dimanche 30 décembre 2012

Le Rocher où se dévoile l'Huître de Monaco !

Huîtres « Perles de Monte-Carlo »  : 17 € la douzaine !

« Perles de Monte-Carlo », des huîtres nées à Monaco et élevées en Bretagne !

Ces « Perles de Monte-Carlo » sont nées dans l'écloserie du quartier de Fontvieille au pied du Rocher de Monaco qui se révèle être la véritable huître de la Principauté comme le suggère cette image Google Earth.

Revenons à cette huître de laboratoire qui est née au pied d'un rocher...

Un plateau de fruits de mer glamour pour ces fêtes de fin d'année ? Avec les huîtres « Perles de Monte-Carlo », l'effet est garanti. Après un an de tâtonnements, d'ajustements et d'affinage, le mollusque de luxe made in Monaco est fin prêt.

Présentés en exclusivité dans Monaco-Matin, Frédéric Rouxeville et Brice Cachia, les deux biologistes passionnés qui se cachent derrière la bourriche rouge au nom très vendeur, ont créé le buzz. Ils ont déjà bluffé les plus grands chefs de la Principauté - qui n'ont pas hésité à mettre le produit à leur carte - en se lançant dans cette aventure de l'ostréiculture, un métier aussi précis que risqué....

Située au pied de la falaise du palais princier, l'écloserie profite d'une situation idéale. « Nous pompons l'eau de mer à douze mètres de profondeur - l'équivalent d'un pompage pleine mer. Une eau pure et bourrée de plancton. Pour nous, c'est le meilleur site de culture de la Méditerranée, avec la Corse peut-être ! »


 

Et si, pour l'instant, l'écloserie n'assure que deux étapes sur trois dans l'élevage (les huîtres partent en Bretagne lorsqu'elles mesurent dix millimètres, pour le grossissement, avant de revenir pour l'affinage), d'ici à deux ans, Frédéric et Brice espèrent les faire grossir dans des casiers, au large de Monaco... Extrait de l’article de Nice Matin : A Monaco, on élève des huîtres au pied du Rocher

Des huîtres nées quelque part...

Des huîtres d'écloserie nées à Chef-de-Baie, dans les Polders de Bouin ou à Gatteville-le-Phare auraient-elles le même prestige si elles étaient élevées quelque part en Bretagne ?... (1)

Ne parlons pas des huîtres nées quelque part dans la nature sur les côtes charentaises ou arcachonnaises, issues de sauvages liaisons vagabondes, et naturalisées à Fouras, l’Île Madame, Mus-de-Loup, ou autre petit coin incognito de l’estuaire de la Seudre ou de la Charente. (2)

En conclusion : Huîtres « Perles de Monte-Carlo », un beau coup de pub ! Ces huîtres de Monaco n'ont de la Principauté que la forme du rocher au pied duquel elles sont nées.... Un beau coup de pub dans l'attente de voir un jour ces huîtres élevées réellement  à Monaco. Mais là, c'est une autre histoire...

Philippe Favrelière (modifié le 31 décembre 2013)

(1) : Autres lieux d’écloserie de naissains d’huître
(2) : Lieux de captage naturel d’huîtres sauvages

samedi 29 décembre 2012

Rétrospective. Avant le passage dans l’année 2013

Avant le passage dans l’année 2013, je tiens à vous remercier pour votre persévérance à cliquer Regard sur la Pêche et l’Aquaculture...

Votre blog favori continue sa progression dans la blogosphère halieutique. 206 976 visites en 2012 (contre 154 087 en 2011) pour 344 953 pages vues (1). Entre 13 000 et 25 000 visites par mois avec un record journalier de plus de 1000 visites le lundi 17 décembre 2012. (2)

Je tiens aussi à saluer les journalistes des trois grands quotidiens halieutiques français, Ouest-France, Le Télégramme, Sud-Ouest et depuis novembre ceux de l’hebdomadaire de l’économie maritime Le Marin... Des journalistes qui vivent le quotidien des professionnels de la pêche et de la conchyliculture et sur lesquels RPA s'appuie fortement... Ainsi que La Voix du Nord, Le Midi Libre, La Dépêche, Corse Matin, La Manche Libre, Paris Normandie, Presse Océan,... toujours au plus proche des pêcheurs, ostréiculteurs, mytiliculteurs, pisciculteurs....

Et que la communauté des blogueurs et twitteurs de la pêche et de l'aquaculture se conforte... Nous serons là aux côtés des pêcheurs, des conchyliculteurs et des aquaculteurs : Comité départemental des pêches du Finistère, L'Encre de Mer, Collectif Pêche et Développement, Pêche fraîche, Lionel Dabbadie,... Sans oublier le plus ancien des blogueurs halieutiques, Dimitri : Fine marée....

Encore un Merci à tous ceux qui m'envoient des infos !!!

Meilleurs Voeux à tout le monde !!!

Philippe Favrelière

(1) Chiffres Google analytics.  230 000 visites sur Site meter
(2) Dans le classement des sites Web, selon Alexa traffic rank : 237 313 (Monde) et 7 284 (France). Accéder à l’analyse : Communication. Le secteur de la pêche part à l'abordage de l'internet

Dans l'attente des articles de 2013, voilà les posts les plus cliqués au cours de cette année qui se termine...

En gras : plus de 2000 clics en 2012
En clair : entre 1000 et 2000 clics (> 500 clics pour les posts publiés depuis 1 août 2012)

Coup de Coeur 2012 : Avec l'économie verte, le paradis est devenu un enfer ! (La baie de Paranaguà, baie paradisiaque au Brésil où j'ai travaillé pendant deux ans avec des pêcheurs pour élever les huîtres de mangrove... Et çà marche !)

Cliquer sur le lien pour lire ou relire les articles les plus lus en 2012...

Répliques du tsunami japonais...






Europe bleue à la dérive...










... Sur un océan de surpêche !







  

 

De crises en conflits...










Droit humain et souveraineté alimentaire












Environnement côtier hostile...





 








Aquaculture dans toute sa diversité









Les espèces halieutiques phares.... 

Saint-jacques, coquillage de tous les désirs ! 









Marché en direct par delà les frontières







 






vendredi 21 décembre 2012

Redonner espoir aux pêcheurs dans cette Europe bleue à la dérive...


Les temps sont durs pour le secteur de la pêche en France !

La commission Pêche du Parlement européen ne croit plus au développement de la pêche en Europe. Les eurodéputés ont voté le 18 décembre 2012 des propositions qui musellent le secteur de la pêche dans la durée, l’enfermant à un rôle de petits métiers dans la bande des 12 milles déjà encombrée de réserves marines, d’activités minières et touristiques et de plus en plus soumise aux pollutions anthropiques...

Des forces invisibles en action...

A quelques jours du passage en 2013, année décisive quant à l'avenir de la pêche communautaire...

La Coalition Océan 2012 qui représente la partie émergée de l'Iceberg invisible, crie déjà victoire par la voix de Stephan Beaucher, conseiller politique auprès d'Océan2012, dans un article du Monde : Pêcheries européennes : le Parlement change radicalement la donne

Clic and Sea, l'expert dans l'emploi maritime, publie les thèses conservationnistes et néolibérales de Rupert Crilly, chercheur en économie environnementale à la New Economic Foundation (NEF) : L’impact économique de la surpêche (Les stocks de poisson seraient mieux sécurisés dans les bonnes mains des banquiers !)

Et dans le prolongement du catastrophisme ambiancé, le WWF annonce la faillite des océans selon une analyse de l'ONGE intitulée « De la surpêche légale ! »

La troisième puissance halieutique dans le monde baissera-t-elle les bras face au coup de boutoir de forces invisibles (non transparentes) et qui se cachent derrière l’anonymat de commentaires acerbes sur le site Regard sur la Pêche et l’Aquaculture !

Le secteur de la pêche n’aurait-il plus d’avenir en Europe ? Après le textile, la construction navale, la sidérurgie,... Nos territoires ruraux de la frange côtière abandonnés à la spéculation foncière et touristique !!!

Le parlement européen, deuxième voix dans les décisions européennes, saura-t-il rebondir en séance plénière début 2013 pour redonner espoir aux pêcheurs dans cette Europe bleue à la dérive...

En revanche, les ministres de la pêche du Conseil Européen tiennent toujours bien la barre, en bon Marin : Quotas de pêche 2013 : une stabilité qui satisfait presque tout le monde.

Des vessies pour des lanternes

(par Yan Giron, l’un des auteurs de Blue Charity Business)

« Faire croire que la pureté écologique du milieu marin peut être obtenue à coût social zéro » -

Les autres segments professionnels liés à la pêche (en mer et à terre) [que celui de la très petite pêche] représentent 75% de l’emploi littoral.

Réponse à divers commentaires postés sur ce blog, notamment par un rédacteur Anonyme – ou rédacteur-trice Greenpeace - et à Hyppolyte suite à l'article de RPA : Maartje Theodora : Super chalutier en mauvaise posture...

Le problème dans vos remarques, c'est qu'il y a à la fois la question du financement, qui est, je suis bien désolé, un vrai questionnement dans la mesure où il touche à des actions qui agissent sur tous les leviers de la démocratie [la fin ne justifient pas les moyens], et la question du contenu, sur lequel ni l'un ni l'autre vous ne vous prononcez.

Sur la question du contenu, pour la France et d’autres pays européens, il y a une posture de Greenpeace et de WWF qui vise aujourd'hui à capitaliser l'ensemble de la bonne image de la pêche artisanale sur une petite partie de la très petite pêche artisanale, celle avec les représentants desquelles elles ont créé un partenariat. Cela n'a rien de dérangeant de défendre la petite pêche, sauf quand c'est fait dans un autre dessein.

Car là en l'occurrence il s'agit d'un artifice médiatique et dialectique. D'abord car l'image de la pêche artisanale est bonne en France, comme en Europe. Ensuite parce que c'est un objet médiatique et émotionnel facile à manipuler, en termes de communication. Parce que ça permet de faire jouer l'image de David contre Goliath, méthode éprouvée chère à Greenpeace. Et pour l’ONGE défenseur du David, d'être dans la posture binaire du défenseur de la veuve et de l'orphelin. Bref, une position qui vaut de l'or, toujours en termes médiatiques.

Mais soyons plus précis :

A) utilisation médiatique de la très petite pêche par les ONGE, avantages et finalités supposés

Greenpeace, WWF, et d'autres grosses  ONGE européennes, souffraient depuis des années d'absence d'appui professionnels et de légitimité dans le secteur pêche. Cela amoindrissait leur pouvoir de lobbying, notamment au niveau de Bruxelles. Mais aussi au niveau des opinions publiques, car ils ne pouvaient que difficilement faire avancer des idées de conservationisme strict qui avaient un impact direct sur l’emploi. Sur ce dernier point le débat sur la pêche tel que porté jusqu’à présent par les ONGE est celui de la protection extrême du milieu, opposé au débat porté par les professionnels : celui d’un compromis entre pureté écologique jusqu’à un certain niveau tout en ayant une activité extractive durable ayant un poids social, économique et avec malgré tout un impact écologique. Ce soutien à certains représentants des très petits pêcheurs artisans permet aux ONGE de revenir sur le terrain du social, tout en pensant le faire à moindre risque environnemental sur le moyen terme.

En mettant en place cette plateforme de la petite pêche artisanale Greenpeace / WWF, à l'échelle européenne et toujours selon la même mécanique pour chacun des pays concernés, cela leur permet 5 choses.

1) Passer leurs revendications d’ONGE comme une attente des pêcheurs eux-mêmes (alors qu'au début, en 2009, parmi les 160 organisations ayant signé la déclaration OCEAN2012 en faveur de la pêche artisanale les seules représentations effectives de pêcheurs étaient des organisations nouvellement créées par les ONGE telles que la NUTFA et SFIT, donc non légitimes et peu représentatives).

mardi 18 décembre 2012

Aux USA, les pêcheurs sont les fers de lance de l’éolien offshore !

Aux USA, des pêcheurs sont les fers de lance de l’éolien offshore !

Acidification des océans...

Développer l’éolien Offshore et lutter ainsi contre l’acidification des océans : l’engagement des pêcheurs de la côte Est des USA pour sauvegarder leur précieuse ressource en pétoncle géant...

Le gouvernement Obama vient de sélectionner les tout premiers projets éoliens offshore du pays. Parmi les 7 projets retenus, « Fishermen's Energy » du New Jersey est le plus avancé de tous. « Pêcheurs d’énergie » (in french) est un groupe d’experts et d’hommes d’affaires, présidé par Daniel Cohen, un pêcheur américain. Pas n’importe quel pêcheur me direz-vous ! Daniel Cohen dirige une société de pêche regroupant une flottille de plus de 20 coquillards armée aux pétoncles géants, la principale ressource halieutique de la côte Nord-Est des USA. Sa société de type intégré « Atlantic Capes fisheries » produit plus de 5000 tonnes de noix de pétoncle chaque année ! (1)

Au pays du pétrole « roi » et du gaz de schiste, les pêcheurs de pétoncle géant de la côte Est des Etats-Unis sont les fers de lance de l’éolien offshore...

Partant du principe qu’il valait mieux accompagner que subir le développement de l’éolien offshore, Daniel Cohen et son équipe avaient pris les devants avec la création de « Fishermen's Energy » dès l'année 2009. Deux projets de champs d’éoliennes sont déposés sur la côte du New Jersey. Au départ, leur motivation était surtout de ne pas perdre la maitrise sur des espaces côtiers qu'ils connaissent bien...

Une autre motivation tout aussi importante que Fishermen’s Energy défend maintenant avec beaucoup de convictions, c’est le développement des énergies nouvelles dans la lutte contre le réchauffement climatique :

Fishermen's Energy | Maxi Cohen from Focus Forward Films Pro

Début décembre 2012, le projet éolien de « Fishermen's Energy » a été retenu par le gouvernement Obama (2). Il fait partie de la première tranche du programme d’énergie marine étatsunien... Le projet des pêcheurs pourrait même devenir la première initiative à sortir de mer de tout le pays.

Le ministère de l'Énergie a annoncé que le projet « Fishermen's Energy » recevra une première subvention de 4 millions de dollars pour la conception, l'ingénierie et les autorisations d’exploitation. Tous les projets retenus devraient être opérationnels d'ici 2017.

Ce feu vert avec l’attribution de cette subvention donne le coup d’envoi du projet, elle permettra d’installer rapidement six éoliennes expérimentales à 3 miles au large des côtes en face d’Atlantic City, d’autant plus vite que « Fishermen Energy’s Atlantic City Windfarm project » a obtenu tous les permis fédéraux et de l’Etat du New Jersey pour lancer l’opération.

La société doit maintenant choisir un entrepreneur pour la réalisation du projet. Les travaux devraient commencer l'année prochaine avec comme objectif de se connecter au réseau électrique dès 2014. « Cette première tranche du projet est évaluée à 220 millions de dollars pour une puissance de 25 megawatts avec la création de 35 emplois permanents, » a déclaré Paul Gallagher, vice président de Fishermen's Energy.

« Le projet global (avec le 2e champ d'éoliennes de 350 megawatts) permettra de créer des centaines d'emplois ; il facilitera la reconstruction d’infrastructures dans le New Jersey, ce qui attirera de nouvelles industries, » a déclaré Chris Wissemann, Pdg de Fishermen's Energy.  


(1) Dans le nord-est des USA, la pêcherie de pétoncle est sous le contrôle de grandes pêcheries, véritables entreprises intégrées qui possèdent leur flottille de bateaux-dragueurs, chacune leur port avec tous les services (carburant, glaces,...), leur usine de conditionnement, (voir article : Du pétoncle à l'éolien offshore).

(2) Communiqué du 12 décembre 2012 : Fishermen’s Energy Receives Department of Energy Grant
Pour aller plus loin...


Alstom (Paris: FR0010220475 - actualité) fait partie d'un groupement d'entreprises conduit par Dominion Virginia Power, qui vient d'obtenir une subvention de 4 millions de dollars du secrétariat américain à l'énergie, pour réaliser l'ensemble des études d'ingénierie, d'évaluation de site et de planification destinées à un projet de ferme éolienne offshore pilote dans l'Etat de Virginie.

Dominion s'appuie en effet sur deux éoliennes offshore Haliade 150 d'Alstom au large des côtes de Virginia Beach. Dotées de fondations innovantes, elles seront entièrement intégrées au réseau électrique terrestre de l'Etat de Virginie.

L'industriel français, dont l'éolienne offshore a été retenue dans le cadre de plusieurs projets de déploiement d'envergure en France, a récemment franchi une étape clé dans le développement de sa turbine de 6 MW avec la réalisation des essais au sol. Une seconde éolienne sera immergée au large des côtes belges au cours du premier semestre 2013 pour les essais en mer.

Aux Etats-Unis, ce sont sept groupements d'entreprises qui ont reçu une subvention de 4 millions de dollars. Une fois la première phase achevée, le DOE sélectionnera trois projets qui recevront un financement supplémentaire de 47 millions de dollars.
  
Pour plus de détails : Communiqué de presse d'Alstom daté du 20 décembre 2012 : L’éolienne offshore d’Alstom, Haliade 150, intègre leprogramme pour l’innovation du Secrétariat américain à l’énergie

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Le 15 janvier 2013

L'éolienne flottante de Statoil soutenue par le Ministère américain de l'énergie

Source : BE Norvège

Le Ministère américain de l'énergie [1] a annoncé qu'il soutiendrait, avec six autres projets innovants d'énergie éolienne offshore, le parc pilote Hywind [2], prévu au large des côtes du Maine, aux Etats-Unis.

Hywind est un projet initié par le groupe pétrolier Statoil [3] en 2009. Il s'agit d'un prototype d'éolienne offshore flottante de 2,3 MW, qui a été mis à l'épreuve dans la région de Stavanger. Le groupe cherche maintenant à construire un parc pilote à pleine échelle avant d'entrer dans une phase commerciale [4]. Le projet de parc dans le Maine comprend quatre éoliennes flottantes de 3 MW chacune. Il s'agit d'une version optimisée du prototype testé en Norvège.

Le montant de l'aide attribuée par le Ministère américain n'est pas encore clairement défini, mais les sept projets concernés pourraient recevoir jusqu'à 4 millions de dollars chacun en 2013. "Nous sommes très heureux qu'Hywind fasse partie des projets bénéficiant du soutien financier du Ministère américain de l'énergie. Cependant, cette contribution seule ne sera pas suffisante pour que le groupe puisse réaliser la construction du parc. Nous travaillons aujourd'hui à obtenir une aide partagée de l'Etat et des fonds fédéraux d'ici l'année prochaine.", dit Morten Eek [5], responsable de la communication sur les énergies renouvelables chez Statoil. Selon le Ministère américain, jusqu'à trois des sept projets pourraient être évalués dans une nouvelle phase en 2014 et recevoir 47 millions de dollars chacun dans le but de les rendre commercialement opérationnels à partir de 2017.

"Nous n'avons pas encore décidé si ce projet sera mis en oeuvre, il nous faut travailler sur le cadre et le financement. Mais il est clair que le soutien du Ministère américain est une étape positive et importante.", dit Morten Eek. "Statoil envisage toujours d'autres options pour son parc pilote, comme l'Ecosse ou le Japon. Aucune décision n'a encore été prise.", conclut-il.

Pour en savoir plus, contacts :

- [1] Energy.gov : http://energy.gov
- [3] Statoil : http://www.statoil.com
- [4] Article BE Norvège 106 "Statoil mise sur l'éolien offshore flottant" : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69286.htm
- [5] Morten Eek : meek@statoil.com

vendredi 14 décembre 2012

Maartje Theodora : Super chalutier en mauvaise posture...

Maartje Theodora : Un chalutier géant en position délicate.... (1)

Ce chalutier géant pris dans les mailles de la police des pêches française est un très très gros poisson de la pêche durable !

Depuis son arraisonnement le 11 décembre 2012 à quelques encablures des côtes normandes, le Maartje Theodora fait partie de la liste des bateaux de la pêche pirate... (pour tous les détails sur le contrôle des agents du patrouilleur des affaires maritimes « Thémis » et les infractions - au nombre de 3 - à la législation sur la pêche aller en bas de page)

Dérouté par les Affaires Maritimes vers le port de Cherbourg, le chalutier "pirate" fait l'objet d'une procédure de saisie depuis le vendredi 14 décembre 2012.

Une situation fort embarrassante à plus d'un titre que ce changement de statut....

Ce qui expliquerait les tractations en coulisse et l'issue incertaine des poursuites judiciaires à l'égard du Maartje Theodora et de son butin de plusieurs millions d'euros - Quelques 4000 tonnes de poisson à son bord dont près de la moitié relève de captures illégales (2) - ainsi que la crainte des acteurs de la pêche française de voir ce bateau pris la main dans le sac dans de leur zone de pêche en Manche Est, se volatiliser en toute impunité...

Ce super chalutier appartient à la pêcherie néerlandaise Parlevliet & Van der Plas, une société de pêche tentaculaire dans l’Europe Bleue. Cette société possède notamment des intérêts directs dans deux grands armements industriels français : Compagnie de Saint-Malo et Euronor à Boulogne. (3)

D'autre part, Parlevliet & Van der Plas (P&P) est le principal membre de la puissante organisation Pelagic Freezer-trawler Association (PFA) qui regroupe 27 super chalutiers (liste dans le tableau ci-dessous). Acteur majeur sur les ressources de petits pélagiques partout dans le monde, PFA met tout son poids dans les accords de pêche en Afrique de l'Ouest, dans le Pacifique Sud et en Atlantique Nord-Est, et agit de toute son influence dans la réforme de la politique commune de la pêche ainsi que dans les politiques de pêche durable aux côtés des plus grandes ONGE (4). Actuellement, Gerard van Balsfoort, président de Pelagic Freezer-trawler Association, est associé à l'article d'Euronews relatant la campagne du WWF contre la surpêche : une pétition regroupant 150.000 signatures appelle le Parlement européen à se battre pour réformer la PCP en profondeur : Arrêtons de mettre nos océans en faillite (Stop Bankrupting Our Oceans)

Comment lutter contre la surpêche ?

Les prévisions alarmistes sont devenues réalité : les stocks mondiaux de poissons s’effondrent, notamment sous l’action des super-chalutiers bénéficiant souvent d’argent public. Les subventions européennes versées dans le cadre de la politique commune de la pêche (PCP) ont modernisé la flotte dans l’Union. Mais ces bateaux sont en partie, responsables de la surpêche qui ravage des éco-systèmes régionaux.

Une pétition lancée par le WWF et regroupant 150.000 signatures appelle le Parlement européen à se battre pour réformer la PCP en profondeur. D’après une étude commandée par l’ONG, les prises de poissons baisseraient de 30% d’ici dix ans dans l’Union européenne si aucune réforme radicale n‘était mise en oeuvre. Ce déclin entraînerait la suppression de 50.000 emplois.

Que faut-il faire pour sauver le secteur de la pêche en Europe et dans le monde ? L’Union européenne peut-elle influencer la politique mondiale de la pêche avant qu’il ne soit trop tard ?

Le ver ne serait-il pas dans le fruit ou bien les voyous au commande de l'Europe bleue ?

Pour l'eurodéputé breton Alain Cadec : "Il faut en finir avec les voyous !"

Alors que les députés européens s'apprêtent à voter la réforme de la politique commune de la pêche, l'affaire du chalutier-usine néerlandais Maartje Theodora, soupçonné de pêche illégale, révèle l'urgence de prendre des mesures fortes.

"Les pratiques du Maartje Theodora sont inadmissibles. Nous sommes face à des voyous qui pillent sans scrupules nos océans et violent ouvertement les règles européennes. Par ailleurs, ce genre de pratiques salit une profession dont les efforts en matière de durabilité sont reconnus", s'indigne le député européen Alain Cadec.

"Cette affaire très grave en cache certainement d'autres malheureusement non contrôlées faute de moyens suffisants. En ma qualité de rapporteur pour le Parlement européen sur le futur Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), je propose un budget pour renforcer les moyens de contrôle de l'Union européenne et des Etats membres."

Cela révèle également la nécessité d'une définition de la pêche industrielle et de ses limites. "Plutôt que de tenter de définir la pêche artisanale, ce qui est impossible compte tenu de l'hétérogénéité de cette pêche en Europe, je propose une définition de la pêche industrielle ainsi qu'un encadrement de ses pratiques."

"Je soutiens un modèle de pêche européen responsable. L'immense majorité des pêcheurs européens pratique une pêche durable et respectueuse de la ressource et je me bats pour préserver ce modèle." (Source : Le Télégramme)

(1) Maartje Theodora est un chalutier-congélateur de 141 mètres de longueur qui cible les petits pélagiques : maquereau, chinchard, hareng, sardine,.... pour la consommation humaine. 57 marins d'origines diverses (Lituanie, Portugal, Estonie, Amérique du Sud...) travaillent à bord. Le capitaine est lui allemand.
(2) Une cargaison de petits pélagiques (maquereau, chinchard,...) évaluée à 4000 tonnes, ce qui représente le tonnage annuel des débarquements de nombreux ports français. Par exemple : La Cotinière (Île d'Oléron), 6e port de pêche de l'hexagone (en valeur), "pèse" 5000 tonnes de poisson pour une flottille de près d'une centaine de bateaux de pêche (dont la taille est comprise entre 6 à 18 mètres)
(3) Parlevliet & Van der Plas (P&P) est "propriétaire" des armements, boulonnais et malouin, Euronor et Compagnie des Pêches, à travers sa filiale UK Fisheries...
(4) Pelagic Freezer-trawler Association (PFA) est labellisé Pêche durable "MSC" pour sa pêcherie de maquereau en Atlantique Nord-Est. Ce programme de certification est soutenu par le WWF !

Philippe Favrelière (modifié le 16 décembre 2012)

Lire le dossier : Blue Charity Business. Alerte : Une réforme de la pêche sous influence

Autres articles :

Pour aller plus loin....

Déroutement d’un chalutier allemand par le patrouilleur des affaires maritimes « Thémis »


Le 11 décembre 2012 vers 16h45, une équipe de contrôle constituée de deux agents du patrouilleur des affaires maritimes « Thémis » a procédé à l’inspection du chalutier pélagique allemand « Maartje Theadora », à environ 32 milles au nord-est de la pointe de Barfleur, dans les eaux sous juridiction française, en zone CIEM VIId.

Lors du contrôle de ce navire de pêche industrielle de 141m avec 57 marins à bord, détenant à bord près de 4 000 tonnes de maquereau, chinchard et hareng, trois infractions à la réglementation européenne des pêches ont été relevées :
  • pourcentage de ces espèces cibles incompatible avec le maillage du chalut utilisé ;
  • usage, depuis le début de la campagne de pêche le 15 novembre, de deux chaluts n’appartenant pas à la même fourchette de maillage ;
  • mauvaise tenue du journal de captures électronique.
A l’issue du contrôle et du fait de ces infractions, les agents du « Thémis » ont procédé à l’appréhension du navire et des produits de la pêche. Contactée par le centre national de surveillance des pêches implanté au CROSS Etel (Morbihan), la direction départementale des territoires et de la mer (délégation à la mer et au littoral) de la Manche a décidé à 20h55 de dérouter le navire vers le port de Cherbourg.

Lors du trajet vers Cherbourg, d’autres agents du « Thémis » ont pris le relais de l’équipe de contrôle pour surveiller son bon déroulement.

Des vérifications complémentaires et l’audition du patron du chalutier par la gendarmerie maritime ont eu lieu après l’arrivée à quai à Cherbourg. Le Procureur de la République a été saisi de la procédure pour laquelle l’avocat de l’armateur a au demeurant pris contact.

Le Thémis

Mis en service en 2004, le patrouilleur des Affaires maritimes « Thémis » (L : 52,5 m , l : 9 m, 498 GT, P : 4640 kW, Vmax : 21 nds, autonomie : 3 000 milles à 12 nds) est basé à Cherbourg. Il est chargé principalement de la police des pêches en Manche / mer du Nord mais effectue également des missions en Atlantque. Il est armé par deux équipages de 17 personnes qui se relaient par quinzaine. Il effectue environ 300 contrôles de navires de pêche, français et étrangers par an . Toutefois, le contrôle du « Maartje Theadora » est exceptionnel compte tenu de la taille de ce chalutier et des quantités en cause.

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Mardi 18 décembre 2012

Amende réglée, le Maartje Theadora a repris la mer vers 19 h 




L'armateur allemand d'un des plus gros chalutiers du monde, retenu à Cherbourg, a été condamné mardi à payer 595.000 euros pour la plus grosse infraction de pêche jamais relevée en France métropolitaine, en plein débat sur la pêche à Bruxelles.

Le capitaine allemand du bateau, âgé de 36 ans, a reconnu devant le tribunal correctionnel de Cherbourg les faits qui lui étaient reprochés dans le cadre d'une comparution avec reconnaissance préalable de culpabilité.

Appréhendé au large d'Antifer (Seine-Maritime), le Maartje Theadora, un navire de 141 mètres de long avec 57 personnes à bord, est à quai depuis six jours à Cherbourg où il a été dérouté.

Sur les 4.000 tonnes de poissons congelés à son bord, 1.585 tonnes ont été pêchées de façon non conforme à la réglementation, selon l'Etat français qui estime à 1,2 million d'euros la valeur des prises illégales.

"Parti pour pêcher du maquereau, il a changé de filet en cours de route pour pêcher du chinchard. Or vous n'avez pas le droit de changer sur une même campagne de pêche", a expliqué le procureur de la République de Cherbourg, Eric Bouillard, en marge de l'audience.

Selon l'avocat de l'armateur, Me Bruno Khajat, le capitaine était de "bonne foi" et ne savait qu'il n'avait pas le droit de changer de filet.

L'amende de 580.000 euros et les 15.000 euros de dommages et intérêts accordés au comité régional des pêches ont été réglés dans l'après-midi par le propriétaire du chalutier géant, l'Allemand Westbank Hochseefischerei, filiale à 100% de l'armateur allemand Doggerbank Seefischerei, lui-même filiale du Néerlandais Parlevliet & Van Der Plas, poids lourds de la pêche industrielle dont le PDG était à l'audience.

Ce paiement acquitté, le bateau a pu quitter le port de Cherbourg peu avant 19H00, a constaté un correspondant de l'AFP.

Cette procédure annule la décision du juge des libertés qui avait fixé lundi à 1,2 million d'euros la caution à payer par le bateau avant de reprendre la mer en attendant un jugement sur le fond plus tard.

A la barre, l'avocat de l'armateur a fait valoir que son client avait perdu "1,065 million d'euros" en six jours d'immobilisation du bateau.

Le PDG de Parlevliet & Van Der Plas, Diederik Parlevliet, s'est dit "pas du tout satisfait" de cette condamnation pour infraction qu'il a qualifiée de "petite erreur administrative".

Dans un communiqué, l'armateur allemand Doggerbank Seefischerei a dénoncé une "sanction disproportionnée". "A ce jour, jamais une amende aussi élevée n'avait été prononcée dans l'Union européenne pour une infraction de ce type", a relevé son dirigeant, Uwe Richter.

"Les sanctions importantes dont sont frappées en France même les infractions les plus mineures sont une cause substantielle d'insécurité pour les pêcheurs européens opérant au large des côtes françaises", ajoute l'armateur, soulignant que son navire possédait un permis de pêche pour "toutes les espèces pêchées".

Le président du comité régional des pêches de Basse-Normandie, Daniel Lefèvre, qui réclamait 150.000 euros de dommages et intérêts, a relevé que les 595.000 euros prononcés représentent "une somme conséquente, quand même!".

Toutefois, "il faut revoir la réglementation européenne qui autorise ces bateaux surdimensionnés en Manche", a-t-il ajouté. "La pêche industrielle a sa place en Europe là où il y a 5.000 mètres de fond mais pas en Manche où on a 80 m de fond et où ce genre de bateau tue la pêche artisanale."

"Comment voulez vous que notre flottille vive. Les pêcheurs bas-normands ont un quota de 1.600 tonnes de maquereau par an et eux ils prennent ça" en moins d'une campagne, s'est encore exclamé M. Lefèvre.

Les plus grands bateaux bas-normands font 25 mètres de long, selon lui.

Greenpeace a de son côté estimé que "l'exemplarité" de cette condamnation "n'était pas à la hauteur" de l'infraction.

"Nous dénonçons plus que jamais cette pêche industrielle qui n'hésite pas à pratiquer la pêche illégale. L'Europe doit se réorienter vers une pêche artisanale", a déclaré à l'AFP François Chartier, chargé de campagne "océan" de l'ONG.

Les pays membres de l'Union européenne négocient mardi et mercredi à Bruxelles leurs quotas de pêche.

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L'armateur allemand du chalutier géant Maartje Theadora, soupçonné de la plus grosse infraction à la législation sur la pêche jamais constatée en France métropolitaine, a été condamné mardi à payer 580.000 euros d'amende par le tribunal de Cherbourg.

Une somme à laquelle il faut ajouter les 1,245 million d'euros de caution requis lundi par le juge des libertés de Cherbourg. Un montant correspondant à la valeur estimée de la cargaison frauduleuse, soit 1.585 tonnes de poisson.

La Westbank Hochseefischerei GmbH devra aussi payer 15.000 euros de dommages et intérêts au comité régional des pêches de Basse-Normandie. La décision du tribunal met fin à la procédure et le navire devrait pouvoir repartir, une fois l'argent versé, vraisemblablement mercredi selon son propriétaire.

"Dans d'autres pays, on aurait payé 25 à 30.000 euros maximum"

Un accord a finalement été trouvé entre l'avocat de l'armateur - qui a opté pour une procédure de plaider-coupable - et le parquet de Cherbourg, puis validé mardi matin par le juge, avant une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.  L'accord de mardi évite au propriétaire un procès qui serait intervenu en mars et annule la caution.

Diederik Parlevliet, le PDG de la maison-mère néerlandaise Parlevliet & Van Der Plas, a affirmé mardi qu'il n'était cependant pas satisfait : "Dans d'autres pays, on aurait payé 25 à 30.000 euros maximum", a-t-il affirmé.

Pêche du chinchard non déclarée

Appréhendé mercredi au large d'Antifer (Seine-Maritime), le Maartje Theadora, un navire de 141 mètres de long avec 57 personnes à bord, a été dérouté vers Cherbourg où il fait l'objet d'une saisie de la part de la Direction départementale de la mer. Le chalutier est suspecté d'avoir commencé à pêcher du maquereau, comme il l'avait déclaré, puis de s'être mis à pêcher du chinchard sans le signaler. Les enquêteurs cherchent la raison de cette dissimulation présumée.

Il lui est en outre reproché d'avoir combiné deux filets de pêche pour augmenter ses prises.

Rédac web avec AFP

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Le capitaine du chalutier géant, à quai depuis une semaine à Cherbourg, a été condamné à verser 580 000 € d’amende. Une fois l’argent versé, le Maartje Theadora va reprendre la mer.

Condamné, hier, par le tribunal de grande instance de Cherbourg à payer une caution de 1,245 million d’euros pour pouvoir lever la sequestre de son bateau, l’armement du chalutier allemand de 57 m Maartje Theadora, arraisonné la semaine passée, a soldé ce mardi matin les poursuites pénales. Il a choisi de reconnaître les faits reprochés dans le cadre d'une procédure inhabituelle dans ce type de délt, la reconnaissance péalable de culpabilité.

Le capitaine du chalutier a plaidé coupable et accepté de payer 580 000 € d’amende. Ce qui, du coup, ne rend plus nécessaire le paiement de la caution à laquelle il a été condamné hier pour pouvoir reprendre la mer. Rappelons qu'une caution n'est pas une condamnation. C'est l'immobilisation d'une somme d'argent versée par l'armement pour garantir qu'il se présentera devant la justice lors de son jugement.

Instruments non conformes et 2 000 tonnes hors taille

Cette reconnaissance préalable de culpabilité (le terme français exact) équivaut à un jugement définitif et met un terme aux poursuites engagées par le Parquet de Cherbourg. Une fois l'argent versé, le chalutier peut reprendre la mer et son capitaine et son armement ne peuvent plus être poursuivis. Pour l'armement, cette solution est la meilleure financièrement. L’immobilisation du navire, depuis une semaine à Cherbourg, lui a coûté un million d’euros.

Rappelons que ce chalutier avait été contrôlé en action de pêche dans les eaux françaises du Pas-de-Calais en début de semaine dernière par le patrouilleur des Affaires maritimes Thémis.

Le chalutier utilisait des instruments de pêche non conformes et détenait dans ses cales 2 000 tonnes de poisson ne faisant pas la taille réglementaire. Il avait été contraint de rejoindre le port de Cherbourg où il était consigné depuis mardi.

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Outre la condamnation à 580 000 € d’amende, le Maartje Theadora devra verser 15 000 € de dommages et intérêts au Comité régional des pêches de Basse-Normandie, qui s’était porté partie civile devant le tribunal.

Son président, Daniel Lefèvre, dénonce « le pillage permanent de la Manche par ces flottes-là, au détriment de nos flottilles artisanales. Ces gros bateaux-là n’ont pas leur place en Manche ».

Daniel Lefèvre déplore que le droit communautaire impose la liberté de pêche en Manche pour 85 % des espèces qui y vivent. « Il faut protéger la Manche avant qu’elle devienne un désert. »



"Ce genre de bateau tue la pêche artisanale"

"Il faut revoir la réglementation européenne qui autorise ces bateaux surdimensionnés en Manche, a rétorqué le président du comité régional des pêches de Basse-Normandie, Daniel Lefèvre. La pêche industrielle a sa place en Europe là où il y a 5 000 mètres de fond mais pas en Manche où on a 80 mètres de fond et où ce genre de bateau tue la pêche artisanale."

"Comment voulez-vous que notre flottille vive. Les pêcheurs bas-normands ont un quotas de 1 600 tonnes de maquereau par an et eux ils prennent ça" en moins d'une campagne, s'est encore exclamé M. Lefèvre, rappelant que les plus grands bateaux bas-normands font 25 mètres de long.

"Sanction disproportionnée"

A la barre, l'avocat de l'armateur a fait valoir que son client avait perdu "1,065 million d'euros" en six jours d'immobilisation du bateau. Diederik Parlevliet, le PDG de la maison mère néerlandaise Parlevliet & Van Der Plas, a déclaré mardi qu'il n'était cependant pas satisfait : "Dans d'autres pays, on aurait payé 25 000 à 30 000 euros maximum."

Dans un communiqué, l'armateur allemand a dénoncé une "sanction disproportionnée". "A ce jour, jamais une amende aussi élevée n'avait été prononcée dans l'Union européenne pour une infraction de ce type", a relevé son dirigeant, Uwe Richter.


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Campagne du WWF lancée en octobre 2012 : Arrêtons de mettre nos océans en faillite



Depuis 30 ans, les Ministres européens de la Pêche ont pris de mauvaises décisions qui ont abouti à la surpêche et au déclin du secteur de la pêche. En continuant sur cette voie, nous mettrons en faillite nos océans et l'économie liée à la pêche.

Ce mois-ci tout pourrait changer! Des votes décisifs auront lieu pour l'avenir de nos océans dans les prochaines semaines à la Commission Pêche du Parlement européen. Une opportunité s'offre à nos eurodéputés pour corriger des décennies de mauvaise gestion. Faites-leur savoir que leur vote est essentiel.

Nous avons besoin d’engagements politiques pour construire un avenir durable. Nous avons besoin de leaders politiques pour sortir l’Europe du chemin de la faillite. Nous avons besoin de décisions qui permettent de protéger nos ressources et nos richesses, tout en assurant un avenir au secteur de la pêche.

Pour agir, envoyez cet e-mail aux eurodéputés français de la Commission Pêche et demandez-leur d'assurer un avenir aux océans, aux poissons, aux pêcheurs, à la vie marine et aux communautés littorales qui en dépendent afin de pouvoir garder du poisson au menu !


Maintenant il faut agir....

Demandez au WWF d'arrêter de soutenir les bateaux de la pêche pirate qui se camouflent derrière le programme de labellisation "Pêche durable" du Marine Stewardship Council (MSC)

en ajoutant  un commentaire au bas de la page : StopBankrupting Our Oceans

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Samedi 15 décembre 2012. Pêche illégale : les réactions se multiplient

Source : Ouest France

Le « Maartje Theadora » est bloqué jusqu'à nouvel ordre à Cherbourg.

La semaine prochaine, le tribunal de Cherbourg se prononcera dans l'affaire du chalutier usine, soupçonné de pêche illégale.

Toute la journée d'hier, les réactions n'ont cessé de tomber dans l'affaire du Maartje Theadora, ce chalutier usine soupçonné d'avoir pêché illégalement plus de 2 000 tonnes de poisson en baie de Seine.

Très remontés, les pêcheurs professionnels, qui se battent toute l'année pour obtenir des quotas de pêche dans la zone, voulaient organiser une action pour empêcher le navire de quitter le port. C'était avant de connaître le montant de l'amende proposée par le parquet : 1, 5 millions d'euros. Amende refusée par l'amateur. En attendant le jugement, le comité régional des pêches a donc décidé de se porter partie civile.