mercredi 25 juin 2014

Yan Giron analyse la campagne de WWF Australie sur la protection des requins

Yan Giron nous explique que cette affiche de la dernière campagne de WWF Australie sur la protection des requins, dépasse le cadre de cette campagne... C'est une affiche de propagande ! 

En apparence on comprend que l'objectif est de montrer que c'est la consommation de soupes de requins asiatiques qui tire le commerce et la pratique de la découpe d'ailerons de requins. Mais cette illustration adresse en fait un autre sujet de part son slogan "STOP ONE. STOP THEM ALL". Où bien entendu on parle des consommateurs chinois, mais surtout des Chinois tout court. Le renouveau du péril jaune.

Ce slogan parle en fait plus aux opinions publiques australiennes dans un contexte de tensions sur la mer de Chine du Sud, dans celui d'un sommet 2014 Shangri-La sur la sécurité dans la sous-région qui a été très tendu entre les USA et la Chine, dans un contexte de consolidation du pivot américain Asie Pacifique qui s'appuie sur les deux axes détroit de Malacca et Australie/Guam, et enfin dans un contexte australien d'attaques requins et d'affrontement entre les ONGe ultra anti pêche requins et un gouvernement qui essaye de gérer le risque requins.

Regardons de plus près les messages graphiques associés à cette affiche. Les Européens qui sont  familiarisés avec l'Asie du Sud Est reconnaîtront des pêcheurs issus de l'Asie du Sud, du Sud-Est et de la bordure Pacifique (peau plus foncée), c'est-à-dire Philippins, Indonésiens, Malais, esclaves de la domination historique chinoise, pauvres, et tueurs à gages que l'on recrute pour une bouchée de pain, vecteur d'insécurité dans les mégapoles de l'Asie du Sud Est et les lieux touristiques fréquentés par les nantis de la sous-région. Avec du sang jusqu'aux coudes et victimes de leurs conditions, voire esclaves embarqués.

samedi 21 juin 2014

Poissons : histoires de pêcheurs, de cuisiniers et autres.

Un beau pavé dans la mer des idées reçues

Au plaisir des yeux et des sens

Poissons : histoires de pêcheurs, de cuisiniers et autres.

Elisabeth Tempier

Editions Libre et Solidaire, Paris, 2014, 280 p.

Un beau pavé dans la mer des idées reçues

Ils sont magnifiques, les flamants roses, et on se réjouit de l’augmentation de leur nombre, c’est bon pour le touriste. Pourtant « les flamants roses sont une catastrophe, car ils sont un indicateur de déséquilibre du lieu ». « Plus il y a de flamants roses, plus le milieu est pauvre ». C’est compliqué, la biodiversité… Le livre d’Elizabeth Tempier fourmille de perles de ce genre qui bousculent à chaque page les idées reçues. Ce sont parfois des analyses de scientifiques mais le plus souvent des remarques de pêcheurs qui, au jour le jour, voient la mer et ses ressources se modifier. Elisabeth Tempier sait écouter les pêcheurs, elle aime particulièrement ses proches amis, les pêcheurs du Var, qu’elle voit de sa fenêtre partir en mer, quand le temps le permet. Elle est aussi secrétaire de la Prudhomie de Sanary, où elle est en permanence aux côtés des pêcheurs pour les accompagner et parfois les suivre en mer. Elle retranscrit la langue savoureuse des pêcheurs et peut ainsi rendre compte de leur immense savoir, de leur connaissance très fine du comportement des poissons, de l’évolution des ressources et du milieu. On mesure aussi la précision et la complexité de leurs techniques de pêche. Si l’essentiel des témoignages sont liés à l’expérience méditerranéenne des prudhomies, l’auteure a également su tirer parti de ses multiples contacts et voyages, en particulier en Bretagne. Il faut lire l’histoire du bar et du lançon, racontée par Robert Bouguéon, l’ancien président du Comité des pêches du Guilvinec, puis du Finistère, pour comprendre comment deux jeunes pêcheurs ont bouleversé les habitudes des bars et mis en péril leur pêche à la ligne.

Une remise en cause radicale des modes de gestion dominants

De son petit port de Sanary, animé par le va-et-vient d’une dizaine de bateaux, Elisabeth Tempier a posé les bases d’une remise en cause radicale des approches dominantes de la gestion des pêches, celle des scientifiques, comme celle des ONG environnementalistes. Les Scientifiques privilégient la gestion basée sur les quotas. Si elle est adaptée à des pêcheries monospécifiques, elle ne l’est guère pour toutes les pêcheries multispécifiques, dominantes en Atlantique, comme en Méditerranée. Sur le modèle des prudhomies, qu’elle a contribué à faire connaître et à valoriser, elle constate qu’une approche territoriale des pêches est plus adaptée à la diversité des écosystèmes mais aussi aux systèmes complexes qui tissent des liens entre les ressources, les milieux, les marchés, les organisations sociales et territoriales. L’uniformité des modes de gestion prônée par l’Europe est une catastrophe qui se traduit par des iniquités, des contraintes inouïes et souvent des mesures imbéciles. La dernière en date est l’interdiction totale des derniers filets dérivants qui condamne à la disparition des pêcheries séculaires. Tout récemment, des représentants de prudhomies viennent d’ailleurs de demander de sortir totalement du système de gestion européen pendant quelques années, pour tester la validité de leur gestion collective. Un mouvement de révolte contre les iniquités et les absurdités de la gestion autoritaire qui devrait faire école.


jeudi 19 juin 2014

Revue de presse 2014 (5) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...


Mortalité des huîtres 2014

Ifremer. La campagne RESCO 2014 est lancée

Les différents lots sentinelles ont été déployés sur l'ensemble des sites-ateliers pour la nouvelle campagne RESCO 2014.
Source : Ifremer - Observatoire conchylicole

Bulletin n°1 du 19 mai 2014 : Ifremer - Resco
Bulletin n°2 du 28 mai 2014 : Ifremer - Resco

Ostrea.org et ses forums

Mortalités des huîtres : Constatations et Achat/vente de naissain

13 mai. C'est parti sur les coupelles à Fouras...
14 mai. Premières mortalités sur triplo dans le Golfe
15 mai. Mortalité en Rade de Brest sur naissain naturel


Cliquer Ici pour la suite de la revue de presse aquacole : juillet 2014

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Actualités aquacoles de Juin 2014

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 30 Juin 2014

Exposition "Gestes des pertuis"

Exposition "Gestes des pertuis" - crédit Yves Ronzier - Graphisme : Atelier Malax - Communauté de communes de l’île d’Oléron

Du 14 juin 2014 au 11 janvier 2015

Le Musée de l’île d’Oléron

Photographies du patrimoine et des activités maritimes du Pays Marennes Oléron par Yves Ronzier, photographe de mer.

Façonnant le territoire dans lequel elles s’inscrivent, lui conférant une spécificité et un caractère unique, les activités professionnelles locales de l’ostréiculture, la mytiliculture, la pêche en mer, la pêche à pied ou l’aquaculture sont aujourd’hui confrontées à une méconnaissance des pratiques de travail qui ont évolué et à un déficit d’image...

Fort de ce constat, une démarche collective de valorisation du patrimoine et des activités maritimes a été engagée sur le Pays Marennes Oléron à la demande des organisations professionnelles locales de la pêche et des cultures marines, afin de créer et valoriser une base de données photographiques, audiovisuelles et de témoignages...

L’exposition, mettant en exergue la réalité qu’offrent ces métiers de la mer, est une des déclinaisons de ce projet collectif. Le parti pris est de donner toute son importance à l’humain (gestes, organisation, outils de travail, savoir-faire…) en ciblant la réinvention permanente du travail par l’homme dans son environnement.

vendredi 13 juin 2014

News de la pêche dans le monde : Afrique, Asie, Amérique et Océanie


News de la pêche dans le monde  : Afrique, Asie, Amérique et Océanie 

2e trimestre 2014 : Avril / Mai / Juin 2014

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
  
Cliquer Ici pour la suite de la revue de presse : Juillet / Août / Septembre 2014

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 2 juillet 2014

La croissance bleue – Exploiter le potentiel des mers et des océans


Il est temps de changer radicalement notre gestion des océans

02 Jul 2014 - Aujourd’hui, le secteur des pêches héberge une industrie multimilliardaire d’une importance cruciale, comme source de nourriture, d’emplois, d’échanges commerciaux, de bien-être économique et de loisirs. Source : FAO

Qu’est-ce que la croissance bleue?

Le  concept d’"économie bleue",  apparu à la Conférence Rio+20 de 2012, privilégie la conservation et la gestion durable, en partant du principe que des écosystèmes marins sains sont plus productifs et représentent le seul moyen de garantir la durabilité des économies basées sur la mer.

Afin de soutenir le passage à cette nouvelle approche, la FAO a mis en place une Initiative Croissance bleue, par laquelle elle aidera les pays à élaborer et à mettre en œuvre une économie bleue et des agendas de croissance.

Pourquoi la croissance bleue?

La croissance bleue cherche à tirer un plus grand parti du potentiel des océans, des mers et des côtes pour :
  • éliminer les subventions des pêches qui sont néfastes et contribuent à la surpêche, et les remplacer par des mesures incitatives visant à améliorer la conservation, à assurer la durabilité des pêches et à mettre fin à la pêche illégale, non déclarée et non réglementée;
  • développer les secteurs à fort potentiel d’emplois durables tels que l’aquaculture, le tourisme et la biotechnologie marine;
  • assurer des mesures personnalisées propres à favoriser la coopération entre les pays;
  • faciliter l'élaboration de politiques, l'investissement et l'innovation au profit de la sécurité alimentaire, de la réduction de la pauvreté et de la gestion durable des ressources aquatiques.

Comment sera-t-elle mise en œuvre ?
  1. Aquaculture – Elevage responsable de poissons, coquillages et plantes marines.
  2. Biotechnologie bleue – Exploration de la biodiversité marine qui pourrait nous  permettre de développer de nouvelles enzymes pharmaceutiques ou industrielles capables de résister à des conditions extrêmes et très prisées sur le plan économique. 
  3. Tourisme côtier et maritime –  Elaboration et mise en œuvre de plans d’aménagement de l’espace maritime et de stratégies de gestion côtière.
  4. Ressources minérales – Offre d’incitations économiques pour explorer les ressources minérales des fonds marins.
  5. Energie bleue – Exploitation des énergies renouvelables offshore de nouvelle génération pour leur potentiel, en termes de création d’emplois et de sécurité énergétique.

-------------------------------------

Plaidoyer pour l'économie bleue, par Pascal Lamy



La haute mer doit être déclarée zone protégée pour pouvoir se régénérer : c'est l'appel que lance l'ancien patron de l'OMC avec la Global Ocean Commission, qui vient de rendre son rapport.

Source : Le Point - par Pascal Lamy

Des millions de vacanciers dans l'hémisphère Nord se préparent à profiter de la mer lors de leur repos estival. Sans réaliser qu'ils seront au bord d'un univers en danger.

mercredi 11 juin 2014

Commission Océan Mondial. Haute Mer : Terrorisme et Surpêche sans frontières

Article publié le 13 févier 2013...

Depuis... La Commission Océan Mondial propose d'interdire la pêche en haute mer (au delà des 200 milles marins). Ciblée... La pêcherie de thon tropical !

Haute Mer. Terrorisme et Surpêche sans frontières

Quand François Hollande part en guerre dans le Sahara malien... C’est pour arrêter la progression du terrorisme. « Les terroristes doivent savoir que la France sera toujours là lorsqu’il s’agit non pas de ses intérêts fondamentaux mais des droits d’une population, celle du Mali, qui veut vivre libre et dans la démocratie. » (1)

Quand d'anciens membres de gouvernement comme l'ex-ministre des Affaires étrangères britannique David Miliband, créent la commission internationale sur les océans le 12 février 2013.... C’est pour travailler sur une réforme du droit de la mer et lutter contre la surpêche en haute mer...

Pourquoi lier ces deux évènements me direz-vous ?


Le Sahara et la haute mer se ressemblent ; ils sont classés dans les « déserts biologiques ». Pauvres en vie mais potentiellement riches en ressources minérales et énergétiques,... Bien sur, la vie émerge deci delà sous la forme d’oasis ou de fumerolles. (2)


samedi 7 juin 2014

Mortalités des moules : Nouvelles pathologies « inconnues »?

Les mortalités mytilicoles sont-elles de nouvelles pathologies « inconnues »?

Pas vraiment mais elles représentent un risque différent !

Jean-François Le Bitoux, Vétérinaire en aquaculture

Billet n°11

Manifestation des éleveurs de moules de la baie de l'Aiguillon en avril 2014 (photo Ouest France)

Cliquer Ici pour accéder à la revue de presse "Mortalité des moules 2014 dans les pertuis charentais"

Cliquer Ici pour accéder à la revue de presse ANNEE 2015

Cliquer Ici pour accéder à la revue de presse sur la production de moules (dont moules de bouchot)

Ce 3 juin 2014, on dispose encore de peu d’éléments « officiels » pour analyser les mortalités mytilicoles récentes. Le journaliste Philippe Baroux a rencontré récemment les partis concernés et ce qu’il nous apporte « C’est du lourd » : tout y est ou presque ! (Journal le Sud-Ouest du 05/04/2014 et 13/04/2014). Ces informations – relayées par l’auteur de ce blog, sinon je passais à côté - sont suffisantes pour faire une hypothèse de travail en accord avec mon expérience du terrain. Cette hypothèse de travail ne nait pas de cette unique source d'informations mais prend forme parce que j’ai vécu des mortalités similaires et que j’ai pu les étudier de manière approfondie à différentes échelles. De ces conclusions, des techniques d’intervention peuvent découler en temps utile selon la demande, mais ce sera une autre histoire.

Face à ce nouveau coup du sort qui affecte la Profession, j’ai été stupéfié de la position de la Recherche. Sa réponse à ces nouvelles catastrophes écologique, économique et sociale est un appel désespéré à l’Administration (Cultures Marines n°276) ! « La crise nécessite un outil administratif d’urgence ». Après plus d’un siècle de mortalités conchylicoles le long des côtes françaises, on peut penser que si l’Administration avait une solution, elle l’aurait déjà mise en œuvre ! C’est sans doute une illustration d’une note de l’anthropologue économiste Paul Jorion : dans les domaines des petits métiers de la mer « l’Etat a laissé s’installer une situation dont, en fait, il tire profit » (Les pêcheurs d’Houat p. 156).

Au cours du mois de mars 2014, les mytiliculteurs de la Baie de l'Aiguillon / Pertuis breton ont perdu près de 10 000 tonnes de moules en élevage sur filières ou bouchots des côtes vendéennes et charentaises... 10.000 tonnes de moules, soit 20 millions d'euros de pertes, 70 entreprises impactées et 300 emplois directs... 10.000 tonnes de moules, c'est 1/6 de la production mytilicole de la France...

Quelques mots pour souligner l’inutilité d’aller chercher des excuses du côté du réchauffement de la planète ou de l’acidification des océans. Ces paramètres auront un impact océanique à terme mais ce ne sont pas des paramètres locaux majeurs. Il existe déjà des impacts qu’on ne peut nier : l’huître s’est installée dans des pays nordiques en quelques années où elle est considérée comme une espèce invasive. En France, elle progresse aussi hors des sites de cultures. C’est un paradoxe intéressant ; si les pathogènes se promenaient en mer de manière agressive, ne devraient- ils pas aussi affecter ces populations ? Peut-être faut-il creuser cette hypothèse et chercher des liens avec des mortalités conchylicoles sauvages ? Pour autant au niveau local ce réchauffement peut devenir un avantage à gérer.

Les dernières nouvelles d’AquaBlog et du journal Sud-Ouest annoncent : Après l'herpès de l'huître, le Vibrio de la moule... (29 Mai 2014 ). L’apparition d’une « nouvelle bactérie tueuse » risque de détourner l’attention. La vie des aquaculteurs de crevettes de Nouvelle-Calédonie fut perturbée pendant plus de 20 ans par une vibriose d’été, puis une vibriose d’hiver. Tout le monde a perdu son temps à chercher à contrer cette bactérie alors qu’il fallait apprendre à vivre avec elle. Ils avaient tout pour créer une industrie moderne et performante et j’ignore s’ils ont su adapter leur zootechnie. Des collègues américains viennent de « repartir en guerre » contre un autre Vibrio dans les élevages de crevettes asiatiques. Encore une perte de temps pour les éleveurs. Ce Vibrio et tous les autres font partie de symptômes créés par les conditions changeantes. Ils contribuent forcément aux mortalités induites mais ils n’en sont pas la cause originelle. Transporté avec des animaux malades, un tel Vibrio opportuniste peut devenir le paramètre déclenchant de mortalités dans un écosystème affaibli mais il ne fait que révéler des faiblesses locales encore inconnues. Certains ostréiculteurs qui circulent d’un bassin à un autre le constatent à leurs dépens et parfois aux dépens de tous ! En mytiliculture, en ostréiculture comme en crevetticulture, en écosystème aquatique, le risque pathologique nait d’abord et avant tout de conditions environnementales dégradées et des stress subis par les animaux. Tout progrès zootechnique implique de compenser cette usure naturelle !

mardi 3 juin 2014

Les méthodes de travail de la Recherche

Impossible de faire court, il y a trop de fondamentaux en question. Une des difficultés majeures de la méthode cartésienne est de découper la réalité en pièces de puzzle puis d’oublier les liens qui construisent et font fonctionner le puzzle. Cette méthode se révèle insuffisante quand le puzzle évolue vers un fonctionnement pathologique et qu’il faut le remettre en état physiologique : il faut en respecter toutes les pièces et les reformater pour qu’elles fonctionnent normalement à nouveau.

Jean-François Le Bitoux

Billet n°10 - le 3 juin 2014

D’abord un point de la situation

Nous nous étions lancés un défi : Résoudre en 2014 les mortalités ostréicoles, Chiche ? Mais nous comptions sur une aide, sur l’aide de lecteurs pour y parvenir. Pourquoi si peu de retour, de besoin ou de volonté de discussion, si peu de témoignages et si peu de questions ? Cette rubrique serait-elle un coup d’épée dans l’eau, alors que la profession vient de prendre une nouvelle claque ? Au moment où je rédige ce billet, les mortalités mytilicoles du printemps restent officiellement inexpliquées mais un « Vibrio splendidus » pourrait être mis en cause. Autant de nouvelles questions dérangeantes pour tous les « scientifiques » de la terre, celui qui dit l’être, le Chercheur, celui qui utilise une cohérence quotidienne plus expérimentale, le Professionnel, et ceux qui cherchent d’autres cohérences dans leurs cultures de référence, le Politique et l’Administrateur. Ces derniers ne cherchent pas à résoudre les pathologies en cours ; ils aimeraient que les différents codes juridiques qui structurent et régulent la société française depuis deux ou trois siècles, s’imposent aux lois de la physicochimie jeunes de quelques milliards d’années et toujours identiques. Ils font donc des expérimentations à l’échelle nationale sans même chercher à résoudre ces difficultés à l’échelle locale – ce qui semble scientifiquement raisonnables. Une expression utilisée lors du débat sur les marées vertes reste d’actualité : « On attendait un médecin, on a vu arriver la gendarmerie » !

Comment est-il possible de rester si ignorant après plus d’un siècle de « travaux scientifiques » en France et dans le monde ? Et si c’était réellement un aveuglement partagé ? Existe-t-il une « guerre culturelle » entre les trois partis concernés ? - comme le conclut Christine Keiner (The oyster question, 2009) après enquête sur les échecs de politique ostréicole en baie du Chesapeake, haut lieu historique de l’ostréiculture aux USA. Compte-tenu de mes quarante ans de succès et d’échec en aquaculture marine de crevettes, en France et ailleurs, je souscris à cette hypothèse de travail. C’est une manière de dire que les solutions bien qu’écologiques et économiques, ne seront pas mises en œuvre si le débat n’est pas technique mais culturel. Mais j’espère me tromper ! A moins que la situation ne se dégrade plus encore et que ce bel équilibre soit menacé ? Par exemple que des proliférations d’algues rouges, bleues vertes, etc. asphyxient un peu plus notre quotidien comme le font les pics de pollutions de l’air ? Car ces symptômes expriment aussi des pathologies émergentes d’origine environnementale similaires à celles qui ont traversé toutes les productions agricoles. Les solutions y seront donc similaires et elles sont basées sur une amélioration quantifiable les conditions sanitaires localement.

La Science au secours du « Progrès » : une question devenue provocatrice ?

lundi 2 juin 2014

Actualité de la pêche en Europe et France 2014 (2e trimestre)


Revue de presse en France et Europe

Avril / Mai / Juin 2014


Suite de la revue de presse en 2014 : Juillet / Août / Septembre 2014

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

L’Italie prend la présidence de l’Union Européenne, le 1 juillet


« Une Europe seulement capable de dicter comment les pêcheurs doivent pêcher le thon ou l’espadon, mais, qui quand la mer est pleine de cadavres, préfère regarder ailleurs, une Europe comme celle-ci ne peut pas se prétendre une Europe des valeurs humaines ».

Europe : la présidence italienne pariera sur la croissance

Alors que l’Italie doit prendre la présidence de l’UE le 1er juillet, le Premier ministre italien Matteo Renzi a tenu un long discours au Parlement sur sa vision de l’Europe, une Europe qui doit retrouver une communauté de valeurs si elle veut la relance. Il a préconisé un changement de cap ambitieux, à atteindre en mille jours, mettant en avant la situation de son propre pays.



Source : Euronews

“Dans les mille jours à venir, nous allons montrer un pays qui a été capable de réaliser les mêmes réformes que d’autres pays ont menées, comme l’Allemagne après 2003. Et, si nous faisons les réformes, ce n’est pas parce que quelqu’un de l’extérieur nous l’a dicté. Nous le faisons parce que nous sommes conscients que nous devons le faire”.

Pour Matteo Renzi, les politiques d’austérité ne peuvent garantir la stabilité financière face au chômage et à la stagnation économique. Il a prôné la relance de la croissance, réclamant plus de souplesse dans l’interprétation des traités européens. Tout en assurant que l’Italie n’entendait pas violer les règles du pacte de stabilité : “c’est tout de même drôle : pour certains, parler de croissance signifie violer le traité. Ceux qui violent vraiment le traité sont ceux qui ne parlent que de stabilité. Si nous ne réduisons pas le nombre de chômeurs, si nous ne retrouvons pas notre capacité à créer de la croissance, nous ne gagnerons aucune stabilité”.

Matteo Renzi a évoqué par ailleurs le problème de l’immigration clandestine. Un des enjeux majeurs pour Rome qui appelle à davantage de solidarité européenne pour faire face au problème.

“Une Europe seulement capable de dicter comment les pêcheurs doivent pêcher le thon ou l’espadon, mais, qui quand la mer est pleine de cadavres, préfère regarder ailleurs, une Europe comme celle-ci ne peut pas se prétendre une Europe des valeurs humaines” a-t-il martelé....

Le logo du Semestre de Présidence italienne 2014

Une hirondelle stylisée aux couleurs de l’Europe et de l’Italie est le logo lauréat du concours «La mia Europa è …»

La présentation du logo du Semestre de Présidence italienne du Conseil de l’Union européenne

Le logo du Semestre de Présidence italienne du Conseil de l’Union européenne est une hirondelle stylisée aux couleurs de l’Europe et de l’Italie. Pour les jeunes du Liceo Artistico Design e Tecnico Grafico ISIS-IPSIA «Giuseppe Meroni» de Lissone, de la province de Monza – en Lombardie –, qui l’ont réalisée, cette œuvre symbolise le voyage, l’espoir et la liberté. Les étudiants lauréats du concours «La mia Europa è …», organisé pour choisir le logo officiel du Semestre, ont décidé de ne retenir que les trois éléments les plus importants : le bec, tourné vers le ciel, symbolisant la volonté de viser au plus haut ; les ailes, qui symbolisent l’orientation et la protection ; et la queue, qui distingue l’hirondelle des autres oiseaux et symbolise la diversité exprimée par la devise de l’Union européenne «Unie dans la diversité».

Le programme du Trio de Présidences en ligne

Du 1er juillet 2014 au 31 décembre 2015 le Trio de Présidences est formé par l’Italie, la Lettonie et le Luxembourg

Les États membres qui exercent la Présidence semestrielle collaborent étroitement par groupes de trois, appelés «Trio». Ce système a été introduit par le Traité de Lisbonne en 2009 : le Trio fixe des objectifs à long terme et élabore un programme commun définissant les thèmes et les grandes questions qui seront traitées par le Conseil au cours d’une période de dix-huit mois. Sur la base de ce programme, chacun des trois États rédige un programme semestriel plus détaillé. Du 1er juillet 2014 au 31 décembre 2015 le Trio de Présidences sera formé par l’Italie, la Lettonie et le Luxembourg.

Cliquer Ici pour accéder au programme

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 28 Juin 2014

Pêche. La marque Pavillon France rénove ses navires


La jeune marque collective Pavillon France développe un plan de modernisation de 160 bateaux de pêche vendéens.

Source : Ouest France par Patrick Guyomard - Les Sables-d'Olonne - 27 Juin

Les couleurs de Pavillon France hissées sur les navires de pêche. Une nouvelle étape dans le développement de la marque collective, initiée par l'association interprofessionnelle France Filière pêche. Elle regroupe pêcheurs, mareyeurs, grossistes et distributeurs. Le fonds de commerce depuis bientôt trois ans : la promotion des produits de la pêche 100 % français....

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Dans le marin du 27 juin 2014, Les stocks de l'Atlantique vont mieux, pas ceux de Méditerranée


D’année en année, le nombre de stocks de poisson exploités au taux garantissant le rendement maximal durable (RMD) s’accroît.

C’est le principal élément qui ressort de la communication de la Commission européenne introduisant la consultation sur les possibilités de pêche pour 2015, diffusée le jeudi 26 juin. Une communication qui est la première étape du marathon sur les Tac et quotas.

Il y avait en effet seulement 2 stocks au RMD en 2007, 25 en 2013 et 27 cette année.

L’organisation environnementaliste Pew préfère cependant souligner le fait que, « entre 2013 et 2014, la proportion des stocks surpêchés est passée de 39 à 41 % » (19 sur 46 en 2014, au lieu de 16 sur 41 en 2013). Mais, en 2005, la même proportion était de 94 % (32 sur 34).