mercredi 3 décembre 2014

Coquille Saint-Jacques. Science et Gastronomie au chevet de Pecten maximus...

Ancien titre : Science et Gastronomie au chevet de la Coquille Saint-Jacques...

Comprendre et apprécier l'authentique coquille Saint-jacques "Pecten maximus", la pêcherie la plus importante pour les pêcheurs français de l'Atlantique et de la Manche...

Campagne 2014-2015

Cliquer ici pour suivre l'actualité de la coquille saint-jacques "Pecten maximus", cette actualité qui remonte des différentes pêcheries de l'Atlantique et de la Manche : Cours en criée, prix sur les étals, production, humeur des pêcheurs... 

La coquille Saint Jacques, de la Science à l’Assiette, une conférence ouverte à tous...

Jeudi 4 décembre, à 18 h, au lycée hôtelier Bossuet à Lannion

La conférence proposera un parcours sélectif au cœur de l’histoire naturelle de la coquille Saint-Jacques, insistera sur l’apport exceptionnel de cette espèce à la connaissance du milieu marin, envisagera le futur et alimentera un dialogue Sciences/Gastronomie original.

Animée par Yves-Marie Paulet, l'un des grands spécialistes mondiaux de la coquille, professeur à l'Université de Brest (UBO) et directeur de l’Institut Universitaire Européen de la Mer.

Au départ, une conférence scientifique, gratuite pour vous mettre l'eau à la bouche, avant de partir dans une découverte gastronomique tout en "déclinaisons autour de la Saint Jacques"...

Dégustation-découverte préparée par les étudiants du lycée hôtelier Bossuet à Lannion... Au menu : 7 préparations à base de coquille, dont une sucrée pour le dessert, et trois verres de vin en accompagnement. Pour cette phase gourmande, il faut s'inscrire au 02 96 46 26 00 ou par mail contact@saintjosephlannion.fr. 15 €, boissons comprises.

Comment ouvrir et cuisiner simplement les saint-jacques

Les conseils de David, poissonnier à la Nouvelle Vague à Saint-Malo


Pour l'ouvrir, pas de panique. Il suffit de se servir d'un couteau à lame épaisse. On racle la partie plate de la coquille. Avec le pouce, bloquer la noix. Il faut impérativement retirer la partie noire, puis les barbes. Ces dernières peuvent être cuisinées dans une sauce, par exemple.

Pour les cuisiner, le plus simple est de les faire revenir dans une poêle, dans du beurre, à feu bien vif. 40 secondes de chaque côté. Ou bien crues en carpaccio : les couper en fines lamelles ou en petits dés, assaisonner de sel, de poivre et de 2 à 3 gouttes d'huile de truffe. Source : Ouest France
    
Peu d’espèces marines bénéficient d’une telle audience ! Histoire, Pêche et Aquaculture, Innovation, Gastronomie, Ecologie et Recherche Scientifique, la coquille Saint-Jacques est au cœur d’intérêts multiples et souvent partagés de la part de communautés humaines dont elle est un point de ralliement emblématique.

Espèce pionnière dès les années cinquante pour une approche raisonnée de l’exploitation par pêche, elle est encore aujourd’hui le modèle unique d’une aquaculture extensive diversifiée rêvée par les scientifiques des années soixante-dix. Connaître et comprendre pour mieux en assurer la production furent les motivations de recherches multiples lancées en France et à l’international. Au bilan, la Coquille Saint-Jacques s’est ainsi retrouvée être l’une des espèces marines la mieux connue des côtes européennes, et à ce titre est devenue un modèle particulièrement adaptée aux études de bio-écologie, et aussi depuis une vingtaine d’années le support de très nombreux travaux sur l’évolution du fonctionnement des écosystèmes côtiers en lien avec les changements globaux ou plus locaux. (Source : ArmorScience)

Les pêcheries françaises offrent la meilleure des coquilles, la Saint-Jacques fraîche et entière (*)


(*) Gisements ouverts au 1 décembre 2014 : baie de Seine, baie de Saint-Brieuc, baie de Granville, baie de Saint-Malo et baie de Quiberon... à partir du 8 décembre : Les Glénan... Gisements non ouverts : rade de Brest (fermeture à cause des algues toxiques) et Pertuis charentais (fermeture par manque de production suite aux mortalités printanières des coquillages dans le pertuis breton : Mortalité des moules : Nouvelles pathologies "inconnues" ?)

Nb : Dans le tableau ci-dessus, ne sont indiquées que les criées importantes... "Saint-Brieuc" regroupe 3 criées : Loguivy / Erquy / Saint-Quay-Portrieux... A noter qu'une part importante de la production de saint-jacques ne passe pas en criée...

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Pour aller plus loin...

Menu de Noël : que mangeront les Français cette année ? [Infographie]

Le foie gras reste en tête des entrées préférées des Français lors du réveillon de Noël

Foie gras ou saumon, chapon ou dinde, bûche glacée ou bûche pâtissière, que mangeront les Français à Noël ? Les réponses détaillées au travers d'un sondage exclusif mené par Toluna pour LSA. 

Source : LSA par Florence Bray Publié le 05 décembre 2014




Visiblement, les Français ont déjà une idée assez précise de leur menu de Noël. Aux premières places, les grands classiques. On retrouve ainsi dans le trio de tête des entrées, le foie gras, suivi du saumon et des huîtres. Pour le plat principal, le chapon reste en tête avant la dinde et le poulet/poule/poularde. Enfin, pour les desserts, c'est la bûche glacée qui garde la préférence des Français suivie de la bûche pâtissière.

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Quelques précisions sur la conférence :

La conférence proposera un parcours sélectif au cœur de l’histoire naturelle de la coquille Saint-Jacques, insistera sur l’apport exceptionnel de cette espèce à la connaissance du milieu marin, envisagera le futur et alimentera un dialogue Sciences/Gastronomie original.

Introduction: la coquille Saint-Jacques dans la nature, sa place, son histoire naturelle

Développement de la conférence autour d’une problématique à double entrée :
  • La coquille Saint-Jacques nous parle du monde tel qu’il va (écologie/sclérochronologie / changements planétaires /…)
  • La coquille Saint-Jacques, une ressource (Pêche/Aquaculture)
Et en cohérence avec l’ensemble de la soirée, la coquille Saint Jacques sur la table, bonnes, très bonnes choses, et aussi mauvaises nouvelles du côté des planctons toxiques.

La conclusion parlera d’avenir

Le conférencier :

Yves-Marie Paulet, professeur de Biologie Marine à l’Université de Bretagne Occidentale (UBO, Brest). Chercheur au sein du LEMAR, Laboratoire des Sciences de l’Environnement Marin, laboratoire de l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM/CNRS-UBO-IRD) dont il a été le directeur de 2009 à 2014. Ses recherches portent sur la biologie d’espèces côtières dans le contexte des changements globaux et locaux de l’Océan.

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Campagne 2014/2015

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Bilan de la campagne 2014-2015

La coquille Saint-Jacques : Bilan de la campagne 2014-2015


FranceAgriMer - Conseil spécialisé Pêche et aquaculture du 27 mai 2015

La saison de pêche 2014-2015 de la coquille Saint-Jacques s’est achevée le 15 mai. Les volumes débarqués déclarés en halles à marée ont reculé de 21 % en moyenne au niveau national. La relative pénurie a permis une meilleure valorisation des produits que lors de la dernière campagne, particulièrement dans les halles à marée de Manche Est, où le prix moyen a progressé de 39 % (3,78 €/kg).

Sur la campagne, la valeur des ventes déclarées en halles à marée s’est néanmoins dégradée de 14 % en Manche Est, la hausse du cours n’ayant pas permis de compenser la baisse des volumes vendus (les ventes hors halles à marée ne sont pas prises en compte). En revanche, en Manche Ouest, la hausse du prix moyen (+ 10 %, 2,47 €/kg) a rattrapé la baisse des volumes vendus (- 2 %) et le chiffre d’affaires de la première vente en halles à marée a progressé de 8 %.
Présentation du marché des produits aquatiques - 27 mai 2015
Diaporama de conjoncture présenté au Conseil Spécialisé Mer du 27 mai 2015. Conjoncture internationale. France : données des halles à marée, commerce extérieur, consommation.

Situation du marché des produits aquatiques - 27 mai 2015
Note de conjoncture remise au Conseil Spécialisé Pêche et Aquaculture du 27 mai 2015. Conjoncture internationale - Pêche française - Commerce extérieur - Consommation

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Rare, chère mais bonne : la saison de la coquille Saint-Jacques s’achève à Dieppe



Pêche. Encore quelques jours et la coquille Saint-Jacques ne sera plus pêchée. La saison a été moyenne avec des gisements faibles et des prix élevés. En revanche, elle était succulente.

Source : Paris Normandie (le 10 mai 2015)

La coquille Saint-Jacques va laisser sa place aux poissons d’été. On la reverra au mois d’octobre

Il ne reste plus que quelques jours pour acheter de la coquille Saint-Jacques sur les étals des poissonniers ou des pêcheurs. Comme tous les ans, la fin de la saison est programmée au 15 mai à minuit pour ne reprendre que le 1er octobre. « Encore une marée et c’est fini pour la saison, souligne Véronique Gaillard, du Crin-Blanc, situé sur le marché aux poissons, quai Trudaine. Comme notre bateau est grand, nous n’allons pas le transformer pour le poisson, mais continuer notre nouvelle activité estivale de pêche en mer. » De l’autre côté, quai Henri-IV, Paquita Clapisson annonce à ses clients : « On va sortir deux fois, si la météo le veut bien. Il y aura des coquilles jusqu’à vendredi. »

Ce dernier week-end, les pêcheurs ont profité d’une accalmie du vent pour sortir. « Il y a la braderie du Pollet à Dieppe, on a pu faire une sortie vendredi pour remplir nos étals samedi, poursuit Véronique Gaillard. Les Dieppois et les touristes de passage ont répondu présent. Nous allons écouler tout notre stock. »

Bien vendue en criée

Les prix de vente de ces derniers jours ont été plus bas que durant le reste de la saison avec le kilo de coquilles à 5 €, voire 5,50 € sur les étals des quais Henri-IV et Trudaine. « En moyenne, elle a été vendue à 6 € et à 8 € à son maximum pendant les fêtes. C’est toujours la période où l’on en vend le plus. Cette année d’ailleurs, on a bénéficié de prix convenables en moyenne à la criée. Les gisements étaient faibles et cela a compensé le manque à gagner », continue Véronique Gaillard.

Jean-Louis Séron, patron du Phénix et responsable de la commission coquilles au comité régional des pêches, l’admet : « Nous avons bien compensé la rareté du produit par un prix correct à la criée. Si on fait une moyenne sur l’ensemble de la saison, elle a été vendue à 3,50/3,60 € le kilo à la criée. Pendant les fêtes, les prix se sont envolés. La météo était très défavorable et la demande est toujours très forte. »

Si la coquille était rare cette année, elle était succulente comme le confirme Marie-Pierre, une cliente habituée des barrières. « Elle avait du goût et les noix étaient très grosses. Désormais, il faudra attendre début octobre. »

Les pêcheurs ont été confrontés à une météo très défavorable, rappelle Jean-Louis Séron. « Cela fait deux années de suite que les dépressions se succèdent. Nous avons connu des périodes de vent très longues interdisant toute sortie en mer. Déjà, de nombreux bateaux ont désarmé, sachant que la météo serait défavorable début mai. »

L’autre incidence du climat sur la coquille est la température de l’eau, comme l’explique Éric Maret, président de la commission interrégionale coquilles Saint-Jacques : « En 2012, l’hiver a été froid et la coquille n’a pas grandi. Comme nous pêchons des spécimens qui ont 3 ans, nous sommes dans une période où les gisements sont peu abondants. De même, une bactérie nous a gênés en début de saison, mais elle s’est montrée moins nocive ensuite. »

La dernière bonne nouvelle a été la baisse du prix du carburant, même si le litre de gasoil est à 0,57 € en ce moment. « Il était plus bas cet hiver, conclut Jean-Louis Séron. Pour mon bateau, la consommation, c’est une tonne de fuel pour une journée. C’est, malgré tout, une économie. »
L. P.

En bref

Et la saison 2015-2016 ?

Qu’en sera t-il de la prochaine campagne de la coquille Saint-Jacques qui débutera le 1er octobre ?

Les pêcheurs sont pratiquement sûrs que les gisements ne seront pas plus fournis que cette année.
« Il faut attendre deux ans environ », précise Jean-Louis Séron.

Les relations avec les Anglais sont meilleures, ce qui va atténuer les éventuels conflits.

Si le comité local a enregistré 56 licences en 2014-2015, ce chiffre sera à la baisse l’année prochaine pour cause de retraite. Jean-Louis Séron en fait partie.

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Le Jeudi 14 Mai 2015

Un an avec Glen. Sa saison « correcte » à la coquille



14 mai 2015 /

Source : Le Télégramme par Armelle Menguy /

Glen Le Merdy est le jeune patron-pêcheur de l'Auglya, navire de 1986 basé à Pors-Even en Ploubazlanec. Il évoque avec nous la saison de la coquille Saint-Jacques qui vient de se terminer. Le Télégramme le suit depuis le début de la saison de la coquille Saint-Jacques, à l'automne dernier.

Jamais sans son père !

Le bateau sur lequel il travaille aujourd'hui, il le connaît bien puisqu'il a repris après son père Jean-Michel, tout en gardant ce dernier comme matelot l'hiver. « Sans lui je n'aurais pas fait ce métier, et sans ses conseils et ses coins de pêche, je ne serais pas devenu patron. » Rencontré sur le port de Paimpol, au ponton des professionnels, le 5 mai, le jeune homme nous parle de la saison de la saint-jacques, qui vient de se terminer. « C'était assez correct, on va dire, avec des prises de 800 kg à 900 kg de coquilles, en moyenne à chaque fois. » Il précise que si certaines sorties n'étaient qu'à 600 kg, elles ont parfois atteint 1,2 t.

Le système du temps de pêche

Un bonus, selon lui, cette saison : la météo. « Toujours clémente avec quasiment pas de jours de rattrapage, et aussi une bonne vente à 2 € bruts après la trêve de fin d'année ; 2 €, c'est le prix plancher, il a juste un peu redécollé en fin de saison. » Pour la réglementation, Glen pense qu'il vaut mieux que « ça reste une pendule ; à quarante-cinq de pêche c'est bien ; si on met en place un quota par bateau, il y aura des abus car les petits bateaux ne pourront pas accéder aux coins de pêche aussi vite que les plus gros ; pour moi, il vaut mieux laisser le système actuel ».

Une tout autre pêche l'été

Après avoir commencé au chalut sur une morte-eau et aux filets à poisson dans la semaine du vendredi 24 au jeudi 30 avril, le jeune homme est parti comme ça jusqu'à fin août désormais. « On bosse sur des coefficients de marées de 70, en dessous et à partir de... ; et là, on repart plein pot maintenant, après quelques jours passés sur le matériel à réparer et à revoir. » « À terre c'est plus cool, et on prendra un peu de vacances en juin et en septembre. » Quant à nous, c'est promis, on le reverra pendant l'été.

Coquilles Saint-Jacques. Les dragues seront débarquées vendredi

Vendredi, les derniers coups de dragues sont donnés au large de la baie de Seine pour la saison de pêche à la coquille Saint-Jacques.

Source : Ouest France

Pour Alain Rigault, responsable du comité local des pêches de l’Est Cotentin et patron du Cap à l’Amont, la saison a été correcte en baie de Seine avec quelques variantes par rapport à la dernière saison. « Si la qualité du produit a été au rendez-vous, on ne peut en dire autant de la quantité. Nous n’avons réalisé que 50 % des quotas. Quand nous avons vu cela, nous avons craint. »Mais Alain Rigault a vite été rassuré. « Ce manque de coquille a été compensé par de bons prix de vente qui, selon les jours, ont plus que doublé par rapport à l’an dernier. En période de fête, nous avons négocié la coquille entre 4 et 5 € le kg avec certains jours à 7,50 € le kg. »


Normandie : plus que quelques jours pour acheter les dernières coquilles Saint-Jacques de la saison

Idée gourmande pour le weekend : des noix de Saint-Jacques fraîchement pêchées au large des côtes de Seine-Maritime ou du Calvados



Reportage France 3 Haute-Normandie d'Emmanuelle Partouche et Bruno Belamri avec le témoignage d'acheteurs de coquilles et les  interviews de :
  • Véronique Gaillard, patronne du Crin-Blanc
  • Eric Maret, président de  la commission interrégionale de la coquille St Jacques

Source : France3 Normandie  Par Richard Plumet Publié le 09/05/2015

Un produit d'exception

Débutée en octobre dernier, la saison de  pêche à la coquille Saint-Jacques, l'une des pêches les plus réglementées au monde, va s'arrêter le 15 mai 2015. Il s'agit de préserver la ressource et de permettre la reproduction et la croissance pendant les mois d'été.

C'est donc maintenant qu'il faut se dépêcher d'en acheter chez votre poissonnier ou directement sur le port, sur les étals des pêcheurs situés dans les marchés au poisson, comme au Havre (quartier Saint-François) à Saint-Valéry en Caux, à Dieppe ou au Tréport.

Rare et chère

A Dieppe, quelques jours avant l'arrêt de la pêche, c'est l'heure d'un premier bilan. Oui la coquille était de qualité, mais elle était rare. Et donc chère ! Raisons avancées : les mauvaises conditions météo mais surtout la concurrence des (très) gros bateaux étrangers qui, sans quotas, viennent ratisser les gisements.

Demander conseil à son artisan poissonnier

Fraîche, la coquille Saint-Jacques (qui a actuellement son beau corail orange), est un produit d'exception qui n'a rien à voir avec les noix de pétoncles surgelées du Chili, pourtant   vendues sous le nom de St Jacques…

Vendue entière et au kilo, la coquille de Normandie peut être préparée (débarrassée du fiel et des bardes puis décoquillée pour ne garder que la noix et le corail) par votre marchand de poisson, si vous le demandez gentiment…

Les recettes ne manquent pas pour sublimer la noix de Saint-Jacques. Crue, comme en tartare ou en carpaccio. Ou cuite, c'est-à-dire saisie à la poêle avec une grande diversité de sauces et d'accompagnement. Ces dix dernières années, de nombreux chefs de Normandie ont adapté les saveurs  asiatiques (notamment japonaises) pour proposer des saveurs nouvelles. Laissant de côté les traditionnelles et bourratives  coquilles "à la normande" avec beurre, champignons, béchamelle et gratin de fromage…

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10 mai 2015

La coquille Saint-Jacques, un modèle de gestion pour le bar ?


Trois unités fonctionnelles majeures, objet d’échanges larvaires importants et réguliers, ont été mis en évidence : (i) la Manche orientale avec le stock clef de la baie de Seine, (ii) le golfe normano-breton et la côte nord-bretonne, et (iii) les côtes sud-ouest de l’Angleterre (2).

Pourquoi s’intéresser à la coquille Saint-Jacques ? Ce n’est pas vraiment une espèce recherchée par les pêcheurs sportifs… mis à part les chasseurs sous-marins qui ressortent la combinaison pour la débusquer dans une eau froide et trouble le plus souvent, où la contrainte de la marée est souvent bien plus forte que la contrainte de la réglementation. Et bien parce qu’elle présente quelques similitudes avec une espèce chère à Marins Chercheurs, le bar.

Comme le bar, la coquille Saint-Jacques est une ressource essentielle pour de nombreux pêcheurs professionnels. Les chiffres de FranceAgriMer de 2014 font état d’un tonnage total de 28 400 Tonnes pour 71 M€ de chiffres d’affaires, ce qui place la coquille dans les premières places en valeur des produits issus de la pêche française.

La coquille est l’objet d’une pêche professionnelle ciblée depuis le début du XXème siècle. Comme le bar, elle a été victime d’une surexploitation. En rade Brest, en baie de Saint-Brieuc, les gisements ont été fortement surexploités, et ce dès les années 50. Comme le bar, (et bien d’autres) son abondance dépend beaucoup des conditions environnementales (climat, courants etc.).

Comme le bar, c’est une ressource que nous partageons avec le Royaume-Uni, la Belgique, l’Irlande, les Pays-bas. Encore une fois, le partage est difficile et ça ne manque d’occasionner des heurts… entre français et anglais. En 2012, la flottille anglaise provoque la colère des coquillards français en venant draguer sur des fonds et à une période où la réglementation française l’interdit, afin de gérer au mieux la ressource.

Comme le bar, c’est une espèce qui n’est pas soumise à un système de TAC (Total Admissible de Capture) au niveau européen (des limitations de captures existent localement par contre).

Mais la comparaison s’arrête là, car la coquille Saint-Jacques bénéficie, elle, de mesures de gestion rigoureuses au sein des pêcheries françaises depuis plusieurs décennies. On y retrouve, devinez quoi ? Une fermeture intégrale de la pêche du 15 mai au 1er octobre, durant la période de reproduction et une gestion très fine des autorisations de pêche par zone, en limitant les jours et les heures de pêche et en fixant des quotas journaliers par navire.

Des moyens importants de contrôle sont alloués à cette pêcherie, de la part des services de l’Etat bien sûr, mais également de la part des pêcheurs eux-mêmes qui contribuent financièrement aux mesures de contrôle. De même, cette espèce bénéficie d’importants moyens scientifiques avec deux campagnes réalisées chaque année par l’Ifremer, en baie de Saint-Brieuc (COSB) et en manche-est (COMOR).

Alors comment ces pêcheries ont réussi à mettre en place de telles mesures de gestion ?

La coquille saint-jacques en 10 points clés
  1. La coquille Saint-Jacques est la première espèce débarquée en tonnage, et la deuxième ou troisième en valeur en Manche (2). Elle représente 28 400 T vendues pour 71 M€ de CA (toutes provenances).
  2. C’est une ressource essentielle pour de très nombreux bateaux en Manche, qui en sont très dépendants économiquement.
  3. Elle est pêchée principalement au moyen de dragues, sortes de mini-chaluts métalliques, raclant les fonds pour recueillir les coquilles.
  4. La drague, au même titre que le chalut de fond, pose un certain nombre de questions en matière d’impact sur les fonds marins : modification de l’écosystème, perte de biodiversité, domination de certaines espèces au détriment d’autres etc.
  5. La pêche est soumise à un ensemble de mesures de gestion et d’opérations de contrôle assez exceptionnels en France
  6. On parle plus de gisements que de stocks pour la coquille. En France, les deux principaux gisements sont ceux de la Baie de Seine et de la baie de Saint-Brieuc.
  7. La coquille est très sensible à l’influence de la température de surface et des grands cycles climatiques lors de ses premiers stades de vie. En conséquence, il y a de fortes fluctuations inter-annuelles du recrutement (nombre de coquilles passant à l’âge d’être pêchée). En conséquence, les professionnels suivent peu ou prou les recommandations des scientifiques en ajustant le Total Autorisé de Capture (TAC) selon les années : entre 2 500T et 6 800T entre 1990 et 2004 en baie de Saint-Brieuc.
  8. Les gisements les plus importants font l’objet d’un suivi scientifique annuel par campagne halieutique spécifique (autre point exceptionnel), qui permet d’évaluer l’abondance du stock et la qualité du recrutement.
  9. Certains gisements sont victimes d’une toxine, l’ASP, qui empêche soit directement sa pêche, le gisement est alors fermé, soit sa commercialisation entière, ce qui contraint les pêcheurs à organiser son décorticage en usine.
  10. La coquille est également victime d’une espèce invasive, la crépidule, avec de nombreux impacts négatifs sur la pérennité de la ressource. La quantité de crépidule serait phénoménale (des millions de tonnes…). La modification du milieu entrainée par l’impact de la drague sur les fonds serait une des causes de l’installation et du développement de cette espèce (2).

Bref historique des mesures de gestion de la coquille Saint-jacques

Une pêche ancienne

La coquille Saint-Jacques apparait très tôt dans les statistiques de pêche, dès 1915 (1). Un document de l’Office des pêches maritimes de Boulogne sur mer de 1930 (nous indique que la coquille est pêchée « comme source de bénéfices » qu’à trois endroits : la Manche orientale, la baie de Saint-Brieuc et la rade de Brest (3). 160 bateaux pêchent alors la Saint-Jacques en hiver dans la rade de Brest. Cependant, le document indique que la coquille est une ressource pêchée alors sur l’ensemble de la façade Atlantique/Manche et même de façon très anecdotique en méditerranée ! Ce sont d’ailleurs les anglais qui auraient exploité les premiers cette ressource en Manche, suivis ensuite par les pêcheurs normands. C’est de cette époque que daterait la création de la pêcherie de Saint-Jacques en baie de Seine....

Suite...

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Pectiniculture

Méditerranée : vers une filière d’élevage de coquille Saint-Jacques

Les conchyliculteurs de Méditerranée, le Cepralmar et l’université de Montpellier mènent des tests depuis trois ans pour créer une nouvelle filière d’élevage : la coquille Saint-Jacques. L’objectif est de diversifier leurs activités. Plus d'informations dans le marin



Thau : Saint-Jacques et pétoncles au secours d’une économie

L’'herpès virus tue les huîtres, les daurades mangent les moules. Collectivités, professionnels et université ont peut-être trouvé une parade : la diversification des cultures marines.

Source : Midi Libre par Patrice Castan

Évoqué à demi-mot depuis des années, le sujet n'a pas fait l'objet de grandes campagnes de com'. Peut-être parce que justement, c'est du sérieux. Du très lourd, même. Et que si le projet arrive à son terme, il ouvrira de telles perspectives qu'il n'aura pas besoin de publicité pour avoir un large écho dans le monde conchylicole, et au-delà. Imaginez plutôt : après l'huître de Bouzigues, la moule de Thau ou de pleine mer, les mareyeurs, les étals, les restaurants (les grandes surfaces ?) pourraient à terme proposer pétoncles noires (les fameuses et trop rares pachelines) et même coquilles Saint-Jacques de Méditerranée élevées in situ. Des pectinidés qui atteindraient leur taille commercialisable en milieu naturel, dans les filières en mer (au large des Aresquiers ou encore entre Sète et Marseillan), entourés des soins des conchyliculteurs locaux. Le made in (sud de) France rejoindrait ainsi la logique du zéro kilomètre et une sacrée garantie de fraîcheur...

"Les producteurs ne veulent plus mettre tous leurs œufs dans le même panier"

Le début de “l'affaire” date de 2008. Cette année-là, la conchyliculture régionale subit deux fléaux concommittents : la prédation des moules par les daurades (qui va toujours bon train) et une surmortalité des huîtres du fait d'un virus qui a depuis fait parler de lui : le fameux herpès. En relation avec le Comité régional conchylicole (ou CRC, sis à Mèze), le Cépralmar (1) interroge alors une centaine de professionnels sur leurs idées quant à une sortie de crise : "Plus d'un tiers des conchyliculteurs consultés nous ont confié que pour s'en sortir, il ne faudrait plus, désormais, mettre leurs œufs dans le même panier (élever exclusivement moules et huîtres, Ndlr), explique Érika Gervasoni, chargée des cultures marines au Cépralmar. "Et quand on leur a demandé à quelles espèces ils pensaient en particulier, ils ont immédiatement parlé pétoncles et Saint-Jacques."

Les géniteurs mis au défi

Après une première tentative infructueuse (l’émission de larves a bien eu lieu mais elles ne se sont pas fixées sur les supports) ont été programmés cette année trois essais de pontes. Il s’échelonneront entre mai et juillet, les Saint-Jacques étant plongées dans des bassins de températures différentes. Aujourd’hui, à la station de La Plagette, les géniteurs ("à un stade de la ponte") sont comme des coqs en pâte. Plongés dans une eau de qualité marine, par ailleurs filtrée, ils sont nourris d’"un cocktail de trois algues marines de grosseurs et de qualité nutritives différentes". Suite aux chocs thermiques programmés, ces pecten jacobeus devraient produire spermatozoïdes, puis ovules, récupérés en vue d’une fécondation provoquée. Les larves entreront ensuite en micro-nurserie, puis en nurserie (en mer ou en étang) avant la phase de grossissement (sur les filières en mer). Empirique, vous direz-vous. Pas tant que ça. N’oublions pas que c’est à la station de Sète qu’au début des années 1970 fut maîtrisé pour la première fois le cycle biologique complet d’un poisson marin. C’était celui du loup de Méditerranée. Et c’était une première mondiale.

L'élevage de pétoncles noires en filières est déjà possible

Deux pistes étaient dès lors ouvertes, auxquelles s'attelaient Cépralmar, CRC, Comité des pêches et Osu-Oreme (2), sous le nom de code “Coqmed” pour la partie consistant à étudier la faisabilité de la reproduction de la pecten jacobeus, la Saint-Jacques de Méditerranée. "Pour l'élevage, la base, ce sont les juvéniles, rappelle Érika Gervasoni. Et pour les obtenir, il n'y a que deux solutions : soit les acheter en écloserie, soit les “capter” dans le milieu naturel." Dès 2012, des coupelles, collecteurs en PVC, étaient ainsi immergés en mer et dans l'étang afin de récolter les précieux juvéniles. Or, si ces derniers s'avéraient être bien rares en lagune, ils étaient plus nombreux autour des filières en mer, sur des fonds de 15 à 30 m. Là, le captage de pachelines (la pétoncle noire) fonctionnait à plein. À tel point que, deux ans après, un conchyliculteur de Vendres élève déjà ses propres pétoncles sur la base de juvéniles captés en mer, puis élevés en filière.

50 Saint-Jacques adultes bichonnées à La Plagette

Pour la coquille Saint-Jacques, l'affaire est plus corsée. Vu les résultats décevant du captage en mer, une autre option s'imposait, et le programme Coqmed voyait le jour, d'abord concrétisé par la création d'une petite écloserie expérimentale dans les locaux de la station de biologie de La Plagette. Là, une cinquantaine de géniteurs adultes, prélevés en mer, sont depuis invités, de mars à mai, à “faire leurs pontes”. Le reste du temps, ils sont rapatriés dans les filières. "Pour obtenir des juvéniles de Saint-Jacques issues de nos côtes, le protocole est le même que celui qu'appliquent les écloseries de Bretagne, détaille encore Érika Gervasoni. Sauf que ce sont deux espèces bien différentes." Heureusement, en terme de cultures marines, le secteur ne manque pas de ressources. Humaines, celles-là. Notamment du côté de La Plagette, à Sète, où Claude Amiel - il fut notamment responsable des formations à la “station de biologie” - a pris en main nos petits pensionnaires dans l'écloserie expérimentale créée pour l'occasion.

Les “patchelines” d'élevage vendues plus de 10 € le kilo

Si ses équipes parviennent à maîtriser la reproduction de ces Saint-Jacques, c'est ensuite en pearl-nets (lanternes suspendues, un contenant très solide hélas pas adapté à l'élevage de moules) qu'elles grossiront ensuite aux filières, à l'abri des attaques des redoutables daurades. Enfin, à taille commercialisable (10 cm environ), on estime que ces Saint-Jacques de Méditerranée pourraient être écoulées entre 4 et 8 € le kilo (même si les marchés restent à préciser. D'ores et déjà, les pachelines (pétoncles noires) élevées à Port-Vendres trouveraient preneur à plus de 10 €. Une petite révolution est peut-être en marche.

(1) Émanation de la Région, le Cépralmar est le Centre d'études et de promotion des activités lagunaires et maritimes. Il est présidé par le Sétois André Lubrano, également questeur du conseil régional. Ses actions concernent autant les élevages marins que la pêche.
(2) Le Creufop désigne l'ancien Centre régional universitaire de

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Ranching in Scotland brings hope for scallops future

A new ranching operation in Scotland may be the first sign of hope for the future of King Scallops (Pecten maximus), a valuable commodity in Scotland that has fallen on low volumes from traditional fishing of late.

Scallop ranching in Scotland, A truly sustainable future



Scallops Ranching 4 0001

Grant Campbell

A new ranching operation in Scotland may be the first sign of hope for the future of King Scallops (Pecten maximus), a valuable commodity in Scotland that has fallen on low volumes from traditional fishing of late.

Source : Seafoodsource by Nicki Holmyard Published on Wednesday, April 29 2015

With annual landings of around 8,000 metric tons (MT) worth GBP 16 million (USD 24.5 million), scallops harvested in Scotland make up a quarter of total U.K. landings. However, government figures and anecdotal evidence from fishermen indicate a gradual decline in stocks, while processors report a noticeable reduction in the size of scallops landed, particularly from the northwest coast.

Around 5 percent of the reported catch is fished by commercial divers, who can expect a premium 2 to 2.5 times higher than for dredge-caught scallops.

Check out any high class restaurant menu and you will find they advertise “hand dived” rather than dredged scallops, as the debate continues with environmentalists over their concerns for this type of fishery.

According to Jane Grant, a partner in Scot-Hatch, a new scallop ranching venture, the 500 MT of diver caught scallops landed into Scotland do not come close to meeting current demand, and this low level of production ensures that new markets cannot be explored.

Scot Hatch HQ again



Grant Campbell

Scalllop Ranching

This could be more than a business; it could become a £billion industry. In 40 years, Japan increased Scallop production from 10,000Tonnes to 400,000Tonnes using a Ranching system. Since 2010 we have self-funded the development of techniques to ranch scallops. - Ranched scallops are truly sustainable. We can only take out, what we put in. - No chemicals or antibiotics are used in production - Scallops filter organic material from the sea and actually improve water quality. There are also no feed bills, scallops feed for free in the sea. We see scallop ranching as inevitable; global demand rises whilst wild stocks are depleted. We need the prize money and the Business mentoring because this is a difficult business to raise finance for; it`s long term and unproven in the UK on a commercial scale. Want to make a Bank Manager laugh just before he shows you the door? Present him our Business Plan.
 
We deserve to win because this business has the potential to grow into an industry that could benefit so many people in our coastal communities. Belief and dogged determination is what has kept this project going for the last 5 years. Belief, not only that scallop ranching can work on a commercial scale but belief that scallop ranching is inevitable in the UK . As the global population increases the demand for scallops increases. The wild fishery cannot sustain the ever increasing demand, we need a sustainable alternative and we deserve the opportunity to prove that scallop ranching is the sustainable alternative.

“Scotland’s global reputation for the quality of its seafood, along with our company’s sustainable production methods, mean that ranched scallops are very attractive to consumers, chefs and retailers,” she said.

“In particular, they are consistent in size and quality, which is something that chefs really appreciate, we can harvest them at any time, they are fully traceable, and the production method has low environmental impact.”
Scot-Hatch was set up in 2010, with working partners Jane Grant and Scott Campbell committed to perfecting the technique of scallop ranching, which is not widely practiced in the U.K., but is commonplace in other parts of the world.

“We don’t take anything from the wild. Instead, we produce young scallops in a hatchery, tend them in trays and lanterns suspended on longlines through their juvenile stage, then grow them to market size on the seabed, before harvesting them by diver. It takes 4 to 5 years to produce a 125 to 140 mm scallop, so it’s a real commitment,” she said.

“Ranched scallops are good for the wild scallop fishery because they add to the breeding stock, whilst careful site selection and attention to stocking density leads to increased yields. We have found that the meat content of our ranched scallops is far superior to those taken from the local wild fishery,” said Grant.

A recent visit by French actor and restaurateur Gerard Depardieu who owns the 2 Michelin star restaurant La Fontaine Gaillon in Paris, saw their scallops declared as “magnifique” and “superbe!”

For the past 5 years Scot-Hatch has been working with Norwegian company Scalpro, running commercial scale trials. They now hope to develop their business into a thriving, profitable industry, and to set up their own hatchery, rather than sending scallops to Norway to be hatched.

“This could become more than a business; it could become a GBP billion industry, with the potential to kick-start scallop ranching all over the U.K.!” said Grant.

She pointed out that while salmon aquaculture now flourishes in Scotland, shellfish aquaculture remains a poor relation, and despite boasting an 18,000 km coastline, just 3 kg/km of shellfish is produced.

“It is nothing, compared to China, which produces 434,000 MT/ km from its 30,000 km coastline. And over 40 years, Japan increased its production of the Yesso scallop (Patinopecten yessoensis) from 10,000 MT to 400,000 MT using a ranching system.”

Funding the hatchery has proved to be the major stumbling block, as scallop ranching is unproven in the U.K. on a commercial scale. “Want to make a bank manager laugh just before he shows you the door? Present him with our business plan!” said Grant.

However, Scot-Hatch has now entered a competition run by Sir Richard Branson called "pitch to rich," in which businesses of all types place a pitch on the competition web site and encourage people to vote for their favorite. The top 150 pitches will compete for investment money and mentoring by experts.

“We have come a long way using our own funds. We have a shore site and premises that will enable us to move forward with our plans for the hatchery, and are keen to get things moving. Winning this competition would be such a fantastic opportunity for us, and make all the difference to the future of the U.K. scallop industry,” said Grant.

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Le 6 mai 2015

La coquille va fermer... Mais, les sauveteurs seront toujours là !

Illustration à partir du site de financement participatif : My Major Company

Grâce aux 3120 € des 54 donateurs, le moteur des sauveteurs est reparti !

14 avril 2015

SNSM à Erquy. Un clip Panne moteur, pas de sauveteur pour les soutenir

La Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM ) d'Erquy a lancé un projet de financement participatif en ligne avec mymajorcompagny, pour récolter 3 000 € en 90 jours.

Source : Ouest France

« Panne moteur, pas de sauveteur » C'est le nom du clip tourné pour soutenir la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM ) d'Erquy, qui vient de lancer un projet de financement participatif en ligne. La mission est de récolter, par l’intermédiaire de donateurs, au minimum 3 000 € sur une période de 90 jours.

Panne moteur, pas de sauveteurs !


Le remplacement imprévu de la pompe à injection d’un moteur de la vedette, les investissements divers tels de l’accastillage ou les tenues sèches pour les équipiers du canot pneumatique à moteur, nécessitent un budget important.

En 2014, la station d'Erquy a effectué une centaine de sorties vedette et en semi-rigides, dont 21 appels du Cross Corsen, 27 assistances à la personne, 13 sorties pour sécuriser la pêche à la coquille Saint-Jacques, 9 sorties pour sécuriser diverses manifestations nautiques (fête de la coquille, de la mer, route du Rhum), et 21 sorties pour exercices.

« Si l’objectif n’est pas atteint, nous perdons tout »

Le secteur d’intervention de la SNSM d’Erquy se situe depuis le Cap Fréhel jusqu’à la pointe des Guettes, à Hillion.« Panne moteur équivaut à pas de sauveteur, déclare le président Marcel Gaudu. Nous en avons fait un slogan. Notre association regroupe actuellement vingt-trois volontaires, tous bénévoles, qui se rendent disponibles dès que besoin. Notre budget de fonctionnement est de 27 000 € par an. Nos recettes proviennent à 45 % des cotisations des adhérents, puis d’associations caritatives. Il est important que notre projet mymajorcompagny aboutisse. Si l’objectif de 3 000 € n’est pas atteint, nous perdons la totalité. »

Pour soutenir la SNSM d'Erquy, cliquez ici ! Les donateurs bénéficient d’une déduction fiscale de 66 % du don versé.

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Le 5 Mai 2015

À Dieppe, les deux marchés aux poissons cohabitent plutôt bien


Publié le 03/05/2015 á 21H53

Port. Barrières ou quai Trudaine ? Les clients ont leurs habitudes, tandis que les pêcheurs semblent s’entendre.

Nathalie vend uniquement des coquilles Saint-Jacques

Source : Paris Normandie

Les conditions météorologiques n’étaient pas très bonnes cette nuit-là, mais une douzaine de bateaux vendent néanmoins leurs produits tout juste pêchés. Ils sont quatre aux barrières, les autres sont de l’autre côté du pont, quai Trudaine. Les deux sites sont familiers pour les clients, Dieppois comme touristes.

« Cela fait 22 ans que nous sommes installés aux barrières, toute l’année du mardi au samedi de 8 h 30 à 13 h », indiquent les vendeuses du bateau Princesse des mers, Sylviane et Michelle. Elles ont une « clientèle fidèle composée de Dieppois, d’habitants des alentours, de Rouennais, de Parisiens et de gens du Nord. On vend aussi aux restaurateurs du coin ». Actuellement, « la sole se vend bien, tout comme les coquilles dont c’est bientôt la fin de saison ». À quelques mètres de là, Stéphane et les vendeuses du Colbert sont contents d’être restés à leur place côté barrières, malgré l’ouverture du marché quai Trudaine fin 2011. « Cela fait 27 ans que nous sommes là, nous n’aurions absolument pas voulu bouger ! », souligne Stéphane. Malgré une concurrence plus rude avec la création par le Syndicat mixte du port de Dieppe, de ce second marché « réservé aux plus grosses embarcations », le marin est satisfait : « On s’en sort bien grâce à notre clientèle d’habitués. »

En face, Nathalie vend les coquilles Saint-Jacques du bateau Rêve de mousse. Elle est ravie de sa situation sur le quai Trudaine, d’octobre à mai, soit la saison de la coquille, et l’assure : « On s’entend très bien avec nos collègues d’en face. On s’entraide ; si l’un de nous n’a pas le produit demandé, on conseille aux clients d’aller chez nos voisins », explique la jeune femme. « Il y a de la place pour tout le monde, on se complète bien », confirme Jeanine. La vendeuse du Cocody regrette que le marché aux poissons dieppois - peu importe lequel - ne soit pas ouvert l’après-midi, contrairement à celui du Tréport. « Les gens, surtout les touristes, aimeraient pouvoir acheter leurs poissons plus tard, notamment le dimanche pour en rapporter chez eux », soulignent-elles. Mais pour cela, « il faudrait plus de moyens pour la conservation ».

Corinne est une habituée du marché quai Trudaine, car il est « plus moderne et équipé d’une machine à éplucher le poisson, contrairement aux barrières ». Mais Marie-Thérèse et son époux Georges achètent leurs produits près de l’office de tourisme « quasiment chaque jour depuis 40 ans », car « ils sont plus frais que ceux d’en face », pensent-ils.
B. H.

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Le 19 Avril 2015

A Saint-Quay-Portrieux. La fête de la coquille attire la foule



Ce matin, les sorties en mer pour aller observer le travail des pêcheurs, ont été vivement applaudies.

Source : Ouest France 

Fête de la coquille. Le soleil, grand absent

Des températures plutôt fraîches, quelques bourrasques de vent et un ciel maussade ont accompagné, hier, l'ouverture de la première journée de la Fête de la coquille Saint-Jacques.

Bagad Sant Ké et Fée Carabosse

Et pourtant, dès 9 h, l'accès au port d'Armor était difficile. Visiteurs et camping-caristes étaient au rendez-vous depuis la veille. Du rond-point d'Étables-sur-Mer jusqu'au port, il fallait jouer des coudes pour se frayer un passage et trouver une place. À 11 h 15, plusieurs milliers de personnes étaient rassemblés près de la place des jardins du port, attendant le coup d'envoi de cette première journée. Le bagad Sant Ké et les danseurs de la troupe des Danserien ont ouvert la marche en direction du port d'Armor. Les confréries du Coco de Paimpol, de l'Andouille de Guéméné, de la Coquille Saint-Jacques, bien sûr, mais aussi celle de la Fée Carabosse ? qui a pour objet de remettre au goût du jour des anciennes recettes culinaires du Pays de Guémené-Penfao ? ont défilé jusqu'au village devant un public admiratif. Les restaurants ont, quant à eux, été littéralement pris d'assaut et, peu après midi, la plupart affichaient complet. 

Source : Le Télégramme

Côtes-d'Armor. Il traquait les fraudeurs de coquilles depuis le ciel


S'il reste des saint-jacques dans la baie de Saint-Brieuc, c'est en partie grâce à lui. Entre 1981 et l'an dernier, ce pilote d'avion surveillait les pêcheurs de coquilles. Un étonnant jeu du chat et de la souris.

Source : Ouest France par Anne Kiesel.

Louis Kervoaze est un fringuant jeune homme de 86 printemps. Jusqu'à l'an dernier, son métier consistait à surveiller en avion les pêcheurs de coquilles Saint-Jacques de la baie de Saint-Brieuc, un agent des Affaires maritimes pour dresser les PV à ses côtés.

L'avion de surveillance, un Cessna payé par les pêcheurs eux-mêmes, est une idée de Jean Keromnès, syndic des Affaires maritimes. Il connaissait Louis Kervoaze, alors moniteur d'aéro-club. « On n'arrive pas à gérer la baie, il y a de la triche, ils dépassent les horaires. On devrait essayer avec toi », lance Keromnès à Kervoaze en 1980. Georges Pierron, alors président du comité des pêches, approuve l'idée.
« C'est sportif, il faut faire vite »

L'affaire se monte. Louis Kervoaze, ancien pilote de chasse dans l'armée, achète un avion, crée sa société. Les pêcheurs financent les sorties de l'avion par une taxe sur les coquilles. Et un agent assermenté des Affaires maritimes monte à bord, l'oeil aux aguets. Commence alors un jeu du chat et de la souris. « Au début, les pêcheurs n'aimaient pas trop ça », reconnaît Le pilote. Les horaires de pêche sont limités. Une heure à l'époque (contre 45 minutes aujourd'hui). La tentation est toujours grande de mettre les dragues à l'eau avant ou après l'horaire autorisé. 5 minutes de dépassement, un quart d'heure, une demi-heure : c'est pour éviter ces dérives, et réprimer les fraudeurs que l'avion survole la flottille de pêche.

« On se met au-dessus de la baie, un peu avant l'heure. Les pêcheurs nous voient. Mais ils ne savent pas où on va se diriger. » Un comportement suspect ? Une trace qui laisse penser que le bateau est déjà en pêche ? Louis pique dessus. Au ras de l'eau, il réduit sa vitesse. Et l'agent assermenté voit tout : l'immatriculation du bateau, s'il y a des coquilles sur le pont, si les dragues sont à l'eau, etc.

Bientôt pilote privé

« J'aime ça !, dit Louis. C'est sportif. Il faut faire vite : un bateau qui se sent repéré remonte en vitesse ses dragues, il faut arriver avant. On fait des manoeuvres, on est très bas sur l'eau, c'est intéressant. » Évidemment, les pêcheurs ne se laissent pas faire. Ils sont à l'écoute de la radio aéro, essaient de savoir si l'avion a décollé, et de quel aérodrome. Ils se préviennent mutuellement par VHF : « Il est parti de Dinard ! »

Comme avec les radars pédagogiques sur les routes, la prévention est plus importante que la répression. Ce n'est pas très grave qu'il n'y ait pas beaucoup de PV, si des fraudes peuvent être évitées grâce à la présence de l'avion. Sans ce dispositif, il n'est pas sûr que les coquilles de Saint-Brieuc seraient encore aussi nombreuses. Après 33 années passées à traquer les fraudeurs, Louis Kervoaze a dû ranger son Cessna au hangar, l'an dernier. Et passer le relais à un autre pilote. Pas de son plein gré, car il n'y a pas de limite d'âge au pilotage d'avion dans le cadre d'un « travail aérien ». « C'est le préfet qui a dit stop. Mais il n'est pas médecin ! Je passais mes visites médicales tous les six mois, j'ai toujours été déclaré apte. Je me sens bien, j'aurais bien continué encore un peu », assure t-il.

Pour autant, Louis n'a pas rangé le manche définitivement. Il attend de repasser sa licence, en classe II, comme pilote privé. Pour le plaisir. Ce week-end, fête de la coquille à Saint-Quay-Portrieux : deux jours sur le port, avec Renan Luce et Pigalle en têtes d'affiches des concerts gratuits.

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Le 14 Mars 2015

Rade de Brest. L'invasion des étoiles de mer



L'étoile de mer 6min34 de Fabrice Perché

L'étoile de mer : 1- mode nutrition (chasse a vue ; estomac introduit dans sa proie) 2- mode de reproduction par des larves planctonique 3- mode de respiration sans branchie grâce au pied ventouse et au papules 4- Mode de régénération de bras perdus.

La coquille Saint-Jacques de la rade de Brest n'a pas été pêchée, cette année, à cause d'un taux trop important de toxine ASP. La récolte s'annonce exceptionnelle à la reprise. À moins que les étoiles de mer n'engloutissent la part du gâteau !

Source : Le Télégramme / Stéphane Jézéquel /

Formidable prédateur de coquilles Saint-Jacques et de pétoncles, les étoiles de mer se sentent à l'aise en rade de Brest. Particulièrement sur les gisements laissés au repos pour cause de toxine ASP. « Quand on ne travaille pas un gisement, les étoiles de mer se développent », observent les marins-pêcheurs, pas persuadés que le stock restera intact le temps de la fermeture de la pêche. Noël Uguen, pêcheur expérimenté en rade de Brest, constate une nette recrudescence des étoiles de mer dans ses filets. « Parfois, j'en remonte tellement que je renonce à les retirer du filet. Je les replonge telles quelles en attendant qu'elles se détachent d'elles-mêmes dans un autre secteur. Il suffit d'avoir une coquille Saint-Jacques dans les mailles pour être complètement envahi ».

L'exemple des Glénan

Certains endroits sont tapissés d'étoiles, comme dans la baie de Roscanvel et de Camaret (où la pêche à la coquille a pratiquement disparu). D'autres gisements de coquilles s'en sortent mieux. Pour le scientifique de l'Ifremer, chargé du suivi de la coquille Saint-Jacques, Dominique Le Gal, les secteurs épargnés par la pêche pendant plusieurs années (comme les Glénan, fermés pendant quatre ans) ne favorisent pas systématiquement le développement des étoiles de mer. Même constat de la part de Florian Breton, employé à l'écloserie de coquilles Saint-Jacques de Plougastel. « Les étoiles se nourrissent de coquilles et de pétoncles, c'est vrai, mais je ne les vois pas nettoyer un gisement entier. Idéalement, il faudrait mener des campagnes de récolte d'étoiles, un peu comme on viendrait nettoyer un terrain ».

Champ libre

À une époque, avant d'ensemencer les jeunes coquilles, des campagnes de ramassage des étoiles de mer étaient réalisées à l'aide d'un engin spécifique. Mais faute de moyens ou de volonté, la pratique s'est arrêtée. « L'obligation de ramasser les étoiles n'est pas toujours respectée par les pêcheurs », regrette l'employé de l'écloserie. Les populations de coquilles sont jugées abondantes en rade de Brest, même si les données chiffrées et les observations scientifiques manquent sur le sujet. Reste le témoignage des pêcheurs, qui craignent que la ressource soit peu à peu engloutie par ces prédateurs qui ont le champ libre depuis un an, et sans doute encore pour un petit bout de temps, vu que le taux d'ASP peine à redescendre.

En complément
De moins en moins nombreux à les garder à bord

Obligation est pourtant faite pour les pêcheurs de ne pas relâcher les étoiles qu'ils remontent à bord (au moins une ou deux caisses à chaque marée). Un système de collecte avait été instauré, il y a quelques années, au port du Moulin-Blanc, par le biais d'un conteneur servant à récupérer ces étoiles difficilement valorisables.

Aucune valorisation particulière

« C'est une opération qu'il faut financer, alors que ce ramassage et le traitement de ces étoiles ne font l'objet d'aucune valorisation particulière », commente Dominique Le Gal, à l'Ifremer à Concarneau. S'est également posée la question du devenir et de la gestion du vivant, à travers cette opération de récupération des étoiles, sans filière ni traitement spécifique. Lorsqu'on a commencé par évoquer le passage en équarrissage, l'opération s'est aussitôt arrêtée. Les marins-pêcheurs ne s'embêtent donc plus à garder leurs étoiles et les rejettent à la mer, sur leurs lieux de pêche. Des étoiles qui, coupées en deux, ont la faculté de se régénérer en quelques jours ! Ceux qui avaient pour habitude de les trancher en deux et de les rejeter à la mer doublaient ainsi la population du gisement !

Elle introduit son estomac dans la coquille

Une fois recouverte par l'étoile de mer, la coquille Saint-Jacques a peu de chance de s'en sortir. Lorsque le muscle du bivalve n'en peut plus, les bras ventousés de son prédateur finissent par l'ouvrir. L'étoile de mer y introduit son estomac (dévagination), en libérant les enzymes qui vont lentement dissoudre les chairs de la coquille ainsi absorbée.

Revagination

Une fois la coquille liquéfiée, l'étoile « revagine » son estomac et peut se mettre en quête d'une nouvelle proie. La Saint-Jacques peut tenter d'échapper à sa prédatrice en claquant vigoureusement ses deux coquilles. Accroché à son caillou, le pétoncle, lui, n'a aucune issue. Des capteurs optiques situés dans la barbe de la coquille lui permettent de réagir aux mouvements et aux changements de lumière autour d'elle. À l'approche d'une étoile de mer, la réaction de la coquille est aussi immédiate que spectaculaire. Elle prend la fuite à l'opposé du prédateur mais n'a aucune chance sur un sable recouvert d'étoiles. À l'inverse de la coquille, l'étoile de mer ne semble pas connaître d'autres prédateurs que l'homme. Certaines espèces d'étoiles se dévorent entre elles, mais cela ne semble pas être le cas à la pointe bretonne. Des maladies peuvent, en revanche, radicalement réguler certaines populations.


Blonville-sur-Mer Des milliers d’étoiles de mer sur la plage de Blonville


C’est un phénomène impressionnant et rare à la fois. Mardi, la plage de Blonville-sur-Mer était recouverte de milliers d’étoiles de mer. Explications.

Source : Le Pays d'Auge par Sophie Quesnel

Plusieurs espèces d’étoiles de mer se sont retrouvées sur le sable, en particulier l’espèce commune : le crachat d’amiral. Photo BabXIIIPlusieurs espèces d’étoiles de mer se sont retrouvées sur le sable, en particulier l’espèce commune : le crachat d’amiral. Photo BabXIII

D’ordinaire, Deauville est plus habituée aux étoiles que sa voisine Bénerville. Et celles qui ont envahi la plage ne fouleront pas le tapis rouge du festival du film américain. C’est pourtant un phénomène spectaculaire qui reste heureusement rare sur nos côtes : des milliers d’étoiles de mer échouées le sable au niveau de la laisse de mer. Pour être tout à fait précis, il s’agit d’un lit de moules recouvert d’étoiles de mer. Une bonne nouvelle car la présence conjointe des deux espèces à toutes les raisons d’indiquer qu’il ne s’agit pas d’un événement lié à la pollution mais plutôt à la météo.

La houle plus forte que les moules

« Les grandes marées et les forts coups de vent du début de semaine ont créé une houle importante, fatale aux étoiles de mer, indique Jean-Yves Jegourel, spécialiste littoral et pêche à pied au CPIE Vallée de l’Orne. Les mollusques se déplacent sur les fonds marins et si la houle les frappe, elles se décrochent. Une fois en pleine eau elles ont du mal à se reposer correctement ». Elles se retrouvent alors, au même titre que les coquillages comme les moules, en proie au courant et aux marées.

Sur les moulières de nos côtes, il y a énormément d’étoiles de mer. En effet, elles se nourrissent en grande partie de moules. On les trouve en général sur les zones assez peu dégagées par les marées et c’est la raison pour laquelle elles sont rarement visibles à marée basse.

Les étoiles de mer sont de vrais prédateurs qui aiment s’attaquer aux moules, condamnées à rester immobiles. « Au moment où les moules filtrent et s’entrouvrent, l’étoile de mer glisse une part de son estomac dans la moule et entame une ingestion et une digestion ensuite » précise Yves Jegourel. Leur gourmandise leur est donc fatale en cas de tempête.

Emportées avec les moules, les étoiles arrivent mortes sur la plage. Elles peuvent être à l’agonie mais ont été suffisamment malmenées pour rester sur le haut de plage et ne jamais revoir la mer.

« Ce phénomène se produit par période, en fonction des déplacements et des lames de fond qui vont bousculer tout cet endroit hors d’atteinte à marée basse. Au cours des saisons, les échouages sont réguliers mais pas forcément de la même espèce explique Yves Jegourel, quelquefois ce sont ce que nous appelons communément des éponges qui se retrouvent sur la plage ». Ou encore des couteaux ou encore certaines espèces de coquillages…

Beaucoup plus courant en Bretagne, l’échouage de moules est épisodique chez nous. En effet, la nature de la Côte, dite fleurie, et sa masse rocheuse se prêtent davantage aux déplacements et à la vie de ce type d’étoiles.
Blonville-sur-Mer, 14

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Le 13 Mars 2014

Marine nationale/Affmar : Contrôle des pêches

12 752 : c’est le nombre d’inspections menées en 2014 pour le contrôle des pêches dans l’Union européenne. Un record, bien au-dessus des quelque 9 000 inspections menées en 2012 et 2013, relève l’Agence européenne de contrôle des pêches. D'après le marin : Contrôle des pêches en Europe : toujours plus d’inspections

Vidéo : mission de police des pêches par le patrouilleur de service public Pluvier, basé à Cherbourg.



Un contrôle de pêche, comment ça marche ?


La police de la pêche maritime participent à la mise en œuvre des objectifs de contrôle de la pêche professionnelle fixés dans le respect de nos engagements communautaires, y compris dans le périmètre des aires marines protégées. La pêche maritime de loisir, sportive et récréative, est également contrôlée afin de maintenir les équilibres environnementaux et garantir sa durabilité.

Une des principales missions des patrouilleurs de service public basés à Cherbourg est la police des pêches. C’est l’objet de la mission de trois semaines en cours pour le Cormoran, actuellement en mission de police des pêches dans les eaux communautaires situées entre le CROSS Gris-nez et Douvres.

Un contrôle des pêches obéit à des procédures très strictes et se déroule selon un canevas type. La première étape consiste à établir une situation surface claire en identifiant les différents contacts se trouvant autour du bâtiment. Cette identification est possible par l’analyse des signaux automatic identification system (AIS) reçus par internet et par le récepteur AIS du Cormoranpuis par corrélation avec l’image RADAR et enfin par l’utilisation de moyens visuels. En lien avec le centre national de surveillance des pêches (CNSP), le Cormoran trie les contacts par ordre de priorité suivant des critères d’antériorité, de nationalité ou de régularité du dernier contrôle. Le CNSP transmet alors au patrouilleur toutes les informations utiles sur le navire, relatives aux documents légaux, à l’équipage ou aux espèces visées par la pêche. La séquence de contrôle peut alors débuter.

Les coquilles Saint-Jacques sous haute surveillance



Source : le marin

Considérée comme « l’or blanc » des Côtes-d’Armor, la saint-jacques de la baie de Saint-Brieuc est l’objet de toutes les attentions. Notamment une pêche chronométrée, scrutée à la loupe, même du ciel.

Considérée comme « l’or blanc » des Côtes-d’Armor, la saint-jacques de la baie de Saint-Brieuc est l’objet de toutes les attentions. Notamment une pêche chronométrée, scrutée à la loupe, même du ciel.

Le marin a embarqué pour un survol de la baie de Saint-Brieuc dans l’avion de l’unité littorale des Affaires maritimes (Ulam). Gabrielle, pilote, mène son avion à quelques dizaines de mètres de la surface. « Suffisamment près pour voir si les funes sont à l’eau, ou pour lire une immatriculation. » Martine, agent de contrôle de l’Ulam, repère les navires qui démarrent la pêche un peu trop tôt, laissent traîner leurs dragues après le coup de sifflet, ou ne se trouvent pas dans les secteurs autorisés.

En février, le gisement principal est ouvert, mais les pêcheurs n’ont que 45 minutes pour draguer les coquilles. « Trois quarts d’heure, deux fois par semaine et dans la limite de 1 200 kg par jour de pêche et par navire », précise Mayeul de Drouâs, administrateur des Affaires maritimes. Des règles strictes que les pêcheurs ont eux-mêmes instaurées. « L’enjeu est double : protéger la ressource et stabiliser les cours qui pourraient s’effondrer si l’apport était plus important », analyse Kristell Siret-Jolive, directrice adjointe chargée de la mer et du littoral dans les Côtes-d’Armor.

Les pêcheurs participent au coût de la surveillance aérienne. « Sans avion, la gestion serait moins efficace », explique Alain Coudray, président du comité départemental des pêches. S’y ajoutent les navires de surveillance et le contrôle des débarquements. En 2014, pas moins de 42 procès-verbaux ont été dressés. La quasi-totalité des PV ont des suites pénales (amendes) et/ou administratives (suspensions de licences).

Un reportage à découvrir en diaporama ici, en (courte) vidéo ci-dessus, et en récit dans « le marin » du 6 mars (encore en kiosque chez tous les bons marchands de journaux, et en ligne).

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Le 9 février 2015

La clef du succès. 

Les pêcheurs de coquilles Saint-Jacques britanniques se rendent en France afin d’assurer un futur durable à la pêche en Manche.

http://gap2.eu/gap2general/scallop-workshop-normandy-february-2015/
55 participants, dont des pêcheurs de coquilles Saint-Jacques, des responsables politiques et des scientifiques, venus des deux côtes de la Manche vont se rencontrer cette semaine pour mettre en place un plan de gestion régional pour cette pêcherie économiquement vitale.

Communiqué de SeaWeb Europe

Sur la base des résultats du précédent atelier du projet GAP2 qui s’est tenu en avril 2014 à Brixham dans le Devon (UK), une seconde rencontre entre pêcheurs, scientifiques, responsables politiques, ONG et représentants de l’industrie de la transformation et de la distribution, se déroulera à Port-en-Bessin (Normandie) les 11 et 12 février prochains.

En mettant « la guerre de la coquille Saint-Jacques » de côté, les responsables industriels ainsi que tous ceux qui ont un intérêt dans cette pêcherie de grande valeur vont désormais chercher à établir des mesures concrètes pour construire un futur durable et rentable pour la pêche à la coquille Saint-Jacques dans la Manche.

Lors de cette rencontre, les thèmes de discussion incluront : l’amélioration des connaissances et des données, l’harmonisation des mesures techniques ainsi que des débats autour du marché dans le but d’établir un consensus/une compréhension mutuelle des deux côtés de la Manche.

Cet atelier renforcera la collaboration entre les parties-prenantes françaises et britanniques, ce qui sera la clé pour construire un plan de gestion régional réussi, comme l’explique Giles Bartlett du WWF UK : « Nous sommes vraiment enthousiastes à l’idée que GAP2 organise cet atelier en France, près de la zone où le différend a eu lieu en 2012. Cela montre à quel point les relations se sont renforcées grâce à ce travail. Le WWF et son équipe sont confiants que d’importantes avancées se feront lors de cet atelier. »

Paul Francoise, Président du Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins CRPMEM Basse-Normandie, a déclaré : « Ce séminaire GAP2 est surtout l’occasion de rencontrer nos homologues du secteur de la pêche en Manche : Britanniques, Belges et Irlandais. C’est en poursuivant le dialogue entamé au sein du CCEON (comité consultatif des eaux occidentales Nord) et lors du séminaire GAP2 de 2014, que nous pouvons espérer mieux nous comprendre afin de gérer ensemble et d’une façon durable la pêcherie de coquille Saint-Jacques en Manche. »

L’atelier, organisé et soutenu par le Fonds de Défense de l’Environnement (Environmental Defense Fund), le Conseil Consultatif pour les eaux septentrionales occidentales et le WWF UK vise à :
  • Rassembler des participants représentant une diversité d’intérêts et de professions liés à la pêche de la coquille Saint-Jacques dans la Manche, dans l’optique d’un débat mené par les pêcheurs.
  • Partager les expériences des pêcheurs et des scientifiques ainsi que leurs perspectives en ce qui concerne des pêcheries viables et rentables dans des zones maritimes partagées.
  • Etudier les bénéfices liés à la réalisation d’un plan de gestion régional à travers des projets gérés en commun.
  • Etudier de possibles « outils » pour faciliter la gestion et l’instrumentation future de la pêche à la coquille Saint-Jacques dans la Manche.

Erin Priddle du programme européen du Fonds de Défense de l’Environnement : « Cet atelier de travail est une opportunité unique pour que les pêcheurs des deux côtés de la Manche établissent un consensus autour des questions primordiales permettant d’assurer la viabilité et la rentabilité de cette pêcherie. Cela implique de s’engager dans un projet commun afin d’aider les pêcheurs et les autres acteurs à définir leur vision du futur et à poser les bases d’un plan de gestion réussi de ces pêcheries. »

L’élaboration dfun consensus sera le point central de cet atelier GAP2, à travers deux jours complets de débats interactifs et collaboratifs. Avec une forte participation à l’atelier des deux côtés de la Manche, GAP2 a de grands espoirs en ce qui concerne la durabilité future de la pêche a la coquille Saint-Jacques en Manche. Il sera primordial de s’appuyer sur cet élan pour que les discussions en faveur du consensus continuent et que les prochaines mesures soient prises.

Pour plus de renseignements :

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Le 29 Janvier 2015

Saint-Jacques : fermeture anticipée de la pêche en Baie de Seine

La campagne 2014/2015 a pris fin avec un mois d'avance sur la date initialement attendue. Depuis quelques semaines, la Saint-Jacques se fait rare. Les pêcheurs ont décidé de remiser les dragues afin de protéger la ressource.

Reportage de Jérôme Ragueneau et Erwan de Miniac :



Source : France 3 Basse-Normandie Par Pierre-Marie Puaud Publié le 29/01/2015 | 12:16, mis à jour le 29/01/2015 | 12:16

La campagne 2014/2015 est jugée médiocre par les pêcheurs

Cette année, le gisement classé de la Baie de Seine n'a pas tenu toutes ses promesses. Les quantités débarquées n'ont pas été à la hauteur des précédents hivers. La profession a donc choisi de mettre fin à la pêche afin de protéger la ressource. Les études montrent en effet que la coquille juvénile est très abondante, ce qui promet de belles campagnes de pêche dans les prochaines années.

La saison 2014/2015 est jugée très moyenne. Les faibles quantités débarquées auront heureusement été en partie compensées par des cours soutenus. En criée, le kilo de coquille de la Baie de Seine s'est rarement négocié à moins de 5 euros. "Y'a eu du cours, ce qui nous a permis de joindre les deux bouts" résume un pêcheur de Port-en-Bessin. Un autre tempère : "Y'a du cours, c'est bien, mais si y'a rien à vendre..."

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Mer. La pêche à la coquille ferme le 29 janvier

Il reste six jours pour pêcher la saint-jacques en Baie de Seine. La coquille manque mais son prix est bon pour les pêcheurs.

Source : Ouest France

Réunis le 9 janvier, les membres de la commission régionale de pêche à la coquille Saint-Jacques ont pris la décision de clôturer la campagne de pêche en baie de Seine le 29 janvier à 15 h. La saison aura duré deux mois, pour trois auparavant. La fermeture était intervenue fin février l'an dernier.

« La décision de fermeture a été prise car il y a un manque de produit. En pêcheurs responsables, nous devons préserver la ressource et penser aux prochaines années », explique Alain Rigault, responsable du comité local des pêches de l'Est Cotentin.

Cette saison, la coquille Saint-Jacques n'a pas été débarquée en quantité. « Les quotas journaliers n'ont jamais pu être atteints. En moyenne, un navire pouvant pêcher 1,2 t de coquilles par marée en débarquait entre 800 et 900 kg », poursuit Alain Rigault.

En contrepartie, le bilan financier reste positif. « La balance a été respectée tout au long de cette saison avec moins de coquilles mais des prix plus élevés que les années précédentes. » Ils ont varié de 3 € à 5 € le kg en criée, voire plus selon les ports.

Les pêcheurs sont satisfaits d'une campagne de pêche qui laisse de l'espoir pour la fin de l'année. « Il y a beaucoup de petites coquilles et elles sont parsemées dans toute la baie de Seine. Elles vont grossir et nous devrions bénéficier d'un produit de qualité et en nombre pour la prochaine ouverture en décembre », insiste Alain Rigault.

Pour ce qui est de la pêche après le 29 janvier, de nombreux coquillards vont se rabattre au large de la baie de Seine, où la pêche à la coquille reste ouverte jusqu'au 15 mai. « Les petits navires vont certainement se rabattre sur la pêche au chalut car il est plus dangereux pour eux d'aller dans le large. Notre souhait est que les prix de vente des poissons soient corrects », déclare un groupe de pêcheurs.
Ouest-France

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Pêche. Du matériel qui a la cote !


Source : Le Télégramme par Jacques Chanteau /

Régulièrement, le P-DG innove et investit dans de nouveaux matériels. Plutôt discrète, l'entreprise landivisienne AMO équipe bon nombre de coquilliers et de chantiers ostréicoles. Sa clientèle va de Noirmoutier à Boulogne, et même jusqu'en Croatie, au Mexique...

Nichés dans la zone du Fromeur, route de Sizun, à Landivisiau, les Ateliers mécaniques de l'Ouest (AMO) se hissent en tête des fournisseurs de filets et de dragues à coquilles Saint-Jacques. Idem pour les crochets ostréicoles. À la barre de cette société : Philippe Quéré, qui emploie six métalliers soudeurs. À partir des bobines d'acier livrées dans l'entreprise, les employés fabriquent des dragues et des filets, destinés à la pêche à la coquille Saint-Jacques. D'un poids variant de 48 kg à 67 kg, 3.000 à 4.000 filets sortent annuellement des ateliers. Le personnel conçoit également des crochets (plusieurs milliers par an) pour maintenir les poches d'huîtres sur les tables ostréicoles. Des crochets réputés pour leur résistance à l'eau de mer.

Illustration : Drague à coquille avec ressorts et dents interchangeables (Ateliers mécaniques de l'Ouest (AMO))

La drague anglaise

Jusqu'à présent, la société landivisienne produisait des dragues bretonnes (1,80 cm/2 m). Les pêcheurs de coquilles Saint-Jacques pouvaient en dresser deux par bateaux. Mais, actuellement, l'entreprise change de cap et produit des dragues anglaises (500 € l'unité), équipées d'amortisseurs. « Plus petites (80 cm de large), elles offrent un meilleur rendement et sont plus sûres, car le risque d'accroche est bien moins élevé », explique Philippe Quéré. Les pêcheurs peuvent en installer quatre à seize sur leurs bateaux.

Cinq cents bateaux

Les indépendants et le réseau des coopératives maritimes de France constituent la clientèle d'AMO. Au total, le P-DG estime qu'environ 500 bateaux sont équipés de filets et de dragues confectionnés sur la zone du Fromeur. À noter que 5 à 10 % du chiffre d'affaires (800.000 €) d'AMO proviennent de l'export. L'entreprise nord-finistérienne vend ainsi des crochets en Irlande, au Portugal, en Croatie, au Mexique...

« Un choix de vie »

Voilà trois ans que Philippe Quéré a repris les rênes d'AMO, une société créée en 1995. « Ce rachat fut un choix de vie : soit, j'étais cadre dans un grand groupe ; soit, je volais de mes propres ailes pour mener ma barque », explique cet ancien de Geminox (Saint-Thégonnec), fabricant de chaudières, où il a travaillé douze ans après avoir évolué, durant près de cinq ans, dans le bureau d'études de l'entreprise Breuil (Landivisiau), spécialisés dans les machines du secteur agroalimentaire. Âgé de 48 ans et originaire de Saint-Thégonnec, Philippe Quéré a effectué ses études au lycée Tristan-Corbière, à Morlaix, avant de décrocher un BTS de productique mécanique au lycée Chaptal, à Saint-Brieuc.

Déchets nucléaires, Ifremer...

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« Rester prudent »

Sans faire de bruit, AMO a le vent en poupe. « Mais il faut rester prudent, car on n'est pas à l'abri d'une mauvaise surprise, prévient son dirigeant. Et, pour pérenniser l'activité, il faut sans cesse s'efforcer d'innover, en partenariat avec la clientèle ». Pratique SAS AMO, ZI du Fromeur, à Landivisiau. Tél. 02.98.68.46.34. Site internet : www.amo-sarl.com

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Le 27 Janvier 2015

Pourquoi ne pas développer une offre de sushis à base de poissons issus de la pêche fraîche locale...

Sushi story, le corner d’Auchan Côte d’Opale
              


Depuis octobre dernier, la société Traiteur côté mer ouvre une nouvelle page de son histoire. Créée sur le port de Boulogne-sur-Mer par Alain et Guillaume Ducamp, responsables d’Océan Délices, pour développer une gamme sushi LS, l’entreprise a ouvert un corner chez Auchan Côte-d’Opale.

Source : pdm-seafoodmag par Benoit Lobez

Cinquante références de sushis frais « fabriqués du jour » y seront proposées au gré des saisons. Les clients d’Auchan pourront s’offrir à l’unité ou en plateau des makis au saumon, thon, crabe ou avocat, des nigiri sushis au saumon, flétan, poulpe, haddock et surimi ainsi que des spring rolls poulet, saumon ou végétarien. Les prix varient de 0,70 € l’unité pour un maki, à 1,40 € le nigiri sushi. Comme pour convaincre les plus réticents à déguster du poisson cru, Sushi Story leur propose des sushis sucrés. Mais toujours de l’ultra-frais et une date limite de consommation qui ne dépasse pas 48 heures.

Pour autant, les sushis ne sont pas fabriqués sur place, dans le magasin d’Auchan. Ce dernier sera approvisionné par Traiteur côté mer tous les jours. De 1h à 10h du matin, la vingtaine de salariés de l’entreprise fait émerger les bouchées gourmandes des ateliers de Capécure. Avant les fêtes de fin d’année, la production a atteint les 60 000 sushis par jour.

Pour étendre sa zone de chalandise, l’entreprise souhaite développer une gamme surgelée. Et pour s’imposer à l’étranger, pourquoi ne pas développer une offre de sushis à base de poissons boulonnais, « de maquereaux ou de dorades issus de la pêche locale », indique Alain Ducamp. Pour l’heure, le saumon vient de Norvège, le thon de Corée ou d’Inde, la crevette de Thaïlande.

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Le 24 Janvier 2015

Paris. La coquille Saint-Jacques s’invite à Montmartre les 24 et 25 janvier


Source : Le Télégramme

Les 24 et 25 ­janvier, Montmartre accueille la 9e édition de la Fête de la coquille Saint-Jacques. À cette occasion, les métiers de la filière pêche seront mis à l’honneur à travers une exposition de photos réalisées par les photographes Lucile Chombart, Lauwe et Christian Lameul qui ont embarqué le temps d’une campagne de pêche sur les hauturiers de l’armement Jean Pocher. Ces photos seront installées sur les grilles de la commanderie du Clos Montmartre, au pied du Sacré-Coeur et au restaurant La Mascotte. Le public pourra également découvrir un marché gastronomique qui réunira des spécialités bretonnes sucrées et salées.

 Cet événement, qui table sur 100.000 visiteurs, est porté par la CCI des Côtes-d’Armor, aux côtés de l’Association rhéginéenne (d'Erquy)de la coquille saint-jacques et de la commanderie du clos Montmartre.^

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Le 15 Janvier 2015

Noix de Saint-Jacques surgelées LR, en rayons en 2015

Le cahier des charges de la noix de saint-jacques surgelée label Rouge a été homologué le 13 janvier. Il faudra attendre l'automne pour les déguster.

Source : PDM par Bruno Saussier

Validée très officiellement par la parution au Journal Officiel du 13 janvier, l'homologation du cahier des charges de la noix de coquille Saint-Jacques surgelée Label Rouge marque une nouvelle étape dans la commercialisation des produits de la mer.

Pour Breizh Filière Mer, l'organisme de défense et de gestion qui porte ce dossier depuis 2010, c'est un soulagement. Début novembre dernier, alors que l'association se séparait de ses derniers salariés, le président Jean-François Plessis craignait que le dossier n'échappe à la Bretagne pour filer sur la Normandie. Désormais, les deux régions sont concernées.

« Ce Label Rouge va être valable sur la pêcherie des Côtes d'Armor et d'Ille-et-Vilaine mais aussi sur celle de Manche Ouest. Ces gisements de noix blanches sont très voisins. Ça nous a paru important de regrouper les produits et les outils » explique Damien Venzat, directeur de l'organisation de producteurs Cobrenor.

 La démarche a été lancée voici quatre ans pour se démarquer de la noix de pétoncle canadienne, présentée elle aussi comme noix de Saint-Jacques mais à un prix beaucoup plus compétitif. « Ça nous posait un problème au niveau de la commercialisation. Le consommateur ne faisait pas forcément la différence. » Dans un premier temps, Cobrenor a misé sur une Indication géographique protégée "Coquille Saint-Jacques des Côtes d'Armor". Peu parlante auprès du grand public, l'IGP ne suffira pas à détacher la noix nord bretonne surgelée de ses concurrentes.

 Trop tardive pour être appliquée lors de cette campagne, la validation par l'INAO ne sera visible dans les bacs que pour la prochaine saison de pêche à la coquille Saint-Jacques, en octobre 2015. D'ici là, l'usine Celtarmor de Saint-Quay-Portrieux aura tout le loisir de revoir le packaging de sa noix de Saint-Jacques pecten maximus surgelée Label Rouge.

Arrêté du 6 janvier 2015 portant homologation du cahier des charges du label rouge LA n° 06-13 « Noix de coquilles Saint-Jacques surgelées (Pecten maximus) » 

Par arrêté du ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement, et de la secrétaire d'Etat chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire en date du 6 janvier 2015, est homologué à compter de la date de publication du présent arrêté au Journal officiel, tel qu'il figure en annexe au présent arrêté (1), le cahier des charges du label rouge LA n° 06-13 « Noix de coquilles Saint-Jacques surgelées (Pecten maximus) » au bénéfice de l'organisme de défense et de gestion Breizh Filière Mer (BFM), 6, rue du Bout-du-Monde, 56100 Lorient.

(1) Ce cahier des charges peut être consulté à l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO), 12, rue Henri-Rol-Tanguy, 93555 Montreuil-sous-Bois Cedex.

Cliquer Ici pour télécharger l'arrêté du JORF n°0010 du 13 janvier 2015 page 525 texte n° 18

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Le 11 Janvier 2015

Dieppe : la coquille se fait rare

Port. Chaque lundi, gros plan sur les activités maritimes. Aujourd’hui : le niveau de la Saint-Jacques.

Source : Paris Normandie par M. B.

Une coquille rare et chère

Plus de 6 € sur le marché du Puits-Salé samedi matin contre 5 € quai Trudaine. Le prix de la coquille varie rapidement. En début de saison, les pêcheurs la proposaient à 20 € les cinq kilos mais pendant les fêtes les prix sont grimpés à « 8 voir 9 € le kilo », commente Nathalie Voisin, femme de pêcheur et vendeuse sur les quais. « Avec le mauvais temps, le produit se fait rare et les bateaux ont du mal à faire leur quota. Nous ne pouvons pêcher qu’entre octobre et mai et nous n’avons pas de quotas de pêche l’été, il faut donc faire toute l’année sur quelques mois. Ça se ressent sur le prix de vente. Quand il y en a beaucoup, les prix chutent. L’an passé, nous étions tombés à 2,20 € le kilo. Mais là, le prix à la criée se maintient. » Selon son époux, Pascal, toutes les zones de pêche sont ouvertes mais cette situation peut évoluer très vite.

L’Europe mise en cause

Même discours à l’étal de Fabrice et Sylvie Comtesse. « C’est très très difficile à cause du mauvais temps. Et il est prévu encore des vents violents la semaine prochaine ! Les bateaux vont rester à quai », explique Sylvie Comtesse. « Le prix fait la demande. Là nous sommes à 5 € le kilo mais il faudrait que ça monte. »
À ce problème de mauvais temps et de zones de pêches régulièrement fermées lorsque les coquilles sont contaminées par une algue, le dinophysis, s’ajoute la concurrence internationale.

« Les Anglais travaillent toute l’année. Et lorsque leurs zones de pêches sont vides, ils viennent sur les nôtres. Quand nous arrivons en octobre, on prend les restes. Nous sommes très en colère contre l’Europe. Et les Anglais n’ont pas de quotas. Lorsque nous arrivons sur le marché, il est déjà saturé par les coquilles anglaises. C’est pour ça que nous vendons bas. Or, la demande est plus forte au dernier trimestre mais là, le marché est déjà gavé en août et septembre. »

« Certaines personnes souhaitent commander en me demandant si les prix seront plus bas la semaine prochaine. Mais honnêtement je ne sais pas », conclut Nathalie Voisin.

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Le 30 décembre 2014

La coquille Saint-Jacques, invitée de luxe dans les assiettes du réveillon ?

Cette année, la coquille de Baie de Seine est de qualité mais peu abondante. Le mauvais temps de ces derniers jours n'a rien arrangé. avec les fêtes, les prix ont augmenté de 30%.



Reportage de Jérôme Raguenau, Patrick Mertz et Franck Bodereau
Intervenants:
- Franck Hardy, capitaine du Breizh
- François Leboucher, poissonnier
- Sylvianne Leboucher, poissonnière
Le 2 décembre dernier, Arnaud Manner, directeur de Normandie Fraîcheur Mer, invité de votre édition régionale, déclarait sur notre antenne: "On va retrouver des prix d'il y a déjà quelques années, on risque de s'approcher des 8-9 euros le kilo pour les fêtes de fin d'année". Les prévisions semblent s'avérer justes au regard des cours actuels.

Si la coquille de Baie de Seine est de grande qualité cette année, elle est également peu abondante comme ont pu le constater les pêcheurs dés l'ouverture de la saison. La tempête du weekend dernier n'a fait qu'amplifié ce phénomène: seulement 9 tonnes et 9 tonnes 5 débarquées dimanche et lundi dernier à Port-en-Bessin.

La dernière débarque de l'année 2014 est un peu encourageante: 15 tonnes ce mardi matin. Mais pas de quoi orienter les cours à la baisse (entre 6,50 et 7 euros le kilo). Avec les fêtes, et l'augmentation de la demande, les prix ont augmenté d'environs 30% ces derniers jours.

Quelques exemples de prix dans les poissonneries en Basse-Normandie :
  • entre 10,50 et 11,50 euros à Caen
  • 12,50 euros à Alençon
  • 12,90 à Trouville

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Le 28 Décembre 2014

Poitiers. Des saint-jacques en direct d'Erquy


La Saint-Jacques en direct d'Erquy

Depuis la fermeture du gisement de Saint-Jacques, de Brest à La Rochelle, c'est dans la baie de Saint-Brieuc et précisément à Erquy qu'il faut la pêcher. C'est ce que fait Christophe Le Marrec, à bord de son coquillier « Le Voltigeur ». Ce jeune pécheur de 31 ans a décidé de vendre sa pêche sans intermédiaire à Poitiers, à plus de 300 km de son port d'attache.

« Mes collègues explique-t-il sont déjà implantés sur différents marchés jusque dans le Maine-et-Loire, c'est pour cette raison que, depuis trois mois, je vends ma pêche des coquillages et des crustacés sur le marché, rue Magenta le vendredi après-midi et le samedi, ici à Notre-Dame. » Quatre jours et demi par semaine, le jeune homme est en mer ou quand le temps le permet en plongée en quête d'ormeaux, bien trop rares encore sur les étals poitevins.

Source : La Nouvelle République par Sylvaine Hausseguy

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Le 14 Décembre 2014

La Saint-Jacques sort de sa coquille


France Inter - On va déguster

par François-Régis Gaudry

Emission du dimanche 14 décembre 2014

A re-écouter ici

"Coquilles Saint-Jacques"

Maria Canabal

Photographies de Pierre Monetta

paru le 1er. Novembre 2014 

Editions Canabal

Maria Canabal

Journaliste et critique culinaire. Infatigable food-trotteuse, cette polyglotte qui vit entre Paris, Madrid et Copenhague, parcourt le monde à la recherche des dernières tendances culinaires pour les lecteurs de Gourmet, Monocle ou encore Apicius.

La véritable coquille Saint-Jacques - ou Pecten Maximus  -  naît exclusivement sur les rivages  des pays traversés par les chemins menant à Saint-Jacques de Compostelle. Dans chacun des onze pays traversés, les chefs des meilleurs restaurants d'Europe ont livré leur interprétation de la coquille Saint-Jacques. Poêlée entière ou effilochée, en chips ou en sashimi, servie grillée ou même "brûlée", accompagnée de réglisse et anguille fumée ou d'un simple velouté de potiron, la précieuse noix a inspiré 69 recettes, comme autant d'étapes savoureuses sur le chemin de Compostelle.

Parmi les fidèles de la coquille Saint-Jacques, citons en pêle-mêle : Joan Roca et Juan-Mari Arzak (Espagne), René Redzepi (Danemark), Kobe Desramault et Sang-Hoon Degeimbre (Belgique), Sat Bains (Royaume-Uni), Mathias Dahlgren et Björn Frantzén (Suède), Moreno Cedroni (Italie) et, en France, Alexandre Gauthier, Anne-Sophie Pic ou encore Alain Passard.

Dimitri Rogoff

Devenu pêcheur un peu par hasard, passionné depuis 30 ans par ce beau métier de libertés.

© Dimitri Rogoff - 2014

Partisan d'une pêche responsable. Défenseur des produits de la mer de grande qualité qui sont notre dernière nourriture sauvage.

A vendu depuis 1 an, à son second, son bateau Sauvage, polyvalent de 13m avec lequel il traquait  coquilles Saint Jacques, soles et turbots en baie de Seine. Il est toujours basé à Port en Bessin.

Il consacre maintenant son temps à apporter tout son soutien  aux "gens de mer".

Investit auprès du Comité Régional et National des Pêches,il ’œuvre à donner aux pêcheurs les moyens de gérer la ressource et notamment la coquille Saint Jacques. Coquillage qui présente l'immense avantage d'être une espèce sédentaire et aussi d'avoir une croissance rapide, ce qui offre un potentiel de gestion important.

Il est également Président de Normandie Fraicheur Mer, groupement qualité au statut associatif, qui gère 3 Label Rouge, signes officiels de qualité appliqués à la coquille Saint Jacques de Normandie. Il travaille aussi à l'amélioration de la qualité des produits de la mer, pour leur meilleure valorisation.

les recettes d'On va déguster © Radio France - 2014
...de Dimitri Rogoff

Carpaccio de coquille St Jacques, citron vert
(La Recette pour Noël rapide et sans stresser)

Compter 1,5 coquilles St Jacques Label Rouge de Normandie par personne
1/2 citron vert
3 cuillères à soupe d'une bonne huile d'olive
Poivre blanc de Malabar, sel noir de Hawai

Plus on fait la recette au dernier moment, meilleur c'est.
Décortiquer les coquilles, enlever le corail, rincer sommairement, bien sécher.
Récupérer et laver la valve plate. La sécher également
Laisser les noix 2H au réfrigérateur à l'ouvert pour avoir une légère déshydratation qui facilite la découpe.

Préparer une vinaigrette avec 3 càs d'huile d'olive, 1 càs de jus de citron vert
Avec un pinceau enduire le côté nacré de la valve supérieur.

Couper avec un couteau plus aiguisé les noix en tranches fines de 2/3 mm, répartir sur la valve 1,5 noix par valve.
Passer un peu de vinaigrette avec le pinceau sur le carpaccio.
Ajouter juste un peu de poivre blanc, quelques cristaux de sel noir.
A la "microplane", râper un soupçon de zeste de citron vert, et répartir pour décorer l'assiette.

Servir à température ambiante aussitôt avec un champagne, bien né, de producteur brut nature, 2007, 100% Chardonnay, Les Rachais de Francis et Delphine Boulard

les recettes d'On va déguster
...de Maria Canabal extraites de son livre ""Coquilles Saint-Jacques"
Sashimi de Saint-Jacques aux graines de moutarde noire et vinaigrette de soja

(...)

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Le 13 Décembre 2014

Agroalimentaire. Des allers-retours en Chine pour Saint-Jacques ou boyaux



Des boyaux de porc français expédiés au bout du monde pour y être découpés, puis qui reviennent chez nos charcutiers. Des coquilles Saint-Jacques qui font le même trajet pour un simple lavage. Fou ? Explications.

Source : Ouest France par Patrice Moyon 

Les arrière-cuisines de la mondialisation réservent d'étonnantes surprises. Exemple avec ces porcs élevés et abattus en Europe, mais dont les intestins sont expédiés à l'autre bout du monde par bateaux. Préparés et calibrés dans des usines chinoises, ils reprennent la mer, quelques semaines plus tard, pour « habiller » chipolatas et andouillettes françaises.

« Les Chinois font ce que nous ne sommes plus capables de faire pour des raisons de coût de main-d'oeuvre », explique l'un des rares industriels qui a accepté de s'exprimer sur le sujet. Mais ce n'est pas la seule explication. « Sur certains métiers, comme celui-ci qui exige de la minutie, le travail n'est pas automatisable et cela peut rebuter. Je ne suis pas sûr qu'on pourrait aujourd'hui recruter. »

Plus récemment, le cas de Celtarmor a fait beaucoup de bruit dans les médias et sur Internet. Certaines de ses coquilles Saint-Jacques pêchées en Bretagne sont décortiquées puis envoyées en Chine pour être lavées avant de revenir pour être garnies dans des plats cuisinés. Le directeur de l'entreprise a, depuis, nuancé l'information, précisant que cela relevait de l'exceptionnel.

Assiste-t-on à un vaste mouvement de sous-traitance, voire de délocalisation de l'industrie agroalimentaire ? À FranceAgrimer, l'organisme qui collecte l'ensemble des données françaises, on dit avoir peu d'informations. Dans le secteur des produits de la mer, c'est en tout cas déjà une réalité. Des poissons congelés sont débarqués de bateaux européens dans les ports chinois. Préparés en filets, ils sont ensuite vendus à des centrales d'achat. Ou livrés à des spécialistes des plats cuisinés européens pour leurs préparations.

Coût dérisoire du transport

Dans cette chasse aux coûts, la Chine n'a d'ailleurs plus toujours le dernier mot. À son tour, elle délocalise une partie de ses activités, au Vietnam, par exemple.

L'agroalimentaire est, par ailleurs, de plus en plus une cuisine d'assemblage. Avec des produits transformés dans le monde entier. Une vaste chaîne qui échappe à l'oeil du consommateur et emprunte des autoroutes de la mer sur des porte-conteneurs géants. À des prix défiant toute concurrence.

Part du prix du transport entre la Chine et l'Europe dans le coût final pour le consommateur ? Seulement 1 %, selon le site des armateurs de France.

L'aller-retour France-Chine incongru des coquilles Saint-Jacques bretonnes

Selon "Le Télégramme", les coquilles Saint-Jacques partent pour la Chine pour être nettoyées, avant d'être renvoyées en France afin d'être garnies de farce.

Source : Le Point

Un étrange tour du monde. Comme le dévoile Le Télégramme, des millions de coquilles Saint-Jacques pêchées en Bretagne sont envoyées en Chine avant de revenir dans l'Hexagone. La raison : l'Empire du Milieu se charge en fait de les nettoyer pour que les Français puissent ensuite les remplir. Une incongruité notamment dénoncée par la collectivité, qui réclame la relocalisation de l'activité de nettoyage en France.

Pour justifier l'envoi en Chine, le vice-président de la coopérative Cobrenord, qui possède 40 % de l'usine de décorticage Celtarmor, évoque auprès du Télégramme "une question de coût", rappelant l'importance de baisser les coûts à toutes les échelles.

Des aides européennes ?

Pour remédier à la situation, la communauté de communes du Sud-Goëlo cherche donc avec Celtarmor à rapatrier le nettoyage des coquilles, en installant notamment un atelier dans un bâtiment détenu par la collectivité. Le maire de Saint-Quay-Portrieux et vice-président de l'intercommunalité indique au Télégramme qu'afin de rendre l'opération viable, il pourrait faire appel à quatre travailleurs handicapés. Thierry Simelière assure par ailleurs que "par le biais de la Cobrenord", le projet "pourrait bénéficier d'aides européennes", indispensables puisque l'outil de nettoyage "avoisinerait les 150 000 euros".

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Le 12 décembre 2014

Les coquilles Saint-Jacques sont très prisées à Noël

Alors que les fêtes arrivent, les commandes de coquilles Saint-Jacques s'accumulent. Une équipe de France 2 s'est rendue à Dieppe.

Les chemins de la Saint-Jacques



Source : France 2 - JT du 12 décembre 2014

C'est l'un des produits phares des fêtes de fin d'année. La Coquille Saint-Jacques de Dieppe est très prisée au mois de décembre. La période est cruciale pour les vendeurs. "On va dire que j'ai un petit 350 kilos ce matin", souligne Nathalie, mariée à un pêcheur. "On a beaucoup de commandes", ajoute-t-elle. À midi, ses Saint-Jacques seront presque toutes parties.

Des prix plus élevés

Pour Miguel aussi, Noël est un moment clé. Au moment des fêtes de fin d'année, le mareyeur double son chiffre d'affaires. Pour tenir la cadence, il a embauché six femmes, toutes saisonnières et payées au kilo. Mais cette année, les prix sont plus élevés. Et pour cause : il y a moins de coquilles à cause des températures plus douces cet automne. "Pour la même époque l'année dernière c'était un euro de moins", souligne Miguel.

Fêtes de fin d'année 2014 : les conseils de la DGCCRF

Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes


Noël est synonyme de « réveillon » de « sapin de Noël » et de « bûche » !

Ce moment convivial permet aux familles de se retrouver et de partager des moments agréables autour de la table et d’échanger des cadeaux.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, dans le cadre de ses missions de protection du consommateur, de sécurité et de fiabilité des produits alimentaires, et non alimentaires, vous propose quelques conseils pour éviter les mauvaises surprises et vous permettre de passer de joyeuses fêtes…

Bonnes fêtes de fin d’année !


Parmi les conseils :
  • le caviar,
  • les huitres
  • le saumon
  • et la saint-jacques...
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Les coquilles Saint-Jacques

Ces coquillages sont représentés par les espèces de la famille des Pectinidés ont deux valves, de couleur blanche ou ocre, avec des oreillettes de chaque côté des deux valves.

En France, la plus connue est la coquille SaintJacques que l’on trouve sur les côtes bretonnes ou normandes, relativement grande, avec une valve bombée et une valve plate, striée, de couleur blanche et ocre, avec un corail bicolore.

On trouve également des pétoncles de deux sortes : le pétoncle, dit aussi vanneau, petit, relativement ferme de consistance, et le pétoncle bigarré ou pétoncle noir, particulièrement recherché. Les coquilles sont composées de deux valves bombées et striées.

La principale caractéristique des pectinidés est l’importance de leur muscle dit “adducteur” (qui retient les deux valves entre elles), partie ronde, blanche ou crème, qui donne la chair du coquillage. Les consommateurs français apprécient également le corail qui compose les organes reproducteurs de l’animal. L’hépatopancréas (poche noire) n’est généralement pas consommé ; il est susceptible de concentrer des toxines présentes dans le milieu ambiant.

Les règles d’étiquetage

La dénomination, le nom scientifique (ou nom latin), le mode de production (capture ou élevage), la zone de capture ou le pays d’élevage et le nom du pays d’origine sont obligatoires. La chair des coquillages de cette famille peut s’appeler “noix de SaintJacques” (noix car ils sont décoquillés).

Les consommateurs peuvent ainsi distinguer, par exemple, les “noix de SaintJacques françaises” (Pecten maximus), des “noix de SaintJacques du Canada” (Platopecten magellanicus), des “noix de SaintJacques du Chili” (Argopecten purpuratus) ou des “noix de SaintJacques de Chine” (Clamys farreri).

Il arrive que soit vendu des préparations à base de noix de saintjacques qui peuvent facilement être confondues avec les noix de saint jacques non préparées. Dans ce cas, la dénomination de vente doit indiquer clairement le traitement subi par la noix, il s’agit le plus souvent de « préparation de noix de saintjacques avec eau ajoutée ». Dans la liste des ingrédients vous trouverez l’indication du pourcentage d’eau ajoutée, ainsi que la liste des additifs utilisés, généralement les polyphosphates et de l’acide citrique.

En lisant attentivement les étiquettes, on peut donc faire son choix en toute connaissance de cause.

Des différences en fonction des espèces et des goûts

Selon les espèces et les origines, les coquillages diffèrent par leur goût, leur couleur, leur taille et leur consistance.

Pour tout renseignement complémentaire, reportez-vous aux textes applicables ou rapprochez-vous de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) ou de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) de votre département.

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Le 10 Décembre 2014

Concarneau. La coquille saint-jacques des Glénan au rendez-vous



Source : Ouest France

Les bateaux concarnois et bigoudens ce sont retrouvés dès 9 h ce matin (8 décembre Ndlr) aux Glénan pour ce premier jour de pêche. Une campagne qui s'annonce d'ores et déjà prometteuse.

L'ouverture de la campagne de pêche de la coquille saint-jacques des Glénan avait lieu ce lundi matin. Une campagne très attendue après quatre années de disette, dues à la contamination du gisement par la toxine amnésiante (ASP).

A 9 h, ce lundi matin, les marins du P'tit Émile, se sont ainsi retrouvés au nord des îles Glénan pour leur premier coup de pêche. A 11 h, ils avaient atteint leur quota : 300 kg de coquilles de 11,5 cm à 16 cm. Pour les marins la ressource est là...

Coquille Saint-Jacques. Coquille des Glénan : la pêche bientôt élargie

Après le site des Glénan et de la Voleuse côté Moutons, la pêche à la coquille Saint-Jacques devrait être élargie. Les analyses réalisées par l'Ifremer sont favorables.

La pêche à la coquille Saint-Jacques, déjà autorisée sur le site des Glénan et de la Voleuse, côté Moutons, devrait être élargie au secteur de Corven-Trévignon. Les résultats des prélèvements réalisés lundi et analysés par l'Ifremer Concarneau, montrent ce jeudi, une concentration en dessous du seuil sanitaire autorisé. L'interdiction devrait donc être prochainement levée par la préfecture... Source : Ouest France

Pêche de la coquille saint-jacques : ouverte aux Glénan, fermée à Brest

La toxine ASP a encore frappé les côtes finistériennes, entraînant la fermeture de la pêche de la coquille saint-jacques à Brest et Douarnenez.

Source : Le Courrier

Les amateurs de coquilles saint-jacques des Glénan vont se précipiter chez leur poissonnier lundi 8 décembre. C’est en effet le premier jour d’ouverture de la pêche sur Les Glénan-Concarneau. L’attente est d’autant plus forte pour les gastronomes et professionnels que la dernière campagne de pêche “classique” remonte à l’hiver 2009-2010. Ensuite, le gisement a été contaminé par la phycotoxine ASP qui rend la consommation des saint-jacques impossible. « L’hiver dernier, la pêche a été autorisée sous conditions. Les coquillages étaient énucléés (c’est-à-dire décortiqués) par deux sociétés spécialisées. On ne pouvait pas acheter la coquille entière », rappelle Marc Bigot, du Comité des pêches et des élevages marins du Finistère. 69 tonnes ont ainsi été prélevées.

Report sur la praire et le pétoncle

Le stock s’est reconstitué ces dernières années. 20 bateaux devraient ramener une centaine de tonnes d’ici la fin du mois de décembre. La coquille saint-jacques devrait se vendre autour de 5 euros sous criée. « C’est plus cher qu’en Baie de Saint-Brieuc parce que la coquille est plus grosse et coraillée », décrit Marc Bigot. Les professionnels décideront ensuite de poursuivre ou non la pêche en janvier.

Si les coquilliers des Glénan sont ravis, ceux de Brest sont dépités. « Un bloom d’algues toxiques a touché la rade au printemps. Les saint-jacques mettent beaucoup de temps à décontaminer. La pêche est donc interdite. C’est la troisième fois en dix ans », calcule Joël Le Gall, du Comité des pêches et des élevages marins du Finistère. Un coup dur pour les 50 coquilliers de la Rade de Brest qui ramènent en moyenne 200 tonnes de saint-jacques par an. Ils vont reporter leur effort de pêche sur d’autres coquillages qui ne sont pas touchés par la phycotoxine ASP : les praires et les pétoncles noires. « La particularité de cette pêcherie est d’être polyvalente. Certains bateaux ont donc pu rallonger leur saison de goémon ou de filet. Certains navires ont aussi une licence pour la saint-jacques sur d’autres zones du département. Ça n’en représente pas moins une importante baisse de revenu pour eux », déplore Joël Le Gall.

En mer d’Iroise, deux zones restent ouvertes : Armen et Stiff. Cinq ou six bateaux y pêchent. Le secteur de Morlaix est, lui aussi, épargné par l’ASP. Les 30 coquilliers locaux ont commencé à remonter des coquilles au large et près de la côte. « Ils devraient faire 400 tonnes cette année, commente Joël Le Gall. C’est un secteur qui se porte bien avec un bon stock. »

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Le 8 Décembre 2014

Noël : la coquille Saint-Jacques plus rare et plus chère


TF1 - Société - 1min 14s - à 06h38

A trois semaines des fêtes de fin d'années, le produit incontournable de la saison se fait plus rare et plus cher. La récolte de cette année n'atteint même pas la moitié de celle de l'an dernier. Cette disparité inquiète les professionnels du secteur. Et pour cause, le prix moyen au kilogramme est de 8 euros contre 5 euros l'an dernier.

Source vidéo : Noël : la coquille Saint-Jacques plus rare et plus chère


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Le 7 Décembre 2014

Le Tréport. 24 heures en mer à bord d’un coquillard

Thomas Laurent a pris la mer mercredi 26 novembre sur son chalutier, « Mon P’tit Célestin ». Pêcheur depuis plus de dix ans, dans les villes sœurs, il entame sa saison de coquille.


Source : Courrier Picard par Magali Mustioli-Hercé

Avant le départ, la bruine s’abat sur le navire dans le port du Tréport. Les marins se sont équipés pour la coquille. Les filets en partie métalliques, ou grages à coquilles, ne sont pas les mêmes que pour le poisson. Les mailles, en partie métalliques, sont particulières. Les câbles usés sont remplacés par 100 mètres d’autres qui permettront de filer quatre fois la mise de 25 mètres de profondeur. Plus qu’à faire le plein de fioul et à passer l’écluse. La pluie n’inquiète pas. « Du moment qu’il n’y a pas de vent », lance William Devismes, matelot à bord de Mon P’tit Célestin, un chalutier de 10,30 mètres, qui appartient à Thomas Laurent. À 31 ans, ce marin a quitté le chalutier paternel et pris le large à la barre de ce navire. Pour le nom, « je n’ai pas cherché loin, c’est celui de mon fils ». Presque une tradition. Célestin, 3 ans, adore la mer et le bateau. Il est bien parti pour être pêcheur. Comme son père. Mais Célestin ne voit pas son papa très souvent. Thomas Laurent travaille au rythme des marées ; ça complique la vie de famille. Il part en mer pour 18 heures en moyenne, mais pousse parfois plus longtemps pour revenir la cale pleine de poissons. Ce mercredi-là, il pensait rentrer au bout de 12 heures. « On va essayer de rentrer pour vendre le poisson sur le port à 6 heures ». Mais la mer maîtresse n’a pas donné ses fruits. Et la marée s’est poursuivie jusqu’au lendemain, 15 h 30. Depuis le 1er décembre, la pêche à la coquille Saint-Jacques est ouverte en baie de Seine, en façade du Calvados, (Deauville). Thomas Laurent loue un appartement sur place, du lundi au jeudi, et sort pour des marées de 6 heures. « La vie de famille ? On s’appelle et puis c’est tout. Pour le petit, c’est long, mais on fait tous avec. »

Un autre monde

En mer, tout est différent. Les repères changent, les réflexes changent, les valeurs changent. Le temps se disloque. Tout est mouillé, moite. L’odeur de rouille se mêle à celles du tabac froid et de l’humidité dans la passerelle, la cabine de commandement. Un seul siège pour le commandant de bord, plusieurs écrans : un sonar pour mesurer le fond marin, 25 mètres à 12 milles du Tréport, et observer ses brusques remontées. Une tache rouge au fond révèle un banc de harengs. Un radar pour repérer la côte et les bateaux alentours. Une carte informatique révélant le trajet, les zones de pêche, les obstacles comme les roches ou les épaves… Tout ce qui avant était couché sur papier. La vieille boussole est toujours au centre du tableau de bord en bois patiné.

Le soir tombe vite et le chalutier file vers le large. L’horizon disparaît. Seules subsistent quelques lumières au loin, celles des frères de bord, qui partagent la même vie, sur d’autres navires. Quand le noir du ciel se confond dans les flots, il ne reste que les écrans pour guider la barre. Le monde se réduit à un pont de 10 mètres de long.

La radio grésille un message, fait sursauter dans le calme nocturne, où seul le moteur du chalutier s’exprime encore. Le marin, habitué à la solitude, est peu bavard. Alice Cooper, en sourdine, couvre à peine le ronron continu. Même les mouettes qui accompagnent le rafiot dans un ballet incessant, sont étonnamment silencieuses.


Une épreuve physique et psychologique

À bord, le rythme de vie est calé sur le travail. Quelles que soient les conditions météo. Chacun dort et mange à son tour. Le relevage des filets se fait à deux. Quarante minutes au bas mot pour relever, vider et replonger les deux lignes de trois filets, trier les coquilles, nettoyer le pont et repartir. Chaque relevage signe la fin d’un court sommeil, ou son début, dans la cale minuscule dans laquelle sont rangés trois couchettes, une table et un micro-ondes. Un quart d’une heure pendant lequel le bateau traîne ses filets, avant le prochain arrêt. Entre deux, juste le temps de griller une Chesterfield ou d’avaler un jambon-beurre, à la hâte. Ainsi passent les heures. De nuit comme de jour.

Mercredi 26 novembre, Mon P’tit Célestin a quitté le port en fin d’après-midi jusqu’au lendemain, 15 heures, à 12 miles de la côte (environ 20 kilomètres). Cette première sortie à la coquille n’a pas été une réussite, avec à peine 200 kilos de Saint-Jacques en bout de course. « Ce n’est pas assez, il faut au minimum le double pour être correct », juge Thomas Laurent, le visage fermé. Il semble sans cesse réfléchir, calculer. C’était un peu un test pour lui et son matelot. « Il faut déjà trouver les bons réglages pour le bateau, serrer ou desserrer les ressorts des filets selon la consistance du fond… » L’épreuve est physique et technique. Avec une part de chance. Le chalutier est vieillot, équipé de rouleurs mécaniques, obligeant les marins à tourner les manivelles graisseuses à la main, multipliant les manipulations, par rapport à un système moderne, hydraulique. Le coût n’est pas le même. « Il faut compter 50 000 euros minimum en deux lignes pour un bateau comme le mien ». L’investissement n’est pas à l’ordre du jour. Les deux hommes se font les muscles à chaque relevé des filets. Comme si le métier n’était pas assez pénible…

Thomas Laurent doit apprendre à connaître son bateau, mais il n’a pas le temps de l’apprivoiser. « Le temps, c’est de l’argent », lui a lancé son père, de la passerelle de l’écluse. Et cette phrase résonne dans la tête du nouveau patron pêcheur.

Lorsqu’on lui demande s’il est inquiet, il répond en bon Normand : « Oui et non. Il faut chercher les bons réglages pour toujours pêcher mieux. Quand il n’y a pas de poisson, on espère faire mieux la fois d’après. » L’inquiétude se dissipe aussi quand, de retour au port, on compare avec les prises des autres. « En ce moment, c’est pareil pour tout le monde, le temps est trop doux. Il y a un mois, l’eau était à 16º quand elle devait être à 12. Le climat joue, le poisson d’hiver n’est pas encore arrivé. Si on ne va pas à 19 milles, il n’y a rien, mais c’est un calcul, car le fioul et le temps perdus sont un surcoût. Normalement, on part 24 heures pour 400 kilos. Et là, j’en fais moins de 200. Mon cousin, avec deux lignes de quatre filets, ne fait pas mieux. Pour l’instant, il n’y a pas de coquilles.  »

Alors à peine arrivé, Thomas Laurent parle déjà de repartir. La marée n’attend pas. Les Saint-Jacques sont débarquées, stockées pour être vendues sur le port dès le lendemain matin. En attendant, les filets sont changés et Mon P’tit Célestin reprend le large, espérant revenir avec du poisson pour fournir l’étal. Résultat : 100 kilos de carrelet, 8 de sole et 15 de turbot. «  C’est nul, tranche le marin-pêcheur. Il faudrait au moins 70 kilos de sole ». Et sur le quai, toujours les mêmes questions : « Vous avez des coquilles ? » Pas encore. « Et des harengs ? » Presque plus. La demande, elle, n’attend pas. Le client ne cède rien aux changements climatiques. En novembre, il mange de la coquille ! Les pêcheurs ne comptent pourtant pas sur l’insatiable demande pour voir les cours s’envoler : « Ça fait un peu monter les prix. La coquille ne se vend pas moins de 3 euros le kilo à la criée, au lieu de 2 ou 1,5 €. Là, elle est bien vendue. Si on n’a pas la quantité, on s’en sort quand même. Mais sur les quais, les prix ne changent pas. S’il faut deux marées pour en faire une, ça ne va pas le faire ». La saison s’annonce difficile.

Magali Mustioli-Hercé

La coquille, produit de luxe?

Depuis l’ouverture de la saison de la coquille Saint-Jacques, les marins pêcheurs sont inquiets à propos de leur production, car les bateaux rentrent le ventre léger. « La baie de Seine est ouverte. Avec un vent de nord-est, c’est atroce, explique Didier Laurent, patron tréportais du Astrid Éloïse II. Cette année, ce n’est pas terrible. Elle risque d’être chère toute la saison, car il n’y a pas d’apport. Pour l’instant, on la trouve à 5,80 euros le kilo pour les plus grosses et à 4 ou 4,50 euros pour les petites, sur le port de Dieppe. C’est plus important que les années précédentes. En poissonnerie, les prix vont donc grimper et la coquille va devenir un produit de luxe, mais tout le monde n’est pas prêt à y mettre le prix. »

« On peut aller plus loin, partir plus longtemps, mais c’est un calcul. Car si le prix du fioul a baissé de quelques centimes, il ne faut pas oublier qu’il a triplé en quelques années, rappelle Henry Alain, pêcheur crotellois à bord du Petit Jérémy. Par moments, un litre de fioul était plus cher qu’un kilo de poisson ! Alors, on ne peut pas se permettre de rentrer à vide. »

« On ne peut pas accuser. Juste se poser des questions »

L’absence d’explication consterne également. Olivier Becquet, à la tête de la coopérative des artisans pêcheurs associés (Capa) du Tréport, rappelle que la coquille est avant tout « un produit vivant. Il y a des saisons avec et d’autres sans. Ajoutons à cela la température de l’eau, trop chaude pour avoir beaucoup de plancton, dont se nourrit la coquille. En a-t-elle assez ? La coquille va où elle se sent bien et l’eau de mer est de plus en plus polluée… La coquille met deux ans pour arriver à maturité. On peut aussi se retourner en arrière et faire le rapprochement avec la surexploitation écossaise constatée en 2012 pendant la période d’arrêt biologique imposée en France. Mais on ne peut pas accuser. Juste se poser des questions. La surexploitation n’est pas française, puisque nous sommes régis par les quotas. Ce qui est certain, c’est que la coquille est rare et qu’au moment des fêtes, le prix va grimper. »

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Pêche. Questions sur la ressource de coquilles Saint-Jacques


Pour Eric Foucher, chef de mission à Ifremer, la préservation de la ressource des coquilles en baie de Seine est primordiale pour l'avenir de la pêcherie.

Source : Ouest France par

Sur la gestion de la coquille Saint-Jacques de la baie de Seine, Eric Foucher, d'Ifremer, dresse un constat en forme d'avertissement pour une prise de conscience du monde de la pêche. « Après plus de 20 ans de gestion ou d'essais de gestion, on ne fait que reculer ces dernières années ! La pression de pêche, qui devrait globalement diminuer, recommence à augmenter. La ressource, dont l'état s'était amélioré, se dégrade à nouveau, y compris en baie de Seine où il est difficile d'accuser les autres Etats européens... »

La dernière campagne de prospection plaide en faveur du scientifique d'Ifremer. « La biomasse disponible est de 6 027 tonnes, c'est la plus faible depuis près de 10 ans, bien en deçà de la moyenne 2004-2013 qui était de 12 750 tonnes. Il y a un retard de croissance généralisé. »

Pour Eric Foucher, « il y a une très faible arrivée de jeunes coquilles de 2 ans. De ce fait, la ressource exploitable n'est constituée que du reliquat de pêche des années passées, de bon niveau malgré tout. »

Des augmentations de quotas ? Pas raisonnables

Des résultats qui devraient, selon Eric Foucher, inciter à la plus grande prudence cette année. « Les pêcheurs ont la chance d'avoir une coquille qui atteint la taille en 2 ans contre 3 à 4 ans ailleurs. Il n'est donc pas raisonnable de demander des jours de pêche supplémentaires ou des augmentations de quotas. Ils étaient de 250 kg par homme et par jour, soit en moyenne 1 500 kg par navire. Actuellement, la moyenne est de 1 800 kg. »

Le scientifique insiste : « C'est un recul ! Cette volonté d'atteindre son quota est une catastrophe. On se dirige à nouveau vers une pêcherie de recrutement, près de 10 ans d'effort pour rien ! »

Une ressource de coquilles locale et sédentaire. « Pour cette nouvelle saison de pêche, il n'y a pas de petite coquille ou très peu, alors il ne faut pas faire n'importe quoi. La pêcherie est fragile et il faut garder de la réserve pour l'avenir », insiste Eric Foucher.

Maintenant, reste à savoir si les pêcheurs tiendront compte des mises en garde du scientifique.

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Fête de la coquille à Grandcamp-Maisy. Grande affluence aujourd'hui


Tout le week-end, des coquilles Saint-Jacques sont en vente sous la criée du port de Grandcamp-Maisy, à l'occasion de la 12e édition de la Fête de la coquille.

Source : Ouest France

Quelques jours après l'ouverture de la pêche à la coquille en baie de Seine, Grandcamp-Maisy organise une vente en direct, avec 19 bateaux qui proposent coquillages, poissons et coquilles Saint-Jacques.

Pour cette 12e édition, les visiteurs sont nombreux à vouloir acheter cette coquille. « Elle est plus rare cette année, nos six heures de marée ne permettent que très rarement de faire le quota, déplore Franck, patron du Vox Maris. Mais question qualité, c'est un très beau produit ».

« J'ai rarement vu autant de monde dès le début de la fête », constate un élu grandcopais. Il fallait en effet jouer des coudes pour entrer dans la criée et s'approcher des étales.

Vu la rareté du produit et la très forte demande, le prix de vente est de 5 € le kilo de coquille entière. Quant à la coquille décortiquée, elle approche les 40 € le kilo.

Dimanche 7 décembre, de 10 h à 18 h, Fête de la coquille autour de la criée de Grandcamp-Maisy.

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Le 3 décembre 2014

Baie de Seine : la pêche à la coquille Saint-Jacques est ouverte

Coquille Saint-Jacques : une saison qui s'annonce très moyenne


C'est le début de la saison pour la pêche à la coquille Saint-Jacques, en baie de Seine. Et elle s’annonce d'ores et déjà mitigée.

Source : France 3 JT 19-20

Il est six heures du matin, à Barfleur (Manche). Les pêcheurs partent à la chasse à l'or blanc, la coquille Saint-Jacques de la baie de Seine. Aujourd'hui, la mer est capricieuse. Pourtant, Alain Rigault et son équipage n'auraient jamais manqué la journée d'ouverture lundi 1er décembre. Une équipe de France 3 s'est rendue sur le chalutier, le Cap à l'Amont.

"C'est rien du tout"

"Si tout se passait bien, huit bacs, 300 kilos", explique le patron du Cap à l'Amont. "Mais ça m'étonnerait", finit-il par préciser. Grosse déception en effet : à peine 40 kilos de coquilles pour le premier filet tracté par le navire. "Vis-à-vis des autres années, ce n'est rien du tout. Mais on n'est au premier, on va bien voir", déclare Alain Rigault. Pour tous les marins, cette pêche est vitale. "Avec la coquille, en un mois, on peut faire deux mois de salaire habituel" , explique ainsi le second du Cap à l'Amont, Philippe Rigault.

La coquille Saint-Jacques ouvre sur un bon prix à Saint-Malo

À 2,88 euros de prix moyen, les pêcheurs malouins étaient plutôt contents.

La campagne sur le gisement de coquilles Saint-Jacques de Saint-Malo a ouvert le lundi 1er décembre. C’est l’ouverture la plus tardive en Manche, après Saint-Brieuc, l'ouest-Cotentin et la baie de Seine.

Pour en savoir plus dans le marin

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Le 2 Décembre 2014

Baie-de-Seine: deux fois moins de coquilles cette année

En Baie-de-Seine, le coup d'envoi de la pêche à la coquille a été donné ce lundi. La saison s'annonce très moyenne en quantité: Normandie Fraicheur mer annonce 6000 tonnes, deux fois moins que l'an passé.



Reportage de Sylvain Rouil et Claude Leloche
Intervenants:
- Alain Rigault, patron du Cap à l'Amont
- Philippe Rigault, second du Cap à l'Amont


Grosse déception à bord du Cap à l'Amont: seulement 40 kilos de coquille au premier trait

"Il faut arriver à y aller quand même, on a que 4 jours la semaine, 6 heures par jour, si on ne le fait pas on perd la semaine". Malgré le mauvais temps et une mer difficile, Alain Rigault, patron du Cap à l'Amont, a quitté le port de Brafleur ce 1er décembre à 6 heures du matin. Pas question de manquer l'ouverture de la pêche à la coquille. Mais cette première journée va s'avérer, à l'image du temps, peu enthousiasmante. Après six heures de pêche, le cap à l'Amont repart avec la moitié de son quota journalier à bord: 900 kilos contre 1800 habituellement.

Ouverture de la pêche à la coquille en Baie de Seine

Invité de votre édition régionale ce mardi midi, Arnaud Manner, directeur de Normandie Fraîcheur Mer a confirmé que la quantité ne serait pas au rendez-vous cette année: "En 2012, la reproduction a été très mauvaise car on a eu un hiver très froid et, très probablement, les pontes estivales n'ont pas été bonnes". D'après les estimations de ce groupement de professionnels de la pêche, 6000 tonnes devraient être pêchées cette saison, soit deux fois moins que l'an dernier. "C'est un accident de parcours climatique. Dés l'année prochaine, il y en aura beaucoup plus. IFREMER l'annonce déjà".

En attendant, cette rareté devrait se retrouver sur les étiquettes. "On va retrouver des prix d'il y a déjà quelques années, on risque de s'approcher des 8-9 euros le kilo pour les fêtes de fin d'année", prévient Arnaud Manner.



Arnauld Manner, directeur de Normandie Fraîcheur Mer


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Le 25 Novembre 2014

Toute la Pêche de Normandie en 8 minutes 



Normandie Fraicheur Mer

Nos ports, nos bateaux, nos lieux de pêche, nos pêcheurs, leurs outils, leurs métiers, leurs engagements, leur savoir-faire, nos produits, leur qualité et leur traçabilité !

C'est le programme de la chaîne Youtube de Normandie Fraîcheur Mer : Vous faire découvrir la diversité des métiers et les richesses de la mer de Normandie !


Pour plus d'informations sur la pêche normande et tous ses produits de la mer : Normandie Fraicheur Mer (NFM)

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Le 3 Novembre 2014

Augmentation du prix des coquilles Saint-Jacques

Ce met délicieux se fera sans doute plus rare sur les tables pour les fêtes de fin d’année. Un mal mystérieux décime la production en Charente-Maritime. La pêche a été interdite dans la région.

Une équipe de France 3 s’est rendue sur l’île d’Oléron.


Les pécheurs de Charente-Maritime font grise mine. Dès trois heures du matin, Yohan Crochet part à la pêche. C’est une tâche artisanale et répétitive. Avec ses matelots, il lance ses lignes et pèche le bar. "On rentre avec 40-50 kilos, ça nous fait notre journée" dit-il. Ils rapporteront surtout des congres, vendus 2 euros le kilo, bien loin des 1000 euros par kilo que rapportent les coquilles Saint-Jacques.

Des coquilles bretonnes plus chères

La mortalité des coquilles Saint-Jacques est en augmentation. 200 mollusques à l’hectare au lieu des 900. "La pluviométrie importante a impacté la stabilité. Les coquilles supportent moins bien le froid et les baisses de salinité", explique Philippe Blachier, directeur au Centre Régional d’Expérimentation et d’Application Aquacole. Dans les poissonneries de Lille, on ne trouve que des coquilles de Bretagne, ce que déplorent les consommateurs. Et dans les restaurants, les chefs cuisiniers s’inquiètent. "On se rabat sur les bretonnes, mais les coûts sont plus élevés, les clients vont payer plus cher", précise David Bouton, chef cuisinier.

En Normandie

La coquille Saint-Jacques devrait être rare cette année

Les professionnels de la coquille Saint-Jacques, qui peuvent pêcher à partir de ce lundi 3 novembre entre 12 et 20 milles des côtes, s'attendent à des pêches peu prolifiques cette année, vu les premiers indices.

La date de ce lundi 3 novembre était attendue par les pêcheurs de coquille St-Jacques en Basse-Normandie. Ils peuvent, à partir d'aujourd'hui, aller prélever la ressource en Baie de Seine, dans la zone comprise entre 12 et 20 milles des côtes.

La qualité devrait être au rendez-vous. La quantité, beaucoup moins, si l'on en croit Richard Brouzes, le directeur de l'Organisation des producteurs de Basse-Normandie, qui regroupe la moitié des bateaux de la région :

L'an prochain, les stocks devraient s'être reconstitués et les prix repartiront à la baisse

Source : Tendance Ouest

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Le 22 Octobre 2014

Baie de Saint-Brieuc. Le retour de la coquille Saint-Jacques

Erquy - Côtes-d’Armor

Bonne nouvelle pour les gourmands. Les coquilles Saint-Jacques arrivent sur les étals.


La saison de pêche a commencé début octobre. Une équipe de France 2 est partie en mer avec des pêcheurs d’Erquy (Côtes-d’Armor).

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Le 21 Octobre 2014

Charente-Maritime : les pêcheurs privés de coquilles saint-jacques

Interdiction totale de la pêche à la coquille saint-jacques sur tout le littoral de la Charente-Maritime. L'annonce faite lundi soir par le conseil du comité régional des pêches a pris les professionnels de court. Certains parlent de "scénario-catastrophe".

Interdiction pêche coquille saint-jacques



Reportage de Frédéric Cartaud et Cédric Cottaz.

Source : France 3 Poitou-Charentes par Bernard Dussol

Les coquilles saint-jacques que nous trouverons sur les étals de nos poissonneries ne proviendront plus du littoral de la Charente-Maritime pendant toute une année. Ce sont des coquilles ramassées au nord-est de l'Atlantique que nous mangerons.

2014 marque l'interdiction totale en Charente-Maritime de la pêche de ce mollusque bivalve de la famille des Pectinidés. Un produit de la mer très recherché et très raffiné mais dont le renouvellement laisse à désirer, ce qui explique la décision radicale de l'autorité de régulation de la pêche qui veut laisser du temps à cette espèce pour se reproduire alors qu'elle est frappée par une grande mortalité.

En Charente-Maritime, ce "scénario-catastrophe" n'avait pas été anticipé par les pêcheurs de la Cotinière pour qui le manque à gagner sera important, d'autant qu'une centaine de bateaux est directement concernée.

Pas de campagne 2014-2015 de pêche à la coquille Saint-Jacques et au pétoncle en Charente-Maritime. Cette décision a été prise, ce lundi, en fin d'après-midi, par le conseil du comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de Poitou-Charentes. Les prélèvements effectués en septembre dans le pertuis Breton et le Pertuis d'Antioche attestaient de l'insuffisance de ressource exploitable.

La non ouverture de la campagne 2014-2015, décision prise en accord avec les professionnels (107 licences dont 30 de pêcheurs dépendant du comité régional des pêches et des élevages marins des Pays de Loire ), vise à permettre une campagne 2015-2016 de qualité. d'après Eric Chauveau dans Sud Ouest

La faiblesse de la ressource est en partie due à un pic de mortalité constaté en mars. « De 30 à 40 % des animaux sont morts dans le pertuis breton, qui constitue le principal vivier, contre 3 à 4 % habituellement», a ajouté Laurie Durand (coordinatrice au Crpm Poitou-Charentes) précisant que le pertuis d'Antioche n'a lui pas été touché, « mais il est de moindre importance » pour l'élevage. Regrettant de ne pas savoir « à quoi est dû ce phénomène », elle a souligné : « beaucoup de moules ont connu le même sort au même moment et au même endroit ».

Ce type de pêche représente jusqu'à 30 % du chiffre d'affaires des pêcheurs professionnels. Pour la saison 2012-2013, le chiffre d'affaires généré par les coquilles saint-jacques et les pétoncles avait atteint environ 3 millions d'euros. La prospection du mois de septembre a en revanche révélé la présence de naissains de coquilles saint-jacques et de pétoncles, deux coquillages prisés au moment des fêtes de fin d'année, ce qui semble prometteur pour la campagne 2015-2016. Extrait de Terre-Net / AFP : La Rochelle Annulation de la campagne de pêche aux coquilles saint-jacques et aux pétoncles

Arcachon : la criée cherche de nouvelles coquilles Saint-Jacques

L'annulation de la saison de pêche à la coquille Saint-Jacques dans le Perthuis charentais, annoncée mardi, est "un coup dur pour les poissonniers, la criée et les clients" selon le directeur de la criée d'Arcachon, Yves Herszfeld. Il organisait, en effet, depuis sept ans, des ventes à la criée de coquilles Saint-Jacques du Perthuis charentais, achetées directement aux pêcheurs charentais. La criée d'Arcachon écoulait environ deux tonnes entre novembre et janvier.

« Je vais tenter de trouver d'autres filières, notamment auprès des pêcheurs bretons, mais les coûts de transport vont augmenter », se désole Yves Herszfeld. D'après Bernadette Dubourg dans Sud Ouest

Charente-Maritime : quelque chose de pourri dans le pertuis breton




Mortalité des moules, des saint-jacques et des pétoncles, échouages massifs d’algues vertes... Il y a anguille sous roche autour de la baie de l’Aiguillon.

Source : Sud Ouest par Luc Bourrianne et Frédéric Zabalza

On est encore loin des dix plaies d'Égypte mais, depuis le printemps, les phénomènes inquiétants se succèdent dans le pertuis breton. Après les mytiliculteurs de la baie de l'Aiguillon, les pêcheurs de saint-jacques (lire ci-dessous) déplorent à leur tour l'hécatombe du coquillage qui les fait vivre, sans qu'aucune explication scientifique ne permette d'en connaître l'origine.

À ces mortalités, il convient d'ajouter l'apport d'algues vertes, particulièrement massif cette année sur la côte nord de l'île de Ré. Hier, Léon Gendre, maire de La Flotte-en-Ré, est encore monté au créneau lors de la séance d'ouverture de la session d'automne du Conseil général (lire par ailleurs). Abordant ces diverses calamités qui frappent la baie de l'Aiguillon, le conseiller général a ciblé une nouvelle fois « la pratique céréalière intensive aux abords de la Sèvre niortaise et du Lay ».

La profession avait mal pris des accusations identiques du même élu, le 25 avril dernier. « Le président de la Chambre d'agriculture m'a rappelé dans un courrier du 16 mai qu'aucune analyse n'apportait la certitude quant aux origines des problèmes », a souligné hier le maire de La Flotte-en-Ré, avant de revenir à la charge : « Ce qui est certain, c'est que des analyses des eaux du pertuis Breton font état de la présence de sels nitriques issus des engrais azotés, ces sels provoquant la croissance rapide d'algues vertes. Ces dernières se sont échouées en masse sur les plages nord de l'île de Ré tout l'été et encore ce week-end. Sur la seule commune de La Flotte, nous avons dû faire retirer 850 tonnes d'algues vertes. Les eaux du pertuis breton sont-elles de bonne qualité ? J'en doute, Madame le préfet… »

Pesticides, bactérie…

Répondant aux déclarations de Léon Gendre, la préfète Béatrice Abollivier a évoqué une étude d'Ifremer imputant la mortalité des moules pour 80 % aux conditions météorologiques et pour 20 % à des facteurs bactériologiques.

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Pour Pierre Le Gall, ancien océanographe et secrétaire général de Ré Nature Environnement, l'abondance inhabituelle des algues vertes ne fait aucun doute. « C'est lié aux effluents d'origine agricole, notamment les nitrates et les phosphates. C'est avéré partout, en Bretagne comme ailleurs. Le Centre d'étude et de valorisation des algues (CEVA, basé à Pleubian dans les Côtes-d'Armor) l'a démontré », remarque Pierre Le Gall, qui développe une autre hypothèse pour expliquer la mortalité des moules et des coquilles Saint-Jacques.

… ou particules fines

Pour lui, des charges de particules fines ont modifié le milieu de la baie de l'Aiguillon, et par conséquent diminué la nourriture des coquillages. « Au printemps 2013, après l'opération de déroctage au port de plaisance des Minimes, à La Rochelle, 500 000 mètres cubes de calcaire et de marne ont été rejetés dans la mer à la Repentie (non loin du pont de Ré), avant de remonter le long des côtes pour se déposer dans la baie. Un blanchiment du fond du pertuis a été constaté...

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Le 16 Octobre 2014

Coquille Saint-Jacques : un bon cru en Baie de Saint-Brieuc ?

La pêche à la coquille Saint-Jacques est lancée depuis 6 octobre, une saison qui s'annonce sous les meilleurs hospices pour les professionnels de la baie de Saint-Brieuc puisque l'autorisation de prélèvement a été revue à la hausse et dans le même temps les cours pourraient bien aussi augmenter.

Coquille Saint Jacques en baie de Saint-Brieuc : la campagne est lancée


                                
À Saint-Quay-Portrieux : un sujet de Jean-Marc Seigner et Fabrice Leroy.

Entretien avec :
     - Alain Coudray : président du comité départemental des pêches
     - Stéphane Balivet : patron-pêcheur
     - Jean-Michel Le Hegarrat : patron-pêcheur
     - Patrick Macé : directeur des criées des Côtes d'Armor

Source : France 3 Bretagne Par Eric Nedjar

La pêche à la coquille Saint-Jacques en Côtes d'Armor est particulièrement réglementée et surveillée afin d'assurer la pérennité du gisement et l'avenir de la profession. Ce sont les organisations professionnelles des pêcheurs en collaboration avec l'administration des Affaires Maritimes qui gèrent eux-mêmes cette ressource qui cette année, en baie de Saint-Brieuc, se porte plutôt bien puisque l'autorisation de prélèvement a été revue à la hausse.

Ce qui n'est pas le cas sur l'ensemble du littoral français où la coquille tend plutôt à se raréfier. Sur le plan économique, les pêcheurs de la baie de Saint-Brieuc pourraient aussi profiter d'une augmentation du prix de la coquille.

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C’est parti pour la pêche à la coquille Saint-Jacques


Société - 2min 16s - Le 15 oct. à 13h40

Il est l’un des mets les plus savoureux de la mer. Depuis quelques jours, les pêcheurs ont de nouveau l’autorisation de partir en quête de ces belles coquilles. Reportage à bord d’un bateau dans le baie de Saint-Brieuc.

Source vidéo : C’est parti pour la pêche à la coquille Saint-Jacques

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Charente-Maritime : y aura-t-il des saint-jacques sur les tables de fin d'année ?

D'importants taux de mortalités sur les coquilles posent la question de l'ouverture de cette pêcherie cette saison

Source : Sud Ouest 

Y aura-t-il des saint-jacques des pertuis charentais sur les tables de fin d'année ? Rien n'autorise à être affirmatif  ce jeudi, à la veille de deux réunions importantes qui réunissent les pêcheurs professionnels pour décider du sort de cette campagne.

Ce vendredi, dans un premier tour de chauffe, la commission Courreaux du comité régional des pêches maritimes examinera les éléments en possession des professionnels pour dire s'il faut ouvrir ou non la saison de pêche.

D'importants taux de mortalités sur les coquilles, notamment du pertuis breton (30 à 40%), constats réalisés au printemps dernier, posent en effet la question de l'ouverture de cette pêcherie cette saison. Et la campagne de prospection du gisement coquillier le mois dernier n'a pas livré d'éléments rassurants, hors la présence de naissain.

La seconde réunion, lundi prochain, est le conseil du Comité régional des pêches, lequel décidera de l'ouverture ou pas, et, dans l'éventualité d'une décision favorable aux pêcheurs, des jours de pêche autorisés.

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Le 14 Octobre 2014

Une commission de normalisation pour les parcs éoliens en mer


Illustration extraite du travail de Maud Atamaniuk et Marine Canté : Le port imaginaire de Maud et Marine

Une commission de normalisation pour les parcs éoliens en mer

Afin d'élaborer une norme relative à l'installation de fermes éoliennes en mer, une nouvelle commission de normalisation va être mise en place par la France, dans le cadre des travaux en cours menés à l'ISO (Organisation internationale de normalisation)/TC 8 : comité technique « navires et technologie maritime ».

Source : Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie

Cette nouvelle commission « Parcs éoliens offshore » examinera les projets d'installation et d'exploitation des champs éoliens en mer, en lien avec l'activité portuaire et maritime.

L'ISO mènera des travaux afin de définir les outils nécessaires à un gestionnaire de projet pour procéder efficacement à l'installation d'un champ éolien en mer, en créant un langage commun pour la filière.


Commission de normalisation sur l’éolien offshore : réunion d’information le lundi 23 septembre 2013 à St-Denis

En avril 2013, l’ISO a inscrit un projet de norme au programme de son comité technique « navires et technologies maritimes » sur les opérations portuaires et maritimes pour les installations éoliennes offshore. La France souhaite suivre ces travaux en créant une commission nationale et recherche des experts.

Energie marine renouvelable, l’éolien offshore se développe de plus en plus notamment en Europe qui accueille la plus grande partie des installations réalisées dans le monde. La France est le deuxième gisement éolien européen et a prouvé sa capacité à fournir et à mettre en service des parcs éoliens offshore. L’Etat français a déjà attribué en avril 2012, 4 lots pour une puissance de près de 2 000 MWatts à deux consortiums. L'investissement est de 7 milliards d'euros et la création directe de 10.000 emplois industriels est attendue. Un autre appel d’offre est en cours pour les zones du Tréport, de l'île d'Yeu et de Noirmoutier pour une puissance d'environ 1 000 MW.

Des travaux normatifs sont actuellement en cours de développement au niveau ISO – Organisation Internationale de Normalisation – sur les énergies marines renouvelables et la priorité est notamment donnée aux travaux sur l’énergie produite par l’éolien offshore.

La norme en préparation, l’ISO 29400, porte sur les nombreux aspects spécifiques de l’installation en mer de fermes éoliennes et les problématiques associées. Parmi les sujets clés de ce futur document : les procédures d’organisation et de planning, les exigences liées aux conditions climatiques, la partie préparatoire à terre (transport, stockage intermédiaire, pré-assemblage, activités portuaires), les opérations de transport et d'installation en mer, les spécifications de transfert de personnel en mer, l’enfouissement des câbles, l'entretien et le démantèlement…

La France souhaite contribuer activement à ce projet de norme et suivre les travaux normatifs sur les énergies maritimes renouvelables. Dans cet objectif, AFNOR propose de mettre en place une commission de normalisation dédiée qui sera la structure miroir du comité technique international.

Installateurs d’éoliens, société de main d’œuvre, énergéticiens, constructeurs, entreprises concernées par l’énergie éolienne offshore, association de protection maritime… assistez à la réunion du 23 septembre 2013 et rejoignez la commission AFNOR !

Contact AFNOR : Nicolas Marcq, chef de projet AFNOR Normalisation - nicolas.marcq@afnor.org

Date et lieu :

Lundi 23 septembre 2013 - de 14h00 à 16h00

Groupe AFNOR - 11, rue Francis de Pressensé - 93571 La Plaine Saint-Denis Cedex

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11 Octobre 2014

Baie de Quiberon. Coquille St-Jacques : 1,2 million de naissains semés


Une vaste opération de réensemencement de coquilles Saint-Jacques s’est déroulée sur trois jours, dans la baie de Quiberon et dans les courreaux de Belle-Ile : 1,2 million de naissains correspondant à 5,160 t environ ont été semés sur les zones de pêche. Les images de Joël Gallène.

Et ensuite des algues sur la parcelle de coquilles saint-jacques...

Innovation. Un projet de culture d'algues au large de Saint-Malo

La société C-Weed envisage d'installer trois lignes de 200 mètres de long, pour y faire croître des algues brunes en mer. Une enquête publique est en cours jusqu'au 21 octobre.



Source : Ouest France

Qui est demandeur ?

La société malouine C-Weed, pionnière dans la culture d'algues depuis 1983. Elle produit différentes espèces (Wakamé, Kombu Royal, Alaria) en Rance. Elle emploie trois salariés.

À qui sont destinées les algues ?

À Algopack, start-up malouine, à l'origine du procédé de fabrication de plastique à base d'algues. Un domaine très prometteur. Algopack est pour l'instant installée à la Grassinais, mais elle devrait déménager dans la zone Atalante.

Une implantation qui coïncidera avec le passage à la production industrielle. La culture des algues au large de Saint-Malo lui permettrait de sécuriser ses approvisionnements.

Comment s'est fait le choix de la zone ?

L'idée est d'utiliser un espace réservé pour le semis de naissains de coquilles Saint-Jacques (zone de cantonnement Procoq), où la pêche est interdite. « Ce qui intéresse le comité des pêches, c'est le sol. Nous aimerions y superposer des filières », précise Jean-François Arbona, codirigeant de C-Weed. Il y aurait donc, dans la même zone, à 25 mètres au fond de l'eau, des saint-jacques juvéniles, et à un mètre sous la surface, des algues en culture.

Le comité des pêches est-il favorable au projet ?

Comment les algues sont-elles cultivées en mer ?

Cette culture est-elle naturelle ?

À quel moment l'activité pourrait-t-elle démarrer ?

En décembre. Pour l'instant, une concession de 5 ha est demandée pour un an, le temps de tester le site. Par la suite, C-Weed envisage de couvrir les 145 ha de la zone de cantonnement Procoq. Elle s'est fixée pour objectif de produire, d'ici à 2016, 500 tonnes d'algues fraîches par an, destinées à 95 % à Algopack.

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1 octobre 2014 : Ouverture de la coquille saint-jacques (saison 2014/2015)

Google Alertes : Coquilles Saint-Jacques à la normande

Copie d'écran

Comité national des pêches

Ouverture de la pêche à la coquille Saint-Jacques   

Ce mercredi 1er octobre marque le jour de l’ouverture de la pêche à la coquille Saint-Jacques pour les pêcheurs français. Guettez-les sur les étals, elles feront votre régal !

Bon à savoir :

- Le nom scientifique de la coquille Saint-Jacques est : Pecten maximus. On trouve d’autres espèces voisines sur le marché, ce sont des pectinidés, souvent commercialisés sous le nom de pétoncle.

- La coquille Saint-Jacques est une espèce sédentaire, qui vit en banc. Les principaux gisements en France sont : Baie de Seine, Baie de Saint-Brieuc, Rade de Brest, Quiberon, Pertuis charentais.

- Les pêcheurs français respectent une fermeture de la pêche chaque année, du 15 mai au 30 septembre, afin de laisser le temps aux coquilles de grandir et de se reproduire.

- Une licence professionnelle a été créée, à la demande des pêcheurs, pour limiter l’accès à la pêcherie. Cette licence a dans certains cas valeur d’AEP (autorisation européenne de pêche).

Source : CNPMEM



Au moment où Pavillon France lance l'opération " 3. 2. 1. Poissons ! ", "Viandes de France" fait le point...

Après le scandale des viandes : les choses ont-elles vraiment changé ?

Plus d'un an et demi après le scandale de la fraude à la viande de cheval, la Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles dénonce des mesures et des dispositifs inefficaces

Source : SudOuest.fr, avec AFP

Pour répondre à la crise qui avait durement touché la filière des viandes durant l'année 2013, plusieurs mesures avaient été prises pour permettre aux acheteurs de retrouver la confiance.

Mention "Viandes de France" : "les étiquettes ne sont pas imprimées"

L'étiquette "Viandes de France", qui devait informer et rassurer le consommateur et garantir l'origine de la viande, a fait long feu à peine six mois après son lancement, a dénoncé mercredi la FNSEA.

"La vérité c'est que les étiquettes ne sont même pas imprimées ! C'est un coup de com' sans effet", s'est insurgé devant la presse Patrick Bénézit, président de la fédération régionale des syndicats agricoles (FRSEA) du Massif Central.

"La démarche n'est pas entrée dans les faits", remarque-t-il en dénonçant un "jeu malsain", entretenu notamment par les opérateurs de la grande distribution qui se fournissent dans les pays voisins.

Les étiquettes "Viandes de France" n'ont pas eu l'efficacité escomptée, dénonce la FNSEA.

"Ce n'est pas que les voisins sont moins chers, mais c'est une façon de calibrer le marché intérieur à la baisse : si on achète moins en France, les prix vont baisser", explique encore le président de la FNSEA, lui même éleveur dans le Cantal et vice-président de la Fédération nationale bovine (FNB).

Cantines : 87% de volailles étrangères


L'autre cible dans le viseur des éleveurs, qui dénoncent un effondrement des cours "qui perdent 2 à 3 centimes du kilo par semaine", selon la FNB, c'est la restauration collective, cantines scolaires et des administrations publiques notamment.

"Il n'y a plus un morceau de viande française dans les cantines!", affirme le responsable qui renvoie les élus à leurs "responsabilités".

Selon Christiane Lambert, 1ere vice-présidente de la FNSEA, "87% des volailles servies dans les cantines sont étrangères et autour de 70% pour la viande rouge". Ces chiffres ont été établis par le syndicat des Jeunes agriculteurs au fil d'une enquête minutieuse, précise-t-elle. Le principal syndicat agricole français entend d'ailleurs conduire des "enquêtes" dans les cuisines de la restauration collective et publier ses résultats.

"On va enquêter dans les cantines et remonter la chaîne: que les parents qui subissent des licenciements dans les entreprises agroalimentaires, comme chez Doux, Tilly ou Gad, sachent ce que leurs enfants mangent à l'extérieur", a-t-elle prévenu. "Quand on s'enfonce dans la crise, le patriotisme alimentaire ça compte".

La FNSEA a annoncé sa volonté de conduire un "travail sur le terrain" jusqu'au 15 décembre, selon une méthodologie qui est en cours d'établissement et sera présentée au réseau le 15 octobre.

"Seuls 44% des viandes sont françaises chez McDo"

L'enquête n'épargnera personne, ni les cuisines de l'industrie agro-alimentaire prévient-elle.
"Nous avons fait des contrôles chez Fleury-Michon en Vendée et découvert du porc espagnol nourri aux OGM", a rapporté Mme Lambert. Elle a rappelé que l'Europe et les industriels de l'agroalimentaire avaient refusé l'étiquetage obligatoire de l'origine des viandes en faisant valoir des surcouts de "40% liés aux contrôles qu'ils devraient effectuer".

Malgré le refus de la commission européenne de rendre la mesure obligatoire, distributeurs et industriels s'étaient engagés à promouvoir sur une base volontaire les "viandes de France" nées, élevées et abattues en France, dans la foulée du scandale des raviolis au cheval et pour contrer la concurrence européenne.

"Certains le font, d'autres pas", constate Mme Lambert qui pointe également les enseignes de restauration rapide, comme MacDo ou KFC qui font leur publicité sur les viandes de terroir: "Chez MacDo les contrôles ont montré que seuls 44% de la viande des hamburgers est d'origine France". Quant à KFC elle n'a pas été en mesure de chiffrer avec certitude la part des poulets français.

"Mais l"Allemagne construit des poulaillers gigantesques de 30.000 poulets qui sont vendus 20 à 25% moins cher", a-t-elle noté.

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Ouverture de la pêche à la coquille Saint-Jacques

Depuis ce mercredi 1er octobre, minuit, la pêche à la coquille Saint-Jacques est ouverte. A Dieppe, une quarantaine de bateaux a pris la mer. Tôt ce matin, certains étaient déjà revenus à leur port d’attache. L'occasion de faire un premier bilan : la coquille 2014 s'annonce belle, mais rare.

Le reportage, ce matin, à Dieppe, de Grégory Archiapati et Karima Saïdi (montage : Stéphanie Pierson)...


avec les interviews de :

    Patrick Leroy, armateur du Jennivic
    Arnaud Colsenet, matelot à bord du Paskisa

Source : France 3 Haute-Normandie par Marie du Mesnil-Adelée

Cette ouverture se déroule en trois phases :

Depuis cette nuit, la pêche est ouverte dans une zone comprise entre Barfleur et le cap d'Antifer, au-delà des 20 milles (environ 37 km).

A partir du 3 novembre, une nouvelle zone sera autorisée, entre 12 et 20 milles des côtes, pour permettre aux plus petits bateaux de commencer à pêcher.

Enfin, la Baie de Seine, la zone la plus proche des côtes, ouvrira le 1er décembre.

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Le 30 Septembre 2014

La saison de la coquille Saint-Jacques ouverte pour les coquillards dieppois



Les premiers bâteaux partiront cet après-midi (mardi 30 septembre 2014 ndlr) pour être sur zone à minuit, heure à laquelle ouvre la saison de pêche de la Saint-Jacques.

Source : Les informations dieppoises

Une trentaine de bateaux de pêche de Dieppe prendront la mer dès cet après-midi pour l’ouverture de la pêche à la coquille Saint-Jacques.

Après une année 2013 qualifiée d’exceptionnelle, les professionnels s’attendent à trouver un produit de bonne qualité mais certainement en moindre quantité.

Les premières coquilles sont attendues sur les étals dès mercredi. A Dieppe, la Saint-Jacques est réputée pour sa fraîcheur, puisqu’elle arrive à quai encore vivante.

Normandie. La pêche à la saint-jacques ouvre mercredi

La pêche à la coquille Saint-Jacques ouvre à minuit, dans la nuit de mardi à mercredi, pour la zone des 12 à 20 milles. Les patrons-pêcheurs de Port-en-Bessin s'inquiètent déjà.

Source : Ouest France

La grogne

À la veille de l'ouverture, les patrons-pêcheurs de Port-en-Bessin protestent. « Des accords sont signés entre les Britanniques et les Français, mais on retrouve des bateaux irlandais sur la zone, explique Claude Milliner, armateur du Défi. Nous avons contacté les élus pour qu'ils interviennent. S'il ne se passe rien, nous projetons de pêcher dans la zone des 12 milles. Après une saison en demi-teinte, nous pensions retrouver un peu d'air avec l'arrivée des nouvelles coquilles. »

Trois dates à retenir


La zone qui ouvre ce soir va de Barfleur au cap d'Antifer, au-delà des 20 milles (environ 37 km). La zone comprise entre les 12 et 20 milles, ouvrira le 3 novembre et permettra aux plus petits bateaux de pouvoir commencer à pêcher. « La première zone est très éloignée, cela engage des frais et les cours ne suivent pas souvent », remarque un autre pêcheur. Beaucoup étaient revenus au chalut l'an passé, en attendant le mois de novembre. La Baie de Seine, près des côtes, ouvrira, quant à elle, le 1er décembre.

Quelle qualité de coquille ?

Quid de la qualité et de la taille des coquilles à l'ouverture ? « C'est la surprise des premières caisses débarquées, note Richard Brouze, directeur de l'organisation des producteurs de Basse-Normandie. Il y a l'offre et la demande, mais les volumes fixent les règles des cours. » Ifremer annonce un retard de croissance. « Nous verrons bien, ce n'est pas pour cela que les coquilles seront moins chères, au contraire certainement. »

Plus d'informations :



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Le 25 Septembre 2014

Granville. Toute la mer sur un plateau ce week-end

Chaque année, le public répond toujours plus nombreux au festival des coquillages et crustacés. Granville, le premier port coquillier de France, s'apprête à accueillir plus de 50000 visiteurs pour la 12e édition.

Source : Ouest France par Fabien Jouatel et Jean-René Rivoal.

La 12ème édition du Festival "Toute la mer sur un plateau" aura lieu les 27 et 28 septembre 2014.

Dans la baie du Mont-Saint-Michel, le port de pêche de Granville - 1er port coquillier de France - mettra une nouvelle fois en vedette les produits de la mer. Depuis maintenant 12 ans, la mer - omniprésente dans le paysage granvillais - donne le ton à ce grand rendez-vous annuel placé sous le signe de la pédagogie et de la gastronomie.

Les coquillages et les crustacés auront la part belle, frais ou transformés mais également mis en scène par les Chefs normands. Pas moins de 16 tonnes de produits de la mer, en direct du pêcheur ou du conchyliculteur : bulots, praires, coquilles Saint-Jacques, olivettes, amandes, huitres, moules, homards et tourteaux. Au programme du week-end : vente et restauration sur place, animations variées pour petits et grands, démonstrations de cuisine et dégustations pour les quelque 55 000 visiteurs qui se donnent rendez-vous, chaque année, sur le port de pêche granvillais.

Cliquer Ici pour télécharger le programme des deux jours


Bulot

C'est le produit phare de la criée granvillaise. Les coquillages représentent 79 % du tonnage annuel. L'obtention du label européen IGP (Identification géographique protégée) pourrait intervenir en 2015, et renforcerait l'image de Granville comme le 1er producteur européen de bulots. Sa labellisation « pêche durable » est également en cours.

Coquille saint-jacques

Sa pêche sera ouverte le 1er octobre, mais par dérogation spéciale des Affaires maritimes, les pêcheurs pourront la pêcher dès le vendredi 26 septembre. L'association du festival cotise auprès du comité régional des pêches pour réensemencer l'équivalent de la partie prélevée avant la date officielle d'ouverture.

Cette année, le tonnage proposé devrait atteindre les 7 tonnes contre 5 l'an passé, soit une augmentation de 40 %.

Depuis 2009, le comité régional des pêches est dans une démarche d'ensemencement de coquilles afin de gérer la ressource. Là aussi, une démarche est en cours de certification pour obtenir le Label rouge pour la noix de saint-jacques blanche surgelée.

Homards

400 kg ont été vendus la première heure l'an dernier. Au total sur les deux jours, trois tonnes ont été écoulées. En 2013, treize bateaux avaient participé à l'approvisionnement du festival en homard dont certains de Barneville-Carteret, de Diélette et de Jersey.

Fraîcheur

Pour assurer un maximum de fraîcheur aux produits de la mer proposés, 90 % des bateaux de pêches de Granville participeront à approvisionner le festival. Pour les coquillards et les bateaux qui pêchent la praire, normalement au repos le vendredi, ce sera une sortie de pêche en plus, exceptionnellement.

Espaces thématiques

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Granville, premier port européen pour le bulot

A l'occasion de la fête Toute la mer sur un plateau ce week-end, entretien avec Loïc Houssard, président de la Chambre de commerce et d'industrie du centre et Sud Manche.

Source : Ouest France par Fabien Jouatel

Granville est-il toujours le premier port coquillier de France ?

Toujours ! C'est aussi le premier port bas-normand, la sixième criée sur les 37 qui existent en France, avec 8 500 tonnes de coquillages et 2 500 tonnes de poissons. 54 navires où travaillent 175 personnes. Sans oublier le reste de la filière : les mareyeurs, le transport... Et le bassin conchylicole qui regroupe 450 entreprises sur toute la côte, avec 16 200 tonnes d'huîtres et 12 000 tonnes de moules de bouchot.

À propos de qualité, à quoi correspond la marque Baie de Granville ?

Mise en avant depuis 2009 avec le groupement Normandie fraîcheur mer, cette marque commerciale « Baie de Granville » concerne le bulot, le bar, la daurade grise, le lieu jaune, le saint pierre, la sole et le turbot. Quand je fais mon marché, j'aime bien savoir d'où vient le produit qu'on me présente. Et sur les écriteaux, on lit souvent : « pêché en Atlantique Nord », c'est un peu vague. Cette marque a le mérite d'être plus précis et définit plusieurs critères de qualité : lieu de pêche, fraîcheur, marée courte et respect des tailles.

Bulot de la Baie de Granville – Normandie



Normandie Fraicheur Mer
Les pêcheurs de l'Ouest du Cotentin (France) s'engagent, avec le groupement qualité nfm (www.nfm.fr), pour une pêche respectueuse d'un des nombreux coquillages emblématiques de la Normandie : le bulot de la baie de Granville(whelk from Normandy). Découvrez cette pêche avec un pêcheur professionnel de Granville, dans la Manche: Didier LEGUELINEL, à bord du M TETHYS. 

Vous souhaitez encore aller plus loin dans ce domaine ?

Une démarche a été entreprise, concernant le bulot, pour avoir le label d'Indication géographique protégée (IGP). Granville reste le premier producteur européen de bulot. Une reconnaissance au niveau européen, spécifiante et de qualité, qui devrait être délivrée en 2015. En 2011, nous avons déjà obtenu la labellisation Pêche durable pour le homard. Une autre démarche de certification est également engagée au niveau de la saint-jacques surgelée blanche, avec une grande responsabilité de nos pêcheurs, qui gèrent, chaque année depuis 2009, un ensemencement.

Pour plus d'informations sur le Bulot de Granville : Normandie Fraicheur Mer (NFM) 

Granville, 1er port de pêche bas-normand

Une flottille de 54 navires. 175 hommes embarqués. Granville reste aussi le premier port coquillier de France. Source : Ouest France (Janvier 2014)

Le président de la Chambre de commerce (CCI) Centre et Sud-Manche Loïc Houssard a établi, jeudi soir, le bilan 2013 des ports de Granville. Le port de pêche est le premier port en tonnage de Basse-Normandie. Il a enregistré une hausse des apports en tonnage de 9 %, soit plus de 1 000 tonnes supplémentaires (10 918 tonnes en 2013, contre 9 983 tonnes l'année précédente).

Pourtant, le chiffre d'affaires est en légère baisse de -2 %, à 18,4 millions d'euros. « Les sorties des bateaux ont été rythmées par les caprices de la météo avec une fin d'année balayée par des tempêtes », souligne Loïc Houssard.

Avec une flottille comptant 54 navires pour environ 175 hommes embarqués, le port de Granville reste le premier port coquillier de France, 6e en tonnage et 14e valeur sur les 37 halles à marée. Les coquillages représentent 79 % des apports en tonnage.

Commerce et plaisance

Projet d'extension

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Le 24 Septembre 2014

Eolien. Ils comptent oiseaux et mammifères en baie de Saint-Brieuc


Samedi, sur la zone du projet éolien, les naturalistes d'In Vivo ont réalisé 110 observations d'oiseaux ou marsoins Samedi, sur la zone du projet éolien, les naturalistes d'In Vivo ont réalisé 110 observations d'oiseaux ou marsoins | François Grégoire

Source : Ouest France

Depuis deux ans, à raison de deux sorties par mois, des naturalistes du bureau d'études In Vivo conduisent des observations sur la zone d'implantation du futur parc éolien.

" Nous assurons un suivi des oiseaux et mammifères marins, le but étant de caractériser la zône du projet éolien en baie de Saint-Brieuc par rapport à la richesse avifaunistique et des mammifères marins ", résume Alexis Chevallier, du bureau d'études finistérien In Vivo à qui a été confié ce recensement.

Ces observations sont ensuite compilées et cette "photographie" vient nourrir l'étude d'impact commandée par Ailes Marines, porteur du projet éolien en baie de Saint-Brieuc.

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Dans le marin du 19 septembre 2014, La pêche aux moules bat son plein

Reportage photographique dans le marin...


Depuis le 15 juin, dans les ports de l’est Cotentin et du Calvados, une soixantaine de chalutiers ont armé les dragues pour la campagne de moules sauvages. Le marin a embarqué, le temps d’une marée, à bord du Valenscillia, basé à Saint-Vaast-la-Hougue.

Romain Lanéele, le patron, explore le gisement de Réville où « la moule est magnifique ». Les traits d’une vingtaine de minutes s’enchaînent à bon rythme durant 3 heures pour atteindre le quota de 2,4 tonnes (5 jours par semaine et > 1 euro le kilo ndlr). Les moules déversées sur le pont sont aussitôt triées puis mises en sacs. « La production est déjà vendue », souligne Romain Lanéele, qui travaille avec le groupement Normandie fraîcheur mer et a donc « un cahier des charges exigeant ».

L’est du Cotentin concentre la plus importante zone de moules sauvages du littoral français. L’an passé, entre 5 000 et 7 000 tonnes y ont été pêchées. Les professionnels gèrent cette ressource en fixant les dates, les conditions d’ouverture et les quotas de pêche selon les prospections effectuées avec l’Ifremer. D'après le marin : Une marée à la pêche aux moules sauvages dans l’est Cotentin

Cliquer Ici pour lire le marin ou aller dans le kiosk

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Le 18 Septembre 2014

Analyse des captures accidentelles de mammifères marins dans les pêcheries françaises aux filets fixes

Rapport scientifique

Morizur Yvon, Gaudou Olivier, Demaneche Sebastien

Ifremer - août 2014

Durant la période 2008-2013, des observations de captures ont été réalisées à bord des fileyeurs de mer du Nord, d’Atlantique et de Méditerranée (Corse).

Les filets observés n’étaient pas équipés de pingers et les observations ont été analysées pour déterminer des taux de capture annuels moyens des espèces de mammifères marins par flottille.

Des estimations par flottille ont ensuite été calculées en procédant à des extrapolations sur la base des efforts de pêche de l’année 2012. Parmi les mammifères marins, le marsouin commun Phocoena phocoena était l’espèce la plus fréquente dans les filets. Une estimation annuelle de 600 marsouins capturés a été obtenue pour l’ensemble de la flotte française. Les autres espèces rencontrées dans les filets étaient principalement le dauphin commun Delphinus delphis, le dauphin bleu et blanc Stenella coeruleoalba, et les phoques Phoca vitulina et Halichoerus grypus.

Les trémails à baudroie et les trémails à sole sont responsables de 80 % des captures de marsouins. Quelques captures (20 %) existent aussi au filet maillant dans le golfe de Gascogne. Aucune capture accidentelle n’a été recensée en Méditerranée. La majorité des captures de marsouins se produit à 80-100 mètres de profondeur. Certains métiers de pêche de la zone concernée par le dispositif réglementaire « pingers » ne s’avèrent pas concernés par les interactions avec les marsouins. C’est le cas notamment des filets maillants à araignées en Manche.



Les captures accidentelles de marsouins ont été peu fréquemment observées en Manche centrale alors qu’elles existent aux deux extrémités de la Manche. Les taux de capture par opération de pêche ont été calculés par métier et par zone, et l’étude s’attache à décrire les variations observées. Les captures accidentelles de marsouins semblent saisonnières et la modulation saisonnière est différente selon les zones. Les résultats sont discutés en relation avec le règlement européen 812/2004 dans lequel les engins de pêche de type trémail ne sont pas mentionnés.

Cliquer Ici pour télécharger le document "Morizur Yvon, Gaudou Olivier, Demaneche Sebastien (2014). Analyse des captures accidentelles de mammifères marins dans les pêcheries françaises aux filets fixes. Source : Archimer

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Le 15 Septembre 2014

Coquille Saint-Jacques. Les dates d'ouverture fixées avec les Anglais

Il aura fallu deux réunions, la semaine dernière, pour décider des dates d'ouverture de la pêche à la coquille saint-jacques, d'un accord avec les pêcheurs anglais et élire des représentants.

Jeudi dernier, c'est à Paris que se sont réunis les représentants de la commission interrégionale de pêche à la coquille saint-jacques. Le but ? Prendre les décisions en ce qui concerne les dates d'ouvertures, les quotas et les autorisations de pêche faites aux pêcheurs anglais.

Source : Ouest France

« Comme l'an dernier, il a été décidé d'une ouverture en trois temps pour la pêche à la coquille en Manche, explique Alain Rigault, membre des commissions coquilles saint-jacques. La première ouverture aura lieu le 1er octobre et concernera la zone du large qui se situe au-delà d'une bande de 20 milles des côtes du Calvados. Le 3 novembre, c'est la bande située entre les 12 milles et les 20 milles des côtes calvadosiennes qui sera ouverte à la pêche. » Quant à l'ouverture de la pêche à la coquille en baie de Seine, elle est fixée au 1er décembre.

Les quotas seront de 1,8 tonne par débarque pour les bateaux de moins de 15 mètres, de 2 tonnes pour les 15-16 mètres et de 2,2 tonnes pour les plus de 16 mètres.

Terrain d'entente

Suite : Ouest France

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Le 18 Août 2014

Brest : la coquille infectée par une toxine inquiète les pêcheurs

Depuis le mois de mars 2014, le taux de toxine dans les coquilles explosent, empêchant leur consommation 

Brest : les coquilles contaminées par une toxine



Reportage : C. Tempéreau, N. Corbard, J. Bénard

Les pêcheurs de coquille Saint-Jacques sont inquiets. L'hiver prochain, leur pêche pourrait en effet être compromise car les mollusques de la rade de Brest sont contaminés par une toxine produite par une algue.

Les coquillers sont à quai, au port de Brest. Et inquiets. En octobre prochain, ils largueront les amarres mais ne pourront pêcher de coquilles Saint-Jacques.

Infectées par une toxine

Depuis la fin du mois de mars, les coquilles sont contaminées par une toxine paralysante produite par une algue, la Pseudo-Nitzschia. On en trouve 700 mg par kilo de chair, alors que son taux devrait être inférieur à 20 mg pour que les Saint-Jacques soient consommables. Cette toxine provoque des troubles digestifs et neurologiques chez les consommateurs. Et contrairement à d'autres coquillages qui arrivent à s'en débarrasser rapidement, les Saint-Jacques peuvent rester toxiques pendant près d'un an.

Cette contamination était déjà apparue en 2004 et 2008 et interroge les pêcheurs qui se demandent pourquoi ce coquillage est plus impacté que d'autres. Des recherches scientifiques plus approfondies devraient être menées.

Besoins en recherche

Florian Breton, directeur de l'écloserie du Tinduff, estime que « la recherche sur la toxine devrait être davantage développée », afin de mieux comprendre son fonctionnement. Pierre Karleskind, vice-président de la Région en charge de la mer et du littoral, a rencontré lundi des pêcheurs brestois pour « faire le point sur les investissements nécessaires » afin de lutter contre la contamination de la rade. Il a évoqué la création, à la fin de l'année ou début 2015, d'un réseau de partenariats scientifiques des pêcheurs. « Il y a énormément d'organismes scientifiques en Bretagne, mais il faut mieux les cordonner », précise l'élu.

Diversification de la pêche

Pierre Karleskind a également discuté avec les pêcheurs brestois des moyens pour les aider à se diversifier. « On a la chance d'avoir plusieurs espèces en rade de Brest », affirme Erelle Pellé. Elle souligne le retour, depuis une dizaine d'années, du pétoncle noir. En France, il n'existe que deux gisements de pêche pour ce mollusque, à Brest et à la Rochelle. Plusieurs pêcheurs brestois cherchent donc à valoriser et développer sa culture.

D'après les articles de Emilie Colin sur France 3 Bretagne et de Sarah Nattier dans Ouest France : Finistère. La pêche à la saint-jacques menacée par une toxine

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