samedi 29 septembre 2012

En Espagne, le poisson va contribuer à l’équilibre des comptes publics

En Espagne, le poisson va contribuer à l’équilibre des comptes publics

Stop IVA

Pas d'augmentation de TVA

L’Europe du Sud vit maintenant dans l'austérité des plans d’ajustement des déficits publics... La France doit trouver 30 milliards d’euros en 2013. L’Espagne, 39 milliards d’euros...

La France va pomper à la source en faisant payer les plus riches. L’Espagne va réduire le train de vie de l’Etat et ponctionner encore plus les consommateurs. Voilà en gros la différence entre une social-démocratie et une démocratie-chrétienne !

En France, le poisson restera taxé au taux réduit de TVA de 5,5% comme la plupart des produits alimentaires. Mais, les pêcheurs les plus riches devront passer à la caisse...

En Espagne, le poisson ne fait pas partie des produits de première nécessité. Il est dorénavant taxé à 10% de TVA avec la hausse de 2 points (du taux normal) depuis le 1 septembre 2012.

Dans le plus grand marché au poisson d’Europe, les produits de la mer vont contribuer à l’équilibre des Finances publiques au grand dam des consommateurs et des organisations professionnelles.

En Espagne, Pêcheurs, mareyeurs et poissonniers se sont vivement opposés à cette hausse de TVA d'autant plus que la consommation des produits de la mer a tendance à fléchir avec la crise économique :  Baisse de 0,7 % (en quantité) de la consommation de poisson à domicile entre juillet 2011 et juin 2012 d'après le Ministère de la consommation.

Ils demandent même une baisse de la TVA et l’inscription du poisson dans les aliments de base à un taux super-réduit de 4% au même titre que le pain, la farine, les œufs, le lait, les fruits et les légumes, arguant que le poisson est bon pour la santé et que sa consommation permettra d’économiser sur les soins médicaux !

Philippe Favrelière (à partir de l’article de El Economista : El sector del pescado pide un IVA "superreducido")


Lire aussi cet article du New York Times : Endettés jusqu’au cou, les pêcheurs espagnols critiquent la politique de l’UE (Buried in debt, Spain’s fishermen blame EU policies) 


Autres articles :

mercredi 26 septembre 2012

Moratoire de la pêche : Les va-t-en guerre de la NEF

(Ancien titre : Moratoire : L’appât de la NEF n’est qu’un leurre néolibéral....)

En proposant un moratoire de la pêche dans les eaux communautaires, les économistes de la New economics foundation (NEF) font une déclaration de guerre à l'ensemble des acteurs traditionnels de la filière "Pêche"....

« Ne plus pêcher de poissons dans l'Atlantique pendant quelque temps permettrait de protéger les stocks... mais aussi d'augmenter les revenus des pêcheurs de manière permanente. C'est la conclusion de la dernière étude (1) de la New economics foundation (NEF), un think-tank basé à Londres, qui appelle à un moratoire de quelques mois à neuf ans sur les espèces les plus surpêchées en Europe. »

Cette proposition est retranscrite sans analyse critique dans Le Monde du 21 septembre 2012 : Un moratoire sur les poissons surpêchés en Europe serait rentable.

Le journal "Le Monde" appâté par un communiqué de presse bien ficelé est tombé dans le piège... La NEF propose un moratoire sur 49 espèces parmi les plus importantes d'un point de vue économique pour la survie des acteurs de la filière de la pêche, depuis le pêcheur-armateur et le mareyeur, jusqu'au poissonnier...

Sur les 54 principaux stocks de poissons de l'Atlantique nord-est étudiés, 49 espèces font l’objet de surpêche – sur plus de 150 que comptent les eaux européennes. Selon la NEF, un moratoire de la pêche permettrait de reconstituer rapidement la ressource : 10 espèces sur deux ans, 28 sur quatre ans, 44 sur six ans et la totalité sur neuf ans.


Qui peut survivre à un moratoire de la pêche aussi important ?

Pas les pêcheries côtières artisanales dans l’impossibilité de délocaliser leurs activités ancrées dans des communautés littorales ! Un moratoire de la pêche, c'est la mort du pêcheur-armateur !

Par contre, les conglomérats du secteur de la pêche, à la fois armateurs, négociants et transformateurs,...

Ce moratoire va affaiblir les pêcheries artisanales ainsi que les acteurs traditionnels de la filière pêche (gestionnaires des ports, mareyeurs, poissonniers,...) au profit des sociétés transnationales qui approvisionneront les marchés européen et français à partir de produits importés. Ce moratoire va même « couler » les flottilles côtières qui auront perdu leur marché traditionnel et qui laisseront la place à de grands armements industriels...

La NEF compte sur les investisseurs privés pour reconstruire le secteur de la pêche...

A court terme, bien sûr, ce moratoire impliquerait un coût, puisqu'il faudrait compenser l'absence de revenus des pêcheurs et maintenir les navires pendant les périodes de non-pêche. Mais cet investissement, la NEF le chiffre à 10,5 milliards d'euros pour l'ensemble de la période de transition entre 2013 et 2022, soit bien moins que les bénéfices retirés à long terme par la mesure. "Pour un euro investi, un bénéfice de 1,48 euro est généré au cours de la première décennie. En l'espace de 40 ans, les profits sont de 14 euros pour 1 euro investi", calcule le think-tank, qui estime que ces coûts seraient essentiellement financés par des investisseurs privés intéressés dans la perspective d'un retour sur investissement.

mardi 18 septembre 2012

Revue de presse 2012 (6) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...


Prévoir des perturbations avec un Nouvel outil de publication...

Mortalité des huîtres 2011/2012 : Huître, victime de la crise écologique !
Mortalité huîtres 2012 : Observatoire conchylicole et Forum Ostrea

Mortalité 2012 : Ifremer. Resco
  • 5e bulletin du 10 juillet 2012, télécharger Ici
  • 6e bulletin du 27 juillet 2012, télécharger Ici
  • 7e bulletin du 9 août 2012, télécharger Ici
A partir du 19 novembre 2012, la revue de presse se poursuit Ici

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Le 16 novembre 2012


La conchyliculture en tête d'affiche
La conchyliculture compte 173 entreprises dans le pays d'Auray. Elle génère 536 emplois (soit 50 % des emplois conchylicoles du Morbihan). 35 % de la production régionale en huîtres creuses est réalisée dans le pays d'Auray et 40 % en huîtres plates. 48 % des concessions de Bretagne sud sont situées dans le secteur.

La pêche, une activité importante
Le secteur de la pêche dispose de 139 navires. Il emploie 759 personnes dans la production, la transformation et le mareyage. La criée de Quiberon est la huitième de France (1 200 tonnes de poissons débarquées).

La pêche à pied professionnelle, une activité non négligeable
213 pêcheurs à pied sont recensés sur le quartier maritime d'Auray-Vannes (Golfe du Morbihan y compris). Cette activité a engendré un chiffre d'affaires de 6 millions d'euros en 2007 (contre 9 millions d'euros pour la pêche embarquée).

Des activités connexes à la pêche
Le pays d'Auray compte aussi quatre entreprises de mareyage et deux entreprises historiques de transformation : la Belle Isloise et la Quiberonnaise.

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Le conseil portuaire a décidé hier après-midi d'installer la future plateforme d'innovation Nouvelles Vagues consacrée à l'aquaculture dans une partie de l'ancien port de commerce. Pour le premier port de pêche français, une décision lourde de sens politique et économique.

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En raison de restrictions budgétaires, la mission d'étude pour la création du parc marin estuaire de la Gironde-pertuis charentais pourrait disparaître.

Ils ne savent pas quand sifflera le train du départ, mais ils s'attendent à devoir très vite boucler les valises. « Ils », ce sont les quatre personnes qui constituent la mission d'études pour la création du parc marin estuaire de la Gironde-pertuis charentais, que dirige le vétérinaire François Colas. Deux fonctionnaires de l'État et deux chargés de mission recrutés en contrat à durée déterminée.

Depuis le printemps 2009, l'équipe est installée à Bordeaux et à Rochefort. Elle avait été constituée pour délimiter le périmètre du projet de parc, définir ses orientations et arrêter la composition de son conseil de gestion. Une partie de l'effectif devait, dans l'hypothèse de la signature du décret de création du parc, basculer dans la mise en place de la nouvelle structure.

Une différence de 5 millions

La menace de fermeture, sérieuse, s'est renforcée lundi dernier avec la visite à Brest de Paul Giacobbi, le nouveau président du conseil d'administration de l'Agence des aires marines protégées, l'autorité de tutelle de la mission. Le député de Haute-Corse a mis en exergue tout le paradoxe d'une situation qui nourrit l'inquiétude : « J'arrive dans une situation de contradictions de fond entre les engagements politiques et juridiques forts pris par la République en matière de création et gestion d'aires marines protégées et des moyens qui ne sont pas en adéquation. C'est ma priorité, et celle du conseil d'administration de l'Agence, que de trouver des solutions à cette situation qui s'annonce difficile, pour que l'Agence puisse tenir ses objectifs. » Ce même conseil d'administration décidera, le 3 décembre, de l'avenir effectif de la mission.

Le message est limpide : l'argent manque dans les caisses. La dotation du ministère de l'Écologie et du Développement durable s'établit à 21 millions d'euros, budget à rapporter aux 26 millions validés par l'Agence pour mener à bien ses missions. Il faut savoir qu'un parc comme celui de la mer d'Iroise, c'est un budget de 3 millions, pour une vingtaine de permanents. Et, au total, pour assumer l'ensemble de ses missions, cette structure déploie 110 salariés.

Parc de papier ?

Le constat appelle une interrogation à double détente. Quelles ambitions peuvent projeter les parcs existant en métropole et dans les territoires ultramarins ? Et, pour les projets en cours, tels que le parc des pertuis-estuaire de la Gironde ou celui du bassin d'Arcachon, sont-ils voués à devenir des parcs de papier sans moyens réels de fonctionner ? Ce dernier pan de la question renvoie à la lettre que le président du Conseil général de la Charente-Maritime, Dominique Bussereau, a adressée à la ministre de l'Écologie et du Développement durable, Delphine Batho. Le 5 octobre dernier, il lui demandait où en était le projet de création du parc charento-girondin. Sachant que l'enquête publique, ultime étape de la concertation, était bouclée depuis un an, et que les préfets avaient transmis tout le dossier au ministère depuis dix mois.

« Il y a près d'un mois, Delphine Batho m'a dit qu'elle allait me répondre. Je n'ai toujours rien reçu. » Si le projet pertuis-estuaire devait avorter, ce serait quatre longues années de négociations tendues entre professionnels de la mer et représentants des sensibilités écologistes qui seraient tuées dans l'œuf. « Si cela doit passer en pertes et profits, je dis que c'est un gâchis d'argent public, poursuit le président de l'assemblée départementale. Cela va décevoir beaucoup de gens qui s'étaient engagés dans ce parc avec de l'honnê- teté intellectuelle, et qui y croyaient. »
 
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Près de 120 exposants seront présents samedi, dimanche et lundi au parc des expositions de Penvillers-Quimper. L'an dernier, le salon des vins et de la gastronomie a accueilli 20 000 personnes.

1. Éveiller ses papilles
Avec près de 120 exposants, il y a de quoi satisfaire tous les gourmets et les gourmands. Foie gras, confitures, chocolats, truffes, charcuterie, fromage, terrine, miel... Il y en a pour tous les goûts. Ici, chaque stand propose des dégustations gratuites. Et pour se désaltérer, on retrouve, au détour des allées, des vins, champagnes, cognacs, armagnacs et eaux-de-vie. Les produits ne sont pas vendus en grande surface, tout est artisanal.

2. Voyager dans une ambiance
Les spécialités régionales gastronomiques seront représentées par des producteurs fermiers et vignerons venus de toute la France. De l'Aveyron à la Bretagne, en passant par les Pyrénées et l'Auvergne, chaque exposant apporte son lot de saveurs et son ambiance.

Les Basques, par exemple, sauront vous emporter dans leur Sud rempli de caractère. « Nous ne mettons pas de musique, car les producteurs savent donner de la voix, sourit Joëlle Le Gall, organisatrice. Après 13 années sur le même salon, nous sommes comme une grande famille. »

3. Préparer les fêtes de fin d'année

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Les principaux décideurs politiques y compris le premier ministre ont prévu de participer à ce sommet annuel de l'économie de la mer et du littoral, mardi et mercredi.

Biarritz n'a qu'un tout petit port pittoresque et sera pourtant la semaine prochaine, la capitale française de la mer. Elle doit en grande partie sa désignation pour l'accueil de la 8es édition des Assises de l'économie maritime et du littoral à son positionnement (Biarritz Océan), son centre de congrès mais aussi sa coopération avec Bayonne au sein de l'agglomération Côte basque Adour.

Car ces assises qui se tiennent mardi et mercredi au Bellevue, (juste avant la grande conférence sur la sécurité maritime de Surfrider pour les 10 ans du « Prestige »), ne sont pas moins que le rendez-vous annuel de référence, des acteurs politiques et économiques du monde maritime et du littoral.

1 200 participants

Au total, 1 200 participants et plus de cinquante experts français et internationaux interviendront. Le Ministre délégué aux transports, à la mer et à la pêche, Frédéric Cuvillier ouvrira les débats mardi. Le premier ministre Jean-Marc Ayrault, clôturera les travaux, mercredi.

Gestionnaire des ports de Bayonne et de Saint-Jean-de-Luz/Ciboure, la Chambre de commerce et d'industrie Bayonne Pays basque qui co-organise ces Assises (1) a reçu le soutien du Conseil régional d'Aquitaine et du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, respectivement propriétaires des ports de Bayonne et de Saint-Jean-de-Luz/Ciboure. L'Acba et la Communauté de communes Sud Pays basque ont renforcé la candidature de la CCI Bayonne Pays basque face à d'autres ports candidats dont celui de Nantes.

Tout cela marque enfin une vraie mobilisation de la région autour de l'économie maritime. Il est vrai que Bayonne est le 9e port de commerce français et le second port d'intérêt régional après Calais. Avec un trafic annuel de 4 millions de tonnes pour 900 navires, 3 500 emplois directs ou indirects, 530 millions d'euros de retombées économiques sur l'Aquitaine.

Pour la pêche, le quartier maritime de Bayonne regroupe 142 navires. Avec 4 500 tonnes de poisson débarquées pour un chiffre d'affaires de vente de plus de 15 M€, la criée se classe au 15e rang français....

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Le 15 novembre 2012


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[PORTFOLIO] Début de la pêche des étangs de la pisciculture de Caillaouet


La Fédération de pêche a lancé les pêches dans ses étangs. Jusqu'à la fin du mois, les bénévoles sont réquisitionnés.

A la table de tri, une dizaine de pêcheurs examinent les prises. « C'est l'endroit stratégique », décrit Alain Lartigue, vice-président de la Fédération de pêche en Lot-et-Garonne. Les poissons y sont triés par taille et espèces, avant d'être stockés, toujours vivants, dans des bacs en ciment. Destination finale : les cours d'eau du département, après avoir été redistribués aux associations de pêche affiliées ou, pour une petite partie, retour aux étangs, afin d'assurer la prochaine fraie. À la pisciculture de Bruch, le mois de novembre est l'un des deux grands moments de l'année, celui de la pêche.

Ses 16 hectares d'étangs appartiennent depuis 1998 à la Fédération départementale de pêche. « C'est la seule pisciculture d'étang dans le Sud-Ouest », avance Alain Lartigue.

En Tarn-et-Garonne, la fédération de pêche s'est séparée de la sienne et le Gers est en passe de faire de même. Mais pour la fédération du Lot-et-Garonne, il n'est pas question de s'en séparer. « Nous tenons à avoir un poisson de qualité, insiste Alain Lartigue, en maintenant des souches adaptées. À l'origine, elles ont été sélectionnées dans le milieu naturel, dans les rivières du Lot-et-Garonne. »

Entre 3,5 et 5 tonnes par an

La production reste pourtant toujours aléatoire. « Nous atteignons entre 5 tonnes les bonnes années et 3,5 tonnes les années noires », comptabilise Patrick Venancie, deuxième vice-président à la Fédération départementale de pêche et responsable de la pisciculture. « L'un dans l'autre, c'est une opération blanche, assure Alain Lartigue. Cette année, nous espérons approcher des 5 tonnes. » De quoi satisfaire les pêcheurs du département. Enfin, pas tout à fait malgré tout...

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14 novembre 2012



Les ostréiculteurs dénoncent la canalisation posée à proximité du site de la Malconche pour évacuer les rejets du port de plaisance de Saint-Denis....

Vendredi 9 novembre, quelque 80 ostréiculteurs de Marennes Oléron, équipés de quatre camions, ont déversé près de 6 tonnes d’huîtres devant quatre cibles au nord de l’île d’Oléron : les mairies de La Brée, Saint-Denis et Saint-Georges, et l’amicale des plaisanciers. En cause : ces communes et plaisanciers s’opposent au projet de filières ostréicoles dans l’anse de la Malconche. Alors qu’ils acceptent les rejets du dragage actuel du port de plaisance de Saint-Denis d’Oléron, et la pose d’une canalisation de refoulement en mer à proximité immédiate de l’anse de la Maconche. « Après avoir expliqué durant de longs mois que ce site exceptionnel devait faire l’objet d’une protection absolue, le monde de la plaisance, non sans un certain cynisme, a choisi d’y poursuivre ses opérations de vidange… », dénonce Gérald Viaud, président du syndicat des conchyliculteurs du bassin de Marennes Oléron, et du comité de la conchyliculture de Poitou-Charentes.

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Les conchyliculteurs dénoncent les opérations de vidange des boues de dragage du port de plaisance.
Une tuyauterie de refoulement en mer a été posée à proximité de l'anse de la Malconche.

Le Comité régional de la conchyliculture de Poitou-Charentes a fait part, hier, de sa surprise après avoir pris connaissance de l'avis aux navigateurs diffusé par le port de plaisance de Saint-Denis-d'Oléron.

Un document dans lequel est annoncée une opération de dragage du 25 octobre à fin janvier 2013 et la pose d'une tuyauterie de refoulement en mer, à proximité immédiate de l'anse de la Malconche. « Cette opération a été décidée en dehors de toute concertation », assure le président du comité, Gérald Viaud.

Un problème écologique

Plus encore, le comité s'inquiète quant à la qualité environnementale de l'anse de la Malconche. « Après avoir expliqué durant de long mois que ce site exceptionnel devait faire l'objet d'une protection absolue, le monde de la plaisance, non sans un certain cynisme, a choisi d'y poursuivre ses opérations de vidange des boues de dragage du port de plaisance ». Gérald Viaud est d'autant plus inquiet que, d'ici quelques mois, le Douhet et Boyardville devraient déposer à leur tour une demande d'autorisation pour se débarrasser de leur vase. « Bizarrement, ni l'une ni l'autre ne s'émeut de telles pratiques. La mer peut bien continuer d'être traitée comme une poubelle tant que l'on peut continuer à faire des ronds dans l'eau », s'indigne le comité qui pointe du doigt la volte-face soudaine des trois communes du nord de l'île d'Oléron.

« Manifestement pour elles, la qualité de ces boues portuaires rejetées directement dans le milieu marin, au plus près de la Malconche, ne pose aucun problème écologique ». Pour le comité, tout cela confirme que le projet de filières en eau profonde « constitue un obstacle à la poursuite de certaines pratiques dont les conséquences environnementales sont incompatibles avec la qualité exigée pour l'élevage des coquillages ».

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Cachez ces huîtres que je ne saurais voir…

À la suite de l'opération menée vendredi dernier par un groupe d'ostréiculteurs (lire notre édition d'hier), les maires ont réagi. Le premier à se manifester a été Jean-Jacques Naud, maire de La Brée, absent de la commune le jour choisi par les commandos ostréicoles pour déverser les « huîtres de la discorde » devant les portes de sa mairie, comme devant celles de Saint-Denis et de Saint-Georges.

« J'ai été très choqué par cette initiative. Si je reste fidèle à mes positions vis-à-vis des filières au nom de l'attrait touristique vital pour l'île, j'ai toujours été solidaire des intérêts des professionnels de la mer et notamment des ostréiculteurs. Il y a des méthodes légales de soutenir une cause et d'autres qui ne le sont pas ! En outre, la commune n'ayant pas de port, nous ne risquons donc pas d'être accusés de polluer la mer par des rejets… ».

De son côté, Jean-Michel Massé, maire de Saint-Denis, s'exprimait ainsi par courriel : « Je regrette l'action des ostréiculteurs car leur accusation de pollution causée par le dragage du port n'est pas justifiée. Les services de l'État peuvent apporter la preuve que le port fait partie des plus propres du département. Par-delà les accusations injustes, le plus important est que j'ai pu échanger avec eux. Le nord-est de l'île développe depuis longtemps une économie touristique basée sur des plans d'eau remarquables et ce projet imposé aux communes ne pouvait que soulever leur opposition. Le territoire marin doit impérativement être partagé entre tous ses usagers, dans une concertation forte, où tous doivent rechercher des compromis. Il est légitime que les ostréiculteurs cherchent à développer des filières pour améliorer leur productivité mais dans un site qui n'entre pas en concurrence directe avec d'autres usagers, porteurs eux aussi d'emplois. Dire que les communes du nord s'opposent à l'ostréiculture n'a pas de sens car le rôle des élus est de favoriser toutes les activités économiques, en recherchant l'harmonie ». Ce projet heurterait simplement parce qu'il « n'aurait aucunement été discuté avec les communes, qui l'ont découvert au moment de l'enquête publique ». Et l'élu de conclure : « La continuation d'actions de ce type ne pourra être que contre-productive pour l'île d'Oléron ».

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Produits transformés et saumon, locomotives des produits de la mer selon le dernier bilan de FranceAgriMer.

Contexte morose
La demande est faible à l’international sur la plupart des marchés, ce qui pèse sur les prix. « Elle ne devrait pas se redresser ces prochains mois, à l’exception du pic saisonnier des fêtes de fin d’année. » À noter aussi, un léger recul des apports sur le marché français, mais une progression des ventes en valeur. « Les débarquements sur les douze derniers mois reculent légèrement (- 1 %), du fait de la réduction des apports de coquillages et crustacés. » Toutes les autres espèces enregistrent des captures en croissance et le prix moyen augmente de 2 %, permettant une hausse du chiffre d’affaires de 1 %. « Le prix du carburant reste élevé dans les ports. »

Commerce extérieur
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Consommation
Les achats de poissons frais progressent (+3 %), tirés par le saumon, alors que la consommation de l’ensemble des produits aquatiques demeure en baisse. En comparaison, les achats de viande de boucherie fraîche ont, sur la même période, reculé de 2 % et la consommation de volailles est restée stable. « Cette évolution est principalement due à l’essor des achats de saumon dont le prix moyen est en baisse de 16 %. »
Les autres produits frais sont touchés par une hausse de prix, ce qui a probablement joué dans le ralentissement de la consommation plus ou moins marqué que l’on observe : - 2 % pour les coquillages frais, - 9 % pour la noix de Saint-Jacques, - 9 % pour les céphalopodes, - 11 % pour les crustacés frais. « Sur le moyen terme, on observe que le consommateur s’oriente de plus en plus vers des produits transformés. » Entre 2003 et 2011, la part des produits traiteur s’est développée, passant de 18 % à 27 %, au détriment des produits achetés en frais, dont la part est passée de 40 % à 35 %.

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Conseil spécialisé Pêche et aquaculture du 24 octobre 2012

Le Conseil spécialisé de FranceAgriMer pour les produits de la mer, de l'aquaculture et de la pêche professionnelle en eau douce s’est réuni le 24 octobre 2012, sous la présidence d’Hervé Jeantet.

Ce Conseil de « rentrée » a proposé un large focus sur la situation des marchés à l’international et la consommation des ménages français... Pour plus d'informations, cliquer FranceAgriMer

FranceAgriMer. Conseil spécialisé Pêche et Aquaculture : Situation du marché des produits aquatiques

Note de conjoncture sur le marché des produits aquatiques / 24 octobre 2012, cliquer FranceAgriMer

Conseil « mer et aquaculture » de FranceAgriMer du 24 octobre 2012 : large focus sur la situation des marchés à l’international et la consommation des ménages français

09/11/2012


À l’issue du Conseil des ministres de la pêche, le Conseil spécialisé de FranceAgriMer pour les produits de la mer, de l'aquaculture et de la pêche professionnelle en eau douce, réuni le 24 octobre 2012 sous la présidence d’Hervé Jeantet, s’est félicité de l’accord obtenu sur le futur instrument financier de la politique commune de la pêche par le Ministre Fréderic Cuvillier. 

Un large focus a été fait sur la situation des marchés à l’international et sur le marché français.

Une demande faible à l’international sur la plupart des marchés, qui pèse sur les prix
La situation économique mondiale affecte le comportement des consommateurs. La demande est faible sur la plupart des marchés et ne devrait pas se redresser ces prochains mois, à l’exception du pic saisonnier habituel durant la période des fêtes de fin d’année.

Léger recul des apports sur le marché français, mais progression des ventes en valeur
Les débarquements sur les douze derniers mois (cumul annuel mobile jusqu’à fin septembre 2012) reculent légèrement (- 1 %), du fait de la réduction des apports de coquillages et crustacés. Les autres groupes d’espèces enregistrent tous des captures en croissance. Le prix moyen augmente de 2 %, permettant une hausse du chiffre d’affaires de 1 %. À noter, le prix du carburant dans les ports qui reste à un niveau élevé.

Commerce extérieur : baisse des volumes échangés et prix moyens croissants
Sur douze mois (à fin août 2012), les importations françaises de produits aquatiques (hors thon, farines et graisses) reculent de 2 % en volume. Le prix moyen des produits étant en hausse de 2 %, la valeur des importations reste stable. 

Les exportations françaises de produits aquatiques (hors thon, farines et graisses) sont en recul de 2 % en volume sur douze mois. Le prix moyen des produits exportés augmente, sur la majorité des produits, de 5 %. La valeur des exports est ainsi en hausse de 3 %.

Consommation des ménages : les achats de poissons frais progressent, tirés par le saumon, alors que la consommation de l’ensemble des produits aquatiques demeure en baisse
Sur les douze derniers mois (à fin août 2012), les achats des ménages en poissons frais sont en croissance de 3 %. En comparaison, les achats de viande de boucherie fraîche ont, sur la même période, reculé de 2 % en moyenne et la consommation de volailles est restée stable. Cette évolution est principalement due à l’essor des achats de saumon, qui représentent près d’un quart des achats de poissons frais. Le prix moyen de l’ensemble des poissons frais recule de 2 %, sous l’effet de la baisse importante du prix du saumon frais (- 16 %), qui compense la hausse quasi généralisée du prix des autres espèces. 
Les achats de poissons entiers continuent de décroître au profit de produits de plus en plus découpés et préemballés. En 2012, 68 % des volumes de poissons frais étaient vendus sous forme découpée, contre 63 % en 2003. Sur la même période, la part des produits préemballés a gagné 5 points, passant de 13 % à 18 %. 
Les autres produits frais sont également touchés par une hausse de prix, ce qui a probablement joué dans le ralentissement de la consommation plus ou moins marqué que l’on observe : - 2 % pour les coquillages frais, - 9 % pour la noix de Saint-Jacques, - 9 % pour les céphalopodes, - 11 % pour les crustacés frais. 
La consommation des produits traiteurs est en revanche, en moyenne, en léger recul sur douze mois (- 1 %). Ce sont toujours les plats préparés qui enregistrent la plus forte hausse des volumes achetés (+ 4 %). Les produits surgelés et en conserve sont également moins consommés et seuls les poissons surgelés enrobés se démarquent toujours avec une progression des volumes achetés de 3 %. 

Sur le moyen terme, on observe que le consommateur s’oriente de plus en plus vers des produits transformés : entre 2003 et 2011, la part des produits traiteur s’est développée, passant de 18 % à 27 %, au détriment des produits achetés en frais, dont la part est passée de 40 % à 35 %.

Pour en savoir plus : Note de conjoncture pêche et aquaculture de FranceAgriMer, 24 octobre 2012

Restructuration des organisations de producteurs : les modalités de mise en œuvre de la mesure

Les membres du Conseil ont donné un avis favorable sur un projet de décision du directeur général de FranceAgriMer relatif aux modalités de mise en œuvre d’une aide nationale en faveur de la restructuration des organisations de producteurs (OP) dans le secteur des produits de la pêche et de l’aquaculture. Il s’agit de permettre aux OP regroupées de mieux gérer les captures. Par ailleurs, les OP regroupées pourraient ainsi mettre en œuvre les mesures qui devraient être décidées dans le cadre de la prochaine réforme de l’organisation commune des marchés (OCM) des produits de la pêche prévue en 2014.

Présentation d’un projet d’aide au conseil stratégique des entreprises du mareyage et de la première transformation des produits de la pêche et de l’aquaculture

Cette mesure en vigueur pour les IAA sera transposée aux entreprises du secteur des produits aquatiques (première mise en marché, première transformation). Cette assistance adaptée aux phases clés de la vie d’une PME permettrait d’éclairer le chef d’entreprise sur des décisions importantes.

Participation de FranceAgriMer au programme communautaire d’étude et promotion du tourteau de l’espace atlantique 
Les membres du Conseil ont pris connaissance d’un  projet  définissant les modalités de mise en œuvre de la participation de l’établissement à un programme communautaire Interreg d’étude et de promotion du tourteau de l’espace atlantique.
Ce programme, intitulé Acrunet, a pour objectif une approche transnationale de cinq États membres (Irlande, Royaume-Uni, France, Espagne et Portugal) concernés par les captures et la consommation du tourteau. Il s’agit de mieux connaître cette espèce, sa ressource, sa pêche, son industrie et son marché, dans le but de développer sa consommation dans tous les pays de la zone pour promouvoir la bonne gestion de la ressource et la rentabilité de la filière de la zone atlantique. Pour la France, l’institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) y participe pour le volet ressource, le  comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM) pour la coordination avec la profession et FranceAgriMer pour la connaissance des marchés et la promotion.
Le Conseil a émis un avis favorable sur ce projet de décision.

Écolabel des productions de la pêche maritime : première réunion de la Commission
La loi Grenelle 2 avait prévu que les produits issus de la pêche durable pouvaient bénéficier d’un écolabel. Les modalités de mise en œuvre et de gouvernance de cet écolabel sont définies par le décret n° 2012-104 du 27 janvier 2012. 
Les principaux points de la première réunion de la Commission des parties prenantes de l’écolabel des produits de la pêche maritime, placée auprès du directeur général  de FranceAgriMer, ont été présentés au Conseil. À noter, la participation pour la première fois d’une ONG (WWF) à une instance officielle du secteur pêche. Les professionnels ont rappelé qu’ils étaient très attentifs aux travaux de cette Commission et restaient mobilisés pour poursuivre leur engagement vers les pratiques durables.

Réflexion sur le renouvellement des membres du Conseil spécialisé
Le renouvellement des membres du Conseil spécialisé de FranceAgriMer pour les produits de la mer, de l’aquaculture et de la pêche professionnelle en eau douce doit intervenir prochainement. Dans ce cadre, le président Hervé Jeantet a exprimé le souhait de tenir compte de l’évolution de la gouvernance du secteur pour construire un Conseil plus concentré et plus représentatif de l’ensemble des familles professionnelles du secteur. 

Par cette initiative, les membres du Conseil spécialisé actuel ont voulu tirer les enseignements de trois années de fonctionnement et proposer pour son renouvellement, à intervenir au plus tard en juin 2013, une instance forte de la représentation de toutes les organisations professionnelles en capacité de faire des choix stratégiques, apte à rendre aux tutelles des avis fondés, porteurs des choix des filières pêche, conchyliculture et aquaculture.
Le prochain Conseil spécialisé de FranceAgriMer pour les produits de la mer, de l’aquaculture et de la pêche professionnelle en eau douce se tiendra le 6 février 2013.

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Le 13 novembre 2012

La Comtesse du Barry goûte au caviar et au saumon fumé....


Rachetée il y a un peu plus d'un an par MVVH, holding financière de Maïsadour, l'enseigne gimontoise, plus de 80 ans, doit changer d'identité et développer son offre.

Installée à Gimont dans le Gers, l'entreprise La Comtesse du Barry va changer son image.

À plus de 80 ans, la Comtesse veut de nouveau courtiser les quadras et quinquas de France. Et ceux qui sont plutôt aisés tant qu'à faire. Au printemps, la célèbre marque gimontoise doit ainsi inaugurer son « flagship store », son magasin vaisseau amiral, en plein quartier de la Madeleine à Paris, à quelques encablures de Fauchon ou d'Hediard, où les rayons afficheront de nouveaux produits. À prévoir, notamment, du foie gras au champagne rosé ou à la truffe noir, mais aussi du saumon fumé voire du caviar.
Née dans une charcuterie fine gimontoise en 1926, l'ancienne enseigne fait également peau neuve dans son identité. Derrière un joli bleu pastel et une nouvelle signature (« Maison de la gastronomie »), la marque va quelque peu révolutionner le concept de ses boutiques, offrant davantage dans le frais, notamment des plats cuisinés ou des produits apéritifs. Une nouvelle approche qui devrait être visible sur les écrans, à l'occasion d'une importante campagne de publicité lors des fêtes de fin d'année.

Doubler le chiffre d'affaires
C'est une nouvelle étape pour l'entreprise gersoise rachetée en juin 2011 par MVLH (Maïsadour, Vivadour et Val de Sèvres), qui détient également Delpeyrat. Un virage annoncé en fin de mois dernier, avec l'ambition d'attirer une clientèle plus large et plus jeune, notamment les 35-55 ans.

L'objectif est de doubler le chiffre d'affaires (30 millions d'euros en 2010, NDLR) d'ici à cinq ans. De nouvelles boutiques devraient ainsi voir le jour en France, mais également en Chine et en Amérique du Nord. L'ambition est une vente moins saisonnière (octobre-décembre) et de courir tout au long de l'année les gourmets aisés.

E-commerce
La marque s'appuiera partout sur l'un de ses credo : « Ce que nous vendons, nous le produisons. » Outre les foies de canards ou d'oies bien gascons, les autres produits d'excellence seront fabriqués par MVLH. Le saumon fumé viendra ainsi d'une usine à Brioude (Auvergne), rachetée il y a un peu plus d'un mois. Idem pour le caviar ou la truffe qui seront produits par la Comtesse.

Le lifting s'opère également sur le Web. La vente par correspondance - qui a fait grandement la notoriété de l'entreprise - connaissant un certain recul, la Comtesse du Barry veut logiquement doper son e-commerce (5 % du chiffre d'affaires actuellement). Un nouveau site, tout nouveau tout beau, doit ainsi être mis en ligne dans quelques jours.

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Le comité de programmation de l'Axe 4 du Fonds européen pour la pêche vient de donner son accord à de nouveaux projets.

C'est en présence du nouveau président de la Communauté d'agglomération du Sud Bassin (Cobas), Jean-Jacques Eroles que vient de se dérouler, au Comité régional de la conchyliculture à Gujan-Mestras, le comité de l'Axe 4 du Fonds européen de la pêche (FEP). Rappelons-le, la Cobas porte ce programme pour le compte du Pays Bassin Val de l'Eyre.

L'Axe 4 ? Sous cette appellation un peu sibylline se cache un programme européen destiné à soutenir les initiatives locales du monde maritime.
Une valeur ajoutée

Le comité est coprésidé localement par Jean-Michel Labrousse et Olivier Laban, les présidents locaux de la pêche et de l'ostréiculture, et sous la houlette d'Aurélie Lecanu, chargée de mission. Les actions ont été définies en cinq axes prioritaires, dont l'Axe 4, pour travailler sur le développement durable des zones de pêche. Soit une valeur ajoutée pour les opérateurs de la filière, par la valorisation des productions locales, mais aussi la diversification de sources de revenus des pêcheurs et ostréiculteurs par le développement de la pluriactivité.

Pour mémoire, et exemple, la mise en place d'une opération, Pescatourisme, pour permettre aux professionnels d'embarquer des touristes sur leur bateau afin de découvrir leur métier.

Ce sont trois autres projets qui ont été présentés et validés en ce début du mois de novembre à Gujan-Mestras. Sachant que 290 000 euros de fonds FEP et 86 000 euros de fonds d'État restent mobilisables jusqu'au 31 décembre 2013.
Huîtres, produits de la mer

Premier projet, celui concernant une étude (« concrète, ce n'est pas une étude de plus », ainsi que le précise Olivier Laban), sur la fécondité des huîtres en lien avec la qualité des eaux du bassin d'Arcachon : « Il s'agit de recruter un scientifique, qui analysera différentes hypothèses pouvant expliquer le déficit de naissain dans le bassin d'Arcachon. À terme, nous devons cerner les facteurs altérant la reproduction des huîtres du bassin d'Arcachon, pour ainsi mettre en place des programmes d'actions permettant de pallier le déficit de captage que subit la profession ostréicole. »

Autre programme lancé, le développement d'activités nécessitant la préparation ou la cuisson des produits de la mer, notamment les pêcheurs pour lesquels la cuisson est nécessaire à la dégustation...

Cette activité nécessiterait une licence de petite restauration : « On ne peut faire n'importe quoi, et mieux vaut avoir un document cadre, un cahier des charges. Sachant que ces activités de petite restauration commencent à se développer dans certains ports. Il nous faut donc proposer des règles d'organisation aptes à maintenir la vocation du DPM et apporter un bénéfice socio-économique aux professions maritimes. »

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Depuis cinq ans, le Siba organise un événement promotionnel du bassin d'Arcachon délocalisé à Paris. Cette soirée permet de réunir journalistes, professionnels du tourisme et partenaires institutionnels pour lancer le bassin d'Arcachon. L'événement, imaginé cette année et qui se déroulera le 22 novembre, s'articule autour de la notion de « partage » de ce que le territoire offre comme atouts : les milieux naturels, les productions et les savoir-faire. Nouveauté cette année, cinq terroirs du bassin d'Arcachon seront mis en valeur, et associés, chacun, à un produit, un chef et un vin : « Il s'agit vraiment de fédérer nos atouts, mais aussi de mutualiser les moyens, relèvent Olivier Laban et Jean-Michel Labrousse. Cette manifestation vient à point renforcer l'identité du Bassin : authenticité, activités traditionnelles, mer et environnement. »

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Des textiles renouvelables d'origine inattendue

Source : BE Canada

Les sécrétions des myxines sont étudiées comme nouvelle source de fibres naturelles qui pourraient participer un jour à la diminution de notre dépendance vis à vis du pétrole.



Vidéo de l'aquarium de Vancouver illustrant le mode de défense des myxines
Crédits : VancouverAquarium

L'industrie du textile a besoin d'une alternative renouvelable et abordable aux polymères produits à partir du pétrole. Une étude récente menée par Atsuko Negishi de l'Université de Guelph et publiée en ligne sur le site du journal Biomacromolecules, montre que les filaments protéiques extraits des sécrétions de myxines pourraient être filés et tissés en biomatériaux d'un nouveau type utilisables sous forme de fibres ou de films.

Les myxines appartiennent à une famille d'animaux aquatiques anguilliformes vivant dans les fonds marins, qui n'ont que très peu évolué pendant au cours de ces dernières 300 millions d'années. Lorsqu'elles se sentent menacées, les myxines secrètent une substance gélatineuse contenant du mucus et des dizaines de milliers de filaments protéiques. Ces filaments protéiques, appelés filaments intermédiaires, possèdent des propriétés mécaniques pouvant rivaliser avec celles des toiles d'araignées.

Le mode de formation de la soie d'araignée est complexe et les araignées ne peuvent pas être exploitées sous forme d'élevages pour en produire de grandes quantités. Ainsi, ce projet de recherche explore le potentiel de production de fibres d'origine protéique à haute résistance provenant des myxines plutôt que des araignées. Les chercheurs ont isolé des filaments protéiques à partir de sécrétions de myxines et les ont purifiés avant de les filer sous forme de fibres.

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Géo-ingénierie : éviter les ouragans en refroidissant les océans

Source : BE USA

Après le récent rejet de sulfate de fer dans l'océan pour lutter contre le réchauffement climatique [1], l'actualité dans le domaine de la géo-ingéniérie se tourne à nouveau vers les océans. Selon deux ingénieurs anglais (Stephen Salter and Nathan Myhrvold), l'ouragan Sandy aurait pu être évité en refroidissant la surface de l'océan Atlantique. Ils avaient déjà défendu cette idée auprès du gouvernement américain à la suite de l'ouragan Katrina en 2007. Leur projet a été breveté avec l'entreprise américaine Intellectual Ventures soutenue par Bill Gates [2].



Le fonctionnement du "Salter Sink"

L'idée est assez simple : il s'agit de refroidir la surface des océans pour éviter que la température à laquelle risquent de se former des ouragans (26.5 dégrées Celsius [3]) ne soit atteinte, dans les "hurricane alleys", régions de l'océan Atlantiques où les ouragans les plus dangereux se forment. Le projet consiste à attacher des milliers de vieux pneus ensemble pour soutenir des tubes en plastique (de 100 à 300 mètres de long et de 100 à 200 mètres de large).L'action des vagues fait ensuite plonger les eaux chaudes de surface qui se mélangent aux eaux plus profondes et se refroidissent. Cette "pompe naturelle" serait, selon S. Salter, à la fois écologique et économique. Voici une démonstration de ce processus en vidéo :

Si S. Salter [4] estime que 150 à 450 "pompes" seraient nécessaires et recherche activement un financement, d'autres scientifiques, dont Bill Smyth, océanographe à l'Université de l'Oregon, sont assez sceptiques sur le processus, estimant que les cent premiers mètres de l'océan sont déjà assez homogènes et que, pour réellement avoir un effet, il faudrait mettre en place un nombre de pompes trop important que l'installation soit réalisable. A cela s'ajoutent des problèmes liés aux courants de surface, très importants dans ces zones, qui risqueraient de faire basculer le tube.

Ce projet soulève également des craintes liées aux conséquences sur l'environnement et les écosystèmes. Selon les défenseurs du projet, la "pompe naturelle" ainsi installée permettrait d'augmenter la productivité biologique de l'océan (en mélangeant les eaux profondes riches en nutriments avec les eaux de surface, plus pauvres en nutriments). Ceci étant, d'autres scientifiques, dont R. Letelier, océanographe et microbiologiste à l'Université de l'Oregon souligne les dangers de la prolifération du plancton et le risque de déséquilibres de la chaîne alimentaire.

Par ailleurs, le CO2 est plus soluble dans les eaux profondes. Mélanger les eaux profondes et les eaux de surface risquerait d'entraîner un transfert de C02 de l'océan vers l'atmosphère.

De nombreuses recherches et d'importants financements seront donc encore nécessaires avant de pouvoir réellement imaginer d'empêcher la formation des ouragans les plus destructeurs.

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Le 12 novembre 2012

Marennes-Oléron : Opération commando des ostréiculteurs !

Vendredi 9 novembre 2012 entre 9 h 30 et 10 h 30

Au volant de quatre camions et mené par Gérald Viaud, président du Comité régional de la conchyliculture, un groupe d’ostréiculteurs a mené une opération commando sur quatre cibles au Nord de l’île d’Oléron.

Les ostréiculteurs ont déchargé près de six tonnes d'huîtres, successivement devant les portes des mairies de Saint-Georges, La Brée et Saint-Denis, ainsi que devant celle du local de l'amicale des Plaisanciers, à la capitainerie dyonisienne.

La raison de cette opération coup de poing ciblée, l’opposition des trois municipalités oléronnaises et celle des plaisanciers au projet de développement de l’ostréiculture au large de l’Île d’Oléron dans l’anse de la Maleconche...

Rien moins que symboliques, ces actions coups de poing pourraient se multiplier sur une île qui semble entrer en ébullition sur les sujets sensibles de la navigation dans la Maleconche, des diverses sources de pollution, ou non, et, au-delà, de l'avenir de la profession ostréicole. En témoigne la déclaration de Gérald Viaud : « C'est une deuxième semonce, après notre action "sympa" d'hier [NDLR : jeudi] devant la DDTE de Marennes. Effectivement, ça monte en pression ! On a en travers qu'on nous traite de pollueurs alors qu'on n'a même pas commencé, si tant est qu'on pollue plus que d'autres activités ». D'après Sud-Ouest : Les coquilles de la discorde

Les cultures marines, des sentinelles de la mer à supprimer ?

Suite Ici

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Les français donnent leur avis sur l'avenir de l'eau et des milieux aquatiques

Les français sont invités à donner leur avis sur l'avenir de l'eau et des milieux aquatiques dans chaque grand bassin hydrographique du territoire, du 1er novembre 2012 et jusqu'au 30 avril 2013.

Pourquoi vous demander votre avis ?

Les enjeux liés au bon état des eaux et des milieux aquatiques, enjeux écologiques, économiques, de santé publique, de bonne gouvernance… intéressent les Français. Ils sont aussi acteurs de ces enjeux. Depuis 2005, ils sont régulièrement consultés sur leur perception et leur adhésion à la stratégie à mettre en œuvre pour reconquérir le bon état des eaux dans leur région. Mais les situations évoluent sans cesse, des problèmes trouvent des solutions, d’autres apparaissent…

C’est donc sur les enjeux de l’eau identifiés à ce jour, en tenant compte des avancées réalisées mais aussi des défis qui restent à relever, que nous souhaitons, à nouveau, avoir votre avis.

La gestion de l’eau, un engagement majeur

Il s’agit de la troisième consultation, après celle de 2005 et 2008. Cette dernière porte sur grands enjeux de l'eau spécifiques à chaque bassin hydrographique mais également ceux partagés par tous.

Organisée par les Comités de bassin avec l'appui des Agences de l'eau et des offices de l'eau, cette nouvelle consultation devrait contribuer à la révision des Schémas Directeurs d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) et des programmes de mesures qui fixent, dans chacun des treize bassins hydrographiques que compte la France, les grandes orientations pour une gestion équilibrée de la ressource en eau ainsi que les actions à réaliser pour atteindre le « bon état » des eaux exigé par la directive cadre européenne sur l'eau (DCE), peut on lire dans un communiqué de presse. (D'après un article d'Actualités News Environnement)

Pour donner son avis, cliquer Agences de l'eau  ou Eau France (pour les bassins d'Outre-Mer)

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Le 11 novembre 2012


Le Conseil national de la conchyliculture veut recueillir l'avis des ostréiculteurs avant de rendre sa décision.

Les ostréiculteurs vont-ils renoncer aux huîtres triploïdes ? Ces huîtres de laboratoire, stériles, nées en écloseries et pas en milieu naturel, sont une des réponses apportées, aujourd'hui, aux ostréiculteurs à la recherche d'une souche plus résistante aux maladies et à la mortalité qui affectent les parcs ostréicoles français depuis plusieurs années.

La question est posée par le Conseil national de la conchyliculture (CNC) et son président, Goulven Brest, qui évoquent la possibilité de voter un moratoire.
Principe de précaution

Pour mener sa réflexion, et peut-être un jour prendre sa décision, le CNC s'appuie sur le principe de précaution. Il s'interroge notamment sur la « stérilité de ces huîtres à 100 % », l'« impact d'une éventuelle reproduction sur les autres huîtres », les « difficultés de commercialisation », ou encore « une plus grande fragilité que les huîtres naturelles ».

Le conseil du CNC, qui regroupe 36 représentants des professionnels (ostréiculteurs, mytiliculteurs, écloseurs, vénériculteurs, organisations de producteurs) et 19 représentants des marchands d'huîtres (grossistes, poissonniers-détaillants, restaurateurs et grandes surfaces), n'a pas voulu prendre de décision sans consulter l'ensemble des professionnels des sept régions conchylicoles de France (Normandie/mer du Nord, Bretagne-Nord, Bretagne Sud, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Arcachon-Aquitaine et Méditerranée).

Sur le bassin d'Arcachon, où l'Ifremer estimait au début de l'année que les huîtres triploïdes représentaient 30 % des huîtres d'élevage, le Conseil régional conchylicole (CRC) et son président, Olivier Laban, ont choisi la voix du référendum pour recueillir l'avis des ostréiculteurs.

Sur les 342 entreprises habilitées à voter, 188 ont répondu. Une majorité de ces 55 % de votants se sont prononcés en faveur d'un moratoire. Même si ce sont manifestement les partisans d'une « huître 100 % naturelle » qui se sont surtout exprimés. Le conseiller régional EELV Michel Daverat s'est d'ailleurs immédiatement « réjoui de ce résultat ». Au printemps dernier, il accompagnait l'ancienne candidate à la présidentielle, Eva Joly, sur le bassin d'Arcachon, lorsqu'elle s'était prononcée en faveur d'un moratoire sur les huîtres triploïdes.

Le vote des ostréiculteurs du bassin d'Arcachon n'est qu'un avis qui va être transmis au CNC, au même titre que les avis des six autres régions de production.

En Poitou-Charentes, les 850 ostréiculteurs ne se sont pas encore prononcés. Un membre du CRC convient que « c'est un sujet d'importance et qu'il ne faut pas de décision hâtive sans s'appuyer sur un rapport scientifique ». En Charente-Maritime, des ostréiculteurs vivent aussi des huîtres triploïdes, même si plusieurs d'entre eux assurent que « si l'huître triploïde n'existe plus, ils suivront l'avis ». Les écloseurs sont également concernés.

Mondial sur le Bassin

Dans l'attente de tous les avis, le conseil national a retardé sa décision au début de 2013...

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Les cultures marines dans l’économie maritime et du littoral de la France ?

Assises de l’économie maritime et du littoral 2012

Conférence nationale des acteurs de l'économie maritime

Du mardi 20 au mercredi 21 novembre 2012

Lieu : Bayonne-Biarritz

Le marin et Les Echos en collaboration avec le Cluster Maritime Français et l'Institut Français de la Mer organisent la 8ème édition des Assises de l'Economie maritime et du littoral les mardi 20 et mercredi 21 novembre à Bayonne et Biarritz.

Comme chaque année, les Assises seront le rendez-vous annuel majeur des acteurs politiques et économiques du monde maritime et du littoral.

L’édition 2012 réunira plus de 1200 participants à Bayonne et Biarritz avec :
  • Un programme de conférences et de débats animés par les journalistes des Echos et du marin avec la présence de personnalités politiques et des principaux dirigeants publics et privés du maritime
  • La soirée annuelle de prestige du Cluster Maritime Français organisée par la Marine Nationale avec l'Institut Français de la Mer
  • L'opération "Etudiants de la Mer" avec l'invitation de 200 étudiants en fin de cycle d'études maritimes pour les sensibiliser aux enjeux de leur secteur et leur permettre de rencontrer leurs futurs dirigeants
Pour plus de détails sur le programme et inscription : Assises de l'économie maritime

Programme des Assises de l’économie maritime et du littoral 2012 (sans les Cultures marines ?)

Mardi 20 novembre 2012

La « croissance bleue » : investir dans le maritime, oui ! Mais comment ?
Corrado Antonini, Chairman, Fincantieri
Thomas Devedjan, Directeur des investissements, FSI - Fonds Stratégique d’Investissement
Philippe Louis-Dreyfus, Président, Louis Dreyfus Armateurs
Christèle Gauthier, Head of Shipping Finance Western Europe, BNP Paribas
       
Economie maritime française : comment peut-elle sortir renforcée de la crise ?

Présentation du Baromètre de l’Economie maritime PWC
Gil Sandillon, Associé, PWC

Jean-François Fountaine, Président, Fédération des industries nautiques
Gérard Higuinen, Président, France Filière Pêche
Jean-Marie Poimboeuf, Président, Groupement des Industries de Construction et d’Activités navales
Raymond Vidil, Président, Armateurs de France

Présentation de l’étude Emploi-Formation Filière Mer Agefos PME – Quelle gestion prévisionnelle des emplois et compétences pour préparer l’avenir ?
Laurence Carlinet, Directrice du développement, Agefos PME


4 conférences thématiques en parallèle :

1 - Les ports européens face à la crise
 
2 - Navire du futur : quelles sont les conditions d'un renouveau pour la construction navale européenne ?

3 - Pêche et produits de la mer : quelle nouvelle donne ? (Un peu de pêche malgré tout...)
  • Nouvelle politique commune de la pêche : vers un modèle unique de pêche en Europe ? 
  • Gestion des quotas : quelle nouvelle répartition des forces ? 
  • Durabilité et compétitivité : quels compromis ?
Victor Badiola, Président, Conseil Consultatif Régional des eaux occidentales australes
Stephan Beaucher, Coordinateur, Ocean 2012
Cécile Bigot, Directrice des pêches maritimes et de l’aquaculture
Franz Lamplmair, Fisheries Policy Adviser, DG Maritime Affairs and Fisheries, European Commission
Gérard Romiti, Président, Comité National des Pêches maritimes et des Elevages marins
Jean-Marie Zarza, Président, UAPF

4 - Energies marines renouvelables : de la promesse à la réalité industrielle

Mercredi 21 novembre

La mer : Un espace à gérer, à exploiter et à protéger

Au cours de la 2e journée, l'aquaculture marine n'est toujours pas au programme... 

L'aquaculture se développe partout dans le monde.... En France, les cultures marines font déjà partie du patrimoine maritime !!!
 
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Le 10 novembre 2012 

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Les claires du Lido accueilleraient les huîtres de Thau en cas de pollution de l’étang.

Le Comité régional conchylicole travaille en ce moment sur un projet d’envergure. Il s’agit de créer des claires (bassins) sur les terres occupées jusque-là par les vignes de Listel. Ces claires accueilleraient les huîtres de Thau en cas de pollution de l’étang.

Plusieurs partenaires sont autour de la table des négociations : le propriétaire Vranken (Listel), l’Etat, la région, le département, Thau agglo et la ville de Sète. Des études de faisabilité vont être lancées.


4 mois plus tôt....


Le célèbre vignoble du lido sétois, dont le ”gris” est la marque phare.

"Ça fait un choc." Ce participant au Comité central d’entreprise qui s’est tenu hier à Listel ne parlait pas de la chaleur écrasante mais du déménagement de la marque emblématique.

Un permis a été déposé le 19 juin à Aigues-Mortes (Gard) pour y transférer le site de Sète. Et il n’est pas impossible que, dans l’avenir, le célèbre vignoble dont le “gris” est la marque phare soit arraché du lido sétois.

Ce déménagement est un long serpent de mer auquel personne ne croyait. Il avait été imaginé par l’ex-maire Yves Marchand qui voulait créer dans les années 80 une cité lacustre sur le lido de Sète. Il s’est réactualisé via le propriétaire de Listel depuis 2005, Paul Vranken (champagne Pommery).

Il veut regrouper les activités au domaine de Jarras à Aigues-Mortes (Gard), trouvant antiéconomique que 80 % de son vignoble se situe à Jarras et embouteillage, vinification, expédition et services du siège social au domaine de Villeroy, à Sète, où s’élaborent aussi pétillants et mousseux. A peine une paire de camions relie chaque jour les deux sites.

Le groupe Listel, ce sont des domaines à Sète et Aigues-Mortes (vin Château la Gorgonne) et en Provence (Billette). Il emploie 300 salariés, dont 77 permanents à Sète et 70 CDD plus de six mois de l’année. Sans parler des sous-traitants.

"Listel réalise 57 M€ de chiffre d’affaires en 2011 contre 76 M€ en 2007. Avec un résultat opérationnel qui est passé de 5 M€ à 2 M€", confie un proche du dossier. Le vrai problème de Listel, c’est la chute de ses volumes (de 60 à 31 millions de cols).


"Déménager est une hérésie"

Il prône un effort vers l’exportation et auprès des bars et restaurants. "La question essentielle, c’est qu’il doit rebondir commercialement", précise-t-il. "Déménager est une hérésie. Personne ne comprend, indique un salarié inquiet. L’opération réclamerait un investissement colossal de15 M€ pour déménager l’usine, et 15 M€ de plus pour replanter la vigne."

Alors que la vente hypothétique du site historique sétois ne pourrait rapporter qu’autour de 6 M€. C’est certes un domaine d’exception, lové dans un site Natura 2000 et près d’un bois classé, mais il est en zone inondable. Ce qui limite le nombre de repreneurs.

Paul Vranken avait un projet de résidence de tourisme, mais la nouvelle route qui a grignoté ses vignes et le plan anti-inondation, draconien, après la tempête Cynthia sur l’Atlantique, ont douché ses ambitions. Seul le Conservatoire du littoral pourrait racheter le domaine. A-t-il les moyens de donner une seconde vie à ces 260 hectares de vignes uniques enracinées dans le sable, entre Méditerranée et étang de Thau ?

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Le cahier des charges de l'agriculture biologique impose de nombreuses règles aux pisciculteurs.

Pour consommer du poisson régulièrement sans pour autant vider la mer, un moyen est de favoriser le poisson d'élevage. Mais pas n'importe quel poisson d'élevage.

Il faut choisir du poisson d'élevage biologique, et éviter le poisson d'élevage quand il rime :
- avec antibiotiques comme la plupart des saumons d'élevage de pleine mer pour éviter que les parasites se propagent ;
- avec surpêche ;
- avec pollution à cause des excréments qui asphyxient complètement les fonds maritimes sur des kilomètres.


Le saumon label Rouge est-il aussi sûr que le bio ? Quelle différence ?

Les réponses avec Jacques Fricker, nutritionniste et Charlotte Nithart, porte-parole de l'Association Robin des Bois :

"Label Rouge est une appellation de goût, de saveur. On peut être Label Rouge sans être bio. Et inversement. Label Rouge est plus une certification de saveur et d'origine.

"L'appellation bio est forcément destinée aux poissons d'élevage. Les poissons de la mer ne peuvent pas être bio car on ne contrôle pas ce que l'on donne."

"Normalement, il devrait y avoir des certifications qui indiquent aux consommateurs que le poisson est dans un bon état sanitaire et qu'il est pêché durablement. Il faudrait un label tout en un. Mais la filière française de la pêche essaie d'y travailler."

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Jeudi soir, à la tombée de la nuit, deux Espagnols ont été pris en flagrant délit de braconnage de pouces-pieds, à Quiberon. Kayak pneumatique, combinaisons de plongée et lampes frontales, ils étaient, selon l'adjudant Gilles Raibaut, de la brigade nautique, équipés comme des professionnels: «En plus d'un matériel performant, on a retrouvé, à bord de leur véhicule, des bacs de conservation et les horaires de marée des endroits réputés pour la pêche de celui-ci, y compris dans le Finistère. Ce qui laisse penser qu'ils étaient là pour plusieurs jours». L'ensemble du matériel a été appréhendé puis saisi par l'administrateur des Affaires maritimes. Une amende directe a également été fixée pour la relaxe des deux braconniers. Le produit de la pêche, pas moins de 20kg, a été vendu à la criée de Lorient.

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Une ordonnance, publiée le 3 novembre au Journal officiel, réforme les dispositions pénales applicables en matière maritime. "Ces dispositions conduiront à la mise en place d'un système pénal spécialisé adapté au domaine maritime, comparable aux dispositifs spécialisés judiciaires déjà institués dans d'autres domaines, et permettant une répression plus efficace des infractions maritimes", souligne le rapport de présentation de l'ordonnance.

L'ordonnance, prise sur le fondement de la loi du 17 mai 2011 de simplification et d'amélioration de la qualité du droit, prévoit que les nouveaux tribunaux maritimes (TM) seront chargés de sanctionner les infractions maritimes délictuelles, notamment les manquements aux règles de circulation des navires au large des côtes françaises. Deux assesseurs justifiant de leur expérience de la navigation maritime complèteront les formations de jugement à côté des trois magistrats professionnels. Ces TM sont appelés à fonctionner auprès de certains tribunaux de grande instance (TGI), dont la liste sera déterminée par voie réglementaire.

L'ordonnance précise par ailleurs la définition de l'"infraction maritime", infraction à l'encontre des règles de sécurité applicables au navire et à la navigation. Le texte prévoit aussi l'application aux infractions maritimes des règles de procédure pénale relatives à la poursuite, à l'instruction et au jugement des infractions, en conformité avec les principes généraux du droit pénal.

"En modernisant le système actuel, ce dispositif de répression pénale spécialisé va contribuer à renforcer la sécurité maritime sur chaque façade littorale", indique Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des transports.

Laurent Radisson

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Le 9 novembre 2012

Thalassa. Le petit monde d’Oléron

Extrait du reportage sur l'Ile d'Oléron :



Un reportage de Sophie Bontemps, Images de Yvon Bodin, André Laffont, Nicolas Vrignon
Une production France 3 -Thalassa

Été - Hiver, saison-hors-saison.

C'est sur ce mode qu'on a choisi de partir à la rencontre de quelques habitants de l'île d'Oléron et de raconter leur quotidien.

Bernard, Philippe, Johan, Patrick, ils sont ostréiculteur, pêcheur, propriétaire de camping ou comédien, ils vivent à l'année sur la seconde plus grande île de France.

25000 habitants l'hiver, 10, 20 fois plus à la belle saison. C'est alors une autre vie pour nos personnages, filmés lors de ces deux saisons.

Ils nous font découvrir « leur » île, leur petit monde et nous le livrent avec émotion.
 
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L'émission de France 3 évoque Xynthia, l'Ile d'Oléron et le Vendée Globe. Voici des extraits

L'Ile d'Oléron mise à l'honneur dans Thalassa

Ce vendredi soir, l'émission Thalassa, diffusée sur France 3, est consacrée au littoral de la Charente-Maritime et de la Vendée.

Résumé de l'émission :

"À la veille du départ du Vendée Globe du port des Sables d'Olonne, nous allons naviguer sur cette partie de la cote Atlantique qui vit au ras des flots contre vents et marées. La tempête Xynthia nous a récemment rappelé la fragilité de ce littoral soumis depuis des siècles aux caprices de la mer, mais c’est aussi un pays maritime dont le coeur bat depuis toujours au rythme de l’océan.

Vivre au fil des saisons sur l'île d'Oléron, traverser le passage du Gois en courant, voguer à bord d'un voilier historique, dénicher les trésors de la côte ; nous allons apprendre les secrets de ce littoral connu des vacanciers mais qui reste à découvrir sous bien des aspects".

Thalassa - Un pays sous la mer

Extrait sur la tempête Xynthia :



Un reportage de Véronique Veber et Christophe Bazille
Une production France 3 - Thalassa

Les médias ont souvent scandé que Xynthia était la tempête du siècle.... Tout le monde a encore en mémoire les images terribles de ce 28 février 2010 et les 59 morts...

Pourtant à regarder de plus près l'histoire de la Vendée, depuis le 18ème pas moins de 21 tempêtes majeures sont venues balayer la côte vendéenne ! En moyenne tous les 40 ans les terres sont submergées... La région est particulièrement exposée car la plupart du littoral vendéen est située en dessous du niveau de la mer... Et en remontant encore un peu plus loin dans l'Histoire, le téléspectateur découvrira qu'au temps des Romains, la Vendée comptait de véritables mers intérieures constellées d'îles... C'est l'Homme à coup de digues, de drainage, de canaux qui jour après jour a gagné sur la mer et a transformé ces golfes en terres arables. Mais ce travail titanesque entrepris dès le 13ème siècle par des moines reste fragile et à chaque tempête la mer tente de reprendre ses droits... Voici l'histoire d'un bras de fer extraordinaire entre l'homme et l'océan...
 
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Le 8e Forum de l'emploi ostréicole saisonnier se tient aujourd'hui. L'occasion, pour les ostréiculteurs, de finir de recruter.

Le travail se fait essentiellement en cabane.

Il reste des emplois saisonniers à prendre, en décembre, chez les ostréiculteurs du bassin de Marennes-Oléron. Les agences Pôle emploi de Royan, Saint-Pierre-d'Oléron et Rochefort organisent aujourd'hui, à Marennes, le 8e Forum de l'emploi ostréicole. Avec un stock de plus de 1 200 offres d'emploi à pourvoir, soit « 20 à 25 % de plus que l'an dernier », assure Valérie Illy, directrice de Pôle emploi sur l'île de Ré.

Le bassin de Marennes-Oléron, qui assure 45 % de la production française pour un chiffre d'affaires annuel estimé à environ 200 millions d'euros, échapperait-il à la crise économique ambiante pour recruter à tour de bras ? Sans doute que non.

Philippe Tessier, du Comité régional conchylicole, à Marennes, y voit d'autres explications. Un regain de confiance envers Pôle emploi de la part des ostréiculteurs, d'abord, après une édition 2011 du forum jugée « décevante ». Mais également la tentation, chez les producteurs, de multiplier les offres pour être sûrs de ne pas manquer de main-d'œuvre à l'heure de sortir les huîtres des claires !

Dix à douze jours de travail

Les défections de dernière minute sont, paraît-il, monnaie courante. La faute, pour une part, à une certaine méconnaissance du métier. C'est pourquoi le forum se tient, cette année, à la Cité de l'huître de Marennes, sous la forme d'une journée pédagogique. Des professionnels sont ainsi en charge de présenter leur métier, et les candidats à l'emploi pourront même s'essayer aux tâches qui les attendent (détroquage, mise en bourriches, etc.). Les jobs proposés sont en contrat à durée déterminée. Ils portent le plus souvent sur une période de dix à douze jours seulement, qui devrait s'achever, au plus tard, le 28 décembre.

Une période aux allures de course contre la montre, durant laquelle les salariés (payés au Smic) peuvent faire des grosses journées de dix à douze heures ! Avec des heures supplémentaires à la clé, donc.

Qui peut postuler ? 

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Les maïsiculteurs du Sud-Ouest s’attaquent au marché du caviar

La société Huso va vendre son caviar sous la marque Delpeyrat qui appartient au groupe coopératif Maïsadour dont l’attrait pour les mets de choix n’est plus à démontrer : foie gras, saumon fumé et maintenant caviar...


La société Huso vient de produire ses premières boîtes dans sa pisciculture. C'est le pari au long cours d'un entrepreneur passionné.
Laurent Deverlanges a ouvert la pisciculture au début de l'année et aura bientôt tout son cheptel d'esturgeons

Sur 19 hectares de la plaine de Neuvic, entre l'Isle et le Vern, Laurent Deverlanges fait le pari de devenir l'un des grands producteurs de caviar d'Aquitaine dans les prochaines années. Ce projet, lancé l'an dernier sur l'ancienne pisciculture du Moulin de la Veyssière, commence déjà à porter ses fruits. Les premières boîtes produites sur place vont se vendre cette fin d'année sous la marque Delpeyrat, l'un des partenaires de l'opération. « Nous pouvons espérer 200 à 300 kilos pour cette première saison », pense le PDG.

Déjà, 3 millions d'euros ont été investis, et ce n'est pas fini. De nouveaux bassins s'ajouteront aux deux qui ont déjà été rénovés, qui accueillent les milliers de poissons du cheptel, aux âges échelonnés. Les plus vieux atteignent 6 ans, l'âge minimum pour produire les précieux œufs qui donneront du caviar.

D'autres productions en Aquitaine

Deux autres piscicultures produisent déjà du caviar en Dordogne. À Montpon, c'est l'entreprise Prunier, avec l'homme d'affaires Pierre Bergé comme principal actionnaire, qui s'est installée depuis 1991. Elle produit un peu plus de trois tonnes par an. Aux Eyzies, la petite société Aquadem monte doucement en production avec sa marque Perle noire du Périgord.

Trois autres producteurs sont installés en Gironde. Le plus important est Sturgeon, qui a plusieurs sites autour de Saint-Seurin-sur-l'Isle à deux pas de la Dordogne. Sur le bassin d'Arcachon, on trouve le Moulin de Cassadotte à Biganos et l'Esturgeonnière au Teich.

Un copieux tour de table

L'entreprise a été baptisée Huso « du nom latin de l'esturgeon », précise Laurent Deverlanges son créateur. Ingénieur en agroalimentaire âgé de 46 ans, il a roulé sa bosse dans de nombreuses grosses entreprises (dont le consultant Ernst and Young) et jusqu'en Afrique, finissant par se constituer un copieux carnet d'adresses....

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Les travaux vont bon train dans l’entreprise Huso crée par Laurent Deverlanges à Neuvic-sur-l’Isle (Dordogne). Cet ingénieur agroalimentaire a racheté une pisciculture installée sur 18 hectares, et monte sa ferme d’élevage d’esturgeons.

Les bassins ont été agrandis, recouvert de liners. Une station de pompage a été mise en place. Une unité d’abattage, découpe et transformation est en construction. La concentration en nombre de poissons n’excèdera pas 30 kg par mètre cube. Un gage de qualité. Au total, c’est un investissement de 4 millions d’euros qui est engagé.

A peine avait-t-il crée son entreprise, en octobre 2011, que Laurent Deverlanges attirait dans son capital Delpeyrat, le numéro un du foie gras. Ce dernier a pris une participation à hauteur de 10 %, Laurent Deverlanges détenant 60 %, au coté de personnes physiques (30 %).

L’objectif de Delpeyrat est d’attaquer le marché du caviar, en prenant appui sur une production locale. L’entreprise que détient le groupe Maïsadour s’engage à acheter son caviar exclusivement auprès de la société Huso. Sur une production annuelle de six tonnes, Delpeyrat devrait absorber un peu moins de la moitié de la production. Fin 2012, la PME aura produit quelques centaines de kilos de caviar écoulés notamment chez Delpeyrat qui veut profiter des fêtes de fin d'année pour lancer ses premiers tests en grande distribution auprès de l’enseigne Cora....

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Delpeyrat, poids lourd du foie gras, lancera à Noël une boîte de 25 grammes de caviar en grande surfaces.

Il s'attaque à Sturgeon et Labeyrie, qui ont démocratisé les œufs d'esturgeon dans les grandes surfaces.

Dernier symbole du luxe dans l'alimentaire, le caviar est en voie de démocratisation. Delpeyrat, poids lourd du foie gras, lancera à Noël une boîte de 25 grammes, vendue 40 euros en grandes surfaces. Un caviar Baeri, produit en Aquitaine, agrémenté de perles de Beluga, la plus prestigieuse des variétés d'esturgeons. Avec sa boîte en métal, ses lettres dorées et ses couleurs noir et rouge, il emprunte les codes des maisons de luxe (Pétrossian, Kaspia). Delpeyrat affiche ses ambitions: «Nous voulons devenir leader du caviar en grandes et moyennes surfaces et créer la référence d'ici à trois ans», déclare Thierry Blandinières, président de Delpeyrat, qui a pris l'an passé une participation dans un élevage d'Aquitaine (Huso). Il entend profiter de la notoriété de sa marque pour faire découvrir le caviar à de nombreux Français.

Le marché du caviar en hyper et supermarchés pèse entre 12 et 15 millions euros et représente un quart du marché total en France, le reste étant réalisé en épiceries fines et dans les restaurants. Les ventes de caviar en grandes surfaces ont augmenté de 15 % en 2011, dopées par l'arrivée de Labeyrie, no 1 du saumon fumé et du foie gras, qui revendique près de 30 % du marché, derrière le leader Sturgeon.

Appellation contrôlée...

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Le 8 novembre 2012

Après la surmortalité des naissains, voici qu'une bactérie, inoffensive pour l'homme, s'attaque aux huîtres adultes.

Entretien avec Philippe Le Gal, vice-président du Comité régional de la conchyliculture

Une bactérie tueuse (vibrio aesturianus) sème un nouveau trouble chez les ostréiculteurs. Qu'en est-il réellement ?

Cette bactérie on la connaît depuis toujours. Elle était là avant l'arrivée de l'homme. Elle est inoffensive pour l'homme mais fatale pour l'huître adulte et peut faire des ravages dans nos parcs. Elle tue sans règles, c'est la loi de la jungle. On évalue entre 30 et 40 % nos pertes sur certains lots, selon les secteurs. On est donc extrêmement vigilants et on surveille sa prolifération comme le lait sur le feu.

Ifremer mène l'enquête. Quelles sont les pistes pour stopper l'hémorragie ?

Cette bactérie, les scientifiques d'Ifremer la connaissent bien. Deux laboratoires, ceux de Roscoff et de La Tremblade tentent de trouver des solutions.

Pourquoi s'est-elle développée dans nos eaux ?

Une mauvaise nouvelle juste avant les fêtes de fin d'année ?

Si 30 % de nos huîtres adultes sont touchées cette année, ce sera quoi l'an prochain ?
 
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Jusqu'à présent seules les huîtres creuses juvéniles étaient décimées par un virus très virulent. Depuis cet été, une bactérie non pathogène pour l'homme s'en prend aux huîtres adultes. Tout le littoral français est concerné.

«Évidemment que ça nous inquiète, après la surmortalité des juvéniles que l'on constate depuis plusieurs années», commente Philippe Le Gall, le vice-président du comité régional de la conchyliculture pour la Bretagne-Sud. L'ostréiculteur morbihannais, s'empresse d'ajouter:«On ne veut surtout pas céder à la psychose. Il faut relativiser. Toutes les huîtres ne sont pas concernées et ce n'est pas dangereux pour l'homme».

Une bactérie anormalement virulente

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Il y aura des huîtres à Noël et au Nouvel An

Les ostréiculteurs, qui préparent en ce moment les ventes de fin d'année (plus de 60 % du chiffre d'affaires), considèrent que les approvisionnements «ne devraient globalement pas être menacés». «Les volumes seront les mêmes et les prix équivalents à ceux de l'an dernier», assure Goulven Brest. Reste que les stocks d'huîtres sont toujours difficiles à renouveler en raison de l'importante mortalité des jeunes huîtres.

«Le bilan de l'été n'est pas encore bouclé. Mais on peut considérer que la surmortalité, qui se situe dans une fourchette de 30 à 80% selon les parcs, atteint en moyenne 70% au niveau national». Le Nord de la Bretagne est davantage préservé en raison de la température inférieure de l'eau.
  
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Le 5 novembre 2012


Au Canada, le juge Bruce Cohen rend son verdict sur le déclin du saumon rouge

3 ans d'enquête, 138 jours d’audiences ayant permis d’entendre 179 témoins et de recueillir 2 145 pièces (+ 892 observations du public) ont abouti sur le rapport "Un avenir incertain pour le saumon rouge du Fraser".

Les canadiens du Colombie Britannique tiennent beaucoup à leurs saumons sauvages et tout particulièrement à leur saumon rouge (sockeye)... De nombreuses communautés indiennes (Peuples Premiers) vivent depuis des générations de cette pêcherie.

En 2009, les pêcheurs du fleuve Fraser tablaient sur plus de 10 millions de saumons rouges... Mais, cette année-là, ils attendirent en vain leur saumon favori...

D'où, la commission d'enquête présidée par le juge Bruce Cohen... 

Parmi les 75 recommandations, la commission Cohen pointe du doigt les élevages de saumon atlantique très nombreux dans cette région du Canada Pacifique...

Voir Ici tous les rapports de l'enquête (en français)...

Les 3 volumes sont une "mine" d'informations pour connaitre le secteur halieutique canadien et en particulier :
  • la pêcherie de saumon sauvage de Colombie Britannique
  • La situation en détail de l'élevage de saumon en Colombie Britannique (contrôler par trois sociétés norvégiennes : 80.000 tonnes/an). Pour télécharger cette partie de la salmoniculture, cliquer Ici

Commission Cohen : Vidéo d’introduction (longueur de la vidéo : 9 minutes et 52 secondes)

Peut-on mener des enquêtes de cette ampleur en France ? Pour le déclin de l'anguille, la mortalité des huîtres...

Feuille d'information : l’enquête de la commission Cohen en chiffres

Documents communiqués à la Commission : 573 381
Ces documents provenaient à 98 % du gouvernement du Canada
Nombre de pages dans les documents communiqués à la Commission : plus de trois millions
Nombre de collectivités où la Commission a tenu des audiences publiques : 10
Personnes présentes aux audiences publiques : plus de 600
Intervenants aux audiences publiques : 109
Lieux importants pour le saumon rouge du Fraser en Colombie-Britannique visités par le Commissaire : 14
Observations du public présentées à la Commission : 892
Membres du public ayant présenté des observations à la Commission : 810
Participants ou groupes de participants ayant reçu qualité pour agir dans le cadre de l’enquête : 21
Particuliers, groupes et organismes représentés par les participants ayant reçu qualité pour agir : 53
Entretiens menés par les avocats de la Commission : 380
Jours alloués à l’audition de témoins : 133
Témoins entendus : 179
Avocats ou autres représentants qui ont pris part à l’audition de témoins : 95
Pièces présentées pendant l’audition de témoins : 2 147
Nombre de pages dans les transcriptions originales en anglais des audiences consacrées à l’audition de témoins : 14 166
Nombre de pages dans la traduction en français des transcriptions des audiences consacrées à l’audition de témoins : 16 376
Décisions rendues par le Commissaire : 44
Capacité mémoire occupée par les documents de la Commission : 4 007 Go
Pages dans la version anglaise du rapport de fin d’enquête du Commissaire : 1 191
Pages dans la version française du rapport de fin d’enquête du Commissaire : 1 378
Personne-ressource pour les médias
Carla S. Shore
Directrice des Communications, Commission d’enquête Cohen

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Conditions sanitaires de production et de mise sur le marché des coquillages vivants

Adaptation aux dispositions des règlements européens

Décret n° 2012-1220 du 31 octobre 2012 modifiant les dispositions relatives aux conditions sanitaires de production et de mise sur le marché des coquillages vivants


Publics concernés : éleveurs de coquillages, établissements agréés d'expédition et de purification de coquillages vivants, pêcheurs à pied professionnels et de loisir, services de contrôle de l'Etat.

Objet : conditions sanitaires de production et de mise sur le marché des coquillages vivants ; conditions d'exercice de la pêche non professionnelle de coquillages vivants.

Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le 1er janvier 2013.

Notice : le présent décret adapte les dispositions du code rural et de la pêche maritime aux dispositions des règlements européens. Il précise les conditions dans lesquelles la production, le reparcage et la pêche à pied non professionnelle des coquillages vivants peuvent être réalisés. Il définit la notion d'« élevage des coquillages », étend l'obligation d'utiliser le document d'enregistrement aux transferts de coquillages ayant lieu pendant les phases d'élevage et supprime la possibilité de récolter des coquillages juvéniles en zones non classées, mais conserve la possibilité d'y récolter du naissain. Il met en cohérence le régime des sanctions applicables en ce domaine avec les articles de référence modifiés.


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Le 4 novembre 2012


Les organisateurs, Joël Clavé en tête, à droite, ont enfilé la vareuse rose.

Non il ne s'agissait pas d'un défilé de mode jeudi dernier à la salle du Broustic, mais plus simplement, et avec moins de sunlight, de la présentation de la nouvelle vareuse qui sera de mise cette année à la Fête des cabanes imaginée pour le 4 décembre prochain. C'est vrai que ce vêtement conçu par l'entreprise arésienne Cabanes et compagnie est finalement devenu l'objet incontournable des festayres et de tous ceux qui œuvrent sur la manifestation organisateurs et élus compris. Et comme pour mieux en faire un collector, la couleur change chaque année, et on est passé du jaune, au bleu, pour arriver cette année à un rose fushia du plus bel effet....

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La cotte de maille se renouvelle

Située près de Belfort, cette entreprise qui fabrique de la cotte de maille pour équiper les bouchers ou les producteurs d'huîtres a décidé de conquérir d'autres marchés, comme la mode ou le design. Reportage de Françoise Vallet et Philippe Turpaud.



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Un bon bilan global et des perspectives alléchantes pour 2013 ont marqué l'assemblée générale de l'Huître pédagogique qui suivait les Rencontres d'automne. Elle s'est tenue samedi dernier, en présence d'un public nombreux parmi lequel on pouvait reconnaître MM. Didier Quentin, député maire de Royan ; Michel Servit, conseiller général, et Gilles Sallefranque, maire de Mornac. Chacun a su montrer son intérêt et son soutien à l'action associative telle que la pratique l'Huître pédagogique.

Après un rappel des objectifs de l'association - qui fonctionne avec nombre de bénévoles - un point précis et détaillé a été fait sur les activités de 2012. Pas moins de 28 prestations ont eu lieu, auxquelles il faut ajouter l'entretien des sites sur le marais, une exposition estivale très prisée et des visites nocturnes de la commune.
Les perspectives pour 2013

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Au terme de cette assemblée bien animée, Roger Cougot devait évoquer sa succession à la présidence : « Je ne démissionne pas, je reste actif dans l'équipe de l'association mais je crois utile d'envisager de passer le relais des responsabilités. J'espère, pour l'an prochain, la poursuite du travail associatif avec un nouveau président », a-t-il précisé.

Ainsi, les activités de l'association, après vingt-huit ans d'existence, devraient se poursuivre au service du milieu côtier et pour le respect de sa qualité.

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Savez-vous d'où vient le saumon fumé que vous achetez sur le marché de Cesson (Ille-et-Vilaine) ? Du Fumoir gastronomique, situé dans la zone industrielle sud-est. Pascal et Valérie Bourgogne travaillent en couple dans ce laboratoire, depuis quatre ans. Le Fumoir gastronomique a été fondé en 1994, à Saint-Ouen-des-Alleux. Il était tenu par Serge Le Verrier. En s'installant à Cesson, son beau-fils, Pascal Bourgogne, en a profité pour mettre le laboratoire aux normes.

Il explique : « Notre activité est orientée essentiellement sur le fumage du saumon. Notre spécialité, c'est le saumon écossais et biologique. Nous fumons aussi du lieu, de la lotte et du magret de canard. Nous assurons la fabrication de A à Z. » Précisons que le saumon fumé est un saumon haut de gamme, d'origine label rouge.

Fumage à l'ancienne

La particularité de l'activité des Bourgogne est de fumer le saumon, entièrement à la main et à l'ancienne. Les différentes étapes du fumage occupent chacune un jour de la semaine. Le lundi et le mardi matin sont consacrés à la prise de commandes ; l'après-midi à la préparation des commandes et au tranchage. Pascal Bourgogne précise : « Cette étape du tranchage intervient après une longue période de séchage et de maturation (affinage) dans nos chambres froides. Nous procédons d'abord au désarêtage manuel, puis au tranchage à la main pour un travail plus soigné. »

Le mercredi matin, le couple effectue les livraisons. Jeudi, c'est la réception du saumon frais et on passe aux choses sérieuses : le filetage. « Pour une plus grande qualité, les filets sont levés et parés à la main. Ensuite, nous salons nos filets au sel sec et laissons reposer. » Vendredi est le jour de plusieurs étapes dont le savoir-faire est tenu secret : le dessalage et le fumage. « Seule l'expérience de l'artisan fumeur permet de déterminer le temps de fumage idéal, ainsi que le mélange judicieux de plusieurs essences de bois non traités. »

Pascal et Valérie Bourgogne travaillent à la demande des restaurateurs. Ils fournissent aussi tous les traiteurs, les poissonniers et les épiceries fines de la région. La qualité du travail fait que le fumoir approvisionne de grands chefs de la région parisienne, jusqu'à Strasbourg. Depuis mai 2012, ils ont obtenu l'agrément biologique, car ils cherchent à orienter leur activité vers le bio à la demande des restaurateurs, mais surtout des épiceries fines.

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Le Couesnon est la dernière rivière à accueillir du saumon en Ille-et-Vilaine. Pour leur permettrede le remonter et de s'y reproduire, treize seuils doivent être aménagés d'ici 2017.

Quels travaux ont été entrepris sur le Couesnon ?

L'ancien seuil du moulin de la Marche a été supprimé. Il se situait sur le Couesnon, le long de la voie verte communale de Javené. Les berges ont été protégées de l'érosion à l'aide de techniques végétales. Les travaux se sont déroulés du 3 au 19 octobre.

Combien de sites sont ainsi concernés ?

Au total, 13 sites ont été retenus, rien que pour le Haut-Couesnon. Des travaux viennent de s'achever au moulin aux Pauvres, à Fougères. D'autres vont débuter à Mézières-sur-Couesnon, au moulin du Houx. D'ici mi-2017, tout devra être terminé. Une obligation qui fait suite au Grenelle de l'environnement.

Quels changements apportent ces modifications ?

Pourquoi effectuer ces aménagements ?

L'objectif est de restaurer la libre circulation des poissons migrateurs. Car dans le Couesnon, on y trouve saumons, anguilles, truites... Qui ont besoin de remonter la rivière ou de la descendre pour se reproduire. Supprimer ces seuils permet aussi la libre circulation des sédiments. Et donc, par exemple, d'éviter la formation de vase. Là encore, un aspect bénéfique pour la reproduction des poissons. D'autant plus important quand on sait que le Couesnon est la dernière rivière à accueillir du saumon en Ille-et-Vilaine.

Pour quels coûts ?

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Là d’où vient la mer

La compagnie de la Trace et Contes en Oléron ont le plaisir de vous convier à la première du spectacle 

Là d'où vient la mer

Château d'Oléron

Vendredi 9 novembre 2012

Ca parle d’huîtres et d’ostréiculteurs, ça parle de Louise qui a pris l’habitude de lire face à la mer, ça parle de vagues de marais et d’écluses. Mais ça parle aussi d’Aphrodite, de Gaïa la Terre et de « questions pour un champion »…Ça dit surtout pourquoi, lorsque l’on colle un coquillage à son oreille, on entend la mer.


Cette création, née du travail en résidence de Michèle Bouhet et Jean Louis Compagnon, nourrie des rencontres et des liens tissés avec les oléronais, sera présentée :

Vendredi 9 novembre 2012
à 20h30, salle de l’arsenal,
citadelle du Château d’Oléron

Il y a treize ans déjà, le spectacle de conte « Le Chenal d'orgueil » était né de la rencontre de Michèle Bouhet et Jean-Louis Compagnon avec les ostréicultrices et ostréiculteurs du chenal d'Ors.

Renseignements, informations : 06 07 01 04 40 / Web : Contes en Oléron
réservations : 05 46 47 60 51
Tarif : 10€    Tarif réduit : 5€

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Le parc marin d'Iroise a cinq ans. Premier du genre créé en France, il navigue en eaux calmes alors que sa création avait été précédée de sérieux coups de tabac. Depuis, d'autres parcs ont été créés. Et un projet se profile entre Bretagne et Normandie.

Le contraste est saisissant. Pendant près de vingt ans, le projet de parc marin d'Iroise avait agité la pointe bretonne et suscité de vives tensions et manifestations. Depuis sa création, il y a tout juste cinq ans, le calme règne. Le parc vogue sereinement, il est devenu une référence nationale et certains de ses plus farouches adversaires, notamment sur les îles, ont fini par adhérer à une démarche dont ils ont compris qu'elle présentait bien plus d'intérêts que d'inconvénients.

Une loi inadaptée

Il faut dire qu'à l'époque, l'État était arrivé avec de gros sabots au lieu de chausser une bonne paire de bottes. En voulant faire un copier-coller de la loi sur les parcs terrestres, avec toutes les contraintes qu'elle suppose, l'État oubliait que la mer n'est pas un espace que l'on peut sanctuariser tant elle est porteuse d'activités humaines. Il fallut du temps pour rectifier le tir et sortir une nouvelle loi bien mieux adaptée et donc plus acceptable. Notamment par les marins-pêcheurs, conscients de l'intérêt, pour eux, d'une meilleure protection du milieu qui les fait vivre. Dans ce dossier, ils auront, du reste, joué un rôle décisif. Au moment où tout tanguait, c'est leur adhésion qui a fait la différence. S'ils s'y étaient opposés, le parc d'Iroise ne serait probablement pas sorti de l'eau. Et visiblement, ils ne le regrettent pas. «Rien à redire, ce parc est une bonne chose», tranche Bruno Claquin, l'un des représentants des pêcheurs au comité de gestion. «Par exemple, depuis longtemps nous nous demandions comment faire pour réintroduire la coquille Saint-Jacques dans la baie de Douarnenez. C'était trop compliqué pour nous. Avec le soutien du parc, des études des fonds ont pu être menées et nous venons de lancer la première opération de réensemencement. Sans le parc, on n'y serait pas arrivé.»

«Pas là pour tout réglementer»

Pierre Maille, le président du parc et du Conseil général du Finistère, se félicite, lui aussi, de l'adhésion que suscite le parc: «Les gens ont compris que nous n'étions pas là pour tout réglementer. D'ailleurs, nous n'avons pas de pouvoir de réglementation. Nous ne sommes là que pour donner des avis à l'État. C'est lui qui réglemente»...

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«Un modèle pour les autres»

Un doublon? Ce n'est pas l'avis de Loïc Antoine qui représente justement l'Ifremer au comité de gestion: «Il n'y a aucun doublon, tranche-t-il. L'Ifremer n'a ni la vocation ni les moyens de gérer une structure de ce type. Nous sommes en revanche très complémentaires et nous servons de modèle aux autres projets qui comprennent que ce parc n'est ni un sanctuaire ni une réserve d'Indiens. Nous menons beaucoup d'actions ensemble en termes de soutien aux activités de pêche, d'organisation de l'exploitation des ressources et de protection d'une biodiversité unique en son genre. Ce parc est une première expérience réussie». Avec toutefois une ombre au tableau: l'État vient d'annoncer une restriction de crédits. Le budget annuel du parc (1,5milliond'euros, hors rémunération des 22 salariés) va subir une ponction de près de 200.000 euros, ce qui oblige à revoir à la baisse le programme 2013.

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Des langoustes aux dauphins,en passant par les ormeaux, les coquilles, les algues, la qualité de l'eau ou les programmes éducatifs, le parc marin intervient à tous les niveaux.

«C'est comme un tableau impressionniste. Rien de spectaculaire, mais une accumulation de petites touches qui constituent un ensemble cohérent et un gros travail de fond». C'est ainsi que Thierry Cantéri décrit le parc marin qu'il dirige. «Il faut, ajoute-t-il, que toute la population de la pointe bretonne se l'approprie et se sente concernée par l'avenir de ce milieu, remarquable à tous points de vue». Dans le sillage de Thierry Cantéri, un petit tour d'horizon d'actions entreprises depuis cinq ans.

Environnement.
Suivi de la qualité des eaux en lien avec les collectivités locales qui le souhaitent. Trois opérations sont actuellement lancées avec des communes pour déterminer l'origine de pollutions. Humaines ou animales?

Grands mammifères.
Suivi naturaliste des phoques et des dauphins mais également des oiseaux hivernants et des habitats (champ de blocs de Molène, herbiers de zostère...).

Langoustes.
Avec les pêcheurs, gestion et suivi du cantonnement de langoustes rouges de l'île de Sein pour tenter de reconstituer le stock disparu.

Coquilles Saint-Jacques.
Opérations récentes de réensemencement en baie de Douarnenez et à Molène, en collaboration avec les comités des pêches.

Ormeaux.
Soutien aux activités de pêche à Molène, avec obtention d'un label, et de pêche à la telline, sur le gisement de Pentrez. Refonte de la réglementation de la pêche de loisir à l'ormeau, sur l'archipel de Molène.

Bolinches.
Médiation dans le conflit entre pêcheurs côtiers et bolincheurs. Désormais, la zone du parc ne peut plus être fréquentée que par vingt bolincheurs au maximum. Des agents du parc ont également effectué une cinquantaine d'embarquements sur des bateaux de pêche pour un meilleur suivi de l'activité.

Algues.
Soutien aux professionnels du ramassage (avec obtention d'un label) et à une meilleure gestion du stock par cartographie complète du champ d'algues de Molène.

Mouillages de bateaux.
Tests et conseils pour limiter les dégâts causés par les mouillages sur des herbiers dont la fonction est vitale pour certaines espèces.

Sensibilisation.
Programmes d'éducation à l'environnement pour les scolaires, notamment sur l'île Tristan, à Douarnenez, où des salles ont été équipées pour l'accueil des classes.

Patrimoine.
Expositions et publication d'un livre sur les gardiens de phare. Le parc suit aussi de très près certaines activités de loisirs pour lesquelles son autorisation est requise. «Nous avons ainsi opposé notre refus immédiat, indique le directeur, à une société qui voulait lancer la découverte de l'archipel de Molène en jet ski...»

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Le 3 novembre 2012


Après cinq ans de disette, les tuiles sont cette année recouvertes de petites huîtres. Les ostréiculteurs peuvent enfin respirer

Ici, la nature décide. Ici, la nature se fout d'Internet, de la crise financière et des gouvernements. Ici, c'est elle qui commande. L'ostréiculteur retrouve sa place, entre le ciel et l'eau. Et depuis cinq ans, il mesurait la fragilité des choses et des êtres. Il avait beau poser des milliers de tuiles dans ses parcs, les huîtres ne venaient pas. Depuis cinq ans, le naissain (1) était misérable.
Les huîtres ne pondaient presque plus sans que personne ne comprenne pourquoi. Et comme l'été se croyait en automne, l'eau était si fraîche que les maigres cohortes de larves d'huîtres mourraient (presque) toutes de froid.
Alors le 29 septembre, à la Saint-Michel, quand le Gujanais Jean-Michel Ariscon a retourné ses tuiles dans l'eau, ce fut comme un petit miracle. « Oui, j'ai vu que c'était bon. Elles étaient recouvertes de petits points noirs, en fait des toutes petites huîtres. Alors que les autres années, on avait quoi, 40 ou 50 huîtres par tuile, là, il y en avait 1 500 voire 2 000. Le 29 septembre, c'était vraiment un bon moment. » Ce mercredi d'octobre, au volant de son bateau en alu, l'ostréiculteur sourit en racontant tout ça. Parce la générosité de cette nature qui préside à toutes choses sur le Bassin était tant et tant attendue. Que peut faire un paysan, qu'il soit de la mer ou des champs, sans récolte ? Ils ne croient pas tous aux prières et ils savent bien qui règne ici.
« On a géré la pénurie »
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Longtemps, le bassin d'Arcachon a été le premier centre naisseur d'Europe. Les ostréiculteurs de la France entière venaient au printemps acheter du naissain aux Arcachonnais. Ce qui constituait, pour eux, un apport de trésorerie essentiel, jusqu'à 20 % de leur chiffre d'affaires. Mais depuis cinq ans, les Arcachonnais gardent leur naissain pour renforcer leur maigre stock.
Les Arcachonnaises pondent beaucoup moins
Isabelle Auby et Danièle Maurer, chercheuses à l'Ifremer d'Arcachon (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) étudient depuis longtemps le captage des huîtres dans le Bassin.
Elles ont modélisé la période de reproduction sur plusieurs années et ainsi pu expliquer en partie le degré d'intensité du captage. Leurs graphiques mettent d'abord en évidence l'importance de la température de l'eau : plus l'eau est chaude et meilleure est la survie des larves pondues. Elles grandissent plus vite et se fixent plus rapidement sur les collecteurs, ce qui limite la dispersion vers l'océan. Cette survie est capitale pour avoir un captage au moins correct, surtout quand la ponte globale est faible. L'été 2011, exécrable, a, par exemple, décimé les cohortes de larves. En revanche, si la ponte a cet été encore été assez faible, la météo a maintenu l'eau à une température chaude et a ainsi permis une très bonne survie des larves. Elles ont aussi réfléchi à la baisse effective du nombre de géniteurs dans le Bassin. Il y a un peu plus de 65 000 tonnes d'huîtres sauvages et 16 600 tonnes d'huîtres d'élevage. Mais les sauvages pondent moins que les autres et 30 % des huîtres d'élevage sont dans le Bassin des triploïdes (c'est-à-dire stériles).
À cela, s'ajoutent les mortalités massives des huîtres juvéniles dues à un herpès virus. Et moins de géniteurs, c'est moins de pontes et moins de captage…
Un chercheur supplémentaire
Enfin, les deux chercheuses sèchent sur un point : la faiblesse de l'effort reproductif des huîtres arcachonnaises. « Les huîtres ne lâchent pas tout, alors qu'avant elles se vidaient complètement, expliquait dans nos colonnes Danièle Maurer le 20 février 2012. Pourquoi ? On ne sait pas. » Elles pondent aussi plus tard qu'avant. Ifremer a d'ailleurs décidé, sous la pression des élus locaux et de la profession, d'envoyer un chercheur supplémentaire à Arcachon pour étudier ces phénomènes avant la fin de l'année....
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La France possède le deuxième espace maritime mondial après les États-Unis. Elle doit, bien sûr, cette particularité à ses nombreux territoires d'outre-mer, dans l'Atlantique et le Pacifique, mais elle est loin de figurer sur le podium pour le nombre de ses espaces marins protégés.
Avec la création de l'Agence des aires marines, basée à Brest, elle rattrape peu à peu son retard puisqu'après le parc marin d'Iroise (2007) ont été créés ceux de Mayotte (2010), du Golfe du Lion (2011) et des Comores (2012). Plusieurs autres parcs sont actuellement en projet: Pertuis charentais et estuaire de la Gironde, Arcachon, Somme, ainsi que le projet normando-breton. Du côté du Morbihan et de la Loire-Atlantique, un projet («Mor-Braz») pourrait également se profiler mais il n'en est qu'au stade préliminaire.
Enquête publique en 2013
Le projet normando-breton, déjà bien avancé, se situerait entre le Cap-Fréhel et La Hague, en englobant l'archipel de Chausey. Une mission d'études officielle a été installée en 2010 à Granville et ce projet devrait être soumis à enquête publique l'an prochain. Les discussions ne seront probablement pas aussi longues que pour la création du parc d'Iroise, mais, comme prévu, ce type de projet n'emporte pas une adhésion immédiate, d'autant qu'on se situe ici à cheval sur deux régions différentes, ce qui ne contribue pas à faciliter les choses. Le mois prochain, Pierre Maille sera reçu au Conseil général des Côtes-d'Armor pour détailler la procédure de création et le mode de fonctionnement du parc marin d'Iroise qu'il préside.
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Pour la troisième année consécutive, les élèves de terminale production aquacole séjournent pendant trois semaines en Norvège au pays des fjords et des saumons. Ce séjour est rendu possible grâce au jumelage que l'établissement fouesnantais a construit avec son homologue norvégien situé sur l'île de Finoy près de Stavanger dans le Sud-Ouest du pays et avec le soutien de l'Union européenne dans le cadre d'un programme Leonardo permettant la mobilité des jeunes. Cette année, une délégation espagnole s'est jointe au programme. Après avoir découvert le système de production et de transformation du saumon, visites d'entreprises et travaux pratiques pour lever et fumer les filets, les élèves accueillis par un correspondant norvégien passent deux semaines dans une entreprise de production. À noter que durant tout le séjour les élèves accompagnés de 2 enseignants assurent toute l'intendance du séjour allant jusqu'à la pêche de poissons et coquillages pour assurer certains repas. Cette expérience très enrichissante pourra se poursuivre l'an prochain par un contrat de travail norvégien à l'instar d'un élève de l'an dernier aujourd'hui salarié d'une ferme aquacole dans le nord de la Norvège.
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Le tribunal de Brest a rendu, hier, sa décision dans l'affaire de la pollution du Guillec, survenue en octobre2010, et dans laquelle un agriculteur était mis en cause.
En octobre2010, un agriculteur âgé de 36 ans, de la région de Plougoulm, répandait 600 litres de méthamsodium, un puissant produit phytosanitaire, sur une parcelle proche du Guillec. Quatre jours plus tard, après de fortes pluies, le produit, mêlé à des boues et à des eaux de ruissellement, se retrouvait dans la rivière, causant une importante pollution sur près de treize kilomètres, entre Plougoulm et Trézilidé.
Huit associations parties civiles
Pendant le procès, les diverses associations de protection de l'environnement avaient, notamment, dénoncé des méthodes contraires aux bonnes pratiques professionnelles», ainsi que des négligences dans la gestion des eaux de ruissellement. Elles réclamaient entre 1.000 et 120.000€ de dommages et intérêts. L'agriculteur avait avancé qu'il avait scrupuleusement suivi les instructions de la notice du produit et s'était défendu en rappelant la difficile prévision des conditions météorologiques au-delà de deux jours. Sa défense avait, par ailleurs, évoqué une «aubaine pour les associations, qui (venaient) réclamer des sommes incroyables, sans expliquer le principe même de leur préjudice».
50.000 € de préjudice écologique...
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Les pertes alimentaires se référèrent  à la diminution de la masse alimentaire comestible disponible pour la consommation humaine à travers les différents segments de la chaîne d'approvisionnement. En plus des pertes quantitatives, les produits alimentaires peuvent également subir  une détérioration de la qualité, conduisant à une perte de leurs valeurs nutritive et économique. Le gaspillage alimentaire se réfère à des pertes alimentaires résultant de la décision de jeter la nourriture qui est encore comestible. Le gaspillage alimentaire est le plus souvent associé avec le comportement des supermarchés, du secteur de la restauration et des ménages, mais les pertes et  gaspillages alimentaires  ont lieu tout au long des filières alimentaires.
Les estimations précises de l'ampleur des  pertes et gaspillages alimentaires  sont encore insuffisantes, en particulier dans les pays en développement. Néanmoins, il ne fait aucun doute que les niveaux de pertes  et du gaspillage de nourriture restent beaucoup trop élevés. Des études récentes commanditées par la FAO  ont estimé  les pertes et gaspillages alimentaires quantitatifs à environ 30% par an pour les céréales;  40-50% pour les tubercules, les fruits et légumes, 20% pour les oléagineux, la viande et les produits laitiers, et 30% pour les poissons.
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Le 31 octobre 2012
Aquaculture : Parlons de caca !
Après le caca d’huître du Canard Enchainé, Le Monde Diplomatique sort ce mois-ci un article « Caca » sur l’aquaculture : « Fausse solution de l’aquaculture. »
Comment les conchyliculteurs et les pisciculteurs peuvent-ils défendre leurs projets en toute sérénité si les arguments des opposants, même les plus fantaisistes, sont retranscrits à la lettre près par des journalistes sous influence ?...
Halte au caca d’huître !
Imaginez, face à 7 kms de plage de sable fin, dans une eau limpide, des millions d’huîtres recrachant chaque jour des tonnes d’excréments. Les huîtres, en effet, filtrent l’eau en permanence, retiennent le phytoplancton, en extraient la matière nutritive, sur laquelle agissent des enzymes digestives, et tout ce qui n’est pas digéré est évacué sous forme de caca d’huître…
Le projet fait cauchemarder les habitants d’Oléron. Il consiste à suspendre en pleine mer, sur pas moins de 360 hectares, des cages remplies d’huîtres grâce à 50 kms de câbles maintenus à flot par 15 000 bouées, le tout arrimé au fond avec un millier de blocs de béton, pesant chacun entre 2,5 et 4 tonnes. On appelle ça des « lanternes japonaises ». En avril 2011, à peine arrivée, la nouvelle préfète, Béatrice Abolivier, a donné son accord au début des travaux, qui doivent durer un an.
Du coup, 2 500 Oléronais ont déjà signé une pétition contre ce qu’ils appellent l’ « usine à huîtres », une association de défense a été créée pour l’occasion, et deux maires du coin ont dégainé des recours contre l’arrêté préfectoral. En s’appuyant sur des docs de l’Ifremer, l’Aplimap, qui regroupe les opposants, a calculé que les huîtres pourraient rejeter chaque jour 600 à 800 tonnes d’excréments !
Fausse solution de l’aquaculture
L’idée de remplacer le poisson sauvage par du poisson d’élevage se heurte à des réalités incontournables, mettant en péril les écosystèmes marins à grande échelle. suite sur RPA
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Moule contaminée origine Irlande ?

Prins & Dingemanse refuse de retirer du commerce des moules contaminées
Le fournisseur de moules Prins & Dingemanse doit mieux mettre en garde les consommateurs. L'agence alimentaire néerlandaise (Nederlandse Voedsel- en Warenautoriteit - NVWA) a ainsi imposé une astreinte de 80 000 euros à l'entreprise car celle-ci refuse de retirer des moules contaminées du commerce.
C'est ce qu'a indiqué mardi la NVWA.
Les faits avaient été mis au jour la semaine dernière lorsqu'une centaine de résidents d'une maison de soins en Belgique avaient été malades après avoir consommé des moules provenant d'Irlande. L'entreprise avait refusé de communiquer la quantité de moules ayant pu être contaminées et où celles-ci avaient été livrées. Aux Pays-Bas, aucun cas de personnes malades après avoir ingéré des moules irlandaises n'a toutefois été constaté.
La société a pour obligation d'informer ses clients sur la présence de mollusques potentiellement dangereux et doit tout mettre en oeuvre pour les retirer du commerce, précise l'agence alimentaire. Si l'entreprise refuse de collaborer, elle devra payer l'astreinte de 80 000 euros. Prins & Dingemanse s'exposera alors à une nouvelle astreinte, encore plus élevée.
Prins & Dingemanse réagit
L'entreprise Prins & Dingemanse, basée à Yerseke (Zélande), veut que l'agence alimentaire néerlandaise (NVWA) rectifie son annonce indiquant que la société a mis sur le marché des moules contaminées, a déclaré mercredi son directeur Anton von Oost.
Selon lui, la NVWA a déjà promis de corriger le message mardi soir, ce qu'un porte-parole de l'agence alimentaire nie.
La NVWA a infligé au fournisseur une astreinte de 80.000 euros car il refuse de fournir des informations sur une partie des moules contaminées. Le directeur nie que les moules proviennent de Prins & Dingemanse.
Selon le directeur Van Oost, "quelqu'un a trafiqué un lot de moules. Ces moules ne sont pas de chez nous. La NVWA doit rectifier son message".
L'agence alimentaire n'est pas de cet avis. L'astreinte restera d'application jusqu'à ce que Prins & Dingemanse fasse la lumière sur cette affaire. "La santé du consommateur passe avant tout", commente le porte-parole de l'agence.

   
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L’Ostreidae, le premier bar à huîtres d’Alsace
Source : JulienBinz.com
David Dieng a créé L’Ostreidae, le premier bar à huîtres d’Alsace, 15 rue Sainte Barbe à Strasbourg "intra-muros".
Si les huîtres peuvent se retrouver sur les cartes de restaurants avoisinants, c’est la seule adresse, qui ne sert exclusivement que des huîtres, un concept inédit encore en Alsace, "et même dans le grand Est", rajoute David Dieng.
Est-ce un pari risqué ? Aucunement répond l’intéressé, qui a fait une étude de marché, interrogeant 500 personnes avant de se lancer. "69% des personnes sondées aimeraient venir dans un bar à huîtres et 72% d’entre elles, se sont dites prêtes à se faire livrer. Il y a donc une attente et une demande auxquelles, je souhaitais répondre".
À 39 ans David Dieng se lance dans une nouvelle aventure celle de devenir restaurateur, avec un nouveau concept, une communication bien ciblée, un slogan bien tourné : "C'est comme embrasser la mer sur la bouche".
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L’Ostreidae, c'est comme embrasser la mer sur la bouche
Une quinzaine de places à l’intérieur et une dizaine en terrasse suffisent au restaurateur, qui a choisi le fonctionnement en équipe restreinte. Avec Lesme Salavaria, son écailler, qui a exercé ce métier pendant 6 années dans les palaces à Cuba, ouvrant jusqu’à 2000 huîtres/jour, ils officient du mardi au samedi, sur place, à emporter ou en livraison le vendredi soir et le samedi soir dans Strasbourg intra-muros.
Au menu de l’Ostreidae des dégustations d’huîtres fraîches, en provenance de Bretagne, de Normandie, de Charente Maritime ; la plate de Bretagne N°3, le pied de cheval de Bretagne, l'Utah de Normandie, la Gillardeau, la Prat-ar-cum, la Tsarskaya, l'écaille d'argent, la Sorlut, ou la Fine Claire Marennes d'Oléron. Elles sont proposées en dégustation de 2,50€ à 6€ /l'unité, en formule découverte à 27€/ la douzaine avec un verre de vin blanc, s'échelonnant jusqu'à 59€ la douzaine, si elles s'accompagnent d'un Caviar de Sibérie. 
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Le 30 octobre 2012
Des coques en vente directe en Baie de Somme, c’est bientôt possible !
France 3 Picardie         
Reportage France 3 Picardie, Sabine et Bernard Godard. Montage Mathieu Maillet
En raison de la qualité sanitaire des eaux de la Baie de Somme, les coques qui y sont pêchées ne peuvent pas être vendues sans être purifiées. L’essentiel de la récolte du littoral picard est expédié en Espagne, pour la conserverie. Un des mytiliculteurs du Centre Conchylicole du Crotoy vient d’obtenir un agrément provisoire pour pouvoir traiter des coques dans son atelier. Mais la récolte est si mauvaise cette année -quelques centaines de tonnes seulement contre 2000 les années précédentes- qu’il n’a pas pu aller au delà de quelques essais.
L’agrément pourrait toutefois être renouvelé et permettre une commercialisation directe, auprès des restaurateurs locaux ou des particuliers, dans les années à venir.
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Pêcheurs à pied professionnels : Déclaration mensuelle de captures
Arrêté du 22 octobre 2012 relatif à l’obligation de déclarations statistiques en matière de produits de la pêche maritime à pied professionnelle – Journal officiel de la République Française du 30 octobre 2012
Art. 1er. - Conformément à l’article L. 932-2 du code rural et de la pêche maritime et à l’article 4 du décret no 2001-426 du 11 mai 2001, les pêcheurs maritimes à pied professionnels soumis au décret no 2001-426 du 11 mai 2001 susvisé sont soumis à l’obligation mensuelle de déclaration de captures, au moyen d’une fiche de pêche, dont le modèle est joint à l’annexe du présent arrêté.
Toutes les espèces capturées doivent être portées sur la fiche de pêche susvisée.
Les espèces doivent être déclarées en utilisant le code FAO. Les quantités capturées doivent être exprimées en kilogrammes.
Lorsque le pêcheur maritime à pied professionnel exerce son activité dans différents départements au cours d’un même mois, une fiche de pêche par département devra être remplie.
Art. 2. − Chaque fiche de pêche est transmise par les pêcheurs maritimes à pied professionnels susvisés au directeur départemental des territoires et de la mer, délégation à la mer et au littoral du département dont relève le gisement concerné, au plus tard le 5 de chaque mois pour le mois précédent.
Il transmet également cette fiche de pêche lorsqu’il n’effectue aucune pêche sur le gisement au cours du mois. Elle est alors barrée de la mention « néant ».
Le directeur départemental des territoires et de la mer effectue un contrôle de premier niveau des fiches de pêche maritime à pied professionnelle et les transmet à FranceAgriMer pour saisie. Les fiches de pêche barrées de la mention « néant » ne sont toutefois pas transmises à FranceAgriMer.
Les pêcheurs maritimes à pied professionnels transmettent également une copie de chaque fiche de pêche, y compris celles barrées de la mention « néant », au comité régional des pêches maritimes et des élevages marins dont relèvent les gisements concernés.
Art. 3. − La directrice des pêches maritimes et de l’aquaculture et les préfets de départements littoraux sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié, ainsi que son annexe, au Journal officiel de la République française.
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Pêche à Pied : professionnalisation progressive du secteur
Ce pas supplémentaire vers la professionnalisation progressive des pêcheurs à pied est positif. Pour légitimer une activité face aux autres utilisateurs de l’estran il faut remplir, dans les formes légales appropriées, les devoirs d’information et de transparence. Sans oublier les efforts déjà réalisés dans différents domaines, ce sera dorénavant le cas en matière de déclaration des captures.
Pour télécharger le document officiel avec la fiche déclarative, cliquer Cdpm 29
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Mardi 30 octobre 2012, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2013, la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale auditionne Frédéric Cuvillier, ministre chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur les crédits du programme de la pêche (rapporteure pour avis : Annick Le Loch, députée socialiste du Finistère) de la mission écologie, développement et aménagement durables (18h30, ouvert à la presse).
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Conseil des Ministres : Accord sur les aides à la pêche et l'aquaculture (Feamp)
Les ministres de la pêche ont conclu la semaine dernière un accord provisoire sur le futur programme des subventions de la pêche, en réintroduisant les subventions controversées à la modernisation des bateaux...
Le montant total est de 6 milliards d'euros pour la période 2004-2020 (à vérifier)
L’accord
Selon des sources diplomatiques, les éléments principaux de l’accord sont les suivants :
* 15 % du FEAMP, c’est-à-dire 975 millions d’euros, peuvent être utilisés pour le remplacement des moteurs, la casse et la cessation temporaire. Le remplacement des moteurs est limité à 3 % du Fonds, et peut être utilisé pour des navires de 24 mètres maximum. Les États membres seront obligés de procéder à des évaluations de la capacité de la flotte, et ne peuvent utiliser les subventions à la casse qu’en cas de surcapacité. Un armateur qui reçoit de l’argent pour la casse perdra son permis de pêche.
* Les jeunes pêcheurs créant une nouvelle entreprise pourront recevoir jusqu’à 50 000 euros s’ils achètent un navire d’occasion.
* La proposition de la Commission de supprimer les aides au stockage d’ici 2020 est maintenue, même si de nombreux États membres souhaitaient garder ces subventions.
* L’accord renforce le financement de l’aquaculture.
* Les subventions sont conditionnelles : aucun argent ne pourra être reçu en cas d’infraction des règles de la Politique commune de la pêche (PCP).
* L’accord ne réduit pas les montants mis de côté pour la collecte des données et le contrôle.
L’accord, adopté par le Conseil tôt ce matin après une nuit de négociations, s’appelle une « approche générale partielle ». Il ne s’agit pas d’un document juridiquement contraignant, mais il consolidera la position du Conseil avant les négociations avec le Parlement européen. Un membre du Conseil a déclaré que le texte deviendrait officiel dans les prochains jours.
La Commissaire Maria Damanaki a indiqué que le compromis obtenu lors du Conseil était moins ambitieux que la proposition initiale de la Commission, car le Conseil a réintroduit « les subventions inefficaces du passé ». Source : L’accord du Conseil sur le Fonds européen pour la pêche est accusé d’aggraver la surpêche (cfp-reformwatch.eu)
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Comment utiliser les algues dans la vie de tous les jours? C’est le thème des recherches menées par Anne-Gaëlle Jacquin, chercheuse, au travers du projet La route des Algonautes, au sein de la coopérative d’activités Chrysalide de Quimper (Finistère).
« Nous recherchons des applications dans le cadre du développement durable, par exemple pour traiter des eaux usées, pour l’aquaculture, pour des biocarburants, des applications industrielles », explique la chercheuse.
Son objectif est de mettre en lumière le potentiel que représentent les algues, de contribuer à la mise en réseau de projets de recherche et de promouvoir une vision positive des algues et du développement durable.
Pour ce projet, mené depuis 2009, Anne-Gaëlle Jacquin a reçu le trophée breton du développement durable dans la catégorie entreprise. « C’est une super reconnaissance, un encouragement pour ce projet de longue haleine, difficile mais passionnant », se réjouit la chercheuse.
Dans le cadre de ses recherches pour La route des Algonautes, Anne-Gaëlle Jacquin a fait un tour du monde d’octobre 2010 à juin 2011 pour faire de la prospection. « J’ai notamment travaillé avec les pêcheurs au Chili », raconte-t-elle. Elle se rendra d’ailleurs, dans quelques semaines, en Inde, finaliser un film et un livret pédagogique dans le cadre de son projet.
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Encore un article qui entretient la confusion sur l'aquaculture...
Des stocks halieutiques qui diminuent comme peau de chagrin mais une consommation de poissons et de crustacés qui ne cesse de croître dans l'Union européenne : voilà l'impossible équation que la pêche européenne a à résoudre. Mais la réforme de la politique commune de la pêche (PCP) est complexe car concilier économie, écologie et social, dans une Europe tiraillée entre les intérêts nationaux des 27 Etats-membres n'est pas chose facile.
A l’heure actuelle, 82 % des stocks halieutiques de Méditerranée et 63 % des stocks de l'Atlantique Nord-est sont surexploités. Entre 1975 et 2010, les prises européennes (qui représentent 6% du total des pêches mondiales) ont chuté de 7 millions de tonnes à 4 millions tandis que la consommation elle, augmente chaque année de 2%...Conséquence : l’UE importe 80% des produits de la mer et cela principalement de Norvège, de Chine, d’Islande et du Viêtnam. La pêche française ne fournit, par exemple, plus que 38,6% des poissons consommés dans l’Hexagone, contre 68% en 1990.
L’aquaculture sauvera-t-elle les poissons sauvages ?
Rien n’est moins sûr. Car si la production aquacole représente 20% de la production de la pêche en Europe, elle ne résout pas les problèmes de surpêche. Pour les écologistes, l’aquaculture ne constitue pas une alternative durable à la pêche de poissons de sauvage. Elle absorbe en effet de grosses quantités de petits poissons sauvages pour nourrir alevins et poissons d’élevage, dans des conditions sanitaires parfois contestées. Stéphan Beaucher, le conseiller politique pour la PCP au sein de l’ONG Océan2012, en condamne les effets qui sont pour lui «désastreux, tant pour l’environnement que pour les poissons eux-mêmes». Et de préciser : «Il faut 5 kg de poissons sauvages dits de fourrage pour nourrir 1 kg de poisson d’élevage. Les cages sont surpeuplées et les bactéries prolifèrent. Au Chili, une épidémie a décimé 80% du cheptel de saumons. Les déjections et l’usage intensif de produits pharmaceutiques posent également problème». Cette production représentait néanmoins 1,3 million de tonnes dans l’UE à 27 en 2009, en provenance surtout de l’Espagne (269.000 t), de la France (234.000 t) et du Royaume-Uni (197.000 t). Sa part dans la production aquacole mondiale totale est de 2,3 % en termes de volume et 4 % en termes de valeur....
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Le 28 octobre 2012 
Séisme au Canada. Alerte tsunami
Un séisme de magnitude de 7,7 a touché samedi 27 octobre la côte de la Colombie-Britannique (Façade Pacifique du Canada)... Alerte Tsunami sur la côte d’Hawaï. Les élevages de saumon en nombre dans cette région du globe semblent épargnés... Avec une production de 80.000 tonnes par an, la Colombie-Britannique est la 4e zone d’élevage de saumon dans le monde...    Marine Harvest Canada : Pas de problème La multinationale norvégienne, Marine Harvest, leader  du saumon d'élevage avec une production estimée à 390.000 tonnes en 2012, se veut rassurante : "Par mesure de précaution, nos sites aquacoles potentiellement exposés au tsunami ont été évacués dans la nuit. Personnel, poisson et équipement : aucun problème. Mise à jour demain." Source : Facebook
Le tsumani provoqué par le séisme de magnitude 7,7 survenu hier soir au large du Canada a touché Hawaï tôt ce dimanche matin en heure GMT, annonce  le centre d'alerte au tsunami du Pacifique.
"Le tsunami est en train d'arriver tout juste en ce moment," a précisé à la presse Gerard Fryer, éminent géophysicien du centre. "Il est en train d'arriver au moment même où nous parlons." Des images de la télévision tournées dans l'île de Oahu ont montré des vagues relativement petites se dirigeant vers les plages de Hawaï.
Mais Gerad Fryer a averti les habitants en disant qu'ils ne devaient pas se laisser tromper par les apparences.  "La première vague n'est jamais la plus importante," a-t-il dit. Les vagues suivantes pourraient être beaucoup plus fortes et pourraient provoquer des inondations. "Si les vagues sont grandes, cela prend six ou sept heures" avant qu'on puisse lever l'alerte, a ajouté le spécialiste. Le Télégramme : Séisme au Canada. Un tsunami menace désormais Hawaï
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Le 27 octobre 2012
Les dessous de la mondialisation : Les crevettes de la discorde
Les crevettes de la discorde, 1e épisode des dessous de la mondialisation
A visionner directement sur le net : Public Sénat
Diffusé sur Public Sénat, le 15 novembre 2012 à 18 heures
Réalisé par de Nicolas Grimard
Autrefois aliment de luxe, la crevette s’est démocratisée pour devenir le premier produit de la mer exporté dans le monde.  Mais à quel prix ?
L’équateur  est le premier fournisseur français. Chaque année 25 000 tonnes de ces crustacés terminent dans nos assiettes. Des crevettes issues à 95% de l’élevage. Depuis la fin des années 70, ce petit pays d’Amérique Latine a misé sur l’aquaculture pour se développer. Il est devenu le 5ème exportateur mondial et la crevette est sa 2ème source de revenu après le pétrole.
Cette industrie pourtant très lucrative, profite essentiellement à une poignée de gros éleveurs qui emploient une main d’œuvre en contrat précaire. Elle a surtout  des conséquences environnementales et sociales désastreuses.
Pour creuser les bassins des mégas fermes d’élevages, les industriels ont rasé une grande partie des forêts de mangroves qui bordent l’Océan Pacifique. En s’attaquant à cet écosystème unique, les éleveurs mettent en péril les ressources des communautés de pêcheurs artisanaux et les terres ancestrales qu’ils occupaient. 
Entre les industriels de la crevette et les peuples de la mangrove la tension monte. En signe de protestation ou poussés par le désespoir, certains pêcheurs se lancent dans la piraterie...
Rediffusions : Jeudi 15/11 à 23H, 16/11 à 13h30 et 17h15
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La CdC Pointe du Médoc refuse au Smiddest la co-maîtrise d'ouvrage dans le dossier de relance des huîtres dans l'estuaire. Une aide à des expérimentations est menacée
C'est un dossier qui passionne et qui est en train de se politiser. Jeudi soir, à l'occasion du Conseil communautaire de la CdC Pointe du Médoc, les élus ont refusé en bloc que le Syndicat mixte pour le développement durable de l'Estuaire de la Gironde (Smiddest) ne soit associé à la co-maitrise d'ouvrage du projet de relance de production d'huîtres dans l'estuaire (« Sud- Ouest » 17/09). La demande de « partenariat » est venue du Smiddest. Ce Syndicat, qui est aujourd'hui présidé par Philippe Plisson, député de la 11e circonscription, s'est donc vu signifier une fin de non-recevoir.
« Le Smiddest en retard »....
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La protection du golfe de Gascogne est au cœur des préoccupations.
Pour leurs détracteurs, ils sont une couche supplémentaire ajoutée au mille-feuille des dispositifs de protection de l'environnement. Au plan institutionnel, les conseils maritimes de façade, créés par arrêtés ministériels en septembre 2011, sont là pour « favoriser la concertation en matière d'utilisation, d'aménagement, de protection et de mise en valeur des littoraux et de la mer ».
80 membres composent le conseil maritime de façade sud-atlantique. Il recouvre les espaces maritimes situés le long des régions Aquitaine et Poitou-Charentes. Ces représentants de l'État et de ses établissements publics, des collectivités territoriales, des professionnels du littoral et de la mer, des usagers de la mer, d'associations de protection de l'environnement marin et de personnes qualifiées se réunissaient le 16 octobre à Bordeaux. Sous la coprésidence du préfet de la région Aquitaine, Michel Delpuech, et du préfet maritime de l'Atlantique, le vice-amiral d'escadre Jean-Pierre Labonne.
Le parc marin en question
Alors que le projet de parc marin estuaire de la Gironde-pertuis charentais patine dans les couloirs du ministère de l'Écologie, où le dossier a été transmis et bouclé depuis la fin de l'année dernière, le Conseil maritime s'oriente dans une voie pouvant jeter la confusion.....
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Le Conseil maritime de façade a émis un avis favorable sur l'évaluation initiale, la définition du bon état écologique, et les objectifs environnementaux du plan. Enfin, il a été informé de la poursuite du travail sur le site Natura 2000 en mer des secteurs des pertuis charentais, du bassin d'Arcachon, d'Hourtin et de la Côte basque.
L'Huître Charente- Maritime arrive sur les étals
Depuis 2003, l'Huître des îles permettait aux expéditeurs charentais de vendre sous cette marque les produits n'entrant pas dans l'appellation Marennes-Oléron, une indication géographique protégée limitée à 27 communes. Mais l'Huître des îles n'a pas vraiment rencontré son public. D'où la proposition du comité conchylicole de la région Poitou-Charentes de lancer une nouvelle marque. L'Huître Charente-Maritime arrivera donc sur les étals à compter du 5 novembre. Un budget de 50 000 euros est consacré à ce lancement. Sur les 40 000 à 45 000 tonnes d'huîtres commercialisées en Charente-Maritime, seules 20 000 tonnes relèvent des canons de la Marennes-Oléron.
Campagne télévisée pour les Marennes-Oléron
La traditionnelle campagne de promotion télévisée des huîtres de Marennes-Oléron a débuté depuis quelques jours déjà. Les spots seront diffusés sur les chaînes du groupe France Télévisions et sur plusieurs chaînes de la TNT. Un dispositif Web ainsi que le parrainage d'émissions culinaires (« Les Carnets de Julie » sur France 3 et « Les Escapades de Petitrenaud » sur France 5) musclent cette promotion qui met en avant les quatre variétés d'huîtres de la marque : fine de claire, fine de claire verte Label rouge, spéciale de claire, pousse en claire Label rouge.
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La société Olmix, de Bréhan près de Rohan dans le Morbihan, fabrique un nanomatériau à base d'argile et d'algues vertes destiné à l'automobile, les cosmétiques, la plasturgie. Ce produit breveté s'appelle l'Amadéite et il a donné son nom à une filiale.
Olmix s'est associée à quatre PME bretonnes (ses filiales Amadéite et Melspring, PRP à Bréhan et Agrival à Saint-Pol-de-Léon) pour créer une filière de valorisation des algues. Le groupement, créé en juin dernier, s'appelle Ulvans.
Il s'agit d'un projet d'envergure. « L'objectif est de traiter plus de 60 000 tonnes d'algues à l'année », expliquait le PDG d'Olmix, Hervé Balusson au moment de cette création.
Les algues, et pas seulement les vertes, seront valorisées « depuis la récolte jusqu'à leur transformation et leur commercialisation dans le monde entier ». Comment ? Par la « création de nouveaux produits pour les secteurs de la santé, de la nutrition animale et végétale ».
Des contacts ont été pris avec les élus de Lannion-Trégor-agglomération, où Ulvans voudrait récupérer sa matière première. Mais ils sont dubitatifs : faut-il valoriser ce que beaucoup considèrent comme un fléau ? N'est-ce pas en contradiction avec la volonté, à terme, d'éradiquer les algues vertes ?
Interrogé lors d' une visite à Lannion, le ministre délégué aux Transports, à la Mer et à la Pêche ne tranche pas. « Quand il s'agit d'économie ou de tirer parti d'éléments de la nature pour des finalités économiques, il faut des avis de scientifiques, d'acteurs économiques », déclare Frédéric Cuvillier....
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Le ministre congolais de la pêche était en visite lundi au port du Bec. Pour acheter des barges en aluminium à la société Navalu.
Navalu, société vendéenne de construction en aluminium basée à Bouin, voit son carnet de commandes se remplir. Les navires professionnels et la plaisance représentent l'essentiel de son activité. Lundi, Bernard Tchibambelela, ministre de la Pêche et de l'aquaculture du Congo, est venu découvrir, en compagnie du directeur des pêches continentales et de conseillers techniques, l'entreprise avec laquelle il va signer un contrat sur plusieurs années. Un contrat qui rentre dans le programme « du chemin d'avenir »décidé par l'État congolais afin, entre autres, d'améliorer une pêche encore archaïque.
« Nous avons choisi le marché français pour son sérieux et la robustesse de ses bateaux. L'État a pour objectif de moderniser la pêche continentale sur le fleuve Congo, puis de créer une coopérative afin d'améliorer le circuit de distribution inexistant. Un chantier énorme est prévu dans notre pays », souligne le ministre.
La société de Bouin va ainsi vendre des barges en alu, de 12 mètres de long sur trois mètres de large, d'une valeur de 250 000 €, préparées spécialement pour la pêche continentale. « Dans un premier temps, quatre chalands seront livrés dans le premier trimestre 2013, puis peut-être plusieurs dizaines si tout va bien », souligne Bernard Minguet de la société Navalu, concepteur du bateau à fond plat, conçu en partenariat avec la Société Atlantique Pêche et aquaculture en Gironde.
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La commission départementale donne un avis favorable classement de l'estuaire de la Charente
Réunie ce matin en préfecture, la commission départementale des sites a donné un avis favorable par six voix pour, une contre et une abstention au projet de classement de l'estuaire de la Charente et ce malgré l'opposition des agriculteurs des territoires concernés.
Le dossier va désormais repartir au ministère de l'écologie qui le réinstruira pour le présenter à la Commission supérieure des sites. Si l'avis est toujours favorable, le décret de classement sera signé au Conseil d'Etat.
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Maroc : Programme de développement de l'aquaculture
Le poids du secteur
Selon les derniers chiffres de la tutelle, la valeur de la production aquacole s’est élevée en 2010 à quelque 7 millions de DH pour une production de 333 tonnes. Les huîtres représentent 85% de la production. La deuxième espèce étant la daurade (11%). La baie de Dakhla accapare 84% de la production aquacole nationale. A l’horizon 2020, le plan Halieutis table sur la production de 200.000 tonnes pour atteindre 11% du volume global de la production halieutique. Le chiffre d’affaires du secteur devrait atteindre 5 milliards de DH, dont la majeure partie à l’export.
Les aquaculteurs montent au créneau. Le projet de loi de finances 2013 n’a prévu aucune disposition fiscale en leur faveur, clament-ils. Or, la préparation du budget 2013 coïncide avec le lancement par l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) d’un appel à manifestation d’intérêt portant sur l’octroi de 9 concessions dans la zone Cap Mazari et Cap Targha. Des opérateurs affirment qu’avec l’élaboration de la stratégie Halieutis et la création de l’ANDA, beaucoup de chemin a été parcouru. Sauf que des freins continuent de plomber l’activité. Le premier réside dans le système fiscal. «Les aquaculteurs acquièrent des équipements soumis à une TVA de 20% et s’approvisionnent en aliments de poisson taxés à 7%. Or, n’étant pas producteurs fiscaux, ils ne peuvent pas récupérer la TVA. Ce qui impacte lourdement leur activité», explique Othmane El Mernissi, gérant de la plus grande ferme de pisciculture du Royaume. Par conséquent, les opérateurs, qui sont regroupés au sein de l’Union nationale des aquaculteurs du Maroc (UNAM), réclament l’alignement sur les autres secteurs de la pêche. D’ailleurs, la Fédération nationale des industries de transformation (Fénip) a saisi, mardi 23 octobre, le ministère des Finances. L’objectif étant d’intégrer le matériel aquacole dans la liste des produits exonérés de TVA. Il s’agit notamment des aérateurs, des compteurs de poissons, des caméras sous-marines et autres cages flottantes.  «Si ce matériel n’est pas intégré dans la liste des produits exonérés, cela continuera de pénaliser les aquaculteurs et compromet les appels à manifestation d’intérêt qui viennent d’être lancés par l’ANDA car le fait de ne pouvoir récupérer la TVA pourrait décourager les investisseurs», explique un opérateur.
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Du poisson local sur les marchés locaux : Frode Stroenen
Si ses ancêtres étaient agriculteurs et pêcheurs, Frode Stroenen nous raconte qu'il pêchait déjà avant de savoir marcher. Il grandit sur une petite île, proche de la ville de Bergen dans le sud de la Norvège et participe à sa première pêche aux sprats à la senne (pêche au hareng) à l'âge de 14 ans ; il s'agit d'un rite de passage traditionnel, que de nombreux jeunes de la région effectuent encore. Stroenen fait de la pêche sa profession, mais il s'en éloigne quelques années pour contribuer à l'établissement d'élections démocratiques dans des pays en reconstruction, comme le Cambodge, la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo. C'est au cours de cette période de sa vie qu'il prend conscience de nouveaux problèmes environnementaux et se dirige vers l'activisme.
Il s'implique particulièrement dans les débats sur l'élevage du saumon et est aujourd'hui un expert reconnu en matière de rejets alimentaires issus de ces fermes. L'appel de la pêche est cependant plus fort pour Stroenen. Il regagne la Norvège et retrouve les pêcheurs à la senne, le hareng dans les îles Lofoten et le maquereau pêché à la traine en mer du Nord, ainsi que son sjark (un petit bateau de pêche traditionnel). La quasi-totalité de ses prises est alors destinée à un détaillant local. 
Vous pouvez rencontrer M. Stroenen au Salone del Gusto e Terra Madre à Turin. Il sera présent au stand de la campagne Slow Fish, où il animera pleins de rencontres et moments de discussion sur le futur de la pêche avec nombreux pêcheurs, chefs, journalistes et personnalités du monde scientifique.
Aujourd'hui, Frode passe la moitié de son temps à pêcher dans le Hardangerfjord - un magnifique fjord allongé accueillant 8 % de la production de saumon d'élevage en Norvège - et l'autre moitié à militer au sein du parti vert national. C'est un farouche partisan d'une utilisation améliorée des ressources halieutiques locales et de la restauration d'un marché local pour le poisson local. « Les délices de la mer nagent quasiment sous nos fenêtres, mais nous sommes incapables d'utiliser ce bienfait au profit de notre économie locale, comme le fait la communauté agricole » déclare-t-il. Lorsque le marché local a commencé à tourner le dos aux produits de la mer locaux, et que des problèmes d'approvisionnement sont apparus, l'intérêt que portait Stroenen à l'écologie, à la pêche, à la politique et à la justice sociale l'a conduit à créer une coopérative : Fiskfråfjorden (Les poissons du fjord). Cette dernière a réuni les derniers pêcheurs de poissons sauvages du fjord et d'autres membres de la communauté pour œuvrer ensemble à l'accroissement de la valeur des ressources locales.
« Les gens méritent de manger du poisson frais issu des zones de pêche voisines », déclare Stroenen, inspiré par la manière dont les gens se fournissent de plus en plus auprès des fermes locales. « La culture locale et l'empreinte carbone ont jusqu'à maintenant été absents du débat sur les ressources halieutiques, menant à la disparition graduelle des petites pêcheries mais aussi à la dégradation des écosystèmes, spécialement dans les fjords (à cause de la pollution et des rejets de nourriture, par exemple). En promouvant la consommation locale et la gestion des ressources, l'impact sur les communautés pourrait être considérable. »
Un bon point de départ
En s'associant à différents représentants de plusieurs municipalités voisines du Hardangerfjord, Stroenen a demandé à la Société royale norvégienne pour le Développement (Norges Vel) d'évaluer la faisabilité d'ouverture d'un café-poissonnerie où vendre la pêche locale. « Nous avons étudié toute la chaine de valeur et examiné la fourniture des matériaux bruts, la logistique et le potentiel économique de l'opération » a déclaré Marie Melhagen, chef de projet et conseillère supérieure du Norges Vel. Suite...
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Même s'il a tendance à se banaliser, le saumon fumé est un produit très apprécié. L'offre est importante et pour être sur de faire le bon choix il est préférable de se tourner vers les labels. Il existe principalement deux labels pour le saumon.
Tous les consommateurs connaissent le Label Rouge. Ce signe très officiel appartient au Ministère de l'Agriculture. Les produits qui y ont droit répondent à un cahier des charges très précis, et sont certifiés par des organismes indépendants. Le Label Rouge garantit des qualités gustatives, mais aussi des pratiques d'élevage, de production et de transformation spécifiques.
Depuis plus de 20 ans, certains produits de la mer ou de l'aquaculture ont droit, à cette appellation. Parmi eux, le saumon. Un saumon fumé label Rouge aura été élevé dans une ferme norvégienne ou écossaise. Il  ne sera ni trop salé, ni trop fumé et ne présentera pas de parties brunes, comestibles mais peu appréciées par les consommateurs.
Depuis 2000, le label AB certifie que les poissons sont issus d'élevage biologique. Ils ont une chair pâle étonnante, mais normale. En effet, la belle couleur rose du saumon n'est pas une preuve de qualité. C'est souvent le signe que le poisson a été nourri avec des colorants synthétiques, que les éleveurs choisissent sur un nuancier.
Le saumon est devenu le second produit de la mer en aquaculture après la crevette. 93% du saumon consommé aujourd'hui en France est issu de l'élevage. Dans certaines fermes de saumons, plus de 25 traitements chimiques, antibiotiques et désinfectants, sont utilisés pour prévenir l'apparition de maladies. Il peut donc être intéressant de regarder les paquets de près avant de faire son choix.
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Le secteur de l’élevage aquatique en Tunisie sera renforcé prochainement, par un projet d’unité d’élevage de crevettes, dans le gouvernorat de Mahdia, dans le cadre du plan national d’aquaculture (2007-2016). « Ce projet sera financé par le gouvernement chinois, dans le cadre d’un partenariat avec la Tunisie ou une première tranche, soit 4 millions 600 mille dinars, sera versée par la partie chinoise sous forme de dons », a indiqué la directrice générale du centre technique d’aquaculture, Néjiba Missaoui, à la correspondante de la Tap dans la région.
« Il permettra également le transfert des technologies de reproduction artificielle et d’élevage de crevettes appartenant à l’espèce « Penaeus Vannamei », dans les bassins en terre », a-t-elle indiqué.
Elle a précisé qu’une centaine de crevettes femelles et des équipements acquacoles seront ramenés de chine, à partir de janvier 2013. La directrice générale a mentionné qu’une unité aquacole pour l’élevage de crevettes, sera créée dans le marécage (sebkha) de M’loulèche (gouvernorat de Mahdia), sur une superficie totale de 22 hectares.
« Deux hectares seront exploités, dans une première phase du projet qui s’étend sur 27 mois, et un suivi sera effectué tout au long de cette période pour s’assurer de l’adaptation des crevettes avec l’environnement », a-t-elle dit. Elle a indiqué que ce projet, qui sera réalisé par le centre technique d’aquaculture (ministère de l’agriculture), en collaboration avec un centre d’aquaculture chinois, ne se limitera pas au transfert de la technologie d’élevage, mais permettra également la diversification des espèces d’élevage en Tunisie, l’augmentation de la production locale, et l’investissement privé dans ce domaine.
La Tunisie compte actuellement, 27 projets d’aquaculture dont 24 d’élevage de poissons nobles (loup et daurade) dans des cages flottantes dans la région du sahel et 3 projets d’élevage de poisson dans les bassins en terre.
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Le 26 octobre 2012   Bouin (Vendée) : Pas de flambée des prix pour les huîtres  

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Ils mettent les ostréiculteurs dans le caca...
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« Les petits pêcheurs » au Salon Kidexpo
Kidexpo : 27 au 30 octobre 2012
Du 27 au 30 octobre 2012, les enfants et leurs parents sont conviés sur le stand « Les petits pêcheurs » au salon Kidexpo, porte de Versailles. Au programme, ateliers pédagogiques, découverte des saveurs et cuisine des produits de la mer réjouiront tout ce petit monde.
Le salon Kidexpo ouvre ses portes aux petits et aux grands du 27 au 30 octobre 2012, porte de Versailles. FranceAgriMer, établissement national des produits de l’agriculture et de la mer, y installe son stand nommé « Les petits pêcheurs ».
Stimuler la curiosité des plus jeunes
Le but de ce stand est de sensibiliser les plus jeunes, leur famille et les enseignants à l’intérêt des produits de la pêche et de l’aquaculture dans leur alimentation. Sous un décor rappelant un bateau de pêche, ils pourront observer de plus près certaines espèces grâce à la mise en place d’un vivier de crustacés (tourteaux, araignées de mer, homards, langoustes etc.).
Côté jeux, les enfants curieux pourront assouvir leur soif de connaissances sur la pêche, ses produits, la variété des espèces et leur saisonnalité tout en s’amusant. De quoi combler les plus curieux !
« Le poisson, c’est trop bon ! »
Après l’observation, la mise en pratique : les papilles des enfants seront sollicitées au cours d’une dégustation suivie d’un atelier culinaire. Les petits cuisiniers réaliseront des recettes simples, ludiques et créatives sous la houlette d’un chef, à partir des produits de la mer. Ils repartiront d’ailleurs chacun avec leur plat et un livret de recettes intitulé Le poisson, c’est trop bon ! De nombreuses découvertes en perspective...
Plus d’informations sur le stand « Les petits pêcheurs » : FranceAgrimer
Pour en savoir plus, retrouvez tout le programme sur le site du salon Kidexpo.
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Le 25 octobre 2012

Ca chauffe à Gouville-sur-mer (Manche). Les mythiculteurs soupçonnent les pêcheurs à pied de leur barboter leurs moules de bouchot. Une réunion de conciliation a été organisée entre les deux parties.  .

Reportage de Pierre-Marie Puaud et Cyril Duponchel


Ce matin, mytiliculteurs et pêcheurs à pied se sont retrouvés autour d'une table, pour évoquer un problème délicat.
Les premiers soupçonnent les seconds de se servir sur les pieux de bouchots quand ils viennent ramasser les coquillages.
Sur la côte ouest du Cotentin, depuis que les moulières existent, il est d'usage que les pêcheurs à pieds passent entre les bouchots pour ramasser les coquillages, les soles, le bouquet. Certains pêcheurs sont-ils tentés par les moules qui s'offrent à leur vue ?
Les mythiculteurs l'affirment, et font état d'une série de vols depuis plusieurs mois. Les pêcheurs s'en défendent. Ils craignent qu'on leur interdise l'accès aux moulières à cause de quelques débordements. Certains ne sont pas corrects, reconnaissent les pêcheurs. 
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[PALMARES] Le concours des saveurs régionales avait lieu ce jeudi à Rouillac (Charente). De nombreux producteurs de Charente-Maritime ont été primés. Voici la liste
Mercredi à Rouillac en Charente, 272 dégustateurs ont passé au crible des centaines de produits lors du concours des saveurs régionales.
Une manifestation organisée par l'institut régional de la qualité alimentaire qui proposait près de 500 produits à la dégustation dont 49 en charcuterie, 93 en boulangerie et 106 cognacs et pineaux. Parmi eux, de nombreux produits charentais maritimes ont été primés. Voici le palmarès (17) catégorie par catégorie :
Boulangerie-pâtisserie
Vins de pays charentais
Pineaux
Cognacs
Produits de la mer
SARL Les Pêcheries de La Cotinière (Saint-Pierre-d’Oléron) mention spéciale pour son maigret fumé au bois de hêtre, sa choucroute de la mer, blanquette de roussette aux petits légumes et rillettes de maigre au citron confit.
SARL Delphine & Olivier (Saint-Pierre-d’Oléron) mention spéciale pour : sa soupe de poissons, rillettes aux deux saumons, rillettes de mulet à la graine de moutarde terrine de moules et soupe de poissons et araignée.
EARL Les Claires de Bonsonge (Marennes) saveur d’or pour ses huîtres spéciales de claires IGP.
EARL Suire père & fils (Marennes) saveur pour ses d’or huîtres Charente-Maritime spéciales
EARL Huîtres Privat (Marennes) saveur d’or pour ses huîtres pousses en claires label rouge.
EARL Les Claires de Bonsonge (Marennes) saveur d’argent pour ses huîtres fines de claires
Stéphan Ewenn (Hiers-Brouage) saveur d’argent pour ses huîtres pousses en claires label rouge.
SCEA Bechemilh Lauby (La Tremblade) saveur d’argent pour ses huîtres pousses en claires label rouge.
Mickaël Viaud (Marennes) saveur d’argent pour ses huîtres fines de claires.
EARL Oléron huîtres Normandin (Dolus-d’Oléron) saveur d’or pour ses huîtres fines de claires, ses huîtres fines de claires vertes label rouge et ses huîtres spéciales de claires.
SARL Lambert (Bourcefranc-le-Chapus) saveur de bronze pour ses huîtres fines de claires vertes label rouge.
SARL Palvadeau (La-Couarde-sur-Mer) saveur d’argent pour ses huîtres Charente-Maritime spéciales.
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La Norvège pourrait devenir le premier pays à introduire un système de contrôle des évasions de saumons d'élevage via un suivi de l'ADN.
"Nous suivons le poisson en combinant l'analyse ADN avec des informations logistiques, ce qui nous permet de remonter jusqu'à l'écloserie et la ferme de salmoniculture.", explique Lie Øystein, PDG de la compagnie MareLife, qui développe le projet. "Les poissons sont génotypés avec les même marqueurs que leurs parents. Si nous pouvons retrouver les parents, nous pouvons retrouver l'établissement d'origine.", ajoute-t-il. Il n'existe aujourd'hui aucun projet similaire à celui-ci dans le monde. "L'objectif aujourd'hui est de poser les bases pour l'ensemble du secteur piscicole norvégien afin d'augmenter le suivi de routine de l'ADN des poissons d'élevage."
Le saumon d'élevage échappé est une véritable menace pour le saumon sauvage, et les autorités norvégiennes sont particulièrement intéressées à pouvoir remonter jusqu'aux établissements piscicoles à l'origine des évasions. "Il est important de pouvoir être en mesure d'identifier les sources principales si l'on veut mettre en place des mesures destinées à éviter de nouvelles évasions.", dit Lie Øystein. "Ce projet permettrait également d'améliorer la réputation de l'industrie piscicole et de montrer que ses acteurs sont responsables.", ajoute-t-il.
La société développe actuellement un projet pilote. "Nous avançons aujourd'hui sur deux fronts. Premièrement, nous développons une analyse améliorée de l'ADN permettant de bien faire la différence entre saumon d'élevage et saumon sauvage. En parallèle, nous travaillons sur le moyen le plus efficace de remonter depuis le poisson échappé jusqu'à son établissement d'origine. Le projet devrait être bientôt prêt pour un développement à grande échelle.", conclut Lie Øystein.
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Diversité aquatique : Une richesse inexploitée
 
L’aquaculture et la production des pêches de capture sont indispensables à la sécurité alimentaire mondiale et représentent une source importante de moyens d'existence et de revenus pour beaucoup de familles pratiquant la pêche de subsistance et l’agriculture. La richesse des ressources génétiques halieutiques mondiales offre de grandes possibilités pour renforcer la contribution des secteurs de l’aquaculture et des pêches à la sécurité alimentaire et relever les défis qui se présenteront pour alimenter une population en expansion. Toutefois, alors que l’on estime que, d'ici à 2030, 40 millions de tonnes de poisson supplémentaires par an seront nécessaires pour satisfaire la demande mondiale, les opportunités qu’offrent la diversité génétique halieutique restent largement inexploitées.
Pêches de capture : Le maintien, dans les pêches de capture, de la biodiversité aquatique et notamment de la diversité génétique halieutique, est essentiel pour garantir la productivité des stocks de poissons, leur résistance et leur adaptabilité aux évolutions de l'environnement.
Aquaculture : La contribution de l'aquaculture à la production mondiale de poisson de consommation a bondi de 3,9 pour cent en 1970 à environ 48 pour cent en 2006, et cette croissance devrait se poursuivre. Les ressources génétiques aquatiques revêtent une importance cruciale pour l’amélioration génétique future des souches de poissons, en vue d’un développement durable de l’aquaculture.
Le « poulet aquatique » - Élargir l’accès au tilapia amélioré
Le tilapia du Nil, souvent surnommé le « poulet aquatique » car il est très simple à élever, est un poisson d’eau douce originaire d’Afrique. Au début des années 90, plusieurs spécimens ont été exportés de l’Égypte, du Ghana, du Kenya et du Sénégal vers l’Asie, marquant le début d’un programme d’élevage très réussi qui a permis d’améliorer le stock de poissons et d’accroître la production, d’où un meilleur régime alimentaire, des revenus accrus et des créations d’emploi dans de nombreux pays. Bien entendu, les pays africains convoitent également aujourd’hui les souches de tilapia amélioré. Il existe cependant un risque. Si les nouvelles souches de tilapia s’échappent des piscicultures africaines, elles pourraient se croiser avec l’espèce indigène ou la remplacer. Pour chaque réintroduction envisagée, il faudra mener des évaluations de risque exhaustives tenant compte du risque d’érosion génétique dans les centres d’origine du tilapia ainsi que des éventuelles possibilités d’améliorer les revenus, l’emploi et la sécurité alimentaire des pisciculteurs africains à faible revenu.
La « révolution bleue » du vingt-et-unième siècle
Même si l’homme a commencé à domestiquer les plantes et les animaux pour l’agriculture il y a environ 12.000 ans, plus de 90% des espèces aquatiques élevées actuellement ne l’ont été que depuis le début du vingtième siècle. La FAO estime que 236 espèces de poissons et d’invertébrés et plantes aquatiques sont cultivées à travers le monde et beaucoup d’entre elles n’ont été domestiquées qu’au cours des 25 dernières années.
La domestication d’espèces supplémentaires et l’amélioration génétique contribueront à renforcer la production et la productivité et à améliorer la valeur nutritionnelle des poissons, leur résistance face à la maladie et leur capacité d’adaptation à des conditions hostiles.
Toutefois, pour exploiter pleinement le gigantesque potentiel des ressources génétiques halieutiques, il est également nécessaire de reconnaître et de résoudre les problèmes suivants :
  • les informations actuelles sont insuffisantes sur la caractérisation génétique des ressources génétiques halieutiques, leur performance, leur localisation, les menaces qui pèsent sur elles et leur accessibilité ;
  • les programmes et systèmes d’informations nationaux relatifs aux ressources génétiques halieutiques sont inappropriés ;
  • il n’existe pas de politique et de démarche mondiales de gestion des ressources génétiques halieutiques.
L’enjeu est de maintenir à l’avenir une large base génétique et de ne pas se concentrer uniquement sur l’amélioration d’un nombre limité de souches de poissons commercialement viables.
Diversité aquatique génétique
De la nécessité de la conserver et de l’utiliser de manière responsable
La collecte des ressources génétiques halieutiques est devenue urgente au regard des pressions qui s’exercent sur les écosystèmes et les habitats aquatiques à l’échelle mondiale. Le processus de conservation des ressources génétiques halieutiques est difficile, complexe et souvent onéreux. Le stockage des ressources génétiques halieutiques en est encore à ses balbutiements, malgré les efforts croissants dans ce domaine.Pour télécharger la fiche : Diversité aquatique : Une richesse inexploitée
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Le 24 octobre 2012
La campagne Carrefour concernant les moules irlandaises bio – « les premières au monde à recevoir ce label » – n’est pas pour plaire aux mytiliculteurs néerlandais. « Comme si nos moules n’étaient pas écologiques … », réagit-on indigné en Zélande.
« Moules Bio Premium »
Hier Carrefour lançait la vente de Moules Bio Premium, selon ses propres dires « les seules moules d’élevage à plat biologiques, cultivées dans des eaux limpides le long des côtes irlandaises. Pour obtenir ce label, l’éleveur doit respecter un cahier des charges très strict et démontrer notamment que les mollusques  ont été élevés et cultivés dans le plus grand respect de la nature à chaque phase de la production », commente Caroline Hanssens, Group Manager Sea Products chez Carrefour.
Ainsi les éleveurs doivent pouvoir prouver non seulement qu’ils limitent au minimum l’impact écologique de la mytiliculture, mais également que leur processus de production durable offre le maximum de garanties d’exploitation pour les générations futures. « En ne perturbant pas l’équilibre naturel, en renouvelant les parcs en permanence et en utilisant des navires et des emballages non polluants », explique Carrefour.
« Des moules bio ? Quelle absurdité ! »
Tout ceci suscite la colère  des éleveurs de moules zélandais. « Une moule bio ? Quelle absurdité !” s’exclame Jos van Damme, éleveur de moules, dans le journal Het Nieuwsblad. « Toutes les moules sont bio ? Elles proviennent de la nature et on les vend. Point à la ligne. A présent ils ont l’air d’insinuer que nos moules ne seraient pas écologiques, alors que nous les cultivons exactement de la même manière. Les bateaux qu’ils utilisent là-bas sont les mêmes qu’ici, tout comme les emballages. C’est une tactique de vente, ni plus ni moins. »
Hans van Geesbergen de la fédération des mytiliculteurs néerlandais indique que les moules zélandaises ont obtenu l’année dernière le label international MSC de pêche durable : « Cela me semble tout de même la meilleure preuve que nous agissons de manière écologique. Tout le monde a le droit de vendre son produit de manière originale, mais pas au détriment des autres. »
Une tempête dans un verre d’eau (de mer)
Krijn Verwijs, l’entreprise néerlandaise qui livre les moules bio à Carrefour, indique qu’il n’est  nullement question de nuire à l’image des moules zélandaises. « Ce label ne signifie pas que les moules irlandaises sont meilleures », explique Danielle Westerweel. « Nous vendons aussi des moules zélandaises, cela jouerait en notre désavantage. Nous voulons tout simplement mettre en avant le procédé écologique et celui-ci est en partie différent du procédé néerlandais. »
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Plainte pour «cruauté envers les animaux»
Suisse : Les pêcheurs brandissent des menaces
Les pêcheurs augmentent la pression sur la Confédération et les cantons pour que les rivières en aval des centrales hydroélectriques disposent de suffisamment d'eau.     
La loi sur la protection des eaux exige que, d'ici à la fin de l'année, les cours d'eau en aval des barrages soient assainis tout en garantissant le seuil de rentabilité des installations. Or, en 2011, seuls 37% des assainissements requis ont été effectués, selon des chiffres publiés en février dernier par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV).
«Nous ne pouvons, ni ne voulons accepter ce bilan», a déclaré mardi lors d'une conférence de presse à Berne Roland Seiler, président central de la Fédération suisse de pêche (FSP). Et de menacer de prélever de l'argent sur les «bénéfices illégaux» que représente la vente d'électricité. Ce commerce est comparable au trafic de drogue, a martelé Roland Seiler.
La FSP envisage aussi de déposer plainte pour «cruauté envers les animaux». En effet, de nombreux poissons meurent lorsque les ruisseaux et rivières ne sont pas suffisamment alimentés en eau.
Selon les chiffres de l'OFEV, le Valais fait figure de mauvais élève, côté romand. Sur les 199 prélèvements dont l'assainissement était nécessaire dans ce canton de montagne, il n'en a assaini que 4%. Cette proportion s'élève à 21% dans le canton de Fribourg et à 32% dans le canton de Vaud.
Le Jura n'a réalisé aucun des 9 assainissements requis, alors que Genève a entièrement satisfait à son devoir d'assainissement, mais il n'en avait que quatre à réaliser. Quant au canton de Neuchâtel, il a refusé de transmettre les informations.
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Le Conseil européen des ministres de la pêche a adopté hier dans la nuit un texte sur la politique commune de la pêche (PCP). 
Qualifié d'"équilibré" et de "pleinement cohérent" avec les ambitions et les objectifs de la réforme de la politique commune de la pêche (PCP) par Frédéric Cuvillier, ministre de la Pêche, l'accord continuera surtout à subventionner la surpêche selon beaucoup d'écologistes.
Soutien aux flottes et à l'aquaculture
Le Conseil a par ailleurs réitéré son attachement au soutien à une aquaculture durable et compétitive, à travers la mobilisation d'un nombre important de mesures, qui était une priorité du ministre. Enfin, cette orientation générale intègre pleinement les spécificités des régions ultrapériphériques de l'Union européenne.
En la matière, Frédéric Cuvillier a obtenu sur ce point "une avancée majeure" affirme le ministère, à savoir l'extension à tous les DOM français, du régime de compensation des coûts additionnels supportés par les pêcheurs et les aquaculteurs ultramarins en raison de leur éloignement.
Source : Pêche : un accord européen qui satisfait la France mais pasles écologistes (Enviro2B)
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Le Siba va financer ce programme d'étude réalisé par les ostréiculteurs et Ifremer.
La qualité de l'eau a une influence directe sur la fécondité des huîtres.
Vendredi dernier, lors du conseil du Siba, les élus du bassin d'Arcachon ont accepté de participer et même financer un programme d'étude sur « l'état de la fécondité des huîtres en lien avec la qualité de l'eau du bassin d'Arcachon ».
Il ressort de la délibération adoptée par le Siba qu'à la suite d'un manque de captage, qui s'aggrave depuis 2009, et ce malgré de bonnes conditions de ponte, le Siba, avec les partenaires professionnels et scientifiques (Comité régional conchylicole, Ifremer, université de Bordeaux 1, Agence des aires marines protégées) ont décidé de se regrouper pour porter cette étude : « La qualité de l'eau ayant une influence directe sur la capacité de reproduction des huîtres, le Siba, au titre de ses compétences souhaite s'engager activement dans cette étude qui devra permettre de trouver les causes expliquant ce manque de naissain, afin de mettre en place un plan d'actions, pour les professionnels, visant à améliorer cet état ».
Un double objectif
Ce programme, précise la délibération, a un double objectif : « Étudier les facteurs environnementaux pouvant influencer la capacité de reproduction des huîtres, et par conséquent le manque de naissain. » Et « donner des pistes d'action visant à améliorer le captage dans le bassin d'Arcachon, notamment à travers la prise en compte des différences dans la capacité de reproduction des huîtres en fonction de leur emplacement ».
Le Siba a été mandaté par les différents partenaires pour porter ce projet. Le CRC en assurera la réalisation sous coordination scientifique d'Ifremer. Le financement sera pris en charge par le Siba, avec l'aide du Fonds européen pour la pêche et la région Aquitaine.
Les élus ont autorisé le président Michel Sammarcelli à mettre au point une convention cadre pour lancer ce programme sur un an. Le budget prévisionnel est de 82 000 euros dont 50 % financés par le fonds européen, 20 % par la Région et une contribution de l'État de 10 %.
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Vous êtes plutôt huile de homard de Groix ou chips aux huîtres ? Regardez ce reportage, il a été tourné sur l'île de Groix, où on fabrique de l'huile de homard. .
France 3 Bretagne
Des infusions surgelées, de l'huile de homard, des chips aux huîtres... voici quelques innovations présentées au salon international de l'innovation (SIAL). Près de 400 nouveaux produits sont à découvrir.
Plus de 100 entreprises bretonnes sont représentées, cette semaine au SIAL. Voici une sélection de nouveautés bretonnes, qui font plus ou moins envie...
On commence par les infusions surgelées de la marque finistérienne Daregal, spécialisée dans la commercialisation d'herbes surgelées. C'est un produit inexistant sur le marché, qui a permis à Darégal de remporter le Sial de l'innovation 2012. Le concept permet de préserver le goût des variétés (menthe poivrée, basilic thaï, thym citron). Les sachets sont vendus en boîte de neuf unités. Bret's, de Saint-Gérand (Morbihan) a concocté des chips aux huîtres ou au caramel au beurre salé.
L'huile de homard breton
Une nouvelle recette a aussi été mise au point par Groix et nature : de l’huile de homard de fabrication artisanale élaborée à base d’huile d’olive infusée avec des carapaces de homards cuisinées, des épices et des aromates. Elle sert à assaisonner pâtes, salades et fruits de mer.
L'huile de homard, prix de l'innovation au SIAL est fabriquée à Groix
Le groupe MerAlliance a mis au point un emballage écoconçu. Destiné à réduire les déchets, il est composé d'une plaque de carton recyclable et d'un film monomatériau.
Cassoulet à la saucisse de Molène
L'entreprise Biocelt, du Folgöet dans le Finistère (trois salariés, 50 000 € de chiffre d'affaires) propose des tofics aux langoustines ou saumon fumé et des mousses bio de langoustines, noix de saint-jacques. Sous la marque Océale, ils sont distribués par les réseaux des biocoops du Grand Ouest. Il y a aussi le cassoulet breton revisité par La Chikolodenn. Cette conserverie de Carantec dans le Finistère, a mis au point une saucisse de Molène fumée aux algues. A tester aussi un yaourt à boire bio en forme de berlingot de la marque Vrai de Triballat (Noyal-sur-Vilaine).
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La pose de filières à huîtres et à moules dans l'anse de la Malconche est suspendue jusqu'à nouvel ordre
Le juge des référés du tribunal administratif de Poitiers a ordonné ce mercredi matin la suspension de l'arrêté préfectoral du 2 décembre 2011 autorisant la pose de filières à huîtres et à moules dans l'anse de la Maleconche, au large des plages de Saint-Georges-d'Oléron.
Il a estimé qu'il existait un « doute sérieux » quant à la légalité de l'autorisation accordée au Comité régional conchylicole Poitou-Charentes, maître d'oeuvre de l'opération.
Le tribunal avait été saisi par les communes de Saint-Georges et Saint-Denis-d'Oléron et plusieurs associations opposées à ce projet qui prévoit la pose de 50 km de haussières sur 385 ha à 550 m des plages. Les travaux, commencés en août, sont donc suspendus, en attendant que le dossier soit plaidé au fond dans les prochains mois.
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Difficile de concilier tout le monde. La réunion publique sur l'aménagement de la zone de solidarité d'Aytré, qui s'est tenue vendredi, l'a encore démontré. « Nous avons fixé plusieurs impératifs aux services de l'État, a rappelé Alain Tuillière, le nouveau maire d'Aytré. Assurer la protection littorale, faire de l'anse de Godechaud une zone accueillante associant les activités sportives, en particulier les sports nautiques, et la renaturalisation du site en intégrant les déplacements à pied, à vélo et même à cheval. »
À ses côtés, les Directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL), des territoires et de la mer (DDTM) et de la cohésion sociale (DDCS). Face à lui, une centaine de personnes, dont une bonne partie de véliplanchistes guère satisfaits de ce qui leur a été présenté.
Un parking de 100 places
Faire de la rue de la Plage et des campings (voués à disparaître) un site rendu à la nature où seront disposés des terrains de sports sur sable (volley-ball, football, handball, etc.) n'a soulevé aucune contestation. Créer une base nautique dans la zone ostréicole, pas de problème. Y ouvrir aussi une cabane de dégustation d'huîtres, très bien. Surélever et renforcer à la digue rocheuse en l'avançant (peut-être) sur la mer et créer une promenade jusqu'à la pointe de Roux, parfait. Mais alors les parkings et les accès à la mer…
Pour se garer, le petit parking de 12 places, situé au début du chemin de la Gigas, serait maintenu et un second de 100 places, verrait le jour sur l'emplacement du restaurant Les Mouettes (une partie du terrain deviendrait un espace vert).....
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Une semaine après le vote au Conseil Régional de Bretagne du programme Breizh’Alg, M Cuvillier a profité d’un déplacement en Bretagne pour venir visiter le CEVA et rencontrer aleor.
M Cuvillier a d’ores et déjà été un fervent soutien de projets visant à faciliter le développement d’initiatives en aquacultures. Il a notamment été l’un des artisans du Pôle de compétitivité Aquimer, installé à Boulogne sur Mer, pôle dont l’ambition affichée est de concilier raréfaction des ressources aquatiques et besoins alimentaires croissants en répondant aux impératifs du développement durable (plus d’info sur www.poleaquimer.com).
La visite de M le Ministre a été l’occasion de présenter le tissus de partenaires qui s’organisent en Bretagne autour de la thématique du développement de l’algoculture, et les principes du programme Breizh’Alg. Cela nous a permis de mettre en avant à la fois la démarche engagée par des professionnels dans cette voie, mais aussi d’attirer l’attention sur le besoin de facilitation dont la démarche a encore besoin, notamment en ce qui concerne une évolution nécessaire du volet réglementaire, aujourd’hui encore inadéquat avec un développement industriel solide. En effet, la filière algocole vivant aujourd’hui un vrai virage, et les outils réglementaires doivent évoluer pour permettre son essor dans un esprit strict de développement durable.
La structuration des producteurs en OP (Les Légumiers de la Mer), les résultats des études de marché, le vote du programme Breizh’Alg en Conseil Régional, la priorité faite pour le SCOT local (Document accessible ici), représenté lors de cette visite par M Jean-Yves de Chaisemartin, Maire de Paimpol et Vice Président en charge du développement économique de la CC Paimpol-Goëlo, mais surtout les volontés affichées de professionnels de s’engager dans cette voie, que ce soit pour la production ou la valorisation de cette nouvelle biomasse, sont autant de signaux positifs venant récompenser les travaux et actions menés par certains professionnels dont aleor pour construire de manière collective une nouvelle filière d’aquaculture.
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Les ostréiculteurs, pêcheurs et producteurs de caviar font de nouveau la promotion des produits du bassin d'Arcachon, le 22 novembre, à Paris, avec le soutien du Siba.
Le jeudi 22 novembre prochain, les ostréiculteurs, pêcheurs et producteurs de caviar du bassin d'Arcachon montent une nouvelle fois à Paris pour faire la promotion de leurs produits, et à travers eux, celle de tout le Bassin.
« Cette soirée à Paris est l'occasion, à la fois, de remercier tous ceux qui viennent sur le Bassin, et de lancer l'huître de Noël », résume Isabelle Galinier, directice du tourisme et de la communication du Siba, lors de la présentation de cette soirée, vendredi dernier, en préambule au conseil syndical (lire « Sud Ouest » de samedi).
Un choix dont le maire d'Andernos-les-Bains et président de la commission tourisme, Philippe Pérusat, se félicite.
Les chefs du Bassin
Ce « monde à part », cher au président du Siba, et maire de Lège-Cap-Ferret, Michel Sammarcelli, mérite bien une petite escapade parisienne, n'en déplaise à quelques esprits chagrins. « C'est justement parce que nos produits sont rares et en danger qu'il faut en parler », dit souvent le président des ostréiculteurs Olivier Laban.
Cette année, toutefois, petit changement par rapport aux deux précédentes éditions.
Certes, « l'esprit Bassin » s'articulera toujours autour d'une rencontre gourmande à laquelle sont conviés les trois lauréats du dernier concours culinaire du Siba, « huîtres, Bassin et fantaisie », organisé en février à l'occasion des rencontres du tourisme.
Ces trois lauréats sont Alexandre Massoudi du restaurant Le Bassano à Arcachon (huître d'or), Emmanuel Goncalvès de Pinasse Café au Cap-Ferret (huître d'argent), Stéphane Sore du Noroit à Arcachon (huître de bronze). Ils sont accompagnés de Stéphane Carrade, le chef étoilé de la Guérinière à Gujan-Mestras
Cinq terroirs en valeur
Mais, cette année, nouveauté, cinq terroirs du bassin d'Arcachon seront mis en valeur, et associés, chacun, à un produit, un chef et un vin.
Cette année, ce sont les vins de Bordeaux et Bordeaux Sup qui accompagnent le Bassin....
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Plus de doute possible, les pesticides sont des produits dangereux. Et il convient de protéger ceux qui les produisent et les utilisent. Telle est la principale conclusion du rapport publié, aujourd’hui 23 octobre, par le Sénat. Une franchise que n’avait pas osée, il y a deux ans, l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques.
Il y a un peu plus de deux ans, l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (Opecst) publiait un rapport faisant le point sur les risques sanitaires des pesticides. Rédigé par le député de la Manche Claude Gatignol et le sénateur de la Marne Jean-Claude Etienne, le document n’a pas laissé un souvenir impérissable au Parlement. Et pour cause.
Faisant fi d’une importante littérature scientifique, les deux parlementaires UMP estimaient plus important le nombre d’incertitudes que de certitudes. Signe d’un certain malaise chez les parlementaires, seul le tiers des membres de l’Office avait voté les conclusions du rapport Etienne-Gatignol [JDLE].
Rien à voir donc avec le rapport qu’une mission de sénateurs a rendu public ce matin. Porté par Sophie Primas (UMP, Yvelines) et par Nicole Bonnefoy (PS Charente), le document de plus de 340 pages ne laisse pas de place au doute....
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23 octobre 2012 : Ostréiculture française au bord du chaos ! D'un côté, l'huître en voie de surproduction... De l'autre, l'huître en voie d'extinction....
Bientôt la fin de la mortalité ? De la Pénurie à la Surproduction !!! .
Observatoire ostréicole du Littoral charentais .
Bulletin 2012 - 2
Le point à la fin de l’été 2012
L’Observatoire suit des lots d’huîtres naturelles sur 14 parcs du littoral charentais dans des conditions d’élevage représentatives des pratiques professionnelles.
Depuis 2008, deux parcs de l’île de Ré et depuis 2009, les filières dans les deux pertuis charentais, ont été intégrés dans le suivi. En 2010, le suivi sur le parc à plat a été arrêté en raison de l’abandon progressif de ce mode d’élevage.
Ce qu’il faut retenir …
Une mortalité massive s’est déroulée à la fin du mois de mai et du début du mois de juin. Elle  a entraîné la disparition de la moitié des naissains naturels mis en élevage au printemps. Par la suite, les mortalités estivales ont été  faibles ce qui explique une  perte globale des huîtres de 1ère année légèrement plus faible que la moyenne calculée depuis 2008 pour cette période de l’année. Les deux classes d’âge supérieures  ont présenté  en moyenne,  des mortalités proches de leur valeur habituelle (- 7 % et + 7 % de variation respectivement  pour les deux ans et les trois ans).
L’année 2012 est pour le moment, caractérisée par  une croissance très importante pour toutes les classes d’âge.
Pour télécharger le document, cliquer CREAA
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Huîtres en voie d’extinction
Emmanuelle Jarry - Paris Match
Article paru dans l'édition du 18 octobre 2012 et mis en ligne le 23 octobre 2012
Julien Brizard, photographié dans la claire de sa cabane à Andernos-les-Bains devant des cageots d’huîtres mortes.
L’huître se consomme à présent toute l’année. Autrefois 100 % naturelle, elle est devenue un produit de laboratoire. Mais depuis 2008 les huîtres meurent par milliers. La production française a chuté de 60 %. Les scientifiques mettent en cause un virus et le réchauffe¬ment climatique. Des professionnels accusent la science d’avoir manipulé le vivant. Et si, pour vendre plus, on avait tué le coquillage aux œufs d’or ?
Au bout d’une bande de terre baignée par les eaux de la baie de Quiberon, l’entreprise ¬Cadoret se dresse fièrement face à la mer ¬depuis le milieu du XIXe siècle. Cette longue bâtisse de 40 mètres, dont les murs sont montés à la chaux, semble aujourd’hui abandonnée. C’est en fait veille de fête nationale, et l’activité a cessé plus tôt dans la journée. Mais si la crise ostréicole qui s’est abattue sur la France ne trouve pas rapidement de solution, l’huître bretonne pourrait disparaître.
Quatrième génération d’ostréiculteurs, François Cadoret est réputé pour son savoir. Il connaît l’histoire de l’huître par cœur. L’homme accueille dans un bureau situé au-dessus de l’entreprise avec vue sur la mer. Il a la barbe blanche et bien fournie, la diction lente et posée. « Nous sommes un peu traumatisés. Nous avons vécu tellement de crises ! J’ai commencé à travailler en 1951. J’ai assisté à la disparition des huîtres plates à la fin des années 70, et aujourd’hui je suis très pessimiste. Nous avions observé de fortes mortalités depuis longtemps, mais en 2008 cela a été foudroyant. Nous avons perdu entre 50 et 80 % de nos juvéniles. » Chaque région ostréicole a connu des crises plus ou moins importantes depuis près d’un siècle mais, cette fois, c’est l’ensemble du territoire qui est touché. Les ostréiculteurs attendent désormais le printemps avec anxiété. Et tous les ans, sans surprise, le phénomène se reproduit : de l’étang de Thau à la Normandie, en passant successivement par le bassin d’Arcachon, Marennes, la Bretagne Sud et Nord, les huîtres meurent. La production française a chuté de plus de 60 % en moins de quatre ans.
“On nous dit que c’est dû à la température de l’eau, 16 °C étant le point critique. Cette année, elles ont crevé à 13 °C”
L’Ifremer met en cause l’herpès virus conjugué à des facteurs environnementaux, notamment une élévation de la température de l’eau. Le réchauffement climatique, ça marche à tous les coups. Il a probablement sa part de responsabilité. De là à provoquer soudainement une crise cyclique presque sans précédent… Fort de ses propres observations, Yvon Madec, ostréiculteur sur la côte nord du Finistère, a une tout autre idée : « On nous dit que c’est une histoire de température de l’eau, 16 °C étant le point critique. Cette année, pas de chance, elles ont crevé à 13 °C. Vous savez comment on l’appelle par ici Ifremer ? Ifrémieux. » Malgré la gravité de la situation, les ostréiculteurs ne perdent pas leur humour et continuent de se battre.
Certains professionnels, regroupés en association sous le nom d’Ostréiculteur traditionnel, sont allés jusqu’à déposer une requête devant le tribunal administratif de Rennes contre l’Ifremer pour « développement de biotechnologies sans en mesurer les conséquences ». « Nous souhaitons que leur côté obscur soit mis au jour », lance Benoît Le Joubioux, le président de l’association. Leur bête noire : les huîtres ¬issues des écloseries.
A l’origine, l’huître est un produit naturel. Dans la mer, elle pond des larves qui, pour devenir adultes, se fixent sur un support. En période de reproduction, les ostréiculteurs placent des collecteurs (coupelles en plastique, tuiles…) dans l’eau pour les capter. Après six mois, les petits mollusques alors appelés naissains sont mis en poche et élevés sur des tables, dans des parcs marins, jusqu’à l’âge de 3 ans. Mais depuis une dizaine d’années, un tiers des huîtres produites sur le territoire est issu de naissains fabriqués en écloseries. Qu’est-ce donc que ces écloseries qui font si peur à certains professionnels ? Rien de plus qu’« une structure à terre où on copie la nature en l’optimisant », affirment les écloseurs. Des cuves de 2 à 10 mètres cubes sont remplies d’eau de mer préalablement filtrée et chauffée, où les spermatozoïdes des huîtres mâles fécondent les ovules des ¬femelles. On obtient ainsi des larves qui grandissent six mois en nurserie avant d’être vendues aux ostréiculteurs.
Au début des années 2000, une huître « triploïde » est arrivée sur le marché. Un mot qui fait peur pour qualifier une particularité génétique qui confère au mollusque un atout ¬majeur : il est stérile, donc jamais laiteux. 70 % des huîtres qui sortent des écloseries sont à présent triploïdes. Les amateurs sont ravis. Fini d’en manger uniquement « les mois en r » ; on s’en régale toute l’année. Ou presque. Car le prix a tellement augmenté depuis 2008 que ce coquillage tend à devenir un véritable produit de luxe.
Joliment appelée « huître des quatre-saisons » pour ne pas effrayer le consommateur, le mollusque triploïde serait-il à l’origine de cette crise affectant la France entière ? ¬Certains professionnels, comme Yvon Madec, en sont convaincus, d’autres imputent plus largement l’ensemble de la production des écloseries, que les huîtres soient ¬triploïdes ou non.
Le président des écloseries françaises et propriétaire d’une des plus importantes, Stéphane Angeri, s’insurge : « Nous faisons notre métier proprement. Les gens qui travaillent pour moi viennent de la filière aquacole, ils sont proches de la nature. Je ne pourrais pas leur laisser faire n’importe quoi. Nos détracteurs verront que la montagne qu’ils font accouchera d’une souris. » L’homme affirme que les huîtres d’écloserie sont plus résistantes. Selon lui, 50 % des entreprises auraient disparu sans cette offre.
«Il n'y a plus d'huîtres et les prix à la vente ont doublé. voilà le résultat de l'huître miracle!»
(.....)
Pourquoi manipuler le vivant?
(....)
L’huître est, avec le miel, un des seuls produits comestibles qui est 100 % naturel. Il serait dommage à l’avenir de devoir en parler au passé.
L’huître triploïde génétiquement manipulée
Captées en mer ou issues d’écloserie, diploïdes (les huîtres naturelles) ou triploïdes, impossible au goût de faire la différence. Si elles sont élevées et affinées correctement, les triploïdes sont délicieuses. Tout au plus peut-on les détecter à l’œil si l’on est expert. Les professionnels ont demandé un étiquetage qui distingue les naturelles de celles provenant d’une écloserie. La demande a été refusée. En général, les ostréiculteurs qui n’élèvent que des huîtres de mer le signalent explicitement. Il faut savoir, par ailleurs, que le virus de l’herpès n’est absolument pas nocif pour le consommateur. On peut donc en manger treize à la douzaine sans problème. Et en profiter, tant qu’il en reste ! A noter : l’huître triploïde n’est pas un OGM. Elle est génétiquement manipulée mais pas modifiée. Nuance !
Accès à l'intégralité de l'article, cliquer Match
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22 octobre 2012
Les huîtres de Basse-Normandie n'ont jamais été aussi belles que cette année et jamais en aussi faible quantité non plus. .
Reportage à Blainville-sur-Mer de Pierre-Marie Puaud et Stéphanie Vinot
Car la surmortalité reste d'actualité dans les parcs de la région depuis 2008.
Les huîtres commercialisées cette année ont survécu à cet étrange phénomène de la surmortalité des naissains qui frappe les élevage depuis quatre ans. Il en faut trois pour qu'une huître arrive à maturité et soit mise sur le marché. Ces huîtres sont donc la deuxième génération des huîtres malades.
Moralité, à Blainville-sur-Mer par exemple, là où les ostréiculteurs produisaient 12 000 tonnes en 2008, on est tombé entre 7 000 et 8 000 tonnes cette année.
Plus rares, et donc plus chères (les prix sont multipliés par deux), mais pour combien de temps ? Car la ressource s'épuise et les stocks sont au plus bas à deux mois des fêtes de fin d'année.
Ce qui inquiète les producteurs à présent, c'est que le phénomène atteint pour la première fois les huîtres juvéniles, celles qui ont 18 mois. Elles se mettent à mourir par endroit sans que l'on sache pourquoi.
Une situation qui entame le moral des ostréiculteurs. Cette année encore, 70% des naissains sont morts au printemps. L'huître serait-elle en voie de disparition ?
Le Centre de référence de l'huître
Depuis 2008, la production d'huîtres en Basse-Normandie, première région productrice en France, a chuté de 30 000 à 18 000 tonnes.
L'ostréiculture bas-normande c'est 350 entreprises pour moins de 2 000 emplois.
Les collectivités locales - la Région, les Conseils généraux de la Manche et du Calvados, le Comité régional conchylicole, le Syndicat mixte d'équipement du littoral et l'Ifremer ont créé, avec l'université de Caen et les laboratoires dont Frank-Duncombe à Caen, le Centre de référence de l'huître (CRH).
Objectif : tout mettre en oeuvre pour traiter le virus à l'origine de l'hécatombe.
Le pilote du CRH est le professeur Michel Mathieu, de l'université de Caen, qui se louait des moyens qui lui ont été attribués en janvier dernier lors de la création du Centre. "Nous sommes les seuls à disposer d'un séquençage du génome de l'huître. Il nous permet de voir comment le gène évolue".
Le CRH, qui travaille en étroite collaboration avec les producteurs, intervient notamment lors des transferts des naissains, opération délicate au cours de laquelle le virus se développe.
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Le saumon est un poisson très populaire et l'un des plus consommés au Canada. Depuis 2010, nous mangeons plus de poissons issus de l'élevage que de la pêche traditionnelle. Parmi eux : le saumon frais. Or, que le saumon d'élevage n'a pas que des amis. Certains accusent les éleveurs de polluer les océans; d'autres affirment que ce saumon est contaminé à divers polluants cancérigènes. Faisons le point. .
Pour en savoir plus, deux documents de Pêches Océans Canada :
Le Canada est le 4e producteur de saumon d'élevage dans le monde avec une production de plus de 120.000 tonnes chaque année.... 
4 entreprises "trustent" la salmoniculture canadienne...
  • Façade Atlantique : 1 société canadienne : Cooke Aquaculture (40.000 tonnes)
  • Façade Pacifique : 3 sociétés norvégiennes (80.000 tonnes) : Marine Harvest,  Grieg Seafood, Mainstream Canada (Groupe Cermaq)
Ajout de blogue par Sarah King - 15 octobre, 2012 à 9:29
Le gouvernement de la Première ministre de la C.-B. Christy Clark a donné son feu vert la semaine dernière à la création d’une autre ferme salmonicole à Clayoquot Sound, une réserve de biosphère de l’UNESCO. Si vous avez pris le temps de vous tenir au courant des derniers développements entourant l’élevage du saumon, cette démarche va sans doute vous sembler à l’encontre de l'intuition. Jusqu’à hier, Greenpeace et d’autres groupes espéraient encore un peu que les Fédéraux, qui n’avaient pas encore donné leur approbation finale, suivraient pour une fois une approche précautionneuse en suspendant toute nouvelle autorisation dans la région. Malheureusement, les Fédéraux ont comme d’habitude fait passer les intérêts de l’industrie salmonicole avant la santé précaire de nos écosystèmes marins et de nos stocks de saumons sauvages.
Le ministère des Pêches et des Océans du Canada a considéré hier qu’il valait la peine d’ajouter une 21e ferme dans la région malgré les risques potentiels encourus, l’état déplorable des stocks de saumons sauvages locaux, l’éclosion de diverses maladies dans les fermes existantes, sans attendre le dépôt prochain de la Commission Cohen portant sur le déclin des populations de saumon rouge du fleuve Fraser. De plus, le ministère des Pêches et des Océans a procédé en dépit de la nette opposition de la Première Nation Tla-o-qui-aht, de sept autres organisations environnementales bien connues dont Friends of Clayoquot Sound, de la Living Oceans Society, de la Fondation David Suzuki, de Georgia Strait Alliance, du Wilderness Committee, de la fondation T. Buck Suzuki et de Greenpeace.
Il est important de savoir qu'on n'a vu nulle part dans le monde une population de saumons sauvages prospérer à proximité immédiate de fermes d’élevage du saumon. Certains chercheurs établissent un lien entre la présence de nombreuses fermes aquacoles sur la côte est et le fait que le saumon sauvage de l’Atlantique apparaît dans la liste des espèces en voie de disparition. Cette dure réalité constitue un signal d’alarme pour les groupes de défense de l’environnement préoccupés par cette situation, dont il a été question précédemment. C’est pourquoi ceux-ci ont fait parvenir hier à la Première ministre Clark une lettre, la deuxième depuis que Mainstream Canada a proposé l’établissement d’une ferme salmonicole de 55 hectares à Meares Point, près de Plover Point. Dans cette missive, ils dénoncent l'autorisation et demandent des explications sur cette décision manifestement mal avisée. Parmi les principales raisons qui justifient notre opposition, il y a le fait que le gouvernement s'obstine à ne pas vouloir prendre en compte les préoccupations croissantes entourant les pathogènes décelés sur les fermes salmonicoles de la C.-B. Non seulement ces pathogènes rendent malades les saumons d'élevage, mais ils constituent une menace pour nos stocks de saumons sauvages.
Les remontes du saumon à Clayoquot Sound diminuent d'une manière spectaculaire, notamment pour le saumon Chinook, dont certaines remontes ne comportent que quelques dizaines de ces poissons, plutôt que des dizaines de milliers. On a par ailleurs signalé cette année la présence d'éclosions de maladies dans les fermes d’élevage de Clayoquot, ce qui, hélas, n'est pas un phénomène nouveau. On a en effet rapporté la présence de pathogènes hautement contagieux, dont le virus de la nécrose hématopoïétique infectieuse (NHI), le virus de l'anémie infectieuse du saumon (vAIS), et la nécrose pancréatique infectieuse (NPI). Pour cette raison, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a lancé un programme de surveillance des pathogènes de deux ans englobant toute la côte, dont le but est de dresser un tableau plus complet de la situation du saumon sauvage en Colombie-Britannique.
La situation est plus claire en ce qui concerne le marché canadien du détail. Les chaînes de supermarchés du Canada commencent à comprendre que la vente de produits de la mer très controversés et non durables comme le saumon élevé dans des piscicultures à enclos ouverts entre en contradiction avec leurs politiques d'approvisionnement durable, et l'une d'elles, Overwaitea Food Group, a même pris l'initiative audacieuse de cesser la vente de ces poissons dans ses magasins. Des entreprises innovatrices trouvent des façons nouvelles et plus intelligentes d'élever du poisson tandis que les consommateurs réalisent l'intérêt de conserver des stocks de poissons sauvages dans nos océans.
Il est honteux que le gouvernement provincial chargé de gérer nos côtes et les ministères fédéraux, dont le mandat est de préserver la vie marine de nos eaux, ont comme qui dirait la tête coincée dans des parcs à filet.
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Le 21 octobre 2012
Huîtres : En voie d'extinction
Source : Paris Match n°3309 Paru le 18 oct. 2012
Résumé :
Au bout d’une bande de terre baignée par les eaux de la baie de Quiberon, l’entreprise Cadoret se dresse fièrement face à la mer depuis le milieu du XIXe siècle. Cette longue bâtisse de 40 mètres, dont les murs sont montés à la chaux, semble aujourd’hui abandonnée. C’est en fait veille de fête na...
Pour connaitre la suite dans le Kiosk (payant)
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Des tonnes d’huîtres déjà à l’abri
Le lessivage des sols menace le milieu naturel. Comme la saturation des réseaux qui regroupent eaux usées et pluvial.
Des pluies de forte intensité sont annoncées sur le pays sétois. C’est chaque année la même chose : on les espère autant qu’on les craint, ces pluies d’automne, tant elles interviennent après des semaines de “sécheresse”. Elles s’abattent peu ou prou sur le bassin de Thau quand d’autres subissent leur épisode cévenol. À cette grosse différence qu’elles n’ont ici qu’un impact relatif en terme d’inondations.
Ce qui est bien logique : mer, canaux, étangs, zones humides (bien qu’elles se raréfient) absorbent tout ce que le ciel veut bien déverser sur le bassin versant. Eaux de ruissellement mais aussi hélas eaux usées, du fait de la surcharge des réseaux, se retrouvent alors dans le milieu naturel, en aval, et notamment dans la lagune. Avec pour conséquence directe, trop souvent, une “fermeture” de l’étang, à savoir l’interdiction temporaire faite aux producteurs de coquillages de prélever et vendre les produits dès qu’une pollution bactériologique (type escherichia-coli) est décelée....
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Le tribunal administratif s'est penché hier sur les filières de l'anse de la Maleconche. Réponse la semaine prochaine.
Le 21 septembre dernier, l'Aplimap (Association pour la protection du littoral) manifestait contre le projet de la Maleconche devant le Conseil général, à La Rochelle. (photo archives xavier léoty)

Tourisme et conchyliculture : les deux piliers de l'économie oléronnaise ne font pas toujours bon ménage. Porté par le Comité régional conchylicole (CRC), le projet d'implantation de filières à huîtres et à moules dans l'anse de la Maleconche, au large des Saumonards, rencontre depuis un an l'opposition farouche des mairies de Saint-Georges et Saint-Denis-d'Oléron et de quatre associations locales.
Les opposants ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Poitiers. Ils réclament l'annulation de l'arrêté préfectoral du 2 décembre 2011 qui a autorisé l'opération. Ils ont saisi en parallèle le juge des référés pour qu'il ordonne sa suspension immédiate, arguant du « doute sérieux » quant à sa légalité et de l'urgence qu'il y a, selon eux, à stopper les travaux déjà engagés.
Le dossier a été plaidé hier matin. Pendant plus d'une heure et demie, Me Anne Meunier et Me Thomas Drouineau (Poitiers) pour les requérants, et Me Marie-Anne Bussières (société Fidal, La Rochelle) pour le comité régional, ont croisé le fer.
Le juge René Bousquet a mis sa décision en délibéré « dans le courant de la semaine prochaine. »
Oui, mais…
Des doutes sur l'arrêté préfectoral, Me Drouineau en a plus d'un dans sa manche. L'absence d'étude d'impact est le principal. Il y ajoute une enquête publique « tronquée », un dossier « incomplet », une information des habitants « insuffisante » et enfin, un vice de forme majeur à ses yeux : la CRC n'a aucune compétence pour entreprendre des travaux sur le domaine public maritime.
L'État peut accorder une concession aux seuls exploitants, mais sûrement pas à leur organisation professionnelle. Quant à l'urgence, le lancement des travaux en août dernier la justifie pleinement. Une quarantaine de filières sur les 364 prévues ont déjà été installées, « avec des atteintes graves et immédiates à l'environnement » dans ce site classé Natura 2000.
Il y a pourtant une pierre dans le jardin des requérants : l'avis favorable rendu par le commissaire enquêteur. Mais un avis assorti de telles réserves sur le fond qu'il en devient de facto défavorable, s'emploie à démontrer Me Meunier. Des réserves d'ailleurs partagées par les services de l'État, équipement, Ifremer, Direction régionale de l'environnement, qui n'ont pas été prises en compte.
La jurisprudence Yves....
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Le Maroc se lance dans l’aquaculture...
Objectif : 200.000 tonnes en 2020, soit 11% de la production halieutique totale (1,7 millions de tonnes)
1e appel à manifestation d’intérêt pour des élevages en Méditerranée : Huître, moule, bar et daurade...
Pour télécharger le document : Appel à Manifestation d'Intérêt: Projet de développement de l'aquaculture marine dans la zone méditerranéenne Cap Mazari - Cap Targha., cliquer Anda 
Akhannouch tente de relancer l’aquaculture (Ministre de l’Agriculture et de la Pêche)
Source : L’Economiste
Fnideq-Oued Laou, premier axe du projet
L’objectif de 200.000 tonnes d’Halieutis est-il réalisable?
Surexploitation des pêcheries, PIB halieutique en baisse et régression continue des ressources marines… Les experts sont unanimes: «L’aquaculture est une sérieuse alternative pour la préservation et la pérennisation des ressources halieutiques». Il est donc naturel qu’une place de choix y soit consacrée dans le cadre de la stratégie «Halieutis». Celle-ci ambitionne d’atteindre une production aquacole de 200.000 tonnes par an à l’horizon 2020. Ce qui peut sembler irréalisable au regard des niveaux actuels de cette production. Jusqu’ici, elle ne dépasse guère les 500 tonnes par an, soit près de 1% de la production halieutique. Un niveau jugé «embryonnaire» par le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch.
Pour remédier à cette paralysie, un appel à manifestation d’intérêt pour le projet de développement de l’aquaculture marine, dans la zone méditerranéenne Cap Mazari - Cap Targha, vient d’être lancé. Un projet mené par l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) en vue d’atteindre les objectifs fixés par la stratégie nationale.
Créée début 2011, l’ANDA n’a pas chômé depuis. En collaboration avec l’Institut national de recherche halieutique (INRH), l’agence a élaboré une cartographie des zones potentielles aquacoles sur la rive méditerranéenne. «Un travail très complexe vu que nous avions à étudier non seulement l’impact sur l’environnement, mais aussi le statut foncier,  et les espèces et techniques d’élevage pouvant faire l’objet de projets aquacoles dans cette région», affirme Majida Maârouf, directrice de l’ANDA. Finalement, l’agence a fini par porter son choix sur les ports méditerranéens de M’diq, Jebha, Al Hoceima, Nador, Ras Kebdana, Chmaala et Tibouda. L’exploitation de ces sites permettra d’atteindre dans quelques années une bonne partie des objectifs de la stratégie Halieutis qui vise à couvrir par la production aquacole 11% de l’ensemble de la production halieutique (1,7 million de tonnes).
Dans un premier temps, l’ANDA vise le développement de l’activité sur la zone Cap Mazari-Cap Targha (Région Fnideq-Oued Laou). 260 hectares répartis en 9 concessions. 5 de 20 hectares en conchyliculture qui intéressent les moules, les huîtres ainsi que d’autres coquillages. 4 autres concessions de 40 hectares en pisciculture concentrés sur le loup, la daurade et le maigre. «D’autres projets viendront durant les prochains mois», promet Aziz Akhannouch. Ceux-ci devraient drainer en total environ 300 millions de DH d’investissements qui permettront une production annuelle globale de 5.720 tonnes et un chiffre d’affaires total de 258 millions de DH.
Le processus de sélection des soumissionnaires se déroulera en une seule phase à l’issue de laquelle il sera procédé à une sélection des projets satisfaisants au mieux aux critères définis (maîtrise technique, impact du projet, redevance). L’ANDA prétend même que des incitations fiscales seront proposées aux futurs investisseurs. Ce projet permettra enfin au secteur aquacole de prendre son envol. Dans le début des années 2000, le Maroc a produit en moyenne environ 900 tonnes par an. Une production constituée jusqu’en 2005 essentiellement de daurades et de loups.  A parti de 2006, la production a chuté considérablement. Et pour cause, c’est cette année que la société Marost (société créée en 1985), opérant dans la région de Nador, a été liquidée. S’en est suivie une baisse drastique de la production passant de 1.400 tonnes à un peu plus de 400 tonnes, constituée principalement des huîtres.  Aujourd’hui, les principaux sites de culture se situent à Dakhla et M’Diq. Ayoub NAÏM
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Andernos-les-Bains : Cabanes en fête respecte la nature (Sud Ouest)
À l'occasion du Conseil municipal de lundi soir, Joël Clavé, adjoint au maire, a demandé aux élus de lui donner quitus pour solliciter un financement du Fonds européen agricole de développement rural (Feader), d'un montant de 5 000 euros. Explications.
Dans la somme totale de 30 000 euros consacrée par la Ville à la manifestation Cabanes en fête, 13 723 euros (soit 13 % du budget total des dépenses engagées) sont prévus au volet manifestation responsable. Et ce label permet d'obtenir des aides en provenance de l'Europe.
La Ville s'était engagée à intégrer progressivement le développement durable dans l'organisation de Cabanes en fête qui, cette année, se tiendra le 1er décembre, et clôturera le Congrès mondial de l'huître.
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Vannes vient d'être reconnue «commune d'intérêt touristique». De ce fait, les commerçants n'ont plus besoin de demander une dérogation pour faire travailler des salariés les dimanches et jours fériés.
En devenant commune d'intérêt touristique, Vannes rejoint la quarantaine de villes bretonnes (*) qui bénéficient de ce régime dérogatoire au droit du travail.
En s'appuyant sur l'intérêt économique et touristique de ces collectivités, la loi Mallié d'avril2009 permet, toute l'année, à tous les établissements de vente au détail autres que les commerces alimentaires, de fixer le repos hebdomadaire par roulement, à tout ou partie du personnel, sans avoir besoin d'une autorisation administrative. Ce classement «d'intérêt touristique» revient au préfet, sur proposition du maire après avis du comité départemental du tourisme, des syndicats d'employeurs et de salariés intéressés, ainsi que des communautés de communes.
Logique pour les villes de résidences secondaires
(...)
Au niveau national, environ 600 communes sont reconnues d'intérêt touristique. La très grande majorité a moins de 1.000 habitants. Environ 10% des communes ont une population supérieure à 10.000 habitants.
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La surface maritime de la Polynésie lui ouvre de vastes possibilités d'exploitation aquacole, un secteur encore débutant, économiquement parlant. Mais porteur d'espoirs pour des professionnels soucieux de préserver les ressources, rapidement épuisables en cas de surexploitation. Le rori figure parmi les produits marins les plus prometteurs, mais aussi les plus exposés.
L'aquaculture connaît un développement à cause de la crise économique
L'exploitation du rori soulève des inquiétudes de la part des professionnels de l'aquaculture
L'assemblée examine aujourd'hui des textes permettant de soutenir l'aquaculture et de mieux réglementer l'exploitation de ressources marines, dont le rori
Les minerais ne portent pas seuls l'étiquette de potentiels revitalisants de l'économie locale, l'aquaculture pouvant prétendre à ce titre. Ignorée du temps du CEP et ses retombées financières radio-induites, la culture d'espèces marines reprend du poil de la bête. Si certaines ont disparu des radars (loup tropical, sunfish, moi, chevrettes), d'autres sont sorties de leur trou (paraha peue, rori)....
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En place depuis 2010, cette opération a déjà obtenu des résultats: le tonnage de mollusques dérobés est passé de 60 tonnes en 2011 à 12 tonnes en 2012.
Dans la nuit de lundi à mardi, la gendarmerie a mis en œuvre l'Opération H. « H » comme huîtres, puisque ce dispositif vise à surveiller claires et parc à huîtres, à l'approche des fêtes de fin d'année.
En place depuis 2010, cette opération a déjà obtenu des résultats, puisque le tonnage de mollusques dérobés a chuté, passant de 60 tonnes en 2011 à 12 tonnes en 2012.
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Des billes de soupe, fromage ou boisson, enrobées d'un emballage comestible ; un berlingot de yaourt ; des chips aux huîtres ; un spray de safran... Bon appétit.
Bizarroïdes, alléchants ou purement fantasques ?
Les nouveaux mets présentés cette semaine sur les étals du Sial, le salon international de l'alimentation, débarqueront bientôt dans nos assiettes. À table !
Un petit apéro pour commencer ?
Je vous laisse le choix des bulles. Côté grignotage, je vous suggère un brin d'exotisme iodé : Bret's, de Saint-Gérand (Morbihan), vous a concocté des chips... aux huîtres. Vous n'êtes pas emballé ? Craquez pour les Pop Corn sauce barbecue (Benenuts) ou les « Z'oeufs de caille » (Le Gaulois) : comme les traditionnelles mini-saucisses, ils sont déjà cuits, décortiqués et prêts à réchauffer. Ou tentez les graines de chanvre décortiquées : Good Seed vous promet un snack « sain, naturel, riche en Oméga 3 et en protéines ». Rien que ça. Manquerait plus que ce soit bon, en prime.
On passe à table ?
Rien de tel qu'une bonne soupe pour vous éveiller les papilles. Oubliez les sordides briques ou bouteilles : WikiCell Designs vous la sert... dans un emballage comestible. Cette enveloppe, similaire à la peau d'un grain de raisin et indissociable de son contenant, est conçue à base d'alginate (un gélifiant extrait des algues) et de chitine (extrait des carapaces de crustacés). Le tout décliné selon les goûts... Au curcuma pour une soupe, à la cannelle pour une glace, aux fines herbes pour du fromage. Ces grosses billes molles se passent sous l'eau, avant d'être gobées ou percées. Emballant, non ?
Vous êtes plutôt traditionnel ?
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Le 20 octobre 2012
L’huître « Pousse en claire » à l’honneur du mariage princier .
Le champion français des huitres au service du prince
Paris Match
A l'occasion de son mariage princier, le prince Guillaume va mettre à l'honneur sur la table des ses invités un produit noble : l'huitre de la variété de" Pousse en claire". Et pour les ouvrir, il s'est ni plus ni moins offert les services du recordman du monde d'ouverture d'huitres... et il est français ! Rencontre avec l'écailler du mariage princier au Luxembourg.
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Comme chaque année, Philippe Zeiger, le chef du « Pot d’Étain », invite ses collègues restaurateurs pour préparer un « repas des chefs ». Histoire de faire bouger la gastronomie locale. Trois étoilés et trois meilleurs ouvriers de France étaient au rendez-vous jeudi soir à Danjoutin.

Démarrer un repas avec des huîtres Gillardeau et une mousse de pamplemousse rose vous met en appétit pour la suite des hostilités. Surtout que pour cette opération de promotion de la gastronomie française, Philippe Zeiger, le chef du Pot d’Étain de Danjoutin, s’est entouré de deux chefs étoilés, le Bourguignon Arnaud Magnier, qui aujourd’hui dirige le Clairefontaine au Luxembourg, et d’Olivier Prévôt-Carme, le chef du Saint-Martin à Montbéliard.
Pour ce repas, le chef luxembourgeois a mijoté une tarte fine de grosses saint-jacques, avec une garniture grand-mère à la truffe mélanosporum que l’on pouvait déguster après une bouillabaisse à… l’envers, préparée par Philippe Zeiger lui-même. Olivier Prévôt-Carme, dont le poisson est sa spécialité, a proposé, lui, un filet de féra du lac Léman, avec une sauce au vin jaune et morilles. Accompagné d’un savigny-lès-beaune, premier cru 2009 blanc, une rareté, servi par le sommelier de la soirée, Aurélien.
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Goûter de l'huile de homard ou boire un thé au bambou bio, c'est possible au Salon international de l'alimentation (Sial) qui se tiendra au parc des expositions de Villepinte (près de Paris) de dimanche à jeudi.
Près de 6000 exposants, venus de 100 pays, seront présents, France, Italie et Turquie en tête. L'occasion pour les distributeurs, exportateurs ou industriels de trouver de quoi étoffer leurs commerces: 140000 visiteurs - uniquement professionnels - sont attendus.
Parmi les tendances du moment, trois s'imposent: « Le chic et pas cher », « la transparence et la naturalité » et « je le fais moi-même », énumère Valérie Lobry, directrice de Sial Group.
Au sein du Pôle Innovation, les papilles seront en effervescence avec près de 400 innovations à découvrir, dont 18 sélectionnées par le jury du Sial.
Alors pourquoi ne pas passer au sel liquide? Ou utiliser des perles de vinaigre balsamique ou de l'eau de safran en spray pour l'assaisonnement? On pourra aussi grignoter des graines de chanvre décortiquées et manger jusqu'aux emballages avec des enrobages alimentaires consommables.....
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Le chef de la région Boeny affirme que la société Unima devrait payer 2,3 milliards d’ariary de ristourne à sa circonscription. Il se base sur une loi en date de 2004.
Jean Christophe Rasoloniaina, chef de la région Boeny, veut donner un coup de massue à la société Unima. Il réclame 2,3 milliards ariary à cette entreprise franche qui travaille dans la pêche et l’aquaculture de crevettes depuis le début des années 90. Des arriérés à titre de ristourne entre 2009 et 2011, selon lui et que la société devrait payer, profitant de l’inauguration du pensionnat du lycée les Mousque­taires du Boeny, mercredi, le chef de région affirme avoir déjà notifié per­son­nellement les responsables d’Unima sur son intention d’aller jusqu’au bout pour obtenir le paiement de cette somme.
« La loi de 2004 sur les régions prévoit les ristournes issues des produits de commerce et d’exportation sont parmi les sources de revenus des régions. Il est donc normal qu’Unima doive payer », soutien avec hargne Jean Christophe Rasoloniaina.
Aucune réaction pour l’instant, du côté de la société qui affirme simplement que le débat reste ouvert sur la légalité ou pas d’une telle démarche. Plusieurs points plaident cependant en leur faveur concernant la requête de la région. D’abord et surtout le principe la non rétroactivité de la loi qui devrait justifier la nullité de cette démarche. En effet, Unima déjà travaille sous le statut d’entreprise franche depuis 1994 alors que la loi sur les régions date de 2004. La société est donc régie par des conditions spécifiques prévues par la loi sur les zones franches.
« Il est impossible qu’au bout de presque 20 ans d’activités, la société soit obligée de payer une nouvelle taxe dont le montant en plus a été fixée unilatéralement par la région. Une telle démarche de la part de l’administration met en péril les investissements », analyse un économiste.
Difficultés
L’aquaculture soulève également des débats techniques vu que ce n’est pas un produit de pêche normal. Les crevettes produites à la ferme de Mahajamba sont des produits d’élevage au même titre que les autres animaux d’élevage. Ils ont, par ailleurs, nécessité un investissement lourd et très risqué, notamment à l’heure ou les virus comme le White spot constituent des menaces permanentes pouvant faire effondrer toute la filière et les milliers d’emplois qu’elle crée.
En tout cas, difficile, pour l’instant, de se prononcer sur l’issue de ce dossier. Le débat reste ouvert, non seulement pour le cas d’Unima, mais sur les responsabilités sociales des entreprises franches en général. Un dossier qui est certainement à suivre. Mahefa Rakotomalala

Intermarché : La franchise de poursuit son engagementhumanitaire à Madagascar (ac-franchise)    La franchise Intermarché continue de mener à bien son engagement grâce à l’opération «Crevette de Madagascar». Deux ans après sa première édition et la construction d’un lycée, l’enseigne a inauguré un pensionnat le 10 octobre à Besakoa. L’initiative de cette opération partage a été saluée par une mention spéciale du prix de la « Distribution Responsable » au Grand Prix Essec en février 2012. Une démarche respectueuse des hommes et de l’environnement Depuis 2009, le réseau de supermarché du Groupement des Mousquetaires cherche à s’associer à des partenaires qui reflètent ses valeurs en matière de respect des hommes et de l’environnement, de préservation des ressources naturelles et de recherche de qualité optimale. L’opération « Crevettes de Madagascar » est le fruit d’un partenariat responsable et durable depuis trois ans entre un producteur de crevettes exemplaire et un distributeur engagé, au profit de populations pauvres et qui vivent dans une zone enclavée de l’île de Madagascar<. Un pensionnat pour Besakoa De mai à novembre 2011, Intermarché a proposé à ses clients la vente de crevettes de Madagascar « Sélection les Mousquetaires » au profit d’un projet humanitaire mené par l’enseigne et Unima*. Les 55 000 € récoltés grâce à cette opération ont servi à construire un pensionnat dans la ville de Besakoa, inauguré mercredi 10 octobre. La construction de ce pensionnat permettra d’éviter la déscolarisation des enfants vivant dans les villages isolés....
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Le 19 octobre 2012
Les groupes agro-alimentaires agricoles s'intéressent de plus en plus aux produits aquatiques
Exemple de Delpeyrat, filiale de groupe coopératif maïsadour (coopérative de maïsiculteurs et d'éleveurs de canards)
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Organisée au profit des enfants de Madagascar, la 8e foire aux huîtres débute ce matin à Salouël. Au menu: 3 tonnes d'huîtres venues de Bretagne.
Avec plus de 5000 visiteurs chaque année, on peut dire que Jacques François, consul honoraire de Madagascar, a réussi son pari. C'est lui qui a lancé la grande foire aux huîtres de Salouël. «C'est vrai qu'elle a pris une certaine ampleur et j'en suis très fier, d'autant plus que l'on n'a jamais eu une seule réflexion sur la qualité de nos huîtres», sourit ce grand amateur qui les aime nature. Et depuis les débuts, il fait appel à des ostréiculteurs bretons pour animer ces trois jours de fête organisés à la salle des Évents.
«L'an passé, nous avions dû refuser du monde»
Les six professionnels présents, des fidèles de la manifestation qui ont fait le voyage hier après-midi, assureront le show durant tout le week-end, avec quelque 3 tonnes d'huîtres ouvertes en direct pour le plus grand plaisir des yeux et des papilles. Et, surtout, elles pourront être dégustées sur place (ou emportées) : «Nous avons déjà enregistré 230 réservations et l'an passé, pour la première fois, nous avons dû refuser du monde le dimanche, car on manquait d'huîtres. Mais ceux qui viennent une fois veulent toujours revenir.»
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La FAO et l’Union européenne ont signé un accord pour le renforcement de l’aquaculture dans les pays en voie de développement. Un moyen d’éliminer la famine et la pauvreté dans ces régions.
Le poisson reste la principale source de protéines dans les pays en voie de développement.
Ce projet baptisé AFSPAN (Aquaculture pour la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et la nutrition) et financé par l’UE à hauteur d’un million d’euros, ambitionne d’éradiquer la malnutrition dans les pays en voie de développement. D’après le dernier rapport sur  «  L’insécurité alimentaire dans le monde en 2012 » ces pays concentrent 852 millions d’affamés sur les 870 millions que compte la planète. Pour la FAO qui pilote le projet « l’initiative aidera les pays à faible revenu et à déficit vivrier d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine à élaborer des politiques durables pour améliorer les moyens d’existence de millions de pauvres». Le nouveau partenariat représente les régions du monde où l’aquaculture joue un rôle majeur et contribue aux moyens de subsistance de millions de petits pêcheurs. Il comprend également des institutions clés dotées d’une vaste expertise dans la recherche, la mise en œuvre des projets de développement et la vulgarisation.
Tout est bon dans le poisson…
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En juin, nous signalions dans nos colonnes la suspension de production des huîtres de l’île de Sein, annoncée par l’ostréiculteur Yann Le Berre.
L’entreprise a été également durement touchée par un fort taux de mortalité de naissains d’huîtres.
La liquidation judiciaire de la SARL ostréicole des frères Le Berre a été prononcée, ce vendredi, par le tribunal de commerce de Quimper. Elle concerne l’écloserie Goulenez à l’île de Sein ; achat et revente d’huîtres et coquillages quai Jean-Jade à Plouhinec.
L’entreprise compte trois employés.
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Pour empêcher les vols d'huîtres, la gendarmerie enclenche son Opération H, un dispositif de surveillance des claires et des parcs. Nous avons assisté à ce déploiement de moyens, dans la nuit de lundi à mardi. Récit d'une soirée sans accroc .
Chaque point de passage obligé est connu. En liaison avec des patrouilles mobiles chargées de repérer les véhicules suspects, les gendarmes s'y installent pour des contrôles systématiques.
Opportunément, La Tremblade évite les gouttes. Ce lundi soir, il est presque minuit lorsqu'un moteur de chaland se fait entendre. La modeste barge s'approche du ponton, des gendarmes à son bord. Depuis le port de la Grève, l'embarcation demeure invisible à plus de 30 mètres du ponton. Les militaires accostent, un sourire aux lèvres. Car ce soir-là, les voleurs d'huîtres sont manifestement restés au chaud.
Malgré un créneau d'intervention choisi en fonction du coefficient de marée (104) et du niveau d'obscurité - propice au flagrant délit -, la pêche aux pillards restera donc improductive. Rien de très excitant. Mais tel est le but de la manœuvre : dissuader les pillards.
« La mer n'est pas assez descendue , explique Aurélien Ardillier, le commandant de la compagnie de gendarmerie de Rochefort. Par conséquent, la surface disponible est réduite et peu propice aux vols. Les rôdeurs ne peuvent pas accéder aux tables d'huîtres, à moins de plonger. » Depuis deux semaines, la gendarmerie, les Affaires maritimes et la sous-préfecture de Rochefort ont ainsi enclenché la vitesse supérieure. Ils mènent l'Opération H, pilotée par le capitaine Ardillier, tandis que l'huître prend de la valeur à l'approche des fêtes.
L'hélicoptère cloué au sol
Pas moins de 3 000 hectares de claires et autant de parcs d'élevage sont concernés par cette surveillance accrue. « Au-delà de la vigilance quotidienne des gendarmes, au moins une dizaine d'opérations de ce type seront menées jusqu'à la fin de l'année », indique le sous-préfet François Proisy, qui a chaussé ses bottes pour l'occasion. Sur l'eau, trois hommes de la brigade nautique veillent, équipés de monoculaires à vision nocturne. Sur terre, quatre patrouilles sillonnent les marais. Et dans le ciel, rien ne bouge, car cette nuit-là, l'hélicoptère prévu dans le dispositif ne jouit pas de conditions idéales.
Au total, une quinzaine de personnels sont mobilisés. Ils ratissent large mais s'ennuient ferme. Les huîtres peuvent dormir sans crainte. « Tant mieux, note Aurélien Ardillier. Depuis quinze jours, les opérations menées ont permis d'éviter tous les vols. » Ainsi ce carrefour de Chatressac (commune de Chaillevette), où patientent les hommes de la patrouille trembladaise. « C'est un point de passage obligé », glisse le commandant. Vers 2 heures du matin, le maraudeur s'y montre pourtant aussi actif qu'un mollusque. Et pendant ce temps-là, le Longford Irish Pub est tristement fermé, achevant d'anesthésier Chatressac.
Un contrôle pour la forme....
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Les Rencontres d'automne du Pays de Seudre auront lieu samedi prochain. Organisée par les dynamiques bénévoles de l'association L'Huître pédagogique, cette journée sur « Le milieu côtier source de vie » est ouverte à tous.
À travers visites, démonstrations et débats illustrés, ces Rencontres d'automne vont mettre l'accent sur trois aspects touchant aux réalités vivantes du marais. La vie humaine (loisirs et santé), la vie économique (cultures marines, ostréiculture et aquaculture nouvelle), enfin sera évoquée la vie culturelle de plus en plus présente autour d'éléments du petit patrimoine côtier.
Démonstrations
La journée se déroulera en deux temps. Le matin, découverte du milieu (les plantes salées du marais et explications sur la biodiversité du milieu, véritable nurserie de la faune marine, ainsi que sur la maîtrise des eaux et l'entretien du marais).
Suivra une démonstration sur la reconstruction d'une « grave », ces petites cales rudimentaires faites de bois et de pierres de lest, pour l'accès au fond des chenaux de Seudre. Après un déjeuner en commun, des illustrations en film vidéo seront projetées, permettant d'alimenter les débats.
Ces Rencontres d'automne, suivies de l'assemblée générale de L'Huître pédagogique, sont ouvertes à tous. L'objectif est de toujours mieux faire comprendre le milieu côtier et ses enjeux.
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La première conférence maritime s'est tenue hier matin au Conseil général
846 marins, 250 navires, 6 900 ostréiculteurs pour 896 entreprises ostréicoles, 12 000 personnes vivant indirectement de l'ostréiculture : les chiffres parlent d'eux-mêmes. Si notre Charente n'est plus inférieure mais maritime, c'est que les activités liées à la mer y sont essentielles pour l'économie et la vie des gens.
C'est pourtant la première fois qu'une conférence maritime, regroupant tous les acteurs des filières agricoles, artisanales ou industrielles liées à la façade, était organisée. Cette conférence, initiée par le Conseil général à l'hôtel du Département, était animée hier matin par le spécialiste de la mer à « Sud Ouest », Philippe Baroux. Après avoir rappelé le rôle qu'a toujours joué la Charente-Maritime dans l'imaginaire marin (Jules Verne a « créé » son « Nautilus » à partir d'une invention rochefortaise), Philippe Baroux lança le débat autour des grandes questions qui préoccupent aujourd'hui les professionnels : la surmortalité des huîtres, la préservation des ressources halieutiques, la vitalité des industries nautiques, les infrastructures portuaires.
Sur ces thèmes, un débat enrichissant devait rebondir de responsables administratifs (Olivier Lallemand, Kristell Siret-Jolive) en acteurs économiques (Martin Lepoutre, Mathieu Desiderio) ou syndicaux (Gérard Viaud, Michel Crochet) et en élus (Jean-Pierre Tallieu, Michel Parent, Lionel Quillet) avant que le président du Conseil général, Dominique Bussereau, ne donne sa conclusion à une conférence qui en appelle d'autres.
 
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L'Agefos-PME est agréé comme fonds d'assurance formation (FAF de non salariés) pour collecter les cotisations et prendre en charge les formations des travailleurs indépendants et chefs d'entreprise de la pêche maritime et de cultures marines occupant moins de 10 salariés et de leurs conjoints, s'ils sont leurs collaborateurs ou leurs associés.
Cet agrément complémentaire de l'Agefos-PME, déjà agréé comme OPCA pour les salariés de ce secteur, fait suite à la disparition du FAF pêche et cultures marines dans le cadre de la réforme des organismes collecteurs.
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Parmi les préoccupations des maires de communes littorales, réunis jusqu'à ce soir à Perros-Guirec (22), figure la maîtrise du prix du m². Objectif: attirer les jeunes ménages. Quitte à y mettre le prix.
«J'ai un indicateur simple: aujourd'hui, il n'y a presque plus de personnel communal qui habite à Binic (22). Les terrains sont trop chers, 150€ en moyenne lem²». Comme bon nombre d'élus de communes littorales, le constat de Christian Urvoy, maire de Binic, est sans appel. La solution? «La maîtrise du sol pour attirer des jeunes ménages avec enfants afin de stabiliser les effectifs des écoles». Même combat pour Jean-Yves Lebas, à Pléneuf-Val-André (22), ville qui compte plus de résidences secondaires (2.400) que de résidences principales (2.200). «Le prix du foncier est à la limite du supportable. Il peut atteindre 350€ le m² avec une vue sur mer, 150 à 200€ autrement. C'est un frein au développement». À Perros-Guirec, le maire, Yvon Bonnot, a su anticiper. «Il y a plus de quinze ans, nous avions acheté des terres à un agriculteur. Et nous avons pu les revendre le tiers ou la moitié du prix du marché, entre 55 et 62€ le m². Pour éviter la spéculation, c'était des petites parcelles avec interdiction de vendre le bien avant dix ans et obligation d'en faire sa résidence principale».
Technique ploemeuroise
À Ploemeur, des chiffres inquiètent: «Sur les dix dernières années, nous avons constaté une augmentation de 19% du nombre de créations d'emploi sur la ville mais une baisse de 6% du nombre de Ploemeurois...». Toujours la faute au prix du m², selon le maire, Loïc Le Meur. Pour acquérir du foncier, l'élu a sa technique: «Nous sommes à 10% de logements sociaux dans la ville, au lieu des 20% obligatoires. Nous devrions, en théorie, payer pas loin de 200.000€ de pénalités chaque année. Sauf qu'en achetant du foncier et en montrant notre volonté d'investir, les pénalités sont défalquées...». En rendant la collectivité propriétaire, le maire espère bien casser un peu la spéculation.
«Le prix à payer» à Arzon....
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En direct de la mer, Benjamin apporte ses huîtres au marché
C'est un nouveau venu qui arrive avec la belle saison des huîtres. Le vendredi au marché c'est une vague bleue qui apporte la richesse de la mer. «Plus frais, plus naturel, ce n'est pas possible explique Benjamin Lefèvre le producteur, je suis sur l'eau le matin, ma production est sur le marché le soir». Ce paysan de la mer régale avec des huîtres produites à Gujan-Mestras dans le bassin d'Arcachon et des bretonnes du golfe du Morbihan. Lorsqu'en plus du goût, du plaisir de la dégustation, l'on sait que l'huître apporte des oligo-éléments, du sélénium recommandés pour la santé, pourquoi s'en priver ? Voilà une des rares denrées excellentes à pouvoir consommer sans modération. Et qui invite en fermant les yeux à rêver, voyager vers des étendues de sable blanc balayées par les cris des mouettes. Vendredi soir, ce sera fête au marché avec une animation où chaque commerçant fera goûter les spécialités de sa production. Une belle auberge espagnole où tous défendent leurs bons produits dans la convivialité. Encouragée par la municipalité, ce sera aussi une occasion de fêter la rentrée et de formuler des vœux pour la continuité de ce marché d'excellence qui se tient tous les vendredis de 16 heures à 20 heures.
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Le 18 octobre 2012   L'huître japonaise au secours de la France ? (20 Minutes) Les ostréiculteurs veulent régénérer leurs parcs avec des coquillages nippons
Elle les a sauvé une fois. Du coup, les ostréiculteurs du bassin d'Arcachon (Gironde) sont prêts à miser à nouveau sur l'huître japonaise pour remédier à leurs problèmes de production. Face à une mortalité des naissains, jeunes huîtres, due à l'herpès virus, Olivier Laban, président de la section conchylicole d'Aquitaine, de retour du Japon, pense à importer le coquillage nippon pour rebooster la souche.
« Un dossier très sensible »
Jusque dans les années 1970, les huîtres du Bassin étaient d'origine portugaise. Affaiblies par des maladies, elles sont remplacée avec succès par des souches japonaises. Il y a eu un réensemencement des huîtres de Charente et d'Arcachon, puis elles ont été dispatchées en France. Cette fois, la profession est consciente que la souche ne pourrait pas être importée directement dans le milieu. Les naissains, après une mise en quarantaine, seraient placés en écloserie et seule la deuxième génération serait plongée dans le Bassin. Si le projet aboutit, les deux principales régions ostréicoles du Japon : Miyagi et Hiroshima pourraient servir de viviers au Bassin. « C'est un dossier très sensible, il y a notamment un volet diplomatique qu'il ne faut pas ignorer. Ce n'est pas demain qu'on vendra des huîtres d'Hiroshima », avertit Olivier Laban. Pour Jean-Pierre Baud, biologiste et coordinateur transversal conchylicole à l'Ifremer, l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer « on n'a pas démontré d'insuffisance génétique » qui justifierait l'importation. Les scientifiques redoutent aussi l'apport de bactéries dans le milieu. L'Anses, Agence nationale de sécurité sanitaire, a d'ailleurs rendu un avis défavorable au sujet de l'importation. C'est la raison pour laquelle l'Ifremer travaille essentiellement sur des pistes de sélections génétiques pour rendre les huîtres plus tolérantes à l'herpès virus. Le programme Score, sélection collective de l'huître creuse, chapeauté par la région, a été lancé au printemps. Les résultats de ces études ne seront exploitables que dans quatre à cinq ans. Reste à savoir si les ostréiculteurs pourront patienter.
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Olivier Laban pense que les huîtres japonaises peuvent de nouveau aider l'ostréiculture française.
Le président des ostréiculteurs, de retour d'une mission au Japon, estime que les huîtres nipponnes pourraient de nouveau aider la France.
Une carte du Japon dépliée devant lui, Olivier Laban montre les deux grandes régions ostréicoles du Japon, la préfecture de Miyagi à l'est (et la ville de Sendai), en partie dévastée l'an dernier par le tsunami, et celle d'Hiroshima, tout à l'ouest, toujours marquée par le souvenir de la bombe atomique, où il vient de passer onze jours.
Le président des ostréiculteurs du bassin d'Arcachon participait à une mission d'échanges et d'entraide entre les pêcheurs et les ostréiculteurs des deux pays, autour de conférences, ateliers et visites sur le terrain.
Un premier sauvetage
Olivier Laban a notamment séjourné chez Satoru Urabe, ostréiculteur dans la région d'Hiroshima, et propriétaire de deux usines de transformation de l'huître que les Japonais achètent surtout décoquillées. Il a ramené quelques souvenirs comme des sucettes d'huîtres (le mollusque empalé au bout d'un bâtonnet, dans un sachet sous vide) et deux livres écrits par son hôte, dont « Des huîtres japonaises au secours de la France », où figure même une photo d'Alain Descot, ostréiculteur à La Teste-de-Buch.
Olivier Laban est très attaché au souvenir de cette opération Resur dans les années 70, où des ostréiculteurs français sont allés chercher des huîtres au Japon, dans la région de Miyagi, pour remplacer la portugaise en fin de vie, et sauver ainsi leurs productions.
Le Dr Koike retracera d'ailleurs cette épopée au cours du 1er Mondial de l'huître, organisé du 28 au 30 novembre prochain, sur le bassin d'Arcachon.
L'an dernier, Olivier Laban avait prévu de revenir à Sendai pour lancer une nouvelle opération Resur, afin d'enrayer la baisse du naissain et la surmortalité des huîtres, deux phénomènes qui n'affectent pas les huîtres japonaises. Le tsunami l'en a empêché. Au cours du Mondial de l'huître, toujours, un autre Japonais, le Dr Tetsuo Seki, évoquera les épizooties dans le monde et la prévention des maladies.
Deuxième génération
Cette année, la mission initiée par la Société franco-japonaise d'océanographie (SFJO) a convaincu Olivier Laban de relancer ce projet de « ramener des souches du Japon pour améliorer la production en France », mais cette fois-ci avec des huîtres d'Hiroshima.
« Contrairement aux années 70, on ne les plongerait pas dans les bassins. On les laisserait en quarantaine, et si leur statut sanitaire s'avère bon, on les multiplie en écloserie et on crée une génération qu'on sème dans le milieu. Ce serait la seconde génération qui pourrait se retrouver dans le Bassin », explique Olivier Laban, qui va solliciter les instances nationales pour lancer cette étude.
En attendant, Satoru Urabe représentera les ostréiculteurs japonais au Mondial de l'huître.
 
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Un quart du saumon fumé français à marque de distributeur, est produit par MerAlliance, à Quimper.
MerAlliance, l'entreprise dont Charles Duval est directeur de production, transforme 10 000 tonnes de saumon chaque année, soit un quart de la production française.
S'il pouvait parler, voici comment le saumon nous raconterait son voyage, de la Norvège à l'usine quimpéroise.
« Saumon, je suis né en Norvège. C'est là-bas que j'ai grandi. Quand je suis devenu un smolt, j'ai été placé dans une cage immergée dans l'océan. Au bout d'un an minimum, j'ai été pêché. Béatrice Bozec, une acheteuse du groupe breton MerAlliance qui travaille à Bergen, m'avait repéré chez l'éleveur. Elle a suivi toute ma croissance et a vérifié que les bonnes pratiques d'élevage étaient respectées. À peine pêché, une fois vidé, j'ai été placé dans une caisse remplie de glace. Direction la Bretagne dans un camion frigo. Quatre jours de route.
« De la mer à l'assiette en 10 jours »
À peine arrivé à Quimper, on me donne un numéro. On contrôle mon état. Je subis des prélèvements, des analyses. Même la couleur de ma chair est scrutée. On me lave, on me coupe la tête et la queue. Je suis ouvert en deux. On enlève ma peau. Les machines se chargent d'une bonne part du travail. Parfois aidées par des caméras. Mais à chaque étape, des hommes et des femmes interviennent, vérifiant la qualité de l'opération. Ça va vite, très vite. Jusqu'à 40 filets à la minute. Dans l'usine, 280 personnes travaillent. Fin novembre, elles sont 500 : on m'attend dans les rayons de la grande distribution.
Je suis recouvert de sel pour assurer la conservation et le goût. Du sel au gramme près !... (...)
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Les deux concurrents de Merralliance sur le saumon fumé à bas prix Les polonais : Morpol et Suempol
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Dix ans après la catastrophe maritime qui avait souillé le littoral du Sud-Ouest, le procès s'ouvre demain à La Corogne en Espagne. Dans la région, on se souvient...
Les souvenirs sont comme ces traces de pétrole qui ressurgissent parfois lors de l'effondrement d'un pan de la dune grignotée par la marée. Ils affleurent. Dix ans déjà, et pourtant les flaques noires héritées du « Prestige » sont aux portes de la mémoire. « J'ai ce flash dans les yeux de l'arrivée des premières boulettes. Et de la mise en place des barrages, dans le port et à l'entrée du chenal d'Hossegor. Les conditions météo étaient dantesques : la pluie diluvienne et le froid », attaque Jean-Pierre Dufau, le maire de Capbreton, dans les Landes...
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Bienvenue sur le 1er « drive-fermier » français !
Ce site a l’ambition de rendre accessible aux consommateurs de la région Bordelaise, des produits locaux de qualité, en accord avec les grands principes du Développement Durable et des Agendas 21. Il doit vous permettre de gagner du temps, de connaître l’origine de vos achats, de tisser des liens avec les paysans locaux, de ne pas manipuler de produits lourds et de contrôler vos dépenses !
Il s’agit d’une action innovante portée par les Chambres d’Agricultures, dans une logique « gagnant/gagnant », de vente directe. Tous les produits sont issus de ferme locales et sont vendus directement par le producteur : aux prix pratiqués sur sa ferme !
Cette formule a l’ambition de créer du développement économique local, en vous permettant de découvrir et apprécier les produits du moment, au moindre coût. Et au rythme des saisons, sur les lieux de retraits qui se situeront tous autour de la rocade (sur votre trajet travail/domicile), vous pourrez profiter si le cœur vous en dit, d’une dégustation avec les agriculteurs présents ! Plus de kilomètres superflus, de temps perdu, de caddies, d’impatience aux caisses et de mal aux reins ….
Ensuite, vous n’aurez plus qu’à remplir votre frigo, cuisiner et déguster en famille ou entre amis, les VRAIS « Produits de Gironde » !
Attention !
S’agissant de produits locaux et saisonniers, vous ne trouverez jamais sur ce site des agrumes, du café, du chocolat ou des ananas ! Chaque semaine, les agriculteurs ne vous proposeront que les quantités qu’ils sont capables de produire ! Si vous commandez trop tard, il se peut que tout soit déjà vendu ! Auquel cas, nous comptons sur votre compréhension pour être plus réactifs. Le site fonctionne comme une place de marché. Celle-ci est ouverte tous les mardis à 12 h et chaque fois vous serez prévenus par un message personnel …. Si vous nous laissez bien évidemment, votre adresse mail !
Enfin, nous comptons sur vous, pour communiquer notre lien à vos amis et … faire du buzz autour de notre communauté et des agriculteurs girondins !
Liste des Producteurs actuels :
- Jean Paul et Florence ALOIRD, viticulteurs à Lesparre Médoc
- Bernard et Antoine ARTIGUE, viticulteur à Loupes
- Thierry BURNEREAU, Arboriculteur et viticulteur à Saint Jean de Blaignac
- Bernard CHASTEL, Viticulteur Bio à Vayres
- Nicolas CHASTEL, Maraîcher Bio à Vayres
- Denis CHAUSSIE, viticulteur à Saint Germain de Grave
- La Coopérative Palmagri, canards et foies gras à Auros
- Noémie DE GRENIER, canards, foies gras et viande à Rimons
- Nathalie et Hubert DARON, viticulteurs à Camblanes et Meynac
- Benoit DIMA, Herbes aromatiques Bio à Landiras
- Claire DUBOURG, lait et produits laitiers à Pessac
- Le Groupement des Eleveurs Girondins, à Gironde sur Dropt
- Bertrand et Maryse HAZERA, éleveurs de volailles à Camarsac
- Bernard LAFON, Oh! Légumes Oubliés, légumes, fruits et viande Bio à Sadirac
- Jean-Michel LAPLAGNE, Producteur d'Escargots à l'Isle Saint Georges
- Jean-Louis MANZINELLO, maraîcher Bio à Saint André de Cubzac
- Chantal et Jean-Noel PELETTE, producteurs de Safran à Ambarès et Lagrave
- Dominique PELLET, Apicultrice à Saint Sève
- Marlène SERRANO, éleveuse caprins et fromages à Courpiac
- SICA Maraîchère Bordelaise à Eysines
- Guillaume YON, viticulteur à Mauriac
Mais cette liste se complète de semaines en semaines ...
Et pour votre plaisir, nous espérons être beaucoup plus nombreux pour les Fêtes de Fin d’Année
Pour en savoir plus... Drive Fermier
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Le 17 octobre 2012
Tohoku. Le japon conchylicole de l'après tsunami
Synthèse des échanges franco-japonais sur le devenir des filières de l’ostréiculture et de l’algoculture en France et au Japon
Rapport de la mission Japon-Tohoku
30 septembre au 6 octobre 2012
UBO / Idealg / AMURE 2012
Une délégation de professionnels de la conchyliculture et de chercheurs de l’Unité Mixte de Recherche AMURE de l’université de Brest s’est rendue dans la région du Tohoku au Japon du 30 septembre au 6 octobre 2012. L’objet de cette mission, financée par le programme de recherche IDEALG, était de réaliser une série d’échanges avec les professionnels et les chercheurs impliqués dans la reconstruction des activités de conchyliculture et d’algoculture suite aux destructions causées par le Tsunami du 11 mars 2011. Elle fait suite à l’accueil d’une délégation japonaise de cette région à l’occasion du salon national de la conchyliculture de Vannes, 11 et 12 septembre 2012.
Ces échanges ont permis de faire le point sur un certain nombre de questions et d’enjeux en débat au Japon et en France par rapport à l’avenir de ces filières.
Ce rapport présente une synthèse des discussions menées en France et au Japon. Une première partie explicite le contexte de la mission Japon - Tohoku. La seconde partie présente le contenu des échanges sur les thématiques de l’algoculture, de la culture des ascidies et de l’ostréiculture. Les participants souhaitent que ce travail contribue positivement aux débats en cours et, en particulier, qu’il suscite des initiatives pour poursuivre les collaborations avec le Japon tant au niveau des professionnels que de la recherche.
Un certain nombre de pistes sont proposées ici pour télécharger le document
Dans la région du Tohoku, l'ostréiculture demeure une activité traditionnelle et familiale

Mise en place sur corde de jeunes huîtres captées sur coquilles saint- jacques dans la baie de Matsushima
Images d'Olivier Mahé, ostréiculteur dans le Morbihan
Remarque personnelle :
Ce rapport est fort intéressant du point de vue technique... Ce voyage d’une semaine au Japon après la visite d’un groupe de conchyliculteurs japonais au moment du salon conchylicole de Vannes, peut déboucher sur des échanges techniques entre professionnels français et japonais...
Toutefois...
Le rapport n'aborde pas les questions d'organisations... Rien sur la gestion du domaine public maritime et l’après tsunami
Au Japon, ce sont les coopératives de pêcheurs (conchyliculteurs / algoculteurs) qui gèrent en direct la plus grande partie du domaine public... C’est une force notamment vis-à-vis des autres usagers de l’espace côtier. Ces coopératives ont permis de maintenir un tissus très dense de petites entreprises conchylicoles et de pêche dans cette région du Tohoku, très rurale et traditionnelle... Elles interviennent aussi sur les aspects techniques d'élevage, possédant des écloseries (ormeau, saumon, oursin,...), installant des récifs artificiels, réglementant les transferts d'animaux (ou plutôt les interdisant...)
Après le tsunami, il semblerait que certaines coopératives ne se soient pas relevées... Laissant la place à des opérateurs privés aux dents longues ?
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Sanriku. Miyagi et Iwate : Une grande région aquacole sinistrée
Miyagi et Iwate, les deux préfectures les plus touchées par les catastrophes du 11 mars 2011, sont de très grandes zones aquacoles localisées dans la région de Tohoku au nord-est du Japon. 
Elles produisaient l'équivalent de l'aquaculture marine française, soit près de 200.000 tonnes chaque année (principalement, huîtres, coquilles saint-jacques, algues et ascidies...)
La zone côtière de ces 2 préfectures qui est très découpée, porte le nom de Sanriku. Elle équivaut au "territoire" du Comité Régional de la Conchyliculture Bretagne Sud, (soit 1/2 Bretagne !).
Avant le tsunami du 11 mars 2011, le Sanriku fournissait 15% de la production aquacole du Japon avec une quantité de 188.000 tonnes (*) sur un total de 1,242 million de tonnes au niveau national (Chiffres 2007)
  • 57.000 tonnes d'huîtres sur un total de 204.000 tonnes au Japon,
  • 21.000 tonnes de coquilles saint-jacques sur un total de 248.000 tonnes (produites exclusivement dans deux autres préfectures sinistrées : Aomori, 101.000 tonnes, et Hokkaïdo, 126.000 tonnes),
  • 42.000 tonnes de Wakamé (algue) sur un total de 54.000 tonnes,
  • 16.000 tonnes de Kombu (algue) sur un total de 41.000 tonnes,
  • 30.000 tonnes de Nori (algue) sur un total de 396.000 tonnes,
  • 9.000 tonnes d'ascidie sur un total de 10.000 tonnes au Japon.
(*) Le Ministère des pêches japonais n'indique pas dans ses statistiques aquacoles les productions en écloserie/nurserie de saumon, oursin et ormeau dans le cadre de l'aquaculture de repeuplement. Dans cette région, des coopératives de pêcheurs et des centres techniques gèrent des écloseries de saumon , d'oursin ou d'ormeau pour repeupler la mer... Plusieurs milliards de smolts (petits saumons) sont lâchés tous les ans dans les baies et les rivières de la côte nord-est du Japon....
En volume, ces deux préfectures d'Iwate et Miyagi atteignent une production aquacole marine équivalente à celle de la France, alors qu'elles ne représentent qu'une demi Bretagne !
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Le grand port de pêche de Kesennuma au nord de la préfecture de Miyagi toujours en attente de reconstruction...
A la suite de la catastrophe du 11 mars 2011 qui aura vu le tremblement de terre le plus puissant jamais enregistré au Japon et un puissant tsunami, la région côtière se situant au Nord-Est de la capitale a été dévastée. A la suite de cette catastrophe, le gouvernement japonais a établi une agence de reconstruction qui supervise les efforts dans ce domaine.
Les efforts de reconstruction n'émanent pas uniquement du public puisque de nombreuses initiatives privées apparaissent périodiquement, à l'image du procédé mis au point par une alliance entre deux grands groupes japonais : Nippon Steel&Sumitomo Metal Corporation (NSSMC). Les deux groupes, qui ont fusionné en octobre 2012 pour donner naissance au numéro deux mondial de l'acier, ont développé une méthode de construction innovante qui permettra d'accélérer la reconstruction d'une zone encore fragile à l'approche de l'hiver.
Cette méthode est basée sur l'utilisation de panneaux faits de feuilles métalliques de faible épaisseur et de bois pour les murs et les plafonds. Cette technique permet d'économiser substantiellement tout usage de béton et implique un nombre réduit d'étapes de construction ; c'est-à-dire qu'une maison peut ainsi être construite en 5 mois, soit les deux tiers de la durée requise pour une maison habituelle.
Les travaux pour construire 4 groupes de maisons, soit un total de 54 structures près de son usine de Kamaishi (ville côtière de la préfecture d'Iwate) ont débuté le 9 octobre 2012 pour une livraison prévue en mars 2013, avant la fin de l'année fiscale japonaise 2012. Le projet devrait s'achever avec la construction de 156 maisons supplémentaires, toutes destinées à être rachetées par la ville afin d'héberger la population déplacée par les événements du 11 mars
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Le déficit de captage est reconnu pour 2011
La commission nationale des calamités agricoles reconnait l’état de calamités pour les ostréiculteurs du bassin d'Arcachon en 2011
Après trois refus consécutifs, la commission nationale des calamités agricoles a accepté de reconnaître l’état de calamités pour les ostréiculteurs du bassin d'Arcachon en 2011 sur le dossier de “déficit de captage”.
Elle a, en effet, retenu le dernier rapport d‘Ifremer sur “le lien entre le déficit de captage et les conditions climatiques”.
Le député-maire d’Arcachon, Yves Foulon, qui était intervenu auprès du cabinet du ministre de l’agriculture pour appuyer cette demande du président des ostréiculteurs du bassin d'Arcachon, Olivier Laban, se félicite, ce matin, d'avoir "pu apporter cette aide aux ostréiculteurs qui en ont bien besoin, c’est une profession fragilisée".
"Je serai heureux de les retrouver au congrès mondial de l’huître (fin novembre à Gujan-Mestras et Arcachon) qui mettra à l’honneur les produits nationaux et internationaux” ajoute le député.
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Le programme Score de sélection, lancé avec des écloseurs et Ifremer pour répondre à la surmortalité des naissains d'huîtres, a perdu le soutien financier de la région Poitou-Charentes. Pour Goulven Brest, président du Comité national conchylicole, l’amertume et la colère sont grandes. Il a même qualifié la récente décision de la présidente de la région Poitou-Charentes “d’irresponsable”.
Au motif que “l’implantation de naissains issus d’un programme de sélection génétique pourrait affecter la qualité des écosystèmes, des pertuis charentais et de l’estuaire de la Gironde”, la région Poitou-Charentes retire donc sa contribution financière au programme Score. La décision a été votée le 17 septembre dernier. Une subvention qui devait tout de même s’élever à 750 000 euros, puisque la région  représente le plus gros bassin ostréicole de France. Sa participation  financière au programme de recherches devait être proportionnelle au poids économique du bassin ostréicole charentais-maritime par rapport aux autres lieux de production en France. Ségolène Royal a également justifié qu’elle s’était rapprochée des ostréiculteurs de Charente-Maritime pendant l’été et que ce programme de recherches ne répondait pas forcément à leurs préoccupations.
La région Poitou-Charentes avait été sollicitée, comme cinq autres régions littorales, pour financer une partie du programme Score, avec l’Europe et le Comité national conchylicole. L’addition totale du programme de recherches est tout de même de 6,5 millions d’euros. Le programme Score a été lancé pour répondre à la surmortalité des naissains d’huîtres. Il vise à trouver une huître résistante au virus qui décime les bassins ostréicoles français depuis maintenant quatre ans.
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Conférence maritime
La première conférence maritime sur le thème de l'innovation a été organisée vendredi 12 octobre au Conseil général. Des professionnels et des élus y ont dressé un état des lieux dans les domaines de la pêche, la conchyliculture, la plaisance et les ports. Une étape importante avant le vote du budget du Département pour 2013.
La mer sous toutes les coutures, les enjeux du futur
La polémique, née de l’installation de filières ostréicoles dans l’anse de la Maleconche, au large d’Oléron, résume à elle seule les objectifs parfois contradictoires, voire opposés, que peuvent avoir les usagers de la mer. Les objectifs des plaisanciers, des pratiquants du nautisme et des acteurs du tourisme se heurtant à ceux des professionnels de l’océan, pêcheurs ou ostréiculteurs, qui veulent améliorer leurs conditions de travail et leur productivité, ou qui se plaignent du développement des ports. Si Oléron a sa polémique Maleconche, Ré a celle du développement du Grand Port Maritime et d’Holcim.
Pour un peu, on dirait, à chacun sa “casserole”... Même si les problématiques sont différentes, elles ont en filigrane le même motif : comment se partage-t-on l’océan sans se nuire les uns les autres ?
À l’occasion de la première conférence maritime organisée par le Conseil général de Charente-Maritime, le président Dominique Bussereau a bien rappelé en préambule que l’heure n’était pas aux polémiques, mais plutôt à l’exposé de données chiffrées et au débat. Il justifiait l’organisation de cette conférence, “une conférence que nous organisons tous les ans sur l’agriculture”, avant le vote du budget 2013 de la collectivité, qui interviendra dès cette session débutant à la fin de semaine. Après cet exposé précis dans des domaines aussi variés que les ports, la conchyliculture, la plaisance et la pêche, les élus pourront arbitrer certains choix, en parfaite connaissance de cause.
L’innovation des différentes filières
Le nombreux auditoire présent retiendra les interventions de Gérald Viaud, président du Comité régional conchylicole en Poitou-Charentes, qui a bien évidement présenté l’intérêt d’installation des filières de production d’huîtres en eau profonde : “un équipement nécessaire pour le développement et l’avenir de la profession”. Michel Crochet, une autre figure, a lui évoqué les difficultés rencontrées par les pêcheurs professionnels et leurs légitimes inquiétudes quant à des réglementations européennes encore plus drastiques et, surtout, “une politique des quotas qui est défavorable à la pêche artisanale”. Le président du Comité régional des pêches maritimes et d’élevage a par ailleurs souligné que les travaux à la criée de La Cotinière étaient attendus, mais indispensables pour la profession.
Martin Lepoutre, représentant la Fédération des industries nautiques, gérant du chantier Fora marine qui fabrique des monocoques (les RM), a fait un exposé percutant sur les difficultés rencontrées dans la filière nautique et les solutions pour trouver des nouvelles parts de marché. Fort de l’expérience à la tête de son entreprise : le maintien passe par l’innovation. “Et ça passe ou ça casse, nous n’avons pas le choix”, dit-il en avouant les très grandes inquiétudes de la profession à la vue d’un avenir plus qu’incertain.....
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2014 à 2020 : 6 milliards d'euros de fonds européens pour la pêche. Combien pour l'aquaculture ? Combien pour la conchyliculture ?
Ce sont aussi des ports de pêche actifs, comme Le Guilvinec, que défend Pierre Maille à Bruxelles. Vincent Mouchel
La pêche côtière existera-t-elle encore demain ? Vers où iront les six milliards d'euros du Fonds européen de la pêche qui courra de 2014 à 2020 ?
Dossier
Les six milliards d'euros du Fonds européen
En Finistère, un pêcheur crée 3,5 emplois à terre. En Cornouaille, on parle de 10 000 emplois directement liés à la pêche. Mais l'avenir des ports bretons se décide dans les travées des assemblées européennes de Bruxelles : à la Commission, au Parlement et au Comité des régions, qui donne un avis consultatif aux propositions (libérales) de la commissaire européenne Maria Damanaki (Grèce).
La Politique commune de la pêche (PCP) représente un petit budget par rapport à celui de la politique agricole commune, qui s'élève à 48 milliards d'euros. Mais, les six milliards d'euros du Fonds européen des affaires maritimes et de la pêche (Féamp) pèsent très lourd pour les 120 000 pêcheurs de l'Europe à 27.
Le contexte : entre ultra-libéraux et moins libéraux....
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Le ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie a récompensé, hier, neuf sites Natura 2000 pour la réalisation d'actions remarquables en2010 et2011. Le Syndicat mixte du grand site Gâvres-Quiberon a été récompensé d'un prix spécial du jury, pour la préservation et la réhabilitation du site d'échouement du cargo TKBremen, sur une plage d'Erdeven le 16décembre 2011, qui avait été découpé sur place. Sur place, les gardes littoraux, qui ont oeuvré pour la réhabilitation sont satisfaits: «Côté mer, sur la dune blanche, la végétation a très bien repris, et ça se présente très bien pour la dune grise, grâce à la pose des grosses plaques pour l'accès au site. C'est une recommandation qu'on avait faite et qui a été imposée par la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement). Ça a permis que le système racinaire ne soit pas touché».
La nature a repris ses droits
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110 coopératives maritimes, 2 000 entreprises liées au monde de la pêche et 1 500 navires... Elle est présente à Douarnenez via la CMCS.
 
Gros plan sur ce mastodonte du monde maritime français.
Quel est son rôle ?
Association loi 1901, la Coopération maritime fédère toutes les branches de la filière maritime française. Sa mission ? Défendre les intérêts de ses adhérents d'une part ainsi que les structures coopératives. Point important : chaque société adhérente verse une cotisation à la Coopération maritime mais reste autonome dans son fonctionnement. 1 800 salariés sont comptabilisés en additionnant les effectifs de chaque entreprise adhérente. Le chiffre d'affaires cumulé en 2011 atteint les 800 millions d'euros, dont 400 concernent les navires affiliés à la Coopération. Elle est présidée par Philippe Mérabet depuis 2007, Jean-Loup Velut en est le secrétaire général.
La grosse part de l'avitaillement
La Coopération maritime se répartit en six domaines (voir ci-contre). Le plus important étant l'avitaillement, représentant à lui seul 53 % de ses activités. Cecomer, centrale de référencement basée à Couëron, en Loire-Atlantique, est une centrale d'achats pour les 48 coopératives maritimes et 53 Comptoirs de la mer. Les premières fournissent les professionnels, les seconds étant une vitrine « grand public » : vente de vêtements, décoration, alimentaire, cosmétique...
Les Comptoirs ont été créés afin de respecter l'obligation de réserver une part du chiffre d'affaires de la coopérative à des activités extérieures à ses sociétaires. Statut coopératif oblige. Le développement des Comptoirs a également pour objectif de pallier la baisse de l'activité « pêche professionnelle ».
Petit rappel : au printemps dernier, la Coopération maritime est entrée dans le capital de la Société bretonne d'avitaillement et de distribution (Sobad) à hauteur de 49 %, 51 % des parts étant détenues par Total.
Trois structures spécifiques...
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L'Economie bleue en Europe
Energie marine, tourisme (côtier et croisière), exploitation minière, biotechnologies et aquaculture sont les 5 priorités de la politique maritime intégrée de l'Europe
Quel type d'aquaculture fait partie de ces 5 priorités de l'Union Européenne ?
Le nouveau programme pour la croissance et l’emploi dans le secteur maritime est adopté.
Un programme européen visant à créer de la croissance et de l’emploi dans les secteurs marin et maritime a été adopté aujourd’hui par les ministres européens chargés de la politique maritime et par la Commission européenne, représentée par son président, M. José Manuel Barroso, et par la commissaire Maria Damanaki, lors d’une conférence organisée à Limassol par la présidence chypriote. Cinq ans après le lancement de la politique maritime intégrée de l’Union européenne, les États membres et la Commission ont réaffirmé qu’une approche dynamique et coordonnée des affaires maritimes permettait de stimuler le développement de l’«économie bleue» de l’Union tout en garantissant le bon état de santé des mers et des océans.
La déclaration propose un programme dans les domaines marin et maritime pour appuyer la stratégie Europe 2020. Comme l’a souligné la Commission dans la récente initiative relative aux perspectives de croissance durable offertes par les secteurs marin et maritime dans le cadre de la croissance bleue (IP/12/955), le programme est axé sur les secteurs maritimes prometteurs, dans lesquels le potentiel de croissance et de création d’emplois est considérable. Il s’agit des secteurs suivants: la production d’énergie renouvelable en mer, l’aquaculture, la biotechnologie bleue, le tourisme côtier et l’exploitation minière marine.
Les ministres ont également engagé les États membres et les institutions européennes à mettre en place les conditions qui permettront à l’économie bleue de porter tous ses fruits: appui à la recherche et à la connaissance du milieu marin, formation dans le domaine maritime, coopération efficace sur le plan des coûts dans le domaine de la surveillance maritime, amélioration de la planification de l’espace maritime et poursuite de la mise en œuvre de la directive-cadre «Stratégie pour le milieu marin».
José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a déclaré à ce propos: «Les mers et les océans peuvent jouer un rôle décisif dans la reprise économique en Europe. Le message qui est transmis par la déclaration d’aujourd’hui est clair: nous devons saisir le potentiel qu’offre l’"économie bleue" de l’Europe».
Maria Damanaki, commissaire chargée des affaires maritimes et de la pêche, a souligné que «pour traduire dans les faits les perspectives et possibilités de croissance de l’économie maritime, nous avons besoin de la participation de tous, qu’il s’agisse des institutions, des États membres et des régions, du secteur, des PME ou de la société civile. Être capable de travailler ensemble pour obtenir les meilleurs résultats possibles est un signe de maturité; la politique maritime est l’outil idéal pour stimuler l’économie bleue en Europe.»
Contexte
Pourquoi l’Union européenne a-t-elle besoin d’un programme pour la croissance et l’emploi dans le secteur maritime? Pourquoi maintenant?
L’économie bleue est importante pour l’Europe. Sa valeur ajoutée brute est estimée à environ 500 milliards € et pourrait atteindre près de 600 milliards € en 2020. Sur la même période, le nombre de personnes travaillant dans l’économie bleue devrait passer de 5,4 millions à 7 millions. À cela s’ajoute que 75 % du commerce extérieur de l’Europe et 37 % des échanges au sein de l’Union se font par voie maritime. Les océans, les mers et les côtes de l’Europe sont et continueront d’être le poumon économique de l’Europe.
L’Europe doit saisir toutes les occasions qui s’offrent à elle pour générer une croissance et des emplois durables et sortir ainsi de la crise financière et économique qu’elle connaît aujourd’hui. La mer offre un grand nombre de possibilités. L’UE dispose de plusieurs instruments de nature à apporter une valeur ajoutée aux actions déjà menées par les États membres et le secteur.
Comment les cinq secteurs maritimes ciblés ont-ils été sélectionnés ?
La Commission a dressé un tableau complet de la dimension économique des secteurs marin et maritime en Europe, y compris en termes d’emploi; elle a aussi analysé dans une perspective réaliste la direction que pourraient prendre ces secteurs au cours des prochaines années et s’est attachée à déterminer où se trouvent en particulier les gisements potentiels d’innovation et de création d’emplois.
Il ressort de l’analyse de la Commission que le tourisme côtier et maritime est le plus gros secteur maritime, au niveau de la valeur ajoutée brute et de l’emploi, et qu’il devrait croître de 2 à 3 % d’ici à 2020, tandis que le tourisme de croisière créera selon toute vraisemblance 100 000 emplois supplémentaires d’ici à 2020 par rapport à 2010. La puissance installée d’énergie marine devant doubler tous les ans au niveau mondial dans un avenir proche, la réduction du coût des technologies utilisées favorisera la commercialisation des technologies houlomotrices et marémotrices. D’après certaines estimations, le chiffre d’affaires annuel mondial de l’exploitation minière marine devrait passer de pratiquement zéro à 5 milliards € au cours des 10 prochaines années et atteindre jusqu’à 10 milliards € d’ici à 2030. L’aquaculture de l’UE pourrait contribuer à un régime alimentaire sain si elle était en mesure de progresser au même rythme qu’en dehors de l’UE. Au cours de la prochaine décennie, le secteur de la biotechnologie bleue devrait approvisionner des marchés de produits de masse, dont les produits cosmétiques, les produits alimentaires, les produits pharmaceutiques, les produits chimiques et les biocarburants.
Quelle est la prochaine étape?
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Offshore Mariculture 2012

4e conférence internationale sur la mariculture au large
17 - 19 octobre 2012
Izmir / Turquie
Offshore Mariculture 2012, c’est deux jours de conférence internationale avec une journée de visite, sur la pisciculture au large : situation et perspective de développement dans le monde et en Europe.
Après les succès de Malta 2006, Alicante 2008 and Dubrovnik, Croatia 2010, la 4e conférence de mariculture au large se tiendra : Hilton Hotel Izmir, Turkey du 17 au 19 octobre 2012.
Pour plus d’informations : Offshore Mariculture 2012
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Face à la surpêche qui menace les stocks de poissons, l’aquaculture semble promise à un bel avenir mais l'impact sur le littoral et sur les eaux côtières pose problème. Pour s’en affranchir, un nouveau concept de ferme aquacole a été développé : l’Aquapod, sorte de cage sphérique à poissons, exploitable en haute mer. Mangerons-nous bientôt plus de poissons grâce à lui ?
Le poisson, un aliment riche en protéines, est régulièrement consommé par des centaines de millions de personnes dans le monde. Malheureusement, les stocks de cette ressource alimentaire tendraient à diminuer d’année en année et pourraient à terme manquer pour de nombreuses populations. La surpêche est bien évidemment en cause. L’une des solutions envisagées consiste à élever les poissons. À ce jour, seuls 2,8 % des organismes marins consommés seraient produits en aquaculture.
Le développement de cette filière présente de nombreux avantages, mais aussi des inconvénients logistiques et environnementaux. Les fermes aquacoles actuelles ont besoin d’eaux calmes, car les vagues et les courants forts les fragilisent, et doivent idéalement se situer à proximité du littoral, donc dans des eaux peu profondes. Cette situation est problématique. Les excès de médicaments et de nourriture fournis aux poissons participeraient activement à la pollution des eaux côtières. Par ailleurs, les cas d’animaux exotiques, malades ou blessés ayant réussi à s’échapper ne sont pas rares. Or, ils peuvent entrer en compétition avec la faune locale ou transmettre leurs pathologies.
L’entreprise Ocean Farm Technologies, créée par des biologistes marins en 2005, prétend détenir une solution : l’Aquapod. Cette cage à poissons sphérique peut être emportée en haute mer, puis être fixée sur des sites profonds voire dériver au gré des courants, tout en nécessitant peu d’interventions humaines. Ce système novateur permettrait une importante production de poissons sains, d’une manière durable et non polluante.
Une fois en mer, l'Aquapod peut dériver au gré des courants. Durant différents essais, des engins motorisés ont parfois dû être utilisés pour le replacer sur une bonne trajectoire. Cependant, ces opérations ont nécessité moins de carburant que la gestion classique d’une ferme aquacole située à proximité du littoral, permettant ainsi de faire de précieuses économies.
L’Aquapod, une alliance entre métal et plastique
Les cages se composent d’un grand nombre de cadres triangulaires en acier galvanisé. Leur assemblage permet d’obtenir des sphères mesurant à 8 à 28 m de diamètre (contenance de 115 à 11.000 m3). Le traitement du métal réduit la fixation d’organismes marins benthiques, limitant ainsi l’utilisation de peintures antifouling particulièrement polluantes.
Chaque triangle est constitué d’un cadre renfermant un filet en polyéthylène, fabriqué à 80 % à partir de produits recyclés, recouvert d’un treillis métallique. Cette double protection évite les fuites de poissons et les attaques de prédateurs. Certains panneaux sont adaptables afin de recevoir, entre autres, un système d’alimentation automatique ou une trappe d’accès....
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À l'occasion de «l'automne fermier» organisé par le réseau «Bienvenue à la ferme», les Huîtrières du château de Bélon, sur la rive droite du port, organisent, samedi et dimanche, une randonnée de neuf kilomètres sur le GR 34, le long du Belon. 
Au programme: découverte dela nature et des sites qui ont servi de modèles aux peintres de l'école de Pont-Aven; visite des huîtrières de Belon, animée par François de Solminihac, qui racontera l'histoire de l'ostréiculture ; et dégustation de six huîtres, accompagnées de vin blanc, de pain et de beurre. 
Tél. 06.09.27.30.30.
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Le stock de palourdes estimé cette année est en hausse. En revanche, le nombre d'espèces commercialisables est en baisse. Ce qui entraîne des mesures de gestion.
Depuis 2000, tous les deux ans, des campagnes d'évaluation du stock de palourdes dans le bassin d'Arcachon sont menées par l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer). Portée par le Comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins de la Gironde (CDPEMM33), l'étude de l'année 2012, réalisée en juin et ce durant dix-huit jours, a été communiquée la semaine dernière aux professionnels.
Que dit-elle ? Principalement deux choses. La première étant que la plupart des paramètres suivis (biomasse, abondance et densité) sont à la hausse par rapport à 2010 (année de la dernière étude). La biomasse totale s'élevant à 7 177 tonnes ce qui représente plus de 23 % par rapport au dernier recensement. Il y a clairement plus de palourdes. En revanche, et c'est le second point, il y en a moins à commercialiser.
La taille et l'âge en cause
Les palourdes doivent mesurer plus de 35 millimètres pour pouvoir être vendues. L'estimation 2012 montre que moins de coquillages atteignent cette taille (721 tonnes au total). Elle met aussi en exergue un autre facteur : il y a peu de juvéniles issues des pontes de 2011. Les juvéniles étant les palourdes de moins de 17 mm. La taille de maturation oscillant, quant à elle, entre 1,7 et 4,4 années.
« Au bout d'un moment, elles stagnent et on ne sait pas pourquoi. Nous n'avons pas non plus d'explication pour le manque de naissain », résume Jean-Michel Labrousse, le président du comité qui note que malgré tout « le stock est là ». Et de rappeler avoir « toujours demandé » à passer à une taille commercialisable de 32 mm.
Règle franco-française...
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Un atelier international sur l’aquaculture de crevette aura lieu à la mi-novembre, selon le Groupement des Aquaculteurs et Pêcheurs de Crevettes de Madagascar (GAPCM). Une étude d’évaluation des stratégies et du coût de restructuration de la filière crevette du Mozambique et de Madagascar précèdera toutefois l’atelier, note ce groupement. Le « white spot » sera parmi les sujets traités durant cet atelier. 
Notons que le comité exécutif du GAPCM s’est déjà réuni en septembre dernier pour voir de près cette maladie, ainsi que la restructuration de l’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF) et la marque collective des crevettes de Madagascar. Lors de cette même journée, une vidéoconférence avait réuni autour du thème de l’organisation d’un atelier international sur le « white spot », des experts en aquaculture du siège de la Banque mondiale (Washington), des représentants de l’« Associação de Produtores de Camarão de Moçambique » (APCM) et de l’Agence française de Développement (AFD) du Mozambique et des représentants du GAPCM (Madagascar).
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Le 16 octobre 2012
Bercy Village. D8 à la fête de l’huître du 28 septembre 2012
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Plusieurs ostréiculteurs constatent une mortalité anormale et importante chez les adultes.
En fin de semaine dernière, des ostréiculteurs ont constaté que des huîtres adultes avaient péri dans les claires. « Chez moi aussi, je m'en suis aperçu, commente Gérald Viaud, président de la section régionale conchylicole, ostréiculteur à Chaillevette. Et aujourd'hui (hier, NDLR), ça continue. Il y a une mortalité anormale dans les claires et elle est assez importante. »
En Bretagne aussi
Selon Gérard Viaud qui a discuté avec le président du Comité national de la conchyliculture, cette surmortalité a également été remarquée en Bretagne.
« Je ne sais pas ce qu'il faut en penser, dit-il. L'an dernier, nous avions eu une petite alerte mais c'était vraiment local. J'espère que cela ne va pas continuer, parce que sinon cela commencerait à faire beaucoup. La mortalité du naissain et maintenant celle des huîtres adultes ! »
« C'est peut-être lié au manque d'eau douce, le taux de salinité dans les claires est largement au-dessus de la moyenne, poursuit Gérald Viaud. C'était le cas jusqu'à cette semaine. Et quand il pleut, ce sont de forts abats d'eau, ce n'est pas mieux. L'arrière-saison a été assez chaude également...
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Dans les différentes réflexions  en vue de la réforme de la Politique Commune des Pêches, les avis et recommandations pour l’avenir de la pisciculture sont quasi absents et ne concernent que l’aquaculture marine1. Si l’élevage des poissons d’eau de mer est l’objet d’attentions, il n’en va pas de même pour les autres filières de la pisciculture d’eau douce.
Plusieurs raisons peuvent expliquer ce constat. Tout d’abord, le potentiel piscicole français n’est considéré qu’au regard de ses 1 500 kilomètres de côtes métropolitaines ; les rivières et les étangs restent totalement méconnus. Ensuite, on notera peut-être une certaine prudence des organismes de recherche qui ont conscience, à juste titre, qu’il n’est pas soutenable de vulgariser et d’encourager le développement des schémas d’élevage actuels. En effet, le problème de l’impact des élevages piscicoles sur la qualité de l’eau des rivières n’est pas résolu, de même que les conséquences de l’alimentation des poissons d’élevage sur la diminution des stocks mondiaux ne sont pas clairement évaluées. Car, pour élever selon les process actuels, en dépit de l’ajout récent de protéines végétales, il faut d’abord pêcher en mer; truites  et autres carnassiers d’eau douce sont nourris avec des granulés fabriqués à partir de farine de poisson.
Alternative ?
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La banque bleue veut réduire ses charges. Des points de vente vont disparaître en Finistère et Côtes-d'Armor.
Le courrier de la direction générale du Crédit Maritime, daté du 11 octobre, est sans appel. « Il est nécessaire de fermer sept points de vente, au plus tard fin 2013. Nous conduirons cela de manière progressive, écrit Patrick Dufour, directeur général, afin de gérer au mieux ces fermetures vis-à-vis de nos clients et de réaliser sereinement les mobilités des salariés. » Sont visés : Plérin, Saint-Quay-Portrieux, Perros-Guirec (Côtes-d'Armor), Plouescat, Plouarzel, Sainte-Marine (Finistère) et Granville (Manche). Pourquoi ces points de vente ? « Ce sont ceux dont la dimension, le nombre de clients et la rentabilité sont les plus faibles. Ceux qui posent le plus de difficultés en termes d'organisation », explique Patrick Dufour.
Le Crédit Maritime Bretagne-Normandie navigue dans un « contexte financier et économique difficile, une concurrence exacerbée ». Pour y faire face, un récent conseil d'administration a validé un plan de restructuration des charges. Objectif : « Diminuer de 15 % les effectifs à horizon 2013. Le plan s'appuie, pour l'essentiel, sur le non-remplacement de tout départ de salarié. Il n'y aura en conséquence aucun plan de départ organisé », précise le courrier. Un ajustement qui concerne tous les métiers.
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Le 15 octobre 2012
La Fédération des poissonniers de Bretagne organise, le 18 octobre 2012, le premier Trophée du plateau de fruits de mer breton. Les poissonniers des quatre départements sont invités à participer.
Les modalités de participation sont les suivantes : les concurrents devront présenter un plateau de fruits de mer pour quatre personnes composé de fruits de mer de saison. Le plateau devra comporter 90% de produits issus de la pêche ou de la conchyliculture de la région Bretagne. Aucune mention commerciale ne devra y figurer. Les réalisations devront être déposées au Centre de formation des apprentis de la chambre de métiers et de l'artisanat des Côtes-d'Armor, à Ploufragan. Le jury réunira huit personnes reconnues pour leurs aptitudes professionnelles. Trois trophées - d'or, d'argent et de bronze - seront remis aux vainqueurs. À ce jour, environ 300 poissonneries sont recensées en Bretagne, dont 28% exercent une activité de vente sur les marchés et/ou ambulant. 39,5% de ces entreprises sont situées dans le Finistère, 27% dans le Morbihan, 19% dans les Côtes-d'Armor et 14% en Ille-et-Vilaine. Elles représentent un total de près de 1.200emplois. L'âge moyen des chefs d'entreprise est de 47 ans et trois mois. En Bretagne, on compte ainsi une poissonnerie pour 10.000 habitants en moyenne.
Le détail du 1e Trophée de plateau des fruits de mer bretons le 18 octobre 2012
La première édition du Trophée de plateau de fruits de mer breton se déroulera le 18 octobre 2012 à Ploufragan.
Pourquoi un trophée de plateau de fruits de mer breton ?
Les raisons qui conduisent la profession à mettre en place le trophée breton des produits de la mer s’inscrivent dans la logique de la mise en place de la charte qualité poissonnerie dont l’objectif est de promouvoir les produits de la mer issus de nos côtes.
Ce trophée qui se déroulera chaque année en automne se donne pour objectifs :
La promotion des savoirs- faire des entreprises de poissonneries,
La promotion des produits de la mer d’origine régionale,
La volonté de renforcer les relations et le dialogue avec les professionnels amont de la mer,
La volonté de promouvoir auprès des consommateurs produits de la mer d’origine régionale,
La volonté de promouvoir les relations entre les membres de la filière.
Présentation du trophée du plateau de fruits de mer breton
Départements concernés : Côtes d’Armor, Finistère, Ille et Vilaine, Morbihan.
Date et lieu du concours : Le jury délibérera le 18 Octobre à partir de 16 heures  au Centre de formation des Apprentis de k Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Côtes d’Armor, le Tertre de la Motte, 22440 Ploufragan
Entreprises concernées : Artisans Poissonniers  aux codes APE suivants : 4723 Z et 4781 Z 4638 A) et leurs ayant droits des départements 22, 29, 35, 56
Contenu du concours : Les concurrents devront présenter un plateau de fruits de mer pour 4 personnes composé de fruits de mer de saisons. Le plateau devra compter obligatoirement 90% de produits issus  de la pêche ou de  la conchyliculture  de la région Bretagne.
Le plateau  ne devra comporter aucune mention commerciale.
Le candidat devra fournir selon le document, la liste de l’origine des produits composant le plateau de fruits de mer. Le non-respect est considéré comme un facteur éliminatoire.
Lieux de dépôt des plateaux de fruits de mer : Centre de formation des Apprentis de k Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Côtes d’Armor, le Tertre de la Motte, 22440 Ploufragan.
Composition du jury : Le jury est constitué sous la responsabilité de la Fédération Régionale de la Poissonnerie de Bretagne. Il devra être majoritairement constitué de professionnels. Le jury sera composé de 8 personnes maximum reconnues pour leurs aptitudes professionnelles. Il examinera l'ensemble des produits des concurrents.
Les critères de jugement des plateaux de fruits de mer  :
Critère n° 1 : Présentation et aspect du plateau : 40/100
Critère n° 2 : Aspect des produits crus à leur ouverture : 15/100
Critère n° 3 : Aspect des produits cuits après ouverture : 15/100
Critère n° 4 : Dégustation des produits : 30/100
Préalablement au jugement des critères ci-dessus, le jury examinera les critères éliminatoires à savoir, produit hors taille, non-présentation du plateau de façon anonyme, non-respect de la traçabilité.
Pour toutes informations, cliquer Ici
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Le président des ostréiculteurs, de retour d'une mission au Japon, estime que les huîtres nipponnes pourraient de nouveau aider la France.
Une carte du Japon dépliée devant lui, Olivier Laban montre les deux grandes régions ostréicoles du Japon, la préfecture de Miyagi à l'est (et la ville de Sendai), en partie dévastée l'an dernier par le tsunami, et celle d'Hiroshima, tout à l'ouest, toujours marquée par le souvenir de la bombe atomique, où il vient de passer onze jours.
Le président des ostréiculteurs du bassin d'Arcachon participait à une mission d'échanges et d'entraide entre les pêcheurs et les ostréiculteurs des deux pays, autour de conférences, ateliers et visites sur le terrain.
Un premier sauvetage
Olivier Laban a notamment séjourné chez Satoru Urabe, ostréiculteur dans la région d'Hiroshima, et propriétaire de deux usines de transformation de l'huître que les Japonais achètent surtout décoquillées. Il a ramené quelques souvenirs comme des sucettes d'huîtres (le mollusque empalé au bout d'un bâtonnet, dans un sachet sous vide) et deux livres écrits par son hôte, dont « Des huîtres japonaises au secours de la France », où figure même une photo d'Alain Descot, ostréiculteur à La Teste-de-Buch.
Olivier Laban est très attaché au souvenir de cette opération Resur dans les années 70, où des ostréiculteurs français sont allés chercher des huîtres au Japon, dans la région de Miyagi, pour remplacer la portugaise en fin de vie, et sauver ainsi leurs productions.
Le Dr Koike retracera d'ailleurs cette épopée au cours du 1er Mondial de l'huître, organisé du 28 au 30 novembre prochain, sur le bassin d'Arcachon.
L'an dernier, Olivier Laban avait prévu de revenir à Sendai pour lancer une nouvelle opération Resur, afin d'enrayer la baisse du naissain et la surmortalité des huîtres, deux phénomènes qui n'affectent pas les huîtres japonaises. Le tsunami l'en a empêché. Au cours du Mondial de l'huître, toujours, un autre Japonais, le Dr Tetsuo Seki, évoquera les épizooties dans le monde et la prévention des maladies.
Deuxième génération
Cette année, la mission initiée par la Société franco-japonaise d'océanographie (SFJO) a convaincu Olivier Laban de relancer ce projet de « ramener des souches du Japon pour améliorer la production en France », mais cette fois-ci avec des huîtres d'Hiroshima.....
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20 ans du réseau Natura 2000 : 10 lauréats pour les Grands Prix 2012
Dont 3 projets en lien avec la mer
Prix spécial du jury
Syndicat mixte du grand site Gavres-Quiberon (Bretagne)
Préservation et réhabilitation du site d’échouement du TK Bremen (page 43)
Mise en cohérence des politiques publiques
Syndicat mixte des étangs littoraux, Siel (Languedoc-Roussillon)
Mise en oeuvre et animation d’un schéma d’intervention foncière sur les communes des sites Natura 2000 Étangs palavasiens et Étang de l’Estagnol (page 44)
Services de l’État
Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de Basse-Normandie
Film documentaire Natura 2000 : quand biodiversité rime avec démarche partagée (page 25)
Pour en savoir plus, télécharger le document Grands Prix Natura 2012
Natura 2000 en quelques chiffres
Le réseau français de sites Natura 2000 compte 1 753 sites et couvre désormais 6,9 millions d’hectares terrestres, soit 12,5 % du territoire métropolitain et 4 millions d’hectares marins. 1369 sites d'intérêt communautaire sont proposés au titre de la directive habitats, faune et flore, soit 4,6 millions d’hectares terrestres et 2,7 millions d’hectares marins. 384 zones de protection spéciales (ZPS) au titre de la directive oiseaux représentent 4,3 millions d’hectares terrestres et 3,4 millions d’hectares marins.
Des plans de gestion (document d’objectifs) sont actuellement opérationnels sur plus de 1 160 sites ou en cours de concertation sur plus de 400 sites, avec une implication forte des collectivités (75 % des nouveaux comités de pilotage bénéficient d’une présidence assurée par des élus, et 58 % des documents d’objectifs sont portés par des collectivités).
Plus de 2 100 contrats Natura 2000 financés par le ministère du Développement durable et l’Europe ont été signés depuis 2002 (605 sur le plan de développement rural national 2002-2006 et plus de 1 500 depuis 2007) avec les différents acteurs locaux (collectivités territoriales, agriculteurs, forestiers…).
Par ailleurs, plus de 10 % des terrains agricoles en sites Natura 2000 ont fait l'objet de mesures agro-environnementales territorialisées dédiées à la gestion des sites.
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Le 13 octobre 2012  La mer, les coquillages et les hommes (Développement durable)

Marion, apprentie conchylicultrice, nous parle de sa passion pour l'élevage des coquillages et de sa formation au lycée maritime Paul Bousquet à Sète.
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Campagne Nationale Huitres 2012
Le Comité National de la Conchyliculture lance une nouvelle campagne de communication des huitres pour 2012.
"Les huîtres naturellement inimitables"
Celle-ci se déroulera du 15 octobre au 30 décembre 2012 et comprend :
- une campagne TV sur France Télévision et la TNT du 15 au 28 octobre, du 5 au 11 novembre, du 19 au 25 novembre et du 3 au 30 décembre 2012.
- une campagne radio sur France Inter du 17 au 30 décembre 2012.
- une campagne internet du 19 novembre au 30 décembre 2012 sur les sites Doctissimo, Pluzz (France Télévision) et Canal+.
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Avec le CRC Poitou-Charentes, passez des annonces "gratuites" Le Comité Régional de la Conchyliculture Poitou-Charentes propose une nouveau service sur son site Web  : Annonces gratuites.... Des annonces regroupées en 4 rubriques :
  • Coquillages (huîtres, moules, palourdes,...)
  • Emplois (offre et demande d'emploi), 
  • Divers (matériel, établissement,...)
  • Offres / demandes commerciales dans un espace sécurisé pour les adhérents CRCPC
Cliquer Ici pour en savoir plus....
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Zones humides et tourisme
Onzième rencontre du Conseil des Marais
Zones humides et tourisme
Bordeaux / Hémicycle du Conseil régional d’Aquitaine
19 octobre 2012
L’intérêt croissant pour le développement du tourisme durable à l’échelle mondiale a été souligné par l’élaboration récente, dans le cadre de la Convention sur la Diversité Biologique, des « Lignes Directrices Internationales » pour les activités relatives au développement touristique durable. 
L’activité touristique est génératrice de richesses (12 % du PIB mondial, 8 % de l’emploi mondial) mais elle peut aussi être à l’origine de grands déséquilibres économiques et d’impacts sociétaux et environnementaux inquiétants.
Le Conseil régional d’Aquitaine, associé au Forum des Marais Atlantiques dans l’organisation de ce 11ème Conseil des Marais, vous propose de partager l’expérience acquise par des gestionnaires, des propriétaires et usagers d’espaces naturels pour concilier l’activité touristique et la préservation des zones humides.
Cette rencontre sera aussi l’occasion de débattre des perspectives d’amélioration de cette offre touristique dans le respect des populations locales, de l’équilibre des écosystèmes et de l’utilisation rationnelle des zones humides.
Pour plus d’informations et programme : Forum des Marais Atlantiques
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La Baule * Presqu'île de Guérande : Saveurs d'Octobre
1 au 31 octobre 2012
Un nombre important d'animations mettent en valeur les richesses de la mer (poisson, moule, huître, sel...) de la presqu'île guérandaise et de ses ports...
 Pour connaitre le programme complet, cliquer Mairie de La Turballe
Extraits choisis....
Samedi 27 et dimanche 28 octobre
Pénestin : Les mouclades d’automne
Week-end de festivités à Pénestin : Marché Délice, exposition « Couleurs Gourmandes » des peintures de Corinne Poplimont et Maguy Bourzeix, ateliers peinture ou oenologique, animations musicales et gourmandes, démonstrations de cuisine, découverte des champignons, pêche à pied, chapitre annuel de la Confrérie des Bouchoteurs de Pénestin…
Les animations sont gratuites et se déroulent à la salle des fêtes de Pénestin, rue du Calvaire, sauf indication contraire.
Samedi 27 octobre
Récolte d’automne
• 9 h 30 • Durée 1 h 30
Partez à la pêche à pied en compagnie du CPIE Loire-Océane ou préférez la découverte des champignons. Dans les deux cas, munissez-vous de bottes et d’un panier ! RDV Salle des fêtes
Un homme, un chef, un produit
• 16 h15 • Durée 1 h30
Le rendez-vous incontournable des passionnés de cuisine délocalisé pour l’occasion à Pénestin. Démonstrations et astuces culinaires dévoilés par des chefs du Site Remarquable du Goût des marais salants de Guérande.
Concours culinaire de Moules de bouchot
• 17 h 30 • Durée 1 h 30
Orchestré par la Confrérie des Bouchoteurs, ce concours vise à sublimer la savoureuse coquille bleue. Quelle recette originale réveillera cette année les papilles gustatives du jury ?
Renseignements et Inscription préalable en mairie - Tél. 02 23 100 300.
Dimanche 28 octobre
Assérac – Pointe de Pen Be
Une femme, un métier, une passion
• 9 h • Durée 1 h 30
RDV avec Brigitte Métayer qui vous fera partager son métier, sa passion : mytilicultrice. Visite guidée (dans le cadre de l’association pénestinoise Mer et Nature) des bouchots à marée basse. Vous découvrirez les activités « coquillages » de notre région : pêche à pied, élevage d’huîtres, de moules, de palourdes.
Sur réservation au 06 08 52 53 50. RDV sur le parking 50 m à gauche après le restaurant « La ferme marine ». Bottes indispensables -Jumelles conseillées - Tarif : Adulte 4 € - Enfant (6 à 14 ans) 2,5 €.
Mesquer - Mouillage de Lanséria
La pêche aux saveurs
Au son de l’orgue de barbarie, coquillages et crustacés seront de la fête pour cette 5ème édition de la Pêche aux Saveurs. Au menu : Pêche à pied
• 10 h 30 • Durée 1 h 30
Pêche aux algues et coquillages de l’estran en compagnie du CPIE Loire Océane du Pouliguen suivie d’un atelier cuisine d’algues au retour de pêche. Sur inscription.
Cuisine et dégustation de coquillages
• A partir de 12 h
Démonstration de cuisine et dégustation de coquillages avec l’Association Cuisine loisirs. « Quels vins servir avec des Coquillages ? » proposé par la Cave Saint Michel de Guérande.
Jeux et ateliers seront également de la fête: atelier vannerie et panier de pêche, pesée de paniers, concours de chateaux de sable en famille... Renseignements : Office de Tourisme Mesquer-Quimiac
Tél. 02 40 42 64 37. Gratuit.
Dimanche 28 octobre
La Turballe
Laissez-vous conter... La Turballe
• 11 h • Durée 1 h 30
Circuit découverte « Comme des sardines en boîtes » de l’histoire de la ville de La Turballe et de ses conserveries.
RDV devant l’Office de Tourisme. Réservation au Musée « La Maison de la Pêche » - Tél. 02 40 11 71 31. Tarif : Adulte 4, 5 € - Enfant gratuit.
La Turballe
Visite du sardinier Au gré des vents
• 14 h • Durée 1 h
Ce bateau de 24 tonneaux a pratiqué la pêche jusqu’en 1992. Sauvé de la destruction par quelques passionnés, restauré et conservé à flot, embarquez à son bord, pour y découvrir les outils et techniques de pêche, le travail des marins à bord. La visite se fait à quai.
RDV au bateau (2e ponton Pêche). Réservation au Musée « La Maison de la Pêche » - Tél. 02 40 11 71 31. Tarif : Adulte 4, 5 € - Enfant 3, 5 €
Guérande
Laissez-vous conter...
Guérande au temps des Ducs
• 15 h • Durée 2 h
Cette visite théâtralisée vous emmène vers d’autres temps et d’autres lieux. De la porte Saint-Michel à la Collégiale, des personnages historiques croisent votre chemin et vous révèlent la véritable histoire de Guérande au temps des ducs de Bretagne. La visite se terminera par une dégustation de taillis aux épices accompagné de vin d’Hypocras.
RDV et réservation : Office de Tourisme de Guérande - Tél. 0 820 150 044.
Tarif : Adulte 3 € - Enfant (6 à12 ans) 1 €
Dimanche 28 octobre
Mesquer - Salorge de Rostu
Un homme, un métier, une passion
• 15 h 30 • Durée 1 h 30
RDV avec Nicolas Arnould qui vous fera partager son métier, sa passion : Paludier, dans le bassin du Mès. Visite guidée de sa saline et de la salorge de Rostu.
Réservation à l’Office de Tourisme de Mesquer-Quimiac - Tél. 02 40 42 64 37.
Tarif : Adulte 4 € - Enfant (6 à 15 ans) 2 €
Lundi 29 octobre
Haut Pénestin
A la rencontre des paysans de la mer
• 18 h • Durée 1 h 30
Brigitte Métayer, de l’association Mer et nature anime une conférence (suivie d’une dégustation) au cours de laquelle elle présentera la vie de l’estran, le travail des mytiliculteurs et des ostréiculteurs et donnera également des informations sur la pêche à pied.
RDV Café librairie « Le bateau Livre ». Réservation au 06 08 52 53 50
Gratuit
Mardi 30 octobre
Mesquer - Kercabellec
Un homme, un métier, une passion
• 10 h 30 • Durée 1 h
RDV avec Jean-Luc Retailleau qui vous fera partager son métier, sa passion : Conchyliculteur dans le traict de Mesquer. Visite de son exploitation : découverte des métiers d’ostréiculteur et de mytiliculteur, suivie d’une dégustation de 6 huîtres et d’un verre de muscadet.
Réservation à l’Office de Tourisme de Mesquer-Quimiac - Tél. 02 40 42 64 37.
Tarif : 7 €.
Mercredi 31 octobre
La Turballe - Musée « La Maison de la pêche »
Atelier éducatif « Techniques de pêche »
• 17 h • Durée 1 h
Chaluts, hameçons, casiers… quels sont les outils utilisés par les marins pêcheurs ? les différentes espèces capturées par les marins de La Turballe ?
Réservé aux enfants de 6 à 12 ans. Renseignements et réservation:
Musée « La Maison de la Pêche » - Tél. 02 40 11 71 31.
Tarif : Enfant 3,50 €
La Turballe
Film : Le poisson, de la mer à l’assiette
• 18 h 30 • Durée 2 h
La soirée débutera par la projection d’un film « Le poisson, de la mer à l’assiette » et sera suivi d’un échange avec des professionnels de la mer.
Le poisson, de la mer à l'assiette est un film de mise en valeur de la filière halieutique. Il comporte des séquences de pêche en mer de différentes flottilles Turballaises qui ne peuvent être montrées en direct au public. En HD d'une durée approximative d'une heure, il a été commandité par l'office de tourisme auprès d'une société de production.
Ce film montrera pêche pélagique en boeuf, pêche à la palangre, pêche au chalut de fond.
Ensuite, le circuit du poisson conduira les spectateurs à la vente à la criée jusqu'au mareyage et expédition.
Ce film se terminera par la proposition du poisson par des restaurateurs de La Turballe.
Après la projection, un échange avec les pêcheurs et une dégustation de préparations locales clôturera la soirée.
Une dégustation de spécialités turballaise clôturera cette rencontre.
Renseignements et réservation au Musée « La Maison de la Pêche »
Tél. 02 40 11 71 31. Lieu à préciser. Gratuit.
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La science au cœur de la société
Les conférences grand public du Centre Ifremer Bretagne
Conférences Centre Ifremer Brest Plouzané
Salle de conférences Lucien Laubier (216 places)
1625 route de Sainte-Anne, 29 280 Plouzané
Chaque année, le Centre Ifremer Bretagne organise d’octobre à juin, un cycle de conférences destinées au grand public et qui attirent également de nombreux étudiants en sciences marines. Le thème retenu pour ce cycle, qui débutera le 17 octobre prochain, est « la science au cœur de la société ».
Le public pourra découvrir et approfondir ses connaissances sur de nombreux sujets liés aux activités de l’Ifremer et au cœur des préoccupations sociétales : les microalgues : ennemies ou ennemies ?, l’huître face au climat, les marées vertes en Bretagne, les nouveaux enjeux des ressources minérales marines profondes ou encore la compréhension des séismes et tsunamis… A l’issue des présentations, le public est invité à échanger et à débattre avec le conférencier.
 > Les conférences ont lieu un mercredi par mois à 15h30 (durée : environ 1h).
Entrée libre et gratuite
> Adresse : Centre Ifremer Bretagne - salle de conférences Lucien Laubier (216 places)
1625 route de Sainte-Anne, 29 280 Plouzané
> Les conférences sont filmées et mises en ligne sur la web TV de l’Ifremer
Pour toutes informations, cliquer Ifremer
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Le 12 octobre 2012
Pour Joël Gicquel, conchyliculteur et mytiliculteur au sillon de Talbert, et ses associés, Philippe et Vincent Le Moullec, chaque grande marée est un moment important dans la mesure où ils peuvent venir travailler sur les bouchots situés au large du sillon de Talbert.
3 à 5 kg de moules par poteau au lieu de 30
Les moules, qui grandissent au large, bénéficient d'un espace naturel pour grandir mais, et ce n'est pas la première fois, la récolte a été gravement endommagée par les bans de daurades qui ont dévoré les moules en grande quantité. «C'est encore pire cette année», affirme Joël Gicquel. Cette fois, plus de la moitié de la production a disparu, les daurades ont arraché les filets et il ne reste quasiment rien sur les piquets. En effet, sur 30 kg de moules que devrait produire un poteau, 3 à 5 kg sont récupérés seulement. Le réchauffement climatique est-il responsable de cette situation? La question est posée et le mytiliculteur est inquiet. «L'année est catastrophique, le début de l'été trop froid n'a pas permis aux moules de grossir correctement, faute de nourriture suffisante, et voilà à présent que la récolte que nous aurions dû faire lors de la marée d'équinoxe est ravagée par les daurades. Heureusement que nous avons une activité diversifiée, avec les huîtres, mais là aussi nous devons faire face à la mortalité des juvéniles et subir une forte baisse de production.»
Des laminaires envahissantes....
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Politique Maritime Intégrée (PMI)
Les 5 priorités de l'Europe : les énergies marines renouvelables, l'aquaculture, la biotechnologie, l'exploitation des ressources du sous-sol et le tourisme côtier
Les ministres européens en charge des questions maritimes, réunis à Limassol à l'initiative de la présidence chypriote de l'Union européenne, ont adopté une déclaration commune sur la politique maritime intégrée. ils ont décidé de donner un nouvel élan à l'ambition maritime européenne, dans la suite du Livre Bleu de 2007 qui fixait les grands contours des politiques maritimes pouvant être coordonnées au niveau européen. Cette nouvelle déclaration fixe cinq secteurs prioritaires de travail pour l'action à venir : les énergies marines renouvelables, l'aquaculture, la biotechnologie, l'exploitation des ressources du sous-sol et le tourisme côtier.
Une nouvelle donne saluée par le ministre Frédéric Cuvillier, qui souligne qu' « il faut libérer le potentiel économique de nos mers, littoraux et territoires d'outre-mer. La France plaide pour une croissance bleue, créatrice de richesses durables, autour de la construction navale, du transport maritime, de la recherche, des énergies marines renouvelables, de la pêche durable et des ports, en promouvant l'enseignement et la formation aux métiers de la mer ». 
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Comment concilier 2 priorités européennes qui s'opposent en France : aquaculture et tourisme côtier !!!
L'association Difenn (défense du Fret et de ses environs) créée le 26 juillet de cette année pour défendre l'espace maritime, veut empêcher l'extension du parc à huîtres à Rostellec et la création de trois parcs de captage au Zorn d'une surface de 7 167 m 2 sur la commune du Fret. Des courriers ont été envoyés à différents organismes (mairie, DDTM (Direction départementale des territoires de la mer)...), des tracts et des pétitions distribués. Michel Diverrès, ostréiculteur, sera présent avec un représentant de la DDTM et le maire, Daniel Moysan, sur le site le 19 octobre. Les adhérents préparent une motion avant cette rencontre. Ils se sont rencontrés vendredi soir pour échanger les actions à venir.
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L'association Difenn (défense des intérêts en breton) a vu le jour le 28 juillet dernier. Son objectif : défendre la qualité de vie dans les secteurs du Fret, du Zorn, de Rostellec, de Saint-Driec, de Saint-Fiacre et de ses environs.
1.100 signatures
Forte de 110 adhérents, elle a lancé une pétition contre l'implantation de parcs à huîtres à Rostellec et au Fret. Près de 1.100signatures ont été collectées à ce jour. Ce projet contre l'implantation de parcs à huîtres est le premier combat de l'association, qui entend mener d'autres actions : intervention auprès des autorités compétentes pour provoquer ou suggérer les mesures susceptibles d'assurer la propreté, la sécurité et le bien-être des résidants, ainsi que la sauvegarde et l'amélioration de l'environnement, du cadre de vie, de la nature et du littoral; opposition à toute dégradation du site, notamment à l'octroi de permis de construire ou de concessions modifiant le cadre de vie et la qualité environnementale du site à toutes nuisances, pollutions ou perturbations.
Rassemblement le 19 octobre
Vendredi soir, une réunion a été organisée à la Maison Ursule, au Fret en présence d'une trentaine de membres. Dans un premier temps, la présidente a énuméré les actions entreprises par le bureau, dont l'envoi de courriers et de dossiers aux différents organismes: Direction départementale des territoires maritimes (DDTM), préfecture du Finistère, mairie de Crozon, etc. La préparation du rassemblement prévu le 19 octobre sur la grève du Zorn était également à l'ordre du jour. Une motion est en cours de validation par les membres et son conseil d'administration avant de rencontrer les officiels. «L'association est battante. Elle bouge grâce à tous les gens intéressés et concernés par ce projet de parcs à huîtres», a précisé la présidente qui rappelle, à l'occasion, que le Zorn est un lieu de pêche remarquable avec dorades et bars qui viennent agrémenter le menu des habitants de ce quartier. Le bureaude l'association est ainsi composé : présidente, Marie-Françoise Mérour; secrétaire, Caroline Fabien; trésorière, Bénédicte Duigou.
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Le 11 octobre 2012 3e Rencontre nationale des acteurs du monde de la pêche et de l’aquaculture
10 au 12 octobre 2012
Etaples sur mer et en Baie de Somme
Le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie organise avec l’appui de l’Agence des Services et Paiement (ASP) et du groupe « Trois Estuaires de la Canche, l’Authie et de la Somme », une rencontre nationale des acteurs du monde de la pêche et de l’aquaculture qui se déroulera du 10 au 12 octobre 2012 à Etaples sur Mer et en Baie de Somme.
Cette troisième rencontre est l’occasion d’un échange entre tous les acteurs sur la mise en œuvre du fonds européen pour la pêche (FEP) et les retombées des projets qu’il a permis de financer pour les territoires depuis 2010.
Les représentants des 11 territoires impliqués viendront présenter les projets financés sur leur périmètre comme par exemple : développer des circuits courts de commercialisation, organiser une offre de pescatourisme, mettre en place un réseau de surveillance de la qualité des eaux…
Enfin, le bilan des réalisations de l’axe 4 (voir ci-dessous) du fonds ainsi que son évaluation à mi-parcours permettront de se projeter dans la programmation du fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP).
Télécharger Ici pour voir les projets financés
Qu’est-ce que le FEP ?
Mis en place depuis 2007, le FEP a pour but d’améliorer la compétitivité du secteur pêche et aquaculture et de conforter sa durabilité sur les plans environnemental, social et économique. Il est doté d’un budget global européen de 3,8 milliards d’euros pour la période 2007-2013, la dotation pour la France s’élevant à 216 millions d’euros.
Parmi les axes majeurs du FEP , l’axe 4 est un programme innovant lancé en 2010, chargé de financer des stratégies locales en faveur du développement durable des zones dépendantes de la pêche et de l’aquaculture.
Avec un mode de gouvernance original qui invite professionnels, élus et autres acteurs à élaborer une stratégie de développement pour leur territoire, la France a sélectionné 11 groupes répartis sur l’ensemble de la façade littorale métropolitaine.
L’axe 4 du fonds européen pour la pêche dédié au développement durable des zones côtières dépendantes de la pêche et de l’aquaculture c’est :
  • 11 territoires impliqués dans la démarche : Bassin d’Arcachon – Val de l’Eyre ; Pays d’Auray ; Groupe FEP Cornouaille ; Côte Basque – Sud Landes ; Mer et Terroirs du Cotentin et du Bessin ;Etang de Thau et sa bande côtière de Frontignan à Agde ; Pays Marennes Oléron ; Rivage méditerranéen des Pyrénées ; Trois Estuaires de la Canche, l´Authie et la Somme ; Groupe FEP Varois ; Groupe FEP Corse ; 
  • 8 régions et 13 départements partenaires ; 
  • près de 200 projets programmés pour 5,8 millions d’euros de crédits publics à ce jour ; 
  • près de 11 millions d’euros de crédits européens et nationaux disponibles ; 
Programme de la 3e rencontre nationale des acteurs du monde de pêche et de l’aquaculture du 10 au 12 octobre 2012 à Etaples sur mer et en Baie de Somme
Mercredi 10 octobre 2012 
19h : Accueil des participants au Centre Maréis (ouvert à la presse)
19h30 : Ouverture de la rencontre avec : (ouvert à la presse)
M. Gérard MONTASSINE, Président du groupe Fonds européen pour la pêche (FEP) Trois Estuaires
Mme Cécile BIGOT, directrice des pêches maritimes et de l’aquaculture au ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie 
M. Jean-Claude BAHEUX, Maire d’Etaples sur Mer
20h00 : Inauguration de l’exposition photos « l’axe 4 du FEP et ses projets» (ouvert à la presse)
Attention l’ensemble de la rencontre les 11 et 12 octobre est fermée à la presse
Jeudi 11 octobre 2012
9h30 – 13h :   Forum de discussion des acteurs de l’axe 4 du FEP
Ateliers, mini-conférences et visites en simultané, au choix des participants
13h15 – 14h30 : déjeuner
-  14h30 – 18h30 : évaluation de l’axe 4 et perspectives dans le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP)
-  14H30 – 15h00 : Plénière : « Les principales tendances de l’évaluation nationale de l’axe 4 » ; Présentation par le bureau d’étude en charge de l’évaluation
-  15H00 – 16h30 : Ateliers simultanés» -  17H00 – 18h30 : Table ronde : « Les enseignements de l’évaluation et les perspectives de dans le futur FEAMP », avec : 
Isabelle GARZON, Commission européenne, Chef de l’unité actions structurelles atlantiques de la DG Mare
Cécile BIGOT, directrice des pêches maritimes et de l’aquaculture au ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie
Vincent LENA, Conseil Régional du Nord Pas de Calais, Conseiller régional, membre de la Commission Mer de la Région
Jean LEPETIT, Conseil Général de la Manche, Conseiller général
Goulven Brest, Président du Comité National de la Conchyliculture
Gérard ROMITI, Président du Comité National des Pêches Maritimes et Elevages Marins
Jean Michel Labrousse, Président du groupe FEP Arcachon-Val de l’Eyre
18h30 :   Conclusion des échanges par Cécile Bigot
20h30:   Dîner au Touquet
Vendredi 12 octobre 2012 : visites de terrain
9h15 – 10h30 :   Saint Valéry sur Somme - Visite commentée en bateau de la Baie de
Somme
11h00 – 12h30 :   Le Crotoy - visite du centre conchylicole et entretiens avec des pêcheurs à pied
Pour plus d'informations, cliquer Ministère de l'Ecologie
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Domestication in Finfish Aquaculture
Olsztyn (Poland)
23-25 octobre 2012
Innovations dans l'aquaculture des poissons avec une référence particulière à la reproduction. Projet financé par l'Union européenne par le Fond européen pour la pêche (FEP), qui prévoit des fonds pour l'industrie de la pêche et les communautés côtières pour les aider à s'adapter aux conditions changeantes du secteur et devenir économiquement et écologiquement durable.
Pour plus d’informations, cliquer Innovafish
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Du développement durable à la croissance verte : Quels impacts sur l’emploi, les métiers et les formations ?
Synthèse Inter Carif-Oref réalisée par le Groupe Info
Carif : Centre d’animation, de ressources et d’information sur la formation
Oref : Observatoire régionaux emploi formation
MAJ 05/09/2012
Remarque personnelle : Les professionnels de la mer, pêcheurs, conchyliculteurs et aquaculteurs, les grands oubliés des métiers et des formations de la croissance verte !!!
Notion introduite en 1987 par le rapport Brundtland de l’ONU, le développement durable s’inscrit, depuis lors, dans les politiques de développement au niveau mondial : de nouvelles façons de consommer et de produire se  sont  développées pour prendre en compte la protection de la planète.
D’un point de vue économique, pour beaucoup, le développement durable concerne des filières dont on présume qu’elles sont créatrices d’emplois nouveaux dans le domaine de la protection de l’environnement. Or, il s’avère que le développement durable n’est pas restreint à ce seul domaine.
En effet, s’il apparaît que le développement durable  va créer des emplois dans le domaine de l’environnement, il va aussi et surtout impacter d’autres secteurs ainsi que des métiers traditionnels qui vont devoir s’adapter et faire évoluer leurs compétences.
Réalisée à la demande des directeurs des Carif-Oref, cette synthèse, fruit du travail collaboratif du réseau des documentalistes, fait un état des lieux de la prise en compte du développement durable dans l’économie française en tant que facteur influençant les secteurs économiques, et avec eux, l’emploi, les métiers et la formation.
Elle s’attache tout d’abord à définir les termes récurrents liés à cette problématique.
Elle décrit ensuite l’évolution de cette prise en compte dans les politiques internationales et européennes, et sa déclinaison au niveau national, concrétisée par le Grenelle de  l’environnement.
Puis elle aborde les recommandations sur l’emploi et la formation, formulées, pour chaque filière, par les comités de filières, dans le cadre du Grenelle.
Les perspectives d’emploi présentées dans ce cadre, sont mises en regard des différents rapports publiés.
De même, les conséquences  des politiques menées en faveur de la formation et des "métiers verts" sont analysées et les réalisations en matière de formation supérieure sont décrites.
Un état des lieux de l’avancée de la prise en compte du développement durable dans les onze filières définies par le  Grenelle est réalisé, présentant également les nouvelles perspectives et orientations spécifiques.
Enfin, la synthèse est  complétée d'informations régionales, présentant les enjeux du développement durable dans les territoires.
Pour télécharger le document, cliquer Carif
En Poitou-Charentes, la croissance verte se fera sans les métiers de la mer ?
La région Poitou-Charentes tourne le dos à ses professionnels de la mer, des métiers considérés comme des sentinelles de l'environnement côtier... Pourtant, la Charente-Maritime se classe parmi les plus grands départements halieutiques de l'hexagone (dans le peloton de tête avec les départements bretons et normands) 
Catalogue de formations des métiers de la croissance verte
L'ARFTLV et l'Onisep Poitou-Charentes ont mis à jour le catalogue de formations, initiales, continues et en apprentissage, des métiers de la croissance verte.
Les secteurs concernés : Agriculture, aquaculture, sylviculture, Energies renouvelables, Gestion et traitement des déchets, Gestion et traitement de l’eau, Génie de l’environnement, Eco-construction, Management environnemental, Achats - logistique – transport – vente.
L’aquaculture n’apparaît que dans les titres, mais aucun lien avec une formation ou un établissement de formation...
Consulter le catalogue.
Pour en savoir plus sur les métiers et les formations de la croissance verte en Poitou-Charentes, cliquer Ici
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Frédéric Cuvillier a participé dimanche 7 et lundi 8 octobre à une réunion informelle des ministres européens en charge des questions maritimes, à Limassol, à l’initiative de la présidence chypriote de l’Union européenne.
Les ministres ont adopté une déclaration politique qui donne un nouvel élan à l’ambition maritime européenne. La mer est un levier de croissance et d’emploi, autour des énergies bleues, de l’aquaculture, des biotechnologies, de l’exploitation des ressources minérales et du tourisme. L'océan génère en Europe 495 milliards d'euros de richesse, et fait vivre 5,4 millions d'Européennes et d'Européens.
Pour Frédéric Cuvillier, cette démarche, qui avait été introduite dans le débat électoral par le Président de la République, marque une approche globale et intégrée, seule à même de créer de nouveaux emplois et de défendre ceux qui existent. « Il faut libérer le potentiel économique de nos mers, littoraux et territoires d’outre-mer », indique Frédéric Cuvillier, rappelant que la France possède la deuxième façade maritime mondiale. « La France plaide pour une croissance bleue, créatrice de richesses durables, autour de la construction navale (300.000 emplois), du transport maritime, de la recherche, des énergies marines renouvelables, de la pêche durable (24.000 marins embarqués) et des ports, en promouvant l’enseignement et la formation aux métiers de la mer ».
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Le 10 octobre 2012
Mardi dernier, à la récréation de 15 h, les élèves du collège Saint-Joseph de Cancale ont eu la surprise d'avoir une délégation Japonaise qui souhaitait les rencontrer.
M. Shigeatsu Hatakeyama, ostréiculteur, victime du Tsunami, accompagné par Yuko Larcher, épouse de Bertrand Larcher gérant du Breizh café, qui faisait la coordination entre les hommes de la mer, Bretons et les Japonais suite au terrible tremblement de terre.
Remercier les élèves
Il y a eu un séisme au Japon il y a quelque temps, une ancienne élève du collège Saint-Joseph, Fostine Allaume, avait organisé une vente de galettes et de crêpes dans l'établissement pour envoyer les dons au Japon, une partie de ces dons a servi à reconstruire un lycée maritime au Japon.
« M. Shigeatsu Hatakeyama vient ici pour vous remercier de ce qui a été fait là-bas », commente Marc le Saint, directeur de l'établissement. « Cette action n'est pas insignifiante, le Japon n'est pas la porte à côté. »
Jusqu'alors, les actions humanitaires, faites de temps en temps par le collège, ont eu très rarement des retours. « M. Hatakeyama a souhaité intervenir pour remercier les élèves. C'est très important et très respectueux. »
Les huîtres en commun
M. Shigeatsu Hatakeyama est ostréiculteur, mais Il est également un professeur de l'université de Kyoto, lauréat de « Héros des forets de l'ONU », spécialiste dans le domaine de la recherche de la relation entre la mer et la rivière. Afin d'honorer le geste des élèves, M. Hatakeyama a chanté en Japonais, l'histoire d'une petite plante qui poussait dans la mer et qui servait à nourrir les huîtres. « On l'appelle le plancton et, ce que nous avons en commun chez vous, dans vôtre beau pays tout comme chez nous, ce sont les huîtres », a-t-il précisé sous les applaudissements de près de 180 élèves avant de partir mercredi faire une conférence au lycée maritime de Saint-Malo (filière de Cancale) et rencontrer les producteurs.
Ce périple s'est poursuivi par une visite à la mairie du Vivier-sur-Mer pour échanger les idées sur l'écosystème de la terre et la mer avant de s'achever par un programme de visites « Mytili-Bouchots » mytiliculture dans la baie du Mont-Saint-Michel. Lire aussi : Tsunami. Shigeatsu  Hatakeyama, ostréiculteur à Kesennuma, témoigne....
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En déplacement hier sur le bassin d'Arcachon (lire ci dessous), le préfet Michel Delpuech, nouvellement en poste, a consacré la fin de journée à la rencontre des professionnels au siège du Comité régional conchylicole (CRC). Dommage que cette visite, qui fut longue à établir auprès des ostréiculteurs, survienne alors que le président, Olivier Laban, est en déplacement au Japon (il rentre aujourd'hui).
Ainsi, c'est Jean-Charles Mauviau, le directeur du CRC, qui a, aux côtés d'ostréiculteurs, accueilli le représentant de l'État à Gujan-Mestras. Après une présentation didactique et chiffrée de l'activité, il en est vite venu à parler de la mortalité. « Quelle en est la cause ? », a demandé Michel Delpuech qui, dès le départ, a confessé son ignorance en la matière.
Le Mondial de l'huître
Le préfet a ainsi été mis à jour des problèmes d'herpès virus et de bactéries vibrio existant depuis quatre ans. « Pourquoi cette date de 2008 ? », a-t-il voulu savoir. Ce à quoi Jean-Charles Mauviau a répondu en parlant de l'émergence d'un variant, venu d'ailleurs et qui, d'après l'approche épidémiologique de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer, proviendrait d'un centre.
« Où ? » a voulu savoir le préfet. « Au centre ouest de la France… Ce qui ne change rien », a répondu le directeur du CRC. « Le virus est là, en France et dans le monde et c'est pourquoi notre président a voulu échanger et voir comment d'autres pays producteurs ayant connu des épizooties ont réagi. »
Et de présenter au préfet et au sous-préfet, Jean-Pierre Hamon, le prochain et premier Mondial de l'huître, qui se tiendra du 28 novembre au 2 décembre, autour d'une vingtaine de pays. Un «carrefour mondial » réunissant producteurs et scientifiques.
La fermeture de Smurfit
Après cela, Jean-Charles Mauviau a parlé de la « double peine » du bassin d'Arcachon depuis trois ans : la mortalité associée à l'absence de captage. L'occasion pour l'ostréicultrice Angelika Hermann de présenter à Michel Delpuech des collecteurs, afin que ce dernier visualise des fixations de bébés huîtres. « Merci de me montrer tout cela, je ne connaissais absolument pas », a-t-il dit. Ont ensuite été évoquées les solutions envisagées pour sortir de cette « ornière », dont les recherches de souches étrangères résistantes et les programmes de repeuplement des bassins naisseurs. L'objet d'ailleurs du déplacement d'Olivier Laban. « Il y a aussi la question de la qualité de l'eau », a enfin posé Jean-Charles Mauviau, en évoquant l'accident survenu cet été à l'usine Smurfit. « Si l'on en croit les pouvoirs publics tout est rentré dans l'ordre. Si on écoute radio cabanes, l'arrêt de l'activité de l'usine correspond à la reprise du naissain. »
« C'est à nous de l'imposer »
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Mardi 9 octobre, à Angers, une délégation du syndicat Jeunes agriculteurs a protesté contre la baisse des crédits à l’installation, devant la Direction départementale des territoires (DDT).
Selon le syndicat agricole, le projet de loi de finances prévoit une baisse de 30 % des crédits à l’installation en 2013. « Les JA ne cautionnent pas les soldes sur l’installation », ont écrit les agriculteurs sur une bâche.
6 000 agriculteurs par an
Pierre Bessin, directeur départemental des territoires, est venu à la rencontre des manifestants. Il dément les chiffres du syndicat : « Selon le cabinet du ministère, 294 millions d’euros seront affectés à l’installation en 2013. Cela sera suffisant pour répondre à l’objectif d’installer 6 000 agriculteurs par an. »
Des actions similaires ont eu lieu dans une quarantaine de départements en France....
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Richesses ou déchets ? Alors que des industriels convoitent le gisement d'algues vertes en baie de Lannion, l'agglo dénonce des «pressions». Et refuse d'hypothéquer le plan de lutte au nom de l'emploi.
Voir également
«Est-ce la mort du Plan algues vertes ?». Jean-Claude Lamandé, vice-président de Lannion-Trégor agglomération, ne mâche pas ses mots. La semaine dernière, au conseil communautaire, l'élu de Plestin-les-Grèves a dénoncé des «pressions» dont serait victime la collectivité.
Pointés du doigt, des industriels, empressés de vouloir transformer le fléau en filon. Également dans le collimateur, les services de l'État, suspectés de vouloir forcer la main de l'agglo (*). Pour Jean-Claude Lamandé, envisager «une filière sur un déchet» ne tient pas la route. Primo, parce que les algues vertes «ne sont pas une richesse». Secundo, parce que confier leur ramassage et leur exploitation au privé revient, «quelque part, à encourager la pollution. C'est l'éradication des algues vertes qu'on vise, non leur prolifération».
250 emplois à la clé
Un «problème majeur de déontologie» que Jean-Claude Lamandé étaye en évoquant la dangerosité de l'ulve, comparée à un «produit chimique. Tant qu'il n'y aura pas de réglementation sur letransport, le stockage et lamanipulation de ces algues, cen'est pas acceptable», estime l'élu qui rappelle que la responsabilité des maires peut être engagée en cas de pépin.
Et ce ne sont pas «les 150 emplois» promis au printemps dernier «par un groupe européenqui ne nous a pas dit son nom (il recherche 70.000 tonnes annuelles pour pouvoir produire un emballage, ndlr) qui vont changer la donne», précise Jean-Claude Lamandé. Lequel n'est pas davantage séduit par le projet d'Ulvans, groupement qui associe l'entreprise Olmix (56) et la Sica de Saint-Pol-de-Léon (29). Un projet qui vise à extraire des molécules stimulant les défenses des plantes ainsi que des protéines très nutritives pour les poissons.
Avec ces protéines, «on pourra nourrir des poissons en Asie», s'enthousiasme Hervé Balusson, P-DG d'Olmix. À la clé, une centaine d'emplois, à Plouénan (29).
«C'est un comble ! Plus on sera pollué et plus on créera de l'emploi, c'est ça ?», s'étrangle René Ropartz, maire de Saint-Michel-en-Grève, qui renvoie au préjudice subi par l'industrie touristique. «On ne demande d'avoir accès qu'à 2.000 ou 3.000 tonnes d'algues (sur 20.000 échouées chaque année), pour valider ces technologies et faire démarrer notre usine», répond le patron d'Olmix, qui rejette tout risque sanitaire dans le process.
«Le principe de précaution ne doit pas devenir une précaution de principe», prévient Éric Perchais, chargé d'affaires d'Oseo, établissement public financier qui soutient le projet Ulvans. «Les algues ne sont pas une pollution quand elles ne sont pas encore échouées. On peut en tirer des produits qui améliorent l'environnement. Je connais Olmix depuis une douzaine d'années et c'est l'une des entreprises les plus vertes de Bretagne.»
Hervé Balusson regrette «ce dogmatisme, selon lequel on doit faire disparaître les algues. En Bretagne, on connaît les algues et on sait les valoriser. C'est une technologie qui peut s'exporter ». Et qu'il ne veut pas laisser à d'autres.
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Le coût économique des catastrophes naturelles à plus que triplé au cours des trente dernières années pour atteindre 3.500 milliards de dollars, ont évalué mercredi la Banque mondiale et le gouvernement du Japon qui ont appelé les Etats à agir.
"Nous avons besoin d'une culture de prévention", a déclaré le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, cité dans un communiqué commun avec le gouvernement japonais.
Il a souligné que si "aucun pays ne peut s'isoler du risque de catastrophe naturelle, tous peuvent réduire leur vulnérabilité".
"La prévention peut s'avérer beaucoup moins coûteuse que la réponse apportée à une catastrophe naturelle", a-t-il ajouté, en marge de l'assemblée annuelle de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, qui se tient cette semaine à Tokyo.
Au cours des dix dernières années, la Banque mondiale a financé près de 18 milliards de dollars d'activités liées à des catastrophes naturelles, qui ont permis de protéger des vies dans quelque 92 pays....
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Des chercheurs de l'Institut de Nanosciences du Conseil national des recherches (Nano-Cnr) de Lecce, en collaboration avec des collègues de l'Université de Mainz en Allemagne, ont démontré comment produire en laboratoire des microfibres de dioxyde de silicium en s'inspirant des éponges marines qui synthétisent ce matériau. Ce procédé est déjà en phase de brevetage, et pourrait devenir une véritable technologie alternative aux méthodes actuelles de production industrielle, en étant plus économique et écologique.
"La silice ou dioxyde de silicium est le minéral le plus courant dans la nature, et il est le composant principale du verre, des céramiques et de la plus grande partie des fibres optiques. Il est également utilisé dans les processus de catalyse, les dispositifs électroniques et dans beaucoup de technologies médicales", explique Dario Pisignano du Nano-Cnr qui a coordonné les chercheurs. "Dans la nature il existe différents organismes capables de synthétiser la silice : de nombreux types d'éponges de mer par exemple, utilisent une protéine, la silicatéine, pour déclencher la synthèse de la silice et en guider la croissance en une structure ordonnée qui deviendra l'échafaudage de leur squelette".
L'équipe du Nano-Cnr, qui travaille au sein des Laboratoires de 'l'université du Salento, dont font partie Alessandro Polini, Stefano Pagliara et Andrea Camposeo, a reproduit en laboratoire ce mécanisme biologique complexe. "En utilisant une variante synthétique de la silicatéine et des techniques lithographiques, nous avons orienté la croissance de la silice pour obtenir la géométrie désirée. Les microfibres artificielles obtenues sont similaires à la structure microscopique du squelette d'une éponge naturelle", poursuit le chercheur. "Des structures de ce type pourraient être intégrées comme guide optique pour la lumière dans des microdispositifs portables, les lab-on-a-chip, qui nécessitent de transporter des signaux lumineux sur des distances réduites avec une extrême précision. Nous travaillons encore sur les applications potentielles de la bio-silice synthétique afin de réaliser des couches électriquement isolées pour l'électronique".
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Dès aujourd'hui, quiconque sillonne la mer, pour des raisons professionnelles ou personnelles, pourra signaler les déversements effectués par les bateaux grâce à Argo Sentinel, une application de téléphone portable téléchargeable gratuitement chez Google Play. Cette application a été développée par le Laboratoire des signaux et images (Si-Lab) de l'Institut de science et technologies de l'information du Conseil national des recherches de Pise (Isti-Cnr).
"Grâce à cette technologie permettant de signaler les taches d'hydrocarbures, il sera plus simple et plus rapide d'en informer la capitainerie du port le plus proche", explique Massimo Martinelli de l'Isti-Cnr. "L'utilisateur de l'application a le choix entre deux boutons pour avertir de la présence d'un déversement de taille inferieure ou bien supérieure à 20 mètres. Un champ à texte permet de compléter la description par des observations. La latitude et longitude seront transmises automatiquement grâce au positionnement GPS du téléphone".
L'application est née dans le contexte du projet Argomarine, financé par l'Union Européenne pour la sauvegarde de l'écosystème marin des zones protégées, tel que le Parc National de l'Archipel Toscan et le Parc National Maritime grec de Zakhymos, coordinateurs du projet.
"Les signaux envoyés avec cette application sont transmis au Marine Information System, le centre névralgique du réseau Argomarine mis au point par l'Isti-Cnr. Les informations sont ensuite analysées et intégrées à des modèles mathématiques permettant de prévoir l'évolution de la pollution, grâce à des données météorologiques fournies par des satellites, des véhicules sous marin, des bouées et des systèmes embarqués sur bateaux. Les informations que nous recevrons contribueront ensuite à donner vie à la première carte de l'état de santé de la mer". La version Ios pour iPhone sera bientôt disponible.
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Le 9 octobre 2012
"Effet Récif artificiel" : Les cages d’élevage attirent les poissons sauvages !

En Norvège, il y a une abondance de lieu noir et de cabillaud autour des fermes de poissons, mais les pêcheurs ne sont pas autorisés à exercer leurs activités à moins de 100 m des cages d'élevage....
Les scientifiques norvégiens de Nofima et de l'Institut de recherche marine étudient comment les pêcheurs pourraient tirer profit de l’« effet récif artificiel » des cages d’élevage de saumon...
Des nasses de grandes dimensions seraient une solution....
Pour plus d’informations sur Nofima : Better utilization of wild fish around fish farms
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Professeur à l'université de Kyoto, au Japon, Shigeatsu Hatakeyama était, mercredi, à Cancale (35). Aux ostréiculteurs bretons, il a donné une surprenante recette pour lutter contre la mortalité des huîtres: planter des arbres!
Âgé de 70 ans, Shigeatsu Hatakeyama a consacré sa vie à l'ostréiculture et à étudier, avec d'autres scientifiques japonais et américains, les interactions entre la terre et la mer. Notamment quand, en 1980, le Japon a connu une baisse importante de sa production d'huîtres. À la suite de ses recherches, ce professeur au centre de pédagogie et de recherche en sciences du terrain à l'université de Kyoto a entrepris, en 1989, avec d'autres pêcheurs, de reboiser les forêts, initiative qui lui a valu une reconnaissance officielle de l'ONU. Car ses travaux ont, en effet, abouti au résultat suivant : le fer et l'acide fulvique que contient l'humus permettent à la chlorophylle de se fixer sur le phytoplancton et d'oeuvrer à la photosynthèse. Les remous des rivières et le brassage de la mer activent ensuite ce processus. Et les coquillages ont alors de quoi se nourrir. Depuis 2004, Shigeatsu Hatakeyama présente inlassablement les résultats de ses études à travers le monde. «Depuis le big-bang, le fer est présent sur terre. Mais, pour l'acide fulvique, il faut de l'humus en amont, donc des arbres», a-t-il expliqué à ses amis français.