mardi 28 février 2012

La fourniture d'aliments, un bon indicateur de la croissance aquacole ?

La fourniture d'aliments, un bon indicateur de la croissance aquacole ?

L'alimentation peut représenter jusqu'à 60% du coût de production d'un poisson d'élevage. C'est le "gasoil" du pisciculteur ! L'aliment est de très loin l'intrant principal des piscicultures intensives, bien plus que le coût des larves de crevettes et alevins de poissons capturés par le pêcheur indonésien pour les élevages aquacoles de l'île de Java (sur la photo).

L'Indonésie se classe au 3e rang mondial de l'aquaculture avec une production de 4,697 millions de tonnes en 2009. L'aquaculture représente près de la moitié de la production halieutique totale du pays qui s'est élevée à 9,796 millions de tonnes (Pêche + Aquaculture).

Ce qui place l'Indonésie au 2e rang mondial, loin derrière la Chine avec ses 60 millions de tonnes.

« La demande d’aliments pour l’aquaculture est un bon indicateur de la « santé » de l’aquaculture en Indonésie », selon Denny Indradjaja de l’association indonésienne des fabricants d’aliments pour l’aquaculture (Indonesian Feed Mills Association – Aquaculture Division).

Les chiffres sont parlants. 1,026 million de tonnes d’aliment en 2010, 1,100 million de T en 2011 et une hausse prévue de 12% en 2012 pour atteindre 1,232 million de tonnes.


Ces aliments aquacoles qui font vivre une industrie de l'alimentation animale de plus en plus prospère, concernent essentiellement les piscicultures (Chanos chanos, carpes, mérous,...) et les crevetticultures….

Toutefois, la vente d’aliments aquacoles ne permet pas de connaitre toute la réalité de l’aquaculture d’un pays. Les fabricants d'aliments visent uniquement l’aquaculture dite de « Transformation » (les élevages qui transforment des aliments composés de farine/huile de poisson et de produits végétaux, en poisson ou crevette).

Les coquillages, les algues et l’agro-pisciculture ne sont pas concernés par les aliments aquacoles. On parle d’aquaculture de « Production » (qui "transforme" (ou valorise) la production primaire du milieu en coquillages, algues,...).

En Indonésie, l'algoculture et la rizipisciculture sont bien plus importantes en quantité que les élevages nourris avec des aliments aquacoles… Avec une production de 2,9 millions de tonnes, les algues (essentiellement des algues rouges pour l'industrie) représentent les 3/5 de l'aquaculture indonésienne.

Philippe Favrelière (à partir de l’article de Allaboutfeed : Aquafeed use in Indonesia shows continued growth

Autres articles :

Photographie : Java (Indonésie) : Pêcheur de larves de crevettes et d'alevins de Chanos chanos pour les élevages

Pour aller plus loin...

Enjeux et stratégies des fabricants d’aliments pour animaux

La compétitivité du maillon nutrition animale vue par ses acteurs et ses interlocuteurs

FranceAgriMer

Mars 2014

Dans un contexte économique difficile pour les filières animales, FranceAgriMer a réalisé une étude sur les stratégies mises en place par les fabricants d’aliments pour animaux, sur la compétitivité de ce maillon et son positionnement au sein des filières animales.

La démarche d’étude s’est organisée autour des trois questions classiques de la réflexion stratégique :

Quels sont les atouts et handicaps de ce secteur dans le contexte actuel ?

Quelles sont les opportunités et menaces pour demain ?

Quelles sont les perspectives stratégiques de ce maillon ?

Réalisée sur la base d’entretiens des fabricants d’aliments pour bétail et d’interlocuteurs gravitant autour de ce maillon, cette synthèse décrit les principaux enjeux pour demain de ce maillon.

Cliquer Ici pour télécharger cette étude de FranceAgriMer

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Le 30 novembre 2013

InVivo-Nutrition : "Nous sommes à la veille d'une révolution dans le domaine aquacole...."

Nous sommes à la veille d'une révolution dans le domaine aquacole. On s'attend à ce que la production aquacole soit cinq fois plus importante dans les prochaines années. Car produire du poisson revient moins cher que de produire de la viande. Et la planète n'a pas les moyens de faire du boeuf pour tout le monde.

InVivo NSA (Nutrition Santé Animales) dépend du Groupe coopératif InVivo, le plus grand groupe agricole français avec un chiffre d'affaires de plus de 5 milliards d'euros... InVivo NSA investit actuellement dans l'alimentation aquacole notamment dans les pays du Sud-Est asiatique (Vietnam, Indonésie...) et au Brésil...

Morbihan. Après cinq usines et un laboratoire, InVivo NSA veut une Maison de l'innovation

Au cours de l'année, InVivo-Nutrition et Santé Animales a inauguré cinq usines dans le monde et un laboratoire d'analyses alimentaires à Saint-Nolff. InVivo NSA veut aller encore plus loin.
                         
Source : Ouest France  par Nathalie JAY

Entretien avec Hubert de Roquefeuil, directeur général d'InVivo NSA.

Votre groupe est surtout connu pour la production d'aliments pour animaux. Vos autres activités?

Outre l'alimentation animale, nous avons développé le médicament vétérinaire, les additifs alimentaires et les laboratoires d'analyse dans le domaine de l'alimentation.

Nous allons développer la recherche et production d'extraits de plantes destinés à améliorer la santé animale. Le but : réduire la consommation de médicaments. Enfin, notre grand projet est la création d'une Maison de l'innovation sur notre site de Saint-Nolff.

En quoi consiste ce projet ?

Cette Maison sera consacrée à la recherche et au développement. Le but est d'y rassembler une centaine de chercheurs dans des domaines différents, comme l'innovation industrielle, l'action scientifique, mais aussi le marketing.

Nous voulons en faire une vitrine mondiale. La construction démarrera au printemps. Nous investirons plusieurs millions d'euros. Pour le Morbihan, c'est une très grande chance. J'espère que nous aurons le soutien du Département.

Vos orientations économiques ?

Nous avons cédé plusieurs de nos usines françaises à des groupes coopératifs. Nous avons démarré ces transferts en 2010. Aucun emploi n'a été perdu. Cela nous a pris beaucoup de temps, mais c'était nécessaire. Car nous ne pouvons être concurrents de nos propres actionnaires.

Parallèlement, nous avons fortement développé notre activité internationale. Nous avons gardé 25 usines en France et nous en comptons une cinquantaine à l'étranger. Cela représente au total près de 5 700 salariés. Cette année, nous avons créé cinq usines à l'étranger. En France, nous avons racheté une usine du nord spécialisée dans les seaux à lécher. Il s'agit de seaux remplis de minéraux pour les ruminants et les chevaux. Nous sommes leader français dans ce domaine.

Où sont ces cinq nouvelles usines ?

Nous avons inauguré plusieurs usines dans le domaine de l'aquaculture depuis novembre, dont deux unités au Brésil, une à Saïgon, au Vietnam et, en juin dernier, une sur l'île de Java, en Indonésie.

Nous avons construit une usine de petfood (Ndlr. : aliments pour animaux de compagnie) au Mexique qui a démarré en février dernier. C'est une des plus modernes d'Amérique centrale. Entre 50 et 70 personnes travaillent dans chacune de ces usines.

Connaissez-vous des difficultés économiques ?

Nous progressons. Nous aurons même un meilleur résultat que l'an passé, malgré un contexte dégradé en Europe. Nous avons aussi subi la hausse des matières premières, notamment du soja. Nous nous battons pour ne pas faire un modèle à la Doux. Nous diversifions nos activités et nous voulons être présents sur plusieurs pays à la fois.

Enfin, notre chance : ne pas déprendre de banques ou de fonds de pensions. Notre actionnariat est coopératif. Cela permet donc d'avoir une vision à moyen et long terme.
Comment voyez-vous l'avenir de l'alimentation animale ?

Nous sommes à la veille d'une révolution dans le domaine aquacole. On s'attend à ce que la production aquacole soit cinq fois plus importante dans les prochaines années. Car produire du poisson revient moins cher que de produire de la viande. Et la planète n'a pas les moyens de faire du boeuf pour tout le monde.

Le problème sera de trouver des solutions pour ne pas polluer l'eau. Nous avons créé des centres de recherches dans ce domaine au Mexique, Brésil et Vietnam. 

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Le 18 juin 2012


Avec une production d’environ 120 000 t par an, l’alimentation aquacole représente une goutte d’eau dans le marché de l’alimentation animale, qui s’établit à 22 millions de tonnes. Une petite taille qui n’empêche pas la profession d’être structurée autour du SPPA. François Loubère, directeur général de Biomar et président du Syndicat Professionnel des Producteurs d’Aliments Aquacoles, fait un point sur la filière.

La Revue de l’Alimentation Animale : Que représente la filière d’aliments aquacoles en France ?

François Loubère : L’alimentation aquacole est une petite filière puisque nous produisons environ 120 000 tonnes d’aliments par an, dont 55 000 pour le marché français et le reste pour l’export. C’est vraiment peu par rapport au total des aliments pour animaux fabriqués en France, qui est de l’ordre de 22 millions de tonnes (1).

Néanmoins, depuis 2005, nous arrivons à stabiliser les volumes de production alors que, dans le début des années 2000, nous avons dû faire face à une véritable crise. En effet, nos clients ont été impactés par des conditions météorologiques très mauvaises en été (canicule) et des prix de marché en dessous des coûts de production, ce qui a provoqué de nombreuses fermetures d’élevage.

RAA : Comment se structure la filière ?

François Loubère : « Depuis 2005, nous arrivons à stabiliser les volumes de production. »

FL : Nous sommes trois fabricants principaux en France. Biomar et Skretting sont deux entreprises avec des profils de groupes internationaux et plusieurs usines. Chaque entreprise a deux usines dédiées à l’alimentation aquacole (2). Enfin, Le Gouessant, en Bretagne, est une coopérative qui fabrique de l’aliment, commercialise des productions animales et produit des céréales. L’alimentation aquacole n’est qu’une partie de son activité. 
Sur 6 usines du groupe, une seule est consacrée à l’alimentation aquacole. (...)

RAA : Quels sont vos facteurs de croissance ?

FL : Malheureusement, ils sont peu nombreux puisque la production d’aliments aquacoles est directement indexée sur la santé économique de l’aquaculture. En France, c’est une activité qui se développe peu du fait d’une réglementation lourde et contraignante et d’une méconnaissance de la profession. En effet, à chaque fois qu’un projet est lancé, on assiste à une levée de bouclier systématique de la part des pouvoirs publics et des riverains.

L’autre levier de croissance pour nos entreprises est l’exportation. En effet, la consommation mondiale de poisson ne cesse d’augmenter. Il y a donc des marchés à prendre à l’international.

RAA : La filière souffre-t-elle de l’augmentation du prix des matières premières ?

FL : Le prix des matières premières est la principale problématique de notre profession. Celles-ci représentent 80 % du prix final de l’aliment pour poisson et elles n’ont cessé d’augmenter ces dernières années. La farine de poisson, par exemple, est passée de 800 €/tonne à 1 200 €/T en 4 ans. Nos entreprises ne peuvent pas absorber entièrement ces hausses de prix, nous sommes donc contraints de les répercuter sur le prix de nos produits et, malheureusement, cela ne fait que contribuer à la fragilité de la filière aquacole. Mais le niveau élevé de recherche dans notre métier nous permet de trouver des solutions de substitutions de matières premières et d’optimisation des formules qui contribuent largement à adoucir l’impact économique auprès de l’éleveur tout en préservant les performances d’élevage. (...)

RAA : Quels sont les enjeux de demain pour les producteurs d’aliments ?

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Le 9 mai 2014

Les algues. Atout d'avenir pour la nutrition et la société Olmix


Elles peuvent aussi être une source innovante pour la santé. Le point sur les recherches, avec le CCSTI, lundi à Lorient. La société Olmix présentera le groupement baptisé Ulvans.

Source : Ouest France

Une fois par mois, le CCSTI/Maison de la Mer propose un rendez-vous au public pour débattre avec des chercheurs ou des experts de questions relatives à la pêche, à l'industrie navale et au littoral.

Lundi, il sera question du traitement et de la valorisation des algues pour la nutrition et la santé animale et végétale. Et ce, avec François Gallissot, coordinateur du projet Ulvans pour la valorisation des algues, du Dr Pi Nyvall-Collen, responsable recherche et développement du groupe Olmix et du Dr Gilles Bedoux, maître de conférences, enseignant-chercheur à l'UBS.

Olmix réunit quatre PME bretonnes et deux laboratoires universitaires dont celui de biotechnologie et chimie marines de l'Université de Bretagne-Sud. Ils sont regroupés pour créer une nouvelle filière de valorisation des algues et ouvrir de nouveaux marchés à l'export.
Des enjeux

Avec ce groupement baptisé Ulvans, Olmix et ses partenaires entendent valoriser les algues vertes en Bretagne, depuis la récolte jusqu'à leur transformation en produits innovants pour les secteurs de la nutrition et de la santé animale et végétale et leur commercialisation dans le monde entier.

Cet ambitieux projet régional répond aux enjeux de demain, dans une période où l'innovation, l'écologie, l'emploi et l'exportation sont au coeur de toutes les préoccupations en France. La conférence a pour objet le montage de cette nouvelle filière et les premiers résultats obtenus.

Lundi 12 mai, à 18 h 30, dans l'amphithéâtre de la station Ifremer 8, rue François-Toullec. Entrée libre. Renseignements : CCSTI/Maison de la Mer, tél. 02 97 84 87 37 ou www.ccstilorient.org

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Des poulets bourrés d'algues plutôt que d'antibiotiques

La laitue de mer contient des antioxydants, des protéines, des minéraux. Une PME bretonne, Olmix, extrait des composants de cette algue pour renforcer le système immunitaire des animaux, et réduire ainsi l'usage des antibiotiques dans les élevages.

Source : Marine et Océans

En mars, l'association de défense des consommateurs UFC Que Choisir poussait un cri d'alarme, estimant, après analyse, qu'un quart des volailles présentent des bactéries résistantes à un ou plusieurs antibiotiques.

Une antibiorésistance qui peut être transmise à l'homme par la consommation de cette viande. Le gouvernement a beau avoir lancé un plan EcoAntibio 2012-2017 qui prévoit de réduire de 25% en cinq ans l'usage vétérinaire d'antibiotiques, le recours à ces substances est encore trop "automatique", surtout en traitement préventif.

A la naissance, l'éleveur peut injecter un antibiotique à un veau, au cas où il développerait une maladie. En élevage de volailles, c'est pire car l'éleveur doit agir vite compte tenu de la courte vie des animaux (30 jours pour un poulet standard). Dans certains pays, les éleveurs peuvent même rajouter encore des antibiotiques dans les gamelles.

Pour réduire cette consommation, il faut avant tout améliorer la conduite des élevages: bien-être animal, bâtiments sains et de tailles suffisantes, la proximité favorisant la propagation d'une maladie. Mais les éleveurs peuvent aussi doper les gamelles avec des biostimulants.

"On récolte la laitue de mer pour en extraire des antioxydants, des protéines, des minéraux. Ensuite, selon les besoins de l'animal, on ajoute sous forme de poudre ces molécules à son alimentation afin de renforcer son système immunitaire, ce qui lui permet de résister à l'attaque des bactéries", explique Alain Reocreux, responsable du développement international chez Olmix.

Résultats: des éleveurs qui réduisent de 40 à 80% leur utilisation d'antibiotiques, selon lui.

- Des plantes pour neutraliser les symptômes -

La PME bretonne, qui emploie 250 personnes, est présente dans 64 pays et réalise 80% de ses 60 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'export. Car dans les pays en développement, comme le Nigeria, ces compléments alimentaires permettent en outre de baisse les coûts de production.

Une autre entreprise française, Biodevas, propose ce type de solutions naturelles mais à partir de 120 plantes dont elle extrait les actifs. Le laboratoire sarthois utilise la technologie de gestion du stress oxydatif, qui permet de réduire la sensibilité des êtres vivants aux agressions extérieures.

"On ne vas pas tuer la maladie mais on va neutraliser les symptômes, et empêcher sa déclaration à l'état clinique", explique François Blua, son directeur général.

Les producteurs des poulets de la célèbre coopérative locale, Loué, utilisent massivement leurs produits. "Sur les poulets, on a à gérer tout un tas de parasites, les vers plats, les vers longs: l'utilisation de ces produits nous permet de les réguler et c'est très efficace", explique Yves de la Fouchardière, son directeur général.

Dans la coopérative, ils testent des plantes, des huiles essentielles, de l'argile, tout ce qui pourrait réduire l'usage de produits de synthèse. "On est même devenu le premier consommateur de sirop de grenadine en France, qu'on rajoute dans l'eau pour faire boire à nos poulets une plante qui sent mauvais", plaisante à moitié Yves de la Fouchardière.

Biodevas, créée en 2005 par François Blua et son père Jean-Louis, docteur en pharmacie, affiche des taux de croissance de 20 à 30% par an. Elle emploie 25 personnes et espère bien monter à 40 d'ici deux ans.

Pour eux, leurs produits sont plus pointus qu'une simple tisane car ils prélèvent les actifs naturels scientifiquement, avec un taux d'efficacité certifié à chaque fois.

Olmix comme Biodevas participeront au "Forum biocontrôle" organisé par le ministère de l'Agriculture mardi à Paris. Ce grand rendez-vous vise à consolider cette industrie des bio-alternatives aux pesticides et aux antibiotiques, en plein développement. Les deux entreprises proposent d'ailleurs le même type de solution pour les végétaux.

Mais si beaucoup d'alternatives sont déjà proposées en production végétale, peu le sont encore dans les élevages. Tant que la demande des éleveurs ne sera pas là, l'offre tardera à grossir, fait valoir le directeur général de Loué.

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Le traitement des algues pour la nutrition et la santé animale et végétale

Le lundi 12 mai 2014, conférence organisée dans le cadre des "lundis de la mer" à la Maison de la Mer : CCSTI de Lorient

Olmix, 4 PME bretonnes et 2 laboratoires universitaires, dont le Laboratoire de Biotechnologie et Chimie Marines de l'Université de Bretagne-Sud, se sont regroupés pour créer une nouvelle filière de valorisation des algues et ouvrir de nouveaux marchés à l'export.

Avec ce groupement baptisé ULVANS, Olmix et ses partenaires souhaitent valoriser les algues vertes en Bretagne, depuis la récolte jusqu’à leur transformation en produits innovants pour les secteurs de la nutrition et de la santé animale et végétale et leur commercialisation dans le monde entier.

Cet ambitieux projet régional répond parfaitement aux enjeux de demain, dans une période où l’innovation, l’écologie, l’emploi et l’exportation sont au cœur de toutes les préoccupations en France.
La mise au point de nouveaux produits pour les secteurs de la santé, de la nutrition animale et végétale vise plusieurs objectifs principaux :
  • Le développement de nouveaux produits pour le secteur de la santé animale en substituant les molécules chimiques par des molécules bio-sourcées bénéfiques notamment pour le développement des défenses immunitaires,
  • Le remplacement de protéines animales utilisées dans l’alimentation animale et l’élevage aquacole,
  • La substitution de certains herbicides, insecticides et fongicides par des produits naturels issus de matières algales, solutions phytopharmaceutiques durables,
  • La commercialisation de ces produits naturels et innovants en France mais surtout à l'exportation sur des marchés à fort potentiel comme en Asie du Sud Est et en Chine.

La conférence a pour objet le montage de cette nouvelle filière et les premiers résultats obtenus.

Par François GALLISSOT, coordonnateur du Projet ULVANS, valorisation des algues, Dr Pi NYVALL-COLLEN, PhD, responsable Recherche et Développement Groupe OLMIX, Dr Gilles BEDOUX, maitre de conférences, enseignant-chercheur à l’Université de Bretagne Sud.

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lundi 27 février 2012

Japon. A Otsuchi, le tsunami a eu raison de la coopérative de pêche ?

A Otsuchi, le tsunami a eu raison de la coopérative de pêcheurs ?

A Otsuchi, il y avait plus de 17.000 habitants et 650 bateaux dans le port de pêche. Le 11 mars 2011, le tsunami a emporté plus de 1300 personnes et 620 embarcations.

Le raz-de-marée dévastateur n’a laissé que ruines tout autour de la baie d'Otsuchi et fait fuir plusieurs centaines de familles, notamment les plus jeunes.

En janvier, cette communauté côtière a perdu son poumon économique, son principal pourvoyeur d'emplois et de revenus, lorsque la coopérative de pêche locale a fait faillite. Et les chercheurs de l’institut océanographique ne remettront probablement plus jamais les pieds dans leur centre de recherche qui avait pourtant résisté à la déferlante (ci-dessous photo prise par l’US Navy le 15 mars 2011).

Sans sa coopérative de pêche, Otsuchi part à la dérive !

Un an après le tsunami, la plupart des débris qui jonchaient le port de pêche, ont été déblayés, mais une question se pose maintenant : faut-il reconstruire ou partir ?

Otsuchi compte désormais 13.300 habitants. Un tiers de la population a plus de 65 ans.

« Nous sommes à la croisée des chemins », résume le maire, Yutaka Ikarigawa, pour qui « tout retard dans la reconstruction provoquera un second drame », l'exode.

Pour certains habitants, le choix est simple.

« Nous quitterons Otsuchi si mon mari ne peut prolonger son emploi ce printemps », prévient Yuki Tanaka, une mère de famille. « Avoir un port d'attache est important, mais l'avenir de nos enfants passe avant tout ».

La bourgade a perdu son principal pourvoyeur d'emplois et de revenus en janvier, lorsque la coopérative de pêche locale a fait faillite.

La jeune Riho Nagaoka, 18 ans, a déjà décidé pour sa part de quitter les lieux dès sa sortie du secondaire fin mars.

« Il n'y a rien à faire ici », constate-t-elle en contemplant une voie de chemin de fer désaffectée. « C'est ma ville d'origine, mais pas la ville de mon avenir. Je ne pourrai pas concrétiser mes rêves ici ». Cyberpresse : Un an après le tsunami: reconstruire ou partir ?

Coopérative de pêche, poumon économique des communautés côtières japonaises

Suite à venir

samedi 25 février 2012

Eolien Offshore : Alstom sur la liste noire de la Banque mondiale !

Corruption : Alstom sur la liste noire de la Banque mondiale !

Alstom, le géant français du transport et de l’énergie… Et bientôt de l’éolien offshore…

Au moment où le candidat Sarkozy visitait l’usine d’Alstom à La Rochelle, la Banque Mondiale (BM) épinglait Alstom Hydro France pour corruption à Washington…

Le 22 février 2012, le candidat aux élections présidentielles déjeunait dans la cantine d'une usine exemplaire, une société qui « réussit » et dans laquelle les salariés se lèvent tôt… Le 22 février 2012, la Banque mondiale annonçait la sanction à l'encontre de la multinationale française pour des actes illicites dans un projet hydro-électrique en Zambie…

Alstom impliqué dans les projets éoliens offshore…

En France, les appels d'offres sur l'éolien offshore concernent principalement des multinationales, Gdf-Suez, Seimens, Iberdrola, Alstom, Edf, Areva, Eiffage, Vinci,...
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Face à ces opérateurs internationaux, la pêche côtière qui sera l'activité la plus impactée par les infrastructures offshore, représente bien peu de choses…

Les pêcheurs devront rester vigilants…

Même si, Alstom se défend dans un communiqué, « la concertation engagée de longue date avec l’ensemble des acteurs locaux – pêcheurs, communes, élus, riverains – a permis d’aboutir d’ores et déjà à un large consensus sur les quatre sites. Le consortium mené par EDF Energies Nouvelles rassemble les partenaires stratégiques, Dong Energy, Nass&Wind Offshore, wpd Offshore, et Alstom. »



Même si Patrick Bessy, vice-président responsable de la communication chez Alstom, se défend en prétendant que ces actes de corruption sont d’un autre temps…

Ce contrat remonte à 2002. Aujourd’hui, nous n’avons pas les moyens de contredire les affirmations de la BM. Et en plus, il s’agit d’une somme ridicule. Dans ces circonstances, il était plus simple de négocier un arrangement.» Patrick Bessy ne cache pas son irritation vis-à-vis de la justice suisse qui, selon lui, a mis la puce à l’oreille de la BM: «Cette condamnation est la conséquence directe de l’enquête menée par le Ministère public de la Confédération en 2008. Les Suisses ont voulu fouiller dans trois affaires anciennes. Apparemment, ils voulaient en faire des exemples.»

Le porte-parole a tenu à souligner que «ces affaires datent d’un autre temps et ne reflètent pas les pratiques actuelles. A l’époque, il était encore légal de déduire des commissions des impôts. A présent, selon un audit de SGS, notre système éthique est parmi les plus solides de la place.» Le fait d’être exclue des appels d’offres n’inquiète pas Alstom. «Nous pouvons toujours y participer par le biais d’autres filiales», déclare Patrick Bessy….

Pour aller plus loin....

Programme Eolien en Mer sur Ministère de l'Ecologie et du développement Durable

Bilan sur l'éolien offshore en Europe

Situation de l'éolien en mer

Carte interactive de l’éolien offshore en Europe avec l'emplacement des projets éoliens, cliquer Google

Interactive map of offshore wind-energy in Europe

Bilan positif pour la recherche sur l'éolien en mer

La plateforme de recherche RAVE (Research at Alpha Ventus) a organisé une conférence internationale du 8 au 10 mai 2012 pour présenter un bilan de ses recherches menées depuis 2009 [1]. 300 participants issus de l'industrie et de centres de recherche français, belges, danois, espagnols, britanniques, norvégiens et allemands, se sont ainsi rendus à Bremerhaven (Basse-Saxe), chef-lieu de l'éolien off-shore allemand [2].

Le parc Alpha Ventus est un site test de l'énergie éolienne en mer du Nord, le premier parc allemand off-shore, inauguré en 2009. Soutenu par le Gouvernement fédéral et de grandes entreprises énergétiques allemandes (E-On, Vattenfall et RWE), le site éolien dans sa totalité a produit 270GWh en 2011, sa première année complète de fonctionnement, un chiffre largement supérieur aux attentes des exploitants. Autre chiffre notable, en 2011, le parc a affiché un taux de disponibilité de 97% et plus de 4.400 heures de fonctionnement en base.... Suite et source Bulletin électronique Allemagne

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Après l’étalement urbain, voici l’étalement marin

L’offshore est la solution pratique pour réduire l’impact et l’emprise des activités humaines sur le littoral. La mer côtière est en voie de colonisation et de privatisation. L’appropriation en est facile ; il n’y a pas de populations indigènes, seulement des organismes aquatiques peu experts en matière de pétitions et de contentieux juridiques. La tendance est à mettre en mer ce qui embête à terre. Les Energies Marines Renouvelables à quelques kilomètres de la côte s’inscrivent dans cette tendance. Elles sont le cheval de Troie d’autres installations et d’autres emprises.

Les promoteurs d’éoliennes offshore et d’hydroliennes sont experts en communication et en sémantique. Ils se présentent comme de paisibles rentiers du vent et des courants. Ils construisent des « fermes » éoliennes et hydroliennes. En vérité, ce sont des usines. Les syndicats d’énergies renouvelables, Areva, EDF, utilisent les mêmes méthodes de communication et de persuasion que pour le nucléaire : concertations restreintes, informations cloisonnées, voyages d’étude et petites promesses particulières, travaux préliminaires, bluff technologique, marginalisation des opposants.

Les éoliennes offshore exposent la sécurité maritime, les oiseaux, les mammifères marins et les ressources halieutiques à des risques multiples et simultanés, avant la construction (dépollution pyrotechnique), pendant la construction, pendant l’exploitation et en post-exploitation. Les bruits peuvent provoquer des lésions des systèmes auditifs et font fuir les mammifères marins et les poissons. Les pales et les lumières tuent des oiseaux ou des chauve-souris. Avec la construction et le redoublement des parcs éoliens offshore de grande dimension, les effets cumulatifs et transfrontaliers sur la faune marine et aviaire sont redoutés. Les contraintes et les garanties financières de démantèlement restent floues.

Les hydroliennes ont une réputation de hachoir à dauphins et à poissons. Il convient de vérifier si elle est justifiée. Pour ce qui concerne le démantèlement, ça s’avère d’ores et déjà corsé. Depuis la mi-septembre 2012, l’hydrolienne d’EDF à destination du site de Paimpol-Bréhat est enlisée dans la rade de Brest. La turbine et sa barge support y ont été accidentellement immergées à la suite de la défaillance d’un treuil. L’ensemble de 850 tonnes gît toujours dans la vase malgré les efforts d’EDF et de ses sous-traitants.

Robin des Bois souhaite un bilan global du fait et du faisable dans ces filières et un renforcement de leur régime juridique dès le stade expérimental. L’examen objectif des coûts économiques et environnementaux, des risques et des bénéfices est aussi nécessaire.

Ce communiqué est diffusé à l’occasion de la séance d’installation du Conseil National de la Mer et des Littoraux du 18 janvier 2013. Ce conseil, dont Robin des Bois est membre, est chargé d’assurer le suivi du Grenelle de la Mer, de veiller à la cohérence des politiques maritimes et de participer aux travaux de prospective et d’évaluation dans les domaines intéressant la mer. Source : Robin des Bois

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L'annuaire de la filière française des Energies Marines Renouvelables est disponible

L'annuaire de la filière française des énergies marines renouvelables (EMR) recense près de 130 entreprises, PME, ETI et grands groupes, disposant de compétences et d'expertise dans les différentes filières des énergies marines renouvelables.

Avec ses 11 millions de km² et des milliers de kilomètres de côtes réparties sur quatre façades maritimes – Mer du Nord, Manche, Atlantique et Méditerranée – et en Outre-Mer, la France dispose, selon le SER, d'un atout majeur pour développer les énergies marines renouvelables.

Hydrolien (énergie des courants), houlomoteur (énergie de la houle et des vagues), éolien en mer (posé ou flottant), et ETM (énergie thermique des mers) sont les technologies actuellement disponibles sur le marché.

L'annuaire est téléchargeable sur le site du SER.


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Revue de presse

Le 2 avril 2012

La Commission de régulation de l'énergie recommande de déclarer infructueux l'appel d'offres sur le parc du Tréport et de confier les quatre autres champs à EDF Alstom et Dong.

Mauvaise nouvelle pour les français GDF Suez et Areva et l'espagnol Iberdrola. Au terme de son analyse, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) vient de recommander à l'Etat d'attribuer quatre des cinq parcs éoliens offshore en jeu au consortium mené par EDF, Alstom et le danois Dong, indiquent plusieurs sources.

« EDF a été très offensif sur les prix », explique un proche du dossier. Selon la CRE, l'appel d'offres devrait par contre être déclaré infructueux sur la zone du Tréport (Seine-Maritime), où le consortium regroupant GDF Suez, Vinci et la CDC Infrastructures est seul en course, avec Areva comme fournisseur d'éoliennes.

Dans le cadre de cet appel d'offres de 10 milliards d'euros, le prix de l'électricité produite compte à hauteur de 40 % contre 40 % pour les retombées industrielles et 20 % pour l'impact sur l'environnement.

Réunions à l'Elysée et Matignon

Le gouvernement n'est pas obligé de suivre l'avis de la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Confier quatre parcs à EDF et Alstom aurait l'inconvénient de réduire les retombées industrielles du programme éolien en mer tout en irritant Bruxelles.

Areva a besoin de gagner deux parcs, avec GDF Suez ou avec Iberdrola, pour pouvoir construire des usines en France. Associé à EDF et Dong, Alstom avait quant à lui déclaré qu'il avait besoin de trois champs éoliens pour installer des sites industriels dans l'Hexagone.

Des réunions auront lieu lundi à l'Elysee et mercredi matin à Matignon sur le sujet réunion, en vue de trancher sur la question. Les résultats de l'appel d'offres sont attendus d'ici la mi-avril.

EMMANUEL GRASLAND ET THIBAUT MADELIN

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Le 6 avril 2012

Désignation des lauréats du premier appel d’offres « éolien en mer »

Désignation des lauréats du premier appel d’offres « éolien en mer » : la France lance le développement d’une nouvelle filière industrielle (Communiqué de presse du 6 avril 2012)

Voir les dossiers Eolien Offshore :
Le Gouvernement a lancé le 11 juillet 2011 un premier appel d’offres pour le développement de capacités de production d’électricité par énergie éolienne offshore. La date limite de remise des offres était fixée au 11 janvier 2012.

Cet appel d’offres représentait une puissance maximale de 3 000 MW répartie sur 5 zones : Le Tréport, Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire. Cet appel d’offres avait pour objectif de franchir une première étape vers l’objectif de 6 000 MW d’éolien en mer et d’énergies marines à horizon 2020, inscrit dans le Grenelle Environnement. Cette capacité de production représente environ 1000 à 1200 éoliennes, qui fourniront l’équivalent de la consommation annuelle de 4,5 millions de foyers.

Les offres des candidats ont été notées selon 3 critères :
- la qualité du projet industriel et social (40 %),
- le prix d’achat de l’électricité proposé (40 %),
- le respect de la mer et de ses usages (20 %).

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a transmis au Gouvernement le 28 mars 2012 son rapport de synthèse sur l’analyse des offres. La CRE souligne que l’ensemble des dossiers reçus sont de bonne qualité, avec des propositions industrielles solides. Néanmoins, les prix d’achat de l’électricité proposés par les candidats présentent des écarts significatifs et dépassent, dans certains cas, le prix plafond fixé par le cahier des charges de l’appel d’offres.

Le Gouvernement annonce aujourd’hui les lauréats suivants, après en avoir saisi la CRE, qui en a pris acte :
- Fécamp (Seine-Maritime, puissance 498 MW), lauréat : Eolien Maritime France ;
- Courseulles-sur-Mer (Calvados, puissance 450 MW), lauréat : Eolien Maritime France ;
- Saint-Nazaire (Loire-Atlantique, puissance 480 MW), lauréat : Eolien Maritime France ;
- Saint-Brieuc (Côtes d’Armor, puissance 500 MW), lauréat : Ailes Marines SAS ;
- Le Tréport (Seine-Maritime – Somme), déclaré sans suite.

La société Eolien Maritime France (EMF), dont les actionnaires principaux sont EDF Energies Nouvelles et Dong Energy Power, énergéticien danois, (le lorientais Nass & Wind ndlr) propose des éoliennes fournies par Alstom.

La société Ailes Marines SAS, dont les actionnaires principaux sont Iberdrola, énergéticien espagnol, et EOLE-RES SA, propose des éoliennes fournies par Areva et des partenariats avec Technip et STX notamment.

La zone du Tréport n’a pas fait l’objet d’une concurrence suffisante, présente le prix d’achat de l’électricité le plus élevé parmi les 5 zones, et entraîne à elle seule une surcharge de l’ordre de 500 millions d’euros pour la Contribution au Service Public de l’Electricité. De ce fait, afin d’éviter une augmentation inconsidérée des factures d’électricité, l’appel d’offres sur la zone du Tréport est déclaré sans suite.

La décision du Gouvernement concernant les 4 autres zones se base sur la conviction qu’une filière industrielle pérenne doit s’appuyer sur plusieurs acteurs structurants, que l’effort industriel et donc le risque associé doit être réparti sur différents opérateurs, afin de s’assurer que les objectifs fixés dans le cadre du Grenelle Environnement sont respectés dans la durée. Ce choix permet aussi de garantir la sécurité d’approvisionnement et de bénéficier de l’expérience d’opérateurs étrangers dans ce domaine.

La sélection de ces lauréats permet dès à présent le déploiement d’une puissance totale de près de 2 000 MW, un investissement de 7 milliards d’euros, et la création de 10 000 emplois industriels directs dans les régions Pays-de-la-Loire, Bretagne, Basse-Normandie et Haute-Normandie. Des usines de fabrication d’éoliennes (turbines et pâles) seront implantées à Saint-Nazaire, à Cherbourg et au Havre. Des usines d’assemblage et de fondations seront créées à Saint-Nazaire, Brest, Cherbourg et au Havre. Un grand nombre d’industriels déjà présents sur la façade maritime, en particulier les Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, bénéficieront d’importants contrats de sous-traitance. Des centres d’exploitation et de maintenance seront localisés dans 4 ports : La Turballe, Saint-Brieuc, Ouistreham, et Fécamp.

Un nouvel appel d’offres sera lancé dès le second semestre 2012 pour de nouvelles zones de développement éolien offshore, comprenant notamment la zone du Tréport et la zone de Noirmoutier. « Cette décision va permettre à la France de poursuivre le développement des énergies renouvelables, qui sont à côté de l’énergie nucléaire l’un des deux piliers de notre politique énergétique. En 5 ans, la capacité éolienne terrestre installée en France a été multipliée par 4, et la capacité photovoltaïque par 200. L’objectif de 6 000 MW de capacité éolienne en mer et d’énergies marines sera lui aussi atteint. Les objectifs fixés dans le Grenelle Environnement sont atteints. Cette décision va aussi conduire au développement d’une nouvelle filière industrielle à vocation mondiale, avec 10 000 emplois industriels créés, et de positionner la France parmi les leaders mondiaux de l’industrie éolienne offshore. Il s’agit d’un double succès, pour notre politique énergétique et pour notre politique industrielle », a conclu Eric BESSON. Source : Communiqué de presse Ministère de l’Industrie

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13 avril 2012

Au Danemark, beaucoup de poissons dans le parc éolien offshore

L'étude de l'effet du parc éolien de Horns Rev 1 sur la vie des poissons a été réalisée en partenariat entre DTU Aqua, Orbicon, DHI et NaturFocus. Une étude sous la responsabilité de Orbicon en collaboration avec DTU Aqua chargé des analyses et des expérimentations.

Effect of the Horns Rev 1 Offshore Wind Farm on Fish Communities
Follow-up Seven Years after Construction

DTU Aqua Report No 246-2011

By Simon B. Leonhard, Claus Stenberg and Josianne Støttrup (eds.)

The report has also been issued by the Danish Energy Authority, www.ens.dk

Pour télécharger l'étude (en anglais), cliquer poisson

Poissons en plein essor autour des parcs éoliens

La première étude danoise sur la façon dont un des parcs éoliens les plus grands dans le monde affecte la vie marine est maintenant terminée. Elle montre que les éoliennes et les poissons vivent très bien ensemble. En effet, certaines espèces de poissons ont même augmenté en nombre.

Les 80 turbines de Horns Rev 1 ont été installées à la pointe occidentale du Danemark, il y a 9 ans. Ce parc éolien offshore se situe dans des eaux peu profondes, pas plus de 20 mètres de profondeur, dans une zone généralement riche en poissons.

Les biologistes ont comparé les données recueillies avant la mise en service des éoliennes et depuis...
«Notre étude a montré que les turbines n'ont pas affectés la vie des poissons dans la zone», explique Claus Stenberg, biologiste de DTU Aqua.

"Effet Récifs artificiels"

En effet, on constate l'arrivée de plusieurs espèces nouvelles sur les enrochements autour des turbines. Le pied de chaque mât est protégé par des roches qui limitent les effets de l’érosion et des courants. C’est probablement la présence de ces 80 petits récifs artificiels qui a attiré les poissons...


Les chercheurs avait hâte de savoir comment les espèces qui vivent sur les immenses fonds sableux comme le lançon, seraient impactées par les turbines... Le lançon est l'un des poissons les plus importants pour l'industrie de la pêche minotière au Danemark.

«L'étude montre que les parcs éoliens ne sont pas une menace, et tout particulièrement pour le lançon. Le lançon très sensible à la granulométrie des fonds à besoin d'un sable fin, dans lequel il s'enfonce... Les "machines" n'ont pas eu d'incidence sur la taille des grains de sable sur le fond, pas plus que sur le nombre de lançons », selon le biologiste....

Une nouvelle forme de trame bleue ?

Bon pour la biodiversité les parcs éoliens marins ? Pas si vite, répondent les chercheurs. «Depuis que Horns Rev 1 a été mise en service, la pêche y a été interdite. Très normalement, la ferme éolienne est devenue une sorte de petite zone protégée. Cela étant, elle occupe une trop petite surface pour contribuer à une reconstitution des stocks régionaux de poissons, estime Claus Stenberg. Il faudrait pour cela mettre bord à bord plusieurs parcs éoliens.» (Journal de l'environnement)

Pour plus de détails, cliquer DTU Aqua.

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Le 23 avril 2012


Navalu : De la conchyliculture à l’éolien offshore

L'éolien tire Navalu vers le haut (La Tribune)

Navalu a inventé le premier bateau permettant de débarquer des personnes sur des éoliennes offshore, même avec des creux de 4 mètres. Les Anglais l'ont déjà commandé.

NxS 24 : c'est le nom de code de la dernière innovation mise au point par le chantier vendéen Navalu. NxS 24 est un catamaran spécialement dédié à la maintenance des éoliennes offshore. A peine mis au point en septembre dernier, il a été acheté en deux exemplaires par une société anglaise, Enviroserve, pour une livraison prévue l'an prochain.

C'est en 2009 que Navalu, touché par la crise financière comme par celle de l'ostréiculture, commence à songer à ce bateau. « En sachant que des champs éoliens offshore allaient être installés en France, nous avons cherché ce que nous pouvions en faire », explique son gérant Bernard Minguet. L'entreprise est donc allé étudier les nouveautés dans le pays le plus avancé sur le marché, l'Angleterre. « Nous y avons rencontré des utilisateurs, des personnes qui faisaient le transport pour la maintenance des éoliennes ».

400 000 euros de développement

Le chantier identifie une attente majeure : lors du débarquement de personnes comment faire « coller » au mieux le navire à l'éolienne, le tout sans casser le moteur. «Nous avons donc mis au point un catamaran avec deux moteurs par coque. Le navire peut donc être maintenue contre l'éolienne, y compris avec des creux de quatre mètres», poursuit Bernard Minguet....

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Le 16 mai 2012

Bilan sur l'éolien offshore en Europe

Situation de l'éolien en mer

Carte interactive de l’éolien offshore en Europe avec l'emplacement des projets éoliens, cliquer Google

Interactive map of offshore wind-energy in Europe

Bilan positif pour la recherche sur l'éolien en mer

La plateforme de recherche RAVE (Research at Alpha Ventus) a organisé une conférence internationale du 8 au 10 mai 2012 pour présenter un bilan de ses recherches menées depuis 2009 [1]. 300 participants issus de l'industrie et de centres de recherche français, belges, danois, espagnols, britanniques, norvégiens et allemands, se sont ainsi rendus à Bremerhaven (Basse-Saxe), chef-lieu de l'éolien off-shore allemand [2].

Le parc Alpha Ventus est un site test de l'énergie éolienne en mer du Nord, le premier parc allemand off-shore, inauguré en 2009. Soutenu par le Gouvernement fédéral et de grandes entreprises énergétiques allemandes (E-On, Vattenfall et RWE), le site éolien dans sa totalité a produit 270GWh en 2011, sa première année complète de fonctionnement, un chiffre largement supérieur aux attentes des exploitants. Autre chiffre notable, en 2011, le parc a affiché un taux de disponibilité de 97% et plus de 4.400 heures de fonctionnement en base.

45 instituts et entreprises partenaires d'Alpha Ventus travaillent depuis trois ans dans 35 équipes de recherche distinctes pour un budget du Ministère fédéral de l'environnement (BMU) de 51,7 millions d'euro. Coordonnées par l'Institut Fraunhofer pour l'énergie éolienne et de génie des systèmes énergétiques (IWES) de Kassel (Hesse), ces équipes ont travaillé à des thématiques allant de la réduction des coûts aux impacts environnementaux, en passant par la dynamique des sédiments et l'acceptation du public [3]. Entres autres installations, les chercheurs de RAVE disposent de 1.200 capteurs disposés en mer et sur les côtes, qui délivrent en continu des informations sur l'état de fonctionnement des éoliennes, les câbles sous-marins et l'environnement. L'intégration de ces éoliennes au réseau national reste une thématique-clé de recherche. Les équipes consacrées à cette thématique travaillent notamment à l'amélioration des systèmes de prévision de puissance du vent, en particulier ceux permettant des ajustements précis à court terme. Suite et source Bulletin électronique Allemagne

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Le 4 juin 2012

Matignon tenté par la pêche durable !

En France, selon Charles Clover, le chef cuisinier de Matignon lui aurait promis de ne préparer au Premier ministre et à ses invités que des plats de poissons issus de la pêche durable.

Charles Clover est le journaliste britannique qui a mené l'enquête à l’origine du documentaire apocalyptique « The End of the Line ». Si rien n'est fait d'ici 2050 il n'y aura peut-être plus une seule espèce de poisson comestible dans nos océans : l'avertissement lancé par The end of the line du réalisateur Britannique Rupert Murray sera diffusé en version française (L'Océan en voie d'épuisement) le 6 juin sur Planète+ à 20h40.

Les experts interrogés dans le film sont unanimes : il est urgent d'agir pour stopper la disparition des espèces halieutiques. Pour la seule zone Atlantique Nord-Est, près de 80% des stocks sont surexploités et plus de 15% épuisés.

La modernisation des techniques de pêche, avec des dragues qui ratissent les fonds marins et les sennes coulissantes qui capturent toutes sortes d'espèces non ciblées comme les dauphins, conduisent à la pêche accidentelle de 7 millions de tonnes de créatures marines par an dans le monde. Elles sont en général rejetées par dessus bord pour aller mourir dans l'océan....

Il est temps de prendre conscience du désastre et de le réparer, a lancé l'actrice Mélanie Laurent, narratrice de la version française du documentaire financé par la fondation Akuo. Parrainée par l'acteur José Garcia, celle-ci s'est engagée à offrir des exemplaires du DVD (sortie prévue le 18 juin) à des écoles pour sensibiliser les jeunes à la protection des écosystèmes marins. D'après AFP : Surpêche: un film alerte sur la surexploitation des océans sur Planète+

A propos de la Fondation Akuo :

La Fondation Akuo a été créée par le groupe Akuo Energy, un producteur indépendant d’énergies renouvelables à dimension internationale, spécialisé dans la mise en œuvre d’unités de production d’électricité à partir de ressources renouvelables : éolien, solaire, hydraulique, biomasse et biogaz.

Le développement durable est au cœur de la culture d’Akuo Energy. Depuis sa création, le groupe a toujours essayé de créer des projets intelligents et concertés, à l’échelle des territoires dans lesquels ils sont implantés et intégrés dans leur environnement. Ils sont systématiquement conçus pour mettre en valeur et favoriser d’autres initiatives locales qui apportent des bénéfices durables supplémentaires à la population au-delà d’une production d’électricité verte.

Akuo Energy est très fière de créer la fondation Akuo, sous l’égide de la Fondation de Luxembourg, car elle lui permet d’amplifier son impact et de poursuivre de nouveaux projets sans but lucratif tout en offrant la possibilité à ses partenaires de s’engager à ses cotés, notamment en faveur de populations défavorisées dans le monte entier pour :
  • Donner accès à des sources d’énergie renouvelables continues et durablement compétitives ;
  • Donner accès au savoir et à l’éducation ;
  • Donner accès à l’eau et aux services de santé ;
  • Préserver l’environnement et la biodiversité, notamment à travers la promotion de pratiques agricoles durables et raisonnées.
La Fondation Akuo partage les valeurs du groupe Akuo Energy autour des notions d’intégrité, d’apprentissage et d’innovation pour ensemble faire une différence et contribuer à faire un monde meilleur. Ses projets sont bien équilibrés entre des projets portés par des associations partenaires auxquels ils contribuent et des projets portés par le groupe Akuo qui ouvrent de nouveaux horizons et de nouvelles opportunités pour avoir plus d’impact. Pour plus d’informations : Fondation Akuo

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Un projet imaginaire, créateur de ressource halieutique pour Fécamp...



Fécamp port secondaire, Fécamp qu'ça bouge

Quand les collectivités locales investissent dans des ports "Musée"...

Maud et Marine, deux étudiantes en architecture, imaginent le port du futur.

Voici quelques nouvelles du projet "Fécamp port secondaire, Fécamp qu'ça bouge"

Parcourez les rues du port imaginaire en compagnie de Maud et Marine, architectes depuis juillet 2012...

Nous avons obtenu notre diplôme avec les félicitations du jury. Nous venons tout juste de mettre le blog à jour avec les documents présentés lors du rendu de projet en juillet.

Vous pourrez y voir les images des projets de l'écloserie, des serres de traitement de l'eau "aquaponiques", et des éoliennes productrices de ressource halieutique. Plus tard nous ajouterons les photos des maquettes qui ne sont malheureusement pas encore en notre possession.

Maud Atamaniuk et Marine Canté


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Le 15 septembre 2012


Un nouvel appel d'offres pour l'éolien en mer a été annoncé ce week-end. Le projet de l'île d'Yeu est réactivé.

Le monde de l'éolien s'agite de nouveau. De nouveaux appels d'offres sur l'éolien en mer et le solaire de grande capacité seront lancés d'ici la fin de l'année 2012, a annoncé vendredi le président de la République François Hollande lors du discours d'ouverture de la conférence environnementale.

Et la Vendée est directement concernée avec le projet dit des Deux-îles, au large des côtes vendéennes, entre Yeu et Noirmoutier. « Tant mieux si l'appel d'offres est lancé », se réjouit Bruno Noury, le maire et conseiller général de L'Ile-d'Yeu. « Sur l'île, il y a unanimité autour de ce projet », rappelle-t-il. « Si le projet aboutit, on va militer pour que l'île soit retenue afin d'accueillir le port de maintenance de la future plateforme offshore. »

« 35 à 40 % de nos besoins »

Attendu sur l'île d'Yeu, le projet, d'une centaine d'éoliennes, avait davantage de détracteurs du côté de Noirmoutier. Mais les choses, à entendre Brice Cousin, chef de projet chez WPD, l'entreprise qui porte le projet de « ferme » éolienne, auraient sensiblement évolué. « Il y a bien quelques opposants, ce qui peut se comprendre, mais notre projet est validé par le comité régional des pêches, et soutenu aussi par des nombreux élus. »

Pour le Département (longtemps hostile au projet), cet appel d'offres était attendu. « C'était prévu pour le 2e semestre de l'année, on est dans les temps », rappelle Bruno Retailleau, le président, très favorable au projet, dans le contexte d'explosion de la demande énergétique.

« La Vendée consomme de plus en plus d'énergie, constate-t-il. Il faut qu'elle soit capable, à terme, de devenir plus autonome. On a l'ambition de produire 50 % de notre consommation. À lui seul, le projet de plateforme permettrait de fournir 35 à 40 % de nos besoins. » Si l'appel d'offres est lancé, le projet est toutefois très loin d'être bouclé. Avant les premiers coups de pales au-dessus de la grande bleue, il faudra compter environ 7 ans. Pour un démarrage espéré en 2020. Mais pour les entreprises, le coup d'envoi, ce serait maintenant.

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Chargé(e) de mission pêche et éolien en mer H/F

Publiée le 01/10/2012 dans Emploi-Environnement

Société qui recrute : Comité Départemental des Pêches des Côtes d'Armor

Contrat de travail : CDD - 1 an renouvelable  -  Poste à pourvoir : Sous 1 mois

Expérience requise : 3 à 5 ans

Localisation : France / Bretagne

Secteurs d'activité :
• Énergies renouvelables : Énergie Éolienne
• Management : Développement Durable
• Milieu Naturel : Biologie des populations, Gestion du littoral

Descriptif du poste

Contexte :

Dans le cadre des objectifs européens à l’horizon 2020, 23% de la consommation totale d'énergie en France devront être obtenus à partir de sources d'énergie renouvelable. La France s’est engagée à installer 6000MW d’énergie d’origine marine, notamment à travers la construction de parcs éoliens industriels offshores. A ce jour, quatre zones d’implantation ont donc été désignées en France.

La Baie de Saint-Brieuc fait partie des quatre zones. Elle a été retenue en 2011 pour accueillir un parc de 100 éoliennes de 5 MW chacune, soit un parc de 500 MW. La pêche professionnelle tenant une place de première importance au sein de cette Baie, le Comité Régional des pêches de Bretagne ainsi que les Comités Départementaux 22 et 35 ont décidé de travailler en collaboration avec les porteurs de projets éoliens afin d’intégrer au maximum les professionnels de la pêche dans ce projet et défendre leurs intérêts.

Les missions du poste se déclinent en 4 volets :

Volet 1 : Concertation
  • Etre l’interlocuteur entre les comités des pêches, les professionnels de la pêche et le porteur de projet Ailes Marines
  • Assurer l’animation auprès des professionnels dans les différentes phases du projet
  • Appuyer techniquement les élus des comités dans le cadre de ce projet avec l’ensemble des partenaires institutionnels, scientifiques, industriels, associatifs …
Volet 2 : Coordination de la mise en œuvre des mesures d’accompagnement collectives
  • Coordonner la mise en œuvre, le suivi de l’exécution des programmes et le suivi de l’enveloppe financière pour les mesures d’accompagnement.
  • Assurer la représentation en termes d’image du porteur de projet (Ailes Marines) lors de différentes manifestations.
Volet 3 : Participation à l’état Initial pour déposer les demandes d’autorisation
  • Elaborer, en lien avec les professionnels et le bureau d’études, des protocoles afin de caractériser les activités de pêches professionnelles
  • Participer à l’évaluation des impacts occasionnés par la construction du parc sur l’activité de pêche des professionnels
Volet 4 : Participation à la mise en œuvre du suivi : pré-construction, construction, post construction
  • Définir avec le consortium Ailes Marines, et les autorités administratives les modalités de calcul des mesures compensatoires, suite à l’évaluation concertée des impacts du projet sur les activités de pêche professionnelle.
Compétences requises

- Ouvert à un candidat titulaire d'un diplôme Bac + 5 agro-halieute, aménagement du littoral et de la mer, ou équivalent
- Expérience réussie de 3 ans minimum en gestion de projet et en animation territoriale
- Solides connaissances de la faune marine, notamment de la Manche (une expérience de travail en mer serait un plus)
- Fort intérêt pour le monde maritime et notamment de la pêche
- Capacités de gestion de projets et d’organisation, bonne méthodologie dans le travail
- Capacités relationnelles, rédactionnelles, d’analyse et de synthèse
- Etre force de proposition, dynamique
- Avoir le sens de l’écoute et du dialogue, aisance à l’oral
- Grande autonomie et rigueur, forte capacité d’adaptation, polyvalence (mission alliant travail administratif et travail de terrain)
- Être libre rapidement, prise de poste prévue courant novembre

Descriptif de l'organisme employeur

Le Comité Départemental des Pêches et des Elevages Marins des côtes d'Armor est le représentant de la pêche professionnelle dans les Côtes d'Armor.

Pour toutes informations dans Emploi-Environnement

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Le 17 janvier 2013

Après l’étalement urbain, voici l’étalement marin

L’offshore est la solution pratique pour réduire l’impact et l’emprise des activités humaines sur le littoral. La mer côtière est en voie de colonisation et de privatisation. L’appropriation en est facile ; il n’y a pas de populations indigènes, seulement des organismes aquatiques peu experts en matière de pétitions et de contentieux juridiques. La tendance est à mettre en mer ce qui embête à terre. Les Energies Marines Renouvelables à quelques kilomètres de la côte s’inscrivent dans cette tendance. Elles sont le cheval de Troie d’autres installations et d’autres emprises.

Les promoteurs d’éoliennes offshore et d’hydroliennes sont experts en communication et en sémantique. Ils se présentent comme de paisibles rentiers du vent et des courants. Ils construisent des « fermes » éoliennes et hydroliennes. En vérité, ce sont des usines. Les syndicats d’énergies renouvelables, Areva, EDF, utilisent les mêmes méthodes de communication et de persuasion que pour le nucléaire : concertations restreintes, informations cloisonnées, voyages d’étude et petites promesses particulières, travaux préliminaires, bluff technologique, marginalisation des opposants.

Les éoliennes offshore exposent la sécurité maritime, les oiseaux, les mammifères marins et les ressources halieutiques à des risques multiples et simultanés, avant la construction (dépollution pyrotechnique), pendant la construction, pendant l’exploitation et en post-exploitation. Les bruits peuvent provoquer des lésions des systèmes auditifs et font fuir les mammifères marins et les poissons. Les pales et les lumières tuent des oiseaux ou des chauve-souris. Avec la construction et le redoublement des parcs éoliens offshore de grande dimension, les effets cumulatifs et transfrontaliers sur la faune marine et aviaire sont redoutés. Les contraintes et les garanties financières de démantèlement restent floues.

Les hydroliennes ont une réputation de hachoir à dauphins et à poissons. Il convient de vérifier si elle est justifiée. Pour ce qui concerne le démantèlement, ça s’avère d’ores et déjà corsé. Depuis la mi-septembre 2012, l’hydrolienne d’EDF à destination du site de Paimpol-Bréhat est enlisée dans la rade de Brest. La turbine et sa barge support y ont été accidentellement immergées à la suite de la défaillance d’un treuil. L’ensemble de 850 tonnes gît toujours dans la vase malgré les efforts d’EDF et de ses sous-traitants.

Robin des Bois souhaite un bilan global du fait et du faisable dans ces filières et un renforcement de leur régime juridique dès le stade expérimental. L’examen objectif des coûts économiques et environnementaux, des risques et des bénéfices est aussi nécessaire.

Ce communiqué est diffusé à l’occasion de la séance d’installation du Conseil National de la Mer et des Littoraux du 18 janvier 2013. Ce conseil, dont Robin des Bois est membre, est chargé d’assurer le suivi du Grenelle de la Mer, de veiller à la cohérence des politiques maritimes et de participer aux travaux de prospective et d’évaluation dans les domaines intéressant la mer. Source : Robin des Bois

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Le 26 février 2013

Energie : la promesse hydrolienne


Source : Le Monde Par Anne Eveno avec Gilles van Kote

En se rendant à Cherbourg (Manche), lundi 25 février, Delphine Batho se savait attendue par tous ceux qui misent sur l'émergence d'une filière industrielle consacrée à l'énergie des courants marins en France. La ministre de l'écologie devait annoncer le lancement d'un appel à manifestation d'intérêt afin de stimuler, dans un premier temps, la recherche, et, dans un second, l'installation de "fermes pilotes" d'hydroliennes immergées en pleine mer. Le préfet maritime de Cherbourg sera chargé d'identifier les sites propices à l'installation de ces fermes.

"La France, avec le deuxième potentiel d'Europe en matière d'énergie hydrolienne [après le Royaume-Uni], a une place de leader à prendre, affirme Mme Batho. Je sais que les industriels attendent un soutien clair des pouvoirs publics aux énergies marines, ainsi que de la visibilité. Je peux leur assurer que le calendrier nécessaire au déploiement de la filière sera tenu."

Alliés ou non à des énergéticiens, une dizaine de fabricants de turbines dans le monde – dont trois groupes français – sont impatients d'en découdre pour se faire une place sur ce marché à venir. Au niveau mondial, il représentera entre 70 milliards et 100 milliards d'euros à l'horizon 2030, a calculé le cabinet Indicta. "Après l'éolien offshore posé, seul procédé actuellement commercialisé dans les énergies marines renouvelables [EMR], l'hydrolien est la technologie la plus mature, devant l'éolien flottant, le houlomoteur [l'énergie de la houle] et l'énergie thermique des mers", explique Antoine Rabain, responsable du pôle énergies et technologies vertes chez Indicta.

"Une prime aux premiers entrants"

Bien identifié puisqu'il n'est intéressant d'installer des hydroliennes que dans des zones où les courants sont compris entre 2 et 8 mètres par seconde, le marché mondial de l'hydrolien s'appuie sur une puissance installée potentielle estimée à 90 gigawatts (GW). "A terme, il ne devrait rester que quatre ou cinq leaders mondiaux, et il y aura une prime aux premiers entrants", pronostique Antoine Rabain.

Dans cette course contre la montre, les industriels français jouent leur chance. Ainsi, Alstom vient de racheter Tidal Generation Limited à Rolls-Royce et peut se targuer, avec ce concepteur d'hydroliennes, "d'avoir produit sur le réseau électrique du courant à partir d'une turbine immergée", comme le souligne Jérôme Pécresse, président d'Alstom Renewable Power. Pour autant, on est loin de la phase d'industrialisation. "Nous sommes au stade du développement d'une technologie nouvelle et il faut passer par la case d'une ferme pilote, avec quelques machines, pour tester notamment les effets de sillage et la connexion au réseau", précise Jérôme Pécresse.

Les deux "spots" français sont connus : le raz Blanchard, qui passe entre le cap de la Hague (Manche) et l'île anglo-normande d'Aurigny, et le passage du Fromveur, entre l'archipel de Molène et l'île d'Ouessant (Finistère). DCNS, qui vient d'investir 130 millions d'euros pour prendre le contrôle de l'irlandais OpenHydro, s'est associé à EDF et espère installer dans le raz Blanchard une ferme pilote de sept machines.
C'est également une des zones retenues par GDF-Suez. Associé à l'allemand Voith Hydro et au constructeur naval tricolore CMN, l'énergéticien ambitionne d'y installer d'ici à 2016 un parc pilote de trois à six turbines, pour un investissement de 20 millions à 30 millions d'euros. GDF-Suez développe aussi un projet avec la start-up française Sabella dans le passage du Fromveur.

DCNS, qui espère réaliser 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires par an dans l'hydrolien à partir de 2025, et son partenaire EDF ne sont pas découragés par l'avarie dont ils ont souffert en septembre 2012. Pendant des tests en rade de Brest, un treuil chargé de monter et descendre leur hydrolienne expérimentale de 1 000 tonnes, qui devait être testée au large de l'île de Bréhat (Côtes d'Armor), est tombé en panne. Depuis, la turbine gît au fond de la rade. Une opération de récupération pourrait être menée courant mars.

Jusqu'à 82000 emplois en France à l'horizon 2030

Derrière les projets des uns et des autres, c'est toute une filière EMR qui pourrait se développer. "Le savoir-faire acquis avec l'hydrolien pourrait ensuite être décliné sur d'autres technologies, en particulier dans les opérations en mer", argumente Antoine Rabain. Sans oublier la dimension sociale : les EMR pourraient permettre de créer jusqu'à 82 000 emplois en France à l'horizon 2030, dont 10 000 pour l'hydrolien, selon cet expert. Mais pour que ce scénario se réalise, "il est nécessaire, selon Bernard Planchais, directeur général délégué de DCNS, que les pouvoirs publics lancent un appel d'offres dans les douze mois qui viennent, faute de quoi le centre de gravité de cette industrie risque bien de ne pas être en France".

Une vision partagée par Jean-François Cirelli. Pour le vice-président de GDF-Suez, "les acteurs publics doivent donner un feu vert pour que l'on puisse passer à la phase de précommercialisation de l'hydrolien à travers des parcs pilotes". "Cette étape est importante pour confirmer la viabilité technologique et économique des projets, poursuit-il. Les pouvoirs publics doivent aussi définir le cadre dans lequel toute la filière pourra travailler en confirmant les zones de tests et en élaborant un mécanisme financier plus incitatif."

Delphine Batho s'est engagée à ce que le tarif de rachat de l'électricité qui sera produite par des hydroliennes soit fixé et connu avant le mois de juin.

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Le 8 mars 2013

En mer, les pêcheurs n’ont presque plus de place


Mer du Nord : Occupation de la ZEE allemande

Entre les hydroliennes et les éoliennes, les extractions de granulats et les aires protégées, les pêcheurs craignent pour leur activité.

'C'est une véritable pagaille. Nous ne savons plus où donner de la tête en raison des sollicitations et des avis qui nous parviennent de tous les côtés. Il faudrait que nous puissions y voir clair, avant tout dans l'intérêt des pêcheurs.”


Au comité régional des pêches et des cultures marines de Basse-Normandie, son président, Daniel Lefèvre, et sa secrétaire générale, Béatrice Harmel, arrivent encore à réagir avec calme et bonne humeur à une situation qui, dans le fond, suscite chez eux de véritables inquiétudes. Ce dont il s’agit ? De la profusion incontrôlée des projets maritimes à caractère environnemental qui depuis quelques années concernent les eaux fréquentées par les pêcheurs bas-normands. “Malheureusement pour nous”, fait remarquer Béatrice Harmel sur un ton mi-amusé, mi-désolé, “il se trouve qu’au large de nos côtes, nous avons à la fois le vent, les courants forts et les faibles profondeurs.”


(...)

“Dans le plus grand désordre”

Et comme si tout cela ne suffisait pas, un projet d’aire marine protégée est toujours à l’étude dans la zone de l’ouest-Cotentin. Enfin, cerise sur ce gâteau, peu digeste au goût des pêcheurs, il est à nouveau question d’une activité d’extraction de granulats pour l’industrie du bâtiment dans les fonds marins, en Manche-est. Ce qui peut avoir des effets néfastes sur la faune locale.”Tout cela apparaît dans le plus grand désordre, car il n’existe aucune procédure claire pour gérer ces projets. Localement, d’ailleurs, les administrations de l’Etat comme la préfecture maritime ne disposent pas d’instructions pour agir.“ Alors, le comité régional des pêches redoute que les professionnels fassent les frais de tous ces projets en mer, bien que leurs promoteurs aient à chaque fois pris soin d’aller les voir pour recueillir leur avis.

“Nous sommes dans un climat de compétition pour l’espace. Si rien ne change, les pêcheurs auront de plus en plus de mal à exercer leur métier, à cause des zones qu’ils devront éviter.” A ce propos, leurs craintes portent sur l’apparition d’un phénomène insidieux de mitage.“Pour éviter cela, nous voulons pouvoir disposer d’une vision à quinze ans grâce à une planification des divers projets dans le temps.”

Quant aux futures aires marines protégées, la profession redoute qu’elles ne se transforment en sanctuaires où toute pêche serait exclue le temps de permettre à la ressource de se reconstituer et à la biodiversité d’être préservée.


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7 mars 2013

Mer du Nord : Projets d'aquaculture offshore dans les parcs éoliens allemands
 
Le programme allemand : ce n’est pas du vent, c'est du lourd !!!

En Mer du Nord, l’Allemagne planifie sa croissance bleue en expérimentant l'aquaculture en pleine mer au coeur de la Mer du Nord !!!

Eolien en mer : recherche d'un cadre législatif pour de l'aquaculture au sein des parcs

Source : BE Allemagne

Un groupe de chercheurs de la Faculté de droit de l'Université de Rostock (Mecklembourg-Poméranie occidentale), sous la direction de Detlef Czybulka, apporte son expertise à l'Institut Alfred Wegener (AWI) pour la recherche polaire et marine de Bremerhaven (Brême), membre de la Communauté Helmholtz. Il s'agit de statuer sur certains aspects juridiques de l'aquaculture au sein des parcs éoliens en mer, qui consiste à développer des élevages de poissons, de crustacés ou encore d'algues entre les fondations sous-marines des éoliennes. A Bremerhaven, les scientifiques ont mis au point depuis plus de dix ans différentes technologies d'aquaculture offshore. L'AWI est un leader mondial dans ce domaine.


Au sein du projet "Offshore aquaculture", l'équipe de recherche dirigée par Bela H. Buck, de l'AWI, examine les meilleurs emplacements pour l'aquaculture ainsi que les organismes appropriés à une telle culture. "Les parcs éoliens en mer sont souvent construits loin de la côte. Dans ces régions, le vent souffle plus fort et les courants sont très différents de ceux de la zone côtière. Tous les poissons, crustacés ou algues ne peuvent pas s'épanouir dans ces conditions difficiles. Ainsi, certaines espèces d'algues sont trop délicates et risqueraient de se déchirer lors d'une tempête en mer", indique M. Buck. Au sein de son équipe, il a donc été créé une liste d'organismes envisageables et, pour chaque espèce, ils ont décrit les conditions de température, de salinité et de nutriments nécessaires au bon développement des poissons, des crustacés ou des algues. Ces indicateurs ont ensuite été comparés par des scientifiques de l'Institut Johann Heinrich von Thünen (Brunswick, Basse-Saxe) avec des données issues de la baie d'Helgoland, qui ont créé des cartes montrant quelles espèces convenaient le mieux pour quel projet de parc envisagé ou déjà construit dans la zone économique exclusive (ZEE) de la mer du Nord.


"Pour un tel projet d'aquaculture, il n'y a pas encore de précédent juridique", explique Arkadiusz Mochtak, juriste. Le défi se trouve en fait dans la ZEE de la mer du Nord, où plusieurs législations se recouvrent ; il s'agit donc de faire coopérer le droit international, européen et national dans un cadre unique. En effet, concernant les installations en mer, il y a des juridictions très différentes. Plusieurs éléments doivent donc d'abord être clarifiés : à qui les développeurs potentiels d'aquacultures doivent s'adresser s'ils souhaitent développer un élevage de poissons, de mollusques ou de crustacés dans leurs parcs éoliens, quelles sont les demandes à effectuer et où celles-ci doivent-elles être adressées. Les juristes de Rostock ont pour objectif d'avoir clarifié dès 2015 toutes les conditions et exigences légales, afin de pouvoir par la suite juger de la rentabilité de l'aquaculture dans la ZEE de la mer du Nord. Il s'agit entre autres de sonder quelles normes environnementales concernant les fermes sous-marines et les organismes qui y vivent doivent être mises en place, et sous quelles conditions les produits peuvent être vendus.


Les chercheurs identifient également comme un problème majeur la question de savoir si les gestionnaires des parcs devraient être encouragés à tolérer une utilisation multifonctionnelle des installations dans l'espace relativement restreint de la mer du Nord. Les effets néfastes sur le milieu marin doivent en effet être maintenus aussi faibles que possible. L'objectif n'est pas seulement de s'approcher autant que possible d'une neutralité des émissions à l'échelle du parc, mais également de minimiser les risques pour la biodiversité, tels que les dégagements involontaires. Ceci s'avère particulièrement difficile pour l'élevage de poissons. En outre, selon ce que préconise la directive-cadre "Stratégie pour le milieu marin", l'approche anti-pollution doit être prolongée par une approche éco-systémique. "La ZEE de la mer du Nord, classée espace protégé Natura 2000 au niveau européen, ne doit en aucun cas être affectée. Ceci est déjà facilement réalisable grâce à un choix pertinent des sites, puisque que les parcs éoliens sont de toutes façons situés à l'extérieur des zones protégées", souligne Detlef Czybulka.

Pour en savoir plus : Institut Alfred Wegener (AWI)

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Le 26 mars 2013

La carte de France des éoliennes en mer en 2030

Source : Le Figaro par Fabrice Nodé-Langlois, Service infographie du Figaro  

Le syndicat professionnel France énergie éolienne dévoile les zones où pourraient être installés 80.000 MW d'éoliennes au large des côtes françaises, contre 3000 MW actuellement en projet.

Alors que le gouvernement a publié en début de semaine le cahier des charges de l'appel d'offres portant sur les futurs parcs éoliens en mer de Noirmoutier et du Tréport, le syndicat professionnel France énergie éolienne (FEE) a identifié les zones où pourraient être implantées des milliers d'éoliennes dans les vingt prochaines années. Une carte que l'organisme va présenter à l'État.

Car, à la différence du Royaume-Uni qui a un plan très ambitieux, la France, pourtant forte du deuxième gisement éolien en Europe, n'a pour l'heure pas planifié le déploiement de l'éolien en mer au-delà des deux appels d'offres qui viennent d'être lancés. «Nous prévoyons la mise en service du premier appel d'offres (les quatre parcs de Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Nazaire et Saint-Brieuc soit 2000 MW au total) en 2020», expose Jean-François Petit, directeur chez Eole Res et membre de la commission «offshore» de FEE. Et encore, dans le meilleur des cas, estime-t-il. Car des recours juridiques pourraient bien aboutir à «zéro mégawatt d'éolien marin en 2020», alors que l'objectif du Grenelle, toujours officiellement d'actualité, est de 6000 MW en 2020.

Les professionnels de l'éolien ont identifié un gisement potentiel de 80.000 MW au large des côtes françaises. 80.000 MW représentent 13.000 turbines de 6 MW comme en construisent Siemens ou Alstom. FEE estime que, pour des raisons d'acceptabilité, les éoliennes devront être plantées au-delà de dix kilomètres de la côte. «Nous avons tenu compte des servitudes de navigation, de la Défense nationale, des sémaphores» pour identifier les zones favorables, explique Philippe Gouverneur, le «M. Offshore» de la FEE et «restreint ces zones à des fonds de 50 mètres maximum». C'est pour cette raison ainsi qu'à cause «d'une géophysique difficile» qu'aucune zone n'a été identifiée sur le flanc ouest de la Bretagne, et que seules deux l'ont été en Méditerranée. Au-delà de 50 mètres de profondeur, les coûts de pose des fondations sont excessifs. Quant aux éoliennes flottantes, elles relèvent encore de la recherche et développement.

Sur ce potentiel de 80.000 MW, FEE juge réaliste de développer 15.000 MW à l'horizon 2030, soit deux fois moins que l'objectif du gouvernement britannique à la même échéance (33.000 MW).

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Le 15 avril 2013

Les pêcheurs vent debout contre le futur parc éolien de Courseulles-sur-Mer

Source : France Bleue

Les pêcheurs bas-normands s'inquiètent de l'impact sur leur activité du futur parc éolien de Courseulles-sur-Mer dans le Calvados. Ils ont exprimé leurs craintes vendredi soir lors d'une réunion publique à Port-en-Bessin.

Les pêcheurs ont ils un avenir avec le futur parc éolien en mer au large de Courseulles-sur-Mer dans le Calvados ? C'est l'une des questions posées hier soir lors d'une réunion lors le cadre du débat public sur le projet.

L'emprise sur la mer n'est pas négligeable. Le projet prévoit l'implantation de 75 éoliennes à une dizaine de kilomètres de la côte. Un investissement de 1,8 milliards d'euros. Il y a des emplois à la clé, rappelent les industriels.

Mais les pêcheurs bas-normands vont perdre une zone de pêche et donc une source de rémunération. Ils ont peur de devoir mettre la clé sous la porte. Ils ont donc tiré la sonnette d'alarme vendredi soir lors de la réunion publique.

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Le 30 Novembre 2013

Eolien en mer au Tréport : les pêcheurs face à deux géants

Deux consortiums internationaux ont fait acte de candidature pour le deuxième appel d’offre éolien en mer, à Noirmoutier et au Tréport. GDF seul candidat en mars 2012 pour le site tréportais lors du premier appel d’offre revient en annonçant le choix d’une nouvelle éolienne et par conséquent une réduction de machines. Les pêcheurs restent fortement opposés au mitage de leur territoire de pêche.

Source : France 3 Picardie la Mer

Il se murmurait ces derniers jours que GDF ferait une annonce surprise avant la clôture officielle de l’appel d’offre.  Confirmation aujourd’hui à midi c’est avec une machine de 8 Mgw que le consortium fait acte de candidature. Areva, dans la course à la plus grande puissance, reprend sans doute provisoirement la tête des constructeurs.  La puissance  est un gage de meilleure productivité mais elle permet aussi de réduire, au Tréport, le nombre de machines de 40%. Le périmètre du parc reste le même en superficie mais les éoliennes seront plus éloignées les unes des autres rendant plus faciles les activités de pêche dans l’enceinte du parc.

En réponse aux  souhaits de l’Etat de voir une filière industrielle française se développer, le consortium GDF SUEZ, AREVA s’engage à implanter 4 usines au Havre pour la fabrication des nacelles, des pales et des composants-clés. Les ports d’appui pour la construction du parc seront normands : le Havre et Saint-Nazaire. Des centres de maintenance seront installés à Dieppe et au Tréport. GDF estime que l’activité pour les parcs de Noirmoutier et du Tréport génèrerait environ 6000 emplois.

Reportage, au Tréport :



Reportage France 3 Picardie, SB Godard. Montage Mathieu Krim

L’autre consortium intéressé par l’appel d’offre s’est constitué autour d’EDF et d’Alstom. Leur machine est plus petite, l’Haliade 150 est une 6Mgw. Elle est déjà en service au large d’Ostende en Belgique.  Alstom de son côté s’est engagé à construire deux usines à Saint-Nazaire pour les génératrices et les nacelles  et deux à Cherbourg pour les mâts et les pales.

Nous savons dès à présent que les candidats se sont engagés sur un prix inférieur à 220 euros par mégawattheure (MWh) ainsi que le souhaitaient les pouvoirs publics.

Compte tenu du poids d’EDF dans le paysage industriel français, il serait étonnant que l’Etat ne retienne pas ce consortium pour un des deux parcs.

En lançant ce deuxième appel d’offres, la Commission de régulation de l’énergie a imposé aux candidats d’indiquer dans leur dossier de quelle manière ils entendaient prendre en compte les activités préexistantes, en particulier la pêche (ensouillage ou protection des câbles d’installation, par exemple, pour rendre possible la pratique des arts trainants.)  Une manière de calmer un peu les esprits car aucun autre projet de parc éolien en France n’a suscité autant d’opposition de la part des professionnels.

Pendant plusieurs mois, EDF comme GDF ont multiplié les contacts, réunions, négociations et discussions avec les représentants des pêcheurs. Olivier Becquet, président de la commission environnement au Comité régional des pêches de Haute-Normandie nous dit que sur le fond rien n’a changé : « Pour les pêcheurs, le choix de cette zone reste un très mauvais choix. C’est le territoire halieutique le plus important pour nous. Il est là, juste en face du Tréport. On y pêche la coquille Saint-Jacques, mais on y trouve aussi des amandes, des tellines. C’est une zone de frayère pour les poissons. Le chantier va bouleverser un écosystème qui compte pour nous. Et ensuite, nous ne savons pas si nous pourrons pêcher entre les éoliennes. Ce ne sont pas les opérateurs qui donneront l’autorisation, ce sera la préfecture maritime. Et même si on l’avait, cette autorisation, imaginez ce qui se passerait s’il y avait un accident ! »

De ces multiples rencontres, les pêcheurs ne dévoilent pas le détail, ils se sont engagés avec les deux grands groupes à une stricte confidentialité, nous laissant deviner tout de même que des indemnités ont pu être évoquées.

 « Nous avons eu l’impression d’avoir été entendus, par nos interlocuteurs, concède Gérard Montassine, représentant des pêcheurs picards au Comité des pêches de Boulogne, que ce soit du côté d’EDF ou de GDF. Mais derrière…. Il y a de grands patrons. Si au final ils ont envie de disposer les éoliennes comme ceci ou comme cela, de mener le chantier d’une manière qui ne nous est pas favorable… Nous n’aurons pas grand-chose à dire. »

Après examen des dossiers de candidature, l’Etat rendra sa décision en mars 2014 pour une construction après 2020 et une mise en service en 2023.

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Eoliennes en mer. La crainte des pêcheurs de Noirmoutier

L'appel d'offres du gouvernement pour la construction d'un parc éolien au large de Noirmoutier et de l'île d'Yeu s'achève ce venderdi. Il est prévu de construire environ 100 éoliennes en mer, sur une zone de 112 km². Entretien av*ec** Édouard Dattin, responsable d*e l'antenne locale du comité régional des pêches, et directeur de l'organisation des producteurs pêcheurs artisans de l'île de Noirmoutier.

Source : Ouest France

Quelle est la position des pêcheurs de l'île ?

Nous sommes opposés aux projets éoliens. On a déjà le projet du banc de Guérande, et maintenant celui des deux îles. Deux parcs dans une petite superficie, ça fait beaucoup. Mais, en accord avec le comité régional des pêches, on a estimé que la politique de la chaise vide ne nous avancerait à rien. Et qu'il fallait mieux discuter avec les promoteurs, pour soumettre nos souhaits. Ils ont écouté nos doléances, on verra bien ce qu'ils proposent.
Quelles sont vos demandes ?

Sur les 112 km² de zone proposés, on a dit où il était plus judicieux, selon nous, d'implanter les éoliennes. Quels coins il fallait plutôt densifier, et quels coins il fallait plutôt laisser vierges. Pendant la construction du parc (environ deux ans), il faudra également que les travaux se fassent zone par zone, pour ne pas trop perturber notre activité. Pour le moment, le préfet maritime n'envisage heureusement pas l'interdiction des arts dormants (casiers, palangres, etc.) dans les parcs éoliens. C'est la technique la plus utilisée à Noirmoutier.

Comment voyez-vous l'avenir de la pêche avec ces projets ?

Ce qui nous fait peur, c'est surtout l'accumulation de projets autour de l'île. Il y a les parcs éoliens, mais aussi l'extraction de granulats marins, Natura 2000, etc. Aujourd'hui, le quartier maritime de Noirmoutier (qui comprend le port de l'Herbaudière, et le port du Bec à Beauvoir-sur-Mer), ce sont une centaine de navires, et 177 marins pêcheurs navigants. Avec tous ces projets, notre zone de pêche ne cesse de diminuer. Il faut de la place pour tout le monde.

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Vendée. Dans 10 ans, des éoliennes prévues au large des îles

L'appel d'offres du gouvernement pour la construction d'un parc éolien au large de Noirmoutier et de l'île d'Yeu s'achève ce vendredi. Qu'est-il prévu en pleine mer ? Quelles conséquences ? On fait le point.

Source : Ouest France  par Brice Dupont

Quel projet pour les deux îles ?

Il est prévu de construire environ cent éoliennes en mer, au large de Noirmoutier et de l'île d'Yeu. Sur une zone, dite « propice », de 112 km² (la superficie totale dépendra du projet retenu). Ce parc éolien devrait être situé entre 13 et 16 km des deux îles. La production prévue est d'environ 500 mégas watts. De quoi alimenter en électricité, à pleine puissance (quand le vent souffle), autour de 250 000 foyers.

Quelles sont les échéances ?

Évoqué dès 2007, le projet s'est longtemps heurté à l'opposition du conseil général, sous la présidence de Philippe de Villiers. Avant que l'arrivée de Bruno Retailleau, en 2011, ne rebatte les cartes. Le projet des deux îles fait ainsi partie du second appel d'offres pour l'éolien en mer (avec le site du Tréport, en Seine-Maritime), lancé par le gouvernement en janvier dernier.

Les candidats ont jusqu'à aujourd'hui, 14 h, pour répondre à la commission de régulation de l'énergie. Le gouvernement dévoilera son choix dans le courant du premier trimestre 2014.
La mise en service du parc éolien est prévue entre 2021 et 2023. Avant de pouvoir exploiter, le candidat retenu devra néanmoins conduire de nombreuses procédures administratives. Pendant lesquelles des recours sont possibles.

Qui sont les candidats ?

Deux candidatures se sont fait connaître à ce jour. Et c'est une bataille de gros sous qui va s'engager, le coût du projet tournant autour des deux milliards d'euros.

D'un côté, le groupe GDF Suez, associé au Portugais EDP Renovaveis et à la société Neoen Marine. Un consortium qui se fournirait auprès d'Areva pour les éoliennes. Et qui pourrait proposer des machines de 8 mégawatts, très puissantes et très rares jusqu'ici.

L'autre candidat déclaré est EDF Énergies Nouvelles, filiale d'EDF, en consortium avec le groupe allemand WPD Offshore. S'ils étaient retenus, ils s'équiperaient en éoliennes auprès d'Alstom.

Quelles retombées ?

L'émergence d'une filière de l'éolien en mer est espérée dans la région, notamment autour d'Alstom et STX à Saint-Nazaire. Avec, à la clef, la création de plusieurs emplois dans le domaine.
Des entreprises vendéennes pourraient tirer leur épingle du jeu et participer à la construction de cet important projet éolien. Les opérations de maintenance et d'entretien du parc devraient générer, quant à elles, entre 50 et 100 emplois permanents, répartis entre l'île d'Yeu et Noirmoutier.

Communes et activités nautiques situées à proximité du parc éolien toucheront également une taxe chaque année, payée par l'exploitant (lire ci-contre).

Quelles conséquences ?

Elles seront d'abord visuelles. Si la zone du parc est située à plusieurs kilomètres des côtes, les immenses éoliennes (environ 180 m de haut !) seront tout de même visibles depuis la plage.
Vues des îles, elles auront l'aspect de petits objets de quelques centimètres, mais bouleverseront néanmoins le paysage. Certains professionnels du tourisme craignent déjà des répercussions négatives.

Jacques Oudin, conseiller général de Noirmoutier, plaide ainsi pour des mesures compensatoires : « Cela va créer un préjudice, sur les fonds marins, sur les facilités de circulations nautiques, etc. Si les promoteurs mettent des poteaux (les éoliennes), ils s'engagent à enlever d'autres poteaux, électriques. Il y a 10 km de haute tension, et 64 km de basse tension, à enlever sur l'île. C'est une des revendications que je formule, pour assurer un équilibre paysager sur l'île. »

L'autre impact redouté localement concerne bien sûr la pêche. Un secteur déjà fragilisé.

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Bonnes pour l'économie, pas assez performantes, les avis divergent

Pour, Noêl faucher, maire de Noirmoutier

« Il n'y a pas d'hostilité à l'éolien en mer de notre part. En septembre, la communauté de communes a adopté une motion soutenant clairement cette démarche. Mais l'île de Noirmoutier doit être actrice du projet, pas une simple spectatrice.

Il faut que l'éolien en mer puisse créer du développement économique, une activité à l'année en accueillant notamment sur l'île une base de maintenance. Et ainsi créer des emplois.
Et que cela ne porte pas préjudice aux activités traditionnelles de Noirmoutier, notamment la pêche. Le maintien de cette activité doit être garanti, y compris pendant la phase de construction du parc.

Nous sommes dans une démarche de partenariat avec les porteurs de projet, pour que l'île en profite. Et que l'incidence du projet sur la faune, la flore ou le trait de côte soit réduit. »
Contre, Jean-Pierre Huguet, président de l'association Neny (Non aux éoliennes entre Noirmoutier et yeu)

« L'éolien en mer est une fausse bonne idée. Il y a beaucoup d'opposition pour les éoliennes à terre, donc on décide de les mettre plus loin. Ainsi, ce n'est plus au bout du jardin des gens... Mais cela aura des conséquences sur l'environnement. La pollution sera d'abord visuelle et on redoute une perturbation des courants, et donc l'érosion des plages de Noirmoutier, ou une gêne pour le passage des oiseaux migrateurs.

Le rendement du parc éolien est aussi contestable. Il ne sera que de 35 % de la puissance installée, le vent étant toujours incertain. C'est un gros investissement, pour une production d'électricité finalement faible. En gros, seulement 10 % d'une centrale nucléaire. Le potentiel de réduction des émissions en CO2 grâce aux éoliennes est aussi contestable. Il vaudrait mieux se pencher sur le logement et les transports. »
Brice DUPONT.
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Prochain forum des métiers de la filière éolienne les 18 et 19 février au Havre

Le premier forum s'est tenu en fin de semaine à Fécamp  avec un accent sur les métiers de la mer et de la maintenance d'éoliennes offshore. Le second a lieu la semaine prochaine

Source : France 3 Haute-Normandie par Sylvie Callier

C'est le moment de l'année où se déterminent les choix d'orientation. Les forums "Eol Avenir" permettent aux jeunes et  aussi aux adultes de connaitre les métiers de la filière éolienne.

A Fécamp, la construction d'un parc de 83 éoliennes en mer doit débuter en 2016. Au Havre, trois unités d'assemblage de nacelles, de fabrication de pales et de fondations pour la fixations d'éoliennes vont ouvrir en 2016.

C'est dans ces deux villes que se tiennent les forums des métiers de l'éolien.

Les 18 et 19 février, le forum est ouvert à l'hôtel de ville du Havre

(entrée gratuite)

Reportage à Fécamp de S. Baroud et A. Lussien


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Éolien off shore. L'Île-d'Yeu soutient EDF

Les pêcheurs préfèrent l'un des deux projets. Ce qui diffère de la position exprimée par certains de leurs collègues de Noirmoutier.

Source : Ouest France

La position des pêcheurs concernant les deux offres présentées pour le parc éolien des Deux-Iles ? À L'Île-d'Yeu, on soutient le projet WPD-EDF-Alstom. Les services de l'État ont réuni le 10 janvier les représentants des ports de pêches concernés pour avoir un avis.

L'analyse des marins ? La surface du parc, d'abord. « 83 km2 pour l'un, 75 km2 pour l'autre. Pour nous, c'est clair, l'emprise du parc est un élément plus déterminant que le nombre d'éoliennes installées », commente Éric Taraud, responsable de l'antenne locale du comité régional des pêches.

Le positionnement des éoliennes, ensuite. « L'un respecte les demandes de l'ensemble des professionnels, l'autre installe ses machines en quinconce sans respecter les lignes Toran (système de positionnement géographique des pêcheurs). »

Le plan de câblage, enfin. « L'un suit les lignes des éoliennes, l'autre croise les lignes des éoliennes. Ces câbles seront recouverts d'un tapis de roche, il nous semble logique que le câblage suive les lignes des machines. Cela limite le risque de croche et permet d'envisager sereinement la poursuite de nos pratiques de pêche. »

Alors qu'à Noirmoutier, des pêcheurs soutiennent l'autre projet (GDF), les marins de LÎle-d'Yeu se reposent désormais sur le comité régional. « Nous lui faisons confiance pour qu'il donne un avis objectif qui tienne compte de l'intérêt général. »

« N'oublions pas que ce n'est pas notre génération qui pêchera dans le parc mais nos jeunes et les générations futures. Plus les règles d'implantation et de câblage seront simples et meilleure sera la compréhension de tous. »

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Des zones favorables à l’éolien posé et flottant identifiées devant la Vendée

L’association France énergie éolienne travaille sur l’identification de zones favorables à l’éolien offshore, posé et flottant. Elle vient de livrer son diagnostic au large de la région des Pays de la Loire.

Source : Le Marin

Le travail de la Féé vise l’identification des zones propices pour toute la France métropolitaine, et cette contribution sera donnée à la DGEC (Direction générale de l’énergie et du climat).

Cette carte pour les Pays de la Loire a été délivrée à l’occasion d’un colloque sur les énergies marines renouvelables, organisé le jeudi 13 février à Nantes.

Outre les deux zones déjà soumises à appel d’offres pour l’éolien posé, à Saint-Nazaire et entre Yeu et Noirmoutier, la Féé propose de l’éolien posé sur une zone de l’île d’Yeu à l’île de Ré, ainsi qu’une très vaste zone plus au large pour l’éolien flottant.

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Le 5 mars 2014

L'Europe de la croissance bleue anime les débats au niveau local...



Le continent européen est entouré d’un certain nombre de mers et d'océans, dont les océans Atlantique et Arctique, ainsi que la mer Méditerranéenne, la mer Baltique, la mer Noire, la mer du Nord, la mer Adriatique, la mer Egée et enfin la mer Ionienne.

Municipales au Tréport (Seine-Maritime) : les éoliennes au centre des débats

Comment concilier développement du tourisme, maintien de la pêche et essor économique ? C'est le défi des communistes qui gèrent Le Tréport depuis 37 ans

Source : France 3 Hte Normandie par Richard Plumet Publié le 03/03/2014 |





Reportage France 3  Haute-Normandie de Virginie Ducroquet et Karima Saïdi  avec les interviews de :
  • Alain Longuent, maire sortant  et candidat (PC) sur la  liste "Le Tréport, uni et solidaire"
  • Jean-Jacques Louvel  candidat (PS) sur la  liste "Le Tréport, uni et solidaire"

Le Front National en embuscade ?

La liste du FN existe, bien que discrète. Elle est menée par Pierre-Etienne Lemaréchal, 23 ans  et étudiant en BTS Paysagiste à Vernon (Eure). Thèmes de campagne : défendre la pêche et s'attaquer au Parti Communiste, qui selon le FN, conserve au Tréport "une position de monopole  par défaut".

En face, le maire sortant (PC) reste confiant, fort d'une union avec le PS. Reste que le projet d'un grand parc d'éoliennes en mer au large de la commune  (l'une des plus pauvres du département) divise et fait débat, surtout chez les pêcheurs.

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La Commission européenne s'interroge sur la « croissance bleue »

Les océans seraient une nouvelle source de croissance, selon la commissaire aux Affaires maritimes, Maria Damanaki. Mais la ruée vers l'or bleu pourrait avoir un lourd impact environnemental.

Source : Euractiv

L'océan regorge de matières premières inexploitées, comme les terres rares, et cache aussi des sources d'énergie qui pourraient faciliter la croissance économique. Selon la Commission, les mers et les océans disposent donc d’un énorme potentiel qui permettrait de créer de nombreux emplois sur terre comme sur mer.

L'exécutif européen estime que les ressources océaniques pourraient créer environ 5,4 millions d'emplois à l'intérieur de l'UE et quelque 500 milliards de chiffre d'affaires annuel.

Maria Damanaki, commissaire en charge des affaires maritimes et de la pêche, entrevoit d'ores et déjà cet essor.

« Alors que nous avons des difficultés à sortir de la récession et que nous arrivons à court de ressources terrestres, il est logique de nous tourner vers les océans », a-t-elle déclaré lors de la Conférence internationale sur les océans 2014 à San Francisco, en Californie. « La culture maritime ne requiert ni sol ni eau douce. Exploiter les vents et les vagues n’engendre aucun rejet de gaz à effet de serre.

Des études européennes montrent que les océans pourraient fournir trois quarts des besoins en énergie de l'Union d'ici 2030. Le mix énergétique maritime serait constitué de l'exploitation d’énergies provenant de différentes sources : les vagues (houlomotrice), les marées (marémotrice), la conversion des différences de température (thermique maritime) et les gradients de salinité (osmotique).

Le mois dernier, Maria Damanaki et le commissaire à l'énergie, Günther Oettinger, ont publié un « plan d'action » en vue de développer le secteur de l'énergie maritime.

Le plan a identifié les difficultés empêchant l'essor de l’économie bleue à cause des coûts élevés des technologies, des obstacles afférents aux infrastructures (connexion au réseau électrique et les infrastructures équipements portuaires, etc.) et des entraves administratives par exemple l’obtention d’autorisation.

« Promesses d'abondance et de richesse »

Mais l'exploitation des ressources maritimes soulève des questions environnementales. L’extension des voies et des infrastructures maritimes pourrait avoir des conséquences sur les fragiles écosystèmes océaniques.

Maria Damanaki, aussi responsable des questions liées à la pêche, a indiqué que l'exploitation des ressources océaniques ne devrait pas se transformer en une « ruée effrénée vers l'or ».

« N'oublions pas que les développements [technologiques et scientifiques] aujourd'hui, qu'ils soient bons ou mauvais, évoluent à très grande vitesse. Les promesses de nouvelles ressources précieuses ne doivent pas nous faire oublier les dangers et les conséquences [de nos actions] sur les générations futures, » a-t-elle prévenu.

L'UE a mis en place des réglementations en vue d'encadrer l'aménagement spatial maritime et côtier, ce qui, selon la commissaire, « accorde une légitimité sur le plan environnemental à la planification par le secteur public ainsi qu'une sécurité juridique aux investisseurs privés ». Elle s'est aussi exprimée en faveur de contrôles renforcés des couloirs de navigation.

Stephan Singer, directeur des politiques énergétiques à l'ONG WWF International, a affirmé, de son côté, que l'ONG soutenait la position de Maria Damanaki visant à établir une production d'énergie durable en milieu marin et « pour investir particulièrement dans l’éolien marin ».

« Ces politiques doivent mettre en place des dispositifs de suivi à tous les échelons politiques européens », a -t-il poursuivi.

Maria Damanaki a également expliqué que l'exploitation des ressources maritimes n'était pas sans danger pour les travailleurs du secteur, en raison de l'instabilité météorologique et des difficultés inhérentes au travail en mer.

« Il est certainement impossible d'éliminer tout risque dans le cadre du travail en mer. Cependant, nous devons prendre des mesures concrètes afin d'éviter des accidents, comme en 2010 avec Deepwater Horizon, et également des incidents de moindre envergure, tels que des éruptions incontrôlées (blow-outs), des explosions, et des défaillances structurales ainsi que d'autres contingences du même acabit », a-t-elle souligné. La plateforme de Deepwater avait explosé en pleine mer en 2010, provoquant une fuite de pétrole dans le golfe du Mexique équivalent à 4,9 millions de barils (780 millions de litres).

Le continent européen est entouré d’un certain nombre de mers et d'océans, dont les océans Atlantique et Arctique, ainsi que la mer Méditerranéenne, la mer Baltique, la mer Noire, la mer du Nord, la mer Adriatique et enfin la mer Ionienne.

D'ici 2020, 75 % de l'humanité devrait habiter dans les régions côtières.

L'intergroupe du Parlement européen sur le changement climatique, la biodiversité et le développement durable a commencé à travailler en vue de sensibiliser les acteurs investis dans le domaine aux enjeux liés à la conservation de l'habitat marin. Le groupe a abordé le mois dernier les questions liées à la campagne « Ocean literacy », lancée par Maria do Céu Patrão Neves, eurodéputée portugaise de centre droit et membre de la commission pêche.

Prochaines étapes :

2020 : l'initiative industrielle européenne pour l'énergie des océans devrait voir le jour

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Le 9 avril 2014

Éolien offshore : l’avis des marins pêcheurs, une « valeur négligeable » ? 

Après la Bretagne, Les Pays de la Loire sont la deuxième région française pour la pêche. Avec 12 ports de pêche, 441 navires et 1228 marins, la région représente 9 % de l’activité de pêche française.

La Commission de régulation (CRE) se serait prononcée en faveur du consortium GDF Suez/Areva sur le dossier de l’implantation des parcs éoliens en mer au large du Tréport et des îles d’Yeu et de Noirmoutier. Une recommandation qui, si elle n’est pas encore confirmée, n’a pas manqué de susciter la réaction du comité régional des pêches et élevages marins des Pays de la Loire. Selon son président José Jouneau, le projet du consortium emmené par EDF doit être retenu car lui seul prend bien davantage en compte les préoccupations des marins pêcheurs.

Source : Alterinfos

Après la Bretagne, Les Pays de la Loire sont la deuxième région française pour la pêche. Avec 12 ports de pêche, 441 navires et 1228 marins, la région représente 9 % de l’activité de pêche française.

Au regard de ces chiffres et de l’évolution de la profession, on comprend pourquoi le respect des pratiques de pêche pesait lourd (20 %) dans le cahier des charges relatif à l’implantation des deux parcs éoliens offshore au large de l’île d’Yeu et de Noirmoutier. Une consultation régionale était incontournable : il s’agissait de s’assurer que les projets candidats n’entravaient pas la pratique des pêcheurs sur le terrain.

Les marins pêcheurs ont donc donné leur avis, après examen des propositions des deux consortiums en lice (EDF Energies Nouvelles/WPD/Alstom/WDP versus GDF Suez/Areva). Le comité régional des pêches et élevages marins des Pays de la Loire (COREPEM) a clairement fait connaître sa préférence pour le premier dans un communiqué officiel : « Les professionnels ont voté à l’unanimité pour le projet qu’ils ont jugé le moins impactant pour leurs activités : celui d’EDF/WPD/Alstom », écrit José Jouneau, président du COREPEM.

« Je tiens par ailleurs à souligner que WPD travaille, et cela depuis de nombreuses années, en étroite collaboration avec les professionnels de la pêche des différents ports concernés (…). Au cours de ces années, le respect entre les différents acteurs s’est instauré et, lorsque l’on parle de travailler pour les générations futures, la notion de confiance ne se quantifie pas en termes de promesses, mais bien sur des valeurs et des faits », avait-il ajouté.

En effet, la proposition d’EDF et WPD, fruit de 7 années de concertations avec les acteurs locaux, a pris soin d’intégrer les préoccupations pratiques des marins pêcheurs. Elles concernaient d’abord l’emprise du parc sur le domaine de pêche. La surface totale présentée par EDF est de 75 km2 contre 83 km2 pour GDF. EDF a également répondu aux inquiétudes relatives au positionnement des éoliennes en faisant en sorte de respecter les lignes TORAN (système de positionnement géographique des pêcheurs). Les éoliennes de GDF en revanche, installées en quinconque, risquent de considérablement gêner la circulation des chalutiers. Enfin, le plan de câblage de GDF pose également problème, car en croisant les lignes des machines il augmente le risque de croche, ce qu’ont évité les ingénieurs d’EDF.

Mercredi 2 avril, la Commission de régulation (CRE) de l’énergie aurait donné un avis consultatif sur le dossier de ce deuxième appel d’offres favorable à l’offre de GDF Suez. Une rumeur de recommandation qui est parvenue jusqu’aux oreilles du COREPEM. Le comité a immédiatement réagi : « Si ces rumeurs étaient fondées, cela prouverait une fois de plus que l’avis éclairé des marins pêcheurs compte pour “valeur négligeable”, a déploré le président du comité, qui a également rappelé les différents arguments objectifs qui l’avaient poussé à choisir l’offre d’EDF.

“Nous faisons donc confiance au Gouvernement pour qu’il attribue cet appel d’offres sur des critères pratiques qui tiennent compte des réalités de terrain”, conclut le COREPEM dans son communiqué. S’il passait outre l’avis des marins pêcheurs, le nouveau Gouvernement mené par Manuel Valls risquerait bien d’attiser leur colère et d’envenimer un dossier par ailleurs déjà sensible.

À juste titre. Les professionnels de la pêche sont déjà confrontés à des difficultés suffisamment lourdes sans qu’ils aient encore à connaître des entraves supplémentaires avec le développement des parcs éoliens sur leur zone de pêche. Ils vivraient par ailleurs très mal le fait de voir leur avis réduit à peau de chagrin, comme s’ils n’avaient pas voix au chapitre dans cette affaire.

Information complémentaire dans le marin :


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^Le 29 avril 2014

Éolien en mer : qui gagnera la bataille de l'énergie et du vent ?

Ségolène Royal doit attribuer, probablement cette semaine, les deux parcs éoliens en mer au large du Tréport (Seine-Maritime) et de Noirmoutier (Vendée). L'enjeu est énorme pour les deux consortiums en lice, EDF-Alstom et GDF Suez-Areva...


Source : Sud Ouest par Jean-Denis Renard

C'est l'un des gros dossiers que Ségolène Royal a trouvés sur le bureau de son prédécesseur Philippe Martin en s'installant au ministère de l'Écologie et de l'Énergie. Comme elle l'a elle-même annoncé vendredi dernier, la nouvelle ministre doit trancher ces jours-ci l'appel d'offres sur deux parcs éoliens en mer, lancé par l'État en janvier 2013. Il s'agit de la deuxième fournée du plan d'équipement issu du Grenelle de l'Environnement, qui prévoit une puissance installée de 6 000 mégawatts (MW) à l'horizon 2020, soit 1 200 éoliennes au large des côtes pour 3,5 % de la consommation française d'électricité.

Un premier appel d'offres, initié en juillet 2011 (à consulter sur le site de la Commission de régulation de l'énergie), portait sur 3.000 MW répartis sur cinq zones : du nord au sud, Le Tréport (Seine-Maritime), Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles (Calvados), Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). En avril 2012, le gouvernement Fillon avait couronné EDF-Alstom pour trois sites (Fécamp, Courseulles et Saint-Nazaire), et l'alliance entre l'espagnol Iberdrola et Areva pour Saint-Brieuc (voir cette page sur le site du ministère de l'Écologie). L'appel d'offres avait en revanche été déclaré infructueux pour Le Tréport, où seul GDF-Suez était en lice.

Le deuxième appel d'offres a remis le site du Tréport à la corbeille, avec celui qui a été choisi au large de Noirmoutier (Vendée). Il porte sur 1 000 MW au total et représente 4 milliards d'euros d'investissement. L'heure de la revanche a peut-être sonné pour le groupe présidé par Gérard Mestrallet.

Selon plusieurs sources, l'analyse des offres réalisée par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) place cette fois-ci GDF Suez, associé à Areva, en tête devant le tandem EDF-Alstom. La jugement de la CRE se fonde sur trois critères : le prix de l'électricité défini par l'exploitant, le tissu industriel à terre et les créations d'emploi correspondant à la construction des parcs au large, et enfin le respect de l'environnement marin.

WINFLO : une solution pour l'éolien offshore (2')



Publiée le 30 janv. 2013

Le gouvernement a lancé le deuxième appel d'offres pour l'éolien offshore. La France mise sur cette forme d'énergie. Afin d'éloigner les machines des côtes, il existe une solution : l'éolien flottant. Winflo est le projet de démonstrateur mis au point par les groupes français Nass&Wind Industries et DCNS. Le premier parc pourrait être opérationnel d'ici 2020.

Les deux appels d'offres et les six parcs concernés représenteront 540 éoliennes

Mais le gouvernement n'est pas tenu par l'avis de la CRE. Il peut être tenté d'y déroger pour des raisons de stratégie industrielle. Le sort réservé à Areva est particulièrement regardé, le géant du nucléaire français s'étant engagé à faire sortir de terre plusieurs usines au Havre (Seine-Maritime) dont il reste à assurer le plan de charge. Alstom, qui a déjà trois parcs dans son escarcelle au terme du premier appel d'offres, s'implante à Cherbourg (Manche) et à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Au total, les deux appels d'offres et les six parcs concernés représenteront quelque 3 000 MW installés et 540 éoliennes. Les premières devraient être opérationnelles d'ici 2020. Mais on restera loin de l'objectif et du calendrier du Grenelle de l'Environnement.

Il faudra un troisième appel d'offres pour compléter le dispositif. C'est là qu'on pourrait reparler d'un parc au large du Médoc, au nord des côtes girondines. La zone avait été retenue lors d'une phase exploratoire menée en 2009. Le gouvernement n'avait pas donné suite, les conditions y étant moins favorables qu'au large des côtes plus septentrionales.

Le resserrement du plateau continental, cette zone de faible profondeur qui poursuit le continent sous les eaux, est l'un des problèmes à mesure que l'on descend vers le sud du golfe de Gascogne. Car les industriels doivent trouver, pour planter les mâts des éoliennes, des zones éloignées de plus de dix kilomètres des côtes mais à des profondeurs inférieures à cinquante mètres.

La chance de l'Aquitaine pourrait résider dans le développement de l'éolien flottant, des machines non plus arrimées au fond mais flottant sur des ballasts (voir la vidéo ci-dessous de l'Ademe). Ségolène Royal y est très favorable. Mais pour l'heure, le dispositif n'a pas atteint le stade industriel.

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Le 7 mai 2014

Que pèse la pêche dans les activités offshore ?

Les pêcheurs ont interpellé en vain Ségolène Royal, qui s'est pliée à la loi de l'équité Public-Privé

"Le gouvernement a attribué mercredi au consortium mené par GDF Suez la totalité du 2e appel d'offres pour l'éolien en mer, faisant ainsi le choix d'une "répartition équitable" entre les grands acteurs de la filière, selon Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie et de l'Energie."

6 mai 2014

Éolien offshore en Vendée : les pêcheurs interpellent Ségolène Royal

L'attribution des deux parcs éoliens en Seine-Maritime et en Vendée représentent un contrat de 4 milliards d'euros.

Source : Economie Matin

C'est demain que deux parcs éoliens offshore seront attribués par Ségolène Royal. L'un en face du Tréport (Seine-Maritime), l'autre fiché entre l'île d'Yeu et celle de Noirmoutier (Vendée). Pour chacun de ces deux parcs, deux consortiums ont déposé un dossier. D'un côté EDF EN - Alstom - WPD, de l'autre GDF Suez - EDP Renovaveis - Neoen Marine - Areva. Les enjeux sont de taille puisqu'à eux deux, ces parcs représentent un investissement estimé à 4 milliards d'euros. Les pêcheurs, par la voix du Président du CRPEM des Pays de la Loire, dans une lettre adressée à la ministre, l'alertent sur les dangers de se passer de leur avis et de confier le projet au consortium mené par GDF Suez. La rédaction d'Économie Matin s'est procurée cette lettre.

Madame la Ministre

Avant toute chose je vous prie très sincèrement d'excuser ma démarche .

Avant d'être président du comité régional des pêches et des élevages marins des Pays de la Loire, je suis surtout marin pêcheur donc vous comprendrez aisément ma supplique... La littérature et tout ce qui s'accompagne n'est pas mon corps de métier.

Pour être synthétique et ne pas vous faire perdre de temps, je vais donc aller à l'essentiel.

Je m'adresse à vous, madame la Ministre, au sujet du projet" Eolien en mer des deux îles ". Je sais qu'entre les deux protagonistes EDF/WPD et GDF/Neoen l'affaire n'est pas simple et nous en mesurons tous les enjeux, mais surtout toutes les conséquences pour l'activité de pêche. L'affaire ALSTOM n'arrange certainement en rien la prise de décision...

Mais pour nous autres pêcheurs, ces enjeux qui nous dépassent sont bien différents des nôtres.
Je tiens juste à vous dire, et cela est un cri du cœur, qu'une décision a été prise au sein de notre instance professionnelle le CRPEM Pays de la Loire. Ce vote, en faveur du projet porté par EDF/WPD, a d'ailleurs bien été transmis à notre Préfet de région .

Mais tout cela, vous devez évidemment le savoir. J'aimerai toutefois vous exposer les raisons de ce choix.
Ce qui a motivé cette décision n'est pas un "on est pour EDF ou pour GDF", non cela est beaucoup plus simple. Depuis 6 ans, une entreprise, WPD, a décidé de construire un véritable projet de territoire. Et ce, en totale transparence avec les marins pêcheurs. Nous avons mis 6 ans pour dessiner ce projet avec WPD et la physionomie du parc a été influencée par les différents métiers pratiqués sur la zone, essentiellement des petits bateaux artisans qui comme vous le savez peinent terriblement à exister aujourd'hui.

De multiples réunions ont eu lieu, essayant de faire cohabiter les immenses enjeux d'un tel projet et l'activité ancestrale de nos pêcheurs, des liens humains se sont créés, mais pas uniquement.

La pêche ligérienne n'est pas plus favorable que les autres régions littorales à voir se développer des fermes éoliennes sur des zones d'activités de pêche mais nos marins ont décidé de s'intégrer dans la démarche de la transition énergétique. Ils ont décidé de partager l'espace à condition de dessiner un parc respectueux de la pêche. Et ce, afin de développer de nouvelles activités qui serviront à définir un monde plus respectueux de l'environnement au sens noble du terme, un cadeau pour nos enfants et nos petits enfants que nous avons grand peine déjà à voir naître et même grandir !

Pour toutes ces raisons, Madame la Ministre, vous comprendrez et je crois que vous ressentirez mon émotion et ma démarche.

Les pêcheurs ligériens ont choisi de s'inscrire dans une démarche constructive, et ce afin de développer un véritable projet de territoire, au cœur de la transition énergétique.

Nous vous demandons donc de prendre en compte ce travail initié il y a 6 ans et notre souhait de voir retenu NOTRE projet, celui construit avec le consortium EDF/WPD !

Le troisième appel d'offres éolien en mer se profile à l'horizon et il serait préjudiciable pour le développement de cette filière que l'avis de la pêche soit une nouvelle fois mis de coté. Cela risquerait de totalement désolidariser les pêcheurs de toute discussion future sur ces sujets comme tant d'autres ...

Autrement dit, développer des projets fait par des intérêts pour des intérêts pour le soit disant bien être de notre société, mais sans aucune humanité ni respect de l'activité de pêche.

Veuillez excuser ma franchise mais le sujet nous tient à cœur.

Veuillez recevoir, Madame la Ministre, ma respectueuse considération.

Jose Jouneau
Président du CRPEM des Pays de la Loire
Vice-Président du CNPM

Paris, 7 mai 2014 (AFP)

Eolien en mer: le gouvernement choisit GDF Suez pour le 2e appel d'offres au nom de l'équité

Le gouvernement a attribué mercredi au consortium mené par GDF Suez la totalité du 2e appel d'offres pour l'éolien en mer, faisant ainsi le choix d'une "répartition équitable" entre les grands acteurs de la filière, selon Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie et de l'Energie.

Source : Marine-Océans/AFP

GDF Suez, associé à Neoen Marine et au portugais EDP Renouvelables, avec des éoliennes de 8 mégawatts fournies par Areva, a remporté les projets de construction de deux parcs éoliens d'une capacité totale de 1.000 mégawatts (MW), l'un au large du Tréport (Seine-Maritime), l'autre au large des îles d'Yeu et Noirmoutier (Vendée).

Ségolène Royal, qui n'a pas souhaité préciser le coût supporté au final par le consommateur pour la production de cette électricité, a estimé que cette décision va permettre de créer "une véritable force de frappe française" dans l'éolien offshore.

Le consortium mené par GDF Suez était en concurrence avec un consortium mené par EDF, associé à l'allemand WPD Offshore et qui devait s'équiper d'éoliennes Alstom de 6 mégawatts.

Avec cette décision, le gouvernement s'est donc rangé à la recommandation de la Commission de régulation de l'énergie, qui avait, selon des informations de presse, mis en tête le projet du consortium mené par GDF Suez sur les deux parcs.

Gérard Mestrallet, le PDG de GDF Suez, s'est dit "très fier" de remporter cet appel d'offres, précisant que ces deux parcs éoliens permettront d'alimenter 1,6 million de personnes à l'horizon 2027.

Il a ajouté que les projets impliqueront la création de 1.000 emplois pendant 20 ans dans les ports concernés pour l'entretien et la maintenance des éoliennes.

Les deux parcs en jeu doivent être mis en service à l'horizon 2023 et compteront de 62 à 100 éoliennes chacun. Celui du Tréport aura une superficie de 110 m³ et une capacité de 480,5 MW.

Lors du premier appel d'offres, EDF avait remporté trois (Courseulles dans le Calvados, Fécamp en Seine-Maritime et Saint-Nazaire en Loire-Atlantique) des quatre parcs de 500 MW attribués. Le dernier, celui de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), était revenu à l'espagnol Iberdrola. Ces parcs devraient voir le jour entre 2016 et 2020.

- Retard français en Europe -

Ségolène Royal a estimé que l'ensemble de ces projets devait "permettre à la France de remplir ses objectifs en termes d'engagement sur le climat".

La France vise officiellement 6.000 MW d'éolien offshore d'ici à 2020, soit l'équivalent de quatre gros réacteurs nucléaires. Les six projets attribués ou en cours d'attribution ne représentent en effet que 3.000 MW au total.

Mais le pays est en retard par rapport à ses voisins européens en matière d'éolien offshore.

Onze pays voisins de la France se sont déjà lancés. 2.080 turbines sont déjà installées en Europe dans 69 parcs offshore, selon le rapport d'activité 2013 de l'Agence européenne des énergies éoliennes. La Grande Bretagne exploite à elle seule plus de la moitié des turbines installées au large du continent (1.082 pour 3.681 MW), devant le Danemark (513 pour 1.271 MW) et la Belgique (135 pour 571 MW).

Par ailleurs, la ministre a confirmé la prochaine identification de nouvelles zones d'installation de parcs éoliens pour le lancement d'un troisième appel d'offres "d'ici cet été".

Elle a également confirmé le lancement, également d'ici à l'été, d'un appel d'offres pour des installations photovoltaïques de grande capacité, supérieure à 250 MW.

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Le 8 mai 2014

Que pèse la voix des pêcheurs dans les activités offshore ?

Les pêcheurs ont interpellé en vain Ségolène Royal, qui s'est pliée à la loi de l'équité Public-Privé

"Le gouvernement a attribué mercredi au consortium mené par GDF Suez la totalité du 2e appel d'offres pour l'éolien en mer, faisant ainsi le choix d'une "répartition équitable" entre les grands acteurs de la filière, selon Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie et de l'Energie."

6 mai 2014

Éolien offshore en Vendée : les pêcheurs interpellent Ségolène Royal

L'attribution des deux parcs éoliens en Seine-Maritime et en Vendée représentent un contrat de 4 milliards d'euros.

Source : Economie Matin

C'est demain que deux parcs éoliens offshore seront attribués par Ségolène Royal. L'un en face du Tréport (Seine-Maritime), l'autre fiché entre l'île d'Yeu et celle de Noirmoutier (Vendée). Pour chacun de ces deux parcs, deux consortiums ont déposé un dossier. D'un côté EDF EN - Alstom - WPD, de l'autre GDF Suez - EDP Renovaveis - Neoen Marine - Areva. Les enjeux sont de taille puisqu'à eux deux, ces parcs représentent un investissement estimé à 4 milliards d'euros. Les pêcheurs, par la voix du Président du CRPEM des Pays de la Loire, dans une lettre adressée à la ministre, l'alertent sur les dangers de se passer de leur avis et de confier le projet au consortium mené par GDF Suez. La rédaction d'Économie Matin s'est procurée cette lettre.

Madame la Ministre

Avant toute chose je vous prie très sincèrement d'excuser ma démarche .

Avant d'être président du comité régional des pêches et des élevages marins des Pays de la Loire, je suis surtout marin pêcheur donc vous comprendrez aisément ma supplique... La littérature et tout ce qui s'accompagne n'est pas mon corps de métier.

Pour être synthétique et ne pas vous faire perdre de temps, je vais donc aller à l'essentiel.

Je m'adresse à vous, madame la Ministre, au sujet du projet" Eolien en mer des deux îles ". Je sais qu'entre les deux protagonistes EDF/WPD et GDF/Neoen l'affaire n'est pas simple et nous en mesurons tous les enjeux, mais surtout toutes les conséquences pour l'activité de pêche. L'affaire ALSTOM n'arrange certainement en rien la prise de décision...

Mais pour nous autres pêcheurs, ces enjeux qui nous dépassent sont bien différents des nôtres.
Je tiens juste à vous dire, et cela est un cri du cœur, qu'une décision a été prise au sein de notre instance professionnelle le CRPEM Pays de la Loire. Ce vote, en faveur du projet porté par EDF/WPD, a d'ailleurs bien été transmis à notre Préfet de région .

Mais tout cela, vous devez évidemment le savoir. J'aimerai toutefois vous exposer les raisons de ce choix.
Ce qui a motivé cette décision n'est pas un "on est pour EDF ou pour GDF", non cela est beaucoup plus simple. Depuis 6 ans, une entreprise, WPD, a décidé de construire un véritable projet de territoire. Et ce, en totale transparence avec les marins pêcheurs. Nous avons mis 6 ans pour dessiner ce projet avec WPD et la physionomie du parc a été influencée par les différents métiers pratiqués sur la zone, essentiellement des petits bateaux artisans qui comme vous le savez peinent terriblement à exister aujourd'hui.

De multiples réunions ont eu lieu, essayant de faire cohabiter les immenses enjeux d'un tel projet et l'activité ancestrale de nos pêcheurs, des liens humains se sont créés, mais pas uniquement.

La pêche ligérienne n'est pas plus favorable que les autres régions littorales à voir se développer des fermes éoliennes sur des zones d'activités de pêche mais nos marins ont décidé de s'intégrer dans la démarche de la transition énergétique. Ils ont décidé de partager l'espace à condition de dessiner un parc respectueux de la pêche. Et ce, afin de développer de nouvelles activités qui serviront à définir un monde plus respectueux de l'environnement au sens noble du terme, un cadeau pour nos enfants et nos petits enfants que nous avons grand peine déjà à voir naître et même grandir !

Pour toutes ces raisons, Madame la Ministre, vous comprendrez et je crois que vous ressentirez mon émotion et ma démarche.

Les pêcheurs ligériens ont choisi de s'inscrire dans une démarche constructive, et ce afin de développer un véritable projet de territoire, au cœur de la transition énergétique.

Nous vous demandons donc de prendre en compte ce travail initié il y a 6 ans et notre souhait de voir retenu NOTRE projet, celui construit avec le consortium EDF/WPD !

Le troisième appel d'offres éolien en mer se profile à l'horizon et il serait préjudiciable pour le développement de cette filière que l'avis de la pêche soit une nouvelle fois mis de coté. Cela risquerait de totalement désolidariser les pêcheurs de toute discussion future sur ces sujets comme tant d'autres ...

Autrement dit, développer des projets fait par des intérêts pour des intérêts pour le soit disant bien être de notre société, mais sans aucune humanité ni respect de l'activité de pêche.

Veuillez excuser ma franchise mais le sujet nous tient à cœur.

Veuillez recevoir, Madame la Ministre, ma respectueuse considération.

Jose Jouneau
Président du CRPEM des Pays de la Loire
Vice-Président du CNPM

Paris, 7 mai 2014 (AFP)

Eolien en mer: le gouvernement choisit GDF Suez pour le 2e appel d'offres au nom de l'équité

Le gouvernement a attribué mercredi au consortium mené par GDF Suez la totalité du 2e appel d'offres pour l'éolien en mer, faisant ainsi le choix d'une "répartition équitable" entre les grands acteurs de la filière, selon Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie et de l'Energie.

Source : Marine-Océans/AFP

GDF Suez, associé à Neoen Marine et au portugais EDP Renouvelables, avec des éoliennes de 8 mégawatts fournies par Areva, a remporté les projets de construction de deux parcs éoliens d'une capacité totale de 1.000 mégawatts (MW), l'un au large du Tréport (Seine-Maritime), l'autre au large des îles d'Yeu et Noirmoutier (Vendée).

Ségolène Royal, qui n'a pas souhaité préciser le coût supporté au final par le consommateur pour la production de cette électricité, a estimé que cette décision va permettre de créer "une véritable force de frappe française" dans l'éolien offshore.

Le consortium mené par GDF Suez était en concurrence avec un consortium mené par EDF, associé à l'allemand WPD Offshore et qui devait s'équiper d'éoliennes Alstom de 6 mégawatts.

Avec cette décision, le gouvernement s'est donc rangé à la recommandation de la Commission de régulation de l'énergie, qui avait, selon des informations de presse, mis en tête le projet du consortium mené par GDF Suez sur les deux parcs.

Gérard Mestrallet, le PDG de GDF Suez, s'est dit "très fier" de remporter cet appel d'offres, précisant que ces deux parcs éoliens permettront d'alimenter 1,6 million de personnes à l'horizon 2027.

Il a ajouté que les projets impliqueront la création de 1.000 emplois pendant 20 ans dans les ports concernés pour l'entretien et la maintenance des éoliennes.

Les deux parcs en jeu doivent être mis en service à l'horizon 2023 et compteront de 62 à 100 éoliennes chacun. Celui du Tréport aura une superficie de 110 m³ et une capacité de 480,5 MW.

Lors du premier appel d'offres, EDF avait remporté trois (Courseulles dans le Calvados, Fécamp en Seine-Maritime et Saint-Nazaire en Loire-Atlantique) des quatre parcs de 500 MW attribués. Le dernier, celui de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), était revenu à l'espagnol Iberdrola. Ces parcs devraient voir le jour entre 2016 et 2020.

- Retard français en Europe -

Ségolène Royal a estimé que l'ensemble de ces projets devait "permettre à la France de remplir ses objectifs en termes d'engagement sur le climat".

La France vise officiellement 6.000 MW d'éolien offshore d'ici à 2020, soit l'équivalent de quatre gros réacteurs nucléaires. Les six projets attribués ou en cours d'attribution ne représentent en effet que 3.000 MW au total.

Mais le pays est en retard par rapport à ses voisins européens en matière d'éolien offshore.

Onze pays voisins de la France se sont déjà lancés. 2.080 turbines sont déjà installées en Europe dans 69 parcs offshore, selon le rapport d'activité 2013 de l'Agence européenne des énergies éoliennes. La Grande Bretagne exploite à elle seule plus de la moitié des turbines installées au large du continent (1.082 pour 3.681 MW), devant le Danemark (513 pour 1.271 MW) et la Belgique (135 pour 571 MW).

Par ailleurs, la ministre a confirmé la prochaine identification de nouvelles zones d'installation de parcs éoliens pour le lancement d'un troisième appel d'offres "d'ici cet été".

Elle a également confirmé le lancement, également d'ici à l'été, d'un appel d'offres pour des installations photovoltaïques de grande capacité, supérieure à 250 MW.



Bruxelles, le 8 mai 2014

L’innovation bleue : lever les obstacles aux investissements durables en faveur des mers

Conférence de presse sur l’innovation bleue

Mesdames et Messieurs, bonjour,

Je suis heureuse d’être en compagnie de la commissaire Geoghegan-Quinn aujourd'hui pour vous dévoiler nos plans visant à faire progresser l’économie maritime européenne sur la voie de l’innovation.

Parce que, si nous voulons que, demain, nos océans soient un moteur pour l’emploi et la prospérité, nous devons être prêts dès aujourd'hui. C'est de cela précisément dont traite le document.

Investiriez-vous dans l'achat d'un terrain sans disposer d'une carte de ce qui l'entoure et sans savoir exactement ce qui s'y trouve? Non, personne ne le ferait.

De même, il est très difficile d'investir dans nos mers - et d’examiner le caractère durable de tels investissements - alors que le fond de la Méditerranée recèle encore plus de mystères pour nous que la surface de la Lune.

C'est la raison pour laquelle je souhaite que nous nous concentrions sur trois domaines en particulier: la collecte de données sur le milieu marin, l'amélioration de la coopération entre les États membres et l'acquisition de compétences.

1) Données sur le milieu marin

Pour être prêts, il nous faut avant tout disposer de données sur le milieu marin. Notre objectif est de dresser une carte des fonds marins européens d’ici à 2020.

La cartographie de nos fonds marins permettra tant aux entreprises privées qu’aux pouvoirs publics de disposer des informations dont ils ont besoin pour réduire les coûts des études et planifier leurs investissements de manière plus efficace. Nous pensons qu'une telle carte pourrait générer un avantage économique global d’au moins un milliard d’euros par an.

2) Amélioration de la coopération

Le deuxième défi à relever consiste à davantage coordonner les efforts des pays de l'UE dans le domaine de la recherche maritime. Nous devons également établir le lien entre les résultats de la recherche, d’une part, et les investisseurs potentiels, d’autre part, pour que l’innovation quitte les laboratoires pour se concrétiser sur le marché.

3) Compétences

Troisièmement, il nous faut un marché du travail de première qualité. La technologie sous-marine, les éoliennes modernes, l’utilisation des algues dans les produits cosmétiques, sont autant de domaines pour lesquels nous avons besoin d'ingénieurs, de biologistes et de soudeurs compétents. En conséquence, nous avons élargi le programme Erasmus de l’UE afin de permettre la création de partenariats transnationaux entre des établissements œuvrant dans les secteurs de l'enseignement, de la formation ou de la jeunesse.

En résumé...

... ce que nous voulons, c’est lever tous les obstacles qui empêchent les entreprises d’investir dans l’économie bleue — y compris les handicaps tels que l’imprévisibilité, les lacunes dans les connaissances ou le manque de compétences,

... mais il va sans dire que ce cadre devrait également protéger la mer contre tout préjudice causé par l'homme.

Je suis bien consciente des dangers d'une ruée incontrôlée sur les richesses de nos mers. Aussi permettez-moi d'être claire à ce sujet: il serait totalement irresponsable à ce stade de favoriser une croissance qui ne serait pas durable à 100 %.

Cela fait quatre ans que je me bats pour une pêche durable en Europe. Je ne suis donc pas disposée, après tant d'efforts, à tolérer le moindre compromis environnemental dans l’économie maritime. Le plan d'action qui vous est présenté aujourd'hui vise précisément à assurer une meilleure coordination entre les pays de l'UE, sur la base de données communes, afin de pouvoir contrôler nos activités et d'en connaître les conséquences sur l'environnement.

Je cède maintenant la parole à Màire, qui va vous présenter les aspects du plan liés à la recherche.

Je vous remercie de votre attention.


Maria Damanaki

Membre de la Commission chargé des affaires maritimes et de la pêche

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Le 17 mai 2014

GDF Suez remporte le deuxième appel d’offres concernant l’éolien offshore


Le marin consacre son sujet à la désignation de GDF Suez, associé au portugais EDP Renewables et au français Neoen marine, pour l’installation des parcs offshore du Tréport et de Yeu-Noirmoutier. Ce marché de 4 milliards d’euros conforte les engagements industriels d’Areva au Havre.

Cliquer ici pour le marin ou aller dans le kiosk (en ligne)

WPD Offshore conteste le résultat du 2e appel d’offres éolien pour la Vendée

Le groupe allemand WPD Offshore, partenaire du consortium porté par EDF Énergies nouvelles, conteste l’attribution du parc éolien offshore des îles d’Yeu et Noirmoutier au consortium rival mené par GDF Suez. Il a annoncé le vendredi 16 mai le dépôt d’un référé devant le tribunal administratif.


Source : Le Marin

Ce référé précontractuel porte sur l’appréciation par la Cré (Commission de régulation de l’énergie) de « 9 des 16 critères de l’appel d’offres », indique le communiqué. WPD « conteste la fiabilité technique et économique de la proposition du consortium concurrent » associant GDF Suez, EDP Renewables et Neoen marine, avec des turbines Areva.

WPD critique notamment le choix des fondations de type jacket (30 % de l’investissement), « incompatible avec le site », ce qui « entraîne une sous-évaluation très significative du coût global du projet et fausse donc la notation de plusieurs critères de l’appel d’offres ».

Le 7 mai, la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Ségolène Royal, s’était appuyée sur la recommandation de la Cré, qui n’a souhaité faire « aucun commentaire » selon l’AFP.

Mais cette évaluation était juridiquement consultative, ce qui rend peu probable le succès de la procédure.

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Le 23 Mai 2014

Parc éolien : changement à Saint-Brieuc ?


Ailes Marines pourrait choisir des machines plus puissantes et en réduire le nombre. Et changer de type de fondations.

Source : Ouest France  par François Grégoire

« Rien n'est encore tranché. » Voilà ce que répète à l'envi Ailes Marines, la société qui porte le projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc. Des changements importants pourraient bien intervenir concernant ses caractéristiques. À commencer par les machines.

Adossée à Areva, Ailes Marines prévoyait d'implanter cent machines de 5 MW chacune. Mais Areva a depuis développé une turbine de 8 MW, avec laquelle GDF Suez vient de remporter l'appel d'offres pour les parcs du Tréport et Noirmoutier-Yeu. Ailes Marines réfléchit très sérieusement à opter pour ces machines plus puissantes. Pour une production constante de 500 MW, cela ferait tomber le nombre d'éoliennes à 62. Ce qui réduirait très vraisemblablement le coût d'implantation du parc, les travaux offshore étant des plus onéreux.

Ce possible changement de machines - qui demandera validation du ministre de l'Ecologie - tombe, diront certains, à point nommé pour Ailes Marines. Cette dernière fait face à des difficultés concernant le type de fondations imaginées par les éoliennes. Ailes Marines a depuis le départ privilégié les jackets, ces treillis métalliques aux impacts moindres sur les courants et la faune marine. Mais aujourd'hui, la société concède rencontrer des difficultés à la suite des études géologiques et géophysiques conduites en baie de Saint-Brieuc.

Ailes Marines dit ne pas avoir renoncé à la solution jackets « qui reste privilégiée ». Mais travaille depuis quelque temps déjà à une alternative de fondations gravitaires, d'énormes blocs de bétons déposés sur les fonds marins (1). Une option environnementalement plus difficile à « vendre », notamment auprès de pêcheurs qui pourraient revoir leur acceptation du projet si le gravitaire devait s'imposer.

Des fondations moins consensuelles, mais avec un nombre d'éoliennes réduit : voilà la nouvelle configuration du parc que pourrait bien présenter dans quelques semaines Ailes Marines.

(1) Ailes Marines confirme le port de Brest comme site de fabrication, quel que soit le type de fondations.


Côtes-d'Armor. Quels types de fondations pour les éoliennes ?

Ailes Marines, porteur du projet dans la baie de Saint-Brieuc, a toujours dit vouloir privilégier les « jackets » métalliques. Mais le spectre du béton refait surface.

Source : Ouest France

Quels types de fondations vont équiper les cent éoliennes du parc briochin ? C'est la question du moment pour Ailes Marines. Et sa réponse est attendue à bien des égards.

Hors éoliennes flottantes, il existe à ce jour quatre types de fondations pour asseoir une éolienne en mer (voir infographie). Les jackets, consistant en un treillis métallique, ont toujours eu les faveurs d'Ailes Marines. Elle en a fait un argument de « vente » maintes fois avancé lors du débat public, notamment pour rassurer sur un plan environnemental. Les fondations de type jacket ont en effet un impact moindre sur les courants et la faune marine. Une garantie qui a pesé dans la décision des pêcheurs de se prononcer en faveur du parc.

Moins coûteuse

Reste que l'affaire n'est pas définitivement tranchée. L'option gravitaire a refait surface. La composition du sous-sol de la baie poserait-elle quelques difficultés pour la pose de fondations de type jacket ?

Du côté d'Ailes Marines, on communique désormais à mots choisis sur le sujet. « Les difficultés rencontrées à la suite des études géotechniques obligent Ailes Marines à réaliser des études complémentaires pour affiner ses choix, indique son porte-parole Jean-Christophe Labastugue. Le résultat de ces expertises déterminera la solution sur les fondations des éoliennes. La fondation gravitaire étant étudiée en parallèle avec la solution jacket, privilégiée jusqu'à maintenant par Ailes Marines ».

Alors revirement dans le choix du type de fondations ? Rien ne permet de l'affirmer à ce jour. « Seule l'absence de solutions techniques nous permettant d'installer la totalité du parc éolien dans les critères de temps impartis, nous inciterait à abandonner la solution jacket », insiste Ailes Marines.

Le choix du type de fondations n'est pas un détail pour le consortium. Sur son site, Ailes Marines indique que 37 % des 2 milliards d'investissements seraient consacrés aux fondations. L'option gravitaire, elle, serait moins coûteuse ; notamment en terme de logistique d'installation dans la baie.

Quoi qu'il en soit, si revirement il devait y avoir, Ailes Marines devrait très certainement composer avec de nouvelles contestations. Le comité départemental des pêches pourrait par exemple revoir à la hausse ses exigences de compensation, arguant d'une modification plus marquée de la vie marine.

Réponse début juillet

Un changement de cap qui apporterait également beaucoup d'eau au moulin de la contestation des opposants. Et certains s'interrogent déjà, tel Maël Soulaine, président de la Malicorne surf association : « Les études d'impact sont actuellement conduites sur l'hypothèse jacket. En cas de changement, Ailes Marines refait tout ? »

Le choix d'Ailes Marines est aussi très attendu par les acteurs économiques bretons qui pourraient apporter leur concours dans la fabrication des jackets, en appui de STX et Eiffage, les deux sociétés avec lesquelles Ailes Marines est en discussion.

Le choix définitif interviendra dans la première quinzaine de juillet, indique aujourd'hui Ailes Marines. Cette dernière n'a plus beaucoup de temps devant elle. L'enquête publique sur le projet est censée s'ouvrir d'ici à la fin de l'année. Et la construction prévue pour débuter en 2015. C'est-à-dire demain à l'échelle industrielle...

Le partenariat qui fait toujours grincer

La poignée de main date de 2012. À l'époque, elle est presque passée inaperçue. Aujourd'hui, elle continue d'alimenter les conversations de certains opposants et nourrit leur défiance.

Retour donc en ce 6 décembre 2012. Ce jour-là, Pierre Le Boucher, président du comité départemental de voile (CDV) et Emmanuel Rollin, responsable pour Ailes Marines du projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc rendaient public un partenariat entre leurs deux entités. « Il y a entre les éoliennes et la voile comme un lien naturel : le vent », relevaient dans une jolie formule les deux parties signataires qui préféraient à l'époque rester discrets sur le détail dudit partenariat.

Ce dernier a peut-être fait des envieux. Il a en tout cas suscité la critique. Ainsi, la Malicorne Surf Association, n'hésite pas dans sa contribution écrite au débat public à parler de « sponsoring pour assurer la propagande du parc éolien ». Et dénonce un « pédolobbysme », ce qu'elle définit comme un lobbying auprès des enfants, pour évoquer la présence marquée d'Ailes Marines dans les écoles de voiles. Des parents, dont les enfants font de la voile en club ou dans le cadre d'activités scolaires s'interrogent.

Pas de commentaires

La polémique n'est pas nouvelle. Mais la discrétion entourant le partenariat a aujourd'hui fait long feu. Et ils sont plusieurs à s'étonner d'un paragraphe de la dite convention - dont nous venons d'avoir copie - et dans lequel il est précisé : « Le comité départemental de voile des Côtes-d'Armor veillera de façon générale à ne pas faire de réclamation ou de recours à quel que titre que ce soit, pour ce qui concerne le développement, la construction, l'exploitation ou le démantèlement du projet ». Le tout en échange de quelque 200 000 € d'aides versées sur dix ans.

Si ce genre de close n'est pas exceptionnelle dans des partenariats de cet acabit, elle est considérée comme un « achat de silence » par plusieurs de ses détracteurs. Pierre Le Boucher, président du comité départemental de voile, ne souhaite pas faire de commentaires estimant s'être déjà expliqué à plusieurs reprises sur le sujet. Quant à Ailes Marines, l'autre signataire, elle se dit ouverte à la signature d'une nouvelle convention de partenariat sans cet alinéa.

François GRÉGOIRE.

Parc éolien. Les fondations en béton très mal perçues par les pêcheurs

Ailes Marines envisage de changer le type de fondations des futures éoliennes. Le comité départemental des pêches s'oppose fermement à un modèle en béton de type gravitaire.

Source : Ouest France

Les comités départementaux des pêches des Côtes-d’Armor et d'Ille-et-Vilaine ont fait savoir, en début d'après-midi, qu'ils sont contre toutes modifications du cahier des charges de l'appel d’offre.

Or cette offre, qui a été discutée et approuvée, par les marins pêcheurs prévoit que les éoliennes soient de type jacket (treillis métallique) car elles auraient moins d'impact sur la faune et l'activité de la filière.

La perspective que ces fondations deviennent de type gravitaires agace beaucoup les pêcheurs.

"Cette solution est inenvisageable, les travaux seront trop longs, trop lourds avec des conséquences néfastes pour les pêcheurs. Nous espérons que Ailes Marines fera le nécessaire pour tenir ses engagements, si non, nous mettrons un terme à notre collaboration",  a dit Alain Coudray, président du comité départemental des pêches, qui évoque l'idée de recours déposés devant un tribunal compétent.

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Le 2 juin 2014

Le coût environnemental de l'éolien en mer....

Les pêcheurs de Fécamp anticipent

Avant la construction d'un parc de 83 éoliennes en mer au large de Fécamp en 2016, les pêcheurs s'organisent pour mesurer la ressource halieutique sur le site du futur parc éolien. France Bleu Haute-Normandie s'est embarquée à bord du fileyeur Yodemae lors de l'une de ces expéditions scientifiques. Et francebleu.fr vous propose le récit de cette journée en mer en images ce lundi.

Illustration et article : France Bleu

Quelles seront les conséquences de l'installation des 83 éoliennes au large de Fécamp sur la vie aquatique ? La construction doit commencer dans deux ans, mais déjà, des scientifiques sont sur le terrain pour tenter de répondre à cette question. Les pêcheurs, eux, craignent que les zones situées près du parc éolien soient désertées par les poissons.

Régulièrement, des scientifiques de la cellule de suivi du littoral normand accompagnent des pêcheurs pour observer la faune sous-marine. Pour France Bleu Haute-Normandie, Justin Morin s'est embarqué lui aussi sur le fileyeur Yodemae au large de Fécamp jeudi dernier.

"Quantifier la pêche des professionnels dans la zone du futur champ d'éoliennes en mer"

Dans leurs salopettes cirées, Camille et son assistant pèsent et mesurent tous les poissons récoltés dans les filets : raies, sols, grondin rouge, carrelets, etc. Camille, scientifique de la cellule de suivi du littoral normand note consciencieusement les "mensurations" des poissons. Son objectif ? "quantifier la pêche des professionnels, pour mesurer l'impact que pourraient avoir les travaux."

Enjeux financiers

Car l'installation des éoliennes entre 2016 et 2018 sur cette zone de 65 km² va forcément bouleverser la vie aquatique. Camille poursuit : "pendant les travaux, la faune va partir ou mourir. Il y a un enjeu sur la recolonisation de la zone. Mais on va vers l'inconnu car ce sont les premiers grands champs d'éoliennes en mer en France."

C'est à partir de ces données que d'éventuelles compensations financières seront versées aux pêcheurs. Il semble probable que les professionnels de la pêche doivent affronter un manque-à-gagner. Et il est déjà prévu que les prélèvement se poursuivent plusieurs années après l'installation des éoliennes au moins jusqu'en 2020.

Comment évaluer un dommage environnemental ?

Analyse d'une méthode d'évaluation d'un dommage environnemental : la méthode ressource-ressource européenne

Commissariat général au développement durable

Études et documents - Numéro 104 - Mai 2014

La Loi Responsabilité Environnementale du 1er août 2008 (LRE) préconise la réparation intégrale et en nature de certaines atteintes à l’environnement. Cette loi et son décret d'application du 23 avril 2009 transposent en droit français la directive européenne 2004/35, qui établit « un cadre de responsabilité environnementale fondé sur le principe du pollueur-payeur, et créent ainsi un nouveau régime de responsabilité ». Sont concernées les détériorations « directes ou indirectes mesurables qui affectent certaines ressources naturelles, certains services écologiques et services rendus au public ».

Pour cela, le Commissariat général au développement durable (CGDD) a publié le 23 mai une étude qui analyse les méthodes pour évaluer les impacts d'un dommage environnemental. La loi LRE qui préconise la réparation intégrale et en nature de certaines atteintes à l'environnement, privilégie le recours aux méthodes d’équivalence service-service et ressource-ressource élaborées par les Etats-Unis dans les années quatre-vingt et adaptées au contexte européen par la Commission européenne, en 2008.

La méthode service-service raisonne en termes de services écologiques liés à des fonctions écologiques et la méthode ressource-ressource en termes d'espèces ou de groupes d'espèces.

Si la méthode européenne service-service ne semble pas poser de problème d’application, la méthode européenne ressource-ressource est plus délicate à utiliser, en raison notamment du manque de données sur le rythme de régénération d’un milieu (durée nécessaire à un milieu endommagé pour revenir à son état avant perturbation). A l’heure actuelle, seul le rythme de régénération des cours d’eau en Europe est connu et c’est donc en priorité aux milieux d’eau douce que la méthode européenne ressource-ressource pourra être appliquée. Pour les autres écosystèmes, la méthode ressource-ressource américaine semble la plus appropriée, tout au moins à court terme, le temps de compléter les connaissances sur ces milieux.

Extrait du document

Les dommages aux eaux

Ils sont de trois types : marins, dulcicoles (eaux douces), ou plus rarement les dommages aux nappes phréatiques.

L’approche européenne semble adaptée aux impacts liés aux cours d’eau puisque le rythme de régénération est a priori connu (estimé à trois ans selon Arrignon, 1994).

Pour les dommages marins, le probable manque de données sur le rythme de régénération de ces milieux, rend en revanche l’application de la méthode européenne difficile. L’approche américaine apparaît alors la plus appropriée. Les Etats-Unis l’appliquent aux dommages causés aux écosystèmes marins depuis plus de 30 ans.

Concernant les proxys, il est essentiel de considérer toutes les espèces pertinentes pour lesquelles des données sont disponibles, et de mettre en place, dans la mesure du possible, des proxys composites. Néanmoins, si les données de terrain de certaines espèces devaient être insuffisantes, nous recommandons de retenir, lors de dommages :
 aux cours d’eau, les espèces de poissons, bien souvent les plus étudiées ;
 en milieu marin, les espèces d’oiseaux marins.

Cliquer Ici pour Télécharger : analyse d’une méthode d’évaluation d’un dommage environnemental : la méthode ressource-ressource européenne

D'après : CGDD et Actu-Environnement

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Le 14 Octobre 2014

Une commission de normalisation pour les parcs éoliens en mer


Illustration extraite du travail en architecture de Maud Atamaniuk et Marine Canté : Le port imaginaire de Maud et Marine

Une commission de normalisation pour les parcs éoliens en mer

Afin d'élaborer une norme relative à l'installation de fermes éoliennes en mer, une nouvelle commission de normalisation va être mise en place par la France, dans le cadre des travaux en cours menés à l'ISO (Organisation internationale de normalisation)/TC 8 : comité technique « navires et technologie maritime ».

Source : Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie

Cette nouvelle commission « Parcs éoliens offshore » examinera les projets d'installation et d'exploitation des champs éoliens en mer, en lien avec l'activité portuaire et maritime.

L'ISO mènera des travaux afin de définir les outils nécessaires à un gestionnaire de projet pour procéder efficacement à l'installation d'un champ éolien en mer, en créant un langage commun pour la filière.


Commission de normalisation sur l’éolien offshore : réunion d’information le lundi 23 septembre 2013 à St-Denis

En avril 2013, l’ISO a inscrit un projet de norme au programme de son comité technique « navires et technologies maritimes » sur les opérations portuaires et maritimes pour les installations éoliennes offshore. La France souhaite suivre ces travaux en créant une commission nationale et recherche des experts.

Energie marine renouvelable, l’éolien offshore se développe de plus en plus notamment en Europe qui accueille la plus grande partie des installations réalisées dans le monde. La France est le deuxième gisement éolien européen et a prouvé sa capacité à fournir et à mettre en service des parcs éoliens offshore. L’Etat français a déjà attribué en avril 2012, 4 lots pour une puissance de près de 2 000 MWatts à deux consortiums. L'investissement est de 7 milliards d'euros et la création directe de 10.000 emplois industriels est attendue. Un autre appel d’offre est en cours pour les zones du Tréport, de l'île d'Yeu et de Noirmoutier pour une puissance d'environ 1 000 MW.

Des travaux normatifs sont actuellement en cours de développement au niveau ISO – Organisation Internationale de Normalisation – sur les énergies marines renouvelables et la priorité est notamment donnée aux travaux sur l’énergie produite par l’éolien offshore.

La norme en préparation, l’ISO 29400, porte sur les nombreux aspects spécifiques de l’installation en mer de fermes éoliennes et les problématiques associées. Parmi les sujets clés de ce futur document : les procédures d’organisation et de planning, les exigences liées aux conditions climatiques, la partie préparatoire à terre (transport, stockage intermédiaire, pré-assemblage, activités portuaires), les opérations de transport et d'installation en mer, les spécifications de transfert de personnel en mer, l’enfouissement des câbles, l'entretien et le démantèlement…

La France souhaite contribuer activement à ce projet de norme et suivre les travaux normatifs sur les énergies maritimes renouvelables. Dans cet objectif, AFNOR propose de mettre en place une commission de normalisation dédiée qui sera la structure miroir du comité technique international.

Installateurs d’éoliens, société de main d’œuvre, énergéticiens, constructeurs, entreprises concernées par l’énergie éolienne offshore, association de protection maritime… assistez à la réunion du 23 septembre 2013 et rejoignez la commission AFNOR !

Contact AFNOR : Nicolas Marcq, chef de projet AFNOR Normalisation - nicolas.marcq@afnor.org

Date et lieu :

Lundi 23 septembre 2013 - de 14h00 à 16h00

Groupe AFNOR - 11, rue Francis de Pressensé - 93571 La Plaine Saint-Denis Cedex

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Octobre 2014

Filière forêt-bois : Séquestration ou substitution ?

La prise en compte des enjeux forestiers dans la lutte contre le changement climatique : leçons de la modélisation de filière forêt-bois française

Sylvain Caurla et Philippe Delacote

Chaire Economie du Climat

Substitution et séquestration, les deux leviers physiques d’atténuation des GES dans la filière forêt-bois


La séquestration : la gestion des surfaces forestières influence la quantité de carbone séquestré dans la biomasse forestière. Densification des forêts, afforestation, reforestation et diminution de la déforestation permettent d’augmenter la séquestration nette de carbone dans les écosystèmes forestiers. En outre, la séquestration du carbone dans les produits bois à longue durée de vie, les charpentes par exemple, retarde le retour du carbone dans l’atmosphère (levier séquestration sur l’illustration).

La substitution : les émissions liées à la consommation de produits bois sont généralement plus faibles que celles entraînées par la consommation de produits non-bois substituts. La consommation de produits bois-énergie (en substitution aux énergies fossiles) et la consommation de certains produits bois (en substitution aux produits issus d’autres filières pour la construction, l’isolation, l’emballage ou le mobilier) permettent par conséquent de réduire les émissions d’origine fossile (levier substitution sur l’illustration)

Dans le cadre des politiques visant à atténuer les émissions de gaz à effets de serre, la France s’appuie aujourd’hui largement sur la substitution énergétique. Cela se traduit par la mise en place de plans d’aide à la mobilisation de bois-énergie ou à la production de chaleur issue de biomasse.

En revanche, l’action de l’Etat ne repose pas, à ce jour, sur des mesures privilégiant la séquestration du carbone en forêt du fait de la prise en compte très partielle de la séquestration in situ dans les politiques climatiques internationales découlant du Protocole de Kyoto. Des chercheurs du laboratoire d’économie forestière de Nancy ont développé le French Forest Sector Model (FFSM), un modèle bioéconomique de la filière forêt-bois française, utilisé pour des simulations de politiques climatiques et l’analyse de leurs impacts.

Les premiers résultats du modèle FFSM montrent que :
  • Une politique ambitieuse de substitution peut être à l’origine de tensions sur la ressource et sur les marchés du bois d’industrie.
  • Une politique de séquestration présente un meilleur bilan carbone à l’horizon 2020 qu’une politique de substitution.
  • La mise en place d’une taxe carbone généralisée aurait un effet globalement positif sur la filière forêt-bois française.

Cliquer Ici pour télécharger "La prise en compte des enjeux forestiers dans la lutte contre le changement climatique : leçons de la modélisation de filière forêt-bois française"

Pour plus d'informations : Chaire Economie du Climat 

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Le 22 Décembre 2014

Alstom. Amende record de 772, 29 millions de dollars pour le groupe français

Les autorités américaines ont infligé lundi 22 décembre une amende record de 772,29 millions de dollars au groupe énergétique français, accusé de corruption dans plusieurs pays et notamment en Indonésie.

Source : Ouest France

Une amende record de 772 millions de dollars

Alstom a plaidé coupabe aux Etats-Unis dans un dossier où le groupe français était accusé de corruption de responsables gouvernementaux dans des pays tels que l'Indonésie ou l'Arabie saoudite et versera une amende de 772 millions de dollars ( 630 millions d'euros), dans le cadre d'un réglement négocié avec le département américain de la Justice.

Il s'agit de a plus importante amende infligée à une entreprise par le gouvernement fédéral américain pour violation de la législation des Etats-Unis relative à la corrpution. Alstom avait indiqué vendredi 19 décembre qu'il serait contraint de prendre en charge cette amende bien que General Electric GE.N se soit engagé à supporter tous les passifs et risques associés au pôle énergie du groupe français, que le groupe américain a convenu de racheter.

De nouvelles accusations de corruption en Grande-Bretagne

Selon l'agence de presse Reuters, une filiale britannique d'Alstom et deux anciens employés sont accusés d'avoir versé des pots-de-vin entre 2002 et 2010 en relation avec des contrats pour une centrale électrique en Lituanie, a-t-on appris lundi auprès de la direction britannique de la répression des fraudes (Serious Fraud Office, SFO).

Une audience préliminaire est prévue à Londres le 5 janvier, a précisé la SFO. Une porte-parole d'Alstom a indiqué que le groupe ne commentait pas les procédures en cours. La SFO avait indiqué en septembre qu'une autre filiale du
groupe français aurait versé des dessous-de-table pour remporter des commandes relatives au métro de Delhi et à des grands travaux à Varsovie et à Tunis entre 2000 et 2006.

En Bourse, l'action Alstom perd 0,86% en fin de séance à Paris, tandis que l'indice CAC 40 avance de 0,12%.
avec Reuters.

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Le 25 Janvier 2015

Énergies marines. Cela devient concret à Cherbourg

Un quai tout neuf, la première pierre d'une usine, l'extension de terre-pleins. Mine de rien, le projet se concrétise à Cherbourg.

Source : Ouest France par Thierry Dubillot

Le quai des Flamands sera bientôt livré. « Il ne reste plus que les enrobés à faire », note Philippe Deiss, nouveau directeur général de Ports Normands associés. L'allongement du quai aura coûté 40 millions d'euros. Un quai adapté aux colis lourds promis par le futur trafic éolien. Capacité : jusqu'à 20 tonnes par mètre carré. Le seul de ce type en France.

L'inauguration de ce nouvel équipement ne saurait tarder. Elle coïncidera avec la pose de la première pierre de la première des deux usines prévues pour la production de l'Haliade 150, cette éolienne géante construite par Alstom. Elle coïncidera aussi avec le début des travaux d'extension du terre-plein des Mielles, 60 ha gagnés sur la rade de Cherbourg et destinés à favoriser le développement de l'industrie hydrolienne.

500 emplois créés

Du concret donc en ce début d'année. Certes, le rachat d'Alstom par l'Américain General Electric a mis six mois dans la vue aux projets d'usines d'éoliennes, mais les choses se font quand même. LM Wind Power, qui construira l'usine de fabrication de pales, finalise ses études. Information importante, Alstom n'impose plus l'exclusivité de sa production au fabricant danois. Du coup, celui-ci confirme la construction de deux usines, l'une en Grande-Bretagne (le site n'est pas choisi) et l'autre à Cherbourg. Les pales construites par ces usines devraient arroser le marché du monde entier.

L'usine cherbourgeoise serait donc plus grande que le projet initial, d'où la confirmation par Jean-François Le Grand, président du conseil général de la Manche, de la création de 500 emplois nets pour cette production à Cherbourg.

Il y a aussi l'hydrolien. Le 2 décembre dernier, le Premier ministre, Manuel Valls, a validé l'appel à manifestation d'intérêt concernant la création de fermes d'hydroliennes dans le raz Blanchard. Alstom et DCNS ont été retenus. C'était le top départ d'une production qui aboutira dans les années 2020.

Thierry DUBILLOT.

Nouveau projet de parc éolien en mer : Les pêcheurs en colère

Au large de Barfleur, en Baie de Seine, trois nouvelles zones sont proposées pour l'implantation d'un nouveau parc éolien en mer.

Les images de Claude Leloche, infographie de Charles Auvray :




La réaction de Daniel Lefèvre, président du Comité Régional des pêches de Basse-Normandie au micro de Stéphanie Potay :

Interview : EMR au large de Barfleur ?



Les pêcheurs de la côte Est du Cotentin sont en colère. Trois nouvelles zones situées en baie de Seine ont été identifiées et sont considérées favorables pour le développement d'un nouveau parc éolien en mer. Ils dénoncent une réduction inévitable de leur zone de pêche.

Source : France3 Basse-Normandie Par Christophe Meunier

Une concertation sera bientôt ouverte autour de ce projet.

Les pêcheurs de l'Est du Cotentin sont inquiets pour leur activité, ils craignent une nouvelle diminution de leur zone de pêche. 

Le Tréport : le projet d'éoliennes en mer fait des vagues

Source : Le Parisien par Isabelle Boidanghein | 22 Janv. 2015

« Le ton va se durcir, car ils ont choisi la meilleure zone de pêche. Ils ont écouté les pêcheurs de Fécamp et pas nous. Tout cela, c’est antiécologique. » Olivier Becquet, gérant de la coopérative de pêche du Tréport (Seine-Maritime), ne décolère pas. Mercredi 21 janvier, le projet de parc éolien offshore appelé les Eoliennes en mer de Dieppe-Le Tréport était présenté au conseil régional de Picardie en présence d’élus et de chefs d’entreprise.

« Ce projet suscite des curiosités, des interrogations, parfois des inquiétudes, mais il soulève aussi des espoirs et des attentes. Six mille emplois directs et indirects sont attendus », a souligné le président PS du conseil régional, Claude Gewerc, « enthousiaste » de voir se construire une filière industrielle française de l’éolien en mer. Le but étant de fabriquer des éoliennes 100 % françaises. Le parc pourrait donner du travail à une quarantaine d’entreprises.

Rappelons que le projet de 2 Mds€ porté par le consortium GDF Suez-Areva prévoit la mise en service vers 2021 de 62 éoliennes d’une puissance de 496 MW permettant d’alimenter 800 000 personnes : « Ce projet s’inscrit comme une montée de la transition énergétique. La filière a un gros potentiel », explique Jean-Baptiste Séjourné, président du conseil d’administration des Eoliennes en mer de Dieppe-Le Tréport.

Le projet, qui a eu l’aval du ministère de l’Ecologie, se situera à 15 km du Tréport, 16 km de Dieppe et 35 km de Saint-Valery-sur-Somme. Les opposants craignent des nuisances visuelles. Les hélices feront 180 m de diamètre et le parc s’étendra sur 91 km 2. Les taxes reversées seraient de 7,35 M€, dont 50 % aux communes (Mers-les-Bains, Cayeux…), 35 % pour des projets liés à la pêche et 15 % pour des projets de développement durable liés à la mer.

Des lignes d’éoliennes plus espacées pour permettre l’aménagement de couloirs de pêche sont prévues, mais cela ne satisfait pas les opposants, car le préfet maritime aura le dernier mot. Ils ont déposé un recours devant le Conseil d’Etat. Selon Gérard Bilon, président de SOS à l’horizon : « Le parc va mettre en péril 250 emplois. Il faut que la zone soit déplacée. » Tous pourront s’exprimer lors du débat public qui se déroulera de la fin avril à la fin juillet. La décision du consortium interviendra fin décembre.

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