samedi 23 février 2013

Union Européenne : La Pêche sacrifiée sur l’autel des accords de libre échange ?


Union Européenne : La Pêche sacrifiée sur l’autel des accords de libre échange ?

Accord de Libre Echange ou ALE, c’est le credo de M. Karel De Gucht, Commissaire européen au commerce. Credo mis en forme dans un document publié le 9 novembre 2010 sous le titre de « Commerce, croissance et affaires mondiales ». Ce document qui trace la politique commerciale de l’Union Européenne jusqu’en 2020, est un véritable hymne à l’ultralibéralisme…

Le postulat : La suppression des barrières douanières dans le cadre des accords de libre échange avec tous les partenaires économiques de l’UE va apporter croissance économique, bien-être aux consommateurs et emploi.

« Le triple avantage d’une ouverture du commerce :
  1. Croissance économique : Si nous parvenons à finaliser toutes les négociations en cours (cycle de Doha et accords bilatéraux) et à accomplir de nouveaux progrès significatifs dans nos relations avec nos partenaires stratégiques, nous gagnerons un point de PIB dans l’UE d’ici à 2020.
  2. Avantages pour le consommateur : La plus grande variété de biens et services permettra au consommateur moyen européen d’économiser environ 600 euros par an, en sus des gains découlant d’une baisse des prix.
  3. Effets sur le marché du travail : Il est généralement convenu que l’intégration de l’UE dans l’économie mondiale par un renforcement du commerce génère des emplois plus nombreux et mieux payés. Plus de 36 millions d’emplois en Europe dépendent, directement ou indirectement, de notre capacité à faire du commerce avec le reste du monde. Les entreprises à participation majoritaire japonaise et américaine emploient à elles seules plus de 4,6 millions de personnes dans l’UE. »

Que restera-t-il de la filière pêche dans l’Union Européenne en 2020 ?

En appliquant cette politique de libre échange, il ne restera probablement que des grands Hub pour les produits de la mer à l'image des Hub mis en place par les compagnies aériennes. Ces pôles de regroupement des produits halieutiques qui réceptionneront des marchandises des 5 océans, commencent à émerger un peu partout dans le monde et dans l'Union Européenne. En France, Boulogne - Capécure avec son puissant lobby « Négociants / Transformateurs » en est l'illustration. C'est en effet à Boulogne qu'Alain Cadec, eurodéputé et vice-président de la commission pêche au Parlement européen, s'est exclamé en désespoir de cause : « Si on veut tuer la pêche sur l'autel de l'ultralibéralisme européen, qu'on nous le dise ! » (La Voix du Nord du 20 novembre 2010)

Philippe Favrelière (article publié la 1e fois en 24 novembre 2010) (1010)

Consultation publique pour l'accord de libre-échange entre l'UE et les USA : Nicole BRICQ, ministre du Commerce extérieur, lance une consultation publique pour que tous les acteurs français concernés par la perspective d’un accord de libre-échange complet et approfondi entre l’Union européenne et les États-Unis puissent faire part de leur opinion. Cette consultation, suivie d’une réunion d’échanges et de restitution, donnera lieu à l’adoption des grandes lignes directrices qui guideront la position française. Cette consultation est ouverte jusqu'au 1er mars 2013. Source : Concertation UE-États-Unis

Consultation publique sachant que la Commission européenne peut déjà compter sur le Parlement européen et l'Industrie alimentaire (Food Drink Europe)


 Autres articles :

Pour aller plus loin.....

Point de vue...

Vandana Shiva : « Le libre-échange, c’est la dictature des entreprises »

Souveraineté populaire

Source : Bastamag par Agnès Rousseaux, Nadia Djabali (4 juillet 2011)

Écrivain, physicienne, prix Nobel alternatif, la militante écologiste indienne Vandana Shiva est une résistante infatigable contre les entreprises qui pillent son pays, comme Monsanto. Elle pose un regard lucide sur les enjeux de la période : crise écologique, financière, protectionnisme, risque nucléaire, OGM... Quelle civilisation sommes-nous en train de construire ? Comment redonner du pouvoir aux citoyens face aux multinationales ? Comment construire de réelles alternatives globales ? Entretien.

Basta ! : Les combats que vous menez sont liés à la souveraineté – alimentaire, sur les terres, l’eau, les semences. Qu’est-ce que la souveraineté ? En quoi est-ce un enjeu majeur du 21e siècle ?

Vandana Shiva : La redéfinition de la notion de « souveraineté » sera le grand défi de l’ère post-globalisation. La mondialisation était fondée sur l’ancienne notion de souveraineté, celle des États-nations héritée de la souveraineté des monarques et des rois. La nouvelle notion de souveraineté est le fondement de la résistance à la mondialisation. Cette résistance se traduit par le slogan : « Le monde n’est pas une marchandise.  » Actuellement, les Grecs disent : « Notre terre n’est pas à vendre, nos biens ne sont pas à vendre, nos vies ne sont pas à vendre. » Qui parle ? Les peuples. Revendiquer la souveraineté des peuples est la première étape de la souveraineté alimentaire, de l’eau ou des semences. Mais il y a une seconde partie : les peuples revendiquent le droit de protéger la Terre, et non celui d’abuser d’elle comme d’autres la maltraitent. Ainsi la souveraineté des terres, des semences, des rivières rejoint la souveraineté des peuples. Avec la responsabilité de protéger ce cadeau de la Terre et de le partager équitablement.

Pour garantir cette souveraineté, faut-il fermer davantage les frontières ?

mercredi 20 février 2013

Les subventions à la pêche sont-elles menacées ?


Le petit pêcheur à son cormoran : "Le maître a dit que si je recevais des aides, tu allais disparaître !" (Dicton chinois sur la biodiversité)

Les subventions à la pêche, à l’agriculture, aux transports sont-elles menacées ?

Plusieurs textes internationaux prônent la suppression des « subventions nuisibles à l’environnement ». La France a donc commencé un délicat travail de recensement de ces aides… Un groupe de travail, présidé par Guillaume Sainteny, maître de conférences à Polytechnique, a planché sur le sujet à l’initiative du ministère de l’écologie en 2010/11 et il a rendu son rapport en octobre 2011 : "Les aides publiques dommageables à la biodiversité". (voir plus bas)

Les subventions aux énergies fossiles, à l’agriculture, à la pêche, aux transports représentent à l’échelle mondiale une masse financière considérable, avec un impact souvent négatif sur l’environnement. Pourquoi ne pas commencer par les supprimer, plutôt que de s’échiner à trouver de l’argent frais pour financer un nouveau modèle de développement plus durable ? s'interroge Emmanuelle Reju auteure d'un article de La Croix : La chasse aux subventions « contre nature »

La diversité biologique a bon dos !

L’idée fait son chemin depuis vingt ans dans les cénacles internationaux, OCDE, ONU, ou encore OMC, qui s’intéressent de près à « ces subventions nuisibles à l’environnement ». Mais la Convention internationale sur la biodiversité, signée à Nagoya en octobre dernier par 193 pays, constitue un tournant.

« D’ici à 2020 au plus tard, les incitations, y compris les subventions néfastes pour la diversité biologique, sont éliminées, réduites progressivement ou réformées, afin de réduire au minimum ou d’éviter les impacts défavorables », stipule ainsi l’objectif de la convention. « C’est la première fois que les parties à la convention visent aussi clairement les activités économiques à l’origine de la dégradation de la biodiversité, estime Raphaël Billé, chercheur à l’Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales). Et c’est surtout un engagement contraignant pour les pays signataires. » Y compris pour la France, qui a signé le texte.

Au niveau mondial, la pêche est dans le collimateur

Les domaines concernés sont eux aussi multiples. Au niveau mondial, les subventions à la pêche, accusées de favoriser l’épuisement de la ressource, sont dans le collimateur. Les pêcheurs français bénéficient de subventions européennes qui, officiellement, doivent être « durables ». « Mais leur impact est parfois difficile à évaluer, précise Raphaël Billé. Certaines sont destinées à améliorer la sécurité des marins grâce à des systèmes radio embarqués.

Des outils qui peuvent être utilisés pour signaler un banc de poissons à d’autres bateaux ! » Pour le chercheur, la défiscalisation du gazole, accordée cette fois au niveau national, est en revanche « l’archétype » de la subvention nuisible à l’environnement. « Sans elles, les pêcheurs n’iraient pas pêcher en haute mer. Or, c’est là que les contrôles sont les plus difficiles et que vivent les espèces de grandes profondeurs, qu’on ne devrait justement pas pêcher. »….

« Sans subventions, le secteur de la pêche disparaîtrait en France »

Nombre de ces subventions peuvent être justifiées par la volonté de développer une région, maintenir un secteur d’activité ou pallier la crise du logement en France… « Sans subventions, argue ainsi le ministère de l’agriculture, le secteur de la pêche disparaîtrait en France. » Texte extrait d’un article de La Croix : La chasse aux subventions « contre nature »

Philippe Favrelière (texte actualisé le 11 juillet 2013 publié pour la 1e fois le 22 mars 2011) (901)

Autres articles :

Dernières nouvelles....

Les aides publiques dommageables à la biodiversité

En octobre 2011, un rapport publié par le Centre d'analyse stratégique ciblait les aides publiques à la pêche : « Les aides publiques dommageables à la biodiversité ». Des experts réunis autour de Guillaume Sainteny, spécialiste de la fiscalité environnementale, ont reçu pour mission d’inventorier les aides dont le lien de causalité avec le déclin de la biodiversité est démontré, et de proposer des pistes de réforme avec la suppression des subventions en ligne de mire. Scruter à la loupe toutes les aides publiques et pointer du doigt celles qui, par leurs effets secondaires ou pervers, pourraient se révéler préjudiciables au maintien de la biodiversité.

Ce rapport cible tout particulièrement la fiscalité du carburant à la pêche comme la cause principale à la surexploitation des ressources halieutiques (donc perte de biodiversité marine). Toutefois, les rapporteurs admettent que la pêche récréative, si elle ne bénéficie pas de subventions publiques, participe aussi à la surexploitation des ressources en poisson, et que des mesures de suivi, de contrôle et d’information pourraient aussi se révéler utiles dans la pêche de loisir. Ce qui montre qu'en matière de subventions à la pêche, tout n'est pas noir ou blanc!...

Cliquer Ici pour télécharger "Les aides publiques dommageables à la biodiversité" (version finale 441 pages)

Ce rapport analyse les aides publiques (fiscalité, subventions…) contribuant aux quatre grandes causes de l'érosion de la biodiversité : la destruction des habitats naturels, la surexploitation des ressources naturelles, les pollutions et la dissémination d'espèces envahissantes.

Tout ce travail d'inventaire des aides publiques et leur classement  (bonne, mauvaise et neutre)  est parti de la Convention sur la diversité biologique, qui s’est tenue à Nagoya en 2010. La Commission européenne, dans sa communication du 20 septembre 2011, demande également que d’ici 2020, on supprime “les subventions dommageables à l’environnement, en tenant dûment compte des incidences sur les personnes les plus démunies”. Au niveau national, cet objectif figure parmi les engagements pris lors du Grenelle de l’environnement et dans la Stratégie nationale pour la biodiversité présentée le 19 mai 2011 par la ministre de l’Écologie.

La fiscalité contre la biodiversité

Analyse d’Antoine de Ravignan dans Alternatives Economiques n° 308 - décembre 2011

Le Conseil d'analyse stratégique a identifié les aides qui, en France, portent atteinte à la diversité naturelle. Et la liste est longue.

Cela fait partie des promesses tenues du Grenelle de l'environnement. L'article 26 de la loi du 3 août 2009 engageait l'Etat à procéder à un audit des mesures fiscales défavorables à la biodiversité et à proposer des réformes dans ce domaine. Dont acte : cet audit a été publié le mois dernier par le Centre d'analyse stratégique.

Un exemple de ces subventions nocives ?

L'exonération du gazole pour les marins-pêcheurs, une mesure qui contribue à faire dépendre les revenus de ces derniers du niveau de leurs prises. Ce qui les pousse, pour joindre les deux bouts, à pêcher parfois au-delà des capacités de renouvellement des stocks de poisson. En France, sur environ 500 millions d'euros d'aides à la pêche, plus de la moitié sont ainsi alloués à des dépenses qui incitent à la surexploitation de la ressource.

L'identification de ces aides nocives constitue une première étape avant de débattre de leur démantèlement. Bien sûr, les mauvaises langues souligneront que la France avait déjà signé en 1998 la "stratégie communautaire en faveur de la diversité biologique", un texte européen recommandant l'élimination de ces soutiens. Et pourtant on en est toujours, en 2011, à en dresser l'inventaire. Mais en même temps, la prise de conscience par les pouvoirs publics gagne du terrain, comme l'a montré l'adoption par la France, en mars dernier, du protocole de Nagoya, traité international qui prévoit notamment de réformer les subventions nocives à la biodiversité d'ici à 2020.

Services rendus

La préservation de la biodiversité a longtemps été comprise comme la seule protection des espèces en voie d'extinction. Aujourd'hui, l'approche est plus large : il s'agit de sauvegarder l'ensemble des « services écosystémiques » rendus par la nature.

Ces services vont de la pollinisation des plantes et des arbres grâce aux insectes à la purification de l'eau en passant par la régulation des inondations, des sécheresses, du climat ou encore la prévention d'épidémies. Les énormes coûts économiques et sociaux liés au recul de cette biodiversité sont de mieux en mieux appréhendés, ainsi que les responsabilités humaines : artificialisation des sols, que routes et parkings rendent imperméables, pollution des eaux par les nitrates ou encore destruction de la microfaune par les pesticides.

Ce rapport analyse les aides publiques (fiscalité, subventions…) contribuant aux quatre grandes causes de l'érosion de la biodiversité : la destruction des habitats naturels, la surexploitation des ressources naturelles, les pollutions et la dissémination d'espèces envahissantes. Un long catalogue sur lequel figure le prêt à taux zéro, la loi Scellier sur l'investissement locatif et autres aides à l'habitat qui incitent à l'étalement urbain et à l'artificialisation des sols. Ou encore les aides publiques favorisant les changements d'usage des terres : destruction des haies avec les aides au remembrement, subventions aux agrocarburants qui amènent à retourner les prairies, etc. Il faudrait citer aussi les multiples exonérations sur les combustibles dont bénéficient de nombreuses branches (bâtiment, transport, agriculture, pêche…), ce qui nourrit les émissions (particules, gaz à effet de serre) ayant un impact sur la biodiversité. Il ne faut pas oublier non plus l'apparition d'espèces invasives comme la jacinthe d'eau liée à la pollution aux nitrates. Cet inventaire établi, reste la question qui fâche : changer les règles du jeu.

« Les aides publiques dommageables à la biodiversité », CAS, octobre 2011, accessible sur www.strategie.gouv.fr

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Rapport - Les aides publiques dommageables à la biodiversité

Source : Stratégie du gouvernement le 21/10/11 

Le Centre d'analyse stratégique vient de publier un rapport

"Les aides publiques dommageables à la biodiversité"

Le débat public a parfois eu tendance à assimiler la préservation de la biodiversité au sort emblématique de certaines espèces en voie d’extinction. Nous savons désormais que c’est l’ensemble de la faune et de la flore qu’il importe de protéger, non seulement dans quelques “points chauds” du globe mais jusque dans nos prairies et nos pelouses. L’enjeu, c’est bien sûr la variété des espèces – et avec elle le patrimoine génétique de la planète –, mais aussi la richesse de leurs interactions (par pollinisation, prédation, symbiose) et toute l’ampleur des “services rendus” à l’homme.

Car même s’il n’en a pas toujours conscience, l’homme bénéficie d’immenses services gracieusement fournis par les écosystèmes. Il y puise sa nourriture mais aussi des combustibles et des matériaux de construction. Au-delà de ces biens “appropriables”, la biodiversité assure la purification de l’eau, la stabilisation et la modération du climat, la régulation des inondations, des sécheresses ou des épidémies. En un mot, la biodiversité nous est vitale. Or, partout dans le monde, on constate qu’elle décline à un rythme accéléré depuis plusieurs dizaines d’années, ce qui fait redouter de profonds bouleversements de notre environnement.

Victime potentielle de ce déclin de la biodiversité, l’homme en est aussi le premier responsable. Les principaux facteurs de la dégradation des habitats naturels sont d’origine anthropique : l’artificialisation croissante des sols, que les routes, parkings, aéroports couvrent de revêtements imperméables ; la fragmentation des habitats terrestres causée par les infrastructures de transport et par l’intensification des pratiques agricoles ; la surexploitation des ressources naturelles renouvelables, au premier rang desquelles les stocks halieutiques et l’eau douce ; la pollution par les nitrates, les pesticides et autres métaux lourds ; l’introduction d’espèces exotiques envahissantes et le changement climatique…

Autant de pressions qui réduisent peu à peu la biodiversité. Tous les secteurs ou presque de notre économie sont concernés : l’industrie, l’agriculture, les activités de forage et de carrière, le transport, le tourisme, le logement, les activités récréatives de proximité, etc. Alors que tous ont d’ores et déjà entrepris des efforts notables pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, leurs actions en matière de préservation de la biodiversité demeurent en retrait.

Les pouvoirs publics ont le devoir de contribuer à combler ce retard. Or ils disposent d’un champ d’investigation encore peu exploré : par souci de vertu autant que d’efficacité, ils peuvent scruter à la loupe toutes les aides publiques qui, par leurs effets secondaires ou pervers, pourraient se révéler préjudiciables au maintien de la biodiversité. Une telle révision a été jugée prioritaire par la Convention sur la diversité biologique, qui s’est tenue à Nagoya en 2010. La Commission européenne, dans sa communication du 20 septembre 2011, demande également que d’ici 2020, on supprime “les subventions dommageables à l’environnement, en tenant dûment compte des incidences sur les personnes les plus démunies”. Au niveau national, cet objectif figure parmi les engagements pris lors du Grenelle de l’environnement et dans la Stratégie nationale pour la biodiversité présentée le 19 mai 2011 par la ministre de l’Écologie.

Les travaux du groupe de travail présidé par Guillaume Sainteny s’inscrivent dans ce contexte. Les experts réunis ont reçu pour mission d’inventorier les aides dont le lien de causalité avec le déclin de la biodiversité est démontré, et de proposer des pistes de réforme.

Le groupe de travail a le mérite d’ouvrir de très nombreuses pistes de réforme, qu’il s’agisse d’orientations générales ou de recommandations concrètes, réalisables à court terme. Chacune oblige les décideurs publics à modifier leur regard, et chacune pose la question de la difficile conciliation entre la défense de la biodiversité et les exigences économiques et sociales. Gageons donc que ce travail, qui s’inscrit dans la lignée du rapport de référence de Bernard Chevassus-au-Louis sur la valeur de la biodiversité, fournira matière à de nombreux débats et réformes ces prochaines années.

Président : Guillaume Sainteny
Vice-président : Jean-Michel Salles
Rapporteurs : Peggy Duboucher, Géraldine Ducos, Vincent Marcys et Erwan Paul
Coordinateurs : Dominique Auverlot et Jean-Luc Pujol

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Le fisc contre la biodiversité

Source : Journal de l'Environnement - 21 octobre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg

Les aides publiques sont bien souvent néfastes à la biodiversité, estime un rapport du Conseil d’analyse stratégique. Lequel formule 80 recommandations pour alléger l’empreinte carbone de notre fiscalité.

Voilà des lustres que les aides publiques contribuent à la destruction des milieux naturels. Un seul exemple: les haies. Grâce aux subventions octroyées par les collectivités locales pour le remembrement, ce sont 45.000 kilomètres de linéaire de haies qui ont disparu, chaque année, entre 1975 et 1987. A l’apogée du bocage, l’Hexagone comptait environ 2 millions de km de haies, contre un peu plus de 600.000 aujourd’hui.

Afin de faire le point sur cette fiscalité anti-naturelle, le gouvernement a demandé, l’an passé, au Conseil d’analyse stratégique (CAS) de se pencher sur la question.

Confiée à Guillaume Sainteny, grand spécialiste de la fiscalité environnementale, la mission a rendu, ce vendredi 21 octobre, son volumineux rapport. Pesant plus de 300 pages, le dernier opus du CAS fait froid dans le dos, tant les dégâts collatéraux de la fiscalité semblent importants.

«Cela ne doit pas surprendre, tempère l’ancien directeur des études économiques et de l'évaluation environnementale du ministère de l’écologie, car la quasi-totalité des activités humaines a des impacts sur la biodiversité.»

Au fil des ans, le sujet a d’ailleurs fait couler beaucoup d’encre, à l’étranger de préférence. L’OCDE, le G20, le programme des Nations unies et diverses instances internationales se sont déjà intéressés aux impacts sur la nature, l’environnement et la biodiversité des subventions et autres aides publiques.

Récemment, l’Agence internationale de l’énergie et l’OCDE rappelaient que, dans le monde, le montant des subventions aux carburants «fossiles» atteint 400 milliards de dollars (289 milliards d'euros) par an. Un gouffre financier qui contribue à l’émission de 1,7 milliard de tonnes de CO2 par an, soit trois fois les rejets français.

«La France a semblé absente de ce débat», regrette Guillaume Sainteny. Et il est vrai que devant l’imbroglio de la fiscalité tricolore, personne n’avait vraiment tenté d’en dresser l’éco-bilan. C’est chose faite, même si l’enquête, toute officielle qu’elle fût, n’a pas été des plus simples à mener.

«Nous avons eu des difficultés à accéder aux sources, concède l’auteur du Que sais-je sur les Verts. La comptabilité publique n’est pas conçue pour identifier les dégâts des aides publiques.»

Or les risques d’effets néfastes pour la biodiversité sont partout. Pour tenter de pénétrer cette jungle fiscale, les rapporteurs ont repris les 5 principales causes d’érosion de la biodiversité (destruction des habitats, surexploitation des ressources naturelles, pollution, espèces envahissantes et conséquences des changements climatiques) et ont tenté d’identifier les aides publiques susceptibles de les favoriser.

Le décompte final est sans doute impossible. «Mais on peut estimer que plusieurs dizaines de milliards d’euros d’aides par an ont un impact néfaste sur la biodiversité», se risque Guillaume Sainteny. Les seules exonérations de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) et de la TVA pour le kérosène aérien représentent quelque 6 Md € par an.

Devant l’énormité du sujet, les auteurs en sont réduits à formuler plusieurs dizaines de… recommandations. Il y en a de simples à mettre en œuvre, comme la fin de l’exonération de l’acte de francisation pour les bateaux à moteur de moins de 7 mètres (ce qui donnera des ressources supplémentaires au Conservatoire du littoral), ou la redevance domaniale pour les gisements d’hydrocarbures offshore (en Guyane, par exemple), en passant par la majoration de la taxe sur les surfaces commerciales pour les établissements situés en zone périphérique. Sans oublier l’intégration dans la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) des émissions atmosphériques d’arsenic et de sélénium.

Pour d’autres mesures, le combat sera plus ardu: taux de TVA normal pour les engrais et les phytosanitaires, redevance sur les prélèvements d’eau des agriculteurs, baisse des soutiens publics à la création de nouvelles infrastructures au profit de l’entretien des existantes, suppression de la possibilité qu’ont les collectivités d’exonérer de 50% de la taxe d’aménagement les maisons individuelles en diffus financées à l’aide du prêt à taux zéro + (PTZ+).

Le verdissement de la fiscalité est un aussi vieux serpent de mer que la réforme de cette même fiscalité. Et nul ne croit qu’il pourra se faire d’un coup de décret. «Je ne crois pas au grand soir fiscal», concède d’ailleurs Guillaume Sainteny. L’affaire sera donc longue. Mais elle pourrait connaître des développements prochains.

Le gouvernement devrait rapidement proposer une petite réforme de la fiscalité du patrimoine naturel. Dans ce cadre, un fonds de préservation de la biodiversité pourrait être créé, afin de subventionner des projets écologiques transversaux. A suivre…

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lundi 18 février 2013

Farines animales et de poisson : Merci ! José Bové, Isabella Lövin, Jean-Paul Besset....

Farines animales et de poisson : Merci à tous les eurodéputés écologistes....

Le 6 février 2013, José Bové et ses collègues eurodéputés écologistes ont brandi ce "Merci" en l'honneur du "0 rejet", mesure applicable dès 2014 au grand dam des pêcheurs français qui travaillent plutôt sur la sélectivité des engins de pêche... Lire : Interdiction des rejets... Poissons sacrifiés !

Bruxelles a donné son feu vert ! Des flots de farines animales et de poisson vont se déverser sur le marché européen de l'alimentation du bétail et du poisson...  Une aubaine pour l’aquaculture, l’un des 5 piliers de la « Croissance bleue » lancée par Maria Damanaki, Commissaire aux affaires maritimes et à la pêche...

Une aubaine essentiellement pour la pisciculture intensive, exigeante en protéines animales de qualité.

Au calendes grecques, l'opportunité de réfléchir à un autre modèle de développement aquacole sur la base d'espèces omnivores ou herbivores à l'image des plus grands pays aquacoles dans le monde : Chine, Inde, Vietnam, Indonésie,... (voir graphique plus bas sur le niveau trophique des productions aquacoles selon les pays)

L’industrie de la farine de poisson applaudit et peut dire Merci ! José Bové, Isabella Lövin, Jean-Paul Besset et tous les eurodéputés écologistes qui avez voté massivement « Oui » au 0 rejet dans cette réforme libérale de la pêche proposée par la Commission européenne. (1)

Et maintenant, José Bové et tous les écologistes français, pouvez toujours crier au loup ! Les farines animales sont déjà aux portes des poulaillers et des porcheries, et même à l’intérieur des piscicultures dès le 1e juin 2013. Delphine Batho, Ministre de l’écologie, l’a confirmé en proposant une étiquette « sans farine animale » pour les piscicultures épargnées ! (2)

« Faut-il craindre le retour des farines animales ? » s’interroge le journal en ligne Novethic... Pour Lionel Vilain, membre de France Nature Environnement, réutiliser des farines animales n’est pas fondamentalement une mauvaise idée. « Ce n’est pas absolument aberrant de donner des produits animaux à certains poissons, aux porcins, aux volailles. On le fait depuis la nuit des temps. Ce sont des carnivores, des recycleurs. Ils servent à valoriser les produits de la ferme. Avant, quand on tuait une bête dans la cour de la ferme, on balançait les restes aux volailles », rappelle-t-il. Mieux pour lui, c’est une matière première noble qu’il est intelligent d’utiliser : « On pompe beaucoup d’énergie pour sécher et incinérer les déchets animaux, sans rien en faire. C’est un gaspillage énergétique et alimentaire. »

Lire : 
Farines animales et de poisson pour les plus beaux jours des Groupes agro-alimentaires

La puissante industrie de l'alimentation animale et piscicole se réjouit de ce tour de force... Il y a quelques mois, rien ne laissait présager que l’ensemble de l’Europe bleue se consacrerait à une activité de pêche minotière qui jusque là se cantonnait au seul Danemark...

Qui aurait pu imaginer que l'industrie agro-alimentaire allait se renforcer avec le concours des pourfendeurs de la malbouffe ? 

Quoi qu'il en soit, les grands industriels sont prêts. Comme Saria France, par exemple, filiale du groupe allemand Rethmann, présent dans la récupération des sous-produits de la filière poisson (Concarneau), l'équarrissage et l'exploitation des sous-produits des abattoirs. Il vend aujourd'hui des protéines de poisson pour l'aquaculture et des Protéines Animales Transformées (PAT) de porc et de volaille pour les fabricants de nourriture pour chiens et chats. Idem pour Glon Sanders, filiale de Sofiprotéol.

Les industriels et les agriculteurs, qui ont fait du lobbying à Bruxelles pour que les farines animales soient à nouveau autorisées, espèrent ainsi accéder à des sources de protéines bon marché. "Les pays d'Europe du Sud, en particulier l'Espagne, sont très demandeurs, car le cours du soja est au plus haut", estime Jean-Michel Serres, éleveur et président de la Fédération nationale porcine.

"Les industriels de l'alimentation animale souhaitent avoir accès aux PAT pour réduire les coûts. Mais c'est un leurre économique. A terme, le prix des protéines animales pourrait s'aligner sur le cours du soja", affirme au contraire Pierre Brosseau, éleveur de porcs et membre de la Confédération paysanne. "Les fabricants d'aliments pour animaux pensent que c'est intéressant de pouvoir choisir entre différentes sources de protéines pour arbitrer en fonction de l'évolution des prix et d'avoir ainsi une souplesse de formulation des produits", explique Olivier Andrault, de l'association de consommateurs UFC-Que choisir.

La filière minotière jubile...

Après le vote des parlementaires européens le 6 février 2013, les producteurs de farine et d'huile de poisson se frottent les mains. Une véritable manne que tous ces rejets de poisson ramenés dans les ports !  l'IFFO, l'organisation internationale des producteurs de farine de poisson qui représente 1/4 des captures mondiales, s'est montré ravi de la décision parlementaire. Les eurodéputés apportent de l'eau au moulin des industriels de la farine de poisson, des fabricants d'aliments piscicoles et en bout de chaine de l'aquaculture industrielle : IFFO welcomes vote on fish discards as good for supply of fishmeal and fish oil. Ainsi que les ministres malgré un léger assouplissement dans la mise en oeuvre de cette réforme : Banning discards good news for fishmeal, fish oil.

Merci pour les pêcheurs qui dénoncent cette réforme libérale mettant en péril leur propre existence... Merci pour les aquaculteurs qui réfléchissent à des modèles d'élevage piscicole plus durables...

(2) La France Agricole : Un label « sans farine animale » pour les poissons

Autres articles :

Pour aller plus loin...

La FAO ouvre un nouveau site d'information sur l'aquaculture


FAO Mai 2013. Le Système d’information sur les ressources alimentaires et nutritionnelles en aquaculture a pour ambition de mettre à disposition de ses utilisateurs des informations en la matière et des orientations permettant d’utiliser les données relatives aux stratégies alimentaires.

Les différents secteurs aquacoles nationaux doivent être informés au sujet :
  • des ressources en aliments et en engrais agricoles disponibles au niveau national;
  • de l’utilisation de ces ressources (quand, où et comment);
  • de la composition et du coût de ces ressources (à la source et en prenant en compte leur transport)
  • de la situation de l’industrie de l’alimentation animale et de la réglementation en vigueur; et
  • de la meilleure manière d’obtenir et d’utiliser les ressources alimentaires disponibles (bouses de vache, fientes de volaille, son de riz ou farines de poisson importées) selon leurs stratégies d’alimentation.
Cette approche est essentielle si les pays entendent optimiser l’utilisation de leurs ressources en aliments et en engrais disponibles localement, en vue de réduire leur dépendance aux importations (d’ingrédients alimentaires, d’engrais et de composés d’aliments aquacoles déjà prêts), de faire baisser les coûts des intrants nutritionnels et de baser leurs stratégies et leurs politiques alimentaires sur l’utilisation de sources et de circuits durables en matière d’ingrédients alimentaires et d’alimentation.

Le Système d’information sur les ressources alimentaires et nutritionnelles en aquaculture fournira des renseignements sur:
1. Les ressources en aliments et en engrais aquacoles: leur origine, leur localisation, leur disponibilité (saisonnière et régionale) et leur utilisation (par les êtres humains, pour les animaux domestiques ou pour les espèces aquatiques);
2. Le profil nutritionnel des ingrédients entrant dans la composition des aliments (acides aminés, acides gras, sels minéraux), et sur la toxicité et les facteurs antinutritionnels inhibant leur utilisation;
3. Les espèces aquacoles, notamment sur leurs besoins nutritionnels et les pratiques d’élevage.

Cliquer Ici pour accéder au site de la FAO

Remarque : L'ouverture de ce site consacré essentiellement à l'alimentation aquacole (principalement piscicole) montre l'importance des stratégies nutritionnelles en aquaculture avec le poids grandissant des fournisseurs d'aliments aquacoles

Les principaux groupes de l'alimentation animale s'intéressent au développement de l'aquaculture


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Europe. Interdiction des rejets pour compenser la baisse des captures minotières...

En Europe, les quotas de pêche réservés à l'alimentation animale (ou pêche minotière) ont tendance à diminuer depuis plusieurs années (voir tableau plus bas). L'interdiction des rejets dans la PCP réformée permettra de compenser la chute des captures minotières dans le seul intérêt de l'industrie de l'alimentation du bétail et du poisson...

L'interdiction des rejets va booster l'industrie minotière pour l'alimentation animale...

Carl-Christian Schmidt de la Direction des échanges et de l’agriculture de l’OCDE parle des rejets comme d'un gaspillage de la ressource halieutique. Il évite de parler du gaspillage de ressource qu'est la pêcherie minotière...

Les rejets gaspillent les ressources. Une interdiction européenne, adoptée en février 2013 par les ministres de la Pêche des États membres, entrera graduellement en vigueur, en commençant par la mer du Nord en 2014. En 2019, toutes les pêches de l’UE seront concernées, à quelques exceptions près. L’interdiction des rejets est positive à plusieurs égards. En premier lieu, il est absurde et éthiquement discutable de jeter de précieuses protéines de poisson comestibles, outre que cela pose un problème économique. Les rejets peuvent aussi compliquer sérieusement la gestion du stock de poissons, puisque le volume total de la production halieutique n’est pas connu. D’où des lacunes dans les données et informations requises pour une gestion durable et responsable des pêches.


Certains prétendent qu’il n’existe pas de marché pour écouler les poissons jugés indésirables. Cela peut être vrai dans certains cas. Mais le plus souvent, les poissons ne sont pas rejetés parce qu’ils n’ont pas de valeur, mais parce que le pêcheur peut faire des bénéfices plus élevés en ne gardant que les plus prisés.

L’intérêt est donc là : n’importe quel poisson ou presque peut être transformé en farine ou en huile de poisson, ingrédients clés dans l’alimentation animale et piscicole, ainsi que dans l’industrie pharmaceutique. De plus, vu la forte demande de ces produits dans l’aquaculture, il existe peut-être déjà un marché pour les poissons « indésirables » ramenés à terre.

De nombreuses zones de pêche sont surexploitées dans le monde, et peu rentables pour les pêcheurs. Il est indispensable de gérer efficacement les pêches pour améliorer la situation économique de ces communautés. Réduire les incitations à rejeter des prises, en supprimant les obstacles réglementaires et en trouvant des approches de marché qui augmentent la valeur de tous les poissons capturés, peut faire partie de la solution.

L’interdiction des rejets par l’UE va dans le bon sens : elle favorise la croissance verte car elle améliore l’utilisation des ressources et la gestion des stocks. Il importe cependant de poursuivre l’action visant le redressement des pêches internationales et de mettre en oeuvre des réformes en vue de les pérenniser.

D’après l’article de l’OCDE Observateur-2 sept. 2013 : Interdiction européenne des rejets de poissons - Quel est l’appât ?


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« Journées Nutrition des poissons »

INRA de St-Pée-sur-Nivelle / Pyrénées Atlantique

15 et 16 avril 2013

L’INRA de St-Pée-sur-Nivelle (UR NuMeA (Nutrition, Métabolisme, Aquaculture)) en collaboration avec les membres du GIS « Piscicultures Demain », a le plaisir de vous informer de la tenue des « Journées Nutrition des poissons » qui se dérouleront les 15 avril après-midi et 16 avril 2013 à Saint Pée-sur-Nivelle.

L’objectif de ces journées est de faire le point sur les questions actuelles concernant les aliments piscicoles, les bases fondamentales de la nutrition des poissons et les dernières avancées de la recherche, en favorisant les échanges entre les participants. Elles vous permettront également de découvrir les installations expérimentales et les bâtiments rénovés de l’INRA de St Pée.

Ces journées sont destinées aux professionnels et partenaires de la filière piscicole. Différents intervenants : INRA, fabricants d’aliments, producteurs (FFA/CIPA)… animeront ces journées.

Inscriptions avant le 1e avril 2013 : Nombre de places est limité !!!

Pour plus de renseignements et inscription : gispiscicultures@itavi.asso.fr - www.itavi.asso.fr

Aurélien TOCQUEVILLE / Matthieu GAUME (ITAVI Service Technique Aquaculture / Secrétariat Général du GIS « Piscicultures Demain) – Tel : 09.51.36.10.60 - Fax : 09 56 36 10 60
Gestion des inscriptions : Valérie FLEURY- Tel : 01.42.94.12 08 - Fax : 01.45.22.01.77 – fleury@itavi.asso.fr / Source : INRA

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Qui dit Farines animales et de poisson, dit aquaculture d'espèces carnivores...

Norvège, modèle aquacole de l'Union Européenne ?

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Productions aquacoles selon le niveau trophique des espèces


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Aquaculture : Impact environnemental par groupe d'espèces
(cliquer sur l'image pour agrandir)
Conchyliculture et algoculture sont les deux activités aquacoles qui ont le moins d'impact sur l'environnement. L'élevage des coquillages et la culture des algues améliorent même la qualité des eaux, côté eutrophisation....


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Fish as feed inputs for aquaculture

Fish as feed inputs for aquaculture - Practices, sustainability and implications

FAO 2009 

Cliquer Ici pour télécharger le document

This technical paper provides a comprehensive review of the use of wild fish as feed inputs for aquaculture covering existing practices and their sustainability as well as implications of various feed-fish fisheries scenarios. 

It comprises four regional reviews (Africa and the Near East, Asia and the Pacific, Europe, and Latin America and North America) and three case studies from Latin America (Chile, Peru and the study on the use of the Argentine anchoita in Argentina, Uruguay and Brazil). 

The four regional reviews specifically address the sustainable use of finite wild fish resources and the role that feed-fish fisheries may play for food security and poverty alleviation in these four regions and elsewhere. With additional information from case studies in China and Vietnam, a global synthesis provides a perspective on the status and trends in the use of fish as feed and the issues and challenges confronting feed-fish fisheries. Based on the information presented in the global synthesis, regional reviews and three case studies, and through the fresh analysis of information presented elsewhere, an exploratory paper examines the use of wild fish as aquaculture feed from the perspective of poverty alleviation and food security.

Voir aussi la documentation dans l'article :  Aliment aquacole, le "carburant" du pisciculteur

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Des farines animales au menu des lecteurs du Marin !
Accéder au site web du Marin

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À lire dans "Produits de la mer": les farines de porc et de volaille à nouveau au menu des poissons 


Source : Le Marin

Sur la base d’expertises scientifiques, Bruxelles autorise depuis le 1er juin la réintroduction des protéines animales transformées (PAT) dans le menu des poissons d’élevage. Les fabricants d’aliment pour les poissons peuvent désormais y incorporer des farines de porc et de volaille.

Mais la méfiance des consommateurs en France et le refus de certains distributeurs posent la question complexe de la communication. Car l’empreinte laissée par la maladie de la vache folle est encore forte dans les mémoires.

Chasser les angoisses et les idées reçues nécessite toute une pédagogie pour expliquer les enjeux environnementaux et socio-économiques de la réintroduction des PAT. Tel est le sujet central de la table ronde publiée dans le numéro de juin-juillet du magazine Produits de la Mer. Le tour de table réunit des représentants de l’interprofession aquacole française, du saumon de Norvège, de la nutrition animale, de la transformation et de la distribution.

À court terme, les producteurs présents écartent les farines de porc et de volaille parce que les consommateurs français ne sont pas prêts, aujourd’hui, à accepter l’utilisation de ces protéines animales transformées. Un gros travail d’explication s’impose pour rassurer sur la qualité sanitaire des PAT. La Commission européenne souligne aussi que la réintroduction des PAT dans l’aliment des poissons offre une alternative durable à l’utilisation croissante des ressources marines, en particulier les farines de poisson.


 Cliquer Ici pour accéder à ce numéro de PDM

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Sorèze (Tarn) : les pisciculteurs hésitent à utiliser des farines animales.

Malgré l'autorisation de réintroduction des farines animales dans l'élevage des poissons à compter du 1er juin dans l'Union européenne, les pisciculteurs se montrent circonspects. Exemple à Sorèze dans le Tarn.

Source : France 3 Midi Pyrénées  par Michel Pech

A Sorèze, le reportage d'Aude Chéron et Nathalie Fournis


Ce mode d'alimentation était prohibé depuis la crise de la "vache folle" mais la Commission européenne a autorisé son retour, une décision qui a fait polémique.

Certains pisciculteurs ont même décidé de ne pas utiliser ces farines animales. Ils continuent de nourrir leurs poissons d'élevage avec des farines de poissons de mer ou avec des céréales ou avec du gluten.

Leur inquiétude : les farines animales sont moins chères , ceux qui ne les utilisent pas risquent de rencontrer de sérieux problèmes de concurrence.

Pas de farines animales dans le Lot

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Pour tordre le coup aux détracteurs des farines animales...

Au Zimbabwe, un éleveur nourrit ses poissons avec du fumier de poulet

Le journal Le Monde semble découvrir cette technique ancestrale en Chine appelée agro-pisculture (association d'un élevage terrestre (porc, volaille,...) avec un élevage piscicole)

Pour plus d'informations, ce manuel de l'Université de Rhodes : A manual for rural freshwater aquaculture (à télécharger)

Les aliments pour animaux sont coûteux, au Zimbabwe. Par conséquent, l’élevage d’animaux, y compris des poissons, peut coûter très cher. Mais certains éleveurs de poissons utilisent du fumier de poulet pour réduire leurs frais.

Abel Moyo dirige la ferme Darlington dans le district de Mangwe, à environ 230 kilomètres au sud de Bulawayo, deuxième ville du pays.

Moyo élève des poissons dans un barrage, dans sa ferme. Il est en train de découvrir que la pisciculture est une entreprise rentable. Il explique que l’élevage de poissons n’exige pas beaucoup de travail et nécessite peu de dépenses en matière d’intrants. Le fait d’utiliser des barrages situés près de son domicile permet aussi de réduire les frais. Beaucoup de clients viennent à la ferme et achètent du poisson directement au barrage. « J’ai juste à attraper les poissons dans le barrage et à les vendre, et cela ne me coûte quasiment rien en frais de transport », explique t’il.

Pamela Mbele est mère de deux enfants et s’est convertie au poisson parce que le bœuf coûte cher. Elle explique: « Maintenant, nous n’avons du bœuf que les jours de paye ou pour les occasions spéciales. Je ne peux pas me permettre d’avoir du bœuf tous les jours. »

Pour de nombreuses familles du Zimbabwe, le repas principal de la journée était à base de bœuf. Mais vue l’augmentation du prix du bœuf, les familles recherchent des sources de protéines plus abordables. Comme le poisson coûte moitié moins cher, au kilo, que le bœuf, la demande a augmenté. Mme Mbele « Le poisson est maintenant notre relish quotidien pour le restant du mois parce qu’il est abordable » afffirme Mbele. (Note de la rédaction: le « relish » est l’expression locale pour désigner la « sauce » qui accompagne un aliment de base tel que le maïs ou le riz.)

Moyo élève trois types de poissons: bar blanc, kapenta, et tilapia. « Je n’ai jamais utilisé d’aliments commerciaux pour poisson. J’utilise du fumier de poulet depuis que j’ai commencé à faire de la pisciculture ». selon Moyo,  le fumier est une source fiable de nutriments pour ses poissons. Il utilise donc ses propres poulets comme source.

L’expérience du fumier de poulet

Moyo  a réalisé que les poissons pouvaient bénéficier du fumier de poulet après avoir observé des oiseaux perchés près de son barrage. « Je voulais couper les arbres parce que je détestais avoir ces oiseaux assis sur ces branches et déversant leurs matières fécales dans le barrage » se souvient-il. Mais ses amis pêcheurs lui ont dit que le fumier d’oiseaux était bon pour les poissons, qui ne souffraient visiblement d’aucun effet négatif, et continuaient à se reproduire.

Moyo n’a pas tout à fait cru ses collègues agriculteurs. Alors il a décidé de faire une expérience en utilisant du fumier de poulet dans son barrage.  « J’ai versé du fumier de poulet pour voir ce qui se passerait et ça a marché à merveille. Depuis, j’utilise du fumier de poulet ».

Moyo et ses paires ont même reçu le soutien de certains partenaires pour encourager les promoteurs agricoles à aller vers l’aquaculture.

Lindiwe Nyoni est fonctionnaire de terrain auprès de l’Agricultural Rural Extension Services Department de Bulawayo. Son département offre des conseils aux communautés sur le développement de l’aquaculture. « Nous encourageons les communautés à se lancer dans la pisciculture parce qu’il y a un bon marché là-bas ».

C’est certainement vrai pour Moyo. Chaque dimanche, les gens le payent 10$ chacun pour s’essayer à pêcher dans son barrage.

Pour l’instant, il transporte le fumier de son poulailler au barrage. Mais, avec l’argent qu’il est en train d’épargner, du fait qu’il n’achète pas d’aliments pour poisson, et grâce aux revenus qu’il fait grâce aux pêcheurs du dimanche, il compte construire une basse-cour au-dessus du barrage. Le fumier tombera ainsi directement dans l’eau en-dessous, ce qui lui épargnera temps et efforts. Pour Moyo, cela permettra d’éviter que le barrage manque de fumier de poulet quand il n’est pas là.

Nqobani Ndlovu, Agro Radio Hebdo

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Farines animales : Un poisson qui ne respecte pas la Chaine alimentaire !

Silure attaque et mange les pigeons



France 2 - Journal - 10-12-2012 13h30 confirme ce que nous savions depuis longtemps, la technique de l'échouage pratiquée par l'orque, parfaitement adaptée en eau douce par les silures.

Les personnes qui dénigrent les silures n'ont même pas leur intelligence.

Farine animale : José Bové appelle les consommateurs à boycotter les poissons d’élevage

Si dans la mer la chaine alimentaire voit les gros poissons manger les petits, on n’a encore jamais vu des poissons s’attaquer à des porcs ou des volailles. Rien n’empêche si on réintroduit les farines animales dans l’alimentation, qu’elles se retrouvent demain utilisées pour des animaux auxquels elles ne sont pas destinées. Les poissons, comme demain les porcs et les volailles doivent être étiquetés « NOURRIS AVEC OU SANS FARINES ANIMALES », pour que nous puissions choisir en connaissance de cause. Je doute que les consommateurs se bousculent pour acheter des poissons étiquetés « Nourris avec des farines d’origine animale ». Source : aquitaine.eelv.fr

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Pour le saumon d'élevage, manger du poisson est devenu un luxe !!! 

Le saumon d'élevage contraint au régime végétarien

Source : RFI 

Par Claire Fages

Peu à peu, les saumons d'élevage sont privés de leur nourriture habituelle, à savoir d'autres petits poissons, comme les anchois, qui coûtent désormais trop cher. De carnivores, les saumons deviennent végétariens.

L'être humain veut continuer à manger de plus en plus de poisson. Alors, c'est le saumon qui va devoir renoncer à ses petits anchois favoris. Dans les élevages de poisson, plus question de nourrir les saumons uniquement avec des anchois, c'est désormais le privilège des saumons sauvages.

Car l'anchois, tant capturé pour les fermes aquacoles du monde entier, est devenu rare, et particulièrement ces derniers mois, du fait du réchauffement de l'océan. Le Pérou, premier exportateur au monde d'anchois, a dû diminuer des deux tiers ses quotas. Résultat : l'anchois a battu son record de prix de tous les temps le mois dernier, plus de 2 100 dollars la tonne.

C'est pourquoi les fermes aquacoles cherchent de plus en plus à modifier le régime carnivore des saumons. La part du poisson dans la ration des saumons serait déjà passée de 60% à 7% en moins de quinze ans, au profit des protéines... végétales. Le soja et le tournesol ont déjà fait leur apparition dans les repas du saumon d'élevage.

Mais voilà, ces graines oléagineuses coûtent elles aussi de plus en cher en raison de leur incorporation croissante dans les rations des autres animaux d'élevage, bœufs, porcs ou volaille, de plus en plus consommés par l'espèce humaine !

Alors, le saumon pourrait connaître une nouvelle révolution de son régime alimentaire : en Norvège, on lui propose déjà de façon expérimentale des protéines sous forme de levures, ou d'extrait d'un résineux, l'épicéa. Le saumon semble s'être fait à ce régime végétarien de plus en plus radical, et le consommateur humain, qui n'est pas prêt de consentir à ce virage, mange du saumon végétarien sans y voir, pour l'instant, la moindre différence...

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samedi 16 février 2013

Pêcheurs du monde. 5e édition du 19 au 24 mars 2013

Le Festival International de Films « Pêcheurs du Monde » vous donne rendez-vous pour une nouvelle campagne de pêche aux films de mer 2013.

Lorient du 19 au 24 mars 2013

Lieu de rencontres et d’échanges avec des réalisateurs, des professionnels de la pêche, des scientifiques, ce festival de films nous invite à découvrir des images inédites sur ces pêcheurs du monde et à débattre sur les enjeux de la mer et des hommes qui en vivent. Ce Festival est le rendez-vous des peuples et des cultures de la mer, la rencontre du cinéma et des pêcheurs du monde.

5e édition du Festival International de Films « Pêcheurs du Monde »

Du 19 au 24 mars 2013 à Ploemeur et à Lorient, la cinquième édition de « Pêcheurs du Monde » propose au public 43 films où les peuples de la mer se dévoilent et se racontent, partent au combat contre les éléments déchainés, réfléchissent à leur avenir et se souviennent. Images de rêve, images de liberté, images de peur, sensibilité et approche différente, l’océan inspire les cinéastes.

Des moments de cinéma à l’état pur

En avant-première le Festival présentera le mardi 19 mars à 20h30 au Cinéville de Lorient le très remarqué long métrage sénégalais de Moussa Touré La Pirogue sur une dangereuse traversée de jeunes africains du Sénégal vers l’Europe, film sélectionné au Festival de Cannes 2012 et primé dans de nombreux festivals internationaux.

En soirée d’ouverture, le mercredi 20 mars à 20h à Océanis de Ploemeur et en entrée gratuite, le Festival partira dans un magnifique voyage sur les mers du globe avec Planète Océan de Yann Artus-Bertrand et Michel Pitiot.

Coup de cœur 

« Comme l’abeille qui fait tourner la Terre »

Documentaire, Japon, 2011, 116mn, V.O. sous-titrée en français

Réalisé par Kamanaka Hitomi

Deux ans après Fukushima, le film documentaire japonais « Comme l’abeille qui fait tourner la Terre » vient nous rappeler que des pêcheurs sont toujours affectés par les rejets radioactifs de la catastrophe nucléaire...

Des pêcheurs disent « non » au nucléaire

La communauté de pêcheurs d’Iwai-shima met en échec depuis 30 ans la construction du complexe nucléaire de Kaminoseki...

(Au départ, plusieurs femmes ramassent  des algues sur l'estran rocheux...)

Iwai-shima est une petite île de la mer intérieure de Seto à quelque 80 km de Hiroshima. Ses 500 habitants y vivent de la pêche et de l’agriculture. Sur le littoral d’en face, à cinq kilomètres de là, se trouve la baie de Ta-no-ura, à la pointe de la péninsule de Murotsu (commune de Kaminoseki sur Honshû). La compagnie électrique privée Chûgoku Denryoku, alias Energia, envisage, depuis 1982, d’y construire une centrale nucléaire sur un vaste terre-plein qui détruirait l’une des zones de pêche privilégiées des insulaires. C’est pour cela que la coopérative de pêche d’Iwai-shima se dresse résolument contre ce projet, ainsi que la moitié des habitants.

Les habitants d’Iwaishima savent que « tout est lié » : le nucléaire, qu’on leur présente cyniquement comme le seul avenir possible pour une communauté dont la moyenne d’âge est très élevée, transformerait les eaux fécondes de la baie de Ta-no-ura en plateforme de remblais et en zone de rejets. Ce qui détruirait à jamais une biodiversité exceptionnelle. Ils refusent les dédommagements : « la mer n’est pas à vendre ! » – pas plus que le droit de pêche, le travail de la terre, la récolte des algues dont ils vivent et qu’ils veulent transmettre comme ils les ont reçus.

(Une bataille navale à coup de haut-parleur : D'un côté, la société qui veut accéder au site pour commencer les travaux... De l'autre, les iliens qui protègent leurs zones de pêche, en interdisant l'accès aux intrus : les femmes, côté Terre, les pêcheurs embarqués, côté Mer) 

Les habitants d’Iwaishima résistent sans violence, solidaires et joyeux, soudés autour du jeune Yamato Takashi qui réorganise avec eux la production locale pour la vendre hors des réseaux de la grande distribution. Leur prochain objectif : l’autonomie énergétique. Kamanaka Hitomi nous entraîne alors en Suède, dans la première commune auto-suffisante, ou dans un champ d’éoliennes du nord du Japon. Ce ne sont pas des modèles, mais des pièces apportées au débat. L’allégresse communicative de ce documentaire est d’abord un hommage à l’ingéniosité des humains qui, partout dans le monde, s’occupent d’inventer un futur autre que celui qu’on veut leur imposer.

Ce film indépendant a été projeté plus de 450 fois dans l’ensemble du Japon, par des groupes de citoyens de plus en plus nombreux à rejoindre le débat sur la politique énergétique, à s’insurger contre le gaspillage et la privatisation des ressources naturelles, le saccage de l’agriculture et de la pêche par la recherche de profits immédiats. D’après : Comme l’abeille qui fait tourner la Terre et L’exemplaire lutte antinucléaire d’Iwai-shima

Puis, le Festival jettera l’ancre du 21 mars au 24 mars salle Ricoeur et salle Gilles de Gennes à l’entrée du lycée Dupuy de Lôme de Lorient avec dans ses filets 43 films d’une quinzaine de pays dont 15 films en compétition :

En salle, de nombreux documentaires sur les pêcheurs des quatre coins du globe avec de très beaux témoignages comme ceux de ces pêcheurs du Japon refusant l’installation d’une centrale nucléaire dans leur baie dans Comme l’abeille qui fait tourner la terre du japonais Hitomi Kamanaka ou celui de ces émigrants clandestins sénégalais dans Mbëkk Mi, le souffle de l’océan de Sophie Bachelier ou de ces pêcheurs européens qui s’affrontent dans La Paix du Golfe de Patrice Gérard.

Le cinéma de mer peut être aussi du cinéma à l’état pur comme le long métrage avant-gardiste Léviathan de Véréna Paravel et Lucien Castaing Taylor qui filme la mer comme une œuvre d’art ou le docu-fiction indien Sengadal, the Dead Sea de Leena Manimekala sur les pêcheurs indiens dans le conflit du Sri Lanka.

Le Festival c’est aussi des rencontres en images avec des communautés de pêcheurs sibériennes, thaïlandaises, africaines et canadiennes et des grands moments de mémoire avec L’homme d’Aran de Robert Flaherty réalisé en 1934 sur les pêcheurs de l’ouest de l’Irlande ou Marins de Groix-La migration vers Keroman, une enquête passionnante menée par les collégiens de Saint Tudy sur la migration des pêcheurs de Groix vers le port de Lorient . Un beau voyage en perspective.


Un Festival unique, rendez-vous des peuples de la mer

Lieu de rencontres et d’échanges avec des réalisateurs, des professionnels de la pêche, des scientifiques, le Festival soutient un cinéma de qualité en proposant de nombreux inédits en France et avec un prix du Festival donné par un jury de professionnels et un prix Jeunes donné par un jury de lycéens. Depuis sa première édition en 2008, plus d’une centaine de films de tous les continents ont été projetés et le Festival a accueilli près de 5000 spectateurs et des réalisateurs de tous les continents.

Visitez le site web pour plus de détails : Festival Pêcheurs du Monde

Téléchargez le programme : Grilles horaires 2013

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