lundi 29 décembre 2014

Tsunami en Inde : les séquelles d’une tragédie

Inde : départ pour la pêche hauturière (photo Alain Le Sann)

10 ans après le tsunami qui a ravagé les côtes en Inde du Sud, particulièrement celles du Tamil Nadu, c’est l’occasion de revenir sur les conséquences des aides reçues par les villages de pêcheurs et les mutations positives et négatives qui ont touché les communautés.

La Croix Rouge indienne note de nombreux changements positifs qui résultent en partie de son action, comme l’amélioration des conditions de travail des femmes de pêcheurs. Elles disposent maintenant de plates-formes pour la vente et la transformation du poisson, de meilleurs équipements pour le transport, la conservation (1).  Leurs organisations se sont renforcées. Le mouvement coopératif s’est consolidé avec le développement de SIFFS. Les reconstructions de certains villages ont permis d’améliorer l’habitat avec quelques réussites spectaculaires comme à Tharangambadi, où la reconstruction a été pilotée par SIFFS (2).

Beaucoup de dons et un effort de pêche accru...

lundi 22 décembre 2014

Idées cadeaux : Petit tour dans la librairie du pêcheur

Il est encore temps de choisir un livre dans la librairie du pêcheur...

La morue

voyages et usages

Loic Josse

Glénat

59.50 €

Prix du livre de mer 2014 au Salon nautique international de Paris

Après Terre-Neuvas (Chasse-Marée Glénat) paru en 2010, Loïc Josse s’intéresse de près à la morue, ses voyages et ses usages. Une passionnante histoire qui nous mène dans le sillage d’un poisson tour à tour rond et plat. De là à prétendre comme Pascal Roth* que l’on entre en morue comme on entre en religion…

De la morue, on ne connaît parfois que le filet cuisiné avec plus ou moins de bonheur et l’infâme huile de foie absorbée quotidiennement par des générations de bambins. Pourtant, la morue trône au cœur d’une longue histoire et participe d’une véritable culture.

Depuis les Vikings jusqu’à nos jours, on l’a pêchée dans tout l’Atlantique Nord et les circuits de commercialisation ont très tôt donné lieu à une « mondialisation » avant l’heure. La morue a occupé une place essentielle dans l’alimentation et la culture des peuples européens, mais aussi américains, antillais… En tant que ressource halieutique, la morue a été victime d’une surpêche qui a mené, en deux décennies, à sa disparition : elle constitue à ce titre un contre-exemple riche d’enseignements. C’est ainsi que ce poisson qui fut si populaire, devenu un symbole vulgaire, constitue peut-être aussi une piste de réflexion. Elle méritait en tout cas un hommage. C’est chose faite avec ce beau livre au texte riche et à l’iconographie abondante, composée de documents souvent inédits provenant de collections privées (cartes, photographies, documents).

* Pascal Roth est PDG de Delpierre, leader du marché français de la morue.

Poissons : histoires de pêcheurs, de cuisiniers et autres....

Elisabeth Tempier

Editions Libre et Solidaire, Paris, 2014, 280 p.

29,90 €

Ils sont magnifiques, les flamants roses, et on se réjouit de l’augmentation de leur nombre, c’est bon pour le touriste. Pourtant « les flamants roses sont une catastrophe, car ils sont un indicateur de déséquilibre du lieu ». « Plus il y a de flamants roses, plus le milieu est pauvre ». C’est compliqué, la biodiversité… Le livre d’Elizabeth Tempier fourmille de perles de ce genre qui bousculent à chaque page les idées reçues. Ce sont parfois des analyses de scientifiques mais le plus souvent des remarques de pêcheurs qui, au jour le jour, voient la mer et ses ressources se modifier. Elisabeth Tempier sait écouter les pêcheurs, elle aime particulièrement ses proches amis, les pêcheurs du Var, qu’elle voit de sa fenêtre partir en mer, quand le temps le permet. Elle est aussi secrétaire de la Prudhomie de Sanary, où elle est en permanence aux côtés des pêcheurs pour les accompagner et parfois les suivre en mer. Elle retranscrit la langue savoureuse des pêcheurs et peut ainsi rendre compte de leur immense savoir, de leur connaissance très fine du comportement des poissons, de l’évolution des ressources et du milieu. On mesure aussi la précision et la complexité de leurs techniques de pêche. Si l’essentiel des témoignages sont liés à l’expérience méditerranéenne des prudhomies, l’auteure a également su tirer parti de ses multiples contacts et voyages, en particulier en Bretagne. Il faut lire l’histoire du bar et du lançon, racontée par Robert Bouguéon, l’ancien président du Comité des pêches du Guilvinec, puis du Finistère, pour comprendre comment deux jeunes pêcheurs ont bouleversé les habitudes des bars et mis en péril leur pêche à la ligne.

La spiruline, petite histoire et recettes



La Cuisine des marins

Camille LABRO

Collection Gründ cuisine

Le Goût de la mer ...

24.95€

Ils ont choisi la mer et, avec elle, un territoire mouvant, riche et mystérieux. Ils connaissent le littoral, les fonds et leurs habitants comme leur poche. Ils sont intimes des vents et des marées. Chaque jour, bien avant l'aube, ces pêcheurs artisans, marins par choix ou par filiation, pratiquent un métier chaotique et vieux comme la terre, s'aventurant sur leurs petits bateaux pour aller chercher des poissons dont on a parfois oublié le nom et le goût. Loin des méthodes de la pêche industrielle, ils sont les gardiens d'un savoir et d'un savoir-faire précieux, au plus près du produit et des techniques traditionnelles, dans le respect de la nature et de ses ressources. « La Cuisine des Marins » propose de redécouvrir les poissons de nos littoraux, ceux qui les pêchent et ceux qui les cuisinent. Histoires de vies, recettes et récits, ce livre est un hommage à l'univers de la petite pêche, ses saveurs et son humanité.

L'auteur : Camille LABRO

Journaliste pour M le magazine du Monde, Camille Labro est spécialisée dans la gastronomie. Passionnée par tous les sujets touchant de près ou de loin à l'alimentation, à la culture et à l'agriculture, elle défend des valeurs écologiques, paysannes, artisanales et humaines. Elle est également auteur/scénariste du « Bonheur est dans l'Assiette », série documentaire culinaire pour la chaîne Arte (en cours de production), et tient son blog Le Ventre Libre sur la plateforme du Monde.fr, tout en donnant régulièrement des cours de cuisine.

samedi 20 décembre 2014

La France continue de tourner le dos aux professionnels de la mer

Pour la sécurité et la souveraineté alimentaire...

La France continue de tourner le dos aux pêcheurs, conchyliculteurs et aquaculteurs...

Illustration : les pêcheurs charentais manifestent dans le Vieux Port de La Rochelle, le 2 décembre 2014

Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) vient de donner son avis sur l’agriculture familiale... A quelques jours des fêtes de fin d’année, cet avis ne peut que nous laisser sur notre faim ! Aucune considération envers les pêcheurs, les conchyliculteurs et les aquaculteurs, tous ces producteurs de fruits de mer, huître, coquille saint-jacques, langoustine, homard, lotte, turbot,... qui orneront les tables de Noël et du Nouvel An.

L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé 2014 « Année internationale de l’agriculture familiale » afin de mettre à l’honneur ces centaines de millions de familles qui consacrent leur vie tout entière à nourrir la population : agriculteurs, éleveurs, forestiers, pêcheurs et aquaculteurs. Dans ce contexte, le premier ministre Manuel Valls a demandé en juillet au CESE « d’identifier, au regard des atouts des agricultures familiales et des obstacles qu’elles rencontrent, les principaux outils sur lesquels les politiques publiques peuvent s'appuyer pour les accompagner... »

Pilotées par la FAO, organisation onusienne pour l’alimentation et l’agriculture, les manifestations autour de l’agriculture familiale englobaient toutes les activités de productions alimentaires y compris les activités halieutiques (pêche et aquaculture). Qu’est-ce que l’agriculture familiale ? selon la FAO : « L’agriculture familiale englobe toutes les activités agricoles reposant sur la famille, en relation avec de nombreux aspects du développement rural. L’agriculture familiale permet d’organiser la production agricole, forestière, halieutique, pastorale ou aquacole qui, sous la gestion d’une famille, repose essentiellement sur de la main-d’œuvre familiale, aussi bien les hommes que les femmes.... » (1)


Cliquer Ici pour visualiser la vidéo de Philippe Revelli sur l'accaparement des Océans

A l’issue de la présentation du projet d’avis, la France Agricole relate :

Commerce international : Sortir l’agriculture des accords de libre-échange (CESE)

« Au sein de notre commission, il y a unanimité sur le fait que les accords de libre-échange sont une calamité pour l'agriculture », a assuré mardi Martine Laplante, rapporteure d'un projet d'avis sur l'agriculture familiale et membre de la section de l'agriculture, de la pêche et de l'alimentation au Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Présentées le 9 décembre 2014, « les préconisations de ce projet d'avis s'adressent surtout aux pays en voie de développement », a expliqué la présidente des Amis de la terre Limousin.

Le CESE, saisi par le gouvernement sur cette question de l'agriculture familiale dans le monde, se positionne pour « une gouvernance mondiale autour de l'agriculture » et souhaite que la France prenne position en faveur d'une déclaration des droits des paysans au Conseil des droits de l'homme.

Directives internationales sur la pêche artisanale ?

vendredi 19 décembre 2014

Actualité de la pêche en Europe et France - Décembre 2014



Mois de Décembre 2014


Suite de la revue de presse : Janvier 2015

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 30 décembre 2014

La coquille Saint-Jacques, invitée de luxe dans les assiettes du réveillon ?

Cette année, la coquille de Baie de Seine est de qualité mais peu abondante. Le mauvais temps de ces derniers jours n'a rien arrangé. avec les fêtes, les prix ont augmenté de 30%.



Reportage de Jérôme Raguenau, Patrick Mertz et Franck Bodereau
Intervenants:
- Franck Hardy, capitaine du Breizh
- François Leboucher, poissonnier
- Sylvianne Leboucher, poissonnière
Le 2 décembre dernier, Arnaud Manner, directeur de Normandie Fraîcheur Mer, invité de votre édition régionale, déclarait sur notre antenne: "On va retrouver des prix d'il y a déjà quelques années, on risque de s'approcher des 8-9 euros le kilo pour les fêtes de fin d'année". Les prévisions semblent s'avérer justes au regard des cours actuels.

Si la coquille de Baie de Seine est de grande qualité cette année, elle est également peu abondante comme ont pu le constater les pêcheurs dés l'ouverture de la saison. La tempête du weekend dernier n'a fait qu'amplifié ce phénomène: seulement 9 tonnes et 9 tonnes 5 débarquées dimanche et lundi dernier à Port-en-Bessin.

La dernière débarque de l'année 2014 est un peu encourageante: 15 tonnes ce mardi matin. Mais pas de quoi orienter les cours à la baisse (entre 6,50 et 7 euros le kilo). Avec les fêtes, et l'augmentation de la demande, les prix ont augmenté d'environs 30% ces derniers jours.

Quelques exemples de prix dans les poissonneries en Basse-Normandie :
  • entre 10,50 et 11,50 euros à Caen
  • 12,50 euros à Alençon
  • 12,90 à Trouville

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 29 Décembre 2014

Saint-Brieuc : Les chalutiers de l’armement Porcher illuminent le port du Légué

Les bateaux de l'armateur Porcher au Légué



Lieu : port du Légué à Saint-Brieuc - Intervenants : Etienne Pincemin, promeneur sous le charme / Antoine Porcher, Armement Porcher - Pierre Giguelay, habitué du Légué - Jean Porcher, patron de l'armement Porcher / Reportage : JM Seigner - F. Leroy

Il y a la trêve des confiseurs, il y a aussi celle des pêcheurs. Beaucoup de bateaux restent au port, surtout ceux qui pratiquent la pêche hauturière. C'est le cas de la flotte de l'armement Porcher. Les 15 bateaux se sont mis à l'abri au port du Légué à Saint-Brieuc. Et ils sont tous illuminés.

Source : France 3 Bretagne Par Thierry Peigné

Depuis quelques jours, ils sont tous là, les 15 chalutiers hauturiers de l'Armement Porcher, alignés fièrement les uns à coté des autres au port du Légué à Saint-Brieuc. Une première qui ne passe pas inaperçue. Dès la tombée de la nuit, ils créent le spectacle, enrubanés de leurs guirlandes lumineuses pour les fêtes de fin d'année. Une image qui participe à la magie de noël.

C'est en effet la première fois que l'armement Jean Porcher regroupe l'ensemble de ses navires hauturiers à Saint-Brieuc pour l'entretien d'hiver. Très sollicités en mer, la mécanique et les parties hydrauliques des bateaux nécessitent une bonne révision.

Leur retour en mer n'est prévu que le 2 janvier. D'ici là, le spectacle de ces 15 navires illuminés ravira encore de nombreux passant sur le port du Légué.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 28 Décembre 2014

Poitiers. Des saint-jacques en direct d'Erquy


La Saint-Jacques en direct d'Erquy

Depuis la fermeture du gisement de Saint-Jacques, de Brest à La Rochelle, c'est dans la baie de Saint-Brieuc et précisément à Erquy qu'il faut la pêcher. C'est ce que fait Christophe Le Marrec, à bord de son coquillier « Le Voltigeur ». Ce jeune pécheur de 31 ans a décidé de vendre sa pêche sans intermédiaire à Poitiers, à plus de 300 km de son port d'attache.

« Mes collègues explique-t-il sont déjà implantés sur différents marchés jusque dans le Maine-et-Loire, c'est pour cette raison que, depuis trois mois, je vends ma pêche des coquillages et des crustacés sur le marché, rue Magenta le vendredi après-midi et le samedi, ici à Notre-Dame. » Quatre jours et demi par semaine, le jeune homme est en mer ou quand le temps le permet en plongée en quête d'ormeaux, bien trop rares encore sur les étals poitevins.

Source : La Nouvelle République par Sylvaine Hausseguy

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

A Lorient, pas de réveillon sans poisson

Si traditionnellement la période de Noël correspond à une très forte demande de la part du consommateur, ce sont surtout les conditions météo qui fixent les prix à la criée de Keroman. Heureusement, même en cas de tempête, les poissonniers ont toujours de bons conseils pour vous garantir une bonne table de réveillon.

Source : Keroman

A l’heure où nous publions ces quelques lignes, les poissonniers de Lorient s’apprêtent sans doute à vivre l’une des plus grosses journées de l’année. Ludovic Le Boulicaut, 47 ans, connaît bien la chanson. Fils de poissonnier, installé à son compte « depuis 12 ans », il fera aujourd’hui « journée continue, sans pause déjeuner ». Dans sa boutique installée rue Paul Guieysse, à Lorient, ils seront trois derrière l’étal pour  accueillir le client. Et faire face aux demandes les plus exigeantes en cette veille de Noël. « Les gens attendent en général le dernier moment pour venir chez leur poissonnier, constate-t-il. Il ne faut pas croire que c’est l’euphorie pendant tout le mois de décembre. Les clients observent les prix et préfèrent consommer un peu moins avant les fêtes pour pouvoir s’offrir des produits plus nobles le soir du réveillon ». Du côté du port de pêche de Lorient, la semaine qui précède le 24 décembre est généralement « plutôt calme ». « L’envolée des prix se fait seulement sur les deux ou trois derniers jours », indique François Cuvilly, responsable halieutique de Keroman. Avec une demande toujours très élevée en cette période, le niveau des prix dépend en fait surtout des conditions météos. « Certaines espèces sont plus difficiles à capturer en ce moment, poursuit le responsable. On sait que les bateaux essayent souvent de concentrer leurs captures sur certains produits nobles, comme la lotte, en espérant en tirer le meilleur prix, mais au final, c’est toujours le temps qui fixe le marché ».

Incontournable langoustine

L’an passé, alors que les dépressions se succédaient sur le golfe de Gascogne, François Cuvilly se rappelle avoir vu passer sur le double convoyeur de la criée de Keroman « des grosses langoustines à 50€ le kilo ». Reste que, même à ce tarif là, le crustacé trouve preneur. « Les gens en prennent moins, mais ils en prennent quand même », note Ludovic Le Boulicaut. A Lorient, tempêtes de Noël ou pas, difficile d’imaginer un plateau de fruits de mer sans langoustine. « Ca reste un produit phare », constate le poissonnier. Les autres incontournables des réveillons lorientais se nomment : tourteaux, araignées, lottes, bars, soles et coquilles Saint-Jacques. Du moins quand il y en a… Car l’année 2014 semble bien mal embarquée pour la pecten maximus. « Les volumes sont assez faibles pour l’instant », confirme François Cuvilly. A l’inverse, le bouquet breton parait plutôt abondant sur les étals des poissonniers. « Il faut en profiter », indique Ludovic Le Boulicaut. Autre conseil du professionnel, ne pas hésiter à troquer un bar contre une daurade, ou une lotte contre un lieu jaune. Deux espèces moins onéreuses en période de fête. Et qui se cuisinent « de plusieurs manières » pour vous garantir une excellente table le soir du réveillon. Comme de la saint-Sylvestre !

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

27 Décembre 2014

La saison des oursins débute timidement

Les premiers oursins ont fait leur apparition sur les étals à Ajaccio. Mais en ce début de saison, ils se font désirer. Les pêcheurs déplorent de mauvaises conditions météo. Traditionnellement, les Corses les consomment plutôt à partir de janvier.

Le reportage de Marianne Romani et Stephane Agostini :



Intervenants : Vincent Scala, pêcheur professionnel à Ajaccio
Luc Martinez, patron du restaurant "Le bar du marché"
Dominique Pastacaldi, vendeuse d'oursins

Source : France 3 Corse Par Michèle Mignot

La pêche aux oursins est ouverte depuis le 15 décembre dernier. Les premiers oursins ont donc fait leur apparition sur les étals des marchés. Mais une opinion reste tenace chez les consommateurs ajacciens, il faut attendre la neige au dessus des montagnes avant de les consommer.


mardi 16 décembre 2014

Maltraitance animale. Les petits poissons doivent être mis à mort sans tarder

En Suisse, on ne rigole pas avec la maltraitance animale... Dans ce pays où siège l’Organisation internationale du travail (OIT)....

Les pêcheurs à la ligne suisses sont désormais tenus de mettre à mort immédiatement les petits poissons, en les assommant ou en combinant «rupture de nuque» et coup sur la tête. Les autorités fédérales confirment aussi qu'il est interdit de pêcher des poissons dans l'intention de les remettre à l'eau.

L'Office fédéral de l'environnement (OFEV) et l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), en tant qu'autorités de surveillance, ont élaboré des directives pour les autorités cantonales. Le but est de clarifier la situation juridique, écrivent-elles ce lundi 15 décembre dans un communiqué.

Selon celles-ci, les pêcheurs à la ligne doivent mettre à mort immédiatement leurs prises destinées à la consommation. La méthode usuelle, pour les poissons de plus de 22cm, consiste à étourdir l'animal le plus rapidement possible en lui assénant un coup sur la tête ou en lui brisant la nuque, puis à le mettre à mort au plus vite en le saignant par incision des branchies ou en l'éviscérant.

La saignée des petits poissons de moins de 22cm est par contre jugée difficile à mettre en pratique. Les pêcheurs peuvent donc s'en passer. Pour ces poissons, il faut éviter de recourir à la seule méthode «rupture de la nuque» sans donner un coup supplémentaire sur la tête: mal effectuée, elle risque de paralyser l'animal sans le tuer, écrivent l'OFEV et l'OSAV.

Le document de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) nous explique le geste précis de mise à mort du poisson.... Sinon, il indique clairement que la pratique "No kill" est interdite en Suisse à quelques exceptions près... Cliquer Ici pour accéder au document : Aide à l’exécution : Pêche à la ligne - Interprétation des dispositions légales relatives à l’étourdissement et à la mise à mort des poissons de petite taille et à la remise à l’eau des poissons capturés - Décembre 2014

Contrainte interdite

Il est par ailleurs interdit de pêcher des poissons à la ligne avec l'intention de les remettre à l'eau, car il ne faut pas exercer une contrainte sur un animal sans raison valable, indiquent les offices. Et de préciser qu'en Suisse, il n'existe aucun lieu de pêche avec remise à l'eau obligatoire des poissons capturés (secteurs «no kill» ou «catch and release»).

Les poissons appartenant à une espèce protégée ou pêchés durant la période de protection doivent par contre être remis à l'eau après avoir été capturés. Ceci doit se faire immédiatement et en évitant les manipulations comme le fait de les mesurer, les peser ou les photographier, qui sont susceptibles de stresser le poisson, expliquent encore l'OFEV et l'OSAV.

Récemment, la Commission fédérale d'éthique pour la biotechnologie dans le domaine non humain (CENH) est arrivée à la conclusion qu'on ne peut pas exclure que certaines espèces de poissons soient dotées de sensibilité.

De l'avis de tous les membres de la CENH, utiliser les poissons avec attention et respect s'impose même en l'absence de certitude absolue au sujet de leur sensibilité à la douleur. Les méthodes d'étourdissement et de mise à mort comme les conditions de détention et de pêche doivent donc être adaptées sur la base de ces nouveaux critères, avait alors indiqué la commission... D'après : La Tribune de Genève

Des pêcheurs du Sud, esclaves de l’océan

Une compagnie coréenne douteuse

Taïwan et la Thaïlande : travail forcé sur des bateaux de pêche

L’Ecosse, L’Espagne sont aussi concernés par le travail forcé

Illustration : Lutte contre la traite des êtres humains : Bienvenue sur le site Web anti-traite du  Conseil de l'Europe

Une compagnie coréenne douteuse

Lundi 1er décembre un chalutier usine coréen, l’Oryang 501, en pêche dans les eaux russes du détroit de Behring a fait naufrage ; seuls huit marins ont pu être sauvés. La composition de l’équipage était multinationale : « Soixante personnes se trouvaient à bord : un inspecteur russe, onze Sud-Coréens, treize Philippins et trente-cinq Indonésiens. Le mauvais temps serait à l’origine du naufrage.»  Rien ne permet d’affirmer que ces marins étaient des esclaves des mers, mais ce n’est pas la première fois qu’un bateau coréen, particulièrement de cette compagnie Sajo Group, est mis en cause. Les familles des marins disparus constatent d’ailleurs que le chalutier usine continuait à travailler dans des conditions difficiles, sans repos.  Un autre bateau de la même compagnie, l’Oyang 70, a coulé dans les eaux de Nouvelle-Zélande, en 2010, provoquant 6 disparitions. En 2011, c’est l’Oyang 75, avec un équipage de 32 Indonésiens, qui a été mis en cause pour usage de travail forcé, non-paiement de salaires et abus sexuels. Un réalisateur a récemment tourné un documentaire sur ce sujet. « Depuis 1994, les équipages indonésiens ont travaillé dans les chalutiers-usines coréens dans les eaux néo-zélandaises : une main-d'œuvre bon marché prenant le quota de poissons des sociétés néo-zélandaises. Tous les jours, ces Indonésiens ont souffert de violents abus, verbaux, physiques ou sexuels, contraires aux droits de l’homme. Ils sont également forcés de travailler 20 heures par jour et n’ont que 3 heures de sommeil. En juin 2011, 32 membres de l’équipage indonésien de l’Oyang 75 ont quitté le navire. Après seulement 5 mois à bord du navire, ils n’auraient plus à endurer les durs traitements infligés par les officiers coréens.

Ces hommes craignaient en permanence que leurs femmes et leurs familles soient menacées par des agents en Indonésie. Ils ont emprunté jusqu’à 2 000 $ pour pouvoir signer avec une agence de recrutement pour obtenir un emploi pour ensuite signer des contrats chers pour deux ans. De même, ils devaient mettre en gage des choses telles que leur terre familiale comme garantie de leur travail. Ils ont fait face à la faillite en Indonésie, tout ça pour un pauvre salaire de 200 $ par mois.

Cet acte a encouragé d’autres équipages indonésiens dans les chalutiers-usines à s’exprimer sur les abus cruels qu’ils ont vécu chaque jour, en Nouvelle-Zélande, mais aussi dans l’Océan Indien, la Mer du Japon, la Mer de Béring et l’Océan Sud-Atlantique. Le film de Guye Henderson montre une choquante réalité : les équipages indonésiens n’ont aucune protection officielle et aucun droit contre un tel traitement inhumain, que ce soit en Nouvelle-Zélande ou dans d’autres zones de pêche. Leur sort d’esclaves modernes est une honte pour les droits de l’homme internationaux

Taïwan et la Thaïlande : travail forcé sur des bateaux de pêche

lundi 15 décembre 2014

News de la pêche dans le monde (6) : Afrique, Asie, Amérique et Océanie


News de la pêche dans le monde  : Afrique, Asie, Amérique et Océanie 

Décembre 2014

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Suite de la revue de presse : Janvier 2015

Le 29 Décembre 2014

Pour plus d'explications dans Geo : Chasse à la baleine : état des lieux

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 22 Décembre 2014

Très large mobilisation des marins pêcheurs dans la ville de Laâyoune (Sud du Maroc)

Dans le port de Laâyoune se sont rassemblés à 19h30 du samedi 20 décembre 2014 des centaines de marins pêcheurs à l’appel du syndicat national des Marins Pêcheurs de la Pêche Côtière et Hauturière au Maroc (SNMPPH) pour réclamer leurs revendications pour lesquelles ils se battent depuis 2 ans et restées sans suite à ce jour :

1- la liberté syndicale ;

2- leurs cahiers de revendications au niveau régional et national déposés au niveau du gouvernement et au niveau local mais restées sans réponse à ce jour.

Source : Cadtm - 22 décembre par Le Syndicat National des Marins Pêcheurs de la Pêche Côtière et Hauturière au Maroc (SNMPPH)

Les revendications au niveau local sont :

1- le respect des horaires de travail

2- arrêt des sorties en cas de mauvais temps et intempéries, à l’origine des nombreux accidents et décès des marins pêcheurs en cas de mauvais temps

3- revendication d’un tableau dans le port indiquant la météo, les intempéries, etc. pour prévenir les marins en cas de tempête

4- contrôle de la pesée et déclaration dans la transparence de la quantité de poisson mis sur le marché pour limiter le marché noir

5- réglementation et solution au problème des quais à l’origine des accidents de bateaux qui ne trouvent pas où décharger.

mardi 9 décembre 2014

Etiquetage du poisson. Les engins de pêche s’affichent en poissonnerie

A partir du 13 décembre 2014, les engins de pêche s’affichent sur l'étiquette du poisson vendu dans les poissonneries...

Important. La nouvelle réglementation de l'étiquetage des produits de la mer, introduite par la réforme de la Politique commune de la pêche (PCP), demande plus de transparence pour le poisson vendu en frais alors que l'origine du poisson transformé (conserve, préparation,...) reste toujours aussi floue !!!

Cliquer Ici pour en savoir plus sur la nouvelle étiquette de poisson et sur le décalage entre le poisson vendu en frais et celui vendu une fois transformé !!!

Y aurait-il des engins de pêche plus vertueux que d’autres ? Au Canada, baleines et marsouins seraient les victimes des pêcheries aux casiers de homard et de crabe des neiges, selon le dernier rapport de l'Onge NRDC : Net Loss: The Killing of Marine Mammals in Foreign Fisheries

A partir du 13 décembre 2014, le poissonnier sera dans l’obligation d’afficher la catégorie d’engin de pêche utilisé pour la capture des poissons, coquillages, crustacés et autres céphalopodes... La réforme de l’organisation commune des marchés des produits de la pêche et de l’aquaculture (OCM) retient 5 grandes catégories d’engin de capture : sennes, chaluts, filets, lignes, dragues et casiers.

Au moment où le poisson d’élevage prend de plus en plus de place sur les étals, mettre en concurrence les poissons sauvages selon l’engin de capture pourrait avoir des conséquences sur l’ensemble du secteur de la pêche fraiche, l'affaiblir face à un secteur aquacole industriel de plus en plus concentré...

D’autre part, les grands perdants de cette nouvelle classification sont les petits métiers. Depuis des années, la petite pêche mène une politique de différenciation à l’étalage comme les ligneurs de la pointe de Bretagne ou le merlu de ligne en Aquitaine. Avec la nouvelle réglementation, tous les poissons de ligne sont classés dans la même catégorie qu’ils soient issus de la pêche artisanale ou de la pêche industrielle...

Décryptage

Dans le cadre de la réforme de la Politique Commune de la Pêche (PCP), cette nouvelle politique d’affichage met en compétition les pêcheries non pas en fonction de l’entreprise (artisanale/industrielle) mais en fonction de l’engin de capture utilisé par les pêcheurs. Y aurait-il des engins de pêche plus vertueux que d’autres ?

Le matériel utilisé par les pêcheurs est regroupé en 7 catégories d’engin de capture : sennes, chaluts, filets maillants et filets similaires, filets tournants et filets soulevés, lignes et hameçons, dragues et casiers (et pièges). Face à la très grande diversité des engins de pêche, la Commission européenne nous donne une grille de lecture pour faciliter cette répartition...

Prenons l’exemple de la pêche à la crevette à cheval, pêcherie ancestrale au même titre que la senne de plage placée tout en haut du tableau "Information sur les engins de pêche".

Dans quelle catégorie d'engin de pêche, classeriez-vous cette pêche à la crevette à cheval ? La Commission indique la pêche en boeuf mais pas celle à cheval !

Belgique : à Oostduinkerque, on pêche la crevette à cheval !

C'est une tradition, à Oostduinkerque, sur la Côte belge, c'est avec un cheval de trait que l'on pratique la pêche à la crevette.

Source : France3 Nord-Pas-de-Calais  par Hélène Tonneillier (14 janvier 2014)


La pêche à la crevette à cheval


Un reportage de Myriam Schelcher et Antoine Morvan

Depuis le XVIème siècle, on pêche la crevette avec un cheval de trait des côtes anglaises au littoral des Pays-Bas. A l'époque, fermiers, livreurs de charbon...avaient leur monture et s'en servaient pour récupérer les crustacés, nommés ici "caviar de la mer du Nord".

Mais avec l'industrialisation, les machines ont progressivement pris la place des équidés, sauf à Oostduinkerque. Là-bas, Dominique perpétue la tradition. A marée basse, le cheval traîne une lourde chaîne, qui fait sauter, sur son passage, les crevettes enfouies à quelques centimètres sous le sable. Une manière de pêcher, devenue rare, aujourd'hui classée au patrimoine immatériel de l'humanité, par l'UNESCO.

Y aurait-il des engins de pêche plus vertueux que d’autres ?

Le décryptage d’Alain Le Sann après lecture de l’ouvrage de Callum Roberts «  Océans » paru fin 2013...

Adieu filets, palangres, sennes, dragues et chaluts : Pêcheurs, sortez vos cannes à pêche.

Avec la publication en français du dernier ouvrage de Callum Roberts , il y a de quoi alimenter les diatribes des médias et de la presse contre les pêcheurs, si du moins ils ont le courage de lire un livre de 500 pages, un peu plus long et plus sérieusement argumenté qu’une petite BD.

Callum Roberts, un scientifique très influent.

Callum Roberts est un biologiste anglais, spécialiste de la conservation marine, particulièrement des coraux. C’est un scientifique rigoureux et influent qui est à l’origine, en 2010, de la création du premier réseau mondial de réserves intégrales en haute mer. Il a bénéficié comme beaucoup d’autres du programme Pew fellows et il est très lié aux ONG environnementalistes où il a une très grande influence. Il est l’ambassadeur officiel du WWF de Grande-Bretagne.

Dans «  Océans », il analyse longuement toutes les menaces qui pèsent sur les océans, maintenant et dans l’avenir. Il nous fait découvrir certaines menaces méconnues, mais sa critique principale s’adresse à la pêche qui représente pour lui la menace la plus ancienne et la plus grave. La pêche intervient comme un facteur aggravant des autres perturbations. Sont analysées, les menaces classiques bien connues : le réchauffement, l’acidification, la hausse du niveau des mers, les pollutions liées au pétrole et aux produits chimiques. De manière plus originale, il évoque des perturbations moins connues comme le développement de virus qui mettent en péril des espèces, les pollutions sonores qui perturbent sévèrement les mammifères marins, la multiplication des espèces invasives qui s’installent loin de leur écosystème d’origine. L’argumentation est basée sur les travaux scientifiques, mais on peut regretter que la traduction soit parfois erronée, ainsi on est étonné de découvrir des marais salants en Ecosse alors qu’il s’agit de marais maritimes naturels, ou encore la confusion entre les crevettes et les langoustines.

Une charge virulente contre la pêche

vendredi 5 décembre 2014

Revue de presse 2014 (10) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...


Revue de presse de Décembre 2014

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Suite de la revue de presse : Janvier 2015


http://aquaculture-aquablog.blogspot.fr/2014/12/actualite-aquaculture-saumon-huitre.html#but1

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

31 décembre 2014 : Réveillon du Nouvel AN

Ouvrir les huîtres sans danger...

Bon an mal an, 2 000 Français se blessent à la main en ouvrant des huîtres lors des fêtes de fin d'année. Comment éviter le tendon abîmé ou le nerf sectionné ? La semaine dernière, « Sud Ouest » vous a parlé d'une invention révolutionnaire : l'huître à la coquille meulée, dont la fine entaille est recouverte de paraffine alimentaire facilitant l'introduction du couteau. Seulement voilà : ces huîtres produites par Jo Thaëron et son associé Freddy Privat, ostréiculteurs à Étaules (17), sont bien difficiles à trouver…


Placer le pouce sur la lame tout près de la coquille © Photo Chasserieau Linda

Tenez l'huître dans la main gauche, charnière vers le poignet, coquille creuse dans la paume. Dans la main droite, tenez le couteau avec le pouce sur la lame, pour la garde.

Insérez la lame dans l'huître, grosso modo au niveau du majeur de la main gauche, aux deux tiers de la coquille à partir de la charnière.

On ne force pas, on sectionne le muscle, on tourne délicatement, puis on fait levier avec la lame.

On détache la chair sur la coquille supérieure et on vide les débris avec la première eau. Pas de panique, l'huître en fera d'autre ! Ne reste plus qu'à déguster ! »

Pour plus d'explications, lire l'article de Olivier Sarazin dans Sud Ouest : Réveillon de la Saint-Sylvestre : comment bien ouvrir une huître ?

Sinon regardez cette vidéo sur Youtube


De bons conseils pour ouvrir les huîtres et en musique....

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Gare à la contamination des huîtres de mangrove !

Des huîtres "made in Gabon"


Source : TF1 - 25 décembre 2014

Il quitte la Charente pour élever des huitres au Gabon

"Nées en France, élevées au Gabon" : les petites huîtres Alanza affichent fièrement leur origine... Dans les poissonneries de Libreville, c'est la cohue, on se presse pour acheter le coquillage tant attendu sur les tables de Noël.

"Vous les avez goûtées? Elles sont assez petites, mais délicieuses! Et en plus, elles viennent de chez nous", s'extasie Angélique, une Gabonaise venue faire des emplettes de dernière minute dans une poissonnerie de Libreville avant le réveillon. A quelques km de là, sur la plage du Cap Estérias, les employés de la ferme ostréicole Alanza ("huître" en fang, la langue majoritaire au Gabon) ne chôment pas.

Ce matin-là, le patron, Didier Tastet, a enfilé ses bottes à l'aube, en direction de ses parcs à huîtres. e l'eau jusqu'aux genoux, cet ostréiculteur français de 58 ans vérifie que la récolte se passe bien, avant de préparer ses livraisons du jour. Les huîtres partiront ensuite vers les restaurants et supermarchés de Libreville, mais aussi de Port-Gentil, la capitale économique, où vivent de nombreux expatriés.

"Les fêtes de Noël sont un moment important en Europe mais également au Gabon (...) 70% des ventes ont lieu au mois de décembre alors évidemment il y a une surcharge de travail. En ce moment on fait du non-stop", explique l'ostréiculteur, qui emploie une petite dizaine de personnes. Importés du bassin de Marennes-Oléron, sur la côte atlantique française, les naissains viennent grandir dans les eaux gris perle de l'Equateur, à 30 degrés. Et d'après John, le jeune bras droit du patron passionné d'ostréiculture, la chaleur n'est pas forcément un handicap pour ces coquillages qui "s'adaptent bien". Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le long du littoral gabonais, de grosses huîtres poussent à l'état sauvage, bien qu'elles ne soient pas commercialisées.

"La chaîne du chaud"

Didier Tastet a mis les pieds au Gabon pour la première fois il y a seulement cinq ans. Dans sa famille, on est ostréiculteur depuis quatre générations en Charente-Maritime. Mais lui caressait "des rêves d'Afrique", lointain souvenir des quelques années passées en Côte d'Ivoire durant sa jeunesse. "J'ai donc cherché, au crépuscule de ma carrière en France, un endroit où je pourrai faire mon métier, apprendre à des gens qui ne connaissaient pas comment on produit une huître et comment on la déguste", explique-t-il.

Les plages et les mangroves préservées du Gabon s'y prêtent bien. Mais le pari semblait osé. Malgré ses 800 km de côtes, ce petit pays, qui tire l'essentiel de ses revenus du pétrole, n'a que très peu d'expérience dans la pêche et l'aquaculture. "Quand j'ai débarqué à Libreville pour présenter mon projet, les gens éclataient de rire!", affirme l'ostréiculteur.

Mais Didier Tastet s'accroche, et la ferme "Alanza" voit le jour en 2010. Environ 100.000 huîtres y ont été produites en 2014, mais l'objectif est d'atteindre un volume d'un million par an, affirme-t-il. Très vite, le "kongossa" (bouche-à-oreille, rumeur populaire) fonctionne, et au bout de quelques mois, les commandes des restaurants et magasins de grande distribution de la capitale commencent à affluer. "Je voulais faire beaucoup de produits autour de la mer", explique Christophe Liger, le patron de La Guinguette, restaurant convivial où se retrouve une clientèle de locaux et d'expatriés.

En revanche, gare au choc thermique: les amateurs d'huîtres doivent "respecter la température de l'Afrique" et ne pas les servir dans la glace car "ce sont des êtres vivants", rappelle Didier Tastet. "Nous inventons le concept de la chaîne du chaud!"

Au Brésil, l'élevage des huîtres de mangrove, ça marche très bien...

Perlas Marinhas da Ilha Rasa

http://perlasmarinhas.wordpress.com/


Depuis 1998, les pêcheurs d'Ilha Rasa dans la baie de Guaraqueçaba (Parana - Brésil), élèvent des huîtres de mangrove en poche sur des tables ou dans des lanternes. Le naissain de cette huître locale est capté en bordure de mangrove sur des coquilles d'huîtres ou des tuiles...

Cliquer Ici pour en savoir plus sur l'élevage des huîtres de mangrove "Perlas Marinhas da Ilha Rasa"...

Remarque : Dans les eaux de la baie de Guaraqueçaba, il est interdit d'élever des huîtres étrangères, notamment l'huître japonaise (Crassostrea gigas)...

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 26 Décembre 2014

Île d'Oléron : les conclusions de l'enquête publique favorables à l'implantation de filières conchylicoles dans l'anse de la Maleconche



Le rapport de 165 pages est en ligne sur le site de la préfecture de Charente-Maritime

Source : Sud Ouest

Le projet de "filières" dans l'anse de la Maleconche (lire l'encart ci-dessous), c'est-à-dire de production d'huîtres et de moules en eau profonde en plein cœur de l'anse vient de recevoir une bonne appréciation dans le rapport de l'enquête publique consultable en ligne sur le site de la préfecture de Charente-Maritime. Le rapport de 165 pages est en deux parties. 

Retoqué en 2012 pour absence d'étude d'impact, le projet de 387 hectares a été revu à la baisse de 35 %.

Cette enquête publique diligentée depuis le 15 septembre 2014 en vue d'un nouvel arrêté préfectoral s'est achevée le 31 octobre 2014 a pourtant vu s'exprimer 77 % d'avis défavorable.

"1 097 observations ont été consignées sur les registres [...] 77 % des observations du public remettent en cause les orientations générales du projet", peut-on lire dans le rapport.

Suite : Sud Ouest 

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 18 Décembre 2014

Plusieurs Etats réclament l'interdiction des micro-plastiques pour sauver les moules

Les Pays-Bas, l'Autriche, la Belgique et la Suède militent pour l'interdiction des micro-plastiques utilisés dans les détergents et les cosmétiques, afin de protéger les milieux marins - et les fruits de mer.

Source : Euractiv

L'élimination des micro-plastiques de produits tels que les détergents et les cosmétiques « est extrêmement urgent », exhortent plusieurs pays européens dans une déclaration commune.

Cette déclaration, également soutenue par le Luxembourg, a été envoyée aux 28 ministres de l'environnement, qui se réunissent à Bruxelles le mercredi 17 décembre.

Les micro-plastiques sont des morceaux de polyester et d'acrylique plus petits que des têtes d'épingle. Les scientifiques qui ont étudié leur présence dans les aliments mettent en garde contre leurs conséquences sur la santé humaine quand ils contaminent la chaîne alimentaire.

Ils sont en général ajoutés intentionnellement dans des produits comme les crèmes exfoliantes ou les gels douches, et finissent dans les systèmes de gestion de l'eau, lesquels « ne sont pas équipés pour filtrer ces particules », soulignent les quatre États.

La Haye est particulièrement inquiète, puisque les fruits de mer, et donc les moules produites aux Pays-Bas, pourraient être contaminés par les micro-plastiques.


Les Pays-Bas, l'Autriche, la Belgique et la Suède admettent que la source de la contamination n'a pas encore été déterminée avec certitude par les scientifiques, mais estiment que l'on en sait suffisamment à ce stade pour agir.

Certains fabricants de cosmétiques ont déjà promis de ne plus utiliser de micro-plastiques dans leurs produits exfoliants. En décembre 2012, la multinationale néerlandaise Unilever a ainsi annoncé qu'il n'y aurait plus de micro-plastiques dans ses produits de soins d'ici 2015.

(...)

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Insolite. De la coquille d'huître dans l'imprimante !

Une entreprise familiale installée à Cléguer travaille avec un labo de recherche de l'UBS. Il expérimente un fil pour imprimante conçu à base de poudre de coquilles d'huîtres fabriquée à Cléguer.

Source : Ouest France par Sophie Maréchal

Elle ne paie pas de mine. La petite entreprise familiale a pourtant de la ressource. Installée à Cléguer, l'usine de Kervellerin produit de la poudre de coquilles d'huîtres. Celle-ci entre dans la composition de cosmétiques, d'aliments pour animaux, de peinture pour les routes et tout récemment dans une imprimante.

Martine Le Lu, gérante de l'usine de Kervellerin, travaille avec le LimatB, laboratoire d'ingénierie des matériaux de Bretagne depuis 2011. Il expérimente un nouveau fil pour imprimante 3D conçu justement à partir de la poudre de coquilles d'huîtres (procédé Ostrécal) fabriquée à Cléguer. Pour imprimer plus écolo.

Pharmacienne de formation, Martine Le Lu voit d'un bon oeil cette collaboration qui tend vers une économie circulaire limitant fortement la consommation et le gaspillage de matières premières.

4 000 tonnes de coquilles par an

(...)

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Ostréiculture, l'activité économique emblématique de la région Poitou-Charentes


Cliquer Ici pour accéder au sondage de Sud Ouest, Nouvelle République et Centre Presse

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 16 Décembre 2014

L'huître du Médoc bientôt sur vos tables de fêtes


Reportage de Jean-François Géa et Thierry Julien.

Depuis le mois de septembre, huit ostréiculteurs ont eu l'autorisation préfectorale de reprendre l'activité historique dans les marais salants du Médoc. Pour l'instant, ils se procurent les naissains dans le Bassin d'Arcachon et affinent, ensuite, ces huîtres dans les eaux de la Gironde.

Source : France 3 Aquitaine par CB

Dans le Médoc, c'est un retour sur un passé historique. Déjà au 19ème et 20ème siècle, de nombreuses familles vivaient de l'ostréiculture et on dispose de données historique remontant à l'époque romaine en bordure d'estuaire.

mercredi 3 décembre 2014

Coquille Saint-Jacques. Science et Gastronomie au chevet de Pecten maximus...

Ancien titre : Science et Gastronomie au chevet de la Coquille Saint-Jacques...

Comprendre et apprécier l'authentique coquille Saint-jacques "Pecten maximus", la pêcherie la plus importante pour les pêcheurs français de l'Atlantique et de la Manche...

Campagne 2014-2015

Cliquer ici pour suivre l'actualité de la coquille saint-jacques "Pecten maximus", cette actualité qui remonte des différentes pêcheries de l'Atlantique et de la Manche : Cours en criée, prix sur les étals, production, humeur des pêcheurs... 

La coquille Saint Jacques, de la Science à l’Assiette, une conférence ouverte à tous...

Jeudi 4 décembre, à 18 h, au lycée hôtelier Bossuet à Lannion

La conférence proposera un parcours sélectif au cœur de l’histoire naturelle de la coquille Saint-Jacques, insistera sur l’apport exceptionnel de cette espèce à la connaissance du milieu marin, envisagera le futur et alimentera un dialogue Sciences/Gastronomie original.

Animée par Yves-Marie Paulet, l'un des grands spécialistes mondiaux de la coquille, professeur à l'Université de Brest (UBO) et directeur de l’Institut Universitaire Européen de la Mer.

Au départ, une conférence scientifique, gratuite pour vous mettre l'eau à la bouche, avant de partir dans une découverte gastronomique tout en "déclinaisons autour de la Saint Jacques"...

Dégustation-découverte préparée par les étudiants du lycée hôtelier Bossuet à Lannion... Au menu : 7 préparations à base de coquille, dont une sucrée pour le dessert, et trois verres de vin en accompagnement. Pour cette phase gourmande, il faut s'inscrire au 02 96 46 26 00 ou par mail contact@saintjosephlannion.fr. 15 €, boissons comprises.

Comment ouvrir et cuisiner simplement les saint-jacques

Les conseils de David, poissonnier à la Nouvelle Vague à Saint-Malo


Pour l'ouvrir, pas de panique. Il suffit de se servir d'un couteau à lame épaisse. On racle la partie plate de la coquille. Avec le pouce, bloquer la noix. Il faut impérativement retirer la partie noire, puis les barbes. Ces dernières peuvent être cuisinées dans une sauce, par exemple.

Pour les cuisiner, le plus simple est de les faire revenir dans une poêle, dans du beurre, à feu bien vif. 40 secondes de chaque côté. Ou bien crues en carpaccio : les couper en fines lamelles ou en petits dés, assaisonner de sel, de poivre et de 2 à 3 gouttes d'huile de truffe. Source : Ouest France
    
Peu d’espèces marines bénéficient d’une telle audience ! Histoire, Pêche et Aquaculture, Innovation, Gastronomie, Ecologie et Recherche Scientifique, la coquille Saint-Jacques est au cœur d’intérêts multiples et souvent partagés de la part de communautés humaines dont elle est un point de ralliement emblématique.

Espèce pionnière dès les années cinquante pour une approche raisonnée de l’exploitation par pêche, elle est encore aujourd’hui le modèle unique d’une aquaculture extensive diversifiée rêvée par les scientifiques des années soixante-dix. Connaître et comprendre pour mieux en assurer la production furent les motivations de recherches multiples lancées en France et à l’international. Au bilan, la Coquille Saint-Jacques s’est ainsi retrouvée être l’une des espèces marines la mieux connue des côtes européennes, et à ce titre est devenue un modèle particulièrement adaptée aux études de bio-écologie, et aussi depuis une vingtaine d’années le support de très nombreux travaux sur l’évolution du fonctionnement des écosystèmes côtiers en lien avec les changements globaux ou plus locaux. (Source : ArmorScience)

Les pêcheries françaises offrent la meilleure des coquilles, la Saint-Jacques fraîche et entière (*)


(*) Gisements ouverts au 1 décembre 2014 : baie de Seine, baie de Saint-Brieuc, baie de Granville, baie de Saint-Malo et baie de Quiberon... à partir du 8 décembre : Les Glénan... Gisements non ouverts : rade de Brest (fermeture à cause des algues toxiques) et Pertuis charentais (fermeture par manque de production suite aux mortalités printanières des coquillages dans le pertuis breton : Mortalité des moules : Nouvelles pathologies "inconnues" ?)

Nb : Dans le tableau ci-dessus, ne sont indiquées que les criées importantes... "Saint-Brieuc" regroupe 3 criées : Loguivy / Erquy / Saint-Quay-Portrieux... A noter qu'une part importante de la production de saint-jacques ne passe pas en criée...

Cliquer Ici pour connaitre les cours du jour en criée de Dieppe et Fécamp

Autres articles :

Pour aller plus loin...