lundi 30 novembre 2015

Le chalut traîne derrière lui des croyances populaires dévastatrices...



La revue de presse de la pêche en France est sur Facebook


Le chalut traîne derrière lui des croyances populaires dévastatrices...

Le chalutage n'est pas aussi dévastateur que ça selon des chercheurs

Une étude indépendante sur le chalutage et son impact sur la vie benthique montre que cette technique de pêche n'est pas aussi ravageuse que ne la décrivent certaines ONG.

L'étude intitulée «Trawling: Finding Common Ground on the Scientific Knowledge Regarding Best Practices », est financée par les Fondations Walton et Packard, en partenariat avec l'Institut national des pêches, et est réalisée par un groupe international de scientifiques à partir de la collecte et de l'évaluation des données issues des régions où le chalutage se pratique couramment... Europe, Australie, Nouvelle-Zélande, Argentine, Afrique du Sud et États-Unis. Ce qui en fait une étude six fois plus étendue que les compilations précédentes.

Selon Ricardo Amoroso de l'Université de Washington, qui a présenté les résultats au Pacific Marine Expo à Seattle, la perception du public sur le chalutage est souvent négative. Le chalut traîne derrière lui des croyances populaires dévastatrices telles que l'équivalent de 10 terrains de football sont chalutés toutes les quatre secondes et que le chalutage est en train de transformer les fonds marins à un immense désert...


Le chalut traîne derrière lui des croyances populaires dévastatrices...Le chalutage n'est pas aussi dévastateur que ça...
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur mercredi 25 novembre 2015

Research finds trawling not as devastating as often portrayed.


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Chalutage profond. To be or not to be...

Alors que Ségolène Royal vient aujourd’hui d’annoncer son soutien à l’interdiction du chalutage au-delà de 800 m de profondeur (*)... Edouard Le Bart, responsable de la branche française du MSC, présente dans Consoglobe son poisson durable issu du chalutage profond, le Hoki de Nouvelle-Zélande comme exemple d'une pêcherie certifiée pêche durable MSC... Business is business !


Chalutage profond. To be or not to be...Alors que Ségolène Royal vient aujourd’hui d’annoncer son soutien à l’...
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur vendredi 6 novembre 2015

(*) Les ministres européens veulent interdire le chalutage au-delà de 800 mètres

Le Conseil des ministres européens de la pêche, par le biais du Coreper (représentation permanente), a adopté ce vendredi 6 novembre sa position sur le règlement concernant la pêche profonde. Il ouvre ainsi la voie aux négociations en trilogue avec le Parlement et la Commission sur ce dossier qui traîne depuis trois ans. Leur position diffère de celle du Parlement essentiellement par la demande d’interdire le chalutage au-delà de 800 mètres. L’impact en France concernerait quelques navires hauturiers, surtout en Bretagne et dans le Nord.

Suite dans Le Marin

Chalutage profond : ce que ne dit pas Bloom ! (*)

La campagne victorieuse de Bloom contre le chalutage profond

Pour en arriver à ce revirement spectaculaire de situation, BLOOM a dû mener une campagne sans relâche contre la destruction des océans profonds depuis le Grenelle de la Mer en 2009. Avec près de 900 000 signatures à sa pétition, le soutien de plus de 300 chercheurs et des trois quarts des Français, la campagne de BLOOM a d’abord convaincu les enseignes de la grande distribution telles que Casino et Carrefour d’arrêter la commercialisation d’espèces profondes (*). C’est ensuite la flotte d’Intermarché elle-même, la Scapêche, qui, sous pression de l’opinion publique et après négociation avec BLOOM, a accepté en 2014 de cesser de tirer ses filets de pêche au-delà de 800 mètres de profondeur.

=> BLOOM fera connaître en début de semaine prochaine sa position détaillée sur le texte adopté par le Conseil.


Chalutage profond : ce que ne dit pas Bloom ! (*)La campagne victorieuse de Bloom contre le chalutage profondPour en...
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur samedi 7 novembre 2015

Deux poids, deux mesures...

(*) Ce que ne dit pas Bloom : Ces grandes enseignes ont arrêté (ou vont arrêter) de commercialiser les espèces profondes capturées dans les eaux européennes.... Mais elles ne "boycottent" pas les captures profondes hors UE, notamment le Hoki de Nouvelle-Zélande, principale espèce du chalutage profond dans le monde certifié pêche durable MSC...

La pêcherie de hoki de Nouvelle-Zélande obtient sa troisième certification MSC

La pêcherie de Hoki, poisson blanc populaire en Nouvelle-Zélande, est l’une des premières pêcheries à obtenir, pour la 3ème fois, la certification du Marine Stewardship Council (MSC) pour une pêche durable.

Patrick Caleo, Responsable du MSC pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande, souligne que l’engagement sur le long terme de cette pêcherie a permis de nombreuses améliorations de sa gestion et une réduction de son impact environnemental.

« Le Groupe Deepwater, qui représente les détenteurs de quotas de Hoki, et le Ministère des Industries primaires de Nouvelle-Zélande (MPI) ont travaillé ensemble pour développer activement et appliquer de nouvelles méthodes et stratégies de réduction des interactions avec les oiseaux marins et les otaries à fourrure. »

Dans une déclaration aujourd’hui, le Président Directeur Général du Groupe Deepwater, George Clement, ajoute que cette troisième certification est une reconnaissance des efforts de la pêcherie en faveur d’améliorations environnementales.

« La pêcherie de Hoki de Nouvelle-Zélande fut la troisième pêcherie au monde à obtenir la certification MSC en 2001. La pêcherie a de nouveau obtenu la certification en 2007 puis en 2012. Cela prouve l’engagement de notre industrie pour une amélioration continue et une collaboration avec le Ministère des Industries Primaires. »

Le Hoki est la troisième espèce de poisson la plus rémunératrice, rapportant plus de 180 millions de dollars NZ l’année dernière, ce qui en fait une activité vitale pour l’économie du pays.

« C’est aussi une très bonne nouvelle pour les produits de la mer durables certifiés MSC dans le monde entier. De nombreux produits labellisés MSC, à base de filets et bâtonnets de poisson, proviennent des pêcheries de Hoki de Nouvelle-Zélande. Ainsi les consommateurs peuvent continuer à apprécier ces produits de la mer durablement », ajoute Monsieur Caleo.

D'après MSC

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La pêche française est-elle en train de creuser sa tombe ? 

Un troisième chalutier va quitter Boulogne-sur-Mer pour rejoindre un armement français détenu par des capitaux espagnols. Les armements franco-espagnols s’approprient à coups de millions d’euros des bateaux et les quotas de pêche. Inquiétant.


La pêche française est-elle en train de creuser sa tombe ?
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur jeudi 5 novembre 2015

Le souci, c’est que ces bateaux quittent Boulogne avec leurs antériorités de pêche, qui donnent accès à la ressource et aux quotas.

Ces droits à produire (ou quotas) font la valeur du bateau, plus que la coque seule. C’est d’autant plus vrai pour Marmouset, un navire en fin de vie, construit il y a vingt et un ans. En revanche, ses quotas sont de l’or car ils garantissent aux Espagnols de pouvoir pêcher plus. Il y a quelques années, les Boulonnais se sont fermement opposés au principe des quotas individuels transférables, estimant que cela aboutirait à concentrer les droits dans les mains des plus fortunés. On y est.

La sonnette d’alarme a été tirée


samedi 21 novembre 2015

Les pêcheurs sacrifiés au profit d'un business du carbone



Déclaration du Forum Mondial des Populations de Pêcheurs (WFFP) pour la Journée mondiale des pêches 21.11.2015

Dans le sillage des préparations pour la COP21 à Paris, le Forum dénonce les « fausses solutions » au changement climatique et appelle plutôt les gouvernements à mettre en œuvre les Directives internationales visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale. Les peuples de pêcheurs artisanaux à travers le monde fournissent les solutions socialement et écologiquement justes.

Il y a 18 ans jour pour jour, le Forum mondial des peuples pêcheurs (WFFP) était fondé par un certain nombre d’organisations de pêcheurs artisanaux des pays du Sud. Le Forum a été créé en réponse à la pression croissante mise sur les pêcheurs artisanaux par l’assaut de la mondialisation néolibérale. Le WFFP a été formé pour défendre les droits des pêcheurs artisanaux ainsi qu’un monde où les besoins des personnes et de la planète viennent avant ceux du profit.

Toutes ces années plus tard, ce combat est plus pertinent que jamais. Dans le contexte de l’accélération du changement climatique et de la destruction des écosystèmes marins, les pêcheurs artisanaux sont confrontés à la menace de la privatisation de leurs espaces coutumiers de pêche et de vie en cours au profit d’intérêts puissants, souvent sous le couvert de conservation. Ces soi-disant initiatives de conservation soutenues par des multinationales, des fondations philanthropiques et des ONG environnementales, entraînent au nom de la « durabilité » la privatisation et marchandisation à des fins de non–pêche de larges espaces collectifs de terres et d’eau.

Les fausses solutions de la COP 21 mènent à l’accaparement des mers