environnement
  • Une demande sociétale pour la qualité des produits et l’éthique de production
Pour plus d’informations : Intrepid

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Quel avenir pour la filière ostréicole dans les régions de la façade atlantique française ?

Conseils économiques, sociaux et environnementaux de l’Atlantique

Mars 2012

CESER Aquitaine, Bretagne, Pays de Loire, Poitou-Charentes

La pêche de coquillages, une activité ancestrale

La pêche de coquillages pour la consommation humaine est une activité ancestrale apparue dès la Préhistoire.
Des amoncellements de coquilles d’huîtres et de moules sont ensuite retrouvés autour des habitations des zones côtières datant de l’Antiquité. L’huître était alors si commune qu’à Athènes, où est née la démocratie, on utilisait sa coquille comme bulletin de vote servant à bannir un citoyen jugé indésirable (de là vient le mot d’ostracisme).
Au Moyen-âge, les huîtres étaient consommées par les populations aisées dans les villes et constituaient un plat de pauvres dans les régions de production.
A la Renaissance, de nombreux marchands d’huîtres à l’écaille firent leur apparition à Paris, ville qui faisait une grande consommation d’huîtres.
A partir du 18ème siècle, l’exploitation des ressources augmenta prodigieusement. Partout, on prélevait de plus en plus et la pénurie s’annonçait. Dès 1750, on tenta de protéger la ressource par des réglementations, très difficiles à faire accepter par les populations locales dont la survie dépendait de cette activité.

La naissance de l’ostréiculture moderne
C’est au milieu du 19ème siècle que naît l’ostréiculture moderne : ce terme traduit le passage de la cueillette des huîtres sauvages à leur élevage. En France, un système de plancher-collecteur est inventé afin de collecter les larves – appelées alors naissain – en période de reproduction des huîtres. Le naturaliste Victor Coste, étudiant le captage et l’élevage du naissain, expérimente les premiers parcs d’élevage à Arcachon puis en Baie de Saint-Brieuc.
Il s’inspire pour cela de techniques romaines qu’il adapte : c’est en effet un Romain, Sergius Orata, qui inventa le premier système de parc à huîtres et parvint ainsi à faire grossir dans des lagunes des huîtres provenant du littoral, ainsi qu’à fixer les larves d’huîtres sur des branches d’arbres, maîtrisant ainsi l’ensemble du cycle de vie.
Les parcs se multiplient donc sur le littoral français, atlantique, mais également en Méditerranée, avec des techniques de plus en plus perfectionnées.
C’est en 1868 que la langue française intègre le terme ostréiculture.
L’histoire récente de l’ostréiculture : une succession de trois espèces
Jusqu’à la fin du 19ème siècle, l’huître plate (Ostrea edulis) est la seule espèce présente dans les eaux françaises.
Elle fut alors fragilisée et se raréfie progressivement, jusqu’à disparaître totalement en 1920 à Arcachon et en Charente. En Bretagne, on assiste à un regain de production de l’huître plate à partir de 1929 : elle atteint 24 000 tonnes en 1970. Victime de deux parasitoses en 1973, la production retombe à un niveau très faible (500 tonnes en 1980). Avec environ 1 200 tonnes par an, l’huître plate est aujourd’hui loin d’avoir retrouvé son tonnage des années 1970 et n’est produite qu’en Bretagne.

Deux espèces d’huîtres creuses se sont parallèlement succédé :
- l’huître « portugaise » (Crassostrea angulata) : introduite du Pacifique Ouest par les navigateurs portugais au XVIIème siècle, elle a été importée fortuitement en France dans les années 1870 par un navire devant se décharger de sa cargaison de coquillages pour affronter une tempête. Suite à cette introduction accidentelle, l’huître portugaise se développa très bien dans les eaux françaises. Elle sera ensuite cultivée jusque dans les années 1970, victime alors d’une épizootie d’origine virale.
- et l’huître dite « japonaise » (Crassostrea gigas) : originaire du Pacifique, elle a été introduite massivement dans les années 1970 ; c’est l’huître exploitée aujourd’hui. De récents résultats scientifiques en génétique montreraient que l’huître dite « portugaise » ne serait qu’une variété importée au Portugal de cette huître dite « japonaise ».

L’ostréiculture française aujourd’hui : une filière d’importance
Principal pays producteur d’huîtres en Europe, la France offre une grande diversité de crus et de terroirs à travers ses 7 régions d’élevage situées sur le littoral français, et notamment le littoral atlantique, avec des bassins de production principalement situés sur les côtes bretonnes, les côtes vendéennes, le bassin de Marennes Oléron et le bassin d’Arcachon.
L’ostréiculture est une activité emblématique des régions de la façade atlantique : base traditionnelle dans notre économie, elle est également un élément constitutif de notre richesse paysagère, culturelle et patrimoniale.
Quel avenir pour la filière ostréicole ?
Cette analyse fait apparaître un certain nombre de défis auxquels doit actuellement faire face la filière. Ces défis sont tant structurels, du fait de la dépendance de l’ostréiculture vis-à-vis de son environnement, que conjoncturels, liés au phénomène de mortalité des jeunes huîtres creuses observé depuis 2008.
Dans ce contexte difficile, les réponses apportées à la filière sont de différents ordres. La communauté scientifique, les structures d’accompagnement technique et les interprofessions se consacrent à la compréhension, au suivi du phénomène et aux pistes de sortie de crise. L’Etat et les collectivités territoriales se mobilisent dans des plans de soutien pour compenser en partie les conséquences socio-économiques de la crise.
Les Assises de la conchyliculture, organisées par l’Etat de juin à octobre 2010, ont également permis de faire émerger des propositions consensuelles pour préserver cette activité.
Sur ces bases, les CESER de l’Atlantique ont à leur tour souhaité formuler des préconisations qui puissent être pertinentes au vu des caractéristiques de la façade atlantique, et bénéficier d’une approche interrégionale

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C’est l’objet de la dernière partie de cette contribution.
Le rapport intégral, cliquer Ici
Le rapport synthèse, cliquer Ici

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Pisciculture : Le tilapia de salon



Après les poules dans son jardin, voici les poissons élevés dans son salon. Une pratique lancée par des fanatiques du bio artisanal - en plein New York. Source : Des New-yorkais se mettent à l'élevage de poissons

  Dernières publications

Quel avenir pour la filière ostréicole dans les régions de la façade atlantique française ?
Quel avenir pour la filière ostréicole dans les régions de la façade atlantique française ?

Conseils Economiques Sociaux et Environnementaux de l'Atlantique Aquitaine, Bretagne, Pays-de-Loire, Poitou-Charentes


Mars 2012

Entrepreneurs, syndicalistes, associations… composent ce que l’on appelle la société civile, dont les CESER (Conseils Economiques, Sociaux et Environnementaux Régionaux) de l’Atlantique sont l’expression et la représentation organisée au niveau régional.

Depuis plus de 15 ans, les CESER de l’Atlantique se mobilisent conjointement sur des sujets d’intérêt interrégional comme le transport maritime, le tourisme, l’attractivité des régions atlantiques, la sécurité maritime, le nautisme… L’objectif de ces coopérations consiste à développer des approches et des démarches communes sur des enjeux de portée interrégionale et de faire entendre le point de vue des assemblées socioprofessionnelles vis-à-vis des instances régionales, nationales et européennes.

La filière ostréicole est une activité économique d’importance pour les régions d’Aquitaine, Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes, qui doit faire face à de nombreux enjeux aggravés depuis 2008 par un phénomène de mortalité des jeunes huîtres.

A travers cette étude, les CESER de l’Atlantique ont souhaité appréhender le poids socioéconomique de cette filière et les défis auxquels elle doit répondre pour assurer sa pérennité. Sans entrer de manière détaillée dans la technicité et l’expertise du sujet, cette étude a eu pour objectif de favoriser une meilleure compréhension des enjeux et des actions possibles. Le rôle des CESER est bien ici de se poser en tant que facilitateur du dialogue entre les acteurs et les décideurs publics. Ils considèrent également que les observations et les préconisations formulées dans ce document peuvent servir l’ensemble de l’activité conchylicole, confrontée à des problématiques sinon identiques, du moins comparables à certains égards.

En se saisissant de cette question, les CESER de l’Atlantique veulent également se mobiliser pour la préservation d’une activité primaire littorale qui est une base traditionnelle de notre économie mais aussi un élément constitutif de notre richesse paysagère, patrimoniale et culturelle.

Au delà de l’attachement à une activité traditionnelle de nos régions, la problématique ostréicole pose la question des conflits d’usage sur le littoral et met en jeu la complexité des relations entre populations, activités et territoires.

Annick HERAULT et Jean-Claude TESSIER Rapporteurs de l’étude

Pour télécharger l'étude : CESER

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L’algoculture et ses contraintes géographiques en Chine

L’algoculture et ses contraintes géographiques en Chine
EchoGéo | numéro 19 | 2012 : janvier 2012/mars 2012

Sophie Litzler

La production aquacole mondiale a un taux de croissance annuel moyen de 6,2 % (2003-2008). La production des végétaux marins suit cette tendance avec 15,8 millions de tonnes d’algues cultivées. La Chine est le premier cultivateur mondial avec 10 millions de tonnes d'algues mais en 2008 elle a signalé une baisse de 13 % de sa production aquacole. Cet article souhaite montrer en quoi de nouvelles contraintes géographiques peuvent limiter le développement de l’algoculture malgré le grand potentiel de la filière. Nous présenterons un état des lieux mondial de cette activité puis une typologie de ces contraintes. Nous illustrerons cet axe de recherche par des études de cas sur la Chine.

Sommaire
  • Présentation générale de l’algoculture à différentes échelles
  • Les pays de culture de macro-algues à l’échelle mondiale.
  • Les principales espèces d’algues cultivées en Chine
  • Les usages des macro-algues, de la consommation alimentaire directe à l’industrie agro-alimentaire
  • Les différentes contraintes géographiques de l’algoculture
  • Les contraintes naturelles pour la production algacole.
  • Les contraintes anthropiques et la pollution littorale
  • Les conflits d’usages sur le littoral et la poldérisation menacent des espaces de cultures marines
  • Les évolutions de la culture des algues en Chine
  • Étude de cas d’un recul des concessions algales face à la littoralisation des activités en Chine : le choix du développement portuaire à Xingang (Liaoning)
  • Les perspectives d’évolution de l’algoculture chinoise dans le développement d’une aquaculture intégrant les productions marines
  • Un nouveau modèle chinois de mariculture intégrée exportable ?
  • Conclusion

Extrait

Les étendues à perte de vue des cultures marines sur le littoral de la Chine du nord offrent la sensation rare que les hommes peuvent enfin cultiver la mer. Elles nourrissent des hommes mais surtout leurs espoirs de nouvelle conquête agricole. Nous apportons ici une analyse géographique nécessaire de ces vastes cultures, de leurs contraintes et de leurs productions qui dans la nouvelle modernité chinoise sont en réalité sujettes d’autant d’espoir que d’inquiétude.

Les algues ne se réduisent pas aux phénomènes de marées vertes qui touchent les estrans de Bretagne ou de Chine. Présenter une thématique de recherche sur les algues, c’est tenter d’aller au-delà de la vision médiatique ou de l’opinion publique qui les perçoit en général de façon négative. Si nous changeons d’échelle et que nous portons un regard scientifique vers le monde asiatique, nous nous apercevons que l’algue est un végétal marin d’une grande valeur industrielle et commerciale cultivé intensivement depuis les années 1970 (les algues brunes cultivées s’échangent à 2 000 euros la tonne sur le marché mondial). Les enjeux de cette culture sont aussi économiques, en permettant une main-d’œuvre nombreuse et en constituant une filière agro-alimentaire performante sur un des rares espaces de conquête agricole : l’estran et la zone marine littorale ; les enjeux sont écologiques : la culture des algues avec la culture des coquillages et des poissons participent par exemple positivement au bilan carbone chinois avec une capture officielle de 1,4 million de tonnes de C02 en 2006 (Fang, 2009)....

Pour accéder au document intégral, cliquer Ici

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Demand and supply of feed ingredients for farmed fish and crustaceans

Demand and supply of feed ingredients for farmed fish and crustaceans: trends and prospects.
Tacon, A.G.J.; Hasan, M.R.; Metian, M.
FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper No. 564. FAO, 2011. 87 pp.

The rise into global prominence and rapid growth of finfish and crustacean aquaculture has been due, in part, to the availability and on-farm provision of feed inputs within the major producing countries. More than 46 percent of the total global aquaculture production in 2008 was dependent upon the supply of external feed inputs. For the aquaculture sector to maintain its current average growth rate of 8 to 10 percent per year to 2025, the supply of nutrient and feed inputs will have to grow at a similar rate.
This had been readily attainable when the industry was young. It may not be the case anymore as the sector has grown into a major consumer of and competitor for feed resources. This paper reviews the dietary feeding practices employed for the production of the major cultured fed species, the total global production and market availability of the major feed ingredient sources used and the major constraints to feed ingredient usage, and recommends approaches to feed ingredient selection and usage for the major species of cultivated fish and crustacean. Emphasis is placed on the need for major producing countries to maximize the use of locally available feed-grade ingredient sources, and, in particular, to select and use those nutritionally sound and safe feed ingredient sources whose production and growth can keep pace with the 8 to 10 percent annual average annual growth of the fed finfish and crustacean aquaculture sector.

Pour télécharger le document cliquer FAO

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Note : La pêche en Bretagne

La pêche en Bretagne

Cette note a été demandée par la Commission de la Pêche du Parlement européen.

Irina POPESCU

Département thématique B: politiques structurelles et de cohésion
Parlement européen

Février 2012

Résumé

Cette note a été demandée par la Commission PECH en vue de la visite d’une délégation en Bretagne du 20 au 22 février 2012. Elle donne un aperçu des principales caractéristiques du secteur breton de la pêche et retrace des questions telles que la gestion de la pêche, la flotte, la production de la pêche et de l’aquaculture, l’industrie de la pêche, l’emploi, et la recherche marine.

Introduction

La Bretagne est entourée de 2730 km de linéaire côtier, soit plus que tout autre région française. Chacun de ses quatre départements (Finistère, Côtes-d'Armor, Ille-et-Vilaine et Morbihan) possède une façade maritime (Tableau 1). L’essentiel des agglomérations se situent sur le littoral, dont un grand nombre de villes-ports. Environ 40% de la population bretonne vit dans une commune littorale, et plus de 95% se trouve à moins de 60 km de la mer. Les eaux territoriales au large de la Bretagne s’étendent à 12 milles nautiques de la côte, dont 90% ne dépassent pas 100 m de profondeur.

La responsabilité générale de la gestion de la pêche incombe au Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement par le biais de sa Direction des pêches maritimes et de l'aquaculture (DPMA). En Bretagne, comme dans toutes les régions de la France, une partie de la gestion s'exerce au niveau régional.....

L'aire marine protégée (AMP) la plus importante de Bretagne est le Parc Naturel Marin d’Iroise. D'autres AMP y sont répertoriées au titre de Natura 2000 en mer, et comme réserves naturelles littorales nationales et régionales.

La flotte bretonne de pêche compte 1400 navires, dont 1348 navires actifs à la pêche.

Elle représente de loin la plus grande flotte régionale en France pour le nombre de navires….
(…)

La production de la pêche bretonne est considérable par rapport à l’ensemble des pêches maritimes françaises : avec 134 454 tonnes de produits de pêche (46% des ventes des pêches maritimes an France métropolitaine) et une valeur de 336,4 millions d'euros (45% du chiffre d’affaires de la pêche française), la Bretagne est, de loin, la première région halieutique du pays. En Bretagne Nord, les volumes de pêche sont pour l’essentiel constitués de poissons (42%) et d’algues (33%). En Bretagne Sud, il s’agit surtout de poissons (85%) et de crustacés (8%)....

La Bretagne est une région aquacole importante, axée surtout sur la conchyliculture (l'élevage des coquillages comestibles). Les principales espèces sont les huîtres et les moules; dans une moindre mesure on produit des palourdes, des coques et des ormeaux. La région concentre 52% des concessions françaises du domaine public maritime vouées aux élevages conchylicoles. Elle est la première région productrice de coquillages en France avec une production globale de 90 799 tonnes, soit 35% de la production nationale en volume et 34% en valeur (en hausse depuis 1997). Elle produit notamment 27% des huîtres et 44% des moules élevées en France. Le nord de la région fournit près de 75% des moules et le sud plus de 60% des huîtres produites en Bretagne.

Pour télécharger le document cliquer : Parlement Européen

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Etang de Thau. Mortalités massives de l’Huître creuse : causes et perspectives

Mortalités massives de l’Huître creuse : causes et perspectives
Rapport final du programme de recherche sur les mortalités d’huîtres creuses Crassostrea gigas dans l’étang de Thau

IFREMER 2011-07

Pernet Fabrice, Barret Jean, Le Gall Patrik, Lagarde Franck, Fiandrino Annie, Huvet Arnaud, Corporeau Charlotte, Boudry Pierre, Quere Claudie, Degremont Lionel, Pepin Jean-Francois, Saulnier Denis, Boulet Hélène, Keck Nicolas

Cette étude a pour objectifs d’améliorer la compréhension des causes des mortalités de naissain d’huîtres creuses Crassostrea gigas dans l’étang de Thau et d’examiner plus particulièrement l’effet des conditions d’élevage. Les mortalités d’huîtres en 2009 et 2010 coïncident toujours avec des infections simples ou multiples par le virus Herpes OsHV-I et ou la bactérie Vibrio splendidus, lorsque la température de l’eau est comprise entre 17°C et 24°C. Dans l’étang de Thau, les mortalités démarrent avril mai et s’arrêtent en automne, avec une période d’interruption lorsque la température de l’eau est supérieure à 24°C, en juillet août. Les mortalités d’huîtres varient principalement en fonction du parcours zootechnique, de l’hydrodynamique et des pratiques culturales. La mortalité est fonction de l’exposition ou non dans le passé à des évènements de mortalité. Les huîtres maintenues indemnes de mortalité transférées dans un milieu infecté meurent massivement quels que soient l’âge ou la taille des individus, alors que les huîtres survivantes à un événement de mortalité sont résistantes. Aussi, il semble intéressant d’exposer les huîtres aux mortalités dès leur plus jeune âge afin de sélectionner les individus résistants à moindre coût. La mortalité et l’infection par le virus Herpes se propagent dans l’étang de Thau en fonction de l’hydrodynamique. Le virus Herpes parcourrait des distances plus ou moins grandes en fonction de la vitesse des courants tout en conservant sa virulence en dehors de son hôte. Enfin, les mortalités varient en fonction des pratiques culturales qui influencent l’infection par V. splendidus dans les huîtres et leur condition physiologique. Compte tenu que les mortalités d’huîtres présentent un caractère infectieux et qu’elles varient en fonction du parcours zootechnique et de l’hydrodynamique, il faut systématiquement connaître les caractéristiques des lots et du site d’accueil. Il apparaît indispensable de mettre en place un dispositif de traçabilité et de certification sanitaire des huîtres. Au delà de ces trois facteurs, les naissains sont touchés de la même façon par les mortalités quelles que soient leur origine et leur ploïdie, de sorte qu’il n’est pas possible de favoriser une voie d’approvisionnement en naissain plus qu’une autre pour limiter le risque de mortalité dans l’étang de Thau. L’élevage d’huître sans mortalité est possible en mer Méditerranée sur site profond, à condition de pouvoir y réaliser un cycle d’élevage complet et de ne pas propager l’infection dans ce milieu sain.


Pour accéder au rapport, cliquer : Archimer


Commentaires

Juliette a dit…

L'aquaculture concerne toutes sortes d'orgnaismes aquatiques dont notamment les coquillages, les crustacés et les coraux.
http://www.provence-corail.fr/ ce site développe sa culture de coraux afin de les vendre en ligne
Achat coraux a dit…
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