vendredi 5 décembre 2014

Revue de presse 2014 (10) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...


Revue de presse de Décembre 2014

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Suite de la revue de presse : Janvier 2015


http://aquaculture-aquablog.blogspot.fr/2014/12/actualite-aquaculture-saumon-huitre.html#but1

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31 décembre 2014 : Réveillon du Nouvel AN

Ouvrir les huîtres sans danger...

Bon an mal an, 2 000 Français se blessent à la main en ouvrant des huîtres lors des fêtes de fin d'année. Comment éviter le tendon abîmé ou le nerf sectionné ? La semaine dernière, « Sud Ouest » vous a parlé d'une invention révolutionnaire : l'huître à la coquille meulée, dont la fine entaille est recouverte de paraffine alimentaire facilitant l'introduction du couteau. Seulement voilà : ces huîtres produites par Jo Thaëron et son associé Freddy Privat, ostréiculteurs à Étaules (17), sont bien difficiles à trouver…


Placer le pouce sur la lame tout près de la coquille © Photo Chasserieau Linda

Tenez l'huître dans la main gauche, charnière vers le poignet, coquille creuse dans la paume. Dans la main droite, tenez le couteau avec le pouce sur la lame, pour la garde.

Insérez la lame dans l'huître, grosso modo au niveau du majeur de la main gauche, aux deux tiers de la coquille à partir de la charnière.

On ne force pas, on sectionne le muscle, on tourne délicatement, puis on fait levier avec la lame.

On détache la chair sur la coquille supérieure et on vide les débris avec la première eau. Pas de panique, l'huître en fera d'autre ! Ne reste plus qu'à déguster ! »

Pour plus d'explications, lire l'article de Olivier Sarazin dans Sud Ouest : Réveillon de la Saint-Sylvestre : comment bien ouvrir une huître ?

Sinon regardez cette vidéo sur Youtube


De bons conseils pour ouvrir les huîtres et en musique....

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Gare à la contamination des huîtres de mangrove !

Des huîtres "made in Gabon"


Source : TF1 - 25 décembre 2014

Il quitte la Charente pour élever des huitres au Gabon

"Nées en France, élevées au Gabon" : les petites huîtres Alanza affichent fièrement leur origine... Dans les poissonneries de Libreville, c'est la cohue, on se presse pour acheter le coquillage tant attendu sur les tables de Noël.

"Vous les avez goûtées? Elles sont assez petites, mais délicieuses! Et en plus, elles viennent de chez nous", s'extasie Angélique, une Gabonaise venue faire des emplettes de dernière minute dans une poissonnerie de Libreville avant le réveillon. A quelques km de là, sur la plage du Cap Estérias, les employés de la ferme ostréicole Alanza ("huître" en fang, la langue majoritaire au Gabon) ne chôment pas.

Ce matin-là, le patron, Didier Tastet, a enfilé ses bottes à l'aube, en direction de ses parcs à huîtres. e l'eau jusqu'aux genoux, cet ostréiculteur français de 58 ans vérifie que la récolte se passe bien, avant de préparer ses livraisons du jour. Les huîtres partiront ensuite vers les restaurants et supermarchés de Libreville, mais aussi de Port-Gentil, la capitale économique, où vivent de nombreux expatriés.

"Les fêtes de Noël sont un moment important en Europe mais également au Gabon (...) 70% des ventes ont lieu au mois de décembre alors évidemment il y a une surcharge de travail. En ce moment on fait du non-stop", explique l'ostréiculteur, qui emploie une petite dizaine de personnes. Importés du bassin de Marennes-Oléron, sur la côte atlantique française, les naissains viennent grandir dans les eaux gris perle de l'Equateur, à 30 degrés. Et d'après John, le jeune bras droit du patron passionné d'ostréiculture, la chaleur n'est pas forcément un handicap pour ces coquillages qui "s'adaptent bien". Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le long du littoral gabonais, de grosses huîtres poussent à l'état sauvage, bien qu'elles ne soient pas commercialisées.

"La chaîne du chaud"

Didier Tastet a mis les pieds au Gabon pour la première fois il y a seulement cinq ans. Dans sa famille, on est ostréiculteur depuis quatre générations en Charente-Maritime. Mais lui caressait "des rêves d'Afrique", lointain souvenir des quelques années passées en Côte d'Ivoire durant sa jeunesse. "J'ai donc cherché, au crépuscule de ma carrière en France, un endroit où je pourrai faire mon métier, apprendre à des gens qui ne connaissaient pas comment on produit une huître et comment on la déguste", explique-t-il.

Les plages et les mangroves préservées du Gabon s'y prêtent bien. Mais le pari semblait osé. Malgré ses 800 km de côtes, ce petit pays, qui tire l'essentiel de ses revenus du pétrole, n'a que très peu d'expérience dans la pêche et l'aquaculture. "Quand j'ai débarqué à Libreville pour présenter mon projet, les gens éclataient de rire!", affirme l'ostréiculteur.

Mais Didier Tastet s'accroche, et la ferme "Alanza" voit le jour en 2010. Environ 100.000 huîtres y ont été produites en 2014, mais l'objectif est d'atteindre un volume d'un million par an, affirme-t-il. Très vite, le "kongossa" (bouche-à-oreille, rumeur populaire) fonctionne, et au bout de quelques mois, les commandes des restaurants et magasins de grande distribution de la capitale commencent à affluer. "Je voulais faire beaucoup de produits autour de la mer", explique Christophe Liger, le patron de La Guinguette, restaurant convivial où se retrouve une clientèle de locaux et d'expatriés.

En revanche, gare au choc thermique: les amateurs d'huîtres doivent "respecter la température de l'Afrique" et ne pas les servir dans la glace car "ce sont des êtres vivants", rappelle Didier Tastet. "Nous inventons le concept de la chaîne du chaud!"

Au Brésil, l'élevage des huîtres de mangrove, ça marche très bien...

Perlas Marinhas da Ilha Rasa

http://perlasmarinhas.wordpress.com/


Depuis 1998, les pêcheurs d'Ilha Rasa dans la baie de Guaraqueçaba (Parana - Brésil), élèvent des huîtres de mangrove en poche sur des tables ou dans des lanternes. Le naissain de cette huître locale est capté en bordure de mangrove sur des coquilles d'huîtres ou des tuiles...

Cliquer Ici pour en savoir plus sur l'élevage des huîtres de mangrove "Perlas Marinhas da Ilha Rasa"...

Remarque : Dans les eaux de la baie de Guaraqueçaba, il est interdit d'élever des huîtres étrangères, notamment l'huître japonaise (Crassostrea gigas)...

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Le 26 Décembre 2014

Île d'Oléron : les conclusions de l'enquête publique favorables à l'implantation de filières conchylicoles dans l'anse de la Maleconche



Le rapport de 165 pages est en ligne sur le site de la préfecture de Charente-Maritime

Source : Sud Ouest

Le projet de "filières" dans l'anse de la Maleconche (lire l'encart ci-dessous), c'est-à-dire de production d'huîtres et de moules en eau profonde en plein cœur de l'anse vient de recevoir une bonne appréciation dans le rapport de l'enquête publique consultable en ligne sur le site de la préfecture de Charente-Maritime. Le rapport de 165 pages est en deux parties. 

Retoqué en 2012 pour absence d'étude d'impact, le projet de 387 hectares a été revu à la baisse de 35 %.

Cette enquête publique diligentée depuis le 15 septembre 2014 en vue d'un nouvel arrêté préfectoral s'est achevée le 31 octobre 2014 a pourtant vu s'exprimer 77 % d'avis défavorable.

"1 097 observations ont été consignées sur les registres [...] 77 % des observations du public remettent en cause les orientations générales du projet", peut-on lire dans le rapport.

Suite : Sud Ouest 

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Le 18 Décembre 2014

Plusieurs Etats réclament l'interdiction des micro-plastiques pour sauver les moules

Les Pays-Bas, l'Autriche, la Belgique et la Suède militent pour l'interdiction des micro-plastiques utilisés dans les détergents et les cosmétiques, afin de protéger les milieux marins - et les fruits de mer.

Source : Euractiv

L'élimination des micro-plastiques de produits tels que les détergents et les cosmétiques « est extrêmement urgent », exhortent plusieurs pays européens dans une déclaration commune.

Cette déclaration, également soutenue par le Luxembourg, a été envoyée aux 28 ministres de l'environnement, qui se réunissent à Bruxelles le mercredi 17 décembre.

Les micro-plastiques sont des morceaux de polyester et d'acrylique plus petits que des têtes d'épingle. Les scientifiques qui ont étudié leur présence dans les aliments mettent en garde contre leurs conséquences sur la santé humaine quand ils contaminent la chaîne alimentaire.

Ils sont en général ajoutés intentionnellement dans des produits comme les crèmes exfoliantes ou les gels douches, et finissent dans les systèmes de gestion de l'eau, lesquels « ne sont pas équipés pour filtrer ces particules », soulignent les quatre États.

La Haye est particulièrement inquiète, puisque les fruits de mer, et donc les moules produites aux Pays-Bas, pourraient être contaminés par les micro-plastiques.


Les Pays-Bas, l'Autriche, la Belgique et la Suède admettent que la source de la contamination n'a pas encore été déterminée avec certitude par les scientifiques, mais estiment que l'on en sait suffisamment à ce stade pour agir.

Certains fabricants de cosmétiques ont déjà promis de ne plus utiliser de micro-plastiques dans leurs produits exfoliants. En décembre 2012, la multinationale néerlandaise Unilever a ainsi annoncé qu'il n'y aurait plus de micro-plastiques dans ses produits de soins d'ici 2015.

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Insolite. De la coquille d'huître dans l'imprimante !

Une entreprise familiale installée à Cléguer travaille avec un labo de recherche de l'UBS. Il expérimente un fil pour imprimante conçu à base de poudre de coquilles d'huîtres fabriquée à Cléguer.

Source : Ouest France par Sophie Maréchal

Elle ne paie pas de mine. La petite entreprise familiale a pourtant de la ressource. Installée à Cléguer, l'usine de Kervellerin produit de la poudre de coquilles d'huîtres. Celle-ci entre dans la composition de cosmétiques, d'aliments pour animaux, de peinture pour les routes et tout récemment dans une imprimante.

Martine Le Lu, gérante de l'usine de Kervellerin, travaille avec le LimatB, laboratoire d'ingénierie des matériaux de Bretagne depuis 2011. Il expérimente un nouveau fil pour imprimante 3D conçu justement à partir de la poudre de coquilles d'huîtres (procédé Ostrécal) fabriquée à Cléguer. Pour imprimer plus écolo.

Pharmacienne de formation, Martine Le Lu voit d'un bon oeil cette collaboration qui tend vers une économie circulaire limitant fortement la consommation et le gaspillage de matières premières.

4 000 tonnes de coquilles par an

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Ostréiculture, l'activité économique emblématique de la région Poitou-Charentes


Cliquer Ici pour accéder au sondage de Sud Ouest, Nouvelle République et Centre Presse

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Le 16 Décembre 2014

L'huître du Médoc bientôt sur vos tables de fêtes


Reportage de Jean-François Géa et Thierry Julien.

Depuis le mois de septembre, huit ostréiculteurs ont eu l'autorisation préfectorale de reprendre l'activité historique dans les marais salants du Médoc. Pour l'instant, ils se procurent les naissains dans le Bassin d'Arcachon et affinent, ensuite, ces huîtres dans les eaux de la Gironde.

Source : France 3 Aquitaine par CB

Dans le Médoc, c'est un retour sur un passé historique. Déjà au 19ème et 20ème siècle, de nombreuses familles vivaient de l'ostréiculture et on dispose de données historique remontant à l'époque romaine en bordure d'estuaire.


Bertrand Jung, qui expérimente son huître depuis de nombreux mois à St Vivien du Médoc, est plutôt satisfait du rendu : "on est sur une huître en quantité de chair très importante" affirme t-il. Il espère produire 15 tonnes par an, en plus des gambas et des coques.

Ensuite, à la façon d'un bon vin, nul doute que le "terroir" des eaux de Gironde, lui confèrera une saveur particulière qui la distinguera de ses petites soeurs "gigas" du Bassin d'Arcachon...

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Baie de Tamaris : la vente de huîtres et moules à nouveau autorisée



Un reportage de Nathalie Ramirez et Patrick Kurt : La vente de coquillages a repris dans la baie de Tamaris

A la Seyne-sur-Mer, les producteurs de coquillages ont retrouvé le sourire. Après deux mois d'interdiction pour cause de pollution, la vente des huîtres et moules de la baie de Tamaris vient de reprendre. Une bonne nouvelle à quelques jours des fêtes de fin d'année.

Source : France 3 Paca Par Matthias Julliand

L'interdiction sanitaire de prélever des coquillages dans la baie de Tamaris a donc fini par être levé.... après deux mois d'attente ! La pollution qui avait été à l'origine de cette mesure a entre temps disparu au profit d'eaux de bonne qualité.

Ces jours-ci, c'est donc avec un certain soulagement que Martial Hourdequin, producteur de moules et d'huîtres, a repris le chemin de son parc à coquillages.

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Haute-Corse. Les coquillages de l'étang de Diana autorisés à la consommation

Bastia, 15 déc 2014 (AFP) - L'interdition pour raison sanitaire de ramasser et de commercialiser les coquillages, huîtres et moules notamment, de l'étang de Diana, au sud de Bastia, a été levée lundi a-t-on appris auprès de la préfecture.

Cette mesure avait été imposée le 4 décembre par un arrêté préfectoral en raison des « modifications engendrées sur la qualité des eaux » par les fortes pluies du début décembre. La préfecture de Haute-Corse a précisé que les analyses effectuées depuis dix jours ont permis de lever « tout soupçon » sur la qualité des eaux et des coquillages.

Cette interdiction est intervenue à la période des plus fortes ventes des coquillages de l'étang de Diana, réputés depuis l'antiquité romaine. Les services de l'Etat, en liaison avec l'Institut français de recherche et d'exploitation de la mer (Ifremer) et les professionnels du secteur, s'étaient engagés à lever l'interdiction « dans les meilleurs délais ». Source : Terre Net / afp

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Marennes-Oléron. La lutte contre le vol des huîtres



Une équipe de France 3 a suivi des gendarmes de Charente-Maritime qui luttent contre le vol d'huîtres.

Source : France 3

Des gendarmes qui se déplacent en canoé-kayak, ce n'est pas banal . C'est pourtant l'embarcation idéale pour surveiller au plus près les poches d'huitres du bassin de Marennes d'Oléron. Hervé Barrau est ostréiculteur. Pour lui, cette surveillance est une bonne chose. "N'importe qui peut venir, accoster et repartir avec des huîtres", explique-t-il à France 3.

Flagrant délit

La plupart des vols sont commis par des ostréiculteurs professionnels.  La caméra du journal de France 3 a pu suivre les gendarmes intercepter en flagrant délit de vol, un marin. "Je sais que je suis en infraction. Je fais cela parce que je suis dans la merde jusqu'au cou", justifie-t-il. Les huîtres sont des êtres vivants. La loi ordonne qu'elles soient remises à l'eau. Cette année, 12 tonnes d'huîtres ont été volées contre 69 tonnes en 2011.

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Golfe du Morbihan. Ils sont les « anges gardiens » des parcs à huîtres


Les huîtres seront nombreuses sur les tables en cette fin d’année. De quoi attiser les convoitises. Afin de les protéger, la gendarmerie investit le golfe du Morbihan et ne lésine pas sur les moyens pour traquer les voleurs.

Source : Ouest France

Un produit rare, cher, et donc convoité. Les huîtres du Golfe du Morbihan sont en ce moment sous très haute surveillance !

Depuis plusieurs semaines, la gendarmerie, épaulée par la brigade de surveillance du littoral du Morbihan et la brigade nautique de Quiberon, sillonne les parcs à huîtres du Golfe du Morbihan. Objectif : dissuader d’éventuels voleurs. « Nous arrivons dans une période très risquée pour les ostréiculteurs où les vols peuvent être importants », confie le capitaine Thierry Badier, commandant de la communauté de brigades de gendarmerie de Vannes-Grand-Champ.Lundi soir. Sur terre, de la pointe de Larmor-Baden, en passant par Baden et jusqu’à Arradon, aucun véhicule ne peut échapper aux contrôles des gendarmes. En mer, entre l’île aux Moines, l’île d’Arz et Boedïc, un zodiac de 300 CV, du comité local des pêches avec à son bord trois gendarmes de la brigade nautique de Quiberon, file dans la nuit sombre.

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Ostréiculture. Un vigile électronique pour les parcs

Sur l'eau, cet équipement truffé de technologies surveille tout. Il donne l'alerte par téléphone ou mail en cas de vol.

Jacques-Henri Heulot, patron de la société Netabord, de Locmiquélic (Morbihan), a installé sur la concession de France-Turbot, à Trédarzec, sur le Jaudy, un système expérimental autonome sur une plate-forme flottante en aluminium équipée de caméras thermiques.

Source : Ouest France

« C'est un dispositif de surveillance contre les vols dans les parcs ostréicoles et aquacoles », précise l'ingénieur. Les données sont transmises grâce à un pont radio qui dispose de sa propre alimentation à base de panneaux solaires.

Contre les vols de naissains

Ce vigile électronique et informatique permet d'accéder à distance, aussi bien à des images sur l'écran d'un ordinateur, de jour comme de nuit, qu'à des paramètres d'oxygénation de l'eau, de salinité, de température, et à un système météo statique.

Quatre projecteurs de 215 watts fonctionnent sur batteries et éclairent la zone à protéger, sur déclenchement automatique en cas d'intrusion. « Le système déclenche une alarme à distance, par téléphone ou par mail. » Jacques-Henri Heulot reste humble : « On n'a rien inventé. On a assemblé des techniques. »

La plate-forme et son équipement pèsent 400 kg. « Une étude de marché confirme un potentiel sur les fermes aquacoles de tout l'arc sud-européen », poursuit Jacques-Henri Heulot qui a déjà équipé en WiFi et caméras les ports de Tréguier, Paimpol, Perros-Guirec, Roscoff, Ploumanac'h...

La société France-Turbot, du groupe Adrien, a été victime de nombreux vols de naissains d'huîtres dans le Jaudy au cours des dernières années. D'où l'installation de ce prototype de gardien flottant...

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Pôle mer. Trois projets d'aquaculture prometteurs en Bretagne

Le Pôle mer Bretagne a présenté vendredi trois projets aquacoles innovants avec des crevettes à  Roscoff, du saumon à Treffiagat et des aérnicoles à Fouesnant.

Source : Ouest France

Crevettes à Roscoff

Le projet SC2E est d'élever des crevettes tropicales en Bretagne dans le respect de l'environnement. L'objectif est de substituer aux importations massives des crevettes élevées localement par un nouveau système de production éco-efficient. Implantation pilote : Roscoff. Le projet est porté par l'entreprise Martrop avec la station biologique de Roscoff.

Saumon à Treffiagat

Le projet Éco-Saumon vise à créer une filière intégrée de production et de transformation de saumon produit à terre, dans une ferme pilote de production à Treffiagat. Cette filière éco-efficiente se traduira par une production des aliments, du saumon et du traitement des rejets. Le projet stimulera la diffusion de technologies innovantes, fournissant des produits finis plus sûrs pour le consommateur. Le projet est porté par Marinvest avec l'Inra et Ifremer.

Arénicole à Fouesnant

Marbiotech est une filière de production de vers marins pour des applications en santé humaine. Le projet vise à développer l'élevage de vers marins, les arénicoles (Arenicola marina) et valoriser les hémoglobines extra-cellulaires qui en seront extraites pour des applications médicales de transporteur d'oxygène universel. Le projet est porté par Hemarina et l'Agrocampus Ouest, situé de Beg-meil, à qui reviendra le soin d'élever les arénicoles reproducteurs avant transfert vers l'entreprise.

Seul pôle de compétitivité du Finistère, basé à Brest, le Pôle mer Bretagne-Atlantique a pour but de promouvoir des projets scientifiques ayant un potentiel d'industrialisation. Ces projets sont alors labellisés, ce qui déclenche les financements, tant publics que privés.

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Bassin de Thau : lancer les “huîtres d’Ingril”, l’ambitieux projet de Célia

Le défi que s’est lancé Célia n’est pas mince. Mais Ingril aurait bien des avantages.

Source : Midi Libre

Il faudra d'abord obtenir le classement de l'étang en "B" afin que les huîtres puissent y être élevées.

Armée de son Bac pro cultures marines et d'un goût prononcé pour son métier, Célia est une chef d'entreprise heureuse. "On est bien ici ! confie-t-elle dans un sourire, proche de la nature..." Célia a pris la suite de papa, ancien mareyeur parti à la retraite, pour mettre en place une activité totalement novatrice. Et si son kiosque de vente de coquillages est ouvert depuis 2008, ce n'est que depuis ce dernier mois de novembre que la totalité de son projet a vu le jour. Aujourd'hui, son activité consiste à “faire” du naissain d'huîtres.

Des huîtres de la taille d'un grain de riz

"J'achète des “bêtes” (sic), lorsqu'elles sont de la taille d'un gros grain de riz, explique-t-elle. Je les fais pousser, en caisse flottante, avant de les vendre aux ostréiculteurs." Simple à expliquer, mais moins facile à faire. Car pendant les quelque 3 à 4 mois de pousse, les manœuvres sont nombreuses et les allers-retours du mas au parc fréquents. Parce qu'il est impératif de calibrer les coquillages, grâce à des caisses au tamis de plus en plus gros, d'abord ; ensuite de les rincer et enfin de les classer par taille.

Problème : la demande en naissains n'est pas toujours la même : "D'abord parce que le marché est moins important en été qu'en fin d'année par exemple, ajoute Célia. Mais aussi parce que les ostréiculteurs craignent l'appétit des daurades. Mes commandes varient donc de 150 000 à 1 million de bêtes."

Un effet de marée intéressant...

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Terra Ostrea




Terra Ostrea lève le voile sur le métier de David Hervé et son équipe. Ostréiculteur installé à Saint-Just de Luzac, chaque jour, avec son équipe de professionnels, il développe et accompagne la production et l'élevage d'huîtres dans ses bassins. Elles se retrouveront, d'ici quelques mois, dans les cuisines des plus beaux restaurants, magnifiées par les plus grands chefs du monde entier.

Mais avant cela, un long parcours les attend...

Dans ce premier Chapitre de Terra Ostrea, nous suivrons le travail de Ludo et Laurent au cours d'une journée typique de « marée » dans le bassin de Marennes Oléron. Laissez-vous bercer par cette musique captivante qui ponctue les gestes du quotidien ostréicole...
Un film de Allan Abadie & Fabrice gass
Une production Outdoo Factory
Musique : Lonely Desert

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Le 15 Décembre 2014

La Norvège déclare son saumon bon à consommer sans modération après analyse

Le saumon d'élevage norvégien, cible de critiques récurrentes pour ses effets supposés sur la santé, peut être consommé presque sans modération y compris par les femmes enceintes, conclut un rapport d'experts publié lundi.

Source : AFP - 15 Décembre 2014

En bonne place sur les menus pendant les fêtes de fin d'année qui approchent, le saumon fait débat, notamment en France depuis qu'un reportage télévisé l'a présenté en 2013 comme "la nourriture la plus toxique au monde".

"Les avantages liés à la consommation de poisson l'emportent nettement sur le risque insignifiant que représentent les niveaux actuels de polluants et autres substances étrangères", a déclaré Janneche Utne Skaare, du Comité scientifique pour la sécurité alimentaire (VKM) mandaté par le gouvernement norvégien pour examiner la question.

Illustration : Copie d'écran de la page Google actualités (recherche : saumon) suite à l'article de l'AFP

"Vu le niveau actuel des produits les plus toxiques que sont les PCB, les dioxines et le mercure, ni les gros mangeurs ni les autres n'ingèrent des quantités nocives en mangeant du poisson gras ou maigre", a dit cette biologiste et toxicologue, citée par la chaîne NRK.

Sur la base d'une précédente étude du VKM, les autorités norvégiennes de la santé recommandaient jusqu'alors aux jeunes femmes et femmes enceintes de limiter à deux repas hebdomadaires leur consommation de poissons gras (saumon, truite, maquereau, hareng) pour ne pas exposer leur progéniture à des risques sanitaires.

Cette précaution est désormais levée. La nouvelle étude du VKM "montre au contraire combien il est important que ce groupe mange du poisson car il est prouvé que la consommation de poisson par la mère contribue positivement au développement du système nerveux du foetus et des bébés allaités", a indiqué Knut-Inge Klepp, un haut responsable de la Direction de la santé publique.

Selon le nouveau rapport, le saumon d'élevage contient aujourd'hui 70% de dioxines et PCB en moins que lors des dernières mesures, rendues publiques en 2006, et sa teneur en mercure a été divisée par deux grâce à un changement d'alimentation.

Les huiles végétales ont largement remplacé les farines et huiles de petits poissons, lesquelles ne représentent plus que 29% de la nourriture du poisson d'élevage contre 90% en 1990, selon l'Institut de recherche Nofima.

Les calculs du VKM montrent que l'on peut consommer plus d'un kilo de saumon d'élevage (...) par semaine sans risquer d'absorber des quantités nocives de polluants", a fait valoir la Direction de la santé publique, qui continue de recommander deux ou trois repas hebdomadaires à base de poisson, soit entre 300 et 450 grammes, dont la moitié en poissons gras.

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Huître triploïde, une nouvelle variété !!!

Dans un document sur les huîtres pour les fêtes de fin d'année, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) présente les huitres triploïdes, comme une nouvelle variété!!!

L’huître triploïde, une nouvelle variété

L’huître triploïde possède trois lots de chromosomes alors que l’huître est naturellement biploïde (deux lots de chromosomes). Cette particularité est issue du croisement entre une huître tétraploïde (ayant subi un choc thermique agissant sur la fécondation) et une huître biploïde. Ces huîtres à l’état de larves sont exclusivement produites en écloserie. Stérile et donc sans laitance, l’huître triploïde présente l’avantage de grossir plus vite et sa texture est constante toute l’année. Saisie par la DGCCRF, l’Anses a confirmé l'innocuité de cette huître pour le consommateur et l’absence de risques pour l’environnement. Source : DGCCRF


Avez-vous eu connaissance de la saisine de la DGCCRF auprès de l'Anses ? et de la réponse de l'Anses sur l'innocuité de l'huître triploïde pour le consommateur et l'absence de risques pour l'environnement ?

La réponse est dans cet avis de l'Afssa signé par Martin Hirsch en novembre 2001



Saisine n° 2001-SA-0080 – Maison Alfort, 23 novembre 2001

Avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments relatif à la présentation d'éléments scientifiques d'appréciation de l'équivalence des huîtres Crassostrea gigas triploïdes, par rapport à des organismes diploïdes ou "sauvages", en vue de répondre à certaines inquiétudes des consommateurs

L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments a été saisie le 20 mars 2001 par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes afin de disposer des éléments scientifiques d'appréciation de l'équivalence des huîtres Crassostrea gigas triploïdes, par rapport à des organismes diploïdes ou "sauvages", en vue de répondre à certaines inquiétudes des consommateurs. L'Association Force Ouvrière Consommateurs avait également saisi l'Afssa sur ce sujet le 18 septembre 2000.

Contexte

Des recherches effectuées sur les organismes marins et plus récemment sur les huîtres ont conduit à produire des organismes stériles dotés de trois génomes de base par croisement d'huîtres tétraploïdes avec des huîtres diploïdes. Sur le plan organoleptique, les huîtres triploïdes ne sont plus laiteuses (gamétogenèse incomplète) et présentent, toute l'année, les caractéristiques des huîtres hivernales. Par ailleurs les gains de croissance observés seraient de 22% à 38 %.

Le comité d'experts spécialisé "Biotechnologie", réuni le 22 octobre et le 21 novembre 2001, a orienté sa réflexion sur les questions suivantes :
  • le caractère polyploïde constitue-t-il en lui-même un facteur de risque sanitaire ?
  • des incidents particuliers liés à la consommation d'huîtres triploïdes par rapport à des huîtres diploïdes ont-ils été rapportés ?
  • le caractère triploïde a-t-il une influence sur les performances biologiques par rapport aux huîtres diploïdes, notamment au regard du pouvoir de filtration et du risque d'accumulation vis-à-vis des contaminants de l'environnement ?

La polyploïdie dans le règne végétal et animal

Le génome de base d'un organisme est caractérisé par le nombre de chromosomes non homologues contenu dans le noyau d'une cellule (par exemple 23 chez l'homme, 10 chez l'huître, 14 chez le blé dur). Les êtres vivants, surtout dans le règne animal, sont généralement diploïdes, leur génome étant constitué de deux génomes de base, l'un d'origine maternelle, l'autre d'origine paternelle....

Suite en téléchargeant l'avis de l'Anses (ex Afssa) : Saisine n° 2001-SA-0080

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Le 13 Décembre 2014

Landes : pour les fêtes, pas de fumée sans truites



Plombé par quelques casseroles, le saumon fumé se vend moins, tandis que la truite explose. Près des trois quarts de celles que nous avalons sont fumées en Aquitaine.

Source :  Sud Ouest par Sylvain Cottin

Déjà pris en sandwich entre le foie gras et les huîtres, voilà qu'à l'approche des fêtes le saumon boucané part un peu plus en fumée. Tandis que sa consommation explose partout ailleurs dans le monde, les ventes ont encore chuté de 13 % le mois dernier en France. Plombé par de nombreux reportages dénonçant la toxicité de son alimentation, le poisson rose s'y débat en eau d'autant plus trouble que son prix a dans le même temps bondi d'environ 10 %.

Un poisson moins festif ?

Selon le principe des assiettes communicantes, c'est donc sa cousine la truite fumée qui en profite pour afficher cet automne une pêche d'enfer. « Encore plus 20 % depuis le début de l'année », sourit Stéphane Dargelas, le directeur commercial d'Aqualande, archi-leader du marché hexagonal.

Mais si le groupe aquitain commercialise bien quelques barquettes pyrénéennes sous la marque Ovive (1), de l'eau a coulé sous les ponts des vallées d'Aspe et d'Ossau depuis la création de l'entreprise en 1981. Village peuplé d'irréductibles Gascons résistant encore et toujours à l'envahisseur norvégien (2), c'est désormais à Sarbazan - dans l'est des Landes - que 320 salariés abattent et fument quotidiennement 70 % des truites consommées en France. « Avant d'arriver, ici, vivantes par camions spéciaux, toutes sont élevées deux années durant dans l'une de nos 30 piscicultures du Sud-Ouest », explique Stéphane Dargelas. « Uniquement des gros poissons de 3 kilos, pour que l'on puisse tailler de vraies tranches dedans. »
Las, si jamais les œufs de lompe n'ont supplanté le caviar dans l'estomac des nantis, pour le saumon, la truite joue en revanche les empêcheurs de tourner en rond dans l'eau. « Sans que l'on puisse parler encore de véritable substitution, le phénomène n'est plus marginal », assure Éric Hémar, patron de la puissante société de transport IG Logistics. « Essentiellement produit en France, ce poisson profite de conditions environnementales mieux maîtrisées. »

À Sarbazan, loin des chalets nordiques et de leur fumeuse image d'Épinal, c'est à l'ombre d'une usine ultramoderne que 2 400 tonnes de poissons s'en vont pourtant chaque année en fumée. « Oui, mais celle-ci vient exclusivement des copeaux de hêtre que nous brûlons », insiste le maître de cérémonie.

Le business « Canada Dry »

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Le 12 Décembre 2014

Fêtes de fin d'année 2014 : les conseils de la DGCCRF

Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes


Noël est synonyme de « réveillon » de « sapin de Noël » et de « bûche » !

Ce moment convivial permet aux familles de se retrouver et de partager des moments agréables autour de la table et d’échanger des cadeaux.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, dans le cadre de ses missions de protection du consommateur, de sécurité et de fiabilité des produits alimentaires, et non alimentaires, vous propose quelques conseils pour éviter les mauvaises surprises et vous permettre de passer de joyeuses fêtes…

Bonnes fêtes de fin d’année !


Les conseils de la DGCCRF pour :
  • le caviar,
  • les huitres
  • le saumon
  • et la saint-jacques...

Cliquez Ici pour télécharger le document

Le saumon 

Fiche pratique de la concurrence et de la consommation de la DGCCRF

Ces dernières années, les ventes de saumon fumé ont beaucoup augmenté en grandes surfaces et les périodes de fin d’année ne représentent plus qu'une petite moitié du débit annuel. Si la consommation de ce produit s’est démocratisée, le saumon fumé de bonne qualité reste encore un produit relativement  onéreux.  

Pour l’information du consommateur, l’étiquetage doit préciser, outre la dénomination de l’espèce, si le poisson utilisé lors des opérations de fumage a été pêché ou élevé, la zone de capture pour les poissons pêchés et le pays d’élevage pour les poissons d’aquaculture. 


Les espèces sur les étals

Le saumon fumé est le plus souvent élaboré à partir de saumon Atlantique d’élevage provenant de Norvège, d’Irlande ou d’Écosse et depuis quelques années du Chili. Il existe deux élevages de saumon Atlantique en France. Cette espèce peut être vendue sous la dénomination "saumon". Les opérations de tranchage et de fumage sont majoritairement effectuées en France mais le fumage dans d’autres pays de l’Union européenne se développe, notamment en Pologne.

Les saumons du Pacifique : les plus connus sont le saumon rose du Pacifique (pink) Oncorhynchus gorbuscha le saumon rouge du  Pacifique (sockeye) Oncorhynchus nerka et le saumon keta du Pacifique (chum) Oncorhynchus keta. Parmi ces espèces, il est possible de trouver  des poissons sauvages.    Le saumon Atlantique, dont le nom scientifique est Salmo salar, peut être soit sauvage et rarissime, soit  d’élevage et abondant.  Les connaisseurs préfèrent le saumon Atlantique.


Bien choisir un saumon fumé

La couleur 

Si le ton importe peu, une couleur uniforme est le signe d'une alimentation bien menée. Les taches  brunes doivent être rares et la bordure de tranche ne doit jamais être plus foncée. Seuls les saumons  sauvages peuvent présenter quelques taches (hématomes), sans incidence sur la qualité. Des tranches  larges aux nervures espacées sont le gage d'un poisson bien développé et indiquent qu'elles viennent de  la partie avant du poisson, la plus moelleuse.

Le fumage, tranchage, salage 

Préférez les saumons fumés dont l’étiquetage précise :
  • que le fumage a été réalisé au feu de bois ;
  • que le poisson n’a jamais subi de congélation ;
  • que le poisson a été tranché à la main ;
  • que le salage a été effectué au sel sec.   

Si l’étiquetage est muet sur ces différents points, les opérations évoquées ont sans doute été réalisées  avec des méthodes plus expéditives.  L’étiquetage doit également indiqué si le saumon fumé a est décongelé.

La composition

Évitez les produits où du sucre apparaît dans la liste des ingrédients.

L’emballage

Si vous optez pour les produits vendus préemballés, méfiezvous des emballages sousvide qui ne sont  pas conservés dans des enceintes réfrigérées. Le saumon fumé se conserve entre 0 et 4°.  Rejetez les emballages mous où le poisson sue : lorsque des gouttelettes apparaissent, le poisson est  trop chaud et est conservé dans de mauvaises conditions. 

Les contrôles de la DGCCRF

Les contrôles de la DGCCRF portent sur l’étiquetage, la composition et l’hygiène des saumons. Depuis  1993,  une  surveillance  régulière  de  la  contamination  par  Listeria  des  denrées  alimentaires  à  la  distribution est réalisée. Le saumon fumé, denrée sensible, est régulièrement contrôlé dans le cadre de  ces plans de surveillance.

Pour tout renseignement complémentaire, reportez-vous aux textes applicables ou rapprochez-vous de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) ou de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) de votre département.


Les huîtres

Riches en vitamines et minéraux, les huîtres sont aussi une source de vitamine B12, de zinc et de fer dont la valeur calorique est faible.

Les Fines de claires, spéciales de claires, etc. tous ces mots vous mettent déjà l'eau à la bouche !

Mais le saiton entre la naissance des huîtres et la douzaine d'huîtres qui s'étale dans votre assiette, trois ou quatre années de culture et de soins patients des ostréiculteurs ont été nécessaires.

La France est un producteur d’huîtres important, très loin derrière l’Asie et les ÉtatsUnis, mais le premier producteur en Europe.

La production française en 2011/2012 était de 102 200 tonnes d’huîtres (90 % de creuses et 10 % de plates) dont la plus grande partie est vendue et consommée en France, majoritairement pendant les fêtes de fin d’année.

Les origines des huîtres


La culture de l'huître plate ou creuse part du naissain, huîtres minuscules (ou larves) provenant d'établissements spécialisés dans le golfe du Morbihan, dans la région charentaise, et même du Japon ou du Canada.

En fait, l'origine importe peu car c'est du lieu de production que dépendent la couleur et le goût d'une huître adulte. Chaque huître a en effet son "terroir" : le sel, la nature du plancton et des eaux lui donnent des caractéristiques très particulières. Si certaines huîtres sont plus grosses, c'est tout simplement parce qu’elles se sont mieux nourries.

En France, les huîtres sont réparties en sept régions : Normandie-mer du Nord, Bretagne Nord, Bretagne Sud, Région CentreOuest, MarennesOléron, ArcachonAquitaine, Méditerranée. Les huîtres peuvent également être importées de pays d’Europe. Dans ce cas, l’étiquetage des huîtres doit comporter le pays d’élevage sous la forme « huîtres élevées en Irlande » par exemple. Des mentions d’origine plus précises peuvent être indiquées, comme, « huîtres élevées en France, affinées en Vendée ». Une IGP (indication géographique protégée, signe officiel européen) pour les huîtres affinées à MarennesOléron a été adoptée en 2006.

Les catégories des huitres

Les règles de dénomination et de calibrage des huîtres creuses ont été révisées en 2000, la traçabilité améliorée, les calibres regroupés en 6 catégories et l'indice de chair augmenté :

  • Les Fines. Huîtres creuses de parcs d'élevage ostréicoles français. Elles ont droit à l'appellation "fines" si elles ont un indice de qualité compris entre 6,5 et 10,5. Mode de calcul : masse en grammes de la chair égouttée de 20 huîtres x 100 ; masse totale en grammes de ces 20 huîtres.
  • Les Spéciales. Huîtres creuses de même provenance. Elles ont droit à l'appellation "spéciales" si elles ont un indice supérieur à 10,5.
  • Les huîtres de claires. Huîtres creuses des centres d'élevage ostréicoles français, affinées "en claires", bassins creusés en sol argileux, naturellement imperméables et de faible profondeur. Le fond peut se recouvrir d'une algue verte qui pénètre dans les huîtres et leur donne une belle couleur et un goût spécial, un arôme particulier : celui du "terroir". Les claires sont séparées par des talus alimentés en eau de mer par un réseau de chenaux communiquant avec la mer.
Parmi les huîtres de claires, on distingue deux catégories :
  • les Fines de claires. Immergées en claires pendant au moins deux à trois semaines selon l'époque de l'année, avec une densité maximale de 1 à 3 kg au mètre carré. Leur indice de chair est compris entre 6,5 et 10,5.
  • les Spéciales de claires. Immergées pendant au moins deux à trois semaines avec une densité maximale de 1 à 3 kg au mètre carré. Elles ont un indice de chair supérieur à 10,5. Les Fines de claires et les Spéciales de claires doivent aussi répondre aux indices de qualité des Fines et des Spéciales.

L’huître triploïde, une nouvelle variété 

L’huître triploïde possède trois lots de chromosomes alors que l’huître est naturellement biploïde (deux lots de chromosomes). Cette particularité est issue du croisement entre une huître tétraploïde (ayant subi un choc thermique agissant sur la fécondation) et une huître biploïde. Ces huîtres à l’état de larves sont exclusivement produites en écloserie. Stérile et donc sans laitance, l’huître triploïde présente l’avantage de grossir plus vite et sa texture est constante toute l’année. Saisie par la DGCCRF, l’Anses a confirmé l'innocuité de cette huître pour le consommateur et l’absence de risques pour l’environnement.

Les tailles des huîtres

Les huîtres sont classées suivant les conventions professionnelles selon leur poids.

pour les huîtres plates : Les N° 6 pèsent 20 gr, les N°5 : 30 gr, les N° 4 : 40 gr, les N° 3 : 50 gr, les N° 2 : 60 gr, les N° 1 : 70 g, les N° 0 : 80 gr, les N° 00 : 90 à 100 gr, les N°000 : 100 à 120 gr.

pour les huîtres creuses sont désormais classées en 6 catégories : N°0 : + de 150gr ; N°1 : de 111 à 150gr ; N°2 : de 86 à 110gr ; N°3 : de 66 à 85gr ; N°4 : de 46 à 65gr ; N°5 : de 30 à 45gr.

Les longues sont définies par leur forme et non par leur poids.

Tous les colis ou bourriches d'huîtres doivent porter l'étiquette de salubrité sur laquelle sont portés la date de conditionnement ainsi que le nom du producteur. L'étiquette doit également comporter la mention : "ces coquillages doivent être vivants au moment de l'achat" ou une date limite de consommation.

L'étiquette doit également mentionner l'origine nationale de l'huître et son mode de production, par exemple : "huîtres élevées en France". L'étiquette de salubrité garantit que les huîtres ont été élevées dans des zones non polluées.

Conseils

Les huîtres ne doivent jamais être retournées afin qu'elles ne se vident pas et doivent être conservées au frais entre + 5 et + 15 degrés, à l'abri de la lumière. 

Pour vérifier qu'une huître est fraîche, il faut la piquer avec la pointe du couteau ou y verser une goutte de citron : elle doit se rétracter un peu. Si elle se rétracte beaucoup c'est qu'elle a perdu de son eau (et qu'elle est un peu " rassise"). Si elle ne se rétracte pas, c'est qu'elle est morte, il vaut mieux alors la jeter. N'achetez jamais une huître qui bâille. L'huître doit contenir de l'eau de mer, et en sécréter à nouveau si on jette la première eau. Cette eau sécrétée en un deuxième temps est délicieuse à boire, beaucoup plus fine que la première. Il vaut donc mieux vider l'eau de ses huîtres en les ouvrant, pour les laisser dégorger une nouvelle fois.

Les huîtres les plus grosses sont toujours les plus chères, mais les amateurs préfèrent les huîtres de taille moyenne.

Vous pouvez les conserver 4 à 5 jours à condition qu'elles soient posées bien à plat. Ouvrezles juste avant de les déguster. On peut consommer des huîtres toute l'année, la légende des mois en “R” a vécu : la rapidité et la fiabilité des transports permettent de manger des huîtres même en saison chaude ; Les mois d'été, période de leur reproduction, elles seront simplement plus grasses car pleines de laitance, sauf si vous achetez des huîtres triploïdes, stériles.

Les contrôles de la DGCCRF

Des contrôles sont effectués auprès des expéditeurs, en amont et en aval, auprès de la grande distribution, des poissonneries et des restaurateurs. Quelques anomalies relatives à l’information du consommateur sont régulièrement relevées comme l’utilisation d’origine locale valorisante comme

« MarennesOléron » ou « Arcachon » pour les huîtres simplement expédiées de Marennes ou d’Arcachon. Des cas de francisation (huîtres élevées à l’étranger et vendues comme françaises) ont parfois été constatés.   

Pour tout renseignement complémentaire, reportez-vous aux textes applicables ou rapprochez-vous de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) ou de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) de votre département.

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Le 11 Décembre 2014

Aquaculture : le tilapia va bientôt remplir nos assiettes


Le récent décryptage des génomes du tilapia favorise la production mondiale.

Source : Midi Libre par Olivier Schlama

Poisson connu depuis plus de 4 000 ans, originaire d'Afrique, le tilapia est la deuxième espèce produite au monde en aquaculture après les carpes, principalement par les Chinois qui en raffolent. Surnommé “poulet aquatique”, il est déjà bien présent dans nos cantines et supermarchés. Élevé dans une centaine de pays, ce poisson modèle est appelé à remplir davantage nos assiettes. "Déjà peu cher, 7 € à 8 € le kilo, facile à élever, pas besoin de farine à base de poisson-fourrage qui participe à l'exploitation des océans - on peut le nourrir avec du 100 % végétal -, le tilapia est également une réponse à une demande de production piscicole soucieuse de l'environnement, contrairement à d'autres. On importe plus de 200 000 tonnes de filets de poisson par an", explique Jean-François Baroiller.

"Des croisements judicieux"

Le responsable de l'unité mixte Intrépid (intensification raisonnée écologique pour une pisciculture durable), associant Cirad et Ifremer, a participé à l'aventure du décryptage des génomes de cinq espèces de cichlidés, auxquels appartient le tilapia. Des résultats publiés dans la revue Nature du 18 septembre. L'intérêt de ce décryptage ? "Il est désormais possible d'identifier très vite les individus capables de transmettre des qualités recherchées : résistance aux maladies, vitesse de croissance, taux de reproduction, etc. Et d'effectuer des croisements judicieux."

Le mâle grossit plus vite

Chez le tilapia, le mâle grossit plus vite que la femelle et rend l'élevage plus profitable. Pour en obtenir davantage, on a recours encore trop souvent à des traitements hormonaux, décriés. "Notre laboratoire a prouvé que l'on peut se passer des hormones. Il suffit d'augmenter sensiblement la température de l'eau chez les alevins pour masculiniser une génération à 95 %. Cela se fait déjà au Brésil et cette méthode devrait faire tache d'huile", précise le scientifique.

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Un pôle de recherche de renommée internationale


A Saint-Pée-Sur-Nivelle, l’Aquapôle rassemble l’ensemble des activités de recherche conduites en Aquitaine par l’Inrasur la nutrition des poissons d’élevage et l’étude de leurs comportements

Source : Sud Ouest par Bruno Fay

En 1964, l'Inra prend en charge la station d'hydrobiologie installée à Biarritz, dans l'actuel Musée de la Mer. Les recherches portent alors sur les populations de truites et de saumons. Treize ans plus tard, la station migre à Saint-Pée-sur-Nivelle, rejointe par des chercheurs en nutrition et génétique des poissons. Au fil du temps, des partenariats se tissent avec les universités de Pau (UPPA), de Bordeaux 1 et l'Ifremer. Aujourd'hui, l'Aquapôle a acquis une renommée internationale.

Installé à l'entrée de Saint-Pée, l'Aquapôle compte désormais 2100 m² de laboratoires et plusieurs sites d'expérimentation : deux piscicultures à Donzacq et Lées-Athas, une rivière expérimentale sur Le Lapitxuri, des stations de contrôle sur La Nivelle, etc. En charge de l'unité d'appui à la recherche, Olivier Debetancourt fait office de Monsieur Loyal de l'Aquapôle. « Avec mon équipe, nous assurons les activités administratives et techniques pour le compte des deux unités de recherches présentes sur le site : NuMéa, pour ‘'Nutrition, Métabolisme, Aquaculture'', et ECOBIOP, pour ‘'Ecologie Comportementale et Biologie de Poissons''. Nous venons en appui aux 60 chercheurs de l'Inra et enseignants-chercheurs de l'UPPA ainsi qu'aux doctorants, postdoctorants et étudiants de passage. »

Proposer des stratégies innovantes

NuMéa travaille surtout sur les nutriments qui contrôlent le métabolisme et la croissance des poissons afin de proposer des stratégies innovantes dans l'alimentation des poissons d'élevage. Les retombées sont concrètes pour la filière aquacole. Leurs travaux permettent d'optimiser durablement l'efficacité des aliments tout en améliorant la croissance et le métabolisme des poissons.

ECOBIOP travaille quant à elle essentiellement sur deux thématiques. « D'un côté, le comportement des poissons au moment de la migration et de la reproduction, résume le chercheur Étienne Prévost. De l'autre, l'évolution des poissons diadromes, vivant à la fois en eau douce et en mer, et l'impact des éléments extérieurs sur leur comportement, à l'instar du changement climatique, de la pêche... » Des travaux de recherche très utiles pour les associations, les collectivités ou les autorités qui font régulièrement appel à ECOBIOP en matière d'expertise. « L'anguille européenne a été récemment classée en danger critique d'extinction, cite par exemple Étienne Prévost. En étudiant le comportement des jeunes anguilles avant la migration de reproduction, nous pouvons découvrir les différences entre les individus de nature à influencer le rétablissement de l'espèce. » C'est sûr, l'Aquapôle a de l'avenir ! 

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Tout sur le saumon, le nouveau site grand public sur ce poisson

http://www.toutsurlesaumon.fr/

Le site Tout sur le saumon est lancé en France depuis le 9 décembre 2014.

Source : LSA par Julie Delvallée

Le centre des produits de la mer de Norvège lance aujourd’hui un site à destination du grand public pour l’informer sur le saumon d’élevage.

Rassurer le consommateur sur le saumon, juste avant les fêtes de fin d’année. L’idée est dans l’esprit de toutes les marques. Normal, à quelques jours du pic de vente pour ce produit. Il s'agit aussi d'informer le public autour du porduit, qui a été victime de nombreuses polémiques depuis un an et demi.

Toutes les questions abordées

Le centre des produits de la mer de Norvège voulait  prendre part à ce travail de pédagogie. Sa réponse ? Le lancement, ce mardi 9 décembre, du site Tout sur le saumon.

L’ambition est de proposer au public des informations sur la filière du saumon et l’aquaculture. Il est constitué autour de trois grandes parties thématiques : l’aquaculture, la durabilité et la sécurité alimentaire.

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7 Français sur 10 vont consommer du saumon fumé à Noël


Source : LSA par Julie Delvallée

Le marché du saumon fumé est en recul de 12, 8 % en volume depuis le mois d'octobre 2013.

Le syndicat du saumon fumé a réalisé une étude pour sonder les consommateurs sur leurs intentions d’achats pour les fêtes de fin d’année 2014. La saison devrait meilleure qu’en 2013, aux dires des industriels et de l’étude. Explications.

La filière du saumon fumé se veut confiante pour les fêtes 2014. Il faut dire qu’elle a déroulé un plan de bataille massif pour assurer l’édition 2014. Et pour enrayer, aussi, cette mauvaise année pour le saumon fumé. Le marché enregistre en effet depuis un an une baisse de 6,2 % de son chiffre d’affaires, et des volumes de plus de 12,8 % depuis octobre 2013 (Source : Kantar).

Un plan bien orchestré

« La saison festive 2014 est prometteuse », assurent les industriels. Les premières commandes pour la grande distribution sont à la hausse par rapport à l’année précédente, et une très forte activité promotionnelle est déjà programmée, sachant que les ventes sous promos ont représenté, en 2013, près de 45 % des volumes écoulés.

Autre élément rassurant, le groupe saumon de l’interprofession ETF (Entreprises du traiteur frais) a réalisé avec le CSA une étude sur les intentions d’achat : il en ressort que 71 % des 1002 sondés comptent consommer le poisson festif pour Noel 2014. 20 % restent encore indécis à ce jour, le reste assurant ne pas vouloir en consommer.

L’effet ‘Envoyé Spécial’ terminé

Si les ambitions et les moyens déployés sont importants, c’est aussi pour enrayer la mauvaise orientation de ce marché. Polémique sur le saumon norvégien, reportage jugé à charge d’Envoyé spécial et surtout hausse des matières premières ont eu raison du saumon fumé. « Le marché est chahuté depuis l’été 2013 avec une hausse des prix des matières premières qui est passée, en gros, de 3,50 euros à 5,20 euros », constate Jacques Trottier, président du groupe saumon au sein de l’ETF. Selon lui, les polémiques concernant l’alimentation du saumon sont terminées « Le reportage a été diffusé en Belgique et aux Pays-Bas, des pays où le bien-être animal est important, et le sujet n’a pas fait grand bruit. La France a été un micro phénomène, mais vu la demande mondiale, pas d’inquiétude pour le saumon norvégien » assure-t-il.

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Le 10 Décembre 2014

Ostréiculture. La mortalité des huîtres inquiète en Normandie

Depuis quelques mois, les ostréiculteurs découvrent un fort taux de mortalité. Mais cette fois, dans les huîtres adultes. De quoi inquiéter avant les fêtes de fin d'année !

Source : Ouest France par

Alors que la mortalité des naissains d'huîtres sévit depuis environ huit ans, la filière ostréicole est, cette fois, ébranlée par la mortalité des huîtres adultes. « C'est une nouveauté 2014 qui confirme les alertes constatées en 2013. Dès l'automne, avant le triage pour les fêtes de fin d'année, une mortalité élevée est apparue pour l'huître adulte », explique Joseph Costard, vice-président de la section régionale Normandie et Mer du Nord de la conchyliculture.

Il avance quelques hypothèses sur les causes éventuelles : « Les conditions météorologiques ont été défavorables, avec une douceur inhabituelle mal acceptée par des huîtres adultes, déjà affaiblies à l'état de naissain. Le taux de mortalité devrait varier de 20 à 25 %, selon les zones d'élevage. » Un phénomène actuellement étudié par le centre de référence sur l'huître de l'Université de Caen. « Une grande vigilance s'impose. Même si l'on s'est adapté, la mortalité des naissains a quand même conduit 10 % des entreprises à mettre la clé sous la porte. » En huit ans, la production annuelle d'huîtres en Normandie est passée de 25000 à 15000 t.

Impact financier

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Afin de limiter la mortalité, Joseph Costard préconise « un contrôle des transferts d'huîtres entre bassins d'élevage. Il faut aussi travailler sur la certification des naissains avec analyses complètes, avant la mise en élevage. Limiter les risques, c'est diminuer l'hécatombe ! »

Et d'ajouter...

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Le 9 Décembre 2014

Feuilleton : Les huîtres de Normandie


Traditionnellement, les huîtres s'invitent aux repas de fête en Basse-Normandie. Mais cette année encore, elle se fera plus rare car une maladie continue de décimer la production. A quelques jours de Noël, ce feuilleton nous emmène faire le tour des parcs ostréicoles de la région bas-normande.


Cette semaine, le feuilleton est consacré à l'un des produits phare de Noël : l'huître.

C'est assez peu connu, mais la Normandie est la principale région de production en France. Une grande partie de la production est vendue à des grossistes charentais qui en finissent l'élevage et la vendent sous l'appellation "Huître charentaise".

En Normandie cette année, comme partout, les ostréiculteurs sont très affectés par la mortalité du naissain qui touche tous les bassins ostréicoles. En France, depuis 2008, la production est passée de 150 000  tonnes à 80 000 tonnes par an.

Depuis l'année dernière, les huîtres adultes, celles qui sont bonnes à vendre, sont à leur tour emportées par de mystérieuses bactéries. A la veille des fêtes, le manque à gagner s'annonce conséquent pour certains ostréiculteurs.

Un feuilleton proposé par Pierre-Marie Puaud, Matthieu Bellinghen, Joséphine Minfir et Sylvain Ledey

Episode 1 Ostréiculteur dans la baie des Veys, une histoire de famille

A Gefosse-Fontenay, dans la baie des Veys, nous avons suivi Patrick Perdriel, l'un des pionniers de l'ostréiculture. Il produit des huîtres depuis 40 ans, et cette année n'est pas loin d'être la plus mauvaise : les poches "sonnent le creux". Cependant, la passion ne le quitte pas.



Les huîtres de Normandie Feuilleton épisode 1 sur 4
Intervenants :
Patrick Perdriel, ostréiculteur
Jacqueline Perdriel

Episode 2 :  Utah Beach : un bassin d'exception pour les huîtres


Pour ce deuxième épisode, direction Utah Beach : c'est le plus petit et le plus méconnu des bassins ostréicole. C'est là qu'exerce une des rares femmes ostréicultrice. Chantal Lamy dirige une entreprise de sept personnes pour produire une huître d'exception et fait preuve d'un courage salué par son entourage professionnel.



Huîtres de Normandie Feuilleton 2 sur 4
Intervenants :
Chantal Lamy, ostréicultrice
Jean-Noël Lamy, mari de Chantal

Episode 3 : Le goût des profondeurs de l'huître de Blainville-sur-mer

L'ostréiculture souffre, ce qui n'empêche pas certains de se lancer, d'embrasser ce métier difficile. Sur la côte ouest du Cotentin, à Blainville sur mer, le dernier à s'être installé s'appelle Loïc Danlos. Il produit des huîtres de pleine mer qu'il vend sur les marchés au prix de très longues journées de travail.



Huîtres de Normandie Feuilleton 3 sur 4
Intervenant :
Loïc Danlos, ostréiculteur

Episode 4 St Vaast-la-Hougue, berceau des huîtres de Normandie

Saint-Vaast-la-Hougue, l'un des plus anciens bassin de production d'huîtres, sans doute aussi le plus connu. Si beaucoup d'ostréiculteurs continuent de vendre leurs huîtres en gros en Charente ou dans le bassin d'Arcachon, la jeune génération cherche à valoriser l'identité et le caractère des huîtres de Saint-Vaast. C'est le cas de Christian de Longcamp, un adepte de l'huître traditionnelle, qui cherche à maîtriser sa production, du naissain, jusqu'à la table du consommateur.



Huîtres de Normandie Feuilleton 4 sur 4
Intervenant :
Christian de Longcamp, ostréiculteur

Connaissez-vous les quatre crus des huîtres de Normandie ?

La production ostréicole normande recouvre quatre "crus" différents aux goûts et aux caractéristiques bien distincts.
  • Les savoureuses de la Côte de Nacre, à la saveur tonique. La production se trouve à l’extrémité Est du site historique d’Arromanches, surle site ostréicole de Meuvaines-Asnelles, créé au début des années 1990.
  • Les irrésistibles d’Isigny sur Mer, douces et croquantes. Bordée par Utah Beach, Isigny-sur-Mer et Grandcamp-Maisy, la Baie des Veys est arrosée en permanence par plusieurs rivières du bocage normand. L’huître d’Isigny est reconnaissable à sa chair douce et croquante. C’est l’huître qui s’accommode le mieux aux préparations culinaires. Le centre le plus récent s’est développé à Utah Beach, qui donne également des produits d’une qualité exceptionnelle.
  • Les fameuses Saint-Vaast, charnues et iodées. Le bassin ostréicole de Saint-Vaast la Hougue et de l’île de Tatihou, sur la côte Est du Cotentin, est le plus ancien de la région. À la fois iodée et charnue, l’huître de Saint-Vaast se caractérise par son goût de noisette.
  • Les huîtres de la côte Ouest du Cotentin, au goût corsé. Sur la côte Ouest du Cotentin, de la baie de Granville à Port-bail, en passant par Agon-Coutainville, Blainville-sur-Mer et Gouville, les parcs à huître sont exposés aux vents du large et aux puissants courants des marées. C’est le domaine de l’huître dite de « pleine mer », caractérisée par son parfum iodé et son goût corsé.

Plus d'infos sur le site http://www.huitres-normandie.com/

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Y aura-t-il des huîtres de l'étang de Thau pour Noël ?

A Bouzigues (34), les ostréiculteurs attendent la décision d'Ifremer



Reportage Nicolas Chatail/ Armelle Goyon

Source : France 3 Languedoc Roussillon par Par Isabelle Bris

Pourrons nous manger des huîtres de l'étang de Thau pour les fêtes de Noël ? Pour le moment pas de réponse, les conchyliculteurs sont toujours dans l'expectative. Ces fruits de mer restent interdits de vente depuis les dernières inondations, mais heureusement, il reste encore un peu de stock.

Rassurez-vous, malgré l'interdiction de vente des huîtres suite aux inondations sur le bassin de Thau, celles que l'on trouve dans le commerce sont bonnes à savourer : elles ont été cueillies avant l'alerte sanitaire.

Néanmoins cette situation commence a faire stresser les ostréiculteurs : ils espèrent voir l'interdiction levée avant les fêtes de fin d'année, période cruciale pour la filière qui représente entre 30  et 80 % du chiffre d'affaire annuel .

Les analyses, effectuées par l'IFREMER, sont en cours. Tout pourrait rentrer dans l'ordre à la fin de la semaine.

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Andernos-les-Bains (33) : succès confirmé pour Cabanes en fête

La 6e édition de Cabanes en fête, samedi, a confirmé et même peut-être amplifié le succès des précédentes années.

Source : Sud Ouest et reportage Photo de Bernadette Dubourg

Samedi matin, juste après avoir coupé, pour la première fois, le ruban inaugural et avant de discourir sur la scène du grand chapiteau, le maire d'Andernos-les-Bains, Jean-Yves Rosazza, a longuement arpenté l'allée principale du port ostréicole, à la rencontre des « équipages » constitués dans chaque cabane d'un ostréiculteur, un restaurateur, un viticulteur de l'Entre-deux-Mers et un artiste.

On pourrait retenir qu'il est gourmet, voire gourmand pour avoir goûté aux huîtres chaudes ou froides et autres tapas des produits de la mer qu'on lui tendait.

On retiendra surtout la tonalité chaleureuse de ses propos. À la sous-préfète, Dominique Christian, « à l'écoute des élus et de la population ». Aux (nombreux) élus « venus en amoureux du Bassin, en amis d'Andernos, loin des joutes politiques et politiciennes pour lesquelles je n'ai pas d'appétence particulière ».

À Joël Latour, chef d'orchestre de « La Piste aux étoiles » qui s'est interrogé au moment du changement de municipalité, mais qui a fait « primer l'intérêt général » : « C'est la passion, le talent ».

Aux initiateurs de la fête, en 2009, à la nouvelle équipe municipale, élue en mars, comme à l'équipe d'animation : « Cet événement, né d'une heureuse idée, a grandi et gardé son âme. Nous sommes chargés de la transmission, Cabanes en fête n'appartient à personne, c'est un heureux moment volé au temps qui passe, c'est la fête de la générosité. Cabanes en fête ne disparaîtra jamais.

Au public, nombreux, enfin : « Cabanes en fête, c'est vous ».

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Le 8 Décembre 2014

Le Panda et le saumon : la face sombre du WWF

Wilfried Huismann, Pandaleaks : The Dark Side of the WWF, éd Nordbook, Bremen, 2014, 260p

En 2012, le journaliste allemand Wilfried Huismann a publié son enquête sur le WWF en Allemagne et elle a eu un grand retentissement. Il nous donne maintenant une version en anglais, complétée et revue. Il a rencontré des dirigeants du WWF, quand ils ont accepté de le recevoir et de répondre à ses questions, et il a aussi reçu de nombreux témoignages d’anciens membres de l’organisation -ou actuels- sur le malaise que suscitent en son sein les liens étroits qu’entretient le WWF avec les grandes multinationales, y compris celles qui sont considérées comme les plus grands pollueurs et destructeurs de l’environnement. Il ne met pas en cause la sincérité des salariés de l’ONGE, et il reconnaît que le travail de terrain peut être respectable,  il constate simplement que les plus hautes instances du WWF négocient avec de grandes sociétés multinationales et les contestent de moins en moins, au point de couvrir et même de favoriser l’expansion de pratiques inacceptables. Il analyse ainsi les rapports avec Coca Cola, les liens avec les défenseurs de l’apartheid, avec Monsanto et les grands producteurs d’huile de palme et de soja. Il confronte les intentions affichées par le WWF avec les réalités sur le terrain. Or, toutes les enquêtes de terrain menées par W Huismann montrent que les entreprises liées au WWF ne respectent pas leurs engagements, pourtant bien limités. Malgré ces constats alarmants, le WWF continue d’assurer qu’il contribue à l’amélioration des pratiques de ces grandes sociétés, en Afrique, au Mexique, au Brésil, en Argentine, en Inde et en Indonésie. L’enquête montre qu’elles poursuivent la déforestation, la destruction des sols, des ressources en eau. Elles sacrifient des communautés indigènes et paysannes et le WWF soutient cette politique, malgré ses engagements en faveur des droits des indigènes . Loin de contribuer à la protection de la nature et des populations qui en vivent, selon W Huismann, le WWF couvre les turpitudes et les pratiques scandaleuses des sociétés qui le financent. Pire, il permet ainsi à ces multinationales d’étendre leurs activités destructrices, comme en Indonésie, au Chili ou en Argentine.

Le WWF et le roi du saumon

L’entreprise norvégienne Marine Harvest réalise près du quart (plus de 400 000t en 2014) de la production mondiale de saumon d’élevage. L’ensemble des entreprises norvégiennes contrôle 90% de cette production et John Fredriksen, propriétaire de Marine Harvest, est considéré comme le roi du saumon. Son entreprise produit du saumon en Norvège, en Ecosse, au Chili et elle le transforme dans plusieurs pays d’Europe et d’Asie. Avec 10 000 employés dans 23 pays, elle est le leader de la « révolution bleue ». En 2008, le WWF a signé un accord de partenariat avec Marine Harvest pour promouvoir l’aquaculture durable suivant les canons de la certification ASC (Aquaculture Stewardship Council), conçue sous l’égide du WWF et lancée officiellement en 2009.

Carte extraite de l'article de Global magazine : L'or rose en chute libre

Cette même année, le Chili a connu un désastre dans ses fermes aquacoles, le virus ISA (Anémie Infectieuse du Saumon), apparu en 2007, a touché une grande partie des élevages, entraînant la mort de millions de saumons, du nord au sud du pays. Cette crise jette une lumière crue sur les pratiques des entreprises aquacoles du Chili. Marine Harvest, en Norvège, subit des contrôles et chaque année, les concessions peuvent être retirées ; l’usage des antibiotiques est réduit et souvent absent, la densité des élevages est nettement plus faible qu’au Chili. Il en résulte que l’épidémie a été maîtrisée en Norvège alors qu’elle ne le fut pas du tout au Chili. L’ISA n’est pas la seule maladie, sur 478 élevages, 420 sont infestés de poux et les saumons sont touchés par une vingtaine de maladies. L’usage des antibiotiques est hors contrôle, 800 fois plus élevé qu’en Norvège et même 36 000 fois, selon un biologiste chilien.

« Nous ne sommes que des esclaves des multinationales... »

L’environnement marin est sacrifié, les fonds marins sous les cages sont en état d’anoxie (sans oxygène), les saumons échappés des cages ont modifié les espèces locales et la biodiversité. Les ressources qui faisaient vivre les pêcheurs sont détruites et n’offrent plus d’alternative aux employés des élevages et des ateliers de transformation qui se retrouvent sans emploi et sans revenu. La pêche chilienne se trouve sous la dépendance des industriels du saumon à qui les pêcheurs fournissent les poissons pour la farine et l’aliment : « Nous ne sommes que des esclaves des multinationales, il ne reste plus de pêcheurs indépendants au Chili » déclare un patron pêcheur à Wilfried Huismann. Le gouvernement a favorisé une véritable mafia du saumon, sans contrôle.

Le norvégien Marine Harvest, numéro 1 dans toutes les régions d'élevage de saumon atlantique

NB : En situation de monopole sur le saumon d'Ecosse, Marine Harvest a du céder sa filiale "Morpol" au canadien Cooke Aquaculture

Les dirigeants de Marine Harvest reconnaissent leurs erreurs face à cette catastrophe, mais ils l’ont organisée, par appât du gain, et n’ont nullement respecté les règles imposées en Norvège. Malgré ces responsabilités évidentes, en 2011, le WWF a signé un accord de partenariat avec cette entreprise, au nom de progrès futurs. Le WWF vient de recevoir, en novembre 2014, d’importantes subventions de la part des grandes entreprises chiliennes pour accompagner le « verdissement » de l’aquaculture et sa labellisation ASC. Pour l’ONG Ecoceanaos, ce partenariat, c’est l’annonce d’une catastrophe et l’extension des zones d’élevage .  En l’absence de règles contraignantes fixées et contrôlées par l’Etat, les entreprises feront ce qu’elles voudront en cherchant, peut-être, à éviter la catastrophe dans leurs nouvelles implantations. Ce n’est pas le WWF qui les dénoncera si elles continuent de dégrader l’environnement, tant il est lié à leurs financements. Le WWF apporte plutôt une caution verte à des entreprises déconsidérées par leur comportement et leur mépris de l’environnement et des droits sociaux. Au sein même du WWF International, ces accords sont considérés comme honteux par certains responsables, en privé…

L’enquête ne concerne pas la pêche et le Marine Stewardship Council (MSC), premier label lancé en 1995 par le WWF et Unilever. Ce label certifie des pêcheries durables, mais ces pêcheries sont déjà suivies par les services scientifiques et le label ne vient que conforter des pêcheries déjà bien gérées. Certains parlent d’un racket, car il faut payer cher une certification qui est de plus en plus souvent exigée par la grande distribution. Walmart est un des grands soutiens à cette politique et Carrefour vient de s’y mettre en France. La fondation Walmart finance le WWF pour promouvoir ce label. Les organisations de pêcheurs artisans ont pris fortement position contre ce type de labellisation lors de la rencontre de Bangkok en 2008. Des chercheurs considèrent que cette certification renforce les logiques de privatisation : «La certification et l’éco-labellisation privatisent la gouvernance des pêches de plusieurs façons largement méconnues, par la création de nouvelles formes de droits exclusifs et de privilèges dans des situations de gestion commune déjà compliquées par des droits d’accès et de propriété, créant ainsi les conditions de confusions, de conflits mais aussi de coopération ».

Cette certification met les pêcheurs artisans entre les mains de la grande distribution qui contrôle leur accès au marché.

L’environnement et les affaires contre les droits humains....

Suite de l'article d'Alain Le Sann sur l'Encre de Mer

L’Irlande parie sur le saumon bio

C’est l’un des incontournables des fêtes de fin d’année. Le saumon a pourtant mauvaise presse ces derniers temps à cause des conditions d’élevage et des substances toxiques qu’il ingère.

Source : Radio France International par Sébastien Duval

Plus gros producteur mondial, avec plus d’un million de tonnes par an, la Norvège est pointée du doigt.

Du coup, l’Irlande est partie en croisade pour faire valoir sa différence : une production d’à peine 17 000 tonnes, dont plus de 80 % est certifiée bio. Sébastien Duval s’est rendu dans le Connemara.

On s'est rendu compte qu'on ne pouvait plus faire face à la concurrence norvégienne... 

Une nouvelle ferme de 450 ha, au large de la baie de Galway, devrait permettre de doubler la production de saumon. Mais le projet est loin de faire l'unanimité...

Ecoutez et regardez le reportage de Radio France International

Pour en savoir plus sur le projet d'un centre salmonicole d'une capacité annuelle de 15.000 tonnes de saumon bio sur une concession marine de 450 ha  : Marine Harvest écrit l'histoire du saumon bio européen en Irlande !

Pour du saumon bio produit à moins grande échelle (*) : La coopérative d'éleveurs ISPG

Et la plaquette de ce groupement de 3 producteurs irlandais : Irish Seafood Producers Group (SPG)

(*) Si le norvégien Marine Harvest prévoit de produire 15000 tonnes de saumon bio dans sa ferme de la baie de Galway, les 3 producteurs bio irlandais en produisent tout de même plusieurs milliers de tonnes !!! Le reportage de RFI nous montre que dans une cage d'élevage il y a 25000 saumons soit plus de 50 tonnes de poisson bio... Cette cage équivaut à la taille moyenne d'une pisciculture de truite bio en France !!!

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La filière des produits de la mer menacée par le règlement européen

Ces dernières années, le marché des produits issus de l'aquaculture biologique a montré des signes encourageants de croissance dans certains pays en Europe. Le règlement européen définissant les exigences relatives à la production aquacole biologique est entré en vigueur en juillet 2010. Fin 2014 certaines dispositions transitoires n'auront plus cours, avec le risque que l'offre pour certaines espèces de poissons et notamment de crustacés soit menacée. La filière se montre très préoccupée. Bio-Marché.Info s'est entretenu avec Udo Censkowsky, qui se consacre depuis des années à l'aquaculture biologique et accompagne des projets dans le monde entier. Source : Bio Marché Info

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Apéro marin autour du saumon

^http://madame.lefigaro.fr/cuisine/apero-marin-041214-93279

Source : Le Figaro Madame Par Michèle Carles, Karine Révillon | Le 06 décembre 2014

Pour commencer un réveillon, ou à décliner en 1001 mezze festifs, des bouchées où le saumon est roi.

Amuse-bouche nippon
Pour 4 personnes. Râper finement à la mandoline 1 mini-concombre et 8 radis roses. Les faire tremper dans de l’eau froide. Les égoutter, les répartir sur quatre feuilles de shiso. Puis assaisonner de quelques gouttes d’huile d’olive au citron, poivrer et déposer une cuillerée d’œufs de saumon.

Pommes baltiques
Pour 4 personnes. Cuire 8 rattes à la vapeur. Retirer la peau. Mélanger 10 cl de crème fraîche avec 1 noisette de wasabi. Ensuite, couper le cœur de saumon en huit tranches et les rattes en deux. Pour servir, poser une tranche de saumon sur chaque demi-ratte, ajouter 1 cuillerée de crème wasabi et parsemer de graines de pavot.

Tartines nordiques
Couper 2 petits pains au sésame ou au pavot en deux dans la longueur, les recouper en deux pour avoir huit tartines. Émincer finement 1 pomme (Granny ou Gala). Poser un lit de pommes sur chaque tartine, y répartir 100 g de tartare de saumon. Râper le zeste d’un citron vert dessus et ajouter quelques gouttes de jus.

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Menu de Noël : que mangeront les Français cette année ? [Infographie]

Le foie gras reste en tête des entrées préférées des Français lors du réveillon de Noël

Foie gras ou saumon, chapon ou dinde, bûche glacée ou bûche pâtissière, que mangeront les Français à Noël ? Les réponses détaillées au travers d'un sondage exclusif mené par Toluna pour LSA. 

Source : LSA par Florence Bray Publié le 05 décembre 2014




Visiblement, les Français ont déjà une idée assez précise de leur menu de Noël. Aux premières places, les grands classiques. On retrouve ainsi dans le trio de tête des entrées, le foie gras, suivi du saumon et des huîtres. Pour le plat principal, le chapon reste en tête avant la dinde et le poulet/poule/poularde. Enfin, pour les desserts, c'est la bûche glacée qui garde la préférence des Français suivie de la bûche pâtissière.      

Autres articles dans :  LSA
  • Noël 2014: 45 % des Français n'ont pas commencé leurs achats - Sondage exclusif LSA/Toluna
  • Huitres, saumon, Saint-Jacques seront-ils sur les tables à Noël ?
  • Les députés ont voté la hausse de 50 % de la taxe sur les surfaces commerciales

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Le 7 Décembre 2014

A partir du 13 décembre, nouvel étiquetage des produits de la pêche et de l'aquaculture sur les étals




From 13 December 2014, the rules for labels accompanying all fishery and aquaculture products for EU consumers will change. This pocket guide explains what must appear on the new labels and what additional information can be displayed.

Cliquer Ici pour télécharger "A pocket guide to the EU’s new fish and aquaculture consumer labels"

Pour en savoir plus sur RPA : Etiquetage du poisson. Les engins de pêche s'affichent en poissonnerie

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L'Ifremer ouvre grand la porte de ses données scientifiques

http://data.ifremer.fr/

L'Ifremer se dote d'un nouveau portail grand public dont l'objectif est de faciliter l'accès aux bases de données marines gérées par l'Ifremer

Source : Ifremer

A travers ses activités scientifiques et ses activités d’observations, l’Ifremer récolte et valorise un grand nombre de données très variées (mesures physiques, chimiques, biologiques, observations, cartographie…). Parce qu’elles sont archivées dans des bases de données très diverses, ces données perdent en visibilité et accessibilité.

Pour remédier à cette situation, l’Ifremer se dote d’un portail d’entrée unique vers ses données marines. Ce nouveau portail vous présente les différents types de données disponibles, et, en vous permettant de les filtrer selon de nombreux critères, rend votre recherche plus facile et efficace.

Données numériques, images, vidéos, cartes ou encore publications, quelle que soit votre recherche, une seule adresse : http://data.ifremer.fr/

Enfin, parce que la science se doit d’être accessible à tous, vous y trouverez également des contenus didactiques sur la thématique des données marines : qu'est-ce qu'une donnée marine ? Comment est-elle acquise ? Quels sont les traitements informatiques qu'on lui applique ?, etc.

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La course aux huîtres, c'est parti

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/la-course-aux-huitres-c-est-parti-07-12-2014-4353767.php

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Ostréiculture. Un vigile électronique pour les parcs

Sur l'eau, cet équipement truffé de technologies surveille tout. Il donne l'alerte par téléphone ou mail en cas de vol.
 
Jacques-Henri Heulot, patron de la société Netabord, de Locmiquélic (Morbihan), a installé sur la concession de France-Turbot, à Trédarzec, sur le Jaudy, un système expérimental autonome sur une plate-forme flottante en aluminium équipée de caméras thermiques.

Source : Ouest France

« C'est un dispositif de surveillance contre les vols dans les parcs ostréicoles et aquacoles », précise l'ingénieur. Les données sont transmises grâce à un pont radio qui dispose de sa propre alimentation à base de panneaux solaires.

Contre les vols de naissains

Ce vigile électronique et informatique permet d'accéder à distance, aussi bien à des images sur l'écran d'un ordinateur, de jour comme de nuit, qu'à des paramètres d'oxygénation de l'eau, de salinité, de température, et à un système météo statique.

Quatre projecteurs de 215 watts fonctionnent sur batteries et éclairent la zone à protéger, sur déclenchement automatique en cas d'intrusion. « Le système déclenche une alarme à distance, par téléphone ou par mail. » Jacques-Henri Heulot reste humble : « On n'a rien inventé. On a assemblé des techniques. »

Suite : Ouest France 


http://www.lavoixdunord.fr/region/armentieres-une-tonne-d-huitres-a-ecouler-tout-le-ia11b49726n2535459?xtor=RSS-2

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Le 4 Décembre 2014

Charente-Maritime : les gendarmes veillent sur les huîtres de Noël... en kayak

A l'approche des fêtes de Noël, on redoute les vols. Kayaks de mer, canots rapides, barges ostréicoles : depuis 2011, le dispositif de surveillance a été renforcé

Source : Sud Ouest La Rochelle avec AFP 

Bientôt Noël, et déjà, tous les yeux se tournent sur les huîtres. Le coquillage attise aussi bien les convoitises des gourmets que des voleurs. Les vols ont pourtant été divisé par quatre dans le département. Car, depuis 2011, les gendarme déploient tout un arsenal.

A l'origine, des vols en recrudescence...

En 2011, c'est la catastrophe. Cette année-là, les vols d'huîtres doublent par rapport à l'année précédente. Une quarantaine de tonnes sont ainsi dérobées. La colère des ostréiculteurs monte : certains veillent jour et nuit. D'autres réclament même des caméras de vidéosurveillance.

La décision est alors prise de renforcer le dispositif de surveillance. Parmi les idées retenues : des alertes envoyées par e-mail ou par SMS à tous les ostréiculteurs de la région dès qu'un vol est enregistré. D'autres idées vont voir le jour.

... Et une valeur en hausse

Avec la mortalité des huîtres juvéniles enregistrée ces dernières années, le précieux coquillage est également devenu une denrée plus rare encore. Sa valeur a grimpé de 50% en cinq ans.

L'huître, donc, attire les convoitise. Dans le secteur de Marennes-Oléron, le plus important d'Europe, les huîtres bénéficient du label d'Indication géographique protégée (IGP). Or ce secteur "concentre 70 à 80% des vols", explique le major Frédéric Taymont.

De l'opération H aux kayaks furtifs

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La commercialisation des huîtres et moules de l’Etang de Diana suspendue

A la suite des fortes pluies du week-end dernier et des modifications qu’elles ont engendrées sur la qualité des eaux de l'étang de Diana, la commercialisation des huîtres et moules de l’Etang de Diana est provisoirement suspendue, a indiqué jeudi la préfecture de Haute-Corse.

La commercialisation des huîtres et moules suspendue



Philippe Livet, direction départementale des territoires et de la mer

Reportage de Sophie Sauli, Typhaine Urtizverea, Anne-Laure Louche

Source : France 3 Corse ViaStella Par Grégoire Bézie Publié le 04/12/2014

La Préfecture de la Haute-Corse a été amenée à interdire temporairement, pour raison sanitaire, depuis mercredi, le ramassage, la commercialisation et la consommation de tous les coquillages provenant de cet étang.

"Ces dispositions sont exceptionnelles et tiennent à un phénomène météo lui-même significatif. Les services de l'Etat, en liaison avec IFREMER et les professionnels du secteur, travaillent à ce que ces mesures d'interdiction soient levées dans les meilleurs délais", précise le communiqué.

Cette interdiction intervient à la période des plus fortes ventes des coquillages de l'étang de Diana, réputés depuis l'antiquité romaine.

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3 jours plus tôt

Intempéries : la commercialisation des huîtres et des moules de l'Etang de Thau suspendue

Le Préfet de l'Hérault a décidé de suspendre provisoirement la récolte et la commercialisation des huîtres et des moules en provenance de l'Etang de Thau de l'Hérault. Les derniers résultats d'analyses de l'Ifremer ne sont pas satisfaisants.

Source : France 3 LR Par Zakaria SoullamiPublié le 01/12/2014 | 

La surveillance des zones de production de coquillages effectuée par l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) sur des huîtres et des moules en provenance de l'étang de Thau a révélé des résultats non conformes à la norme autorisée dans l'étang.

La récolte et la vente des moules et des huîtres de Thau sont donc interdites depuis ce soir. Cela concerne les coquillages récoltés avant le 26 novembre 2014.

Cette mesure temporaire sera levée dès que les résultats des analyses seront pleinement satisfaisants.

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Le 3 Décembre 2014

Avec près de 6000 entreprises, la pêche et la conchyliculture représentent un réseau d'exploitations (principalement de type familial) très important sur tout le littoral français...



Remarque personnelle : Pourquoi l'Agefos n'indique pas le nombre d'entreprises conchylicoles dans son baromètre de l'économie maritime. Les ostréiculteurs et les mytiliculteurs ne seraient pas des professionnels de la mer ?

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Suite de la revue de presse aquaculture : Mois de Novembre 2014

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