vendredi 27 février 2009

Actualités du 23 au 28 février 2009

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Pêche /Vente directe / Grenelle de la mer
Aquaculture / Conchyliculture / Commerce / Marché / Valorisation
Environnement / Pollution / Bio
Droits Humains
Formation / Social / Sécurité
Energie Renouvelable
Etranger
Tourisme / Découverte / Loisirs


Pêche /Vente directe / Grenelle de la mer


Pêche. Poissons cherchent acheteurs (Le Télégramme)
Après des coquilles Saint-Jacques jetées à la poubelle en Normandie, plusieurs tonnes de merlus ont été détruits à Lorient faute d'acheteurs, toutes les espèces de poissons ayant bien du mal à trouver preneur dans les grandes criées de l'ouest de la France en raison de la crise.
La conjoncture "est difficile, on sent l'écroulement des marchés espagnols", explique Yves Guirriec, directeur du port de pêche de Lorient (20.000 tonnes annuelles) après la destruction de 20 tonnes de merlus depuis le début du mois de janvier.

Les fileyeurs boulonnais dénoncent la politique européenne de la pêche (La semaine dans le boulonnais)
Une cinquantaine de fileyeurs boulonnais et dunkerquois se sont rassemblés vendredi sur le quai Gambetta à Boulogne-sur-Mer. Le 19 février dernier, 25 patrons pêcheurs avaient rendu leur load book (journal de bord) européen, aux Affaires maritimes. Ces patrons ont tous reçu un courrier de la direction régionale des Affaires maritimes les "menaçant", selon le syndicat CFDT, d'une amende de 1 500 euros par jour, d'une suspension de leur licence de pêche communautaire qui entraînerait l'interdiction de tout débarquement et commercialisation des produits de la pêche. "La restitution provisoire des load books, c'est une action contre l'Europe et non contre la France", argue un syndicaliste.

Michel Barnier, ministre de l'agriculture et la pêche, valorise les initiatives pêche et aquaculture sous signe de qualité sur le stand FranceAgriMer le 27 février 2009 (MAP)
A l’occasion du Salon international de l’agriculture 2009, Michel Barnier, Ministre de l’agriculture et de la pêche a souhaité mettre en avant les produits issus de la mer et valoriser les initiatives des producteurs de cette filière. Le ministre assistera sur le stand de FranceAgriMer (préfiguration du nom définitif) à la présentation de produits sous signes de qualité et issus de modes de pêche durables.
Les huitres de Marennes Oléron et les coquilles Saint- Jacques (label rouge), ou encore les sardines du Golfe de Gascogne, pêchée à la bolinche, (Écolabel MSC), sont autant d'exemples des richesses d'une production éco responsable.

Borloo lance le "Grenelle de la Mer" (AP)
"C'est la mer qui sauvera la terre", a lancé le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo en donnant le coup d'envoi vendredi du "Grenelle de la Mer", une série de consultations qui tenteront notamment de trouver comment conjuguer activités économiques et développement durable. Les propositions qui en sortiront d'ici la fin de l'année pourraient aider la France à arrêter les grandes lignes d'une politique maritime au long cours.

Après l'environnement, place au "Grenelle de la mer" (AFP)
Reprenant une méthode qui a suscité, sur l'environnement, un engouement incontestable, le ministère de l'Ecologie a lancé vendredi le "Grenelle de la mer", qui réunira autour d'une même table tous les acteurs du secteur.
Lutte contre la pollution, gestion de la pêche, organisation du transport maritime, protection de la faune et la flore marine, recherche sur le potentiel énergétique des océans : "On regardera tout", a assuré Jean-Louis Borloo.

Canada - Pêches : Nombreux défis à l'horizon (Radio-Canada)
L'industrie des pêches de l'Atlantique connaît une pénurie de main-d'oeuvre. Les travailleurs d'usine cherchent un emploi dans d'autres domaines. La relève est moins nombreuse chez les pêcheurs.

Vente directe de poisson à Saint-Jean-de-Luz (eitb)
Les pêcheurs ont vendu le poisson directement aux clients sans passer par les mareyeurs et à des prix très bas pour protester contre les bas prix que ces derniers leur payent.

Pêche. La Rochelle : Minés par des prix trop bas, hier les pêcheurs ont rangé leurs filets - La fin des coquilles (Sud-Ouest)
Si les gourmets devraient trouver deux ou trois saint-jacques sur les bancs de leurs poissonniers pour quelques jours encore, peu de chances en revanche que celles-ci aient été pêchées dans les pertuis charentais. Minés par des cours très bas - 2,25 ? le kilo -, les pêcheurs de coquilles ont préféré, hier, renoncer à leur dernière journée de campagne.

Un nouveau fileyeur espagnol arraisonné au large de Lorient (Ouest-France)
Le patrouilleur Iris des affaires maritimes de Lorient a intercepté dans la nuit de mercredi à jeudi, à 150 kilomètres de Lorient, un fileyeur espagnol, le Santa Teresa Uno. Les affaires maritimes ont constaté que le journal de pêche n’était pas renseigné correctement.
Seulement une petite partie de la pêche aurait été notée sur le log book. Le navire, de 22 mètres, a donc été dérouté vers le port de Lorient Kéroman où il doit arriver en milieu d’après midi. Dans ses cales, plusieurs tonnes de merlu.

Concarneau. Le thonier refuse de se laisser tracter (Le Télégramme)
Hier après-midi, le Franche Terre, thonier-senneur de 90m construit aux chantiers Piriou de Concarneau, devait rejoindre l'élévateur à bateaux en vue d'une mise à l'eau programmée aujourd'hui. Vers 16h, alors que démarrait la traction de l'imposant navire de 1.700t, un palonnier de l'élévateur s'est rompu. Ce thonier géant destiné à l'armement réunionnais

Pêche durable: charte entre le comité des pêches et le centre Nausicaa (Romandie)
Paris - Le centre de la Mer Nausicaa de Boulogne-sur-mer (Pas-de-Calais) et le comité national des pêches (CNPMEM) ont signé jeudi une charte de coopération pour bannir une pêche illégale, promouvoir une pêche responsable et encourager une consommation durable des produits de la mer. Les deux organismes vont unir leurs efforts notamment pour attirer l'attention des pêcheurs mais aussi du grand public sur les enjeux de la pêche et de la consommation durables des ressources marines, selon un communiqué commun.

Le lieu noir aura son label - Une deuxième pêcherie française entame une démarche de certification MSC (Metro)
La pêche française représente environ 50% des captures internationales de lieu noir. (Source : Ifremer) - Après la sardine de bolinche (Bretagne) au début du mois, une deuxième pêcherie française va entamer une évaluation par un organisme de certification en vue d’obtenir l’écolabel du Marine Stewardship Council (MSC) pour une pêche durable. Il s’agit de l’armement Euronor, ou Comptoir des Pêches d’Europe du Nord, basé à Boulogne-sur-mer, qui cible principalement le lieu noir, un poisson de la même famille du cabillaud… mais beaucoup moins cher.

Saint Jean de Luz - Des pêcheurs s'organisent pour contrer la crise (Sud-Ouest)
Pêche. A la criée, le poisson se vend au plus bas ces derniers jours. Du coup, deux bateaux ont réagi. Ils proposent depuis avant-hier leur marchandise en vente directe (Sud-Ouest)
Le poisson a du plomb dans la nageoire : beaucoup de marchandises, des demandes faibles et de par le simple jeu de l'offre et de la demande, les prix se retrouvent au plus bas. En fait, les pêcheurs voient beaucoup de leur production partir à la criée au prix de revient.
Face à cette situation, les professionnels s'organisent un peu partout (1) et notamment à Saint-Jean-de-Luz : deux bateaux ont pris l'initiative de proposer le produit de leur travail en vente directe et ce, depuis mardi matin.

Le poisson ne nourrit pas son pêcheur (Ouest-France)
Du bar et de la sole congelés, des coquilles, du lieu jaune détruits... Les produits de la mer sont touchés par la crise de consommation. Trente tonnes de bar de chalut débarquées, hier matin, à la criée de La Turballe, en Loire-Atlantique. Seulement sept ont trouvé acquéreurs. Vingt-trois tonnes ont été congelées par l'organisation de producteurs, en attendant des jours meilleurs. La mévente de la coquille Saint-Jacques, la semaine passée, n'était pas un cas isolé. Un peu partout, la chute de la consommation fait trembler les criées, depuis dix jours. Coup de froid sur la sole

Lorient- Prix du poisson : comment ça marche !
Après le coup de gueule d'un pêcheur la semaine dernière, Chantal Auffret et Patricia Séro, représentantes des poissonniers du Morbihan, décortiquent le prix du poisson.
++ Forum : Et vous, quand achetez-vous du poisson ? La marge, en théorie. Les poissonniers, disent Chantal Auffret et Patricia Séro, appliquent un coefficient de marge entre 1,5 et 1,7, selon la taille de l'entreprise. Exemple : un kilo de langoustine acheté 10 € à la criée sera vendu, à l'étal, entre 15 € et 17 €.

Jean-Louis Borloo va lancer un "Grenelle de la mer" (AFP)
Le ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo, va annoncer vendredi le lancement d'un "Grenelle de la mer" qui devrait présenter ses recommandations courant mai, a-t-on appris mardi auprès du ministère. L'idée est de réunir autour d'une même table experts et représentants des syndicats, du patronat, de l'Etat et des associations, à l'instar de ce qui avait été fait pour le Grenelle de l'environnement. Ce Grenelle de la mer, devra traiter l'ensemble des thématiques liées à la mer - biodiversité et ressources halieutiques, pollutions, recherche, énergie, santé etc, précise-t-on au ministère, confirmant une information du Parisien.

Un sens collectif pour une pêche écologique - La pêche en étang à Gruissan (L’Encre de Mer)
Ce qui frappe d’abord quand on arrive au petit port de l’Ayrolle à Gruissan, c’est la diversité des âges des pêcheurs : il y a des jeunes, des moins jeunes et ceux qui sont entre les deux. Dans les magasins à filets, sur le quai, ou à bord d’un « bétou » chacun prépare son matériel pour caler un filet de poste au barrage : une capéchade ou montage traditionnel de 3 nasses (pantanes, trabaques ou verveux) au bout d’une paradière (filet vertical qui fait mur) pour piéger les anguilles et les poissons.

Pêche : Le Médiateur demande à Bruxelles de corriger une erreur sur les quotas de pêche
[Fenêtre sur l'Europe]
La commission avait, par erreur, interverti des informations sur un document ayant servi à établir un règlement sur les quotas de pêche.
Une association écossaise de pêcheurs avait porté plainte devant le Médiateur européen, P. Nikiforos Diamandouros, au sujet d'un Règlement de l'UE sur les quotas de pêche pour l'année 2007. Au cours de son enquête, le Médiateur a constaté que la Commission avait, par erreur, interverti des informations contenues dans deux colonnes d'un document ayant servi de base à ce Règlement. Cette erreur a conduit à une réduction des nombres de jours de pêche alloués à un groupe spécifique de bateaux dans l'Ouest-Ecosse.

Lettre d’un pêcheur aux députés européens ou comment l’Europe décourage l’un des plus chauds partisans de l’Union Européenne ? (L’Encre de Mer)
La pêche artisanale Française, en particulier Méditerranéenne, va très mal ; en dix ans elle a perdu plus des 2/3 de ses effectifs et ce n’est pas prêt de s’arrêter, en témoignent les plans successifs de retrait (casse) de flotte. L’interdiction de la Thonaille (engin traditionnel) à bouleversé l’ensemble des petits métiers côtiers les fragilisant un peu plus. Le thon rouge

Commission devrait élargir la recherche sur la pêche, disent les députés (Fishnewseu)
Le Parlement européen a demandé à la Commission européenne de mettre en oeuvre d'urgence d'une politique orientée vers la science des ressources halieutiques.
Un rapport adopté par le Parlement recommande que, dans le domaine de la recherche scientifique marine, la priorité soit donnée à la recherche non seulement d'acquérir une connaissance de l'état des stocks de poissons, mais aussi à l'écosystème, commercial, les aspects économiques et sociaux qui déterminent la gestion de la pêche, car tous ces aspects sont d'une importance cruciale.

Baie de Saint-Brieuc. La coquille rattrapée par la crise (Le Télégramme)
Les ventes de coquilles Saint-Jacques fraîches sont en nette baisse. Résultat : l'usine de congélation Celtarmor sature et les pêcheurs costarmoricains sont obligés de réorganiser leurs sorties en mer. Profiter de Pâques et des jours fériés de mai….

Crise: quarante tonnes de coquilles Saint-Jacques partent à la poubelle (AFP)
« Cela n'est jamais arrivé, surtout en cette période de l'année, je n'ai jamais vu cela en trente ans », a-t-il encore déclaré à l'AFP. « Derrière, il y a la crise, nous ne vendons plus rien sur le marché espagnol », un gros marché d'exportation, a-t-il expliqué. Quant au marché français, "la noix fraîche étant un produit assez cher, on voit que le consommateur en achète une fois et puis c'est tout".

Une nouvelle pêcherie française se porte candidate à la certification MSC
L’armement EURONOR (Comptoir des Pêches d’Europe du Nord, basé à Boulogne-sur-mer, va faire l’objet d’une évaluation complète menée par un organisme de certification en vue d’obtenir le certificat

Port de pêche. La criée arcachonnaise n'échappe pas à la crise, à l'image des autres halles à marée françaises. Les cours du poisson chutent, le moral aussi (Sud-Ouest)
«Moins de bateaux en pêche, donc moins de poissons en criée et malgré cela, une baisse des cours moyens de vente ». Triste constat que celui fait par Yves Herszfeld, le directeur de la criée d'Arcachon : « Et la situation arcachonnaise n'est pas la seule au plan national. Toutes les halles à marée sont touchées. Peut-être, même, que nous nous en sortons mieux que d'autres. »

Outre-mer. Saint-Pierre et Miquelon monte au créneau (Le Télégramme)
Requinqués par les manifestations aux Antilles (*), les habitants de Saint-Pierre et Miquelon demandent au gouvernement de les soutenir face au Canada et de demander à l'Onu une extension du plateau continental de l'archipel. Les Saint-Pierrais ont créé un collectif la semaine dernière, mais ils ont besoin de l'appui du gouvernement pour effectuer leur demande à l'Onu. Outre l'enjeu de la pêche, les eaux proches de Terre-Neuve regorgent de pétrole et de gaz. L'archipel y voit une opportunité de développement.

Les nouvelles ambitions de la pêche réunionnaise (Les Echos)
La mise en service d'une nouvelle darse de pêche à Port Réunion illustre la volonté de développement du secteur dans un océan Indien poissonneux. La pêche des poissons pélagiques à la « long line » et l'exploitation de la ressource dans les eaux des Terres australes et antarctiques françaises (Taaf). La tendance au regroupement des opérateurs et à l'intégration verticale, de la pêche à l'expédition…

Seychelles - Victoria rafle un surplus de l'UE (La lettre de l’Océan Indien)
Après d'âpres négociations, la Seychelles Fishing Authority a arraché une allocation supplémentaire de Bruxelles pour des prises non déclarées par les chalutiers européens.
Etranglés par leur dette extérieure et sous pression du Fonds monétaire international (FMI), les Seychelles en sont réduits à racler les fonds de tiroir. Récemment, le gouvernement de Victoria a entrepris une révision de sa politique de pêche avec deux objectifs : améliorer la gouvernance et surtout maximiser ses revenus. Dans ce but, la Seychelles Fishing Authority (SFA) a entamé des discussions avec l'Union européenne (UE) sur le renouvellement pour un an des licences de pêche des chalutiers européens.
Les discussions ont été serrées et ont même conduit à la suspension, du 18 janvier au 6 février, de l'activité des chalutiers européens dans l'attente d'un accord entre les deux parties sur les licences de pêche. Finalement, l'accord intervenu représente une bouffée d'air frais financier pour le gouvernement seychellois. En effet, il recevra de l'UE une allocation supplémentaire de 10,7 millions € pour compenser les prises non déclarées durant la période 2006-2007. La présidente de la SFA, Véronique Herminie s'est déclarée satisfaite en estimant que cet accord était finalement "juste". Cette affaire est cruciale pour les Seychelles qui tirent 40% de leurs recettes en devises étrangères de la pêche et de ses activités annexes, dont la conserverie Indian Ocean Tuna (IOT) qui appartient au gouvernement seychellois et au groupe Lehman Brothers. D'ailleurs, le président James Michel n'a de cesse d'augmenter la part des recettes de la pêche revenant à l'archipel.

Difficiles relations avec les pêcheurs de pibales (Sud-Ouest)
Des ouvriers sur un bateau devaseur auraient été menacés par un pêcheur de pibale.
L'association Curuma développe deux types d'activités sur le Marais du Conseiller et le Marais du Logit du Verdon : assistance à maîtrise d'ouvrage pour la commune du Verdon, le Conseil général et le Port autonome de Bordeaux et animations grand public pour la découverte des espaces naturels sensibles.

Pêche : L' état du stock de thon rouge est alarmant (Fenêtre sur l’Europe)
Devant la gravité de l'état du stock de thon rouge, Bruxelles demande d'adopter avant le début de la campagne de pêche, le plan de reconstitution révisé de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA)
La Commission européenne a adopté hier une proposition visant à transposer en droit communautaire le plan pluriannuel révisé de reconstitution des stocks de thon rouge de l’Atlantique Est et de la Méditerranée adopté par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA)


Aquaculture / Conchyliculture / Pisciculture

Le projet LIFECYCLE vise une pisciculture compétitive et durable (Cordis)
Depuis une vingtaine d'années, la pisciculture tient dans l'UE une place importante dans le secteur de la pêche, et des acteurs clés sont déterminés à soutenir cette production. Le projet LIFECYCLE («Building a biological knowledge-base on fish lifecycles for competitive, sustainable European aquaculture»), financé par l'UE, vise à réaliser une base de connaissances sur les cycles de vie des poissons. L'objectif est de développer une aquaculture européenne compétitive et durable, grâce à une combinaison d'approches orientées sur les problèmes. LIFECYCLE est financé à hauteur de 6 millions d'euros au titre du septième programme-cadre (7e PC).

De Dalian à Homey, la pisciculture se décline à l'orientale (2) (La Chronique de l’agora)
La Chine est de loin numéro un du secteur
La Chine est le premier producteur et le premier exportateur aquacole de la planète, pour des volumes supérieurs à ses prises de pêche. En conséquence, la zone Asie-Pacifique représente près de 90% de l'aquaculture mondiale. Après la Chine viennent l'Inde, le Vietnam (plus fort taux de croissance), puis d'autres pays, tous asiatiques... Jusqu'à la huitième place, en fait, où le Chili fait une timide apparition.

La Tremblade : L'ostréiculture, un pan de l'économie (Sud-Ouest)
La commune pourrait-elle vivre sans l'ostréiculture ? En aucun cas. La présence d'une centaine d'exploitants sur le territoire, la situation stratégique de la commune à l'embouchure de la Seudre, ses équipements nécessaires à l'activité maritime sont source d'emploi et d'activité économique. « Annuellement, 10 000 tonnes d'huîtres sont produites à La Tremblade. »

Aquaculture, une hausse potentielle à suivre de près (1) (La Chronique Agora)
Au cours de l'année 2006, les mers du globe ont livré un volume record de produits : le chiffre avoisine les 160 millions de tonnes -- et il a probablement été battu depuis. Pour l'année 2004, ce volume (aux trois quarts destinés à l'alimentation humaine) n'était que de 140 millions de tonnes...

Stage de formation en aquaculture à Wageningen, aux Pays-Bas
L'université de Wageningen, en coopération avec l'institut de recherche norvégien Nofima Marine et l'institut national français de la recherche agronomique (INRA), organise un stage de formation intitulée «Design of breeding programmes for aquaculture» du 21 au 23 avril à Wageningen, aux Pays-Bas.

Algérie- Les trois défis de l’aquaculture (El Watan)
Hichem Kara. Directeur du laboratoire des bioressources marines, université de Annaba
Proposer des prix adaptés aux revenus des ménages
Valoriser davantage les systèmes aquatiques
Préserver l’environnement

Dans le noir, les micro-algues mangent du sucre (Usine nouvelle)
Produire du biodiésel à partir de micro-algues ensoleillées : déjà ringard ? Au lieu de passer par la photosynthèse, la start-up Fermentalg garde son plancton à la cave, et lui donne... du sucre. Nourriture pour poissons. Pour se lancer, Fermentalg compte mettre sur le marché des produits de nutrition pour l'élevage des espèces marines (crevettes, poissons...) dès fin 2009. Aidé par les réseaux de distribution hérités de la précédente entreprise d'aquaculture Kurios qu'il a auparavant montée (déjà absorbée par un gros groupe), Pierre Calleja peut aller vite. Il s'agit d'un marché de niche : une dizaine de millions d'euros en France, 50 millions d'euros en Europe, et 100 millions d'euros dans le monde.

Algérie - La ferme aquacole d’Azzefoun en production à partir de mai (La Nouvelle République)
Le ferme aquacole d’Azzefoun, «Azzefoun Aquaculture», au nord-est du chef lieu de la wilaya de Tizi Ouzou, entrera en production à partir du mois de mai prochain. Celle-ci produira annuellement une moyenne de 1 200 tonnes de poisson et 15 millions d’alevins.

Canada - Aquaculture : Port Mouton se soulève (Yahoo)
Le projet d'expansion d'une ferme aquacole à Port Mouton, sur la côte sud de la Nouvelle-Écosse, se bute à une ferme opposition. Un groupe communautaire, les Amis de la baie de Port Mouton, s'est formé pour faire échec au projet. L'entreprise aquacole en question propose de tripler sa production. L'exploitation s'étendrait ainsi sur 70 acres et elle contiendrait environ 600 000 saumons.

Quand les Normands débarquent au Salon (Ouest-France)
Gros succès pour la dégustation d'huîtres. Au premier rang des goûteurs : Laurent Beauvais, président PS de Basse-Normandie, les parlementaires UMP de la Manche, Jean Bizet et Alain Cousin et le président de la Chambre régionale d'agriculture, Daniel Genissel. : Claude Stefan.

Chine – La production de Tilapia atteindra 1,2 millions de tonnes d'ici 2010 (Seafoodsource)
La Chine, le leader mondial de la production de tilapia, a annoncé récemment qu'il prévoit de produire 1,2 millions de tonnes de tilapia en 2010, près de la moitié du total estimé par l'American Association Tilapia, selon le ministère chinois de l'Agriculture. La Chine représente actuellement la moitié de la production mondiale de tilapia, tandis que l'Asie, y compris la Chine, produit près de 75 % du tilapia. La progression a subit un coup d’arrèt en 2008 en raison d'un hiver rigoureux dans le sud, où 50 % des fermes d’élevage sont situées.
Avec l'expansion de la production de tilapia, la Chine vise une exportation de tilapia de USD 460 millions (360 millions d'euros) en 2010. La Chine a également des plans visant à améliorer la technologie dont un projet de R & D pour l'installation de la recherche sur la prévention des maladies, de qualité des aliments pour animaux et les méthodes de culture respectueuses de l'environnement.

Les oasis de Tunisie : 10% des recettes des exportations agricoles (Investir en Tunisie)
Dans la région d'El Mansoura (Délégation de Kébili nord), le secrétaire d'Etat a inspecté un projet de pisciculture utilisant les eaux géothermiques.


Commerce / Marché / Restauration / Valorisation

Les Français se reportent sur le surgelé (Le Monde)

La consommation de poisson et de produits de la mer par les Français est stable depuis une dizaine d'années, autour de 30 grammes par jour pour les adultes et de 19 grammes pour les enfants, selon l'étude individuelle nationale des consommations alimentaires (Inca) réalisée par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). A titre de comparaison, les adultes mangent, en moyenne, 86 grammes de viande par jour, et les enfants 59 g. L'Agence doit publier des nouvelles recommandations sur la consommation de poisson d'ici à juin. Les poissons les plus achetés sont le thon à l'huile, le saumon, le cabillaud, la truite et la sardine à l'huile, dont les arêtes contiennent... jusqu'à 800 mg de calcium pour 100 g. Victimes de la pollution et de la surpêche, certains poissons sont rares, donc... chers. La baisse du pouvoir d'achat a légèrement fait baisser les ventes de produits frais, selon une étude TNS, et a incité les Français à se reporter notamment sur le surgelé. Ils vont moins souvent dans les poissonneries où les prix sont plus élevés, et préfèrent acheter le poisson frais en grandes et moyennes surfaces (73 % en volume et 68 % en valeur, selon TNS). Il existe toutefois des poissons à des prix abordables, comme les conserves de sardines ou de maquereaux, très bon marché. Pascale Santi le 27/02009

Toupargel : 24,1 millions de profit opérationnels en 2008 (Investir)
la marge opérationnelle du distributeur de produits surgelés, frais et d’épicerie à domicile ressort à 6,6%,…. charges d’exploitation (dont 0,7 million d’euros à la hausse des prix du carburant), la nouvelle taxe frappant les produits de la mer (0,7 million d’euros),

L'Aquitaine dresse la table du Salon - 14 ambassadeurs, Salon d’agriculture. L'Aquitaine a choisi de valoriser ses productions agricoles à travers la gastronomie et amène à Paris 14 chefs pour en faire ses « ambassadeurs » (Sud-Ouest)
Effectivement, il y a de la relecture dans l'air. Benjamin Toursel, de l'Auberge du Prieuré à Moirax (47), juge « primordial aujourd'hui d'utiliser les produits de la région et de respecter la saisonnalité ». Éduquer les gens à la saisonnalité, c'est précisément ce qu'il essaye de faire dans son établissement : « La fraise en janvier on s'en fout ! » Il est en lutte contre « la mondialisation », qui fait que l'on « peut trouver de tout, tout le temps » et prône au contraire de « travailler localement ». Benjamin Toursel cultive son propre potager, s'approvisionne chez des producteurs avec qui il a établi des liens de fidélité et privilégie les vins issus d'une démarche en biodynamie. Pour ce qui est de la créativité, pas de souci : « Une simple tomate et une simple fraise gorgées de soleil m'inspirent. » À Paris, c'est un tartare d'huîtres d'Arcachon et Cap-Ferret, purée de céleri et poire qu'il a choisi de faire déguster, car il aime bien aussi travailler les produits de la mer, s'approvisionnant en particulier à la criée d'Arcachon.

Salon de l’agriculture. Préparée par Claude Darroze, la lamproie était à l'honneur hier pour la « journée Gironde ». Au bonheur de la lamproie (Sud-Ouest)
La lamproie, c'est particulier, c'est très régional, ça demande un peu de culture. Et cette culture, il faut la conserver ». Claude Darroze, le maître-cuisinier de Langon (une étoile au Michelin) donnait hier un « cours de lamproie », avec dégustation, sur le stand de la Gironde dont c'était « la journée », au Salon de l'agriculture.

Gastronomie Pølser de saumon : suite et fin
L'aventure des pølser de saumon n'aura pas duré longtemps. La toute nouvelle usine produisant ces saucisses genre "francfort" à Frøya, près de Trondheim, et ouverte au coût de 40 millions de couronnes (4.5 millions d'euros), a cessé la production. lire la suite]

ISO - Comités techniques - TC 234 - Pêches et aquaculture
Normalisation dans le domaine des pêches et de l'aquaculture, y compris, mais n'étant pas limité à la terminologie, aux spécifications techniques relatives à l'équipement et à leur sites d'opération, de caractérisation d'aquaculture et l'entretien de conditions physiques, chimiques et biologiques appropriées, surveillance environnementale, rapport d'essai, traçabilité et le rejet des déchets.

France : L’entreprise industrielle Solane crée des emplois (Agro-alimentaire)
La société Solane, spécialisée dans la fabrication de plats cuisinés à base de produits de la mer, créée en 2002 à Hénanbihen (Côtes d’Armor), s’est portée acquéreur d’un bâtiment d’une surface globale de 1.700 m², qui va lui permettre de se diversifier et d’augmenter sa production. Elle a investi 1,1 millions d’euros pour cette opération et pour les travaux nécessaires aux aménagements de l’ensemble. Ce projet est complété par un programme de recrutements de plusieurs collaborateurs au cours des prochains mois.

Bordeaux : Les fast-foods du village global Glossaire pour les palais globe-trotters (Sud-Ouest)
Kebabs, sushis, tacos... la restauration rapide vit à fond la mondialisation
Sashimi : Assemblage de morceaux de poisson cru, de la taille d'une bouchée (souvent, de la baleine ou du thon). Peut être accompagné de crudités : émincé de gingembre, rondelle de concombre...
Sushi : Préparation de riz, en boule, en rouleau ou en cube, ornée de feuilles d'algues séchées ou de tranches de poisson cru. Contrairement à une idée reçue, l'important dans le sushi c'est le riz... et non le poisson !
Taco : Ce pilier de la cuisine guatémaltèque se compose d'une ou plusieurs tortillas (des sortes de crêpes) remplies de viande, de poissons et de féculents...

Le poisson, c'est bon pour le moral (Le Monde)
Manger du poisson, les médecins le répètent, c'est bon pour la santé. Mais ce que l'on sait moins, et que l'on devrait rappeler en période de sinistrose généralisée, c'est que c'est également bon... pour le moral.

L’océan dans une assiette (Cuisine collective)
Poissons, mollusques et crustacés Poissons et fruits de mer sont excellents pour la santé et pour les papilles ! Plus légers que la viande, ils réservent de savoureuses expériences. Découvrez sans tarder les saveurs de l'océan !
Extrême fraîcheur et qualité sont les deux attributs principaux des produits de la mer. Que ce soit des produits frais ou surgelés, ils représentent la délicatesse des goûts et la subtilité des arômes. Les produits de la mer peuvent se répartir en trois groupes : les poissons, les mollusques et les crustacés. Ces dernières années, des pois - sons comme la lotte, la

Régime anti-crise en Russie (Le Figaro)
Les services de santé ont appelé les Russes a suivre un régime alimentaire plus sain, à base de viande, poisson, pain complet, fruits et légumes, pour lutter contre l'obésité qui frappe la population, alors que la crise économique aggrave les mauvaises habitudes.


Environnement / Pollution / Bio

Eutrophisation: lutter à la fois contre le phosphore et l’azote (Jdle)
Une double stratégie de réduction des polluants azotés et phosphorés s’avère nécessaire pour lutter contre l’asphyxie des eaux de surface et côtières, plaident des scientifiques dans la revue Science du 20 février.

Les poissons de l'estuaire nagent en eaux troubles (Sud-Ouest)
Braud et Saint Louis (Gironde). Les pêcheurs constatent une surmortalité du poisson à chaque crue - «J'ai les larmes aux yeux quand je vois mes poissons morts », explique Gilbert Pinchon, pêcheur de pibales à Braud-et-Saint-Louis. Il est aussi le président du Syndicat des marins, et vice-président du Comité des pêches. Depuis sept à huit ans, il remarque qu'à « chaque coup d'eau », montée rapide du niveau de la Gironde, « la mortalité des civelles passe de 5 à 25 ou 30 % ».

Tanzanie - Le plus vieux poisson du monde menacé par un projet portuaire (Univers Nature)
En Tanzanie, une population de Cœlacanthe, un très rare poisson préhistorique, est menacée par le projet de construction d’un port dans la baie de Mwanbani. Ce projet datant des années 70 a été remis au gout du jour suite à un financement accordé par la coopération chinoise d’après Nature News.

Traitement des eaux usées. Les plaisanciers inquiets (Le Télégramme)
La proposition de loi déposée par 69députés et visant à renforcer la lutte contre le déversement des eaux usées dans la mer ou dans les ports inquiète les Amis du sangria, une association de plaisanciers. La France a imposé aux bateaux neufs mis sur le marché depuis le 1erjanvier 2008 d'être équipés d'un système de stockage et éventuellement de traitement des eaux usées. Mais aucune disposition n'impose, pour le moment, aux navires de plaisance plus anciens de s'équiper d'un tel système. La nouvelle proposition de loi suggère d'étendre l'obligation à tous les navires

Sauvegarde des anguilles: les hydroélectriciens signent un accord avec l’Onema (JDLE)
Les principaux producteurs d’hydroélectricité (EDF, France hydroélectricité, GDF-Suez, la compagnie nationale du Rhône, la société hydroélectrique du Midi) ont signé un accord avec l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema) et l’Agence nationale de l’environnement et de la maîtrise d’énergie (Ademe), en vue de conduire des projets de recherche et développement (R&D) sur le franchissement des ouvrages par les populations d’anguilles,

Paimpol. Les hydroliennes devraient voir la mer en 2012 (Le Télégramme)
Entériné le 15 juillet dernier, le projet inédit en France, du parc hydrolien au large de Bréhat se précise peu à peu. Hier, un état des lieux du dossier était présenté par les représentants EDF et les élus. Site de la Horaine.
Le parc des quatre hydroliennes sera aménagé précisément à 8km de l'île de Bréhat, et 15km de l'anse de Launay, dans la commune de Ploubazlanec. D'une surface de 3hectares, il se localise au sud d'une zone de cantonnement de crustacés.

Transports. L'agroalimentaire imagine le «cocamionnage» (Le Télégramme)
Après le covoiturage, le «cocamionnage». Des entreprises agroalimentaires du Morbihan étudient la possibilité de mutualiser leurs expéditions de marchandises.

Résidus de médicaments dans l’eau: un risque encore mal connu (Jdle)
La présence de médicaments à l’état de traces dans l’eau a été mise en évidence par de nombreuses études. Si l’impact écologique est avéré, l’impact sanitaire pour l’homme -encore mal connu- serait indissociable de celui lié à l’exposition à de multiples polluants. Face à ce risque émergent, les mesures réglementaires apparaissent insuffisantes.
Aspirine, paracétamol, ou anti-épileptique: ces molécules au bénéfice évident pour l’homme figurent désormais sur la liste des polluants environnementaux. Le sujet est sous le feu des projecteurs depuis la publication du rapport de l’Académie de pharmacie (1) en septembre dernier et le colloque organisé par le ministère chargé de la santé en octobre.
Document « Médicaments et Environnement » de l’Académie Nationale de Pharmacie

Un fonds européen donne de l'énergie aux PME en développement (Ecolife)
Pour soutenir les initiatives favorables à l'utilisation d'énergie propre dans les pays en voie de développement, l'Union européenne a créé le GEEREF. Ce fonds de 110 millions d'euros se veut un modèle d'aide aux entreprises. Premier fonds mondial pour la promotion de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables, le Global Energy Efficiency and Renewable Energy Fund (GEEREF) a entamé fin 2008 sa première phase d'investissements. 22 millions d'euros seront injectés dans des petites entreprises d'Asie et d'Afrique subsaharienne. Programmé sur 5 ans, le GEEREF placera d'ici à 2011, 110 millions d'euros au total.

Boues de La Trinité. Décision rendue sous huit jours (Le Télégramme)
Faut-il interrompre le déversement de la vase de LaTrinité dans la baie de Quiberon? Le juge des référés du tribunal administratif, saisi par trois associations de défense de l'environnement, rendra sa décision dans huit jours. Le syndicat mixte de gestion des ports du Morbihan a été autorisé par le préfet à procéder au dragage de LaTrinité-sur-Mer, et au déversement en mer de 64.000m³ de boues extraites. La zone de 640ha retenue pour les rejets, située à mi-distance entre la presqu'île de Rhuys et l'île d'Houat, est interdite à la pêche en raison de la présence d'un câble sous-marin. Trois associations (Grains de Sable, la Fédération des associations de défense de l'environnement du Golfe et les Amis de Saint-Gildas)

Sciences. Les premières rencontres Mon Bassin, ma planète ont séduit les visiteurs. Le Bassin résistera-t-il aux évolutions de la planète ? (Sud-Ouest)
Les petits et les grands ont été intéressés par les expériences proposées. (PHOTO C. V.)
L'association Océan est principalement composée de médiateurs scientifiques : ce sont des personnes hautement qualifiées (niveau doctorat), dont la mission est de vulgariser et transmettre, par des mots dépouillés de leur jargon technique, et des expériences facilement compréhensibles, les connaissances les plus récentes en matière de climat et d'environnement. En partenariat avec la ville d'Arcachon, ils ont organisé, samedi et dimanche, au Palais des congrès la première rencontre intitulée Mon Bassin, ma planète, comment ça marche ?

Les dioxines nous contaminent surtout par la voie alimentaire (enviro 2b)
Il y a environ 90% de la population de notre étude qui se trouve en dessous de la moyenne européenne observée fin des années 80. Cela permet de relativiser. Cependant, en dehors de cette imprégnation des auto-consommateurs, on a constaté que le site de Senneville-sur-Fécamp présente des taux d’imprégnation élevés, aussi bien en zone exposée que non exposée. En fait, la population locale consomme beaucoup de produits de la mer, et justement, c’est une zone du littoral où les poissons sont particulièrement contaminés. Les niveaux constatés se trouvent dans la moyenne européenne, et évidemment très en dessous de valeurs très importants autour de la mer Baltique où l’on relève des taux d’imprégnation particulièrement forts car les poissons sont très contaminés.
Pour en savoir + : Consulter l’étude de l’INVS (pdf)

Vers une nouvelle marque : biologique collective et nationale (Actualités news Environnement)
L'association Alternative bio 2009 souhaite aller vers une marque biologique, collective et nationale. Contribuer au développement de la biologie en garantissant aux différents éléments de la réalisation le plus haut niveau d’exigence. C’est ce veut l’Alternative Bio 2009, qui se donne pour objectif la préparation du lancement d’une marque bio gérée par et pour les acteurs de la filière, de la production à la consommation.

Certification environnementale des exploitations agricoles (Actualités news Environnement)
Certification environnementale des exploitations agricoles. De nombreux agriculteurs français se sont engagés dans des pratiques particulièrement respectueuses de l'environnement, estime le ministère de l’agriculture qui met en place la certification environnementale des exploitations agricoles.

Les grands barrages font trembler la planète (Ecolife)
Bien qu'ils utilisent une ressource renouvelable, les barrages portent parfois préjudice à l'environnement. Le séisme du Sichuan de mai 2008, d'une magnitude de 7,9 sur l'échelle de Richter - qui a touché 88 000 personnes -, fait partie des conséquences négatives de ceux que l'on appelle les "éléphants blancs". Il serait le résultat d'une trop forte pression sur la croûte terrestre exercée par la retenue d'eau du barrage de Zipingpu.

Charente-Maritime : Environnement. Plus qu'une autre commune, peut-être, La Tremblade doit veiller à la qualité des eaux qu'elle rejette dans la Seudre et à la mer
Le pluvial, un défi et un enjeu (Sud-Ouest)
Décrire La Tremblade ? « C'est un exercice », sourit Jean-Pierre Tallieu. Lorsqu'il doit s'y plier, le premier magistrat dépeint « une zone côtière extrêmement plate, où l'on se demande où finit la terre et où commence la mer », un territoire « de caractère », sa côte sauvage, son massif forestier. « Un environnement relativement protégé. » Un environnement avec lequel doit composer le chef-lieu de canton, partagé entre un nécessaire développement, même s'il atteindra bientôt ses limites, la pérennité de ses activités majeures - l'ostréiculture pour l'image, le tourisme pour la manne financière - et la préservation de son patrimoine naturel.

Port méthanier. Jacques Gervais, vice-président pour la rive droite de l'association Une pointe pour tous, qui lutte contre le projet, était samedi au coeur du rassemblement. « J'espère que cela marquera les esprits » (Sud-Ouest)
Jacques Gervais : « Ce projet ne répond pas à des besoins nationaux ou européens ». (photo xavier léoty). Ils étaient 2 000 à dire non au projet de terminal méthanier au Verdon-sur-mer, samedi après-midi, sur la plage de la Grande Conche de Royan.

Deux "autoroutes de la mer" en projet (Le Figaro)
L'Espagne et la France vont signer la semaine prochaine un mémorandum d'accord visant à créer deux "autoroutes de la mer", pour désengorger le trafic routier, entre Nantes Saint-Nazaire (ouest) et les ports espagnols de Gijon (nord) et Vigo (nord-ouest).

Parc naturel régional. Grand oral le 6 juillet pour le Golfe du Morbihan (Le Télégramme)
Depuis une dizaine d'années, le parc naturel régional du Golfe du Morbihan est en gestation. Plus ou moins sereine. Les porteurs du projet viennent d'apprendre la date de la deuxième présentation de leur dossier devant le conseil national de la protection de la nature : le 6 juillet 2009. Un marathon de consultations et concertations s'accélère pour être prêt pour ce grand oral.

Droits Humains

Premières attributions du Label Diversité (Novethic)
PSA Peugeot Citroën, Eau de Paris, BNP Paribas, CNP Assurances, International Language Organisation (ILO), NEF Osmose et Randstad sont les premières entreprises à avoir obtenu le label Diversité, délivré par l’Afnor.

A Sakhaline, le pétrole chasse le poisson et menace le peuple des Nivkhs (Romandie)
SAKHALINE (Russie) - "Chaque année il y a de moins en moins de poissons", se lamente Piotr Popka, le jeune père de la seule famille vivant dans le hameau de Veni: l'arrivée des majors pétrolières sur l'île russe de Sakhaline menace le mode de vie ancestral des Nivkhs, un peuple indigène. Il ne reste plus que 2.500 Nivkhs sur ce territoire riche en hydrocarbures dans l'Extrême orient russe, et ils ne sont plus que quelques dizaines à encore parler leur langue et ses divers dialectes.

Une cinquantaine de migrants jetés à l’eau dans le golfe d’Aden (Coordination Marée Noire)
Quarante Somaliens et douze Ethiopiens ont été contraints de se jeter à l’eau, vendredi, alors qu’ils tentaient de rejoindre le Yémen de la Somalie, sous la menace de leurs passeurs. Six sont morts noyés et onze sont portés disparus, a annoncé mardi 24 février le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Lorsque les passeurs ont détecté la présence de la police yéménite sur le rivage, ils ont refusé de s’approcher davantage de la côte et ont forcé leurs passagers à se jeter à l’eau, ont expliqué les survivants au HCR. Les clandestins avaient quitté jeudi Suweto, dans la région de Bossasso en Somalie.


Politique

Charente-Maritime - Le MoDem s'intéresse à la mer (Sud-Ouest)
Rochefort. Une réunion pour préparer les Européennes s'est tenue à Rochefort


Formation / Social / Sécurité

Cross Etel. Tous les chiffres de l'année 2008 (Le Télégramme)
Le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) d'Etel, dans le Morbihan vient de publier son rapport d'activité 2008. Ce document de 50 pages rappelle les grandes missions de l'organisation et dévoile les chiffres de l'année écoulée. On y apprend notamment que le Cross Etel a secouru l'an passé 3067 individus et que 56 personnes sont décédées ou ont été portées disparues sur la zone. Rapport complet à découvrir ci-dessous.
Rapport 2008 du Cross Etel

Université de la mer. Brest joue l'international (Le Télégramme)
Hobart pour l'Antarctique, le Cap pour l'Afrique, Sémarang pour l'Indonésie, l'institut universitaire européen de la mer(IUEM), à Brest, pousse les feux à l'international. L'institut s'appuie, notamment, sur son master en «sciences de la mer et du littoral». À partir du 2mars, une option sur la compréhension générale de l'Antarctique et de l'Océan austral va être proposée à seize étudiants de l'institut, déjà candidats. À l'issue du master, cinq au maximum pourront se prévaloir d'une labellisation de l'International Antarctic Institute (IAI).


Energie / Renouvelable

Des crustacés pourraient être utilisés pour la fabrication de biocarburant (Waliboo)
Au Royaume-Uni, des crustacés pourraient être utilisés pour la fabrication de biocarburant. Ce serait une véritable révolution. C’est le BBSRC ou Biotechnology and Biological Sciences Research Council qui va lancer des recherches pour fabriquer les carburants de demain. Ils étudient actuellement la possibilité d’utiliser des enzymes secrétées par l’estomac de petits crustacés marins dans le cadre de la création de carburant en utilisant des ressources non-chimiques. Une trentaine de millions d’euros vont être investis dans ce projet

Gujans Mestras. Un bateau électrique pour le lac du Bourget (Sud-Ouest)
Le « Chanaz », premier bateau 100 % électrique, sortira du chantier Debord fin avril puis rejoindra le lac du Bourget. Après avoir construit un bateau de transport de passagers pour les grottes de Betharram, le chantier naval Debord réalise un nouveau projet. « Nous restons dans le domaine de la plaisance fluviale. Il s'agit d'un bateau de transport de passager pour le lac du Bourget », explique Grégory Debord. C'est un bateau avec une roue à aubes, de 15,40 mètres de long et de 4 mètres de large


Etranger

Algérie - Les prix flambent et les ménages grognent (L’Expression online)
Courante lors des grandes occasions comme le Ramadhan, l’Aïd ou encore l’Achoura, cette hausse soudaine des prix reste inexpliquée…. Dans les marchés d’Alger, cette tendance haussière se manifeste clairement dans les prix des viandes rouges, blanches et poissons….Le poisson et autres produits de la mer ne sont pas en reste de cette hausse effrénée des prix. Au point que les produits les moins chers jadis, sont aujourd’hui inaccessibles pour le simple citoyen, à l’instar de la sardine dont le kilo avoisine aujourd’hui les 300 DA. Selon certains poissonniers au niveau de la capitale, la raison de cette hausse réside dans l’introduction de nouveaux intermédiaires dans le commerce de ces produits. Ces derniers «dévalisent» les poissonneries (marchés de gros), pour ensuite revendre ces produits encore plus chers, mettant ainsi en évidence le manque de contrôle dans ce secteur. Elle s’explique aussi par la rareté des produits en cette saison hivernale, le temps n’étant pas propice à la pêche.

Les dattes de Tunisie, 3ème poste d’exportation de produits agricoles (APA)
Le secteur des dattes en Tunisie occupe le troisième rang dans les exportations des produits agricoles après l’huile d’olive et les produits de la mer, a appris APA de source officielle.

Tunisie - Béja : principal pôle de pisciculture en eau douce en Tunisie (Audinet)
La région de Béja occupe la première place nationale dans la production piscicole en eau douce, avec un total de 750 mille 500 tonnes, en 2008, ce qui représente plus de la moitié de la production nationale globale et 68% des exportations tunisiennes. Les plus importantes variétés d'élevage dans les barrages de la région de Béja consistent en carpe, sandre, mulet doré, rotengle, anguille, barbeau et silure glane. Le pic de production est enregistré entre octobre et janvier. Laquelle production est, essentiellement, orientée vers l'étranger, notamment, l'Allemagne. Une partie est commercialisée dans les marchés locaux, à Tunis, Beja, Testour, Oued Zarga et Mejaz El Bab.

Tourisme / Découverte / Loisirs

Nantes : Salon de la pêche plaisance : un truc de mordus (Ouest-France)
Le salon des pêcheurs plaisanciers de Nantes connaît ce dimanche un nouveau public, plus nature, mais prêt à mettre les moyens pour assouvir sa passion. C'est fini le pêcheur au bord de l'eau, qui fait sa sieste après la saucissonade. Celui d'aujourd'hui est un mutant, high-tech et trentenaire dynamique. Encore essentiellement masculin, il daigne, depuis peu, laisser une petite place à sa compagne derrière sa canne à pêche ou sur son bateau. Il faut dire qu'un esprit nouveau gagne le pêcheur plaisancier, plus sportif, plus préoccupé par la faune et l'environnement, plus passionné encore et surtout, toujours près à beaucoup de sacrifices financiers.

Défi des ports de pêche. Effervescence à Groix (Le Télégramme)
L'île de Groix accueillera, du 2 au 7juin, la 22eédition du Défi des ports de pêche. Cette manifestation réunit le monde de la plaisance et de la pêche et est, surtout, l'occasion de parler des problèmes de la filière pêche.

Un musée sous la mer dans la baie d'Alexandrie (20 Minutes)
Un projet aux allures pharaoniques. Le futur musée de l’archéologie d’Alexandrie n’est pas un musée pas comme les autres, puisqu’il sera installé sous la mer, à 7 mètres de profondeur dans la baie à côté de la grande bibliothèque. Les travaux, confiés à l’architecte français Jacques Rougerie, un spécialiste des «habitats sous terre» qui a notamment œuvré pour l’Océanopolis de Brest, devraient commencer en 2010, et durer deux ans et demi.

Fouilles fructueuses sur le site mythique de la préhistoire polynésienne à Hane (Marquises)
(Tahitipresse)
Des centaines d'objets ont été trouvés à Hane sur l'île de Ua Huka aux Marquises par l'équipe du professeur Éric Conte, directeur du CIRAP (Centre International de Recherche archéologique sur la Polynésie).

Angleterre - Un poisson de 3 mètres échoué sur une plage (nouvelobs)
Un poisson de trois mètres de long s'est échoué sur une plage du nord-est de l'Angleterre. Il appartient à la famille des régalec dont les plus grands spécimens peuvent atteindre 10, voire 15 mètres de long.
Un grand poisson des profondeurs a été découvert… échoué sur une plage du nord-est de l'Angleterre. Le poisson de trois mètres de long est un régalec, selon l'Aquarium de Tynemouth, qui a annoncé la découverte mardi 24 février.
Il s'agit d'un 'petit' régalec, puisque les plus longs spécimens pourraient atteindre jusqu'à 15 mètres de long!
Ces poissons vivent habituellement dans les profondeurs de l'océan Atlantique, jusqu'à près de 1.000 mètres sous la surface, où il se nourrit de plancton. Le régalec a des yeux protubérants et une nageoire dorsale rouge et brillante sur un corps plat.
Une découverte inexpliquée
Mais le régalec reste un poisson mal connu, qui est longtemps passé pour un monstre marin. C'est en effet seulement la quatrième fois qu'il a pu être observé au Royaume-Uni depuis 1981.
Le "roi des harengs" sera autopsié au Blue Reef Aquarium de Tynemouth, pour déterminer les causes de sa mort. Selon Zahra d'Aronville, conservatrice à l'aquarium, "cet individu en particulier est en très bon état et il n'y a a priorio aucune raison qui pourrait expliquer sa mort".

Nicolas Poupon, l’agité du bocal (Bodoï)
Pendant trois ans, les petits poissons rouges de Nicolas Poupon ont fait marrer les lecteurs du magazine BoDoï, où paraissaient leurs aventures. À force de tourner en rond, son fretin carmin développe d’amusantes réflexions absurdes sur la condition de vie en aquarium et imagine de délirantes tentatives d’évasion pour rejoindre la mer. Aujoud’hui ce sont les six tomes du Fond du bocal

Un poisson "psychédélique" découvert en Indonésie (Presse Canadienne)
Djakarta — Une nouvelle espèce de poisson à la robe "psychédélique", couleur pêche avec des zébrures blanches, et qui se déplace en bondissant sur les fonds marins, a été découverte en Indonésie, rapporte le journal de la Société américaine des ichtyologues et herpétologues.

Sarko II porphyrogénète (une note de mauvais goût)
Ce qui est quand même bien plus élégant que “né avec une cuiller en argent dans la bouche”. Le grec porphura signifiait “pourpre”, cette matière colorante rouge vif extraite d’un mollusque, le murex, et qui servait à teindre les habits des hauts dignitaires. Ce mot a donné aussi porphyre (roche rouge foncé).

Quand le droit des populations côtières à vivre des ressources de leur mer est usurpé !

Les peuples premiers mis en avant dans les médias et les reportages sont très souvent des populations cachées au plus profond des massifs forestiers comme les indiens de l’Amazonie, les pygmées du Congo, les aborigènes de Papousie Nouvelle-Guinée ou de Kalimantan. Nous découvrons ces peuples au fur et à mesure de l’avancée irrésistible du monde dit moderne à la conquête de terres nouvelles pour l’agriculture et pour les ressources minières.

Un article d’IPS nous rappelle que les peuples premiers ne vivent pas uniquement des richesses forestières, et que des peuples indigènes vivent depuis des temps immémoriaux des ressources de la mer et qu’ils sont tout aussi en danger d’extinction non pas du fait de la disparition de leurs ressources vitales comme la forêt pour les peuples forestiers, mais du fait de la privatisation de leurs ressources sous couvert d’une politique de bonne gestion des stocks au profit de gestionnaires de quotas individuels transférables.

Dispersées sur les 3000 km de côtes que compte l’Afrique du Sud, les 148 communautés de pêcheurs font partie des exclus du processus d'attribution des droits de pêche organisé par le gouvernement. Depuis, près de 30000 pêcheurs sont officiellement considérés comme des pêcheurs amateurs juste capable d’attraper de quoi manger. Du jour au lendemain, les autorités leur ont retiré le droit de vendre leurs captures, elles leur ont tout simplement retiré le droit de vivre. Cette mesure a conduit à une aggravation de la pauvreté côtière. Lire le reportage… La lutte pour le droit de pêche : Fighting for the Right to Fish par Patrick Burnett (IPS)
Image de Wikipedia

Pour plus d'informations :

jeudi 26 février 2009

Saumon écossais, le moins bon pour la planète !

Les saumons écossais émettent plus de gaz à effet de serre que leurs cousins norvégiens, canadiens ou chiliens, à cause du marché français, selon Peter Tyemers de l’Université Dalhousie à Halifax en Nouvelle-Ecosse (Canada)

Peter Tyemers a évalué l‘empreinte carbone de plusieurs saumons d’élevage. Ses deux conclusions principales :
  • les poissons d’élevage dégagent d’une manière générale moins de CO2 que les élevages terrestres comme les porcs,
  • manger des poissons végétariens pourrait sauver la planète ?
Mais le plus étonnant de l’étude concerne les différences entre les saumons selon les pays d’élevage. Un saumon norvégien a une empreinte carbone inférieure à celle du saumon chilien lequel a une empreinte inférieur à celle du canadien qui lui-même a une empreinte inférieure à l’écossais.

Le saumon écossais dégage l’équivalent de deux fois plus de CO2 que le norvégien !

Pour chaque tonne de saumons produite :
  • Norvégien : 1750 kg d’équivalent CO2,
  • Chilien : 2250 kg,
  • Canadien : 2500 kg,
  • Ecossais : 3300 kg.
« L’empreinte carbone dépend principalement de ce que le saumon a mangé, » explique Tyedmers. Les pisciculteurs écossais nourrissent leurs saumons avec une forte proportion de farine et d’huile de poisson, de l’ordre de 70% de la composition de l’aliment. La nourriture représente 85% des émissions de CO2 dans le cas des salmonicultures écossaises. Dans les autres pays, les pisciculteurs ont tendance à substituer la farine et l’huile de poisson par des dérivés végétaux qui ont une empreinte carbone inférieure.

Pourquoi les pisciculteurs écossais nourrissent-ils leurs saumons avec plus de poissons ?

La réponse se trouve dans le marché et notamment dans le marché français où on fait valoir qu’il est plus naturel d’élever un saumon avec une nourriture à base de poisson plutôt qu’avec du colza ou autres produits végétaux !
Philippe FAVRELIERE (d'après un article de ScienceNews : Climate-friendly fish )

Remarque :
L'empreinte carbone des poissons carnassiers comme le saumon d'élevage est supérieure à celle des coquillages (huîtres, moules et coquilles saint-Jacques), des crustacés ou de nombreux poissons sauvages. Voir le tableau de l'empreinte carbone : produits de la mer.

Autres articles :

Information complémentaires depuis la rédaction de l'article :

Etude Ecotrust : Global Study of Salmon from Dalhousie University, Ecotrust, and the Swedish Institute for Food and Biotechnology Shows: "Sustainable" Food Production Isn't So Sustainable
Multi-Year Study Points the Way to Sustainable Salmon Production and Debunks Food Sustainability Myths Along the Way; Mode Matters More Than Miles

Les saumons ne sont pas tous équivalents : Etude du Cycle de vie (Life Cycle Assessment LCA) des différents systèmes d’élevage de saumon dans le monde.

Etude au format Pdf : Not All Salmon Are Created Equal: Life Cycle Assessment (LCA) of Global Salmon Farming Systems

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Ecosse : une grande région de la salmoniculture....

Depuis le début des années 1990, la salmoniculture écossaise a cru en tonnage et a décru en nombre de sociétés. Principalement concentrée autour de quelques multinationales norvégiennes et depuis peu une société polonaise, Morpol....

Callander McDowell dans ReLAKSation n°476, fait l'apologie de la concentration qui selon lui permettra à l'industrie d'avancée. Il ne comprend les limites imposées notamment en Norvège où une société ne peut possèder pas plus de 25% des concessions maritimes du pays et soutient Marine Harvest dans sa tentative de modifier cette réglementation....

1- La pisciculture écossaise en chiffre

Document à télécharger : Scottish Fish Farm Production Survey 2009 report (The Scottish Government)

  • Truite : 6.766 tonnes
  • Saumon atlantique : 412 millions de livres pour 144.247 tonnes soit 150 tonnes/actif
  • Cabillaud : 0,1 tonne

Les principales conclusions sont les suivantes :

La production de saumon Atlantique a augmenté de 12% en 2009 pour atteindre 144.247 tonnes. Cette augmentation intervient après quatre années à des niveaux de production relativement stable. Les prévisions de récolte pour 2010 sont estimées à 150.004 tonnes, soit une augmentation de 4% sur le total de 2009.

La production de truite arc-en-a diminué de 11,8% en 2009 à 6.766 tonnes. Ceci est contraire à la tendance récente d'une légère augmentation au cours des quatre dernières années. La production de cabillaud a diminué de 1.822 tonnes en 2008 à 0,1 tonnes en 2009 en liaison avec la fermeture d’un élevage important.

« Les emplois ont augmenté en 2009, passant à plus de 1000 personnes à temps plein dans le secteur piscicole ; le gouvernement écossais continue d'avoir une grande confiance en l'avenir de la pisciculture ; l'aquaculture continue à être une industrie en plein essor et de plus en plus important dans l'économie écossaise ; elle contribue à soutenir une croissance économique durable dans les collectivités rurales et côtières dans les Highlands et les îles, » selon Roseanna Cunningham, Ministre de l’environnement écossais.

2- La conchyliculture en devenir, en particulier la mytiliculture

A télécharger : Scottish Shellfish Farm Production Survey 2009 report (The Scottish Government)

La conchyliculture en Ecosse (Chiffre 2009) :

  • Mussel: £6.3 million pour 6.300 tonnes
  • Pacific oyster: £1.2 million pour 2900 tonnes
  • Native oyster: £0.13 million pour 490 tonnes
  • Scallop: £0.02 million pour 35 tonnes
  • Queen: £0.01 million

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10 décembre 2010

Ecosse : Le saumon économiquement dans le rose !

L’association écossaise des producteurs de saumon - Scottish Salmon Producers' Organisation (SSPO) – baigne dans l’euphorie.

La dernière livraison de l’association « Scottish Salmon Farming – Industry Research Report » de décembre 2010 à quelques jours des festivités indique :

  • 234 nouveaux emplois dans la dernière année pour un investissement en capital de £ 29,5 millions en 2009,
  • 90% des sociétés salmonicoles se sentent «très confiantes» ou «en confiance» sur la demande future,
  • 70% ont exprimé le désir de se développer durablement,
  • 78% prévoient d'augmenter leurs effectifs.

La France est le premier marché pour le saumon écossais d’élevage, avec quelques 20.000 tonnes de saumon frais en 2008 dont environ 6.000 pour le Saumon écossais Label Rouge.

Pour plus d’informations lire le communiqué dans Fishnewseu : Economic report confirms the growing importance of salmon farming

mercredi 25 février 2009

Le marché opaque du poisson : l'origine (1)

Alors que je demandai l’origine du merlu à mon poissonnier, celui-ci me répondit : « Regardez sur l’étiquette.» Etait notée l’indication réglementaire « Pêche en Atlantique Nord Est ».

Il ne me donna pas plus d’informations sur le lieu de capture du poisson. Je devais me contenter de cette indication géographique peu précise. "Atlantique Nord Est" (ANE) couvre une surface d’océan de plusieurs millions de km2, depuis le Groënland, jusqu’à la Sibérie au Nord et les îles portugaises des Açores au Sud. Près d'une vingtaine de nations pêchent dans cette zone. Voir le document : Etiquetage des produits de la mer (OFIMER)

On voit tout de suite le problème qui se pose au consommateur souhaitant acheter des produits frais et de la pêche locale, notamment s'il souhaite choisir des poissons, des coquillages ou des crustacés débarqués dans un port de sa région. L'étiquetage ne mentionne ni la zone de pêche, ni le lieu de débarquement.

Les irlandais s'engagent vers le national

Face aux problèmes rencontrés par la filière irlandaise liés entre autres à la concurrence des produits d’importation qui ont un impact très important sur les prix des poissons locaux, un groupe constitué de pêcheurs, de transformateurs et de détaillants « Irish Seafood Market Initiative Group (ISMIG) », vient de formuler ses premières propositions.

L’objectif est de maximiser les ventes de poisson d’origine irlandaise à travers les pêcheurs, les transformateurs et les détaillants. Les recommandations qui vont être affinées tout au long de l’année 2009, reposent sur deux points fondamentaux :
  • la sensibilisation des consommateurs à la diversité des captures irlandaises,

  • l’amélioration de l’étiquetage des produits de la mer.

A côté du saumon et du cabillaud qui représentent 60% du marché, les pêcheurs irlandais capturent ou élèvent toute une gamme de produits de la mer mal connue du consommateur : le merlan, l'églefin, la cardine, la lotte, le merlu, la crevette, les moules, les huîtres et le crabe.

L’étiquetage doit montrer clairement d’où vient le produit, et le chemin suivi depuis le lieu de pêche jusqu’au lieu de vente. Le consommateur pourra ainsi faire la différenciation entre les produits importés et ceux capturés localement, et il choisira en toute connaissance de cause.

Le groupe a reconnu que les importations étaient indispensables pour assurer un approvisionnement continu afin de satisfaire les besoins des détaillants pour répondre à la demande du marché. Les acteurs les plus difficiles à convaincre ont été les transformateurs qui s’approvisionnent à bas prix sur le marché international. Suite : le prix (2)
Philippe FAVRELIERE (d’après un article de The Fishsite : Labelling Issues Hamper Irish Fish )

Autre article :

Commentaire ajouté le 26 février 09 :

Les USA renforcent aussi leur réglementation : Agriculture secretary calls for stricter COOL rules (Seafoodsource) et la lettre du Secrétaire d'Etat du 20 février 2009 : USDA

mardi 24 février 2009

Lifecycle vient au secours de la salmoniculture !

Alors qu’un désastre écologique nommé "ISA" se profile au Chili et qu’une bactérie pathogène jusqu'alors inconnue, Francisella philomiragia noatunensis, cause des mortalités dans les élevages de cabillaud en Norvège, la recherche commence à s’organiser au niveau européen.

L'Université d'Aberdeen en Ecosse, a annoncé la semaine dernière, le lancement d’une étude qui devrait permettre de protéger les poissons d'élevage contre les maladies virales et bactériennes. L’étude appelée Lifecycle est centrée sur le saumon Atlantique. « L’aquaculture se développe et des connaissances biologiques sont nécessaires pour améliorer la qualité et la viabilité de l’activité», a déclaré Sam Martin, professeur de physiologie des poissons à l'Institut de biologie et des sciences de l'environnement. Les travaux de recherche vont porter plus particulièrement sur l'éclosion des larves, moment où les poissons sont très vulnérables à la maladie dans le but de connaitre le système immunitaire des poissons. L'université a reçu 344 000 euros pour mener à bien ses recherches avec 14 partenaires de 9 pays (dont l’INRA et l’Université de Rennes)

Décharges flottantes de saumons au Chili

La salmoniculture a connu un développement exponentiel depuis le début des années 80 et tout particulièrement au Chili le deuxième producteur mondial après la Norvège. Malgré quelques à-coups, rien ne semblait pouvoir stopper sa progression. Mais, la contamination massive des élevages chiliens par le virus ISA et la chute de production de 40 à 50% prévue cette année révèlent des dysfonctionnements très graves dans cette activité - près de 200 000 tonnes de saumon en moins sur le marché international en 2009. D'autre part, l'abandon des saumons morts dans les fjords chiliens est un véritable scandale qui montre que des sociétés salmonicoles sont plus intéressées par des profits à court terme que par la mise en place d'une activité aquacole durable. En plus de l'impact environnemental, il faut ajouter les 7500 ouvriers mis sur le carreau à la fin de l'année 2008 dans la région de Puerto Montt, la capitale chilienne du saumon.

Philippe FAVRELIERE

Pour plus d'informations :

Autres programmes de recherche

Fine fish : Malformation des jeunes poissons d'élevage

Saumon d’élevage : Des malformations causées par des eaux trop chaudes

Les scientifiques ont constaté que les températures supérieures à 16 °C (permettant par ailleurs d’accroitre la croissance des poissons) peuvent causer des malformations osseuses chez les jeunes saumons (appelés aussi tacons). Les résultats de l'étude ont été récemment publiés dans BMC (BioMed Central) Physiology.

C’est dans le cadre d’un programme européen, appelé FINE FISH, qu’une équipe scientifique s’est intéressée aux malformations osseuses qui affectent fréquemment les poissons d'élevage intensif et elles représentent un problème sanitaire important et un défi en matière de productivité pour l'aquaculture industrielle. Ce programme est doté de 3,02 millions d’euros de l’Europe au titre des petites et moyennes entreprises (PME). Ces malformations affectent les poissons d'élevage intensif relativement souvent et elles représentent un problème sanitaire important et un défi en matière de productivité pour l'aquaculture industrielle.

Ce programme vise à améliorer les « performances du secteur européen des écloseries de poissons ». Certaines recommandations sont d’ores et déjà accessibles aux intéressés, notamment pour les cas des espèces individuelles (la perche, la brème, le cabillaud, la truite, le saumon). Selon la FEPA (Fédération européenne des producteurs aquacoles), 650 000 tonnes de poissons sont élevées dans l'UE chaque année, contre 60 000 tonnes en 1970. La production totale européenne s'élève à plus de 1,6 million de tonnes dont plus de 860.000 tonnes de saumon et truite en Norvège. Source : L’eau chaude : source de malformations chez les poissons d’élevage (Univers Nature)

Revue de presse

Le 2 septembre 2010

Aquaculture : Des puces à ADN pour surveiller l'état de santé de poissons d'élevage (BE Japon)

Une équipe rassemblant des chercheurs de l'Agence de Recherche pour la Pêche, du Centre de Recherche pour l'Agriculture, les Forêts et la Pêche de la préfecture d'Oita et de l'université japonaise des Sciences de la Vie et des Sciences Vétérinaires a mis au point une méthode de diagnostic fondée sur les biotechnologies et destinée à être utilisée sur les poissons d'élevage….

Les chercheurs ont mis au point une méthode de diagnostic utilisant une puce à anticorps et une puce à protéine. D'ordinaire utilisé en recherche médicale, c'est la première fois que ce type d'outil est appliqué à l'aquaculture. La puce à anticorps correspond à l'arrangement de nombreux anticorps sur une petite plaque en verre, chaque anticorps étant capable de reconnaitre et de se lier avec une protéine spécifiquement présente dans le sang lors d'une infection. Lorsqu'un anticorps s'est lié avec une protéine présente dans l'échantillon de sang, un réactif émet une fluorescence rouge ou verte. Cela permet de visualiser la présence et l'étendue de l'infection.

Quant à la puce à protéines, il s'agit d'une feuille de papier tournesol sur laquelle sont disposées des protéines caractéristiques de plusieurs maladies susceptibles d'affecter le Cardeau (par exemple, l'Edwardsiellose). Si le poisson est ou a été atteint par une maladie, il possède dans son sang des anticorps caractéristiques de celle-ci, qui se lieront aux protéines correspondantes situées sur la puce. Grâce à un réactif, il est possible d'identifier la pathologie dont le poisson est atteint.

Ce test présente trois avantages. Tout d'abord, il ne nécessite qu'un léger prélèvement sanguin et est donc peu invasif. De plus, il est assez rapide. Enfin, il permet de rechercher en une fois la présence de multiples pathogènes.

En permettant une détection précoce des maladies, cette méthode pourrait permettre de limiter les pertes, mais également de contrôler l'utilisation d'antibiotiques par les aquaculteurs, un point important pour les consommateurs japonais qui sont particulièrement sensibles aux questions de sécurité alimentaire. Pour la suite, les chercheurs se proposent de simplifier leur méthode et d'en mettre au point une version utilisable directement sur le lieu d'élevage.

Source : Annonce de l'Agence de Recherche pour la Pêche (en japonais) - 14/07/2010 - http://www.fra.affrc.go.jp/pressrelease/pr22/220714/ - Asahi Shimbun - 16/08/2010

lundi 23 février 2009

La coquille Saint-Jacques française dans la drague de la mondialisation

« 40 tonnes de Saint-Jacques à la poubelle - Du jamais vu : faute d'acheteurs, des coquilles ont été détruites à Grandcamp-Maisy et à Port-en-Bessin ». Voilà ce que titrait le quotidien Ouest-France la semaine dernière (en 2009).

Avec la langoustine, la coquille Saint-Jacques est l’une des pêcheries artisanales les mieux gérées en France. Ce coquillage représente la source principale de revenu de plusieurs centaines de pêcheurs en Bretagne et en Normandie. Comment expliquer que ces coquillages finissent à la décharge, alors que la France en importe de grandes quantités, l’équivalent de trois fois la production nationale ?

La France, premier importateur mondial de « saint jacques »

« Étant donné le faible taux de couverture de la consommation française par la production nationale pour la plupart de ces espèces, et en particulier le saumon, la crevette, la coquille Saint-Jacques et les poissons blancs, les entreprises françaises recourent principalement à l’importation de matière première pour la fabrication de ces nouveaux produits (ndlr de l’industrie de la transformation). » (Source : Ofimer).

La « saint jacques » se classe au 6ième rang des produits halieutiques importés avec une valeur de 180 millions d'euros en 2007. La France en est même le premier importateur mondial devant les USA et l’Espagne avec un total annuel de plus de 20 000 tonnes, principalement sous forme de noix congelés. En 2007, la principale origine est une noix importée d’Argentine sous l'éco-label MSC et pourtant d’un prix inférieur à ses cousines, la péruvienne, la chilienne, la britannique, la canadienne ou l’étatsunienne. Il est à noter que des espèces de pectinidés aussi différentes et qui n’ont rien à voir avec notre « Pecten maximus », se commercialisent sous l’appellation « saint jacques » sur le marché international. D'une manière générale, on constate que plus les noix sont grosses, plus leur prix est élevé comme Pecten maximus en Europe et Placopecten magellanicus, un gros pétoncle du Canada et des États-Unis.

La Saint-Jacques française, une gestion exemplaire de la ressource…

Pour cette espèce non soumise au quota de Bruxelles, les pêcheurs ont mis en place un système de gestion des gisements naturels très rigoureux, encadré et accompagné par l’administration maritime et la recherche, depuis les pertuis charentais, jusqu’en baie de Seine en passant par la rade de Brest et la baie de Saint Brieuc. Cette gestion permet de maintenir la production nationale entre 20 000 et 30 000 tonnes (poids entier), dont près de la moitié est décoquillée (en 2007 : 22 742 tonnes pour 55,2 millions d'euros).

Les dates de saison de pêche varient d’un gisement à l’autre, mais d’une façon générale, on peut dire que la campagne de pêche s’effectue entre les mois d’octobre et d’avril. Limitée dans le temps et dans l’espace, la saison de coquilles Saint-Jacques se réalise dans une certaine excitation. Pour beaucoup de pêcheurs, la coquille représente la principale source de revenu.

« L’ouverture de la pêche à la coquille Saint-Jacques constitue chaque année un grand moment pour les pêcheurs détenteurs d’une licence pour ce bivalve. La récolte est en effet sévèrement encadrée dans le temps, dans l’espace et dans les volumes. Ainsi le temps de drague des coquilles St-Jacques peut aller de 3/4 d’heure à 1 heure, une ou deux fois par semaine. » (Eduquebec)

…. mais peu valorisée sur le marché national

Tous les efforts de gestion entrepris par les pêcheurs côtiers ne sont malheureusement pas reconnus sur le marché national. Pourtant, la coquille Saint-Jacques est un met de choix, très demandé et apprécié par les consommateurs, notamment en période de fêtes.

Certains mettent la mévente sur le dos de la crise actuelle, et en particulier la mévente sur le marché traditionnel espagnol. Mais la crise ne met-elle pas en exergue des dysfonctionnements au sein de la filière de la pêche française. Les pêcheurs doivent se réapproprier le commerce de leurs produits, même si certaines autorités administratives contestent la vente hors criée d’une grande quantité de "coquilles".

Cette pêcherie s’apparente beaucoup à la conchyliculture. N’y aurait-il pas à mettre en place des synergies avec les ostréiculteurs et les mytiliculteurs qui ont une grande expérience de la commercialisation de leurs coquillages pour des quantités bien plus conséquentes ?

Au moment de la réforme des organisations professionnelles de la pêche et de l’aquaculture, il serait important d’envisager une structure qui regroupe au niveau local l’ensemble des professionnels de la mer, pêcheurs et conchyliculteurs, notamment par rapport aux enjeux futurs : aires marines protégées, certifications d’origine, et face aux groupes d’intérêt comme la plaisance, les pêcheurs amateurs, les ONG environnementales et le lobby agricole.
Philippe FAVRELIERE
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Autres articles :

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Pour connaitre et reconnaître la vraie coquille saint jacques « Pecten maximus »….

Pour découvrir la pêche de « Pecten maximus », la vraie coquille saint-jacques, partons en baie de Seine à bord du coquillard « Le Sauvage » et son patron Dimitri Rogoff...

Et pour reconnaitre la vraie saint jacques, écoutons les explications de Normandie Fraicheur Mer (NFM)....

Aussi regardez la très bonne vidéo qui est extraite de l’émission 100% mag sur M6. Le reportage nous détaille précisément comment reconnaitre la vraie coquille saint jacques. En prime, le reportage nous offre une délicieuse recette de carpaccio de saint jacques....

Depuis 1996 l’OMC, l’Organisation Mondiale du Commerce autorise l’appellation « Saint Jacques » pour tous les pectens ce qui provoque une confusion entre les véritables coquilles « Saint Jacques » et les pétoncles. Pourquoi l’OMC a dénoncé la réglementation de 1993 sur les dénominations commerciales ? Tout simplement pour favoriser les exportations du Canada, du Pérou et du Chili. Même si certains de ces produits sont très bons, ce ne sont pas de vraies coquilles saint jacques. D'après l'article de Chez mon poissonnier

Et le meilleur pour la fin avec l'Hôtellerie : Une journée avec Dimitri Rogoff, marin-pêcheur

Port-en-Bessin (Calvados). Depuis vingt-cinq ans, Dimitri Rogoff pêche les coquilles Saint-Jacques dans la baie de Port-en-Bessin, dans le Calvados. Ce patron-pêcheur exerce un métier difficile, mais qui reste attractif en matière d'emploi. Reportage.

13 heures : En ce jour d'ouverture de la pêche à la coquille Saint-Jacques en Baie de Seine, Dimitri Rogoff est 'remonté à bloc'. Ce patron-pêcheur de 51 ans compte beaucoup sur la pêche de ces prochains jours. "La coquille Saint-Jacques trouve toute sa place sur les tables de fêtes. 70 % de notre chiffre d'affaires est d'ailleurs réalisé avec ces mollusques. Autant dire qu'on n'a pas intérêt à se louper à cette période de l'année", concède-t-il sans détour.

13 h 30 : Direction la Baie de Seine. Après une heure de route, Dimitri et ses quatre matelots s'arrêtent là où plusieurs bateaux sont concentrés. Pour dénicher où se cachent les petits mollusques à la chair tendre et au goût raffiné, Dimitri a sa petite technique : "J'essaie de repérer ce qu'on appelle les tâches. Ce sont les endroits où sont regroupées les coquilles. L'expérience et l'intuition font toujours le reste !"

15 h 45 : Toutes les heures, le patron du Sauvage - le bateau de 13 m qu'il a acheté il y a quelques années à Port-en-Bessin -lève la drague. La pêche est vidée sur le bateau. Après la capture, c'est le moment du tri. "Il faut trier les coquilles avec soin, ne garder que les plus belles." Une à une, les coquilles sont examinées : les plus petites (moins de 11 cm) retournent à l'eau. Celles comprises entre 11 cm et 13 cm sont considérées comme de taille moyenne. Et les mollusques de plus de 13 cm sont les gros calibres. Une fois séparées, toutes sont scrupuleusement lavées et dépourvues de leurs crépidules (petits parasites). Elles sont ensuite stockées à plat dans des coffres à criée. "C'est la meilleure manière de conserver leur eau, et ainsi de garantir leur fraîcheur."

18 h 30 : Après quatre heures de pêche, il est temps de retourner au port.....

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9 heures (le lendemain) : Dimitri jette un oeil à sa feuille de vente du matin. Résultat : 4 000 € de chiffre d'affaires. "Sachant qu'on ne travaille que quatre jours par semaine et que j'ai quatre matelots, ce n'est pas mal du tout. De toute façon, je ne sors pas à moins de 2 000 € en mer." Si cela peut paraître abrupt, il faut dire que les pêcheurs détiennent le triste record de métier le plus dangereux. "La Manche est particulièrement dangereuse. Les bateaux cassent et se démantèlent régulièrement. En à peine dix heures, le temps peut se lever et la mer se déchaîner."

10 h 25 : Dimitri se rend à Normandie fraîcheur mer, un groupement qualité, dont il est le président. Cet ancien étudiant en architecture est très impliqué dans la gestion durable de la ressource. Il jette un oeil critique sur ses contemporains, notamment au travers de ses blogs(www.finemaree.com et www.rogoff.fr). "Ce groupement qualité me permet de me renseigner sur les grandes tendances du marché. En fonction des résultats, nous pouvons décider d'agir en modulant les heures de pêche, voire en diminuant les quotas de pêche par bateau. Nous avons une biomasse de coquilles : il faut donc veiller à ne pas dilapider les stocks, et à faire en sorte qu'elles se reproduisent. Pour cela, je milite en faveur d'une pêche durable et responsable." Autre cheval de bataille de ce patron engagé : le Label rouge, obtenu en 2002, puis de nouveau en 2009. Une manière de bénéficier d'une meilleure reconnaissance du métier : "Notre produit et le soin qu'on lui apporte sont mieux valorisés. Tout le monde s'y retrouve, pêcheurs comme consommateurs."...

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Le 14 septembre 2012

Disparition de l'inventeur de l'ordinateur portable concept "coquille saint-jacques"

BFMTV

Bill Moggridge a en effet conçu cette forme en "coquille saint-jacques", où l'écran se rabat sur le clavier.



Bill Moggridge est mort cette semaine à l'âge de 69 ans. Inconnu du grand public, il a pourtant très fortement influencé le marché du high-tech en mettant au point au début des années 80, le premier ordinateur portable. Et si 30 ans plus tard, les performances techniques et graphiques de ces machines ont considérablement évoluées, le design, lui est resté inchangé, preuve de la pertinence de cette innovation. Bill Moggridge a en effet conçu cette forme en "coquille saint-jacques", où l'écran se rabat sur le clavier. Pour parfaire son innovation, il avait même à l'époque fait appel à des philosophes et autre sociologues. Hommage à un visionnaire.

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Revue de presse :

Coquille St-Jacques. Le comité de pêche contre-attaque (Le Télégramme)

Face au désaveu des restaurateurs costarmoricains pour la coquille Saint-Jacques de la Baie de Saint-Brieuc, Alain Coudray, président du comité local de pêche, voit rouge. Il a donc mis en place, début juillet, avec l'organisation de producteurs (Cobrenord) une charte à destination des restaurants qui font travailler la pêche dans les Côtes-d'Armor.

Un gage de qualité - «C'est un gage de qualité pour la clientèle, déclare Alain Coudray, qui est assurée de déguster un produit du terroir issu d'un gisement protégé, produit d'une pêche durable et responsable, transformé directement dans les ateliers partenaires de la coopérative des pêcheurs». Jeudi, deux restaurateurs binicais ont signé cette charte, Laëtitia L'hostis, du restaurant «An Arvor», et Dominique Boscher, de «La Table de Margot». «Si les vacanciers venaient en Bretagne pour la chaleur, cela se saurait, souligne le président. Les touristes qui viennent chez nous apprécient la nature, l'authentique et le terroir, il ne faut donc pas les flouer sur l'origine des produits, comme ces restaurants qui affichent coquille de la baie, sans spécifier qu'il ne s'agit pas de la baie de Saint-Brieuc». «S'il n'y a plus de pêcheurs dans les ports bretons (il y en avait 92 à Binic, il y a encore quelques années), beaucoup de restaurateurs disparaîtront aussi», soulignent Laëtitia L'Hostis et Dominique Boscher. La charte, ainsi que des stickers, sont affichés sur la vitrine des deux établissements binicais....

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Le 5 décembre 2010

Québec : Financement d’une écloserie de pétoncles géants


La société « Les Fermes marines du Québec » a reçu 700.000 dollars canadiens pour la construction d'une écloserie de pétoncles géants, du Ministère canadien du Développement économique. Le projet, qui nécessitera un investissement global de 5,8 millions de dollars, se traduira par la création de 10 emplois dans la région de Gaspésie, trois d'entre eux à temps plein et sept postes saisonniers.

« Le secteur de la pêche offre de nombreuses possibilités de diversification économique. C'est pourquoi le gouvernement du Canada appuie l'innovation dans cette activité ainsi que dans l’aquaculture » a expliqué le ministre d'État, Denis Lebel.

Depuis sa création il ya trois ans, Les Fermes marines du Québec ont investi en recherche-développement afin de maximiser le rendement de la reproduction du pétoncle géant. Les travaux à ce jour ont porté sur le développement d’une technologie appropriée à partir des premiers résultats pilotes. Maintenant, avec l'appui de Canada Economic Development, l'entreprise est en mesure de passer à stade opérationnel avec la production des premiers naissains de pétoncle dans la région de la Gaspésie. «Le gouvernement du Canada est heureux d'appuyer ce projet novateur de Les Fermes marines du Québec, une initiative qui contribuera à positionner la Gaspésie dans le secteur de l'aquaculture marine et de permettre une production durable et rentable du pétoncle géant dans la région », a ajouté le ministre d'État.

En se spécialisant dans l'élevage du pétoncle géant, la société vise trois objectifs principaux : la production de naissains, la culture en suspension (long-line) et l'ensemencement des fonds marins. Au Québec, les débarquements de pétoncle ont chuté de 35% depuis 1999 en raison de la surpêche. La création d'une écloserie de pétoncles est donc considérée comme une bonne solution pour satisfaire le marché tout en offrant une source fiable d'approvisionnement pour les pêcheurs et les aquaculteurs de pétoncles. La société espère produire 5 millions de naissains d’ici 6 ans….. Thefishsite : $700,000 Funding For Scallop Farming Operations

Suite de la pectiniculture en Gaspésie le 5 novembre 2011

Pectiniculture : La mariculture passe à l'échelle industrielle en Gaspésie (lesaffaires.com)

La mariculture québécoise a un nouvel espoir : il s'agit de Jean-Philippe Hébert, un jeune entrepreneur de 31 ans qui pilote un projet de 5,7 millions de dollars (M $) dans la production de pétoncles à Gaspé et à Newport, dans la Baie des Chaleurs. Fermes marines de Gaspé sera la première entreprise d'aquaculture gaspésienne à pouvoir produire à une échelle industrielle, toute l'année.

Jean-Philippe Hébert a déjà immergé un demi-million de pétoncles dans des plateaux superposés dans la Baie de Gaspé en 2009. Et en attendant de les mettre en marché au printemps prochain, il était surtout occupé, l'été dernier, à superviser le chantier de la grande écloserie, qui ouvrira bientôt à Newport. Ce sera un bâtiment techno, où toute la production sera automatisée pour réduire les besoins en main-d'oeuvre et pouvoir concurrencer les mariculteurs asiatiques. L'écloserie, chauffée par géothermie et énergie solaire, pourra mettre au monde 25 millions de naissains (larves de mollusques) par année ; c'est énormément plus que ce que pourrait donner l'approvisionnement naturel.

«On a l'intention d'ensemencer 10 millions de pétoncles par année à Gaspé et 10 millions à Newport sur nos sites d'élevage en mer. Le reste de la production de l'écloserie sera réservé à la vente à d'autres éleveurs et à un projet de réensemencement des fonds, en collaboration avec les pêcheurs de pétoncles», raconte le jeune entrepreneur, qui n'exclut pas la possibilité de produire d'autres espèces de mollusques dans l'écloserie.

Les conditions idéales

Depuis la fin des années 1980 en Gaspésie, la mariculture s'est surtout concentrée sur l'élevage de moules, avec un succès mitigé. Les conditions climatiques n'y sont pas idéales pour cette espèce, et les coûts de transport vers les grandes villes québécoises sont élevés par rapport au prix de vente.

«Pour le pétoncle, les conditions en Gaspésie sont idéales, et l'espèce que nous avons ici est reconnue mondialement. De plus, le pétoncle peut se vendre jusqu'à un dollar l'unité, alors que la moule se vend autour de 60 cents la livre», analyse M. Hébert, qui travaille à son projet d'entreprise depuis la fin de ses études en aquaculture, il y a six ans.

Avant même la mise en marché, des restaurateurs et de grandes chaînes d'hôtellerie de Montréal attendent la production des Fermes marines de Gaspé. De passage au dernier International Boston Seafood Show, qui regroupait quelque 1 000 exposants, l'entreprise a suscité un vif intérêt, ce qui laisse présager un beau succès de vente.

«Pour l'instant, le pétoncle est un marché de niche ; mais on a beaucoup travaillé à diminuer les coûts de production, et l'objectif est d'offrir le produit au grand public. Et puis, on voit grand : on vise les marchés mondiaux», explique Jean-Philippe Hébert.

Son produit a l'avantage de ne pas concurrencer les pétoncles de la pêche commerciale du pays. À cause des risques de contamination, les pêcheurs ne peuvent pas vendre le pétoncle entier (avec le muscle et la gonade), ce que les Fermes marines de Gaspé pourront faire, car elles sont en mesure de tester leur production. «On arrivera donc avec un produit unique, très recherché», note M. Hébert.

Son entreprise a reçu un financement gouvernemental de près de deux millions de dollars ; le reste provient de financement privé. Trois emplois permanents et une dizaine d'emplois saisonniers seront créés.

Fermes marines de Gaspé

Localisation : Gaspé et Newport

Activité : Mariculture de pétoncles

Objectif : Produire 25 millions de naissains par année

Investissement : 5,7 millions de dollars (dont 1,8 en financement public)

valérie.lesage@transcontinental.ca

Fermes marines de Gaspé constitue la première expérience de mariculture de pétoncles en Gaspésie à l'échelle industrielle.

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Chili : L’élevage de pétoncle va bénéficier de l’ouverture du marché européen

L'Union européenne (UE) a décidé d'étendre la gamme des pétoncles (Argopecten purpuratus) en provenance du Chili qui peut entrer sur son marché. Dès maintenant, les pétoncles réfrigérés sont ajoutés aux pétoncles congelés ou transformés. Cette inscription permettra au Chili de devenir un concurrent sérieux des autres producteurs de pétoncles de la région, comme le Pérou. Les producteurs péruviens en ont exporté pour plus de 70 millions de dollars tandis que le Chili en a envoyé pour un peu plus de 22 millions de dollars en 2009.

Auparavant, le Chili relevait de « Conformément à l'annexe 5 du règlement n ° 854/2004 du Parlement européen et le Conseil de l'UE, «Le Chili est inscrite à l'annexe I de la décision 2006/766/CE de la Commission européenne en tant qu’exportateur de coquillages bivalves, échinodermes, tuniciers et gastéropodes marins destinés à la consommation humaine, mais seulement congelés ou transformés. »

"Mais depuis le 26 novembre 2010, le comité d'évaluation a modifié l'annexe, et le Chili apparaît maintenant dans la liste des pays tiers autorisés à exporter vers l’Union Européenne, mollusques, échinodermes, tuniciers et gastéropodes marins, vivants, congelés ou transformés pour la consommation humaine," a déclaré Aqua.

Cette nouvelle est de bon augure pour l'aquaculture chilienne. Selon le secrétariat à la pêche (Subpesca), jusqu'en août 2010, les récoltes de pétoncles du Nord ont totalisé 7.853 tonnes, soit une baisse de 16,8% par rapport à la même période en 2009 (9.437 tonnes). Source : Abren mercado europeo a los ostiones frescos (Seafood today - 3/12/2010)

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Crevettes et pétoncles latinos moins coûteux pour les importateurs européens !!!

Le Pérou, la Colombie et l'UE ont officiellement signé un accord de libre-échange (ALE). « Les produits péruviens qui sortiront gagnants dans le cadre de l'accord de libre-échange avec l'UE sont sans aucun doute ceux appartenant au secteur de l'agriculture et de la pêche », selon le vice-ministre du Commerce extérieur du Pérou.

Les droits de douane sur les produits de la pêche originaires du Pérou (comme les pétoncles «Argopecten purpuratus » et céphalopodes) et de la Colombie (crevettes d'élevage), qui sont actuellement, en moyenne, de 12 %, seront éliminés entièrement à la date d'entrée en vigueur de l'accord.

« Compte tenu de la taille relative des économies [péruviennes et colombiennes], l'impact économique et social de l'accord commercial proposé en Colombie et au Pérou surpassera de loin – en termes relatifs – les bénéfices générés pour l'UE. Selon une étude indépendante, cet accord pourrait à terme augmenter le PIB colombien de 1,3 % et le PIB péruvien de 0,7 % […]. Ces gains considérables entraîneront de nouvelles opportunités pour les exportateurs andins par l'élimination immédiate de tous les tarifs douaniers de l'UE sur les produits industriels et de pêche, à compter de la date d'entrée en vigueur de l'accord, ce qui va encourager ces pays à capturer une plus grande part de la valeur ajoutée, en bénéficiant d'un marché européen de quelques 500 millions de consommateurs totalement ouvert. » Source : Signature par l'UE, la Colombie et le Pérou d’un accord de libre-échange axé principalement sur la pêche (CTA/Agritrade - Mai 2011)

Présentation de la production des pétoncles au Pérou (ou Concha de Abanico « Argopecten purpuratus »), cliquer : Perfil del Mercado y Competitividad Exportadora de la Concha de Abanico

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Faire les yeux doux à des conchyliculteurs chinois englués dans le pétrole !

Une délégation de Charente-Maritime, deuxième département touristique de France, a séjourné quelques jours en Chine. Une mission de reconnaissance dans deux provinces au nord-est du pays : Jilin et Liaoning au nord de la mer de Bohai.

Aveuglée par le miroir aux alouettes du tourisme, la délégation charentaise, représentante du premier département halieutique français, est passée dans une région aquacole de toute première importance dans le monde avec la culture des algues (algoculture) et l'élevage de pétoncles (pectiniculture), sans probablement le remarquer !

« Nous ne voulions pas aller là où tout le monde va. Nous avons donc choisi cette région de tradition industrielle, la Ruhr chinoise », explique Dominique Bussereau, président du Conseil général de Charente-Maritime dans un article de Sud-Ouest : Faire les yeux doux aux Chinois, ici et là-bas

En effet, personne ne va dans cette région chinoise très industrielle et surtout très polluée !

Depuis plusieurs années, pêcheurs et aquaculteurs de la mer de Bohai subissent de plein fouet l'industrialisation sauvage de la Chine. Placés en première ligne, ils n'échappent pas aux différentes vagues de pollution qui secouent la mer de Bohai. Ils vivent continuellement dans la hantise de marées polluantes. Tantôt noires, tantôt rouges, tantôt vertes, tantôt invisibles... Ces marées déciment les ressources halieutiques et elles anéantissent leurs champs de pétoncles, produites par dizaines de milliers de tonnes dans cette région reconnue comme la première zone de pectiniculture au monde.

Mortalité massive de pétoncles d'élevage (lanterne)

Une production aquacole d'un million de tonnes de pétoncle !

La Chine est le premier pays producteur de pectinidés toutes espèces confondues (pétoncle, coquille saint-jacques,…) avec une production annuelle voisine de 1 million de tonnes de Pétoncle du Japon "Patinopecten yessoensis" (France : environ 30.000 tonnes de coquilles saint-jacques "Pecten maximus"). La production chinoise a connu une augmentation importante d'environ 147.000 tonnes en 1990 à 916.000 tonnes en 1995 et à plus de 1 million de tonnes en 1997. La production entre 1998 et 2003 a montré une grande variabilité (de 629.000 à 960.000 tonnes), qui peut être liée à la disponibilité de naissains (captage naturel ou écloserie).

Au japon, deuxième producteur mondial, la production a montré une augmentation régulière dès 1970 jusqu'à atteindre 200.000 tonnes en 1992, après, le niveau a été dépassé avec des fluctuations annuelles. La production maximale de 272.000 tonnes a été atteinte en 2002.

La production de Pétoncle du Japon est principalement absorbée par le marché local des pays producteurs. La durée courte de conservation des pétoncles vivants fait que le produit réfrigéré est disponible uniquement près des sites d'élevage. Autrement, on trouve sur le marché des noix de pétoncle congelés.

Des quantités s'élevant à quelques milliers de tonnes sont exportées, notamment en tant que chaire congelée. Les USA et la France sont les principaux importateurs de ces produits. Pour plus d’informations sur l’élevage de Pétoncle du Japon : FAO

Article intégral, cliquer Ici


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Le 4 novembre 2011

Pétoncle japonais, première pêcherie chinoise à prétendre au label MSC

La pêcherie de pétoncles de Zhangzidao est désormais la première pêcherie chinoise à entrer en phase d’évaluation du programme du Marine Stewardship Council. (image google de l'archipel de Zhangzidao situé au nord-est du grand port de Dalian)

Située au Nord de la Mer Jaune, la pêcherie est gérée par le Groupe Zhangzidao Fishery à Dalian. Chaque année, cette pêcherie produit plus de 60.000 tonnes de pétoncles japonais (Patinoplecten yessoensis) pêchés en plongée ou à la drague. Ils sont ensuite essentiellement vendus en frais sur le marché local ainsi qu’en Corée, puis en surgelés en Amérique du Nord et en Australie. L’évaluation de cette pêcherie va porter sur les opérations de pêche en plongée et à la drague durant une année, ainsi que sur ses méthodes de collecte de naissains sauvages et sur ses techniques d’élevage de naissains d’écloserie.

Coté en bourse, "Zhangzidao Fishery Group" est une société intégrée de pêche et d'aquaculture qui couvre toutes les activités depuis l'écloserie jusqu'au négoce. En possession de 70.000 hectares de concessions maritimes, le groupe s'appuie sur la production de 6 écloseries d'une capacité annuelle de 800 millions de pétoncles (3 cm), 10 millions de concombres de mer et 15 millions de naissains d'ormeaux.

L’évaluation sera réalisée par l'organisme indépendant de certification Moody Marine Ltd et elle devrait être terminée à la fin de l’année 2012.

La satisfaction du "PDG"

Monsieur Wu Hou Gang, Président du Comité d’administration du Groupe Zhangzidao Fishery de Dalian, explique : « Les pratiques de pêche non durables ont, sans aucun doute, des effets néfastes sur l’environnement marin. Les consommateurs et acheteurs de produits de la mer en sont de plus en plus conscients et sont en attentes de solutions durables. »

« C’est pourquoi, la durabilité de nos pratiques est au cœur des préoccupations du Groupe Zhangzidao Fishery de Dalian, et nous mettons en place, dans nos pêcheries, des mesures qui contribuent à la protection de l’environnement marin. Nos méthodes de pêche en plongée ont très peu d’impacts sur l’écosystème environnant, et nous modernisons régulièrement nos dragues pour minimiser leur impact sur les fonds marins. Cette année, à la Réunion Annuelle des Nouveaux Champions (organisée par le Forum économique mondial), notre organisation a été sélectionnée, parmi plus de 10 millions d’entreprises du monde entier, comme l’une des 16 entreprises leaders dans le développement durable. »

« Nous considérons la certification MSC comme une preuve de durabilité de nos pratiques de pêche car ce programme de certification est largement reconnu comme le plus rigoureux pour les pêcheries à recrutement assisté. De plus en plus de marchés internationaux cherchent des produits de la mer certifiés MSC et, si nous obtenons la certification, nous pensons que le label MSC apportera une valeur ajoutée à notre marque, et nous ouvrira de nouveaux marchés », conclut Wu Hou Gang.

Le MSC accueille avec satisfaction cette première pêcherie chinoise dans son programme... De belles perspectives en vue dans le plus grand pays halieutique du monde !

Source : Une première pêcherie chinoise s’engage dans le programme d’évaluation du Marine Stewardship Council

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Le 27 octobre 2011

Quand la coquille norvégienne nargue la saint-jacques française....

La coquille norvégienne est pêchée par des plongeurs qui la cueillent à la main. Estampillée produit de luxe, elle part à l'export à 90 %.

L'entreprise de Helge Myrseht, située à Dyrvik, fournit 500 des 900 tonnes de coquilles pêchées actuellement.

Le Centre des produits de la mer de Norvège, organisme lié au ministère de la Pêche, a organisé début octobre un voyage de presse centré sur la coquille Saint-Jacques, le saumon et le flétan. Pas de hiérarchie des valeurs affichée, les Norvégiens n'ont pas nos réticences face à l'élevage. En même temps, ils pointent la saint-jacques qu'ils considèrent comme la Rolls-Royce des coquilles. Et, dans ce cas précis, il s'agit d'un produit sauvage, dont l'exploitation est récente (1998), et dont la production (900 tonnes aujourd'hui) est appelée à progresser quand la zone de pêche sera agrandie aux gisements encore inexploités - la Norvège compte entre 12 000 et 15 000 petites îles.

Sportif et rémunérateur

Cette coquille de pleine mer est pêchée à la main par des plongeurs qui descendent entre 20 et 30 mètres. L'exercice est hautement sportif, la rémunération est stimulante. 200 à 300 kilos sont cueillis en moyenne par jour sachant que les saint-jacques norvégiennes sont d'un gros calibre, qu'il suffit de deux ou trois pour avoir un kilo. Le pêcheur reçoit 2,50 € par kilo.

Helge Myrseht, le patron de l'entreprise que nous avons visitée, à Dyrvik - elle fournit 500 des 900 tonnes de coquilles pêchées actuellement - explique que les plongeurs sont au nombre de 15, qu'ils partent en mer sur un bateau de cinq et que la pêche est organisée (il y a le skipper et pendant que deux plongeurs sont en action, deux autres surveillent les opérations). L'avantage de la plongée est de préserver les fonds marins. En France, ce type d'expérience existe dans le golfe du Morbihan.

Camdeborde est un fan

Recherchée, la saint-jacques de Norvège, à la chair ferme et douce à la fois, très minérale - elle est cueillie dans des eaux froides et claires -, part à l'export à 90 %. La grande restauration, les ambassades, les commerces spécialisés, sont les prescripteurs de cette coquille haut de gamme.

Le Palois Yves Camdeborde, à Paris, l'acclimate : « C'est un produit d'exception », souligne-t-il, expliquant : « Chaque saint-jacques est baguée, le calibre est supérieur à celui des coquilles françaises. Bien large et bien épais, il permet au cuisinier de s'amuser. La cuisson est moins délicate qu'avec une saint-jacques normale, je la quadrille sur un côté pour bien faire entrer la chaleur et je la sers dans un bouillon d'étrilles. La norvégienne est plus iodée et moins sucrée, c'est un autre produit. »

Le prix est à la hauteur de la réputation, la pièce coûte 3,50 €, le kilo se paye 12 euros. Les Norvégiens sont déterminés à pénétrer le marché français, d'autant qu'ils savent qu'avec la saint-jacques, ils n'auront pas à calmer les doutes provoqués par l'élevage. Source : La saint-jacques top de Norvège (Sud Ouest)

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Le 28 novembre 2011

D’où viennent les pétoncles géants ?

Aux USA, Le pétoncle géant est l’une des 5 pêcheries les plus grandes du pays. Dans le monde, c'est la première pêcherie de pectinidés.

Malgré son importance économique, on ne connait pas grand-chose de la vie et du comportement de Placopecten magellanicus sur la côte nord-est état-sunienne.

Ces pétoncles poussent rapidement, ils ont tendance à vivre longtemps, et ils ne se déplacent pas beaucoup une fois sur le fond.

Mais d’où viennent-ils ?

En novembre, les jeunes pétoncles, qui ont dérivé en mer au gré des courants océaniques depuis que leurs parents ont « frayé » à la fin de l’été, s'installent sur les fonds sableux et de graviers le long de la côte du Maine.

Personne ne sait d'où ils viennent ni où ils vont exactement, mais certains vont atterrir dans les zones abritées au coté des pétoncles de taille marchande. Les pêcheurs du Maine, qui capturent depuis des décennies les pétoncles sur les gisements côtiers, savent bien que certains endroits sont meilleurs pour Placopecten magellanicus que d'autres… Suite dans Waterfront : Scallops in Closed Areas

Lire aussi : USA. Fureur des petits pêcheurs face à la privatisation du pétoncle géant

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Le 20 décembre 2011

Achetez de vraies coquilles Saint-Jacques fraiches et entières...

En cette période du made in France, achetez la véritable coquille Saint-Jacques fraiche et entière...

Avec sa noix coraillée ou non et ses 2 valves
...

L'authentique coquille Saint-Jacques, la Pecten maximus de nos côtes françaises !

Et vous éviterez d'être grugés avec des noix aux origines douteuses !

Dans une enquête, la direction des fraudes (Dgccrf) a constaté que 35% des prélèvements analysés de saint-jacques, d’origine diverses (USA, Royaume-Uni, Vietnam, Pérou…), étaient non conformes. Il s'agissait de noix de pétoncle (1) ou de saint-jacques fraiches ou congelés....

Les noix de coquilles saint-jacques étaient gorgées d’eau !!!

Au cours de la cuisson, le coquillage peut perde jusqu’à la moitié de son poids. Dans ce cas, il s’agit d’un produit qui a été préalablement trempé. Or, la vente de ces noix de saint-jacques artificiellement gorgées d’eau est considérée comme une tromperie par les tribunaux si le consommateur n’est pas informé par voie d’étiquetage du traitement subi par la denrée.

(1) Depuis la fin des années 1990, le lobby du pétoncle a imposé l'appellation de coquille saint-jacques sur tous les pétoncles de la planète au grand dam des pêcheurs français de coquilles Saint-Jacques (Pecten maximus). Toutefois, si vous avez de bons yeux, vous identifierez la dénomination, le nom scientifique (ou nom latin), le mode de production (capture ou élevage), la zone de capture ou le pays d’élevage et le nom du pays d’origine qui sont obligatoires.

D'après l'article : Réveillon de Noël: 10 conseils pour ne pas se faire arnaquer (20 Minutes)


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La Direction des fraudes constate un trempage des noix de saint-jacques !


Chaque année, la direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (Dgccrf) propose un dossier en ligne « Pour des fêtes réussies » rappelant la règlementation aux produits consommés ou utilisés lors de ces fêtes de fin d'année.

Dans ce document vous trouverez ce que tout consommateur mais aussi tout professionnel doit connaître sur les produits alimentaires que l'on retrouve plus particulièrement pendant ces repas festifs de fin d'année. Petit florilège des produits les plus consommés mais aussi les plus contrôlés.

Les coquilles SaintJacques

Ces coquillages – représentés par les espèces de la famille des Pectinidés–ont deux valves, de couleur blanche ou ocre, avec des oreillettes de chaque côté des deux valves.

En France, la plus connue est la coquille Saint-Jacques que l’on trouve sur les côtes bretonnes ou normandes, relativement grande, avec une valve bombée et une valve plate, striée, de couleur blanche et ocre, avec un corail bicolore.

On trouve également des pétoncles de deux sortes : le pétoncle, dit aussi vanneau, petit, relativement ferme de consistance, et le pétoncle bigarré ou pétoncle noir, particulièrement recherché. Les coquilles sont composées de deux valves bombées et striées.

La principale caractéristique des pectinidés est l’importance de leur muscle dit “adducteur” (qui retient les deux valves entre elles), partie ronde, blanche ou crème, qui donne la chair du coquillage. Les consommateurs français apprécient également le corail qui compose les organes reproducteurs de l’animal. L’hépatopancréas (poche noire) n’est généralement pas consommé ; il est susceptible de concentrer des toxines présentes dans le milieu ambiant.

Les règles d’étiquetage

La dénomination, le nom scientifique (ou nom latin), le mode de production (capture ou élevage), la zone de capture ou le pays d’élevage et le nom du pays d’origine sont obligatoires.

La chair des coquillages de cette famille peut s’appeler “noix de Saint-Jacques” (noix car ils sont décoquillés).

Les consommateurs peuvent ainsi distinguer, par exemple, les “noix de Saint-Jacques françaises” (Pecten maximus), des “noix de Saint-Jacques du Canada” (Platopecten magellanicus), des “noix de Saint-Jacques du Chili” (Argopecten purpuratus) ou des “noix de Saint-Jacques de Chine” (Clamys farreri). En lisant attentivement les étiquettes, on peut donc faire son choix en toute connaissance de cause.

Des différences en fonction des espèces et des goûts

Selon les espèces et les origines, les coquillages diffèrent par leur goût, leur couleur, leur taille et leur consistance.

La coquille française, Pecten maximus, est connue pour ses qualités gustatives exceptionnelles. Cette espèce est également pêchée en Ecosse. La coquille canadienne est un produit de grande taille, dont le corail n’est généralement pas consommé. Les coquilles chiliennes ou péruviennes sont plus petites, elles possèdent un corail bicolore d’un orange plus intense que la coquille française. La coquille chinoise est très petite et beaucoup plus dure que les précédentes. Cette liste n’est pas exhaustive.

Il peut arriver que la cuisson révèle de mauvaises surprises et que le coquillage perde jusqu’à la moitié de son poids. Dans ce cas, il s’agit d’un produit qui a été préalablement trempé, la coquille Saint-Jacques ayant la particularité de se comporter comme une éponge et de retenir très facilement l’eau. La vente de ces noix de Saint-Jacques artificiellement gorgées d’eau est considérée comme une tromperie par les tribunaux si le consommateur n’est pas informé par voie d’étiquetage du traitement subi par la denrée.

Les contrôles de la DGCCRF

La DGCCRF mène régulièrement des enquêtes pour débusquer les fraudeurs. Une précédente enquête avait montré que 35 % des prélèvements analysés de Saint-Jacques, d’origine diverses (USA, Royaume-Uni, Vietnam, Pérou,…), étaient non conformes. Les suites de cette enquête avaient donné à lieu à l’établissement de 8 procès-verbaux. Une nouvelle enquête est en cours en 2011.

Pour télécharger le document « Pour des fêtes réussies / Les conseils de la DGCCRF - Décembre 2011 », cliquer : Direction des Fraudes

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Le 16 mai 2012

Découvrir la pêche du pétoncle géant en Nouvelle-Angleterre (USA)

Aux USA, le quota de pétoncle géant est de 1,2 million de livres en 2012 (à vérifier)

Source : NOAA Announces Proceeds from 1.2 Million Pound Scallop Catch Will Fund 13 Cooperative Research Projects