samedi 17 octobre 2015

Les accords de pêche en débat...



Revue de presse de la pêche dans le monde est sur Facebook


Politique externe de la pêche : Les accords de pêche en débat

  1. Eurodéputé João Ferreira : L'échec de la politique de pêche de l’UE
  2. Cour des Comptes (CCE) : L’UE paye le poisson étranger 600 % trop cher
  3. Parlement européen : Projet de rapport sur des règles communes en vue de l'application de la dimension extérieure de la PCP, y compris des accords de pêche


PCP : Les accords de pêche en débat1- Eurodéputé João Ferreira : L'échec de la politique de pêche de l’UE2- Cour des...
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur vendredi 30 octobre 2015


1 - Eurodéputé João Ferreira : L'échec de la politique de pêche de l’UE

Le membre du Parlement européen, João Ferreira, a publié un article dénonçant l'accord de pêche entre l'UE et les pays en développement, comme abusif et contradictoire. S'ils sont riches en ressources halieutiques, les pays en développement ayant signé des accords de pêche avec l'UE sont généralement les pays les moins développés sur le plan économique.

La pêche européenne en Afrique (Infographie d'Europêche - organisation européenne qui représente les organisations de pêche de chaque pays)

Selon João Ferreira, les accords de pêche actuels sont en contradiction avec les objectifs annoncés. « Ces accords incluent habituellement une dimension de développement, aujourd'hui appelée appui sectoriel, mais les résultats en la matière s'avèrent limités. En conséquence, une grande partie des objectifs établis dans les accords dits de partenariat dans le domaine de la pêche (objectifs qualifiés de « durables » avec la nouvelle réforme de la politique commune de la pêche) ont échoué ».

L'eurodéputé a affirmé que ce type d'accord permet généralement à l'UE de tirer profit des ressources halieutiques des pays en développement. Il pense que ces accords devraient plutôt encourager les pays en développement à exploiter leurs propres ressources, tant pour la consommation intérieure que pour l'exportation, ce qui augmenterait la valeur ajoutée des produits de la pêche et leur permettrait de mieux partager la richesse générée en la conservant dans le pays d'origine.

João Ferreira a également formulé des recommandations en matière de lutte contre la pêche illégale, non réglementée et non déclarée (INN) et d'amélioration des conditions d'accès aux marchés de l'UE pour les pays en développement.

2 - CCE : L’UE paye le poisson étranger 600 % trop cher

La Cour des comptes a révélé que l’Union européenne avait payé le poisson près de six fois trop cher dans le cadre des « Accords de partenariat dans le domaine de la pêche ». Par ailleurs, le rapport de la Cour des comptes a également mis l’accent sur le manque de données fiables concernant les programmes européens qui visent à  promouvoir la pêche durable dans les eaux des pays en développement. La Cour n’a évoqué aucun cas de fraude mais a noté que « les coûts réels payés étaient souvent plus élevés que les prix qui avaient été négociés ».
Ainsi, l’UE a payé le thon six fois trop cher dans le cadre de son partenariat avec le Mozambique, en raison de calculs exagérément optimistes sur la probabilité de prise. Dans le cadre des Accords de partenariat dans le domaine de la pêche (APP), l’UE paye des majorations si la prise totale dépasse le chiffre défini dans l’accord, mais il n’existe aucun mécanisme de « recouvrement » si les prises sont inférieures à ce qui avait été prévu. La Cour des comptes appelle la Commission à négocier de futurs accords dans lesquels l’UE paierait uniquement ce qu’elle achète. Dans le cadre des Accords de partenariat de pêche durable (APPD), les États bénéficiaires ne peuvent vendre que leurs ressources halieutiques « excédentaires ».


3 - Projet de rapport sur des règles communes en vue de l'application de la dimension extérieure de la PCP, y compris des accords de pêche

Parlement européen - Commission de la pêche
Rapporteure: Linnéa Engström

Dans les années 80, lorsque la PCP en était à ses balbutiements, les États pratiquant la pêche lointaine, en pêchant loin de leur propre bande côtière, étaient relativement peu nombreux (l'Union européenne, l'Union soviétique, le Japon et les États-Unis pour le thon, et quelques autres à moindre échelle). Aujourd'hui, trois décennies plus tard, la situation a radicalement changé et la concurrence qui fait rage n'épargne aucune zone maritime, ni aucune espèce ou presque.

Parmi les acteurs de plus en plus importants, on trouve la Chine, la Corée et Taïwan, qui ont tous adopté des politiques offensives pour avoir accès à des ressources en diminution. À des degrés variables, ces flottes opèrent dans le cadre de normes environnementales, sociales et de sécurité généralement moins contraignantes et bénéficient de subventions importantes et de niveaux de taxation souvent moins élevés. Bon nombre de ces pays pratiquant la pêche lointaine n'assument pas leurs responsabilités en tant qu'États du pavillon, du port et commerciaux, et ne respectent parfois même pas les droits de l'homme fondamentaux, ce qui leur procure un avantage économique concurrentiel par rapport aux navires européens.

est évident que la meilleure stratégie pour atteindre l'objectif de l'Union consistant à promouvoir la pêche durable consiste à se servir de l'influence de l'Union européenne sur la scène internationale pour améliorer la gestion et les règles de transparence dans le domaine de la pêche, en vue d'encourager un nivellement par le haut plutôt qu'un nivellement par le bas.

À l'heure actuelle, l'UE représente le plus grand marché au niveau mondial en ce qui concerne les produits de la pêche, possède l'une des plus grandes flottes battant son pavillon et figure généralement dans le trio de tête en termes de capacité de pêche. La commercialisation des produits de poissons dans l'Union est soumise à des mesures strictes sur le plan de la traçabilité, de la vérification des captures et de la lutte contre la pêche INN. Ces règles participent à la création de conditions qui confèrent à l'industrie européenne un avantage concurrentiel, en améliorant la pêche sur le plan de la durabilité environnementale et sociale, en appliquant de manière stricte les conventions internationales et en réglementant le marché.

En septembre cette année, le conseil consultatif régional de la pêche lointaine a organisé une conférence de deux jours sur la mise en œuvre de la dimension extérieure de la PCP, à laquelle ont été conviés un vaste éventail de parties prenantes de l'Union européenne ainsi que de pays tiers, notamment ceux d'Afrique de l'Ouest et de l'Océan indien. Les recommandations de la conférence1 préconisent, entre autres, les principes suivants:
• amélioration de la transparence des activités de pêche,
• approche régionale en matière de gestion de la pêche, notamment promotion de l'harmonisation des conditions d'accès des flottes d'origine étrangère aux ZEE des pays tiers,
• mise au point d'un cadre de viabilité pour les coentreprises, dans le cadre de la mise en œuvre des accords de partenariat dans le domaine de la pêche durable,
• efforts politiques sérieux des États du pavillon et des États côtiers dans la lutte contre la pêche INN,
• amélioration de l'approvisionnement du poisson pour la sécurité alimentaire en soutenant le travail des femmes dans le secteur de la pêche.
Le présent rapport s'appuie en grande partie sur les recommandations qui se sont dégagées de la conférence.

Transparence...
Suite...
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=COMPARL&reference=PE-569.771&format=PDF&language=FR&secondRef=01

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Les îles Féroé et les baleines




Pour survivre, les premiers Vikings qui peuplèrent les îles Féroé chassaient la baleine-pilote. Aujourd’hui, nombreux sont les Féroïens qui restent attachés à cette chasse devenue rituel et au coeur de l’identité culturelle insulaire. Le spectacle annuel d’une mer rouge du sang de centaines de baleines provoque pourtant l’indignation croissante de l’opinion internationale.

Pour survivre, les premiers Vikings qui peuplèrent les îles Féroé chassaient surtout le globicéphale, ou baleine-pilote. Aujourd’hui, nombreux sont les Féroïens qui restent très attachés à cette chasse, érigée en véritable rituel et au cœur de l’identité culturelle insulaire. Le spectacle annuel d’une mer rouge du sang de centaines de baleines provoque pourtant l’indignation croissante de l’opinion internationale. L’ONG écologiste Sea Shepherd milite pour interdire cette tradition jugée cruelle et inutile. Elle est accueillie avec une grande hostilité par les habitants. Un autre argument pourrait pourtant les persuader : le taux de mercure et de plomb contenu dans la chair de ces mammifères marins met en danger la santé des générations futures. Dans ce bras de fer, les tenants obstinés de la tradition semblent en perte de vitesse.

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La Chine produit plus de 50% de l'aquaculture mondiale...

57 millions T en Chine pour 97 MT dans le monde (algoculture comprise)


La Chine produit plus de 50% de l'aquaculture mondiale...57 millions T en Chine pour 97 MT dans le monde (algoculture...
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur lundi 19 octobre 2015

Voir les dernières statistiques de la FAO :
Global Aquaculture Production statistics database updated to 2013
http://www.fao.org/3/a-i4899e.pdf#page=1&zoom=auto,-82,848

L'Ocde fait le point sur la pêche et l'aquaculture mondiale...
http://www.oecd.org/fr/presse/la-baisse-continue-de-la-production-halieutique-des-pays-ocde-erode-leur-part-de-marche-alors-que-celle-de-l-asie-croit-fortement.htm

La baisse continue de la production halieutique des pays de l’OCDE érode leur part de marché, alors que celle de l’Asie croît fortement

14/10/2015 - La production halieutique des pays Membres de l’OCDE a diminué de plus de 39 % depuis 1988, la surpêche réduisant la capacité de production de la ressource, selon un nouveau rapport de l’Organisation.

Parallèlement, en 2014, l’aquaculture est devenue pour la première fois la principale source d’approvisionnement des consommateurs en poissons, mollusques et crustacés, devant la pêche, et sa croissance reste supérieure à 7 % par an. Les économies d’Asie occupent une place de plus en plus déterminante dans la production, la consommation et les échanges de poisson, et cette tendance s’est accélérée ces dernières années.

L’Examen des pêcheries de l’OCDE (seulement disponible en anglais) présente des statistiques récentes et des informations sur l’évolution de l’action publique et des activités dans les secteurs de la pêche et de l’aquaculture des pays Membres de l’Organisation et des économies partenaires.

L’édition 2015 contient de nouveaux chapitres consacrés à la Chine et à l’Indonésie, deux pays qui représentent à eux seuls près d’un quart des captures mondiales.

La croissance économique de la Chine se traduit par une augmentation de la consommation de produits halieutiques et aquacoles.

Dans les villes, la consommation par habitant est passée de 10,34 kg en 2000 à 14,62 kg en 2011. Le pays est désormais à la fois le principal producteur de produits de la mer, le premier producteur aquacole et le plus gros exportateur net.

L’édition 2015 de l’Examen contient une description détaillée de la politique et des activités de la Chine dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture.

« Pour que la pêche renoue avec la croissance dans la zone OCDE, il faut améliorer sa gestion », a indiqué Roger Martini, analyste principal des politiques de la pêche à l’OCDE. « Les pays ont fait quelques progrès dans ce domaine, mais il reste beaucoup plus à faire pour que tous les stocks soient totalement reconstitués dans les eaux des pays membres. La nouvelle politique commune de la pêche de l’Union européenne met fortement l’accent sur la durabilité et les États Unis ont montré qu’une action déterminée et fondée sur les données scientifiques pouvait produire des résultats. »

De tous les produits alimentaires, les poissons, mollusques et crustacés sont les plus échangés : plus de 37 % de la production franchissent une frontière à un stade ou un autre. Les 31 pays et économies étudiés dans l’Examen sont divers, mais ils assurent la presque totalité de la production et des échanges mondiaux de produits halieutiques et aquacoles.

Les données utilisées dans l’Examen peuvent être consultées en ligne. La version numérique de la publication apporte de nombreuses informations sur l’évolution des politiques et des renseignements précieux sur le secteur de la pêche et de l’aquaculture dans les pays de l’OCDE et des économies non membres.
Pour de plus amples informations, les journalistes sont invités à contacter la Division des médias de l'OCDE (tél. : + 33 1 45 24 97 00).

Coopérant avec plus d’une centaine de pays, l’OCDE est un forum stratégique international qui œuvre à promouvoir des politiques conçues pour améliorer le bien-être économique et social des citoyens dans le monde entier.

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Cabotage (7) : Port de Belawan (Indonésie)

Un port, des ports, une mer grise, des containers, des camions, de la poussière, des chalutiers…

Philippe Revelli est en cabotage photographique en Asie du Sud-Est...

Reportage dans le port de pêche indonésien de Belawan sur le détroit de Malacca...

Un long rectangle de béton et d’asphalte, planté de grues, bordé de navires à quai : le terminal pour portes-containers du port Belawan est posé à l’embouchure de la Deli River sur une mer grise, brune ou vert sombre selon les heures et la météo (mais jamais bleue), maculée de nappes de mazout aux reflets irisés. Le terminal est flanqué, d’un côté, par le quai des cargos vraquiers et des ferries, de l’autre par le port de pêche. C’est là que je vais traîner mes guêtres.

En milieu de matinée, l’activité est réduite – les bateaux sortent généralement en fin d’après-midi, passent la nuit en mer et rentrent au petit matin. Des dizaines de chalutiers, pas très gros et passablement décrépis, sont amarrés le long du quai. Les bateaux spécialisés dans la pêche au calmar sont reconnaissables aux rampes de projecteurs et/ou de puissantes ampoules dont la lumière attire les céphalopodes. Des pêcheurs raccommodent des filets, d’autres chargent des pains glace. Je ne parle pas un mot d’indonésien et très peu de pêcheurs parlent (très mal) anglais. L’un d’eux quand même, ancien marin sur un cargo… Il m’explique que la plupart des patrons sont chinois (indonésiens d’origine chinoise) et me dit de me méfier, qu’il y a beaucoup de « criminels » dans le quartier, mais non, pas de pirates. Ah bon ?

Suite...

Galerie photographique ici

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Webdocumentaire

Fish to Cheap : Comment l’Europe épuise les mers africaines



Le journaliste italien Stefano Liberti est parti à la rencontre des pêcheurs au Sénégal, qui font face à la concurrence des bateaux étrangers. Notamment Européens, depuis l'accord signé en novembre 2014 entre Bruxelles et Dakar. Une enquête qui permet de découvrir les conséquences humaines et environnementales de cette décision.

Cliquez Ici pour accéder au Webdoc

Webdocumentaire : Fish for Cheap : Comment l'Europe épuise les mers africainesLe journaliste italien Stefano Liberti...
Posted by Regard sur la Pêche et Aquaculture on dimanche 27 septembre 2015

Cette enquête a été réalisée grâce au soutien du programme “Innovation in Development Reporting Grant” de l’European Journalism Center (EJC), financé par la Fondation Bill et Melinda Gates.

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En Somalie, la piraterie a changé de camp ?Piraterie au large de la SomaliePar Auguste - 19 septembre 2015Nous...
Posted by Regard sur la Pêche et Aquaculture on samedi 19 septembre 2015


Suite de la revue de presse : Mois de Juillet et Août 2015


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