jeudi 22 décembre 2011

Bonnes Fêtes avec beaucoup de fruits de la mer !!!

Joyeux Noël avec beaucoup de fruits de la mer !!!

Malgré les temps brumeux, les professionnels de la mer sont toujours là… Comme chaque année, ils illumineront les repas de Noël et du Nouvel An avec tous leurs fruits de la mer…

Avant de faire un bilan de l’actualité de la pêche et de l’aquaculture (au début de l’année 2012), votre blog favori tient à vous remercier pour votre persévérance à cliquer Regard sur la Pêche et l’Aquaculture…

160.000 visites en 2011 entre 10.000 et 18.000 chaque mois (et un record en prévision en décembre 2011 avec plus de 20.000 et des pointes à plus de 800 visiteurs en une seule journée)…

Je tiens à remercier les journalistes des trois grands quotidiens halieutiques français, Ouest-France, Le Télégramme et Sud-Ouest qui vivent le quotidien des professionnels de la pêche et de la conchyliculture... Les journalistes sur lequel Regard sur la Pêche et l'Aquaculture s'appuie grandement... Mais aussi, les journalistes de La Voix du Nord, Le Midi Libre, La Dépêche, Corse Matin, La Manche Libre, Paris Normandie, Presse Océan,... toujours au plus proche des pêcheurs, ostréiculteurs, mytiliculteurs, pisciculteurs....

Quant aux quotidiens nationaux (à l'exception des Echos), depuis Paris, ils ne voient malheureusement la pêche qu'à travers la vision déformée des ONG environnementales...

Et que la communauté des blogueurs et twitteurs de la pêche et de l'aquaculture se conforte... Nous serons là aux côtés des pêcheurs, des conchyliculteurs et des aquaculteurs : Comité des pêches Le Guilvinec, L'Encre de Mer, Collectif Pêche et Dévéloppement, Pêche fraiche, Lionel Dabbadie,... Sans oublier le plus ancien des blogueurs, Dimitri : Fine marée....

En attendant de nouveaux articles en 2012, voilà les posts les plus lus au cours de cette année finissante... En gras (entre 1.000 et 5.000 clics) et clair (500 et 1.000)

Le Tsunami radioactif du Japon

Le triste record 2011 (10.000 clics) : Japon. Tsunami : Une pensée pour les pêcheurs et les conchyliculteurs de la région de Sendaï

*Tsunami : Accélération des exportations vietnamiennes de produits de mer vers le Japon

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Pêche artisanale dans l’Europe pas toujours bleue

Imaginez la pêche française en 2020, après 7 années au régime QIT

Atlantique Nord-est : Europe Bleue recule…. France capitule…

Quota de pêche 2011. Maria Damanaki, Commissaire des Affaires maritimes et de la surpêche

Loi de Modernisation de l’Agriculture et de la Pêche sans ambition halieutique !

Journée mondiale des pêcheurs artisans… Du respect SVP !

En France, la pêche artisanale est toujours bien vivante

Profession : Pêcheur à pied professionnel en Bretagne

Pesca-tourisme : Embarquement immédiat avec les professionnels de la mer

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L’aquaculture dans toute sa diversité

Poisson bio. L’industrie aquacole sème la confusion parmi les consommateurs !

Poisson sauvage, naturellement bio

Huîtres. Dans son berceau asiatique, la Japonaise meurt aussi

En Méditerranée, le bar mange la sardine du pauvre

Avec Pierrot, le plancton devient enfin lisible !

Aliment aquacole, le « carburant » du pisciculteur

Pisciculture, la future vache à lait de l’agro-business

Pisciculture en étang d’eau douce : La carpe ou le cormoran ?

Amazonie : Le nouvel eldorado de l’aquaculture industrielle ?

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Pas de crise dans le monde du poisson malgré les controverses

Le commerce mondial du poisson reprend ses droits

FAO. Comité des pêches : Les cours du poisson flambent aussi !

Accord de pêche Maroc/UE : Anguille sous roche au Sahara Occidental

La pêche minotière, une activité hors normes

Avec Pacific Andes, c’est un géant chinois qui se dresse dans l’Europe Bleue !

Que les chinois aiment le saumon, n’est pas du tout du goût des pêcheurs écossais

Crevette de Madagascar : Commerce équitable dévoyé ?

Aquaculture biologique : Ne Mangez pas ces crevettes bio !

Chili : Le saumon pollue la vie des chiliens et de leur océan

A Abidjan, les ouvrières du thon prises en otage

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Les espèces halieutiques phares....

Maladie ostréicole : Le syndrome du parc vide !

Saint-jacques, coquillage de tous les désirs

Langoustine de Gascogne, la marque d’une pêche locale durable

Mytiliculture. En tout temps la moule garde la frite !

Salmoniculture en France. Ouverture de la pêche à la truite : « Merci les pisciculteurs ! »

Malgré les tempêtes, Tilapia l’africain garde son cap mondial

Colin d’Alaska. La mort du poisson « roi » de la transformation ?

Thon rouge : Parole d’un grand chef québécois

A en perdre son merlu !

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Commercialisation en direct par delà les frontières

En France, la consommation de poisson frais ne connait pas la crise

Vente directe du poisson : Les criées devront faire avec

Achetez du poisson… Votre hypermarché presse le citron !

Restauration collective Sodexo : 50 millions de clients au régime Panga et Tilapia

Bientôt du Panga dans les restaurants Relais et Châteaux !

Poissonnerie Carrefour : Avec ou sans OGM ?

Qui dit Ostréiculteur traditionnel dit Huîtres naturelles

Etiquetage. La transparence du circuit poisson s’arrête au port de pêche

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Malgré les Grenelles de l'Environnement et de la Mer

Interdiction de pêche. L’agriculture empoisonne les eaux côtières

La Rochelle. Les Minimes 2015 : La plaisance au cœur du parc naturel marin des Pertuis charentais

Marées vertes : Le dessous des cartes agricoles

Les PCB débordent dans la mer

lundi 19 décembre 2011

Les Pêcheurs Etaplois à l'assaut des Drakkars Normands et Vikings !

Entre Coquille et Saumon, les pêcheurs étaplois n’ont pas choisi !

Lire l'épisode précédent : Une coquille ? Les pêcheurs boulonnais rêvent de saumon !

Les pêcheurs de la Coopérative maritime étaploise (CME) continueront d’aller pêcher la coquille en Baie de Seine chez les normands, et le saumon sera élevé dans des bassins à terre... La peur des drakkars Vikings qui règnent en maitre sur la salmoniculture au large !… Et tout ceci pour des coquilles saint-jacques et du saumon vendus à des prix voisins de 3 euros le kilo (1)…

Les pêcheurs étaplois ne vont-ils pas se sacrifier pour Capécure, le port de pêche de Boulogne en quête d’apports et qui est talonné par les bigoudens du Guilvinec pour la première place au niveau national ?

Bagarre de pêcheurs à Port-en-Bessin ! (Manche Libre)

Si le calme semble revenir sur place, le blocage de l'avant-port imposé par trois bateaux portais depuis ce matin (13 décembre 2011) a créé de vives tensions le long des quais. Les gendarmes ont dû intervenir pour mettre fin à des bagarres. (2)

Selon notre correspondante sur place, Claudine Marie, en fin de matinée, en se positionnant côte à côté à hauteur du pont tournant, trois coquillards portais ont bloqué l'accès du port afin que les bateaux n'appartenant pas à la flotte de Port-en-Bessin et pêchant la coquille ne puissent ni entrer ni sortir.

Cette action coup de poing vise des bateaux de Boulogne-sur-Mer et de Dunkerque pêchant la coquille en baie de Seine. Les pêcheurs portais mécontents affirment que ces derniers bénéficient d'un prêt de licence illégal.

Un coup de force rarissime qui a, bien entendu, très rapidement créé des tensions le long des quais et nécessité la présence et même l'intervention des forces de gendarmerie de Bayeux, Courseulles-sur-mer et Isigny-sur-mer. Pêcheurs de la baie de Somme et Portais en sont en effet venus aux mains aux alentours de midi....

La CME prête à produire un saumon d'élevage (Voix du Nord)

Les choses se précisent à Boulogne pour le développement de l'aquaculture.

La coopérative maritime étaploise (CME - organisation de producteurs qui gère 55 chalutiers) a commandé une étude pour connaître la faisabilité technique de la production d'un saumon aquacole en milieu fermé. Les conclusions sont attendues prochainement, reste à régler la question de l'implantation pour la station de pompage et de rejet.

Le projet consisterait à créer six bassins sous un hangar. Pourquoi ne pas créer une ferme en pleine mer comme en Norvège ? « Ici, la mer ne s'y prête pas, répond Éric Gosselin, directeur de la CME. Il y a trop de passages. »

Sans antibiotiques ni traitements

Le saumon serait élevé de la façon la plus naturelle possible dans une eau pure, filtrée, sans antibiotiques ni traitements. L'objectif de ces six bassins circulaires serait de produire 500 tonnes de saumon par an, « seuil d'une rentabilité rapide ». En un an, le saumon atteindrait un poids « commercial » de 2 à 3 kg.

La CME va s'entourer de professionnels, notamment la plateforme d'innovation Nouvelles Vagues (pôle de compétitivité Aquimer) pour la maîtrise sanitaire et l'aspect recherche. Pourquoi choisir de produire du saumon ? « Parce que c'est une filière maîtrisée et un produit pour lequel un marché existe. » Éric Gosselin avance même la date de 2013 pour le démarrage.

La CME compte sur l'aide financière de la Région, de l'Europe et même des pêcheurs, pourtant réticents au départ, mais qui aujourd'hui sont convaincus que l'aquaculture peut être une bonne source de diversification.

(1) Effondrement des cours du saumon (de 6 à 3 euros le kilo depuis avril 2011) et hausse des cours de la coquille (plus de 3 euros le kilo en cette campagne 2011/12)

(2) Les pêcheurs portais pointent du doigt la présence d’embarcations de Boulogne-sur-Mer et de Dunkerque plus nombreuses que l’an passé. Et cela alors que la zone de pêche en baie de Seine est déjà réduite de moitié en raison de la présence de la toxine ASP. Pour plus de précisions : Saint-Jacques : Coquillage de tous les désirs

Autres articles :

jeudi 15 décembre 2011

Accords de pêche : Mauritanie, Maroc,… même combat !

Accords de pêche : Mauritanie, Maroc,… même combat !

L’eurodéputé breton Alain Cadec, vice-président de la commission de la pêche au parlement européen, défend coûte que coûte les accords de pêche avec les pays africains…

Exemple de la Mauritanie

Après un séjour mauritanien en novembre 2010, Alain Cadec écrivait sur son blog :

« La pêche représente 35% des exportations du pays et crée 36% de l'emploi. Depuis 2006, la Mauritanie et l'Union européenne ont signé un accord de partenariat de pêche (APP) permettant aux navires communautaires de 12 pays de l'Union européenne de pêcher dans les zones de pêche mauritaniennes. Pour la période 2008-2012, l'Union européenne verse 305 millions d'euros au gouvernement en échange de cet accès.

Cet argent doit permettre d'assurer le développement durable du secteur mauritanien de la pêche, mais l'utilisation de ces fonds reste très difficile à vérifier. D'autre part, je m'inquiète des réductions sensibles de possibilités de pêche, alors que la contrepartie financière et les redevances à payer par les armateurs européens ne cessent d'augmenter. Il s'agit de l'accord de partenariat le plus couteux conclu par l'Union européenne mais c'est aussi l'un des plus importants qu'il nous faut maintenir…. » Source : Pêche en Mauritanie: Alain Cadec demande de la transparence au gouvernement mauritanien

En réalité, pillage des flottilles étrangères

De son côté, l’OMC apporte une nuance de poids sur la présence étrangère dans les eaux mauritaniennes…

« La Mauritanie a jusqu'à présent tiré une part importante de ses revenus des ventes de droits de licence à des entreprises étrangères, contribuant ainsi à l'intensification de l'exploitation de ses ressources, plutôt qu'au développement durable d'une exploitation locale plus intégrée à l'économie nationale. Cette politique est à l'origine du sévère déclin des principales ressources halieutiques du fait de leur surexploitation. Elle a attiré beaucoup de partenaires économiques étrangers, mais n'a pas contribué à l'essor du secteur privé local. »

Voir le rapport de l'OMC : Examen des politiques commerciales : Mauritanie et OMC, « Résumé », résumé du rapport de l’Examen des politiques commerciales de la Mauritanie, WT/TPR/S/250, 2011, septembre 2011

Exemple du Maroc

Intervention d’Alain Cadec au Parlement européen sur l'accord de partenariat Union Européenne - Maroc dans le secteur de la Pêche le 14 décembre 2011

Selon vous, ce port de pêche artisanale qui abrite des centaines de barques et fait vivre des milliers de personnes, a-t-il bénéficié des compensations financières de l'Union Européenne dans le cadre de l'accord de pêche UE-Maroc 2006-2011 ?


Blocage de l'accord de pêche. Les pêcheurs marocains jubilent…

La décision du Parlement européen, mercredi 14 décembre, de ne pas prolonger l'accord de pêche avec le Maroc en a surpris plus d'un...


En premier lieu, les autorités marocaines et espagnoles dont les réactions ont été à la hauteur de la surprise : Expulsion sur le champ des bateaux européens, exigence d’une compensation financière de 30 millions d’euros pour le manque à gagner des bateaux espagnols…

En second lieu, les pêcheurs marocains qui du jour au lendemain n’ont plus dans leurs zones de pêche cette flottille étrangère concurrente…

« .... les professionnels marocains jubilent et se disent «débarrassés d’une concurrence qui les gênait aussi bien au niveau des prises que sur les marchés de commercialisation du poisson frais». A leurs yeux, la décision du Parlement européen ne ferait que restaurer le pays dans ses ambitions légitimes. Le départ de la flotte européenne ne règle pas les problèmes. Il faudra enfin concrétiser une véritable réforme dans ce secteur et en finir avec les combines qui le gangrènent. L’enjeu se trouve à ce niveau. Le plan Halieutis, censé accélérer la valorisation à terre de la ressource halieutique, est pour l’instant au point mort.

Chez les industriels, la «fête» se fait dans la retenue. Selon Mohamed El Jamali, industriel de la conserve de poissons, «le retrait de la flotte européenne va diminuer la pression sur la ressource, mais aura un impact fort négatif sur les pêcheurs espagnols». Reste le manque à gagner pour l’effort de développement du secteur. Pour rappel, le dernier protocole, qui a expiré le 27 février 2011, a apporté une contribution financière de 36,1 millions d’euros par an… »

Probablement un manque à gagner pour ceux qui se servaient avant que cette somme n’aille comme prévu dans le protocole de l’accord de pêche « dans des actions de développement du secteur, notamment les infrastructures tels les ports, les halles aux poissons, les villages des pêcheurs et la lutte contre la pêche illicite non réglementée et non déclarée… »

Philippe Favrelière (avec l'aide de l’article de l’Economiste : Accord de pêche : Akhannouch : « Aucun intérêt à renégocier »)

Autres articles :
Photographie de Philippe Favrelière : Port de pêche d'Essaouira au Maroc

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En Afrique de l'Ouest, les pêcheurs artisanaux demandent l'arrêt de la pêche industrielle européenne....


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Le 29 décembre 2011 : Annulation de l'accord de pêche (suite)

Depuis l'annulation de l'accord de pêche Maroc/UE, les langues se délient parmi les représentants de la pêche marocaine qui voient des opportunités de développement de la pêche locale....

Pendant ce temps, les responsables espagnols préparent une stratégie pour reprendre pied dans les eaux marocaines déjà surexploitées avec la diminution des débarquements des petits pélagiques...

Pendant ce temps, des analystes analysent sans tenir compte de l'avis des acteurs principaux que sont les pêcheurs marocains et les communautés villageoises côtières....

La FPM n’est pas pressée de renouveler l’accord de pêche (Les Echos)

La Fédération des pêches maritimes (FPM) monte au créneau. Non loin d’être attristée du non renouvellement de l’accord de pêche Maroc-UE le 14 décembre dernier, elle avoue que la décision lui convient tout à fait. «De tous temps, nous avons été contre cet accord que nous n’acceptions finalement que par patriotisme. Nous le subissions», s’exprime ainsi Hassan Oukacha, président de la FPM, qui regroupe les chambres de pêche maritimes et leur fédération, la Confédération nationale de la pêche côtière, l’Association de la pêche hauturière et les associations de la pêche côtière et artisanale, et par ailleurs membre de la CGEM. «Nous étions habitués à ce que notre avis soit pris en compte. Cependant, Aziz Akhannouch avait décidé de faire cavalier seul. Il ne nous a jamais demandé notre avis», insiste Oukacha.

En attendant la semaine prochaine

Aujourd’hui, le non renouvellement semble être une aubaine pour les professionnels. «Le rendement des bateaux marocains va augmenter» s’enthousiasme Oukacha. «En l’état actuel des choses, il n’y a pas lieu de renégocier cet accord. Toutefois, si renouvellement il y a, ce nouvel accord devra se baser sur d’autres termes. Notre principale demande est qu’il y ait plus d’investissement sur terre et sur mer. L’objectif recherché est de valoriser les ressources pêchées par les bateaux européens au Maroc», explique Oukacha. D’une part, cela permettrait de faire vivre l’économie de la pêche et, d’autre part, de contrôler ce que pêchent les 115 bateaux européens présents dans l’espace maritime marocain, en vertu de cet accord. Une réunion avec Mohamed Horani, président de la CGEM, se tiendra la semaine prochaine pour discuter des suites du dossier.

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Réunion le 11 janvier à Barbate de la Commission maroco-espagnole des professionnels de la pêche (Maroc Agriculture)

Madrid – La Commission maroco-espagnole des professionnels de la pêche tiendra une réunion, le 11 janvier prochain à Barbate (Cadix-Sud de l’Espagne), a indiqué, mercredi, le vice-président de la Confédération espagnole de la pêche (Cepesca), Javier Garat.

L’objectif de cette réunion est de « fixer la feuille de route que suivront les professionnels de la pêche des deux pays dans l’avenir , notamment après le rejet dernièrement par le Parlement européen (PE) de la prorogation de l’accord de pêche entre le Maroc et l’Union européenne (UE), a-t-il ajouté dans des déclarations à l’agence Europa Press.

M. Garat a souligné que la Commission maroco-espagnole des professionnels de la pêche a pour objet de mettre en valeur et consolider les relations de coopération entre les deux parties.

Le vice-président de Cepesca a fait ces déclarations à l’issue d’une réunion avec les représentants des professionnels de la pêche à Barbate, axée sur l’examen des conséquences de la non prorogation de l’accord de pêche Maroc-UE sur les pêcheurs de la région.

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Les prix de la sardine flambent (Libération)

Les poissons désertent les assiettes des ménages à faibles revenus

Les prix des poissons s’envolent de nouveau. Ils ont presque quadruplé en moins de quelques semaines. Ils sont devenus presque inabordables, la sardine s’arrogeant même le qualificatif et la tarification des produits de luxe. En effet et jusqu’au 27 décembre, au marché de gros de la capitale économique, une caisse de 20 kg de sardines coûtait 250DH contre 50 DH auparavant, celle de maquereaux s’écoulait à 180 DH contre 50 DH, celle des anchois 200 DH contre 50 DH et celle de crevettes 500 DH contre 200 DH.

Quant à la caisse de pageot, elle a été cédée à 180 DH contre 80 DH auparavant, les anguilles l’ont été à 300 DH contre 80 DH, la raie à 350 DH contre 150 DH auparavant, la bonite à 200 DH contre 80 DH auparavant et le mulet à 170 DH contre 80 auparavant.

La cause ? Certainement pas la non-reconduction de l’accord de pêche Maroc-UE, mais le mauvais temps qui a poussé, selon certaines sources, plusieurs raïs à renoncer à lever l'ancre. Mais pour d’autres, c’est la rareté du poisson qui s'impose comme une pénible évidence conjuguée au phénomène de la spéculation et des intermédiaires….

Concernant la hausse des prix des sardines, il nous a souligné que cette augmentation trouve son explication dans le fait que l’offre est quasi inexistante dans les deux marchés les plus importants, à savoir celui de Laâyoune et de Tan Tan. « Les sardines commercialisées aujourd’hui au marché des poissons de Casablanca proviennent en grande partie des petits bateaux qui pêchent près des côtes entre El Jadida et Rabat », nous a-t-il précisé. Pourtant, quelles que soient les explications, il reste évident que les milliers de kilomètres du littoral marocain seraient de moins en moins poissonneux.

Ainsi, et selon une note publiée par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie et des Finances, le volume des débarquements de la pêche côtière et artisanale a atteint, au titre des dix premiers mois de l’année 2011, 739.257 tonnes, soit un recul de 22,7% par rapport à fin octobre 2010.

Cette évolution est attribuable particulièrement, selon la DEPF, au repli de 25,3% des débarquements des poissons pélagiques, en lien avec la baisse des débarquements de la sardine de 43,4%.

La valeur du total des débarquements a affiché une baisse de la valeur des débarquements des poissons pélagiques de 15,1%, bien que leur prix moyen ait marqué un accroissement de 13,8%. La valeur des débarquements du poisson blanc a légèrement progressé de 1,5% et celle des crustacés a augmenté de 27% et ce, en dépit de la baisse de leur prix moyen de 33,5%.

Par ailleurs, la valeur des exportations des produits de la mer s’est établie à 9,8 milliards de dirhams au titre de la même période, en repli de 13,5% en glissement annuel, en rapport notamment avec la baisse de la valeur des exportations des poissons en conserve de 19,2% ; la valeur des exportations des crustacés, mollusques et coquillages ayant affiché une quasi-stagnation (+0,7%).

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Suspension du protocole de pêche Maroc-UE : le dessous des cartes (Agoravox)

Le 15 décembre dernier le parlement européen a rejeté la prorogation du protocole de pêche avec le Maroc (36 millions d'euros annuels en compensation des prises européennes en eaux marocaines). La décision européenne a été motivée, a précisé le rapporteur finlandais Carl Haglund, par trois raisons : D'abord, économique car le Maroc semble mieux profiter financièrement que l'Union européenne (UE) ; ensuite, écologique au regard de la surexploitation des espèces ; et enfin social, puisque jusqu'à présent, la population locale du Sahara semble peu profiter des retombées financières de l'accord. S'agit-il des vraies raisons ?

Des prétextes plutôt que des arguments

Si l'on peut comprendre que l'UE, étranglée par une crise d'endettement, racle les fonds de tiroir, lorgner sur l'enveloppe de 36 millions est loin de résoudre tous ses problèmes. D'autant plus que si elle doit répondre à la demande de réparation formulée par l'Espagne, principale lésée dans cette histoire, elle devrait débourser 30 millions d'euros pour la dédommager des deux mois d'inactivité de ses pêcheurs. Alors que le Maroc perçoit à peine un peu plus pour une exploitation durant 12 mois. S'il y a vraiment une partie qui doit se plaindre d'un rapport couts-bénéfices désavantageux c'est bien le Maroc. En versant 36 millions d'euros en contrepartie de la capture de 700000 tonnes, l'UE s'assure le poisson à un coût de revient moyen (toutes variétés confondues) de 0.5 cents d'euros, une aubaine pour le consommateur européen qui paye en moyenne son poisson moins cher que son homologue marocain.

Quand les députés européens ayant voté contre l'accord parlaient de surexploitation des ressources halieutiques, ils oublient qu'ils étaient déjà devancés par tous les gouvernements marocains et ce depuis 1995 quand ils refusaient de prolonger le protocole avec l'UE afin de dénoncer la surexploitation par les pêcheurs européens de ces stocks halieutiques. Mais sous la pression des européens le Maroc finissait toujours par céder.

Concernant la population locale sahraouie qui ne semble pas bien profiter financièrement de l'accord, faut-il rappeler ici que l'Allemagne qui avait exprimé des réserves auparavant, à cause de ce point, les avait levées après de premières informations données par le Maroc selon lesquelles plus de 700 millions de dirhams ont été affectés à des extensions et des rénovations des ports de Boujdour (comme le montre la photo google ci-dessus !!!) et Dakhla. Et puis il a été convenu que le Maroc produise justement un rapport d'ici fin février pour mettre en évidence les retombées de l'accord sur la population locale. Pourquoi donc les députés ont précipité la suspension de l'accord deux mois avant la remise du rapport ?

Un vote politisé...

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Le 13 janvier 2012

Les pêcheurs marocains en désaccord avec ceux qui surexploitent leurs ressources…

« Il faut repenser les termes de l’accord de pêche dans le sens d'un renforcement de la coopération avec l'UE en matière d'infrastructures et de mise à niveau de la flotte, loin de toute exploitation directe de nos ressources. »

La confédération nationale de la pêche côtière au Maroc veut rester en dehors des négociations menées actuellement par la commission mixte des professionnels maroco-espagnols de la pêche. Selon Mohamed Alalou, président de la confédération nationale de la pêche côtière, « cette commission ne représente pas le secteur de la pêche maritime sur le plan national. » Cette commission mixte de professionnels marocains et espagnols qui déplore le blocage du protocole de pêche entre le Maroc et l'UE en l'imputant à des « motifs politiques » et qui s'est prononcée pour son réexamen sur la base des seuls aspects techniques et économiques, est composée du secrétaire général de la confédération espagnole de la pêche, du président de la fédération andalouse des professionnels de la pêche et du vice-président de la fédération des pêcheurs du Maroc.

Selon Mohamed Alalou « les participants à ces négociations, côté marocain, ne représentent qu'eux-mêmes et leur action est motivée par des intérêts personnels….. Les négociations menées actuellement par cette commission affaibliront la force de négociation du Maroc au cas où un accord serait envisagé. »

Et de souligner que l'ensemble des professionnels du secteur de la pêche « sont contre la reconduction de l'accord de pêche en ses termes actuels. » L'accord a engendré une « surexploitation » des pêcheries et une baisse constante des ressources halieutiques du Maroc, selon des statistiques établies par l'Institut scientifique, a-t-il averti, ajoutant que le secteur a besoin plutôt d'un plan d'aménagement pour toutes les filières de la pêche (côtière, hauturière et artisanale).

Kamal Sabri, président de la Chambre des pêches maritimes Atlantique Nord et membre de la confédération, fait le même constat relevant que les cinq dernières années ont été marquées par une baisse importante des captures. Pis encore, « on est menacé, d'ici 10 ans, d'épuisement de nos ressources. » Il a appelé, à cet égard, toutes les parties prenantes à tout mettre en oeuvre pour préserver cette richesse qui « n'a pas de prix ». Au cas extrême où une reconduction de l'accord s'avèrerait inévitable, poursuit M. Sabri, « il faut repenser ses termes dans le sens d'un renforcement de la coopération avec l'UE en matière d'infrastructures et de mise à niveau de la flotte, loin de toute exploitation directe de nos ressources. »

Kamal Sabri propose, par ailleurs, que « les professionnels nationaux se chargent eux-mêmes et de l'exploitation et de la commercialisation des divers produits de la mer qui sont la propriété de tous les Marocains, à qui revient d'ailleurs de décider ou non la reconduction de l'Accord de pêche avec l'UE via le Parlement. » D’après Au fait Maroc : Accord de pêche Maroc-UE : Divergences de vues entre les professionnels marocains du secteur de la pêche

mercredi 14 décembre 2011

Pêcheur en voie de disparition sur le lac Léman !


Pêcheur en voie de disparition sur le lac Léman !

Ce n'est pas de la raréfaction du poisson que les pêcheurs professionnels risquent de disparaître, mais bien de l'impossibilité d'exercer leur métier !

L’Etat Suisse cherche désespérément de nouveaux pêcheurs professionnels pour exploiter les ressources en poisson du lac Léman. L'avis de recherche risque de tomber à l'eau puisque les pêcheurs n'ont plus de place où s'installer. Un manque d’infrastructure et des terrains trop chers font que le pêcheur deviendra inexorablement une espèce en voie de disparition....


Face aux ressources du lac Léman, l’Etat cherche de nouveaux pêcheurs. Un métier dont l’exercice est semé d’embûches.

Mille tonnes de poissons sont pêchées chaque année. Pourtant, le lac en regorge encore. Selon le règlement suisse, 84 pêcheurs professionnels pourraient en exploiter les ressources. A ce jour, ils ne sont que 53. La Commission intercantonale de la pêche dans le lac Léman lance donc un appel d’offres, afin de délivrer huit nouveaux permis professionnels. Et pourquoi pas 31? «Nous avons conscience qu’il y a un problème de places (ndlr: cabanes de pêcheurs) pour exercer la profession», indique Frédéric Hofmann, conservateur cantonal de la pêche et des milieux aquatiques. De quoi compliquer la venue de la relève.

Le dernier appel d’offres date d’il y a deux ans. C’était à cette occasion que Christophe Liechti avait vécu un changement de cap radical. Ce père de famille de Villeneuve avait quitté le management pour la pêche, préférant un réveil matinal et le grand air, au stress du bureau. «Ce n’est pas un métier où je peux devenir riche, mais j’arrive à gagner ma vie honnêtement. C’est la passion qui dicte mes journées», indique-t-il avec satisfaction.
Aujourd’hui, Christophe Liechti possède son propre magasin et livre dans plusieurs commerces de la région. Il ne remet pas en doute son choix, mais pour y arriver, il a dû contourner un certain nombre d’obstacles: se faire sa place dans un milieu de «bourrus», investir dans un équipement professionnel ou encore trouver un local.....
(....)

Les places se font rarissimes dans les communes

De nouveaux pêcheurs certes, mais où vont-ils pouvoir exercer ? Autour du bassin lémanique les communes partagent un même point de vue: le métier doit être préservé, mais les places manques. «Nous ne sommes pas tenus d’offrir des espaces aux pêcheurs professionnels, indique Marcel Martin, municipal en charge du Port à Vevey. Mais nous souhaitons conserver une pêcherie.» A ce jour, la ville ne compte qu’un seul pêcheur professionnel. Mais la parcelle communale sur laquelle il est installé a été vendue. De nouvelles places sont-elles envisageables? Le municipal reste prudent: «Cela devrait faire l’objet d’une discussion, mais la possibilité d’avoir des locaux est un souci.»
Un manque d’infrastructure et des terrains trop chers. La réalité est la même dans de nombreuses autres communes du bord du lac. Morges compte actuellement un pêcheur professionnel à la Blancherie et trois autres sur une parcelle partagée avec la commune de Tolochenaz. Là encore l’avenir relève de l’inconnu: le terrain de la Blancherie tend à «se développer». Est-ce que les activités seront déplacées? La question reste en suspens. Et Vincent Jaques, municipal en charge du Port, reconnaît que «les activités de pêche ne tendent pas à se développer à Morges». A Villeneuve, c’est la même pénurie de places. Michel Oguey, le municipal qui s’occupe du Port, invoque des raisons économiques. La ville compte déjà deux jeunes professionnels récemment installés. Pour le municipal, un troisième serait de trop.

A Nyon, la ville est fière de son village de pêcheurs. Il existe cinq concessions sur lesquelles les professionnels peuvent construire leurs cabanes. Toutes sont pourtant déjà attribuées et l’installation de nouveaux arrivants paraît difficile. «C’est comme les biens immobiliers. Nous avons eu plusieurs demandes et à chaque fois ça a été assez chaud», confie Christian Gander, responsable de la gérance Burnier en charge des biens immobiliers de la ville.

Autres articles :

Inland fisheries and the common fisheries policy

Parlement européen

Note d'information

2014

Commercial inland fisheries are small-scale, labour intensive, traditional fisheries mostly using passive gear. 

They produce high value products of local importance. Inland fisheries will not be heavily influenced by the reform of the Common Fisheries Policy as they are mainly managed nationally. Diadromous species may benefit from the reforms as long as they are properly implemented. 

The new European Maritime and Fisheries Fund has greater potential to provide increased support to inland fisheries through the strengthening of community-led local development.


Cliquer Ici pour télécharger cette note d'information du Parlement européen


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Il n'y a pas que sur le lac Léman où les pêcheurs sont une espèce en voie de disparition

« La pêche côtière au Danemark est sur le point de disparaître »

L’article de Mogens Schou sur les concessions de pêche transférables [CFP Reformwatch, 03/11/2011] a suscité un débat. Des commentaires danois accusent Mogens Schou d’avoir mis en avant les aspects négatifs du système danois des CPT.

Kurt Bertelsen Christensen, ancien pêcheur et ex-président de la Société danoise Pour une mer vivante, cite un rapport de la Commission sur la pêche côtière concluant que « la pêche côtière au Danemark est en train d’être quasiment éliminée sous le régime actuel ». Il poursui : « une collectivité danoise côtière possédant 20 bateaux de pêche n’avait aucune -ou très peu- dette avant l’introduction des droits transférables. Maintenant sa dette s’élève à 13,5 millions d’€. » Toujours selon Kurt Bertelsen Christensen, les partis politiques qui ont fait leur entrée cette année dans le nouveau gouvernement danois ont voté, en 2005, contre l’accord portant sur les CPT.

Hanne Winter, biologiste marine à Greenpeace Danemark, souligne qu’au Danemark le droit de pêche, octroyé sous la forme d’une fraction de quota, a été fixé exclusivement d’après les prises historiques des navires. «Aucun autre critère n’a été utilisé, tels l’impact global des bateaux sur l’environnement, la création de richesse pour l’entreprise, le respect de la réglementation dans le passé, les espèces cibles, le problème des prises accessoires ou encore l’impact sur les espèces menacées etc. La conséquence en est une flotte subsistante susceptible d’être rentable pour très peu de personnes, mais dont la valeur est faible pour la société, » écrit-elle…. Suite et source : CFP Reformwatch

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Lac de Neuchâtel : A la recherche de trois nouveaux pêcheurs professionnels

Les cantons de Vaud, Neuchâtel et Fribourg ont lancé un concours pour trouver trois personnes voulant travailler sur le lac de Neuchâtel.

Le délai de candidature est fixé au 1er septembre 2013

Source : 24heures.ch par Céline Duruz le 9 août 2013

A l’unisson, les cantons de Vaud, Fribourg et Neuchâtel ont lancé un concours à la fin juin, pour trouver trois nouveaux pêcheurs professionnels sur le lac de Neuchâtel. Ils espèrent ainsi assurer la relève dans ce métier, en exploitant les ressources locales.

C’est que la population de pêcheurs professionnels, tirant au moins deux tiers de leurs revenus des poissons, vieillit. L’an dernier deux d’entre eux sont décédés et n’ont pas été remplacés. «Ils sont aujourd’hui 33 sur le lac de Neuchâtel, note Frédéric Hofmann, conservateur de la pêche et des milieux aquatiques vaudois. Ils ont un meilleur matériel mais ils étaient encore 40 en 2003, et plus du double auparavant.»

Les critères du concours sont relativement simples: avoir entre 18 et 50 ans, être à l’aise sur l’eau et avec les principes de protection des animaux, savoir reconnaître les différents poissons du lac et comprendre les textes de loi. Cinq candidats ont déjà déposé un dossier. Mais le remporter serait encore la partie la plus simple de ce processus selon certains pêcheurs. «Il n’y a pas de place au bord du lac pour s’installer, déplore Eric Delley, président de la corporation des pêcheurs professionnels du lac de Neuchâtel établi à Portalban (FR).

Les emplacements sont souvent à bien plaire, sans assurance de pouvoir rester. Les cabanes laissées vides par les anciens, ne suffisent plus: il faut aujourd’hui investir près de 200'000 francs de sa poche pour avoir des installations aux normes.» Les pêcheurs du Léman rencontrent les mêmes problèmes. Les autorités en sont conscientes. «Les communes doivent aider les pêcheurs à trouver un emplacement, au cas par cas», ajoute Frédéric Hofmann.

Les intéressés ont jusqu’au 1er septembre pour postuler. (24 heures)

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Intervention de l’Union Européenne dans la pêche continentale


Intervention de l’Europe dans la pêche continentale


“Studies linked to the implementation of the European Fisheries Fund”

EU intervention in inland fisheries
European commission / Directorate general for maritime affairs and fisheries

EU wide report – final version

Un document de 132 pages avec pour objectifs :
- Définir la pêche continentale,
- Clarifier l’importance socio-économique de la pêche en eau douce,
- Identifier les actions qui pourraient bénéficier des fonds européens pour la pêche.

The goal of the survey was to determine the elements that will justify the added value of the Community intervention as regards Inland Fishing.

The main objectives of the survey were to:
- Provide a definition of inland fishing and evaluate its limits;
- Clarify the socio-economic importance of inland fishing;
- Define the framework of the Article 33 of the EFF;
- Identify the appropriate actions that should benefit from the EFF support.

The framework of this EU-wide report provides an integrated analysis of the definition and the socioeconomic importance of commercial inland fishing at the EU level.

The rationale of the analysis developed in each chapter is to highlight the differences and similarities between the MS and regions, regarding structures and needs of the sector, and to identify subsequent challenges and fields for EU intervention.

Pour télécharger le document, cliquer DGMARE



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Le 30 août 2012

Allier : Pêcheurs à la ligne contre pêcheurs Pro au filet (France 3 Auvergne)

Par Evelyne Rimbert

La règlementation de la pêche sur la rivière Allier autorise davantage de licences professionnelles dans le Puy-de-Dôme

Cette année, 38 autorisations de pêche au filet, à l'épervier et autres "engins" ont été accordées dans les eaux de l'Allier, pour les pêcheurs du Puy-de-Dôme

Allier : Le retour de la pêche professionnelle

De 2012 à 2016, dans le Puy-de-Dôme, 38 autorisations de pêche au filet et aux engins ont été accordées sur la rivière Allier. 3 pêcheurs au lieu d'un auparavant sont reconnus comme professionnels et peuvent vendre leur friture. Les pêcheurs à la ligne s'inquiètent pour les espèces protégées...

Voir la vidéo, cliquer Ici

Parmi ces pêcheurs, 3 sont reconnus professionnels contre un seul auparavant.

Des pêcheurs qui peuvent donc vendre leur friture.

Les 35 autres peuvent lancer le filet pour leur usage personnel.

Inquiétude pour les espèces protégées

Ce retour de la pêche professionnelle agace les pêcheurs à la ligne. Ils dénoncent des pratiques peu respectueuses et s'inquiètent des menaces que peuvent représenter l'utilisation des filets pour les espèces protégées.
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Le 20 octobre 2012 : 2011, année record


Ce sont quelque 9'000 pêcheurs qui ont sorti 1'300 tonnes de poissons du Léman en 2011. Et ceci constitue un record.

La pêche dans le Léman n'avait jamais été aussi fructueuse depuis plus de 30 ans. 2011 a été une année record avec près de 1.300 tonnes de poissons attrapés par près de 9.000 pêcheurs. La féra et la perche représentent près de 90% des prises, a annoncé vendredi l'Etat de Vaud.

La Commission internationale pour la pêche dans le Léman a fait le point il y a quelques jours à Thonon-les-Bains. Selon ses calculs, 1.286 tonnes de poissons ont été prélevées du lac Léman en 2011. Ce chiffre confirme les bons résultats enregistrés depuis 2009 et représente un record jamais atteint depuis 1980 et l'entrée en vigueur des accords transfrontaliers sur la pêche.

Les 140 pêcheurs professionnels ont prélevé l'essentiel des captures avec 1.180 tonnes. Les 8.812 pêcheurs de loisirs se sont partagé le reste. Le nombre de permis annuels a augmenté de 16% par rapport à 2010.

Deux poissons représentent l'essentiel des victimes: le corégone, ou féra, et la perche. 780 tonnes de féra ont été pêchés, ce qui constitue le plus gros tonnage enregistré dans l'histoire de la pêche dans le Léman. Comme ce poisson se reproduit bien et est abondant dans le lac, la Suisse et la France ont décidé d'en prolonger exceptionnellement la pêche de 15 jours.

Les prises d'omble chevalier et de truite ont sont en légère augmentation avec 16 et 14,5 tonnes respectivement, mais restent au niveau des années 2005-2010. Le brochet est en légère baisse avec 35,5 tonnes, mais il est nécessaire de maintenir la pression sur ce poisson, grand prédateur des salmonidés. L'ouverture de la pêche 2013 est fixée au 13 janvier pour les salmonidés.

Source: SIPA

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Le 4 octobre 2013

L’impact minoré du changement climatique sur l’extinction des poissons d’eau douce

Des chercheurs du laboratoire BOREA (CNRS / IRD / MNHN / UPMC)1, de l’Université Toulouse III - Paul Sabatier et de l’Université d’Utrecht (Pays-Bas) viennent de montrer que les extinctions actuelles des poissons d’eau douce dues aux pressions anthropiques seraient bien supérieures à celles générées par le changement climatique. Ces résultats, qui contrastent avec les précédentes estimations, sont publiés dans Journal of Applied Ecology.

Les modèles utilisés jusqu’à présent prévoient que la réduction de l’habitat de certaines espèces provoquée par le changement climatique serait l’une des causes majeures de leur extinction. Mais ces modèles négligent le facteur temps et ne précisent pas la date de réalisation des prédictions, élément pourtant essentiel pour déterminer les causes d’extinction d’une espèce2.

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Ces résultats montrent qu’à moyen terme, le changement climatique ne représenterait pas la principale menace sur la biodiversité des poissons. Les extinctions actuelles provoquées par la pollution, la dégradation de l’habitat, les introductions d’espèces ou encore la fragmentation liée aux barrages sont très largement supérieures à celles qui seraient dues au changement climatique. Les auteurs mettent en évidence la nécessité d’agir dès à présent pour préserver l’intégrité des cours d’eau. Ils incitent à concentrer les efforts de conservation sur les impacts actuels et directs des activités humaines, pour préserver plus efficacement les espèces de poissons d’eau douce.

Cliquer Ici pour le communiqué intégral du Cnrs 

Les poissons d’eau douce disparaissent moins à cause du climat que par la pollution et la transformation des rivières

Source : Reporterre d'après Museum national d’Histoire naturelle

A moyen terme, le changement climatique n’est pas la principale menace pour la biodiversité des poissons. Une étude scientifique montre que l’extinction des poissons d’eau douce est avant tout la conséquence des actions directes de l’homme (pollution, dégradation de l’habitat, fragmentation liée aux barrages), et qu’il faut agir dès maintenant si l’on veut préserver l’intégrité des cours d’eau.

Des chercheurs de l’Université Toulouse III [1] et de l’Université d’Utrecht (Pays-Bas) viennent de montrer que les extinctions actuelles des poissons d’eau douce dues aux pressions anthropiques seraient bien supérieures à celles générées par le changement climatique. Ces résultats, qui contrastent avec les précédentes estimations, sont publiés dans le Journal of Applied Ecology [2].

Les modèles utilisés jusqu’à présent prévoient que la réduction de l’habitat de certaines espèces provoquée par le changement climatique serait l’une des causes majeures de leur extinction. Mais ces modèles négligent le facteur temps et ne précisent pas la date de réalisation des prédictions, élément pourtant essentiel pour déterminer les causes d’extinction d’une espèce. Plusieurs décennies, voire plusieurs millénaires, peuvent en effet s’écouler avant l’extinction d’une espèce, celle-ci pouvant être due à d’autres facteurs que le changement climatique.

En intégrant cette dimension temporelle dans leur étude, une équipe internationale de chercheurs, dirigée par Thierry Oberdorff [3], vient de montrer que les effets du changement climatique n’augmenteront les taux d’extinction naturelle chez les poissons d’eau douce que très marginalement, excepté dans les régions semi-arides et méditerranéennes, de l’ordre de 7 % en moyenne.
Taux d’extinction 150 fois plus rapide que naturellement

Les taux d’extinction provoqués par les activités humaines au cours des deux derniers siècles sont quant à eux beaucoup plus préoccupants : en moyenne 150 fois plus importants que les taux d’extinction naturelle et 130 fois plus importants que les taux d’extinction prédits en fonction du changement climatique.

Dans cette étude, les chercheurs ont utilisé un modèle empirique associant taux d’extinction et réduction des surfaces en eau des bassins. L’analyse à l’échelle mondiale de 90 000 cours d’eau révèle qu’à l’horizon 2090, seulement 7 % d’entre eux auront diminué de surface du fait du changement climatique.

Dans les régions semi-arides et méditerranéennes (sud-ouest des Etats-Unis, Mexique, sud de l’Amérique Latine, nord-est du Brésil, extrêmes nord et sud de l’Afrique, Europe du Sud, Asie centrale et orientale, Australie), qui totalisent le plus grand nombre d’extinctions, ce même phénomène n’entraînera qu’une faible répercussion sur les taux d’extinction naturelle.

Ainsi, dans les 1010 rivières pour lesquelles la richesse en espèces est connue, les scientifiques prévoient l’extinction, en tout et pour tout, d’une à cinq espèces dans seulement une vingtaine de cours d’eau d’ici à 2090.

Ces résultats montrent qu’à moyen terme, le changement climatique ne représenterait pas la principale menace sur la biodiversité des poissons. Les extinctions actuelles provoquées par la pollution, la dégradation de l’habitat, les introductions d’espèces ou encore la fragmentation liée aux barrages sont très largement supérieures à celles qui seraient dues au changement climatique.

Les auteurs mettent en évidence la nécessité d’agir dès à présent pour préserver l’intégrité des cours d’eau. Ils incitent à concentrer les efforts de conservation sur les impacts actuels et directs des activités humaines, pour préserver plus efficacement les espèces de poissons d’eau douce.

Notes
[1] Laboratoire BOREA (Biologie des organismes et écosystèmes aquatiques)
[2] Tedesco, P.A, Oberdorff, T. et al., "A scenario for impacts of water availability loss due to climate change on riverine fish extinction rates" Journal of Applied Ecology, 50, 1105 (2013)

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Pêche abondante dans le Léman en 2012

Les pêcheurs ont fait des prises pour un poids total de 1241 tonnes de poissons l'an dernier. La féra et la perche sont les plus souvent capturées.

Source : 24 heures
L’année 2012 constitue la deuxième la plus productive, après 2011, depuis 1980.

Pas moins de 1241 tonnes de poisson ont été pêchées dans le lac Léman en 2012. Ce chiffre confirme les bons résultats enregistrés depuis 2009, indique vendredi la Commission internationale de la pêche dans le Léman. La féra et la perche restent les espèces les plus capturées.

L’année 2012 constitue la deuxième la plus productive, après 2011, depuis l’entrée en vigueur des accords transfrontaliers sur la pêche en 1980. La pêche professionnelle - 138 personnes - a réalisé l’essentiel des captures avec 1168 tonnes. Le reste a été pris par 8254 pêcheurs de loisirs.

La perche et le corégone, communément appelé féra, représentent à eux deux plus de 90% des captures. Les effectifs de féra (852 tonnes) constituent le plus gros tonnage enregistré pour cette espèce dans l’histoire de la pêche dans le Léman. Au vu de cette abondance, leur pêche a été prolongée de quinze jours cette année, jusqu’au 31 octobre.

Les captures d’ombles chevaliers (13,5 tonnes) et de truites (10,5 tonnes) demeurent stables à un niveau bas depuis 2005, en dépit des efforts d’assainissement et de revitalisation des eaux. Les captures d’écrevisses américaines, une espèce invasive, atteignent plus de 7 tonnes. Les pêcheurs professionnels français et vaudois ont su exploiter et valoriser cette nouvelle ressource, note la commission.

La commission a également fixé la date de l’ouverture de la pêche des salmonidés dans le Léman. Ombles, truites et féras pourront être capturés dès le 12 janvier 2014. (ats/Newsnet)

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Le 20 Mai 2015

Les poissons des lacs ont droit au label Suisse Garantie

Les pêcheurs de métier pourront obtenir la mention Suisse Garantie et se défendre contre tricheries et importations...

Source : Tribune de Genève Par David Moginier

C’est une démarche longue de deux ans qui s’est concrétisée hier, sur le bateau Lavaux ancré à Ouchy: désormais, les pêcheurs professionnels suisses pourront obtenir le label Suisse Garantie pour leurs poissons et leurs écrevisses sauvages. «L’impulsion est partie du lac Léman, explique Ilan Page, pêcheur au lac de Morat et président de l’association romande ASRPP. Mais elle a permis de fédérer toute la Suisse.»

Ces «fermiers» du lac ont pu compter sur l’appui de Prométerre pour déposer un projet auprès d’Agro-Marketing Suisse, qui gère le label, habituellement réservé aux produits agricoles (voir ci-contre). Mais les poissons d’élevage, par exemple les perches produites à Rarogne (VS), ne pourront pas l’obtenir.

«Il y a trop de tricheries sur les poissons de lac, affirme Ilan Page. Des filets de sandre du lac de Neuchâtel alors qu’on n’en pêche pas, de la féra achetée chez nos collègues français et vendue comme suisse, sans parler des filets de perche.» Ce dernier poisson, adoré par le public, est souvent cause de soucis puisque les professionnels suisses ne peuvent fournir que 5 à 10% de la demande nationale. «Pourtant, rappelle Frédéric Hoffmann, conservateur de la pêche vaudois, qui gère ainsi un tiers des lacs du pays, il existe 34 espèces indigènes. Sans compter les écrevisses. Il y a de quoi valoriser d’autres poissons que la perche.» Il rappelle également que si l’on trouve du poisson étiqueté bio, c’est forcément de l’élevage.

Il faut dire que les pêcheurs vivent une époque difficile: leur nombre ne cesse de se réduire (ils sont 87 en Suisse romande), trouver une cabane au bord du lac et un ponton devient une vraie gageure. La concurrence de l’élevage et des importations est plus rude que jamais. «Nous devrions être considérés comme d’intérêt général», sourit Henri-Daniel Champier, président de l’association lémanique. Pour son collègue d’Ouchy Serge Guidoux, qui avait initié la démarche, «Suisse Garantie devrait aider les jeunes à valoriser leurs produits. Mais il faut aussi que les restaurateurs jouent le jeu. Quant à la grande distribution, elle est assez friande de ce genre de label.» (TDG)

Un cours sur la bonne façon de tuer un poisson

Une truite en silicone pour expliquer comment étourdir puis égorger un poisson.

Depuis janvier, cette connaissance pratique est exigée pour l’obtention du brevet de pêche.

D’abord asséner deux ou trois coups de matraque sur le sommet du crâne, puis égorger. C’est la marche à suivre pour abréger les souffrances d’un poisson qu’on vient de pêcher. L’assommoir, qui fait partie de l’équipement de tout bon pêcheur, ne fait qu’étourdir l’animal, il ne le tue pas. «Pour cela, il faut le saigner en enfonçant un couteau dans les branchies et en coupant jusque sous la gorge. Cela sectionne le canal branchial, l’artère qui relie le cœur et le cerveau», explique Maxime Prevedello, président de l’Association genevoise des sociétés de pêche (AGSP), en joignant le geste à la parole.

Source : Tribune de Genève Par Antoine Grosjean

La truite fario à laquelle il fait subir ce traitement ne bronche pas. Et pour cause: elle est en silicone. «C’est un leurre pour la pêche au brochet, dont j’ai retiré le hameçon. Il a la taille et la souplesse d’une vraie truite.»

Nouvelle exigence légale

Depuis le début de l’année, la législation fédérale exige que chaque candidat au brevet suisse du pêcheur sportif sache exécuter correctement ces gestes. Les cours obligatoires pour le brevet incluent donc désormais une partie pratique. Contrairement à leurs homologues d’autres cantons, les formateurs genevois ont opté pour de faux poissons. «Les cantons qui utilisent des poissons vivants font cela dans des piscicultures, mais à Genève, les cours ont lieu à Uni Mail, souligne Maxime Prevedello. Et puis, il faudrait demander une autorisation de l’Office vétérinaire fédéral pour chaque cours, car cela s’apparente à des expériences sur des animaux.»

Malgré son réalisme, la truite en silicone ne gigote pas au moment d’être assommée. Cela facilite grandement la chose. Mais l’avantage, c’est que chaque aspirant pêcheur peut s’exercer, ce qui n’est pas le cas avec des poissons vivants. «Il y a de plus en plus de débutants à la formation pour le brevet, ajoute Maxime Prevedello. Même si certains ont déjà pêché avec un permis journalier, ils sont encore hésitants dans la manière de tuer un poisson.»

Avec la connaissance des diverses espèces de poissons, protégées ou non, et celle des tailles minimales de capture, le respect de l’animal est un volet important des cours. «Vous devez savoir maîtriser le poisson pour ne pas faire durer la bataille trop longtemps», explique le responsable genevois des cours, Jean-Pierre Moll, à une vingtaine de participants.

Respecter le poisson

Il peut arriver qu’on doive remettre à l’eau un poisson trop petit ou protégé; il faut donc éviter de l’épuiser ou de le blesser. «Maintenez-le sous l’eau pendant que vous le mesurez et que vous enlevez le hameçon, pour qu’il puisse respirer, puis relâchez-le délicatement face au courant, indique le formateur. En principe, on ne devrait pas remettre un poisson à l’eau d’un pont ou d’un quai. Depuis une telle hauteur, cela peut causer des lésions internes.»

Ulysse, 28 ans, fait partie des candidats au brevet. Il se définit comme un «taquineur du dimanche»: «Pour l’instant, je pêche avec un permis journalier, confie-t-il. Mais la passion se transforme en nécessité d’obtenir un certain savoir-faire et de comprendre la législation. Je veux savoir comment œuvrer au bon respect des méthodes de pêche et de capture.» (TDG)

(Créé: 20.05.2015, 18h58)

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