mercredi 30 mai 2012

The End of the Line : Avis de forte tempête médiatique sur la pêche française !

Avis de forte tempête sur la pêche française ! (premier titre)

Plus bas dans l'annexe, le kit de survie préparé par les pêcheurs britanniques...

Une forte tempête est annoncée sur la pêche française le mercredi 6 juin 2012, jour du passage de « The End of the Line » sur Planète +.

Une dépression suivie de fortes rafales....

Les fortes rafales qui ont soufflé sur la pêche française ces derniers jours, vont s’accentuer…

Mercredi 16 mai : Dépression des pêcheurs avec l’annonce du gouvernement Ayrault : Frédéric Cuvillier, ministre délégué à l’économie maritime sous tutelle écologique…

Mardi 22 mai : "Ocean 2012" annonce la fin du poisson français sur les étals…

Mardi 29 mai 2012 : "Paris Match" met en scène les People de la surpêche et le moussaillon de service dans La mer épuisée… (voir le casting (1))

Mardi 29 mai 2012 : Lancement du film choc contre la surpêche : The End of the Line. L'océan en voie d'épuisement avec d'autres People… Ce 29 mai à Paris, Mélanie Laurent, Jose Garcia, Isabelle Doval et Charles Clover ont lancé la campagne du film « The End of the Line, L'Océan en voie d'épuisement », plaidoyer pour une pêche durable. Le film sera diffusé à l'occasion de la journée internationale des océans sur Planète+, le mercredi 6 juin à 20h40, et sortira en DVD à partir du 18 juin.

Le calme avant la tempête…

Mercredi 30 mai : A Paris, lors des assises de la filière pêche et des produits de la mer, Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux transports et à l'économie maritime, calme les pêcheurs…

Mercredi 6 juin à 20h40 sur Planète + : la tempête déferle sur la pêche française....

The End of the Line : l'océan en voie d'épuisement

Documentaire canadien réalisé par Rupert Murray en 2009.


Enquête aux quatre coins du monde sur les effets de la surpêche sur la population des océans : à ce rythme, elle pourrait avoir disparu en 2050.

(1) Dans les rôles de capitaines de la surpêche : Daniel Pauly (UBC), Philippe Cury (IRD), Claire Nouvion (Bloom), et l'Ifremer réduit à un rôle de moussaillon avec Alain Biseau... En effet, "Paris Match" assure que l'Ifremer (Institut de recherche pour l'exploitation de la mer) est beaucoup moins alarmiste, et souhaite relativiser. Mais le magazine souligne aussi que l'Ifremer reste là dans son rôle de chercheur "pour l'exploitation" des ressources océanes, plus que pour leur protection. Et rappelle qu'une mer sans poissons est loin d'être de la pure science-fiction…. (Cathy Lafon : "Erika", justice, pollutions, surpêche... la longue liste des maux de la mer Sud-Ouest)

Philippe Favrelière (modifié le 4 juin 2012)

Autres articles :


Dans l'annexe, le kit de survie
préparé par les pêcheurs britanniques

En juin 2009, au moment de la sortie du film "The End of the Line" outre-manche, les pêcheurs britanniques avaient du affronter la tempête médiatique... Ils avaient fortement réagi.... en publiant : le Petit kit de débutant à l'usage des journalistes paresseux

A tous les journalistes : Un post des pêcheurs anglais bien british !

No tuna, no salmon. No oysters, no skate. No cod and chips

Imagine a world without seafood for supper. It's nearer than you think.

Pas de thon, pas de saumon. Pas d'huîtres, Pas de raie. Pas de morue avec les chips

Imaginez un monde sans produits de la mer pour le souper. C'est plus proche que vous ne le pensez.


Has Cod Had its Chips ?
La morue a-t-elle eu ses Chips ?

Who Ate All the Fish ?
Qui a mangé tout le poisson ?

Les pêcheurs anglais commencent à perdre leur sang froid. Harcelés de toute part, notamment par les journalistes, ils répondent à leurs détracteurs par un petit billet qui ne manque pas de sel : Petit kit de débutant à l'usage des journalistes paresseux.

« La vague de récits superficiels et sensationnalistes qui a récemment déferlé dans les médias a conduit la NFFO (National Federation of Fishermen’s Organisations / Fédération Nationale des Organisations de Pêcheurs) à préparer un « kit du débutant » à l’intention des journalistes trop paresseux pour s’efforcer de comprendre le secteur de la pêche professionnelle. »
Ce « kit » se présente sous forme de « A faire » et « A ne pas faire »....

Lire la suite du message des pêcheurs britanniques de la NFFO (en anglais) et la traduction en français sur le site du Comité Régional des Pêches Maritimes d'Aquitaine (en français)

Bon Appétit !

Photographies : (haut) NFFO et (bas) Romas Foord - The Guardian

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Pour aller plus loin....

Le 4 juin 2012

Matignon tenté par la pêche durable !

En France, selon Charles Clover, le chef cuisinier de Matignon lui aurait promis de ne préparer au Premier ministre et à ses invités que des plats de poissons issus de la pêche durable.

Charles Clover est le journaliste britannique qui a mené l'enquête à l’origine du documentaire apocalyptique « The End of the Line ». Si rien n'est fait d'ici 2050 il n'y aura peut-être plus une seule espèce de poisson comestible dans nos océans : l'avertissement lancé par The end of the line du réalisateur Britannique Rupert Murray sera diffusé en version française (L'Océan en voie d'épuisement) le 6 juin sur Planète+ à 20h40.

Les experts interrogés dans le film sont unanimes : il est urgent d'agir pour stopper la disparition des espèces halieutiques. Pour la seule zone Atlantique Nord-Est, près de 80% des stocks sont surexploités et plus de 15% épuisés.

La modernisation des techniques de pêche, avec des dragues qui ratissent les fonds marins et les sennes coulissantes qui capturent toutes sortes d'espèces non ciblées comme les dauphins, conduisent à la pêche accidentelle de 7 millions de tonnes de créatures marines par an dans le monde. Elles sont en général rejetées par dessus bord pour aller mourir dans l'océan....

Il est temps de prendre conscience du désastre et de le réparer, a lancé l'actrice Mélanie Laurent, narratrice de la version française du documentaire financé par la fondation Akuo. Parrainée par l'acteur José Garcia, celle-ci s'est engagée à offrir des exemplaires du DVD (sortie prévue le 18 juin) à des écoles pour sensibiliser les jeunes à la protection des écosystèmes marins. D'après AFP : Surpêche: un film alerte sur la surexploitation des océans sur Planète+

A propos de la Fondation Akuo :

La Fondation Akuo a été créée par le groupe Akuo Energy, un producteur indépendant d’énergies renouvelables à dimension internationale, spécialisé dans la mise en œuvre d’unités de production d’électricité à partir de ressources renouvelables : éolien, solaire, hydraulique, biomasse et biogaz.

Le développement durable est au cœur de la culture d’Akuo Energy. Depuis sa création, le groupe a toujours essayé de créer des projets intelligents et concertés, à l’échelle des territoires dans lesquels ils sont implantés et intégrés dans leur environnement. Ils sont systématiquement conçus pour mettre en valeur et favoriser d’autres initiatives locales qui apportent des bénéfices durables supplémentaires à la population au-delà d’une production d’électricité verte.

Akuo Energy est très fière de créer la fondation Akuo, sous l’égide de la Fondation de Luxembourg, car elle lui permet d’amplifier son impact et de poursuivre de nouveaux projets sans but lucratif tout en offrant la possibilité à ses partenaires de s’engager à ses cotés, notamment en faveur de populations défavorisées dans le monte entier pour :

  • Donner accès à des sources d’énergie renouvelables continues et durablement compétitives ;
  • Donner accès au savoir et à l’éducation ;
  • Donner accès à l’eau et aux services de santé ;
  • Préserver l’environnement et la biodiversité, notamment à travers la promotion de pratiques agricoles durables et raisonnées.

La Fondation Akuo partage les valeurs du groupe Akuo Energy autour des notions d’intégrité, d’apprentissage et d’innovation pour ensemble faire une différence et contribuer à faire un monde meilleur. Ses projets sont bien équilibrés entre des projets portés par des associations partenaires auxquels ils contribuent et des projets portés par le groupe Akuo qui ouvrent de nouveaux horizons et de nouvelles opportunités pour avoir plus d’impact. Pour plus d’informations : Fondation Akuo

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Le 31 mai 2012 : Communiqué de presse

Lancement du film choc contre la surpêche et premières réactions

The End of the Line : L'océan en voie d'épuisement

Ce 29 mai à Paris, Mélanie Laurent, Jose Garcia, Isabelle Doval et Charles Clover ont lancé la campagne du film « The End of the Line, L'Océan en voie d'épuisement », plaidoyer pour une pêche durable. Le film sera diffusé à l'occasion de la journée internationale des océans sur Planète+, le mercredi 6 juin à 20h40, et sortira en DVD à partir du 18 juin.

D'ici le milieu du siècle, des scientifiques prédisent qu'il n'y aura plus de poisson comestible dans l'océan si on ne change rien aux politiques de pêche. C'est tout le postulat d'un film passionnant qui arrive en France grâce au distributeur Lug Cinéma, après avoir révolutionné l'Angleterre. Un film écologique aux implications économiques et politiques : s'il n'y a plus de poisson à pêcher et à consommer, il n'y aura plus de travail pour les pêcheurs.

La soirée a débuté par une déclaration de Mélanie Laurent, narratrice de la version française du film, devant une salle comble : « Ce film est le plus important de votre vie... J'espère qu'il vous conduira à changer vos habitudes. Il faut un certain courage politique pour prendre les décisions qui s'imposent... Agir est l'unique solution ».

Lors du débat qui a suivi la projection, François Chartier, chargé des campagnes Océan de Greenpeace, a ajouté : « Le nouveau gouvernement sera jugé sur son ambition. Or, c'est à l'aune de ses prises de position sur des questions fondamentales, comme la politique commune de pêche européenne (PCP), que cette ambition sera évaluée. Chaque point de la PCP doit être apprécié en accord avec les prévisions scientifiques et donc la nature, et non vis-à-vis de la demande des lobbys».

Charles Clover, auteur du livre à l'origine du film, a ajouté : « Si on fait évoluer la demande, on fera évoluer la consommation et donc les lobbys de la pêche seront forcés de négocier un retour en arrière vers une pêche plus durable. C'est donc à nous, consommateurs, de jouer et d'exiger que notre poisson provienne d'une pêche durable».

Si Odile Gauthier (directrice de la mer et de la biodiversité auprès du Ministre de l'Ecologie), présente dans la salle, a pu rappeler que le gouvernement nouvellement nommé n'a pas encore pu exprimer sa position sur la Politique Commune de Pêche Européenne (PCP), l'ensemble des participants a souligné l'urgence de la situation : c'est dès le 12 juin que le Ministre devra se prononcer sur la nouvelle proposition de PCP qui sera votée plus tard dans l'année, et c'est dès le 12 juin que nous devons réclamer des amendements à cette politique.

Stephan Beaucher, animateur de la campagne Océans 2012, rappelle que depuis lundi 21 mai, la France a atteint son seuil d'auto-suffisance en produits de la mer : l'intégralité du poisson consommé depuis ce jour jusqu'à la fin 2012, soit 62% de la consommation totale française, est importée !

Ghislain Ghomart, maître d'œuvre du Grenelle de l'Environnement et du Grenelle de la Mer pour Jean-Louis Borloo, a ouvert le débat en incitant le nouveau gouvernement à conserver la dynamique initiée par le Grenelle et à continuer d'impliquer les acteurs de la société civile quand les décisions dépassent la simple politique pour impacter directement le consommateur

En attendant, il existe des solutions simples et directes pour le consommateur :

  • Se renseigner sur le poisson acheté ou le restaurant fréquenté (notamment grâce à www.fish2fork.com)
  • Rejoindre la campagne pour les réserves marines protégées sur www.bluemarinefoundation.com
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Le 9 juin 2012

Attention ! La Voix du Nord est contaminée par la maladie de la surpêche !

La Voix du Nord ne couvre plus l’actualité de Boulogne, le plus grand port de pêche de l’hexagone ; elle a été placée sous perfusion écologique….

La Voix du Nord - Bilan clinique du 9 juin 2012 :

Attention, les mers sont malades de leurs déserts bleus !

Des fonds marins aussi beaux que menacés. Une nouvelle politique des pêches entrera en vigueur en 2013. Trop tard ?

La Journée mondiale des océans s'est achevée hier dans les eaux troubles d'une angoisse. Si rien n'est fait d'ici à 2050, il n'y aura peut-être plus une seule espèce de poisson comestible dans nos océans. La situation n'a jamais été aussi mal ressentie par les scientifiques à une semaine de l'ouverture du sommet de la Terre Rio + 20, et la première source de vie de la planète vire trop vite au rouge vif.

Plus de 90 % des dix espèces de poissons les plus pêchées sont en voie de disparition, et près de la moitié des autres espèces commerciales sont menacées par l'industrie de la pêche.

Fuites en avant

Que faire ? Manger moins de poisson ? Les élevages fournissent à présent la majorité des poissons con-sommés dans le monde, mais attention, il faut 10 kilos de poisson sauvage pour fabriquer la farine qui nourrira 1 kilo de saumon d'élevage ! En mer, la surpêche est passée de 20 millions de tonnes en 1950 à 100 millions en 2010.

Réalisé à Roubaix par les équipes de Consoglobe, premier portail français de la consommation durable, planetoscope.com est le premier site de statistiques mondiales sur l'environnement. Les chiffres défilent en temps réel. Déprimants. Chaque seconde, plus de 472 kilos de poissons d'eaux profondes sont pêchés dans le monde, soit 15 millions de tonnes par an... mais à peine 0,5 % du chiffre d'affaires de la pêche mondiale : un désastre écologique.

Depuis 1998, les déserts marins de l'océan, sans algues ni poissons, ont progressé de 6,6 millions de kilomètres carrés (+ 15 %), notamment dans l'Atlantique Nord.

Que faire ? Consommer du poisson labellisé durable (MSC), boycotter les espèces menacées, espérer un texte qui protégerait enfin la haute mer : il y a un vide juridique pour 70 % des océans. Premiers arrivés, premiers servis. Le plus gros chalutier du monde est si grand qu'il pourrait accueillir treize Boeing 747 sur son pont. Planquez les sardines ! • Y. B.

La Voix Du Nord

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Le 11 juin 2012


Fish Fight met à prix la tête de Frédéric Cuvillier, Ministre de la pêche de la République française et fraichement réélu député du département du Pas-de-Calais...

Adaptation personnelle d'une réclame de Fish Fight dans le journal "Le Monde"

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12 juin 2012. Grosse pression (La Voix du Nord)

En se payant une pleine page de publicité dans le quotidien Le Monde de dimanche, le groupe de pression écologiste Fish Fight a fait fort. Une photo plein cadre du maire de Boulogne en noir et blanc avec ce texte : « Nous vous observons M. Frédéric Cuvillier» Fish Fight entend en effet dénoncer le gaspillage que constitue la pêche aujourd'hui en mer du Nord, « plus d'un million de tonnes de poissons rejetés en mer chaque année ». Plus de huit cent mille personnes ont signé leur pétition. Fish Fight incite même à twitter directement @fcuvillier. Au Luxembourg où il siège aujourd'hui, F. Cuvillier va se heurter pour la première fois au lobby environnementaliste. Chaud devant !

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Lettre ouverte (et inquiète) à Monsieur Cuvillier, ministre de l’Economie maritime

Point de vue - Va-t-on exploiter les océans jusqu'à les vider complètement ? La France et ses 6.000 km de côtes doit se montrer pionnière et soutenir une nouvelle politique commune de la pêche durable, souligne Xavier Pastor, d'Oceana.

Monsieur le ministre,

A la veille de la journée mondiale des océans (le 8 juin, ndlr) et à l’aube de votre mandat, je m’adresse à vous pour vous témoigner mon inquiétude non seulement face à l’état de nos océans, mais également face à l’attitude de la France dans les négociations environnementales, et en particulier celles concernant la réforme de la Politique commune de la pêche.

Au lendemain de votre nomination, tous les journaux se faisaient l’écho des difficultés auxquelles sont confrontés les pêcheurs, soulignant que la flotte française a été divisée par deux en dix ans et que le déficit commercial de la filière a atteint 3,25 milliards d’euros en 2010. Quelle ironie qu’aucun de ces journaux n’ait eu l’honnêteté de donner ces autres chiffres : ils n’ont pas dit que 360 millions d’euros d’aides publiques ont été dépensés en 2009 pour ce secteur, que les ministres des 27 Etats membres ont une fois encore fixé les opportunités de pêche pour l’année 2012 bien au-dessus de ce que recommandaient les scientifiques et qu’à ce jour, 92% des stocks évalués sont surexploités en Méditerranée et 63% en Atlantique.

Spirale infernale

Avec ses 6 000 km de côtes et une zone économique exclusive de 11 millions de km2, la deuxième au monde après les Etats-Unis, la France doit se montrer pionnière et ambitieuse car elle a les moyens de faire la différence. Pourtant, si aujourd’hui elle se démarque dans les forums européens et internationaux, c’est par son refus systématique de soutenir des mesures qui mettraient fin à cette spirale infernale, et par son habileté à constituer des alliances politiques pour maintenir le statu quo. Ce même statu quo, qui est le principal responsable de la situation dans laquelle se trouve l’industrie de la pêche aujourd’hui : trop de bateaux ciblant des poissons qui se font rares, ont conduit à des entreprises de pêche peu ou pas rentables et qui dépendent de plus en plus d’aides publiques pour leur survie et pour pouvoir continuer à (sur)pêcher.

Allons-nous exploiter les océans jusqu’à les vider complètement ? D’après certains scientifiques, peut-être. Ce qui est certain en revanche, c’est que la réforme actuellement débattue à Bruxelles offre la possibilité de l’éviter, en construisant une nouvelle politique qui place l’environnement en son centre, non pas parce nous pensons que les hommes ne sont pas importants, mais parce qu’il n’y a pas d’autres solutions.

Seuls des écosystèmes marins en bon état peuvent permettre de retrouver l’abondance d’autrefois

La future politique commune de la pêche doit garantir la reconstitution rapide de tous les stocks commercialement exploités au rendement maximum durable d’ici à 2015, et elle doit placer les politiques de conservation de la biodiversité au cœur des politiques d’exploitations des ressources car l’un et l’autre vont de pair. Seuls des écosystèmes marins en bon état peuvent permettre de retrouver l’abondance d’autrefois, et ainsi garantir la résilience des océans au changement climatique et aux impacts résultants des activités économiques. Finalement, sans poisson, pas de pêche, et sans écosystème en bonne santé, pas de poisson.

A nouveau gouvernement, nouvelle politique, dit-on. Je veux surtout espérer que sous votre égide, la France cessera cette politique de l’autruche qui consiste à opposer l’environnement aux aspects économiques, en repoussant les décisions nécessaires à des temps économiques meilleurs. Si l’on tend à penser en temps de crise économique que l’environnement est un luxe, la réalité est que nous n’avons pas les moyens d’attendre.

Monsieur le ministre, vous prenez vos fonctions à un moment important pour les océans et le futur de la pêche en France et en Europe. Je ne doute pas que votre mandat sera difficile mais je souhaite que vous ayez la clairvoyance d’éviter les écueils d’une approche basée sur le court-terme, et le courage de relever le défi d’une pêche durable. Source : Terraeco

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Le 14 juin 2012

Ces 6 organisations défendent les pêcheurs....

Les Ong environnementales prétendent être les défenseurs de l’emploi dans la pêche !

Le 12 juin 2012, les ministres européens de la Pêche ont négocié les grandes orientations de la réforme de leur Politique commune en la matière. Les ONG s’inquiètent pour les poissons et les pêcheurs.

La proposition de la Commission est sortie très amendée de la négociation ministérielle. Avec pour résultat, déplorent six ONG actives dans le milieu, de "limiter la réforme au plus petit dénominateur commun, sans la moindre ambition de parvenir à une pêche durable ou de sauver des emplois de pêcheurs". Tous leurs espoirs se reportent dès lors désormais sur les eurodéputés. D’après La Libre : L’Europe pèche et surpêche

Lettre commune des 6 ONG aux ministres européens de la pêche : Réforme PCP

Réforme de la Politique commune de la Pêche : 6 ONG lancent l'alerte rouge

Avec certaines ONG, il est nécessaire de lire entre les lignes

Redonner toute sa place à la pêche artisanale

Il faut favoriser ceux qui pêchent mieux. C’est soutenir les bonnes pratiques de pêches, sélectives, qui évitent tout gaspillage. C’est donner l’accès aux stocks avant tout à ceux qui respectent les règles, utilisent des techniques de pêche durables et, au final, préservent la ressource pour demain.

Il est temps de donner toute sa place à la petite pêche côtière et artisanale. Alors qu’ils représentent les trois quarts des professionnels en Europe comme en France, ces pêcheurs ne bénéficient que d’une très faible proportion des quotas et aides publiques. Pourtant ils connaissent leur environnement et, parce qu’ils sont ancrés sur leur territoire, ont intérêt à le gérer en préservant les ressources pour demain. Ils sont porteurs de savoir-faire, de solutions pour une pêche durable. Mais ils sont, pour l’heure, les grands perdants de la réforme de la PCP proposée.

Redonner toute sa place à la pêche artisanale permettra de créer de l’activité économique. Car la pêche artisanale génère davantage d’emplois par tonne de poisson débarquée que la pêche industrielle. Elle est indispensable à nos territoires littoraux. Davantage tournée vers la durabilité, elle est moderne. Elle est porteuse d’un avenir pour les pêcheurs.

Aujourd’hui, il est possible d’inverser la tendance : le nouveau gouvernement peut être un leader dans cette réforme de la PCP, y porter une vraie ambition environnementale et sociale pour la pêche en France et en Europe.

Il est temps d’arrêter d’opposer systématiquement protection de l’environnement et rentabilité économique. Ou de voir dans la défense du milieu marin une menace pour ceux qui en vivent.

Mettre fin à la surpêche et donner un avenir aux pêcheurs n’est qu’une question de volonté politique. C’est aussi un défi pour le nouveau gouvernement. L’intégration de la pêche au sein du ministère de l’Ecologie est un signe positif. Mais c’est dans les négociations pour la réforme de la PCP que sera jugée la sincérité du changement proclamé. D’après Libération : Pour la survie de la pêche européenne, il est urgent d’agir !

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Le 30 juin 2012

Pêche : Terra Eco donne la parole au
Green People !

Eco-pêcheuse : Mélanie Laurent


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Pêcherie de thon rouge. Ne pas confondre surpêche et compassion...

« The End of the Line - L'océan en voie d'épuisement », suit un journaliste du Sunday Times, dans une enquête qui révèle l'impact dévastateur de la surpêche sur la biodiversité de nos océans.

Une scène d'horreur : la victime se fait encercler par une vingtaine d'hommes. Au bout d'un moment, l'un d'entre eux s'approche puis la saisit. Elle se débat avec force mais l'homme empoigne une sorte de hache et lui déchire le torse. Encore saignant, le corps est balancé par ses complices dans un bateau. La victime, un Thon rouge, demeure couchée sur un lit de cadavres, ses congénères. Plus tard, elle atterrira dans un quelconque restaurant au Japon.

La scène est extraite du film «The End of the Line - L'océan en voie d'épuisement», un documentaire qui pointe du doigt les méfaits de la pêche industrielle sur nos océans. Basé sur le best-seller homonyme de Charles Clover, le film suit ce journaliste à travers ses rencontres avec des hommes politiques et des restaurateurs qui semblent être loin de comprendre la gravité de la situation.

Le tournage du film a duré deux ans. Le réalisateur Ruper Murray et le journaliste ont sillonné le monde, du Détroit de Gibraltar aux côtes Japonaises. Il s'agit d'une enquête passionnante qui s'appuie sur des témoignages scientifiques.

Entre la dégradation de la biodiversité et les atteintes à notre propre chaine alimentaire, le film dévoile l'inquiétude croissante au sein de la communauté scientifique, des pêcheurs locaux et des autorités de pêche. Si la donne reste inchangée et que la pêche industrielle demeure aussi peu surveillée, d'ici 2048, les réserves de poissons atteindront un seuil critique. Les mers et océans risquent d'être dépeuplés.... Source : Mélanie Laurent prête sa voix à un film choc sur la surpêche (Le Figaro)


La Madrague, une pêcherie ancestrale de thon rouge en Méditerranée

La scène décrite dans l’article du Figaro (en tant qu'une scène d’horreur) concerne la Madrague, une technique de pêche ancestrale en Méditerranée.... Il ne s’agit pas d’une capture de type industriel, comme le peut-être la pêche à la senne tournante l’une des causes de la surpêche du thon rouge....

Il ne faut pas confondre compassion et surpêche !!!

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Le 31 aout 2012. La surpêche à Saint-Jean-Cap-Ferrat

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Le 10 septembre 2012

Futura Sciences, fossoyeur des grands fonds !


Futura Sciences veut enterrer définitivement le chalutage dans les grands fonds, le chalutage tout court...

Comment Futura Sciences, site internet dont l’audience est comparable celle d’Ouest France sur le Web, peut se prétendre de la science ? Futura Sciences interprète sans nuance les travaux de Pere Puig, géologue marin à l’Institut des Sciences Marines de Barcelone, sur l’impact du chalutage au large des côtes catalanes, travaux publiés dans la revue Nature...

Futura Sciences va dans le sens du mouvement « anti-chalutage », alors que Pere Puig et ses collègues sont beaucoup plus nuancés :

  • « L'interdiction devrait être évaluée au cas par cas plutôt que comme une approche globale, car une pêche durable peut apparaître dans certains zones où les dommages géologiques et de l'écosystème sont faits... »
  • « Le chalutage de fond a été comparé à la coupe à blanc des forêts. D’après nos résultats, il vaudrait mieux comparer le chalutage à une activité agricole intensive. Le chalutage répété sur le même terrain, par le déplacement et la redistribution des sédiments, favorise en fait la mise à niveau de la surface et il produit des effets morphologiques similaires à ceux d'un champ labouré par l'agriculteur. »
  • « Les conséquences écologiques et les effets sur la biodiversité marine de cette pêcherie sont évidentes dans certaines parties du monde, comme sur les fonds avec des coraux d'eau froide qui sont détruits lors du chalutage. Toutefois, sur les fonds meubles, certaines espèces commerciales, du moins dans nos eaux, ne semblent pas être affectés de manière critique, puisque ces zones sont exploitées depuis des décennies... »

Comparer l’article de Futura Sciences avec ceux de la revue Nature et de l’Université de Barcelone

Futura Sciences : Les chalutages profonds ravagent les fonds marins

Sans surprise, les chaluts de fond causeraient de gros dégâts environnementaux en eaux profondes. La mise en mouvement des sédiments provoquée par les filets modifierait profondément la physionomie des grands fonds, notamment dans les canyons sous-marins méditerranéens.

Des chaluts de fond sont utilisés depuis près d'un siècle en Méditerranée. Aux débuts de cette pêche, les navires opéraient à proximité du littoral, en eaux peu profondes. Mais, à partir des années 1960, les flottes de chalutiers se sont progressivement éloignées vers le large et les grandes profondeurs, allant jusqu'à ratisser les canyons sous-marins.

Durant leur utilisation, les chaluts sont littéralement tirés sur les fonds marins. Les dégâts environnementaux occasionnés à proximité des côtes (arrachage de la flore, mise en suspension des sédiments, etc.) ont fait l’objet d’études et de vives polémiques. En revanche, peu d’informations sont disponibles sur les effets du chalutage en eaux profondes, notamment dans la partie supérieure du talus continental (à plus de 200 m sous la surface).

Une étude publiée dans la revue Nature par Pere Puig de l’Institute of Marine Sciences de Barcelone vient de confirmer ce que de nombreuses personnes pensaient. La pêche au chalut perturbe également les fonds marins profonds. Elle y réalise un véritable travail de terrassement, détruisant directement ou indirectement, par le dépôt de sédiments, les reliefs complexes sources d’abris pour la vie.... Suite...

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Le dernier poisson - Quel avenir pour la pêche ?


Le dernier poisson - Quel avenir pour la pêche ?

Samedi 06 octobre 2012 de 17h30 à 19h00
Muséum National d’Histoire Naturelle
Salle 1 / Auditorium
Grand public


Réalisé par Ismeni Walter
Ecrit par Ismeni Walter
Produit par Schiebener Filmproduktion pour la WDR
Documentaire, Allemagne, 2011, 45 min

Chaque année, 90 millions de tonnes de poisson sont pêchées sur la planète. Cette ressource, que l’on croyait renouvelable, et donc inépuisable, est en réalité menacée. En effet, plus de 85% des poissons remontés dans les filets sont rejetés morts à la mer − et ne sont donc pas comptabilisés dans les quotas de pêche. Si la pisciculture semble à première vue une bonne solution, elle consomme en réalité plus de poissons qu’elle n’en produit : pour 1 kg de poisson d’élevage, il faut pêcher 5 kg d’espèces sauvages, transformées ensuite en farine. Sans compter la pollution qu’occasionne l’aquaculture... Les réglementations suffisent-elles pour sortir du cercle vicieux de la surpêche, qui bouleverse les écosystèmes ? De l’avis des experts, il existe des solutions pour mettre en place une pêche durable. Ce documentaire dévoile des réalités méconnues du public et montre qu’il est urgent de faire évoluer les modes de production vers une pêche durable.

Débat en présence de :

  • Gilles Boeuf , Président du MNHN, biologiste marin 
  • Claire Nouvian, Présidente et fondatrice de BLOOM association

Ce documentaire sera projeté dans le cadre de la 8ème édition du festival Pariscience, le festival international du film scientifique, organisé par l'Association Science et Télévision (AST) qui ouvrira ses portes du Jeudi 4 Octobre 2012 au Mardi 9 Octobre 2012 au Muséum national d'Histoire naturelle de Paris.

46 documentaires seront projetés et aborderont des thèmes variés. La pêche durable et la sauvegarde des espèces seront notamment mises à l'honneur.

Pour plus de renseignement sur le programme du festival, cliquer Ici

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Le 5 décembre 2012

Cabillaud, poisson en voie d’extinction !

« Longtemps poisson le plus consommé en Europe, le cabillaud est aujourd'hui menacé de disparition. »

En 2013, Norvège et Russie vont se partager un million de tonnes de cabillaud en Mer de Barents. Un record pour ces deux pays !

Mais, Arte dit : Cabillaud, un poisson en perdition



Les Vikings sont les premiers à avoir pêché intensivement le cabillaud jusqu'à Terre-Neuve. Puis les Basques ont appris à le sécher et à le saler - inventant ainsi la morue. Pendant deux siècles, le cabillaud a représenté 60 % de la consommation totale de poisson en Europe. Aujourd'hui, il est menacé de disparition à cause de la surpêche. Enquête dans la Baltique, en Norvège, en Islande et à Terre-Neuve, ainsi qu'à bord de caboteurs et de chalutiers, dont certains sont de véritables usines flottantes.

Un film de Folke Rydén et Ryszard Solarz
Avec le soutien de Baltic Sea 2020

(Pologne, Etats-Unis, Canada, 2010, 43mn) 

ZDF

Date de première diffusion : Mar., 27 nov. 2012, 17h47

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mardi 22 mai 2012

L'appel des pêcheurs indiens : « Sauvons l'eau, sauvons la côte, sauvons les gens de la côte ! »

Entendez-vous le cri des pêcheurs en Inde : « Sauvons l'eau, sauvons la côte, sauvons les gens de la côte ! »


22 mai 2012 : Journée internationale de la biodiversité marine et côtière...

Cette année la journée mondiale de la biodiversité a comme thème la biodiversité marine et côtière. Le Forum National des Pêcheurs en Inde (NFF) appelle les communautés de pêcheurs (du monde entier ndlr) à réaffirmer leur droit de protéger la biodiversité marine et leur droit d’utiliser de manière durable la ressource en poisson…

Appel à mobilisation pour la journée mondiale de la biodiversité

Le 22 mai 2012 est la Journée mondiale de la biodiversité.

Cette année, elle a pour thème La biodiversité marine et côtière.

Les communautés de pêche traditionnelles de la côte sont les enfants de la mer. Elles vivent des ressources côtières et marines, qui sont essentiellement les produits de la biodiversité.

Dans la bande côtière, les stocks sont pratiquement épuisés. Les pêcheurs traditionnels, en tant que sauveteurs de la mer, ont lancé le slogan suivant : Sauvons l'eau, sauvons la côte, sauvons les gens de la côte !

Ces populations de pêcheurs côtiers traditionnels – principaux utilisateurs et gardiens naturels des ressources côtières – sont menacées d'extinction.
  • A. À l'intérieur des aires protégées marines et côtières, il leur est interdit de pêcher, au nom de la conservation de la nature.
  • B. À l'extérieur des aires protégées marines et côtières, on empiète sur leur territoire, on les chasse au nom du développement : centrales thermiques et nucléaires, ports, industries, tourisme, pêche industrielle destructrice...
Le NFF lance un appel à toutes les populations de pêcheurs côtiers traditionnels et à leurs organisations, notamment celles qui sont affiliées au NFF, pour qu'elles réaffirment, à l'occasion de cette Journée mondiale, leur droit de protéger la diversité biologique et leur droit d'utiliser de manière durable ses produits.

Le 22 mai 2012, tout au long des côtes, les communautés de pêche traditionnelles doivent se faire entendre dans les formes qui conviennent au contexte local (réunions, manifestations, plantation de mangrove, protestations contre la pollution, les méthodes de pêche destructrices, le saccage de la diversité biologique...) et soumettre leurs pétitions aux autorités des divers États concernés et au Gouvernement central. Rambhau Patil, Secrétaire général / Vasudev Boloor, Secrétaire / T. Peter, Secrétaire / Pradip Chatterjee, Secrétaire

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Version officielle. 22 mai 2012 : Journée internationale de la biodiversité marine...

La Biodiversité marine est le thème choisi pour la Journée internationale de la biodiversité (JIB) de cette année. Le choix du thème de la JIB 2012 soit le thème des écosystèmes marins fournit aux Parties à la (CDB) et à tous ceux qui s'intéressent à la vie marine, l'opportunité d'augmenter la sensibilisation du public sur cette question et de favoriser les actions concrètes.

Quelle est la diversité de la vie se trouvant dans les océans ?

De 2000 à 2010, une collaboration sans précédent à l'échelle mondiale entre les scientifiques du monde a tenté de déterminer l'ampleur des formes de vie dans les océans.

Le projet surnommé "Recensement de la vie marine" impliquait 2,700 scientifiques provenant de plus de 80 nations ayant participé à 540 expéditions à travers le monde entier. Ils ont étudié la surface des eaux des océans, sondé les profondeurs obscures des océans, vogué sur les mers tropicales et exploré les océans parsemés de glaces en Arctique et en Antarctique.

Au moment où le recensement a pris fin, 1,200 espèces nouvelles ont été ajoutées à liste connue des espèces marines et les scientifiques continuent d'étudier 5,000 spécimens supplémentaires afin de déterminer si elles sont véritablement de nouvelles espèces . Le nombre estimé d'espèces marines connues, les espèces ayant été identifiées ainsi que celles qui ont été documentées mais pas encore classifiées a augmenté jusqu'à 250,000, un résultat direct des efforts menés dans le cadre de ce projet de recensement. (Ce total n'inclut pas les formes de vie microbiennes tels les virus marins) Dans son rapport final, l'équipe du recensement suggère que celles-ci seraient environ un million. D'autres pensent que ce nombre pourrait être deux fois plus grand.


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Le 16 juillet 2013

Littoral pakistanais – la mer est une ennemie, pas une amie

Ces bateaux instables sont le seul moyen de se déplacer entre les campements installés le long du delta de l’Indus, près de Keti Bandar (Photo: Sumaira Jajja/Irin)

Source : Irin

Din Muhammad Chandio, pêcheur et agriculteur, a peu de connaissances théoriques sur le changement climatique et l’intrusion marine.

Mais M. Chandio, qui vit à Keti Bunder, ville du district de Thatta située sur le littoral de la province pakistanaise du Sindh, a été exposé aux effets de ces phénomènes, qui l’ont enfoncé encore plus profondément dans la pauvreté.

« Mes principaux revenus provenaient de la pêche, le reste de l’agriculture. Aujourd’hui, je ne peux plus pratiquer ni l’une, ni l’autre : nos terres sont stériles, car elles ont été inondées par l’eau de mer. L’apport en eau douce de la rivière [Indus] est insuffisant, donc la pêche est affectée ».

Le Fonds mondial pour la nature du Pakistan (WWF-P) étudie ces tendances. Il est à mi-parcours d’un projet d’une durée de cinq ans visant à renforcer la résistance au changement climatique des communautés des zones côtières pakistanaises, qui sont exposées aux cyclones, à l’élévation du niveau de la mer et aux marées de tempête.

Selon une étude préliminaire réalisée par l’organisation et rendue publique l’année dernière, l’empiètement de la mer s’est traduit par la salinisation et l’inondation croissantes des terres cultivables et a entraîné un appauvrissement des stocks de poissons d’eau douce.

À Kharo Chan, l’un des villages observés par l’étude, les auteurs ont découvert que les habitants qui tiraient leur revenu de la pêche disaient que la dégradation environnementale des sites de pêche leur avait coûté 45 pour cent de leur revenu au cours des trois dernières années. La dégradation des terres arables élève cette perte à 65 pour cent pour les agriculteurs.

L’Indus, qui traverse le Pakistan du nord au sud, est le fleuve le plus long du pays. Au cours de ces dernières années, la construction de barrages hydroélectriques en amont de l’Indus, le recul des glaciers de l’Himalaya et la mauvaise gestion de l’eau ont entraîné une réduction du débit du fleuve.

À Keti Bunder, 77 pour cent des chefs de ménage interrogés dans le cadre de l’étude dépendent exclusivement de la pêche pour leurs moyens de subsistance, ce qui les rend vulnérables à la diminution des prises.

M. Chandio a indiqué que ses revenus mensuels avaient baissé d’un tiers au cours de ces trois dernières années pour atteindre environ 120 dollars par mois, ajoutant qu’il avait de plus en plus de difficultés à nourrir les huit membres de sa famille. Au vu de la situation, ses deux fils adultes ont récemment décidé de quitter le domicile familial pour essayer de trouver du travail à Karachi.

« En raison de l’érosion du littoral, les habitants de certaines zones comme les districts de Badin, Thatta, etc., ont perdu leur maison, car la mer les a emportées », a dit à IRIN Ayub Khaskheli, secrétaire à l’information de l’organisation non gouvernementale (ONG) pakistanaise Pakistan Fisher-folks Forum, basée à Karachi.

Les habitants, désespérés par la perte de leur maison, ont, pour certains, été obligés d’aller s’installer plus à l’intérieur des terres ou de quitter les zones côtières, a-t-il dit.

« Les produits, comme les pommes de terre et les légumes cultivés par les femmes et utilisés pour nourrir les familles, ne peuvent plus être cultivés. Ils ne poussent plus sur ce sol aujourd’hui stérile ».

M. Khaskheli a dit que l’intrusion de l’eau de mer dans les réserves d’eau potable tirée des puits grâce à des pompes manuelles avait également « posé de nombreux problèmes aux habitants de ces communautés ».

Découragement

Journaliste spécialisée dans le domaine de l’environnement, Afia Salam a dit à IRIN que la variabilité du climat avait suscité un « profond découragement parmi la population ».

« La ville de Keti Bunder a été déplacée à trois reprises à cause de l’empiètement de la mer. Les jeunes hommes en bonne santé sont partis gagner leur vie ailleurs, car il n’y a plus d’agriculture et les prises de poisson ont diminué de manière significative ».
« La perte continue des terres nous détruira. L’orge que mon père et mon grand-père produisaient ne pousse plus du tout ici »
Les habitants d’autres zones du district de Thatta, comme Kharo Chan, un « taluka » (unité administrative) où Shamshad Bibi vit avec ses quatre jeunes enfants, sont eux aussi découragés.

« Les quelque dix hectares de terres que nous avions ont été détruits. Plus rien ne pousse à cause de l’eau de mer. Aujourd’hui, nous n’avons plus qu’un petit troupeau de chèvres et mon mari essaye de pêcher quand il le peut. Mes enfants n’ont aucun avenir ici », a-t-elle dit à IRIN.

Tahir Qureshi, conseiller principal (littoral) pour l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à Karachi, a indiqué que la construction de digues et de barrages sur l’Indus était responsable de l’intrusion marine dans le delta.

« Les universités et les établissements de recherche nationaux n’ont pas encore réalisé d’étude scientifique sur l’élévation du niveau de la mer pour déterminer si elle avait contribué à cette catastrophe écologique le long du littoral du Sindh. Les mangroves stabilisent le sol et sont la première ligne de défense contre les catastrophes naturelles », a-t-il dit.

L’UICN, en collaboration avec d’autres groupes, a encouragé le développement de la mangrove pour freiner l’érosion. La mangrove couvre une superficie de 200 000 hectares le long des 350 km de littoral du Sindh – une forte diminution, selon les environnementalistes.

« La perte de terre nous détruira »

Le WWF-Pakistan indique qu’il travaille au renforcement de la préparation aux catastrophes des communautés du littoral et qu’il participe à l’adaptation de l’agriculture et de la pêche.

« Les communautés réagissent par des mesures d’adaptation, comme le déplacement à l’intérieur des terres, ou en ayant recours à l’adaptation réactive lorsqu’ils répondent à une nouvelle situation quand elle se présente. Nous nous efforçons de promouvoir une adaptation planifiée au changement », a dit M. Bajwa du WWF-P. Les modes d’adaptation envisagés incluent le changement de la période de plantation et des types de cultures produites par les agriculteurs.

Naturellement, les habitants des zones côtières attendent le changement avec impatience.

« La perte continue des terres nous détruira. L’orge que mon père et mon grand-père produisaient ne pousse plus du tout ici », a dit Hussain Ahmed, un résident du village de Thatta.

« Il est même difficile de produire du fourrage pour le bétail et il y a beaucoup moins de crevettes qu’auparavant, lorsque nous les transportions jusqu’aux marchés dans de grands paniers ».

La conséquence directe est qu’« il y a moins de nourriture sur la table familiale, moins d’argent pour éduquer les enfants et plus rien pour les soins de santé. La mer, qui nous aidait en nous donnant du poisson, s’est retournée contre nous et s’empare de nos terres », a-t-il dit.

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dimanche 20 mai 2012

Monaco Blue Initiative. « Sous les yacths... L'ivresse des profondeurs ! »

Monaco Blue Initiative. « Sous les yacths... L'ivresse des profondeurs ! »

Pour la création d'une aire marine protégée aux portes de Monaco....


L’Institut océanographique et la Fondation Prince Albert II de Monaco organiseront le 4 juin 2012 la 3e édition de la Monaco Blue Initiative. Au cours de la journée, experts, scientifiques, acteurs économiques, décideurs politiques et représentants de la société civile plancheront sur la préservation de l’environnement marin : Comment faire des aires marines protégées de véritables projets de développement durable en mer, conciliant préservation de l’environnement et développement économique.

En ouverture du Programme de Monaco Blue Initiative, le film "Océans" de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud présente le monde fascinant des océans...

« Les aires marines protégées sont un excellent outil pour envisager la préservation des écosystèmes marins. Celle-ci est indispensable pour assurer la pérennisation d’activités existantes au premier rang desquelles la pêche, ou le développement d’activités nouvelles telles que l’écotourisme, l’aquaculture, les énergies renouvelables…

Les projets d’aires marines protégées doivent ainsi être l’occasion de repenser chaque activité, mais aussi de les intégrer dans un projet local compris et approprié par les acteurs économiques locaux, qui doivent trouver leur intérêt à respecter ce nouveau cadre, » explique Robert Calcagno, directeur de l’Institut océanographique (in NouvelObs : Ecologie : il est urgent de repenser notre gestion des océans)


« Il est urgent de repenser notre relation à la mer, ainsi que la façon dont nous organisons et conduisons nos activités. Nous devons passer d’une logique de cueilleurs-profiteurs à une logique de gestionnaires éclairés et responsables des océans, afin de préserver le capital environnemental que constituent les océan, » ajoute Robert Calcagno.

En effet, il est urgent de créer une aire marine protégée autour du port de Monaco pour interdire l'accès à tous les acteurs "pollueurs" du film « Sous les yacths... L'ivresse des profondeurs ! » Ne va-t-on pas interdire aux pêcheurs l'accès à leurs zones de travail aux portes de Marseille dans le Parc National des Calanques : En finir avec plus de 250.000 années d'histoire halieutique !

... En arrière-plan de Monaco Blue Initiative, le film « Sous les yacths... L'ivresse des profondeurs ! », une visite guidée des fonds marins de Monaco, présenté en avant première au festival de Cannes par l'Expédition Méditerranée en danger (MED). « L'image écolo de la Principauté en prend un coup. Sous les coques des yachts, un tapis de déchets, et une forte concentration de bouteilles de Champagne. Sans doute les propriétaires de ces navires de luxe manquent-ils de budget pour les équiper de poubelles.... »

A quelques encablures... Expédition MED a fait un tabac avec les « Dessous de Cannes »

Festival de Cannes. Les images sont sidérantes. À quelques encablures des palaces de Cannes et du Palais des festivals, le fond de la Méditerranée est jonché de détritus en tous genres. Canettes, bouteilles en plastique, mégots, paquets de cigarettes... Un inventaire à la Prévert à faire rugir le poète amoureux de la nature. Filmés à une centaine de mètres de la plage, des clips vidéos intitulés Les dessous de Cannes, sont diffusés par le collectif de l'Expédition Méditerranée en danger (MED). Ils font un tabac sur le web.



Bouteilles de champagne

« Nous avons voulu attirer l'attention sur la multiplication dramatique des déchets de plastiques qui étouffent petit à petit la Méditerranée », explique Bruno Dumontet, responsable de l'expédition. La mairie tente bien d'envoyer des plongeurs pour faire le ménage, mais ces efforts sont insignifiants face à l'étendue des dégâts. « Cannes n'est pas seule en cause. Nous avons aussi promené nos caméras dans le port de Monaco. ».... Suite de l'article d'Ouest-France : Les dessous de Cannes : une mer de déchets

Philippe Favrelière (modifié le 21 mai 2012)

Autres articles :



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Le 11 mai 2013

Monaco, un éco-quartier entre corail rouge et herbier à posidonies !

Monaco veut s'agrandir de 6 hectares sur la mer... et lance un appel à candidatures

Source : Le Monde.fr avec AFP | 06.05.2013

A Monaco, le secret bancaire est de mise : contrairement aux banques françaises, les banques monégasques sont dispensées de centraliser toutes les ouvertures de comptes, avec identité des titulaires ou mandataires dans un fichier central, comme le système français FICOBA qui permet aux autorités fiscales et judiciaires d'obtenir les caractéristiques de tous les comptes. bancaires détenus sous un même nom.

La principauté de Monaco a officiellement lancé un appel à candidatures pour son projet d'extension territoriale de 6 hectares gagnés sur la mer, dont la première étape sera la construction d'une immense "dalle" sous-marine d'un coût d'un milliard d'euros, a détaillé, lundi 6 mai, le gouvernement monégasque.

L'équation est compliquée pour un Etat très à l'étroit dans ses 2 km2 : construire de nouveaux logements de luxe pour attirer une clientèle internationale fortunée, et préserver l'environnement marin défendu dans ses discours par le souverain Albert II.

Sur une carte du littoral monégasque, le gouvernement a délimité une surface d'une dizaine d'hectares où pourra se loger le nouveau quartier de six hectares. Cet espace est actuellement situé en face d'un jardin japonais et de la salle de spectacles et de congrès Grimaldi Forum.

A seulement vingt mètres de là, sur la droite du futur quartier, démarre la réserve marine du Larvotto, fierté de la principauté avec sa riche biodiversité, ses posidonies, ses grandes nacres et ses mérous bruns. A quarante mètres sur la gauche se situe le "tombant des Spélugues", avec ses cavernes sous-marines tapissées de corail.

Un socle à 20 mètres de fond

Entre ces deux univers protégés doit surgir dans une dizaine d'années un nouveau quartier d'immeubles de 6 à 10 étages, comprenant logements de grand luxe, parkings sous-marins, commerces, bureaux et une marina d'une quarantaine d'anneaux.

Au préalable, le constructeur retenu devra préparer à vingt mètres de fond un socle pouvant soutenir toutes ces constructions, pour un coût estimé à un milliard d'euros. Différentes techniques sont possibles, comme le remblaiement avec de la terre ou la pose de caissons flottants acheminés par la mer puis immergés (solution qui pourrait être privilégiée car elle est moins violente pour l'environnement marin).

En échange de cet investissement colossal, l'opérateur disposera de droits à construire, même s'il devra rétrocéder à l'Etat certaines surfaces bâties ou non bâties. Les dossiers peuvent être déposés jusqu'au 23 juillet. Dix postulants au maximum seront sélectionnés, puis trois après des auditions. Le premier de la liste disposera de douze mois de négociations avec l'Etat pour finaliser son offre globale. Le projet d'extension pourrait ainsi voir le jour vers 2024.

"La protection de l'environnement" figure en bonne place dans l'appel public, qui parle aussi "d'éco-quartier" et de la réalisation "d'études d'impact". Les candidats devront aussi pouvoir avancer de sérieuses garanties financières.

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Le 10 Février 2014

Protégez les océans ! Nous, on les bétonne...

La protection des océans doit être du ressort du “devoir moral” pour l’industrie et les gouvernements a déclaré le Prince Albert II de Monaco.

Protéger les Océans est un enjeu encore plus primordial que l’argument économique

Source : Fish2Fork

Les pression que subissent les océans sont telles qu’il est primordial de faire passer la protection des océans bien avant les profits provenant des industries d’extraction pétrolière, minières ou encore de la pêche. (Et le bétonnage ! NDLR)

Cet appel a été lancé par le prince Albert lors d’un discours encourageant un rapprochement dans le dialogue entre les industries exploitant les océans et les organisations de défense de l’environnement.

Le prince, qui a fait de l’environnement une de ses missions principales depuis son accession au trône en 2005, affirme en effet qu’il est temps d’accorder aux mers et océans un niveau de protection approprié face aux menaces auxquelles ils sont confrontés. S’adressant à un public constitué de représentants d’organisations environnementales et de réalisateurs, lors d’un festival cinématographique, le prince identifia quelques-unes des menaces pesant sur l’environnement marin telles que la surpêche, la pollution sans oublier le massacre de baleines.

Il faut dit-il, prendre en compte les intérêts économiques et stratégiques de chacun mais sans oublier l’élément essentiel: l’importance de l’environnement, cette ressource commune qu’il nous faut aujourd’hui préserver en lui accordant un statut à part entière. « Il s’agit ici d’un devoir moral et d’un besoin vital et urgent. Car les risques encourus par les mers et océans de la planète sont énormes. C’est pour cette raison que je m’engage en mon nom personnel mais aussi pour la principauté pour la cause des océans. » dit le prince.

Debbie Kinder, Directrice du festival cinématographique “Blue Ocean”  qui s’est tenu récemment à Monaco, a elle aussi plaidé pour la protection des mers qui ont subi des décennies d’abus. Elle déclare notamment : « On a souvent l’habitude de parler de sauvegarde des mers et océans pour les générations futures. Nous semblons enfin comprendre que c’est aussi pour notre propre futur qu’il nous faut nous mobiliser.

Monaco veut marcher sur les eaux


Avec ses 2 km2, Monaco est le second plus petit État, après le Vatican. Avec plus de 16 000 habitants au km2, la Principauté monégasque détient le record du monde de la densité de population. Monaco est (très) à l’étroit sur son rocher et ça se voit : les gratte-ciel poussent ci et là, tentant depuis des décennies de repousser l’espace et de loger une population croissante.

Source : Consoglobe

Mais, les terrains vacants se font de plus en plus rares. C’est pour cela que la Principauté a décidé d’agrandir son territoire, grâce à une avancée sur la mer. Enquête sur un projet pharaonique et ambitieux sur lequel consoGlobe a pu interroger Marie-Pierre Gramaglia, Conseiller de Gouvernement pour l’Equipement, l’Environnement et l’urbanisme de Monaco.

Un projet ambitieux : gagner 5 à 6 hectares de terre

Agrandir un territoire exigu comme Monaco n’est pas chose aisée. Et pourtant, dans les années 60, le prince Rainier lançait le premier projet d’extension sur la mer, le plus ambitieux, visant à agrandir la principauté.

Ainsi, un quartier entier était construit sur la méditerranée : le quartier d’affaires et d’habitations de Fontvieille, situé à l’ouest du pays. Il représentait un gain de 22 hectares (l’équivalent de 15 terrains de football) et a valu au prince Rainier le titre de «Prince bâtisseur».

Cette 1ère extension, qui aura mis quelques 8 années à sortir de mer, est aujourd’hui un quartier qui comprend port de plaisance, plus de 600 logements, auxquels s’ajoutent des équipements collectifs tels que le Stade Louis II construit en 1985.

Selon René Bouchet, ingénieur conseil, il s’agirait là d’une véritable prouesse car «les contraintes sont considérables à Monaco si bien qu’on est appelé à réaliser – en matière de chantiers souterrains ou maritimes – des travaux qui sortent de l’ordinaire ». Pour lui, « Aucun pays au monde n’a encore fait de travaux comparables à ceux que nous devons réaliser à Monaco».

Depuis, les idées d’extension n’ont cessé de germer dans les esprits. Ainsi, en 2008, le Prince Albert lance un projet d’agrandissement du territoire d’une dizaine d’hectares. Mais ce dernier est vite retoqué.

(...)

L’extension sur la mer : l’impact écologique

On l’annonce comme un éco-quartier où verdure, calme et développement durable seront les maîtres mots.

D’ici une dizaine d’années, vers 2024, Monaco devrait compter sur un nouveau quartier et sur une place accrue de son territoire.

Mais tout est-il aussi vert qu’on voudrait nous le faire croire ?

A seulement 20 mètres sur la droite de la future avancée sur la mer, on trouve la réserve marine du Larvotto.

Cette dernière abrite une biodiversité très riche, avec notamment des espèces comme les mérous bruns, les posidonies ou encore les grandes nacres, à préserver. De l’autre côté, à gauche de l’avancée, se situe le tombant des Spélugues. Dans de nombreuses  cavernes sous-marines, y vit et s’y épanouit un  corail, qui a grand besoin d’oxygénation.

Alors, cette « agression » terrestre sur la mer ne va-t-elle pas forcément avoir un impact négatif sur cette faune et flore à protéger ?

Pour que cette extension soit possible, il y a un préalable : installer à 20 mètres de fond, un socle visant à soutenir toutes les futures constructions. Plusieurs techniques sont envisageables : le remblaiement ou la pose de caissons flottants acheminés par la mer, puis immergés. Cette dernière solution serait la moins violente pour la circulation des courants marins.

Le projet spécifie également qu’une étude d’impact complète devra être effectuée par le lauréat, sur l’ensemble des phases du projet. Qui plus est, le nouvel éco-quartier devra intégrer une gestion durable des déchets et de l’énergie. Les véhicules à moteur pourront accéder à cette avancée, mais elle restera un endroit privilégié pour l’usage piétonnier et les « modes doux » de circulation.

Ces prospections ne sont-elles pas déjà le moyen de se dédouaner de futurs impacts écologiques de cette avancée sur la mer ? La question reste en suspens.

Extension de la ville de Monaco – Une avancée qui a un coût

Pour l’instant, un seul chiffre est avancé. Le coût estimé des infrastructures s’élèverait environ à 1 milliard d’euros.

Un montant qui paraît bien trop faible. Sans compter la superstructure qui sera construite dessus, dont l’estimation n’est pas encore connue. Ainsi, le candidat qui emportera la mise devra être dans l’obligation de présenter des garanties financières sérieuses.

Si les négociations vont bon train et se finalisent rapidement, le projet pourrait être lancé à l’horizon 2015. Quant à sa réalisation, elle devrait durer une dizaine d’années avant d’être finalement achevée. A surveiller de près.

World Ocean Summit 2014


24 au 26 février 2014 à San Francisco

The oceans are "a natural subject" for a global publication that seeks to apply the tools of economics to policy problems: "Oceans issues affect billions of people, in ways that bring together business, politics, academia and science"

John Micklethwait, Editor-in-Chief, The Economist

Pour plus d'informations et inscription : World Ocean Summit 2014

The Economist continues its global ocean sustainability initiative with the second World Ocean Summit. Taking place in San Francisco from and chaired by John Micklethwait, Editor-in-Chief of The Economist, the summit will convene global leaders from government, business, international organisations, NGOs, think-tanks and academia to continue the unique outcome driven dialogue first established at the 2012 summit.

The World Ocean Summit 2014 will offer delegates the opportunity to better understand the risks bought about by ocean degradation and help shape debate about governance of the ocean.

Key themes to be discussed:

- The ocean as the new economic frontier
- Sustainable strategies for business operating in and around the ocean
- Governance of coastal areas and the high-seas
- Managing fisheries sustainably

Featured speakers include:

HSH Prince Albert II, Principality of Monaco
Aníbal Cavaco Silva, President, Portuguese Republic
Ali Bongo Ondimba, President, Gabonese Republic
Sri Mulyani, Managing Director, World Bank
Rupert Thomas, Vice President Environment, Royal Dutch Shell
José María Figueres, former President, Republic of Costa Rica and Co-chair, Global Ocean Commission
Maria Ignacia Benitez Pereira, Minister of the Environment, Republic of Chile
Sharif Sutardjo, Minister of Marine Affairs and Fisheries, Republic of Indonesia
Frits van Paasschen, Chief Executive Officer, Starwood Hotels and Resorts
Masamichi Morooka, President and Chief Executive Officer, NYK-Hinode Line, Chairman, International Chamber of Shipping
Trevor Manuel, Minister in the Presidency responsible for the National Planning Commission, Republic of South Africa, and Co-chair, Global Ocean Commission
Maria Damanaki, Commissioner for Maritime Affairs and Fisheries, European Commission
Achim Steiner, Executive Director, United Nations Environment Programme and Under-Secretary-General, United Nations

Cliquer Ici pour la liste des intervenants au World Ocean Summit 2014


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Campagnes d’Eco-volontariat à bord du voilier de l’Expédition MED

juillet et août 2012

Etude des microplastiques flottants et de la biodiversité marine en Méditerranée

Ces campagnes en mer visent à étudier la pollution par le microplastique flottant en Méditerranée, à évaluer son impact et son évolution. Elles contribuent également à des études associées sur la biodiversité marine. Les missions qui se déroulent en voilier durent sept jours et sont encadrés par une équipe scientifique et un skipper. Aucune compétence particulière n’est nécessaire pour y participer.

Présentation :

Les campagnes de l’Expédition MED sur les microplastiques et la biodiversité sont proposées aux éco-volontaires dans le cadre des sciences participatives et grâce à leur présence, elles pourront se poursuivre chaque année. Les informations collectées en mer par l’Expédition MED tout au long des premières campagnes ont déjà servi dans plusieurs études et publications scientifiques et ont ainsi permis de mettre en évidence l’impact de cette pollution.

En vous joignant à ces expéditions en mer, vous aurez l’opportunité de contribuer à la protection de l’environnement marin et de la biodiversité en Méditerranée. Pour ce programme scientifique, les éco-volontaires sont encadrés par l’équipe de l’Expédition MED et auront l’opportunité de participer à une expérience enrichissante en mer, dans une atmosphère amicale et chaleureuse.

Les missions 2012 auront lieu en mer liguro-provençale et vous participerez aux différentes phases des protocoles de recherche, depuis les prélèvements d’échantillons jusqu’à l'acquisition des données (observations, comptages,…), ainsi que d'autres protocoles associés concernant les méduses et les cétacés. Le programme de navigation dépend du programme d’échantillonnage, des conditions météorologiques et des impératifs scientifiques. Généralement le voilier navigue du lever au coucher du soleil. Une ou plusieurs nuits en pleine mer sont à prévoir.

La durée de chaque mission est de 7 jours.

Engagement :

Les éco-volontaires assistent les scientifiques dans leurs travaux de recherche et ils aident également aux manœuvres du bateau ou aux quarts de barre. Sous encadrement, vous collaborerez aux différents protocoles de prélèvements et assisterez le travail scientifique :
  • Assistance aux prélèvements des échantillons de microplastiques et de myctophidés.
  • Prises de notes (position GPS, météo, …)
  • Observations visuelles : suivi et comptages des méduses
  • Assistance au protocole de mise à l’eau de la Web Cam
  • Saisie informatique des données collectées
  • Assistance au protocole A.E.C, Acoustique Embarquée pour la Cétologie
Vie à bord :

Les éco-volontaires participent intégralement à la vie à bord, cuisine, ménage et des quarts sont prévus tout au long de la semaine pour la préparation des repas et la vaisselle. Une fois les travaux de recherche quotidiens terminés et selon l'itinéraire prévu, vous aurez éventuellement l’opportunité de nager en pleine mer ou au mouillage. Vous devrez demander au préalable l’autorisation aux responsables de la campagne. La baignade est à votre propre risque et il n'y a aucune surveillance particulière. Le matériel (palme, masque, tuba) n'est pas fourni à bord.

Déroulement :

Les campagnes commencent et finissent au port précisé et le rendez-vous à lieu au bateau, le samedi matin du premier jour avec les responsables de la campagne. Le départ en mer, si les conditions météo le permettent, a lieu l’après midi du jour de rendez-vous et le retour au port, 7 jours plus tard, le vendredi en fin de matinée.

Pour plus d'informations, cliquer Expédition Med

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Revue de Presse

Le 7 juin 2012


La Monaco Blue Initiative est une initiative de la Fondation Albert Ier Prince de Monaco et la Fondation Prince Albert II animée par l'Institut océanographique qui mobilise politiques, scientifiques et industriels. La 3ème édition vient de se tenir à Yéosu en Corée du Sud pendant l'Exposition Internationale.

Le pavillon Monaco à Yéosu et les participants à la Monaco Blue Initiative.

Il y a été établi un rapport sur les grands fonds marins et les aires marines protégées qui sera présenté par S.A.S. le Prince Albert II de Monaco aux chefs d'Etat réunis à Rio+20, du 19 au 21 juin.

Créer plus d'Aires Maritimes Protégées

La Monaco Blue Initiative lance un appel pour une nouvelle dynamique de création d'Aires Marines Protégées, en soulignant, à partir d'expériences déjà concluantes, le potentiel de cette démarche pour jeter les bases d'un développement des activités économiques en mer. Elle invite tant les décideurs politiques que les acteurs économiques (hôteliers, restaurateurs, professionnels du tourisme…) à s'approprier cette démarche.

Nous sommes face au double défi d'arrêter la dégradation continue des écosystèmes marins, tout en obtenant toujours plus des océans en termes de sécurité alimentaire, d'énergie, mais aussi de cadre de vie et d'espace de loisirs. Nous devons donc repenser notre relation aux océans et revoir la façon dont nous menons nos activités autour de la mer. La bonne santé des écosystèmes marins est la condition essentielle pour espérer durablement profiter des services rendus par les océans.

Associer localement l'ensemble des secteurs d'activité

Pour la Monaco Blue Initiative, les Aires Marines Protégées peuvent être des outils efficaces pour lutter contre la surpêche et permettre une reconstitution des stocks halieutiques, en régulant la pêche autour de réserves sans prélèvement et en privilégiant les techniques respectueuses de l'environnement. Des activités comme l'écotourisme trouvent tout leur sens dans ces environnements préservés.

La création d'Aires Marines Protégées est l'occasion d'associer localement l'ensemble des secteurs d'activité pour qu'ils exposent leurs intérêts et proposent les "bonnes pratiques" qu'ils développent.

La Monaco Blue Initiative promeut ainsi une vision large des Aires Marines Protégées, articulant des zones très préservées couvrant notamment les écosystèmes les plus significatifs, coeurs de vie autour desquels les activités économiques peuvent trouver leur place et bénéficier d'un environnement préservé, sous réserve d'être bien gérées.

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Le 15 avril 2014
Une épave transformée en squat pour les poissons

A Monaco, un ancien remorqueur a été immergé pour devenir un abri pour les espèces marines…


Le port de Monaco compte habituellement beaucoup plus de yachts clinquants que d’épaves. Pourtant, l’événement de ce dimanche sur le Rocher était l’inauguration d’une épave située sous la mer au pied du Musée océanographique: le remorqueur «Le Toulonnais», immergé à 30m de profondeur, deviendra un récif artificiel pour les espèces marines.

Les mérous, murènes, éponges et langoustes devraient trouver sur l’épave un lieu d’accueil favorable à leur développement. Installée depuis quelques jours, elle accueille déjà des petits poissons, témoigne le directeur du Musée océanographique de Monaco, Robert Calcagno: «Il y aura certainement de gros mérous qui vont bientôt s’installer», espère-t-il.

Les récifs artificiels, dont les socles d’éoliennes en mer sont les représentants involontaires, contribuent à augmenter la biodiversité en offrant des abris aux coquillages, crabes, algues et crustacés qui à leur tour attirent les poissons qui s’en nourrissent. Les plongeurs de loisir et scientifiques pourront profiter du récif artificiel monégasque pour étudier des espèces marines parfois difficiles à approcher. L’évolution du récif sera suivie pendant 300 jours avec des photos et des vidéos.

Source : 20 Minutes par Audrey Chauvet

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Le 17 juin 2014

5ème édition de la Monaco Blue Intiative


La 5ème édition de la Monaco Blue Intiative se tiendra cette année au Chili....

Conférence de presse de lancement

Le mercredi 18 juin à 15h30

A la Maison des Océans

Robert Calcagno, Directeur Général de l’Institut Océanographique et Bernard Fautrier, Vice-Président de la Fondation Albert II de Monaco vous présenteront les enjeux de cette 5ème édition, dont :
  • Aquaculture
Fort de l’exemple chilien et de la croissance de la part de l’aquaculture dans la pêche mondiale : Comment développer une aquaculture responsable ? (véritable enjeu lorsque l'on sait que l'aquaculture représentait 13,4% des poissons extraits des océans en 1990, et plus de 40% actuellement.)
  • Financement des Aires Marines Protégées
Comment concilier fonds publics et privés pour faire avancer des projets de financement.
  • Gouvernance des espaces en haute mer
Quel cadre juridique, dispositifs de contrôle, mesures de protection pour ces zones exploitées librement et non surveillées ?

Ce que dit le Tribunal International du Droit de la Mer...

La haute mer, bien qu’elle ne soit soumise à la souveraineté d’aucun Etat, est néanmoins soumise au droit des nations. L’ordre juridique en haute mer est créé “par la coopération entre le droit des nations et les lois nationales des Etats qui possèdent un pavillon maritime”. En ce qui concerne la pêche INN dans la ZEE, l’Etat du pavillon a des obligations envers l’Etat côtier, qui porte la responsabilité principale en matière de conservation et de gestion des ressources biologiques dans la ZEE. En haute mer, les organisations régionales de gestion des pêches jouent ce rôle dans une mesure croissante....

Pour en savoir plus sur la gestion des pêcheries en Haute Mer :

lire cet avis du Tribunal International du Droit de la Mer


Les obligations de l’Etat du pavillon en matière de pêche INN en haute mer..... 70

A. Les obligations de l’Etat du pavillon en vertu du droit conventionnel........ 70

1. La CNUDM...... 72
2. L’Accord des Nations Unies sur les stocks de poissons.....76
3. L’Accord d’application de la FAO................................ 78
4. La pratique des traités régionaux............ 80

B. Les obligations de l’Etat du pavillon en vertu du droit international coutumier et des principes généraux de droit ; et les sources subsidiaires pertinentes pour cet aspect de la question 2.................81

Source : Tribunal international du droit de la mer
Demande d’avis consultatif soumise par la commission sous-régionale des pêches exposé écrit du mécanisme des pêches des Caraïbes

5ème édition de la Monaco Blue Intiative

La Monaco Blue Initiative est une plateforme de discussion co-organisée par la Fondation Prince Abert II de Monaco et l'Institut Océanographique, Fondation Albert 1er, Prince de Monaco, sous la présidence de S.A.S le Prince Albert II de Monaco. Chaque année, ses membres se réunissent afin de débattre des défis mondiaux de la protection des océans. La Monaco Blue Initiative est une plateforme efficace pour la communication et l’échange entre les différents secteurs d’activité. Elle cherche à analyser et promouvoir les synergies possibles entre la protection des écosystèmes marins et le développement socio-économique.

Les derniers mois, et notamment au regard du 3ème Congrès International des Aires Marines Protégées (IMPAC3), ont plus que jamais mis en avant l’importance d’un travail commun des mondes économique, scientifique, politique et environnemental pour la protection et la gouvernance des océans. La 5ème édition poursuivra cet effort en accordant une attention particulière à des thématiques spécifiques au Chili, ainsi qu’à des enjeux mondiaux actuels. Les retours d’expérience du développement de l’aquaculture et des pêcheries au Chili permettront de traiter du déploiement des activités maritimes dans le cadre de la conservation de la biodiversité marine et plus largement de la mise en place de réseaux d’Aires Marines Protégées (AMP). Ces thèmes seront également l’occasion d’introduire les questions de création de mécanismes de financement pour le développement et la gestion des AMP, ainsi que de gouvernance des espaces en haute-mer. . Ces discussions permettront aussi de préparer des éléments de réflexion pour le prochain congrès IMPAC4 qui se tiendra au Chili en 2017.

2 juillet 2014

08:30 - 09:00 Arrivée des participants

09:00 - 09:45 Opening addresses Représentants officiels

Discours d'ouverture de S.E.M. Bernard Fautrier et M. Robert Calcagno

09:45 - 11:15 Sustainable aquaculture in America: current status and feedback

La pêche industrielle ciblée pour l'alimentation et l'aquaculture joue un rôle majeur dans l'économie maritime. Avec la croissance du marché mondial pour les ressources à base de poisson, que pouvons-nous apprendre du système en place actuellement et en développement au Chili? Quels sont les retours d’expérience d’autres pays et organisations internationales?

11:15 - 11:45 Pause café

11:45 - 13:00 Développement économique et social autour des Aires Marines Protégées Un nombre croissant de zones de grande importance biologique reçoivent un statut d’aire protégée sur le ‘papier’. Cependant, ces sites ne prennent parfois pas suffisamment en compte l'économie et les collectivités locales. Aujourd'hui l’importance de la participation des communautés locales dans tous les aspects des plans de gestion est fortement mise en avant. Comment pouvons-nous améliorer la relation entre l’environnement et le développement des activités économiques tel que l’écotourisme ou les énergies marines?

13:00 - 14:30 Déjeuner

14:30 - 16:00 Mécanismes de financement des Aires Marines Protégées Avec l'annonce conjointe en 2013 par S.A.S. le Prince Albert II de Monaco et les autorités françaises de la création d'un Fonds fiduciaire méditerranéen pour améliorer la gestion et le développement des Aires Marines Protégées, le besoin de mécanismes de financement durable a rencontré un écho international. Comment rassembler des fonds privés et publics pour la protection et le développement d'une économie de l'environnement? Quels sont les différents modèles développés à ce jour?

16:00 - 16:30 Pause café

16:30 - 18:00 Gouvernance des espaces maritimes en Haute Mer La haute mer a toujours été une cible importante pour les chalutiers et l'exploitation non réglementée; si nous prenons le cas de l'Antarctique et compte tenu de la position stratégique du Chili et l’absence de vrai changement lors de la réunion de la CCAMLR, quelles améliorations et mesures doivent être définies pour gérer la haute mer aujourd'hui?

18:00 - 18:30 Conclusions
Synthèses des modérateurs

Discours de Marcelo Mena, Vice-ministre chilien pour l’environnement, pour présenter les grandes lignes de la quatrième édition d’IMPAC prévue à Santiago en 2017

Discours de clôture par S.A.S. le Prince Albert II de Monaco

Pour en savoir + : Monaco Blue Initiative

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Le 25 Août 2014

Ces bateaux qui font couler de l’ancre



Considérés de manière souvent abusive comme un espace de totale liberté, la mer et les fonds marins souffrent chaque été d’une surfréquentation des mouillages forains ; ces parties de plans d’eau naturellement protégées des vents dominants où les bateaux de plaisance viennent jeter l’ancre, parfois pendant plusieurs jours.

Source : La Provence

Cette affluence est particulièrement sensible en haute saison dans le coeur marin du Parc national des Calanques où selon les derniers comptages (août 2013), près de 1 200 bateaux peuvent stationner simultanément sur un même site. Avec des effets dommageables pour l’environnement qui se manifestent non seulement en surface (rejets d’eaux usées et de déchets solides) mais aussi et surtout sur le fond (labourage dévastateur du coralligène et de l’herbier de posidonies par les ancres et leur chaîne).

Le week-end du 15 août n’a pas dérogé à la règle, attirant des centaines de bateaux à moteur et de voiliers dans les secteurs les plus emblématiques que sont les calanques de Sormiou et de Morgiou et les deux archipels du Frioul et de Riou.

Une situation préoccupante à laquelle l’établissement public gestionnaire du site classé entend remédier au plus vite en multipliant notamment les « mouillages organisés ». Ces amarrages collectifs dont les premiers exemplaires ont été mis en place au début de la décennie, permettent en effet de réguler la fréquentation en limitant à la fois le nombre de bateaux et la durée de leur stationnement, avec notamment la possibilité de rendre ce dernier payant.

Selon les sites concernés, ces points d’amarrage sont constitués de bouées de surface (identifiables à leur couleur blanche), de bouées immergées entre deux eaux ou encore d’arceaux sous-marins directement fixés à la roche. Mais si cette technique a fait la preuve de son efficacité, sa diffusion reste lente. Une cinquantaine de mouillages organisés sont aujourd’hui installés ou en passe de l’être entre le Frioul et La Ciotat mais la plupart restent concentrés autour de l’Ile Verte et de la calanque de Port Miou, alors que l’on dénombre près d’une centaine de mouillages forains en coeur de parc.

« Définir une politique d’organisation des mouillages est l’un des grands chantiers qui figurent dans la charte du parc, tient à rappeler Émilie Drunat, coordinatrice du Pôle usages et activités de l’établissement public. Mais cela ne peut se faire qu’en concertation avec les autres services de l’État comme la DDTM ou la préfecture maritime, les communes concernées, les plaisanciers et les professionnels du nautisme. Nous devons déterminer avec eux les conditions de gestion et d’utilisation de ces mouillages (s’ils doivent rester gratuits ou devenir payants) mais aussi nous assurer que la pression touristique que nous retirerons d’un site, ne viendra pas se reporter sur un autre jusque-là épargné. Et pour cela, il est nécessaire de mieux connaître et comprendre la fréquentation des calanques ».

En attendant, le Parc multiplie les campagnes de prévention auprès des usagers. Un effort de pédagogie qui mobilise une grande part de ses moyens humains. Or ces derniers restent limités, notamment les écogardes qui sont alors détournés d’autres missions au moins aussi importantes.

Un bon mouilleur choisit le sable

« Jeter l’ancre » ne consiste pas à faire passer par-dessus bord l’ensemble du mouillage d’un bateau. Afin de préserver l’environnement marin et sous-marin, la manoeuvre doit en effet s’effectuer en douceur et avec précaution, en s’assurant que l’opération est réalisée sur un fond de sable (identifiable depuis la surface par sa couleur claire) et non sur un fragile herbier de posidonies (tache de couleur sombre). Concernant la remontée, elle doit s’effectuer en faisant avancer lentement le bateau jusqu’à ce que celui-ci se retrouve à l’aplomb de l’ancre afin de pouvoir hisser cette dernière à la verticale.

Deux seules mesures concernent l’interdiction faite aux embarcations à moteur d’entrer -et donc de mouiller- dans les fonds de calanques, entre les bouées jaunes qui délimitent la zone de baignade et le rivage, et d’autre part aux navires de plus de 20 m de long de pénétrer à l’intérieur des calanques d’En Vau et Port Pin. Quant aux bouées de mouillage organisé, on en dénombre actuellement une cinquantaine déjà implantée ou en cours d’installation. Le prix du stationnement pour une nuit en haute saison varie ainsi de 9,20 euros pour un petit bateau de 5 mètres, à 52,05 euros pour une unité de 16 mètres. De jour, le tarif est de 5 euros pour une unité de moins de 10 mètres et de 10 euros pour un bateau d’une taille supérieure.

A terre, la charte s’applique : aux Goudes, le bar musical s’est fait « pointer » !

Un niet ferme et (a priori) définitif. En plein cœur de l’été, le Parc des Calanques, via son directeur François Blanc, vient de prendre une décision qui met fin à des années de polémique et sonne comme un énorme soulagement pour les habitants des Goudes. Non, la discothèque ou le bar musical – selon les versions – en construction dans un ancien blockhaus de la Seconde Guerre mondiale et sur le terrain afférent, ne pourra pas ouvrir ses portes à la jeunesse dorée de la cité phocéenne. Du moins sous cette forme…

« Après consultation de son conseil scientifique et du conseil économique social et culturel, le Parc des Calanques a en effet décidé la suspension des travaux et a refusé toute autorisation à une nouvelle activité utilisant de la musique amplifiée« , tranche Didier Reault (UMP), le président du Conseil d’administration du Parc national, confirmant nos informations.
   
Les motivations de ce refus? « La création de cet établissement ne respecte par notre charte et mettrait à mal l’équilibre de la faune et la flore« . Mais aussi celui des riverains, angoissés et très remontés à l’idée qu’une nouvelle Maronaise – du nom de la célèbre discothèque des Goudes détruite en 2009 par injonction de justice – ne vienne troubler leur quiétude.

Une première fois, en mai dernier, prévenu par des inspecteurs du Parc, Didier Réault avait fait stopper le chantier. Qui avait repris quelques semaines plus tard… Alors, le propriétaire, Jean Levakis, réaffirmait son intention d’aménager « une salle de mariage et un parking » et se prévalait d’une autorisation des services de l’urbanisme de la Ville, accordé en 2008 sur le domaine maritime, pour « l’ouverture d’un restaurant« . Ou plutôt, dixit Jean-Claude Mendossa, directeur de la discothèque le Bazar et futur locataire du lieu, »d’un bar musical qui fermera à 2 heures du matin« .
    
Une ambition appuyée à mots couverts par le maire UMP du 6e/8e, Yves Moraine,regrettant l’actuel « désert nocturne » pour mieux justifier sa position de ne pas « rejeter par principe ce genre de projet… À condition que les choses se fassent dans les règles« . C’était sans compter avec le veto du Parc. Qui n’imagine pas que les propriétaires passent outre: « Ils ont fait la demande en bonne et due forme. Elle a reçu un avis défavorable. Les travaux doivent s’arrêter. Point. S’ils devaient continuer, une plainte serait déposée devant le procureur de la République« , prévient Didier Reault.

Une justice déjà passablement échaudée par l’identité de l’acquéreur d’une partie des parts de la société civile immobilière, propriétaire du terrain. Un certain Jean-Claude Pietrotti, mis en examen en 2010 par le juge Duchaine – notamment pour extorsion de fonds et blanchiment en bande organisée – dans l’un des volets de l’affaire Guérini.

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Plongeurs et plaisanciers: une si difficile cohabitation...


Malgré les bouées signalant leur présence, les adeptes de la chasse sous-marine ne se sentent plus en sécurité dans la mer. Vidéo à l’appui, ils dénoncent l’attitude irresponsable des plaisanciers.

Source : Var matin

Des vidéos (à visionner ici ou là) à vous couper définitivement l'envie de vous mettre à l'eau. C'est la façon choisie par les adeptes de la chasse sous-marine pour exprimer leur peur de se faire découper en deux par un bateau à moteur.

Président de la Fédération de Chasse Sous-Marine Passion (FCSMP), l'Ollioulais Pascal Mathieu est catégorique : «Dans le Var, comme dans les Alpes-Maritimes, où qu'on plonge, après 9 heures du matin, on est en danger !»

Ferré par des leurres

La faute à un trop grand nombre de plaisanciers. Notamment l'été. La faute surtout à leur méconnaissance de la réglementation en matière de navigation à proximité d'une bouée signalant la présence de plongeurs.

Ne lésinant pas sur les moyens - «je pêche toujours avec deux bouées, plus mon embarcation semi-rigide» -, Pascal Mathieu ne compte pourtant plus le nombre de fois où il a frôlé l'accident. «Une fois, un plaisancier a failli me couper le bateau en deux. Une autre, un voilier m'a emporté une bouée. J'étais à moins de 15 mètres de distance. Quant aux pêcheurs à la traîne, plusieurs fois leurs leurres m'ont accroché la combinaison !»

Mais la palme revient sans doute aux pilotes de scooters des mers. «Certains se servent des bouées de chasseurs sous-marins pour effectuer des virages serrés», affirme Pascal Mathieu.

Face aux multiples dangers qu'ils encourent désormais, les chasseurs sous-marins se sont adaptés. «Quand on pêche au large, on essaye, dans la mesure du possible, de laisser quelqu'un à bord du bateau afin qu'il surveille les plaisanciers alentours».

Ils ont surtout renoncé à se mettre à l'eau à certains endroits trop fréquentés par les plaisanciers.

L'autoroute tropézienne

«L'été, on ne va plus pêcher à la pointe de La Cride à Sanary. Que ce soit pour aller à Bandol ou à La Ciotat, tous les bateaux naviguent à raser la balise cardinale. Quant aux secs (un haut-fond, NDLR) au large des Embiez, c'est encore plus dangereux», dénonce le président de la FCSMP.

Et que dire du golfe de Saint-Tropez ? «Avec les basses du Né, du Verhuge ou de Can, c'est un endroit propice pour la pêche aux espèces pélagiques. Mais c'est aussi une véritable autoroute. Bien que parfaitement signalés, je connais des pêcheurs sous-marins à qui les gendarmes maritimes ont demandé de partir. Au prétexte que c'était trop dangereux du fait du trafic», lâche Pascal Mathieu.

Et de conclure, avec fatalité, «Finalement, c'est dans la bande des 300 mètres où l'on se sent le plus en sécurité. Rien d'anormal : les plaisanciers connaissent mieux la réglementation qui y est appliquée.»

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Le 20 Septembre 2014

Il est urgent de créer des aires marines protégées en haute mer



Par Giulio Relini - Professeur, Dipartimento delle Scienze della Terra, Ambiente e Vita (DISTAV), Università di Genova, Italie Vice-président du Conseil scientifique de l’Institut océanographique, Fondation Albert Ier, Prince de Monaco

Source : Institut Océanographique de Monaco

La préoccupation de la communauté internationale pour la conservation et l'utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones au-delà des limites des juridictions nationales (ZJN) croît avec l'augmentation des menaces (surexploitation des ressources biologiques, pratiques de pêche destructrices, pollution, élimination des déchets, acidification, forage en haute mer et exploitation minière, activités de géo-ingénierie, câbles, tourisme, transport maritime), ainsi qu’avec les difficultés à parvenir à des accords internationaux sur la gouvernance et la protection. Plus de 30 ans après l’adoption de la CNUDM (Convention des Nations unies sur le droit de la mer, 1982), est émis le doute que les propositions ambitieuses en matière de conservation des ressources biologiques, de protection et de préservation du milieu marin aient été atteintes, en particulier celles traitant de la gouvernance de la biodiversité marine dans les ZJN. Malheureusement, il n’existe pas de consensus général. Un grand nombre d'États reconnaissent la nécessité d'un nouvel accord, tandis que d'autres considèrent qu’il suffit d’améliorer les règles existantes pour maintenir une exploitation durable de la biodiversité marine dans les ZJN.

Selon la CNUDM, les ZJN englobent la haute mer et la Zone qui est définie dans l'article 1 (1) de la Convention, comme étant : « les fonds marins et leur sous-sol au-delà des limites de la juridiction nationale ». D’après l'article 86, la haute mer renferme « toutes les parties de la mer qui ne sont comprises ni dans la zone économique exclusive, la mer territoriale ou les eaux intérieures d'un État, ni dans les eaux archipélagiques d'un État archipel. » Ces deux zones représentent ensemble environ 50 % des surfaces de la Terre et accueillent un pourcentage important de sa biodiversité. Elles comprennent la colonne d'eau et les fonds marins au-delà de la juridiction nationale, ainsi que certaines des régions les plus profondes, les plus montagneuses et les plus actives au niveau hydrothermal de l'océan.

Elles sont parmi les domaines les moins explorés et étudiés de notre planète, et renferment certains des environnements les plus intensément exploités et les plus fortement dégradées. Elles ont besoin de toute urgence de mesures de gouvernance et de protection....

Cliquer Ici pour accéder au document intégral

Les autochtones exclus de la conservation du patrimoine marin


Illustration de Médiation environnementale : Parc marin des Chagos et droits humains

La création de « zones de protection marine », telles que les sanctuaires côtiers ou les réserves, participe au phénomène d’accaparement des mers. L’accès à ces zones est interdit ou restreint pour les pêcheurs artisanaux dans un but de « conservation » de la nature. C’est ce qui s’est passé en Tanzanie par exemple, avec la création du parc marin de l’île de Mafia. « Des entreprises touristiques étrangères se sont implantées, bannissant l’accès aux sites terrestres et littoraux, y compris les récifs coralliens les plus productifs, les forêts de mangrove et les plus belles plages – qui étaient auparavant sous les régimes de propriété traditionnelle des communautés locales », souligne le rapport. D’ici 2020, la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique prévoit qu’au moins 10% des aires marines et côtières soient conservées [5].

Des zones côtières sont également privatisées. En Ouganda, le gouvernement a alloué une partie des terres côtières du lac Victoria à des investisseurs dans le tourisme et l’aquaculture. A peine remis du tsunami de 2004, des communautés de pêcheurs sri-lankais ont subi la mise en œuvre de nouveaux plans d’urbanisme. Des centres touristiques de luxe sont sortis de terre sur un quart de la péninsule de Kalpitiya où vivent quelques 13 000 pêcheurs. Plus de 2 500 familles ont été expulsées de leurs terres et se sont vues refuser l’accès aux zones de pêche. « Les pêcheurs peuvent même être poursuivis pour intrusion illégale. Par exemple, les clôtures de fil de fer barbelé érigées le long de la bande côtière par l’hôtel Bay Watch Eco de l’entreprise Hasan Gaate les empêchent d’accéder à la bande côtière pour pêcher », témoigne un pêcheur. Sur place, le Mouvement national de solidarité pour la pêche lutte pour récupérer leurs terres et regagner l’accès aux zones de pêche.

(5) CDB : Objectif 11 - Justificatif technique élargi (fourni dans le document COP/10/INF/12/Rev.1)


Convention sur la Diversité Biologique

Objectif 11 - Justificatif technique élargi (fourni dans le document COP/10/INF/12/Rev.1)

But stratégique C : Améliorer l’état de la diversité biologique en sauvegardant les écosystèmes, les espèces et la diversité génétique

Objectif 11 : D'ici à 2020, au moins 17% des zones terrestres et d’eaux intérieures et 10% des zones marines et côtières, y compris les zones qui sont particulièrement importantes pour la diversité biologique et les services fournis par les écosystèmes, sont conservées au moyen de réseaux écologiquement représentatifs et bien reliés d’aires protégées gérées efficacement et équitablement et d’autres mesures de conservation effectives par zone, et intégrées dans l’ensemble du paysage terrestre et marin.

Justificatif technique : Les aires protégées bien gouvernées et efficacement gérées constituent une méthode éprouvée pour protéger à la fois les habitats et les populations d'espèces et pour fournir des services écosystémiques importants.37,38,39,40,41 À l'heure actuelle, environ 13% des surfaces terrestres et 5% des zones côtières sont protégées, mais très peu des zones de haute mer le sont. L'objectif actuel de 10 pour cent de protection pour chaque région écologique a été atteint pour environ 55 pour cent de toutes les écorégions terrestres.42 Pour atteindre l’objectif proposé, il conviendra d'augmenter modérément les zones terrestres protégées à l’échelle mondiale, en mettant davantage l'accent sur la représentativité et l'efficacité de la gestion.43 Il implique en outre que des efforts importants pour élargir les aires marines protégées soient mobilisés. Mettre davantage l'accent mis sur la représentativité est crucial puisque les réseaux actuels d'aires protégées ont des lacunes, et certains ne parviennent pas à offrir une protection adéquate pour de nombreuses espèces et écosystèmes. Ces lacunes comprennent de nombreux sites de haute valeur en biodiversité, comme les sites de l'Alliance for Zero Extinction et les Zones importantes pour la conservation des oiseaux44,45,46. Une attention particulière est nécessaire pour protéger les écosystèmes critiques comme les récifs coralliens tropicaux, les herbiers marins, les récifs coralliens d'eau froide profonde, les monts marins, les forêts tropicales, les tourbières, les écosystèmes d'eau douce et des zones humides côtières.

Mise en œuvre : Les aires protégées devraient être intégrées dans l'ensemble du paysage terrestre et marin, en tenant compte de l’importance de la complémentarité et de la configuration spatiale. L’approche par écosystème devrait être appliquée en tenant compte de la connectivité écologique et du concept de réseaux écologiques, y compris la connectivité pour les espèces migratrices (par le biais, par exemple, d'axes migratoires pour les oiseaux migrateurs). Les aires protégées devraient être définies et gérées en étroite collaboration avec les communautés autochtones et locales et les populations vulnérables, dans le cadre de processus équitables qui reconnaissent et respectent les droits de ces communautés.47 Ces communautés doivent être pleinement engagées dans la gouvernance et la gestion des aires protégées en fonction de leurs droits, leurs connaissances, leur capacités et leurs institutions, doivent partager équitablement les avantages tirés des aires protégées et ne doivent pas supporter des coûts inéquitables. Les Lignes directrices de l'UICN pour l'application de catégories de gestion d'aires protégées reconnaissent quatre grands types de gouvernance d'aires protégées, pouvant tous être associés à un objectif de gestion. Ces catégories comprennent la gouvernance par le gouvernement, la gouvernance partagée, la gouvernance privée et la gouvernance par les peuples autochtones et les communautés locales. Celles-ci recoupent toutes les catégories d'aires protégées. D’autres mesures de conservation effectives par zone pourraient inclure des restrictions imposées aux activités nuisibles à la diversité biologique, ce qui permettrait de protéger des sites dans des zones situées au-delà des limites de la juridiction nationale conformément au champ d’application de la Convention énoncé à l’article 4. Les travaux vers cet objectif pourraient également être liés à des objectifs plus spécifiques dans le cadre du programme de travail sur les aires protégées et de la Stratégie mondiale pour la conservation des plantes. Le Congrès mondial sur les parcs naturels est une ressource supplémentaire pouvant être utilisée lors de la prise de mesures pour atteindre cet objectif. Les aires protégées pourraient être complétées par des limites aux processus et aux activités nuisibles à la biodiversité qui sont sous la juridiction ou le contrôle des Parties, y compris dans les zones au-delà de la juridiction nationale, tout en assurant que ces limites n'empiètent pas sur les droits des communautés autochtones ou locales, ou des populations vulnérables.

Indicateurs et informations de base : Les indicateurs pertinents de mesure des progrès réalisés vers cet objectif sont les sites d’importance pour la diversité biologique couverts par des aires protégées et la connectivité ou fragmentation des écosystèmes. D'autres indicateurs possibles comprennent les tendances de l'étendue de biomes, d'écosystèmes et d'habitats sélectionnés, l'Indice trophique marin, le recouvrement des aires protégées par des écorégions, la gouvernance et l'efficacité de la gestion des aires protégées, et la qualité de l'eau dans les écosystèmes aquatiques. Il existe déjà des données de références solides pour ces indicateurs, provenant de sources telles que la Base de données mondiale sur les aires protégées, l'Alliance for Zero Extinction, l'Outil d'évaluation intégré de la biodiversité, la Liste Rouge des espèces menacées d'extinction de l'UICN et la Commission mondiale des aires protégées de l'UICN.

Les étapes pour atteindre cet objectif incluses dans le programme de travail sur les aires protégées sont les suivantes :
  1. D'ici à 2012, pour les aires marines, un réseau mondial complet de systèmes nationaux et régionaux d’aires protégées écologiquement représentatives et gérées efficacement est établi;
  2. En 2012, toutes les aires protégées sont gérées efficacement et équitablement, en s'appuyant sur des processus participatifs et scientifiques de planification des sites qui comprennent des objectifs, des cibles, des stratégies de gestion et des programmes de suivi et d'évaluation clairs en matière de diversité biologique;
  3. D'ici à 2015, toutes les aires protégées et les systèmes d'aires protégées sont intégrés dans les paysages terrestres et marins plus vastes et dans les secteurs pertinents, en appliquant l'approche par écosystème et en tenant compte de la connectivité écologique, des impacts probables des changements climatiques et, s'il y a lieu, du concept de réseaux écologiques.

Source : CDB

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