vendredi 27 janvier 2012

Pêche industrielle. « Si tu ne viens pas à Lafayette, Lafayette viendra à toi »


« Si tu ne viens pas à Lafayette, Lafayette viendra à toi »

Après avoir écumé le Pacifique Sud et l’Afrique de l’Ouest… Le Lafayette est déjà là chez nous !

Le Lafayette est passé par les eaux européennes dans une campagne de pêche internationale qui a débuté en février 2010.

Le Lafayette traque les petits pélagiques : chinchard, maquereau, sardinelle,...

Le Lafayette, le plus grand bateau-usine de poisson au monde :


- longueur : 228 m

- membre d'équipage : 320

- capacité de congélation : 1.500 tonnes de poisson par jour !
- stockage à bord : 14.000 tonnes !

« S'il opérait tous les jours, le Lafayette aurait à lui seul la capacité technique de traiter 547 000 tonnes de poisson par an. » (Soit l'équivalent des captures de l'ensemble de la flottille française avec plus de 5.000 bateaux de pêche) !

Quand les artisans pêcheurs européens se battent pour des quotas de quelques milliers de tonnes de poisson... Quand leurs collègues latino-américains et africains survivent difficilement de leurs métiers... Ces chalutiers-usines pillent leurs ressources par centaines de milliers de tonnes !!!…

Voir le dossier de l’International Consortium of Investigative Journalists (en anglais), cliquer : ICIJ. Dossier traduit en français par le journal Le Monde du 29 janvier : La ruée sur le chinchard

Le Lafayette "travaille" pour la multinationale "Pacific Andes" ; ce groupe chinois vient de s'installer dans le premier port de pêche français à Boulogne-sur-mer : Avec Pacific Andes, c'est un géant chinois qui se dresse dans l'Europe Bleue !!!

Au moment où quelques chalutiers-usines écument en toute liberté les océans, les ONG environnementales nous expliquent le problème de la surpêche ; elles nous égrènent toutes les mesures à mettre en place pour éviter le chaos : "2048 : Une mer déserte ?"

Une mer déserte de pêcheurs artisans !



Le « Lafayette » : Usine flottante de poisson ou chalutier-usine ?

En savoir plus sur le « Lafayette » : Lors de son passage à Tahiti en janvier 2010, les Affaires maritimes de Papeete ont inspecté cet ancien pétrolier converti en navire de pêche sous pavillon russe. Après leur visite, les contrôleurs français se posaient des questions sur les activités réelles de ce géant des mers, quelques jours avant le début de sa campagne de pêche internationale.... Dans le Pacifique sud au large des côtes chiliennes, puis l'Afrique de l'Ouest et l'Europe (Carte ICIJ ci-dessus)… Voir le compte-rendu des Affaires Maritimes, cliquer Ici

Positions du Lafayette depuis fin 2011

En octobre 2011, le Lafayette est passé par le port de El Ferrol (Espagne), cliquer Ici

En décembre 2011, Las Palmas (Les Canaries), cliquer Ici

Le 24 janvier 2012, Nouadhibou (Mauritanie)...

Fin juillet 2012, Montevideo (Uruguay), route vers le Pacifique (en réalité vers les Féroé voir plus bas la suite), cliquer Marine Traffic

Le Lafayette "Tanker" cliquer Ici

Philippe Favrelière (modifié le 13 décembre 2012)

Autres articles :

Pour aller plus loin....

Le 6 octobre 2012 : Plus au Nord, Pacific Andes se taille la part du lion.... 

Pêcherie de maquereau en Atlantique Nord. Le Lafayette en opération de pêche dans les eaux féroïennes (?) en limite de la ZEE norvégienne, le 4 octobre 2012


La multinationale Pacific Andes qui arme le Lafayette, aurait "acheté" la quasi totalité du quota de maquereau des Îles Féroé soit plus de 140.000 tonnes, lire : La guerre du maquereau

Pour plus d'informations :
  • Positionnement du Lafayette dans les derniers jours, cliquer Marine Traffic
  • Pour connaitre les caractéristiques du Lafayette, plus gros bateau-usine au monde, cliquer Marine Traffic
  • Sinon si vous pointez le Lafayette sur la carte de Marine Traffic, vous remarquerez la présence d'une importante flottille islandaise non loin du bateau-usine de Pacific Andes (à la date du 6 octobre 2012)
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Le 13 décembre 2012

Après sa campagne de maquereau dans les eaux de l'archipel des Féroé...

Le Lafayette arrive à Shidao (Chine) le 13 décembre 2012 selon Marine Traffic


Positions du Lafayette au cours de l’année 2012 selon Shipspotting

2012 December 2nd, 19:00:26 UTC Las Palmas
2012 October 15th, 11:30:18 UTC    Gibraltar
2012 August 31st, 11:30:08 UTC     Ccfaeroe Islands
2012 August 31st, 11:30:04 UTC     Faeroe Islands
2012 August 16th, 12:00:58 UTC     Faroe Islands
2012 January 24th, 19:00:33 UTC    Nouadhibou

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mardi 24 janvier 2012

Japon. Renaissance de l’Huître : Effet Fukushima ou Effet Tsunami ?

Renaissance de l’Huître : Effet Fukushima ou Effet Tsunami ?

10 mois après le tsunami du 11 mars 2011, les débris à la dérive sur l’océan ont traversé le Pacifique ; ils s’échouent maintenant sur les plages américaines. Pendant ce temps, les ostréiculteurs les moins touchés du Tōhoku vendent leurs premières huîtres avec 1 an d’avance !

Sur une plage de Seattle dans l’Etat de Washington, un flotteur d'un mètre de long porte le nom d'un ostréiculteur japonais « Yuuki Watanabe ». C’est le dirigeant d’une coopérative de pêche de la préfecture de Miyagi. « J'aimerais que les bouées nous soient restituées », a déclaré Watanabe après avoir examiné attentivement une photo, « elles correspondent exactement au type de flotteurs couramment utilisé dans l’ostréiculture de la région de Miyagi. »

1 milliard d'euros de dégâts dans l'aquaculture...

En effet, le tsunami a anéanti les élevages et les producteurs manquent cruellement de matériel pour relancer leurs activités aquacoles. En septembre 2011, le ministère de l’agriculture et de la pêche donnait un dernier bilan officiel des dégâts. Sur un total de plus de 10 milliards d’euros pour l’ensemble de la filière pêche, l'aquaculture avec les stocks en élevage et les équipements/matériels en mer représentait près d’un milliard d’euros (embarcations et infrastructures portuaires non compris).

Avant le tsunami, la région du Tōhoku produisait plus de 80.000 tonnes de coquillages chaque année, principalement des huîtres et des pétoncles japonais…. Les préfectures de Miyagi et d’Iwate se classaient respectivement aux 3e et 4e rangs de la production d’huîtres au Japon. Après la catastrophe, les conchyliculteurs doivent repartir de zéro. En octobre 2011, les coopératives de pêcheurs évaluaient la production d’huîtres et de pétoncles à seulement 10% d'une année normale, en basant leur estimation sur les installations d’élevage encore en état et les stocks de coquillages survivants.

Mais, c’était sans compter la « pousse » exceptionnelle des coquillages…

Effet Fukushima !

De petites huîtres d'un à deux centimètres mises en élevage à partir de juin 2011 atteignent aujourd’hui plus de 10 cm de longueur. Sous le poids des huîtres, les radeaux d’élevage menacent même de couler ! Du jamais vu ! Les ostréiculteurs de la baie de Kesennuma ont donc récolté le 19 janvier 2012 leurs premières huîtres de l’après tsunami (sachant qu’elles sont les survivantes du captage de l’été 2010).

« Inquiétant » diront certains, que ces huîtres deux fois plus grosses qu’à la normale ! des huîtres qui auraient du être commercialisées à la fin de l’année. A quelques 200 km, la centrale nucléaire de Fukushima ne serait-elle pas l’explication de cette croissance suspecte ? Etrangement, le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche ne donne pas d’analyses récentes sur la radioactivité des huîtres de Miyagi.

Cependant, les algues récoltées depuis novembre ne sont pas irradiées. Pas la moindre trace de césium et d’iode radioactifs dans les « feuilles » de Nori (Porphyra yezoensis) cultivé sur ces mêmes côtes de la Préfecture de Miyagi selon les données mises en ligne par l’administration, cliquer Ici.

Effet Tsunami…

Habituellement, il faut compter plus de deux ans pour atteindre cette taille d’huître. Du fait du tsunami, les ostréiculteurs de Kesennuma pensent que « les prédateurs (ou compétiteurs ndlr) habituels de l’huître sont morts » et que « l’azote contenu dans la terre et qui sert à la croissance des huîtres a augmenté. »

Une explication. Lors du tsunami, les ressources en coquillages et les stocks en élevage ont été décimés. Le peu de coquillages survivants bénéficie d’une richesse planctonique abondante, ce qui explique la « pousse » exceptionnelle des coquillages.

Au début des années 1970, les ostréiculteurs français avaient connu le même phénomène. Après la mortalité massive des huîtres portugaises suite à une épizootie, les huîtres japonaises importées dans le cadre du plan Resur étaient commercialisables au bout de deux ans dans le bassin de Marennes-Oléron (alors que maintenant l’élevage s’étend sur 3 à 4 ans).

« Après le tsunami, beaucoup de gens ont été privés. Cette croissance exceptionnelle, c’est le symbole de la renaissance et beaucoup veulent manger ces huîtres, » a dit Hatakeyama (*), cet ostréiculteur qui plante des arbres autour de Kesennuma pour que l’eau de la baie soit plus fertile…

(*) Hatakeyama avait reçu une délégation d’ostréiculteurs français avant le tsunami. Coordinateur de l’Association de Préservation de la Forêt Huîtrière (Oyster Forest Care Association), il fait partie des prétendants au prix international de la forêt remis par l’Onu en février 2012.

Philippe Favrelière (à partir de l'article : First batch of Japanese tsunami debris reaches the U.S. et celui de Fukushima diary : Oyster in North Japan grow as double as average

Autres articles :

Photographie de Philippe Favrelière : Ostréiculteur de la baie de Matsushima (Miyagi) avec 2 collecteurs de naissain d'huître "cordée de coquilles saint-jacques" (décembre 1987). Les larves d'huître se fixent sur les coquilles de saint-jacques pendant l'été.... Au printemps, les coquilles couvertes de naissain sont individualisées et fixées dans les torons d'une corde pour l'élevage en suspension sur des filières ou des radeaux.

samedi 21 janvier 2012

La douane française remplit « Le Panier de la Mer »

La douane française remplit « Le Panier de la Mer »

Ou comment les plus démunis de France "bénéficient" de la pêche illégale dans l'Océan Indien

Direction Générale des Douanes et Droits Indirects

Saisie de thons illégalement pêchés... La douane a choisi d'en faire don à une œuvre caritative...

La douane française a procédé à la cession, auprès du réseau d'associations « Le Panier de la Mer », de 5.104 kg de darnes thons congelés du Yémen. Pêchés illégalement, ces thons ont été saisis dans un conteneur frigorifique sur le port du Havre. Le 16 novembre dernier, la douane avait déjà cédé 5.000 kg de thon illégalement pêchés à cette association.

Sanitairement conformes, ces thons ont été remis au «Panier de la Mer», basé à Plonéour-Lanvern dans le Finistère, qui dispose des capacités de transformation de ce poisson non distribuable en l'état. Le thon sera préparé à Saint-Guénolé Penmarc'h, ainsi que dans les autres ateliers du réseau (Lorient, Saint-Malo, La Rochelle et Boulogne-sur-Mer), puis remis à des associations caritatives qui se chargeront de la distribution.

En novembre 2010, les Etats membres de l'UE ont été informés par la Commission européenne de l'interdiction faite aux navires yéménites de pécher du thon dans l'Océan Indien. Le Yémen ne fait pas partie de la Commission des Thons dans l'Océan Indien (CTOI) dont le but est d'encadrer et gérer de manière durable la pêche de thonidés. Par conséquent, toute pêche de thon réalisée par des navires yéménites dans l'Océan Indien est considérée comme illégale en application d'un règlement européen de septembre 2008 relatif à la pêche illicite non réglementée (INN). Il s'agit de la seconde saisie nationale réalisée sur la base de ce règlement. L'Etat qui constate ces infractions est libre de vendre, détruire ou de céder la marchandise saisie.

Aide alimentaire aux plus démunis : Du thon tropical en plus du poisson invendu sous criée (les « retraits »)

Dans le cadre de l'aide alimentaire aux plus démunis, « Le Panier de la Mer » organise la redistribution nationale de produits de la mer transformés via le réseau d'associations qu'il fédère (*). Les produits redistribués sont généralement issus de stocks de poissons invendus sous criée.

Ces 5 + 5 tonnes de darnes de thon issu de la pêche illégale constituent un petit plus pour l'association "Le Panier de la Mer" en comparaison avec les quantités de poissons invendus dans les halles à marée.

Les retraits de poisson sous criée qui approvisionnent régulièrement les ateliers de filetage des différentes associations locales « Le Panier de la Mer » (*), se sont élevés à 13.661 tonnes en 2009 et 6.739 tonnes en 2010. (Les retraits qui sont en diminution parallèlement à la hausse des cours en criée, représentent respectivement 6,8% et 3,4% des poissons mises en vente).

Les "retraits" correspondent à la différence entre les "quantités mises en vente" en criée et les "quantités vendues" ; ils désignent :

  • les quantités invendues en halle à marée et destinées à la destruction ou à d'autres valorisations que l'alimentation humaine ("retraits définitifs"),
  • les quantités invendues en frais en halle à marée et stockées après congélation pour être vendues ultérieurement ("retraits pour report").
Actuellement, le système de recueil de données du réseau inter-criée (RIC) ne permet pas de distinguer les "retraits définitifs" des "retraits pour report". Source : FranceAgriMer : Données statistiques 2010 / Données de ventes déclarées en halles à marée

(*) Le réseau "Le panier de la Mer" en France : Boulogne-sur-Mer, La Rochelle, Saint-Malo, Loctudy/Saint Guénolé, Lorient.

Autres articles :

Pour aller plus loin...

Une asso responsable

Présente sur tout le littoral français, l’association le Panier de la Mer possède un atelier à La Rochelle depuis 2001. Son cœur d’action ? La valorisation de la ressource de la pêche, l’insertion sociale et une démarche caritative. Présentation avec son directeur Julien Bernard.

Comment sont nés les Paniers de la Mer ?

Julien Bernard : Jacques Luciani, le Président du Panier de la Mer 17, alors Président de la Banque Alimentaire 17 recherchait une source de protéine complémentaire et s'est alors tourné vers le poisson. En contactant les différentes collectivités et services de l'État, il a appris qu'un chantier d'insertion de cette forme existait en Bretagne. Après des échanges avec ces différents intervenants, le Panier de la Mer 17 naissait le 15 juin 2001.

Quelles sont les actions de l’association ? Nous récupérons le poisson invendu en criée rochelaise pour le transformer dans notre atelier de 400m2 situé dans le Grand Port Maritime, à l’attention des associations caritatives œuvrant pour l'aide alimentaire régionale et nationale. Transformer veut dire fileter le poisson ou le préparer pour la consommation puis le conditionner. Ce qui m'a motivé pour devenir directeur de la structure, c'est cette forme de solidarité puisque ce sont des personnes en difficultés d'insertion qui aident d'autres personnes, en leur permettant d’accéder à une alimentation équilibrée.

L’asso en chiffres ? Le Panier de la Mer 17, ce sont 28 personnes recrutées en insertion dans l'année, 43 tonnes de poissons transformés, toutes activités confondues à destination de la Banque Alimentaire de Charente-Maritime, la Banque Alimentaire des Deux-Sèvres, les Epiceries Sociales de Poitiers ainsi que l'association ANDES parisienne. Nous avons la possibilité d'accueillir 16 salariés simultanément ce qui permet à chacun d'accéder à la sortie, à un emploi ou une formation. Il faut savoir que le secteur du mareyage ainsi que les grandes surfaces via leur rayon marée, sont demandeurs de salariés formés et nous sommes un "vivier" potentiel de profils de recrutement.

Un message ? Nous continuons notre développement en 2011. Notre chaîne de fabrication de soupe de poisson est en passe d’être assemblée. Nous démarrons les tests de fabrication et espérons distribuer aux associations caritatives ce nouveau produit dès juin. D'un autre côté, nous poursuivons l'augmentation des tonnages en poisson pour fournir encore plus d'associations. Notre démarche commerciale de prestation de services est également indispensable pour assurer la vitalité de nos chantiers d'insertion.

Le Panier de la Mer 17 rue Nicolas Appert à La Rochelle / Tél. 05 46 28 38 78

Source : Ici magazine

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Le 10 février 2012

Boulogne : Les Paniers de la Mer 62 primés (Semaine dans le boulonnais)

Brigitte Bourguignon reçoit des mains du président Perrault un chèque de 10 000 euros.

403 dossiers, dont 26 dans le Nord/Pas-de-Calais étaient en lice au concours organisé par la fondation Macif "L'alimentation autrement.

A l'unanimité, l'association boulonnaise "Les paniers de la mer 62" a remporté le concours régional et est qualifiée pour la finale nationale.

Brigitte Bourguignon, la présidente de l'association "Les paniers de la mer 62" était souriante et heureuse, « comme d'habitude », peut-on dire. Pourtant, vendredi dernier, elle a reçu le premier prix régional d'un concours organisé par la fondation Macif et son association est qualifiée pour la finale nationale le 3 avril prochain.


L'association Boulonnaise "Le panier de la mer... par groupe-nord-littoral

En gare maritime La cérémonie s'est tenue à la gare maritime, vide et froide, mais qui revit de temps en temps à l'occasion de cérémonies. Philippe Perrault, président de la Macif Nord/Pas-de-Calais, Frédéric Cuvillier, député-maire, Olivier Barbarin, conseiller régional, Mme Boyer, directrice régionale de l'alimentation et le sous-préfet Daniel Rouhier, ont tenu à participer à cette remise de récompense.

La fondation soutient depuis près de 18 ans les entreprises de l'économie sociale qui créent et développent des emplois durables. Elle récompense des projets innovants qui apportent un mieux être aux personnes sur le territoire.....

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Le 5 juin 2012

Poisson. Le scandale du gaspillage alimentaire

Doc du dimanche France 5 - 03 juin 2012

D’un chalutier du Guilvinec au Panier de la Mer de Saint-Malo

Des poubelles qui regorgent de produits comestibles, des hypermarchés qui jettent des produits frais dont la date limite de vente permet la consommation pendant encore quatre jours, des tonnes de poisson ou de fruits et légumes qui finissent dans les broyeurs...

Les Français jettent en moyenne 21% des aliments qu'ils achètent, ce qui représente presque 6 millions de tonnes de déchets alimentaires, soit 20 kg par an et par habitant. Un scandale, à l'heure où huit millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.

Qui est responsable d'une telle aberration ? Comment est-on passé d'une culture du respect de la nourriture, à celle de l'hyperconsommation ? Aujourd'hui, le gaspillage semble une fatalité, voire une norme.

Dans ce documentaire, Marie-Pierre Raimbault a enquêté sur ce gâchis à grande échelle, et plongé sa caméra dans les poubelles.

Si le constat reste effrayant, des solutions se dessinent aujourd'hui : des collectifs oeuvrent de sorte que la lutte anti-gaspillage vienne des industriels et de chaque foyer...

Doc du dimanche France 5 - 03 juin 2012

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Le 7 juillet 2012

Panier de la mer 56. Du poisson pour la réinsertion (Le Télégramme)

Depuis sa création en 2003, l'association d'insertion Panier de la mer a accompagné 224 personnes et permis aux associations caritatives de bénéficier de tonnes de poisson.

Utiliser le poisson comme support à la réinsertion professionnelle. Tel est l'objectif du Panier de la mer 56, un chantier d'insertion créé en 2003 à Lorient. Le fonctionnement est simple. L'association récupère le poisson de retrait (non vendu) au port de pêche de Keroman. Il est ensuite transformé dans l'atelier situé au centre des apprentis, puis distribué aux associations caritatives du secteur. Cette chaîne de la solidarité permet surtout à des personnes de reprendre pied et de s'orienter vers une formation professionnelle. «Ils n'apprennent pas uniquement quelques gestes professionnels pour lever un filet. C'est un support pédagogique. Nous leur proposons un accompagnement socioprofessionnel», précise Pascal Mahé, le directeur de l'association. Chaque année, le Panier de la mer accueille 32 personnes, à raison de 16 stagiaires par semestre. «Durant cette période, ils bénéficient d'un contrat de travail à durée déterminée», ajoute le directeur. Depuis la création de l'association, 224 personnes ont bénéficié de cet accompagnement. «Et 93d'entre elles, soit 41,51%, ont trouvé une solution», souligne Pascal Mahé.

18,12 t distribuées aux associations caritatives

Au fil des années, la production s'est également considérablement accrue. Une augmentation positive pour les associations humanitaires. En 2003, le Panier de la mer avait traité 11,70t de poisson et redistribué 4,30t. En 2011, l'association a transformé 38,50t de poisson et distribué 18,12t. Un tonnage en baisse par rapport à 2010 (44,50t transformées pour 21,40t distribuées). Contact Panier de la mer 56, tél.02.9783.67.59. Courriel : panierdelamer56@wanadoo.fr

lundi 16 janvier 2012

Aquaculture : A la recherche d’une stratégie de développement halieutique...

Aquaculture/Pêche : A la recherche d’une stratégie de développement halieutique...

En 1986, la France produisait 243.671 tonnes de poissons en aquaculture et environ 6000 de moins en 2008. Nous sommes passés du 11ème rang au 19ème rang de production. La Chine est n°1, le Vietnam n°3 et le Bangladesh n° 6 avec plus d’un million de tonnes produites… Plus généralement, nous faisions partie des 20 premiers exportateurs mondiaux de produits de la pêche et de l’aquaculture en 1986. En 2008, nous ne figurons plus dans cette catégorie. Le Danemark, l’Espagne, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni y sont encore… Sans commentaire.

Sur France 3, l’émission Avenue sur l’Europe a débuté l’année avec un dossier consacré à l’aquaculture « L’Europe sous le signe des poissons ». La France et l’Union européenne sont des nains en matière d’aquaculture. Les Européens ont décidé de relever le défi.

Comment relever le défi ? L’émission a proposé plusieurs reportages sur la pisciculture marine, saumon en Ecosse, bar en France, thon rouge en Espagne !

Dans le cas de la France, le reportage note la faiblesse du pays avec ses 40 fermes marines ! Un vrai parti pris ! Réduire l’aquaculture française à la pisciculture marine sans parler des milliers de fermes marines conchylicoles et des centaines de fermes piscicoles d’eau douce !

Sur le blog de l’émission Avenue sur l’Europe, Alain Cadec, eurodéputé breton et vice-président de la commission pêche au Parlement européen en remet une couche en insistant sur la pisciculture marine !

Pourquoi insister ? Les principaux pays aquacoles (cités ci-dessus) s'appuient principalement sur des productions de poissons d'eau douce, de coquillages et d'algues... A l'exception des régions salmonicoles où les multinationales norvégiennes sont installées : Chili, Canada, Royaume-Uni et Norvège, ainsi que plusieurs pays méditerranéens pour le bar et la daurade....

A la recherche d’une stratégie de développement halieutique...

Avec l'Internet, Ifremer nous ouvre ses bibliothèques à des documents précieux comme la thèse de doctorat de Bernard Gilly sur les systèmes aquacoles en France.

Préparé au département de Stratégies de Développement et d'Aménagement de l'Ifremer, ce document daté de 1987 donne une analyse du développement aquacole de notre pays qui est toujours d’actualité. Une analyse avec un modèle d’aide à la décision que devraient lire tous les décideurs en mal de développement aquacole…

En 1987, Bernard Gilly se posait la question de savoir pourquoi la France n’arrivait pas à développer son aquaculture toujours ancrée dans la conchyliculture « traditionnelle » alors que d’énormes investissements avaient été consacrés à l’aquaculture dite « nouvelle ». Dans les années 1970/80, la France était à la pointe de la recherche aquacole mondiale.

25 ans plus tard, les interrogations de Bernard Gilly sont toujours actuelles ainsi que les analyses et les réponses apportées dans le document : "Les systèmes aquacoles en France : Analyse du développement de la recherche et modèle théorique d’aide à la décision".

Le secteur des cultures marines en France est souvent assimilé, dans les discours dominants, à l'aquaculture nouvelle (poissons ou crustacés élevés en mer) dont la production reste anecdotique. Dans la pratique, les élevages d'huitres et de moules (aquaculture traditionnelle) représentent un secteur d'activité d'un poids économique équivalent à celui des pêches maritimes.

Les discours dominants, étatiques, corporatistes et scientifiques, sur l'aquaculture nouvelle ont constitué un "paradigme aquacole", pérennisé sous la forme d'un système de représentations idéologiques empruntées à d'autres secteurs (en particulier au secteur agricole). Ignorant l'efficacité, la complexité et le déterminisme des différents systèmes de valorisation aquacoles, ce paradigme repose sur un modèle évolutionniste que l'analyse de l'histoire récente ne permet pas de confirmer.

Les différents résultats montrent que les freins au développement se situent au niveau de l'entreprise, vecteur essentiel d'un développement du secteur. Ils sont liés à la nature et au niveau de l'investissement d'une part, et d'autre part à l'évaluation des risques et incertitudes liés à la dépendance de la production par rapport à 1'environnement et aux imperfections des marchés des produits aquacoles.

Un modèle théorique d'aide à la décision de l'entreprise utilisant la programmation linéaire est présenté, avec un double objectif :

  • obtenir une représentation du comportement général d'une firme aquacole indépendamment de sa ou ses productions, en tenant compte des facteurs de risque et d'incertitude ;
  • permettre l'utilisation ultérieure de ce modèle pour fournir, aux investisseurs, aux organismes d'aménagement et à la recherche, un outil à multiples fonctions : sensibilité des résultats à des modifications de certains facteurs maîtrisés ou non par l'entreprise, faisabilité économique en univers incertain, simulation de l'évolution optimale des entreprises à plus ou moins long terme.

En Norvège, Bernard Gilly serait probablement à la tête d’une multinationale d’aquaculture. Au Japon ou en Chine d’une multinationale de pêche, …. En France, cet ingénieur agronome qui en son temps a apporté son grain de sel au développement de l’aquaculture française se trouve à la tête d’un groupe pharmaceutique !…

Philippe Favrelière

Pour télécharger le document, cliquer archimer.ifremer

Autres articles :

Pour aller plus loin....

Deux extraits de la thèse de Bernard Gilly

L'exploitation des ressources marines vivantes a essentiellement deux composantes : une activité de simple cueillette, la pêche sous toutes ses formes, et une activité de culture marine qui revêt des aspects très différents selon son degré de sophistication. Ces deux composantes ont des caractéristiques communes tant au plan biologique qu'au plan économique : toutes les deux sont des activités économiques basées sur l'exploitation de ressources naturelles renouvelables; toutes les deux utilisent, à des degrés divers, la productivité naturelle du milieu aquatique. L'état d'avancement des travaux économiques est assez inégal pour ces deux secteurs: de nombreuses analyses économiques théoriques et appliquées ont été menées sur la pêche maritime, permettant l'émergence d'un véritable sous ensemble de l'économie des ressources naturelles (dans la réalité, son degré d'avancement la place souvent en position de leader en la matière). Les travaux économiques menés sur les cultures marines n'ont ni cette homogénéité, ni ce degré d'avancement, malgré les questions importantes qui sont en jeu (aménagement du littoral, développement des productions). Ces travaux procèdent généralement à partir de deux types d'approche: une approche agricole ou une approche halieutique, c'est à dire que pour étudier les enjeux de l'aquaculture, on commence par lui retirer sa spécificité en utilisant a priori une approche exogène au secteur.

Notre thèse est qu'il n'existe pas d'aquaculture "nouvelle" qui s'opposerait à l'aquaculture "traditionnelle". Mais une même activité aquacole dont la diversité des mises en œuvre témoigne d'une différence de forme et non de nature : plus ou moins grande dépendance par rapport aux capacités biotiques du milieu, plus ou moins large contrôle des phases du cycle biologique. Ces sont ces critères (et les espèces élevées) qui différencient plus sûrement les types d'aquaculture que leur supposé caractère de nouveauté ou de tradition. Cette dualité erronée s'est pourtant traduite, historiquement, par la séparation des recherches entre organismes : l'Institut Scientifique et Technique des Pêches Maritimes (ISTPM) se consacrait à des recherches très appliquées en conchyliculture, venant en appui d'une profession très structurée depuis de nombreuses années ; le Centre National pour l'Exploitation des Océans (CNEXO) avait développé une recherche de pointe sur les nouvelles formes d'aquaculture et suscitait des développements d'entreprises en s'impliquant directement dans le processus de production et/ou de commercialisation. Au delà des réelles divergences thématiques, ces deux types de recherches traduisaient l'affrontement de deux logiques scientifiques et de deux logiques sociales de l'approche scientifique....

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Autres réflexions....

Table ronde 5 - Algues, coquillages et poissons : quel avenir pour les cultures marines côtières ? (Agrocampus)

Modérateur : Hervé Le Bris, Professeur, AGROCAMPUS OUEST Centre de Rennes

Rapporteur : Florent Spinec, Formateur aquaculture et pêche, AGROCAMPUS OUEST Site de Beg Meil

Objectif de table ronde

Confronter les points de vue sur les différentes pistes d’avenir de l’aquaculture en se basant sur la perception des animateurs et des participants.

Contexte

Les atouts

La France possède de nombreux atouts. La volonté affichée de l’Etat et des régions en matière de maintien voire de développement de l’aquaculture. La France dispose d’un maillage scientifique et technique serré, avec les universités, les instituts de recherche et les centres techniques régionaux qui couvrent l’ensemble du spectre d’activité aquacole. Les compétences de l’ensemble des acteurs sont reconnues dans des domaines aussi variés que la production, la transformation et la valorisation des denrées alimentaires.

Le marché français est porteur en matière d’attrait et de volonté de consommer les produits marins.

Les produits possèdent une «belle image» auprès des consommateurs.

Nous avons des pôles d’excellences sur la production de juvéniles avec une reconnaissance internationale. Ils sont adossés à des réseaux de surveillance sur la qualité et la mise en marché. Ce qui n’est pas le cas au niveau européen.

Par ailleurs, le niveau de formation technique en France est bien reconnu au niveau international.

Les difficultés

Des distorsions existent entre pays de l’Union Européenne. Cela pose le problème de la compétitivité.

Le discours de l’Etat est positif mais sur le terrain peu de choses se réalisent concrètement.

La typologie des structures à dominante familiale pour la conchyliculture et le manque de grands groupes posent questions. Les négociations avec les GMS (grandes et moyennes surfaces) sont donc difficiles.

La protection des élevages peut devenir un frein au développement (vols, dégradations…)

Les animateurs portent la même vision sur l’avenir de l’aquaculture :

La difficulté d’accès aux sites corrélée avec l’acceptabilité sociétale des activités primaires aquacoles est le problème majeur.

Le potentiel existe mais le « gros problème est de mettre les activités en place ».

L’accès à l’espace est difficile en France mais dans le monde l’aquaculture se développe. Le problème est politique.

« Pourquoi une société qui veut manger des produits de la mer ne veut pas les faire sur son sol ? »

« La population urbaine venue pour être là et consommer du paysage et du service ».

Les productions sont en décalages. Les organisations non gouvernementales (ONG) ne jouent pas toutes le jeu.

Les solutions et perspectives

La mise en place d’une concertation permanente et organisée est vitale. Mais pour les professionnels « le temps de la concertation est peu compatible avec le temps de l’entreprise ».

Une meilleure relation entre le monde scientifique et professionnel est nécessaire. Les sciences humaines et sociales doivent être mieux représentées dans les travaux de recherches. Ceux-ci doivent être une co-construction entre professionnels et scientifiques (exemple du groupement d’intérêt scientifique (GIS) pisciculture durable).

Pour se développer l’aquaculture doit être acceptée et donc il faut aller vers le public et modifier les pratiques. Une des possibilités est de proposer un autre modèle, de modifier l’image de l’aquaculture par de la sensibilisation et de l’éducation (exemple l’utilisation de végétaux et d’algues pour l’alimentation des poissons carnivores).

Les progrès zootechniques peuvent aussi passer par une délocalisation extracommunautaire pour profiter des atouts des sites d’élevages (température /qualité des eaux).

Des freins sociologiques existent ainsi il n’est pas facile pour des professionnels d’avoir un regard territorial.

Les AMP peuvent être une opportunité pour développer les cultures marines.

L’axe IV du FEP est un bon outil pour la concertation.

Conclusion

Travailler avec sciences économiques et sociales donne une prise de recul.

L’accès aux littoraux ne peut se régler sans la mobilisation des politiques à tous les niveaux du communal au national.

Comment arrive-t-on à plus de lobbying national ?

Il apparaît que le raisonnement à l’échelle du territoire permet d‘avoir une meilleure représentativité des activités.

Quelle sensibilisation des jeunes doit-on faire sur les métiers aquacoles ?

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EATIP. Définir une vision à long terme de l'aquaculture européenne 2030

The future of European aquaculture

The Vision and Strategic Research and Innovation Agenda of the European Aquaculture Technology and Innovation Platform (EATIP)

Définir une vision à long terme de l'aquaculture européenne 2030

« Un esprit positif, durable, futur scénario reflétant les idéaux, les valeurs et les aspirations des parties prenantes »

La vision de la plateforme technologique de l'aquaculture européenne est la mise en œuvre d'un plan stratégique efficace axé sur la RDTI au sein de la communauté de recherche européenne.

Cette stratégie est nécessaire pour soutenir le développement durable de l'aquaculture européenne et relever les défis suivants :

  • Fournir aux consommateurs européens, des produits sûrs de la plus haute qualité et à un prix abordable
  • Assurer que l’impact sur l'environnement de l’aquaculture soit minime
  • Respecter les conditions d'élevage optimales de bien-être
  • Garantir le développement de la formation et les compétences des professionnels travaillant dans le secteur du développement et l'intégration des nouvelles technologies au sein de la chaîne de valeur
  • Améliorer la performance économique à chaque niveau de la chaîne de valeur en (1) Fournissant des contributions claires et avantageuses pour la société (2) Réalisant les exigences spécifiques de RDTI et l'innovation requise par le secteur, transversales recherche interdisciplinaire doit être réalisé et, grâce à l'engagement des parties prenantes et les institutions de financement, les ressources affectées aux investissements RDTI besoin d'être augmenté. Les innovations et les connaissances générées doivent être intégrées de manière efficace au sein de toutes les composantes du secteur, en utilisant des mécanismes appropriés de soutien. Le dynamisme recherché par cet effort nécessitera l'enthousiasme, l'engagement et le travail d'un large éventail d'individus, entreprises et organismes à travers l'Europe.

L'European Aquaculture Technology and Innovation Platform (EATIP) a été créée pour répondre à ces besoins. Par l'amélioration de l'impact de la RDTI européenne sur toutes les composantes sectorielles, non seulement être amélioré, mais la compétitivité des avantages visibles seront fournis au citoyen européen, consolider la viabilité de la profession. (traduction google)

Source : EATIP

Télécharger le document Vision EATIP!

Pour accéder aux documents sur la politique de développement de l’aquaculture en Europe, cliquer EATIP

General introduction of the European Policies and Aquaculture, cliquer Ici

General introduction to the Policy background of Aquaculture Welfare projects, cliquer Ici


jeudi 12 janvier 2012

L'eau de la terre. Une leçon de savoir-vivre en aquaculture

L'eau de la terre. Une leçon de savoir-vivre en aquaculture

ou comment gérer l'eau en harmonie avec la nature

Paysan de montagne et « rebelle agraire », l’autrichien Sepp Holzer a créé un paysage unique avec ses étangs Krameterhof.

Une utilisation intelligente des ressources en eau est d'une importance cruciale pour l'avenir de notre planète....

Depuis 40 ans, Sepp Holzer gère sa ferme selon les principes de l'agriculture naturelle (appelée aussi la permaculture).

Il a aménagé plus de 70 étangs, des zones humides... 3 ha de surface en eau dans une zone de montagne à plus de 1000 m d’altitude !

Dans ces conditions plutôt difficiles, Holzer a réussi à développer une pisciculture autonome et économiquement viable.

Pas d’apport alimentaire extérieur. Un élevage de poissons uniquement à partir de la production primaire de tout ce réseau d’étangs et de bassins…

Des poissons exotiques comme les carpes Koi vivent à 1500 mètres d'altitude....

L’eau est également utilisée pour la production d' une énergie respectueuse de l'environnement : une centrale électrique d’une puissance suffisante pour l'ensemble des activités….

Un film éducatif

en deux parties réalisé par Heidi Snel et Malcolm St. Julian Bown

Dans ce documentaire, l'agriculteur Sepp Holzer explique pourquoi et comment il a crée de multiples étangs sur son terrain.

Le documentaire en français (1/2)


(2/2)


Sources : Cinéma Militant. Aquaculture: la synergie de la terre et de l'eau (Aquakultur: Wasserwirtschaft im Einklang mit der Natur) et baerfuss.de

Pour aller plus loin....

Formation : Permaculture et Aquaculture

Stage de Permaculture : Aquaculture et création de jardin-forêt

Association "Forêts comestibles"

du 17 au 24 août 2012

Porcaro / Morbihan

Porcaro près de la forêt Brocéliande dans un éco-lieu de 5 ha dont 1,5 ha d’étang

Programme :

  • Base théorique pour la création et l’entretien de bassins d’aquaculture...
  • Base théorique pour la conception et l’entretien de jardin forêt.
  • Création de buttes de jardinage « méthode Phillip Forrer »

Pratique :

  • Design du lieu,
  • Modification de l’infrastructure des bassins,
  • Fabrication de buttes sandwich,
  • Implantation au sol du jardin forêt et greffage à l’écusson.

Pour plus de précision, cliquer Forêts comestibles

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Le 16 février 2012

Aquaponie : on recycle les déjections de poissons ! (Cirad)

Utiliser les effluents des bassins d’élevage de poissons pour nourrir des plantes tout en retraitant naturellement l’eau : tel est le principe de l’aquaponie. C’est aussi un projet ambitieux intitulé Apiva (Aquaponie, innovation végétale, aquaculture). Il réunit le Lycée de la Canourgue en Lozère, l’Itavi, le Cirad de Montpellier et de Bangkok et de nombreux professionnels de l’aquaculture.

Le Cirad et son Unité mixte de recherche Intrepid, Intensification raisonnée et écologique pour une pisciculture durable, se sont donc investis pour cette technique innovante d’aquaculture qui associe à bénéfices réciproques des élevages aquacoles avec la l’hydroponie (cultures hors-sol sur solutions nutritives).

L’initiative vise aussi à développer une plateforme innovante de recherche et d'enseignement autour de cette nouvelle forme d'aquaculture intégrée . Un important partenariat s’est également développé à ce jour entre des centres de recherche et de développement, des lycées agricoles, des universités françaises et internationales, des entreprises, des organisations professionnelles et des représentants des pouvoirs publics.

Le principe

Dans un système aquaponique, les cultures végétales traitent l’eau en prélevant l’azote et le phosphore produits par les élevages aquatiques. L’atelier aquacole fournit quant à lui les éléments fertilisants nécessaires à la croissance des plantes, grâce aux déchets d'élevage qui sont alors valorisés au lieu d'être rejetés et de polluer l'environnement. Le système peut alors fonctionner en circuit fermé, avec recyclage intégral de l'eau.

La technique connaît un engouement important, notamment en Australie et aux Etats-Unis, mais aussi dans les zones arides où l’eau est rare et dans les zones urbaines où le foncier est coûteux.

Environnement....

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Le 18 juin 2012

Le filtre naturel : Un bienfait pour nos carpes ! (mfrchallans)

Yvan, élève de bac pro productions aquacoles, est passionné de carpe koï et de bassin aquatique. Il nous délivre des conseils sur la gestion des déchets azotés à partir de son vécu et de ses connaissances acquises au fil de ses différentes expériences de stage dans le monde professionnel de l’aquaculture, et notamment des carpes koï.

D’où proviennent ses déchets qui rendent mon eau de bassin aquatique verte ?

Les déchets azotés en pisciculture proviennent des poissons d’élevages (fèces, urée, ammoniac) et de l’aliment distribué qui n’est pas consommé. C’est ensuite grâce à cette azote en excès que les algues vont se développer. Ainsi, un bassin aquatique avec très peu d’azote ne connaitra pas l’eau verte.

Comment limiter, réduire ces déchets de façon naturelle ?

Nous pouvons tous, aquaculteurs, gestionnaire de bassins aquatiques, palier à cet excès de déchets de façon naturelle en utilisant la filtration par les plantes, dit aussi « lagunage ».

Le principe de fonctionnement de ce type de filtre durable esthétique, demandant très peu d’entretien, ne présente en somme que des avantages.

Ce principe est le même, à quelques variantes près, pour un aquarium, un bassin d’ornement ou une piscine naturelle. Il serait même possible de penser que l’on pourrait utiliser cette technique pour de grandes infrastructures (diverses productions de poissons, assainissement collectif, ou toutes entreprises ayant des rejets de déchets azotés).

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21 septembre : journée mondiale de la forêt

WRM : "Définissons les forêts en leur donnant leur véritable signification"


En cette Année internationale des forêts

Il y a là un ours polaire, mais ce n’est pas le pôle

Il y a là de l’eau et des poissons, mais ce n’est pas l’océan

Il y a là beaucoup d’arbres, mais ce n’est pas une forêt

Peut-on imaginer de remplacer les pôles par ceci ?

Et de remplacer les océans par ceci ?

La définition de « forêt » de la FAO permet

que l’on remplace les forêts par ceci

Les plantations ne sont pas des forêts

Définissons les forêts en leur donnant leur véritable signification

Raconte au monde ce que la forêt signifie pour toi




mercredi 11 janvier 2012

Panga. La guerre du poisson blanc sur le marché européen !

Panga. La guerre des filets de poisson blanc sur le marché européen !

D’un côté, cabillaud, merlu, églefin, lieu noir, sébaste, hoki, colin d’Alaska… De l’autre, tilapia, perche du Nil et surtout panga… Des poissons du Nord face à l’émigration massive de panga, un poisson venu du Sud…

Début des hostilités fin 2009 : Tout a commencé avec la notation en rouge du panga dans le guide du poisson de l'ONG WWF Allemagne. (Lire : WWF. Guide d'achat des poissons : Le scandale !)

Panga, un trublion sur le marché européen du poisson blanc

Inconnu des européens il y a 15 ans, le panga du delta du Mékong a su tirer profit du développement aquacole et s’imposer sur le marché d’excellence du poisson blanc. Dans l’Union Européenne, sur le plus grand marché mondial aux poissons, le panga vietnamien est même devenu le numéro 3 sur le créneau des filets de poisson blanc, derrière le cabillaud et le colin d’Alaska, devançant merlu, lieu noir, églefin, sébaste et hoki. Dorénavant, le Vietnam est le premier fournisseur de filets de poisson surclassant dans l'ordre Chine, USA, Norvège….

Mais, cette réussite tant aquacole que commerciale d’un pays du sud semble agacer certains acteurs européens dans un marché du poisson blanc contrôlé traditionnellement par les pays du nord.

Depuis 2009, le panga vietnamien fait l’objet d’attaques virulentes et répétées de la part d’Ong et de politiciens. Ceux-ci mettent en doute ses caractéristiques environnementales, sociales et éthiques.

Des qualités mises en doute, mais des manquements excusables....

Des chercheurs de plusieurs universités renommées (*) ont voulu en savoir plus sur ce panga qui a redistribué les cartes du marché mondial du poisson blanc. Ils viennent de rendre leur verdict : Le panga est sûr, sain et bon pour le marché européen même s’il peut encore améliorer ses performances. Dans une étude (publiée en ligne sur Sciencedirect), au titre évocateur « Guerre du poisson blanc. Panga, politique et confusion des consommateurs en Europe » (« Whitefish wars - Pangasius, politics and consumer confusion in Europe ») car il s’agit bien d’une guerre commerciale que se livrent les différentes filières de poissons blancs sur le marché européen…

Derrière l’avant-garde représentée par les Ong avec le WWF Allemagne comme porte-drapeau et par les politiciens avec l’eurodéputé écossais, Struan Stevenson, en chef de file, il y a l’industrie de la pêche des pays du nord et communautaire en particulier :

  • L’industrie espagnole qui défend ses merlus issus des mers du sud,
  • L’industrie écossaise qui défend son cabillaud, son églefin, son lieu noir,...
  • L’industrie norvégienne, son cabillaud et son églefin,…
  • Et même l’industrie étatsunienne, son colin d’Alaska et son cabillaud du pacifique qui transitent par les usines à poisson chinoises avant d'atterrir sur le marché européen...
Poissons sauvages dans les filets du Panga d'élevage !!!
(cliquer sur les graphiques pour agrandir)

Avec son panga, le vietnam est le 1e pays fournisseur de poisson blanc de l’UE

Toutefois, le panga vietnamien a un allié de poids avec l’industrie halio-alimentaire européenne. Dans son rapport annuel, l’Association européenne des importateurs et transformateurs de poisson, AIPCE-CEP explique qu’avec la crise économique et la diminution du pouvoir d’achat, le filet de panga a toute sa place sur le marché européen. (Lire l’article d’Agritrade : Les importateurs et transformateurs européens publient leur étude annuelle FinFish et télécharger le document de l'AIPCE-CEP : Finfish study 2011)

Avec son panga, le vietnam est devenu le 1e pays fournisseur de poissons blancs de l’UE qui importe 91% de ses besoins dans cette catégorie de poisson :

  • Cabillaud : Norvège, Islande, USA (Alaska),...
  • Eglefin : Norvège, Islande, Féroé,...
  • Merlu : Argentine, Chili, Uruguay, Namibie, Afrique du Sud, Pérou,...
  • Hoki : Nouvelle-Zélande,...
  • Colin d’Alaska : Chine, Russie, USA,...

Et depuis moins de 10 ans

  • Panga du Vietnam auquel s’ajoutent tilapia et perche du Nil

L’analyse de l’Association européenne des importateurs et transformateurs de poisson, AIPCE-CEP, rejoint en quelque sorte celle des chercheurs (*) : Carton rouge au WWF Allemagne et aux politiciens pour leur manque d'impartialité envers le Vietnam ; ils ne donnaient aucune chance à ce pays du Sud qui ne demande qu’à être aidé dans ses objectifs environnementaux, sociaux et éthiques…

Philippe Favrelière (modifié le 12 janvier 2012)

(*) Les auteurs de Whitefish wars: Pangasius, politics and consumer confusion in Europe : David C. Little a,n, Simon R. Bush b, Ben Belton c, Nguyen Thanh Phuong d, James A. Young e, Francis J. Murray a

  • a Institute of Aquaculture, University of Stirling, Stirling FK9 4LA, UK
  • b Environmental Policy Group, Wageningen University, P.O. Box 8130, 6700 EW, The Netherlands
  • c World Fish Center, House 22B, Road 7, Block-F, Banani, Dhaka 1213, Bangladesh
  • d College of Fisheries, Can Tho University, Can Tho, Vietnam
  • e Stirling Management School, University of Stirling, Stirling FK9 4LA, UK

Autres articles :

Pour aller plus loin....

Les dernières nouvelles sur le marché du Panga avec :

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Radio Canada : Du Mékong à nos assiettes

Une heure sur terre

Reportage de Radio Canada

Le pangasius, un poisson à chair blanche, est très populaire depuis quelques années dans nos épiceries. Mais, saviez-vous qu'il provient du Vietnam? Son coût d'élevage minime en fait une espèce très rentable dans le delta du Mékong....


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Le 27 février 2012

Panga. De belles perspectives pour le poisson tra (Courrier du Vietnam)

Cette année, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural prévoit deux milliards de dollars d’exportations de poisson tra (Pangasius), soit une croissance annuelle de 200 millions de dollars.

La qualité du poisson tra vietnamien est de plus en plus reconnue par les organisations de certification internationale comme GlobalGap, ASC ou WWF...

En 2011, la crise de la dette publique en Europe a eu une nette incidence sur la consommation de produits aquatiques vietnamiens, et notamment de poissons tra et basa (pangasius). Compte tenu de la situation, les États-Unis et les pays d’Amérique latine sont d’autant plus considérés comme des marchés prometteurs pour ces poissons. La plupart des entreprises de ce secteur estiment en effet que ces deux marchés vont prendre davantage d’importance que l’Union européenne au cours de cette année.

Selon Nguyên Van Ky, directeur de la Compagnie d'import-export de produits aquatiques de An Giang (Agifish), cette dernière a reçu après le Têt de nombreuses commandes des États-Unis, du Mexique, du Brésil et de plusieurs marchés asiatiques. Un représentant de la compagnie d'import-export de produits aquatiques Hung Ca a annoncé expédier 150 conteneurs de poissons tra et basa durant ce 1er trimestre, dont 70 en Amérique latine, soit 40 de plus que lors de la même période de l'année précédante.

Le chiffre d’affaires à l’exportation de poissons tra et basa aux États-Unis s’est élevé l’année dernière à 331,6 millions de dollars, représentant 18% des exportations nationales de ces produits, celles en Amérique latine en représentant 15%. La croissance en montant des exportations de poisson tra dans les pays d'Amérique du Sud fait mieux que suivre sa lancée. D'après les spécialistes, le Brésil est le marché le plus prometteur pour ce produit. La commercialisation du tra vietnamien au sein des pays membres de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) comme Singapour, la Thaïlande et les Philippines est également en croissance.

Cette année, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural prévoit deux milliards de dollars d’exportations de poisson tra, soit une croissance annuelle de 200 millions de dollars. Pour 2012, selon l’Association vietnamienne des producteurs de poisson tra (VASEP), les marchés traditionnels comme l’Union européenne et les États-Unis vont maintenir une croissance stable. Les entreprises vietnamiennes comptent bien par ailleurs faire une percée sur de nouveaux marchés tels que le Mexique, le Brésil, le Chili, le Pérou, l’Algérie, l’Angola... En particulier, la qualité du poisson tra vietnamien est de plus en plus reconnue par les organisations de certification internationale comme GlobalGap, ASC ou WWF...

Pour favoriser davantage cette industrie, les spécialistes proposent au gouvernement d'introduire le poisson tra dans la liste des produits stratégiques afin qu'il bénéficie d'une meilleure gestion de son développement sur le long terme. En outre, la Banque d'État du Vietnam va collaborer avec le Département des produits aquatiques et autres services concernés dans l’étude des besoins financier des éleveurs et entreprises de transformation afin de leur ouvrir davantage l’accès au crédit bancaire.

Les aliments pour poissons sont aussi et toujours un problème majeur. Le ministère de l'Agriculture et du Développement rural va prochainement proposer au gouvernement de compléter la réglementation afin d’obliger les éleveurs à industrialiser leur élevage et l'emploi d’aliments industriels en vue d'améliorer la qualité de leur production et de limiter la pollution.

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Aquaculture : mesures pour réduire le coût de production (Courrier du Vietnam)

En 2012, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural table sur 6,5 milliards de dollars d'exportations de produits aquatiques, soit 800 millions de plus en un an.

«Malgré les difficultés actuelles, les entreprises du secteur aquicole doivent se montrer plus solidaires entre elles et éviter tout acte nuisant à l’image de ce secteur, tels que dumping ou concurrence déloyale...», a souligné le ministre de l’Agriculture et du Développement rural Cao Duc Phat lors d’une récente rencontre avec les responsables de ces entreprises.

En 2012, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural prévoit des exportations de 6,5 milliards de dollars, soit 800 millions de plus en un an. Selon l'Association de transformation et d'exportation de produits aquatiques du Vietnam (VASEP), le prévisionnel pour la crevette est de 2,5 milliards de dollars, et pour le pangasius, de deux milliards. La République de Corée, la Chine, le Japon et les États-Unis demeurant considérés comme des marchés prometteurs pour les produits aquatiques du Vietnam.

En 2012, les exportations de crevettes sont estimées à 2,5 milliards de dollars.

«Ces deux derniers mois, les entreprises font face à d’importantes difficultés que sont une augmentation du coût de production, un déficit de matières premières et un accès restreint au crédit» a indiqué le directeur de la compagnie de produits aquatiques de Hùng Vuong, Duong Minh Ngoc.

Les dirigeants d’entreprise ont avancé quatre propositions en vue d’améliorer coût de production et compétitivité : simplifier les procédures de contrôle d’hygiène alimentaire et contrôler strictement les conditions d’élevage, exempter de certification les entreprises sur les marchés n’en demandant pas, généraliser les contrôles de qualité et, enfin, améliorer les contrôles de l'emploi d’antibiotiques.

«L’augmentation des frais de certification ainsi que des amendes trop lourdes élèvent également le coût de production des entreprises», a souligné de son côté le président de la VASEP, Trân Thiên Hai.

Répondant aux questions, le ministre Cao Duc Phat a souligné que le gouvernement continuera de soutenir au mieux les entreprises aquicoles que ce soit sur le plan de la production, de la création d’emploi ou des exportations. Le ministère accélérera la réforme du système de contrôle d’hygiène alimentaire ainsi que l’application de modèles plus efficients d’élevage aquicole.

Pour améliorer la qualité des produits, le ministère a coopéré avec 15 multinationales qui transmettront aux aquiculteurs les techniques d’élevage moderne. Quant au système de contrôle et la généralisation des contrôles de qualité, M. Phat a répondu que «le ministère a modifié celui-ci en cinq points et agréé 17 laboratoires privés en vue d’assurer un minimum de concurrence entre ces professionnels afin que les entreprises puissent diminuer leurs coûts de production.»

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Le 2 avril 2012

Union Européenne. Changements potentiels pour les marchés des poissons blancs, vers plus de durabilité (Agritrade)

Dans son édition de février, Globefish rapporte que les importations de perche du Nil sont en déclin. En 2010, la perche du Nil a été le deuxième poisson d’eau douce le plus importé dans l'Union européenne, après le pangasius, mais il est devenu plus coûteux pour les importateurs de l'UE en 2011 en raison de la réduction de l'approvisionnement. Cela peut conduire à des changements dans les marchés de poissons blancs dans l'UE : en particulier, les producteurs de tilapia cherchent des occasions d'entrer sur ce segment de marché.

Le pangasius reste le poisson blanc le plus populaire sur les marchés de l'UE, mais Globefish souligne le fait que l'Association espagnole des aquaculteurs marins, Apromar, estime que l'aquaculture espagnole subit de plus en plus la pression des importations de poissons blancs d’élevage, tels que le pangasius, et dénonce la concurrence déloyale des importations de produits d’origine animale, y compris les produits de la mer, nourris avec des aliments interdits dans l'Union européenne. Globefish relève que, « récemment, les importations en provenance de pays où les exigences sanitaires ou en matière de conditions de travail sont moins rigoureuses que celles de l'UE ont également été critiquées ». Cela concerne aussi les pays ACP : en Ouganda, trois alertes rouges, résultant de la mauvaise qualité du poisson exporté, ont été lancées. L'UE a menacé d'interdire les poissons provenant de ce pays.

Globefish affirme que les pays africains devront de plus en plus montrer qu'ils se conforment aux normes élevées de qualité et de durabilité, à la fois pour la perche du Nil et le pangasius, s’ils veulent maintenir leurs parts sur des marchés clés comme l’UE. Certains producteurs, transformateurs et exportateurs prennent d’ores et déjà en compte ces aspects, et passent de la quantité à une production de qualité.

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Le 28 avril 2012

Pêche : le Vietnam apprécie l'aide du Parlement européen (Vietnamplus)

Le Vietnam apprécie l'aide de la Commission de la pêche du Parlement européen (PE) qui a créé des conditions favorables aux exportations de produits aquatiques du pays.

C'est ce qu'a affirmé le vice-ministre de l'Agriculture et du Développement rural Vu Van Tam, lors d'une séance de travail mercredi avec Mato Adrover, président de la Commission de la pêche du PE, dans le cadre de sa visite à Bruxelles (Belgique).

A cette occasion, Vu Van Tam a émis son souhait de voir l'Union europénne (UE) devenir le plus grand débouché des produits aquatiques du Vietnam. Il a par ailleurs insisté sur les défis auxquels fait face le secteur aquatique du Vietnam avant d'affirmer que le pays s'attache actuellement à généraliser le respect de normes de certification modernes.

Le vice-ministre Vu Van Tam a avancé des propositions en vue de renforcer la coopération entre le Vietnam et la Commission de la pêche du PE, souhaitant bénéficier de ses conseils et de son assistance technique.

Il a demandé à ce qu'elle copréside avec le Vietnam en 2013 un séminaire sur l'évaluation des impacts du règlement 1005/2008 sur le secteur aquatique qui devrait réunir neuf pays membres de l'ASEAN ainsi que l'Australie et la Nouvelle-Guinée.

Il a souhaité voir un renforcement de la coordination des actions entre la Commission de la pêche du PE et le Vietnam afin que les produits aquatiques, et plus globalement les produits agricoles du Vietnam, puissent être exportés sur le marché de l'UE aux coûts les plus faibles possibles.

Mato Adrover a affirmé que le Vietnam et l'UE ont des méthodes similaires en terme de gestion et de développement de ce secteur. Selon lui, l'application du règlement 1005/2008 profitera à toutes les parties, et il est nécessaire de régler les difficultés rencontrées lors de l'application de celui-ci.

Il a enfin insisté sur la nécessité de multiplier les dialogues pour améliorer la compréhension mutuelle et renforcer les échanges d'expériences entre l'UE, le PE et le Vietnam, avant de se déclarer prêt à accorder son assistance technique au Vietnam, et de coorganiser en 2013 le séminaire proposé par ce dernier.-AVI

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Le Vietnam à une foire de produits aquacoles en Belgique (Vietnam+)

Le Vietnam participe à la 5e foire européenne des produits aquacoles, qui s'est ouverte le 24 avril à Bruxelles, Belgique, et durera jusqu'au 26 avril.

Cette manifestation, la plus grande du genre en Europe, est organisée annuellement depuis avril 1993. Elle regroupe cette année 1.600 compagnies de plus de 70 pays et territoires.

L'ambassadeur du Vietnam en Belgique, Pham Sanh Chau, et le vice-ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Vu Van Tam, ont participé à la cérémonie d'ouverture de cette foire, où le Vietnam compte près de 40 stands.

Dans le stand de l'Association vietnamienne de transformation et d'exportation des produits aquatiques (VASEP), a eu lieu le 25 avril une rencontre entre Struan Stevenson, vice-président de la Commission de la pêche du Parlement européen, la mission du ministère de l'Agriculture et du Développement rural en visite à Bruxelles, et des représentants de la VASEP.

Les deux parties ont abordé la capacité de renforcer la coopération et l'assistance dans de nombreux secteurs, en vue d'améliorer la qualité des produits aquacoles d'exportation du Vietnam, ce qui permettra d'augmenter la présence de ces produits sur le marché de l'Union européenne (UE).

Le même jour, M. Stevenson et l'ambassadeur Pham Sanh Chau se sont rendus au stand de Vinh Hoan, une entreprise florissante dont les produits répondent aux normes de sécurité etd'hygiène alimentaires, de respect de l'environnement...

A noter que lors de l'édition précédente, Vinh Hoan avait remporté le prix des "Meilleurs produits de vente au détail", un des prix importants de cette foire. -AVI


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Le 24 novembre 2012

La famille Pinault mise sur le Panga du Vietnam

La holding Artémis de l'homme d'affaires François Pinault - 3e fortune française - dispose d’un fonds d'investissement d'un montant de 225 millions de dollars au Vietnam.

Nommé « Red River Holding » - comme Rivière Rouge Holding, du petit nom du fleuve Mékong, royaume aquatique du Panga vietnamien - ce fonds d’investissement cible tout naturellement le Pangasius du Mékong.

En effet, le fonds d’investissement « Red River Holding » dirigé par Jean Eric Jacquemin, vient de porter sa participation à 18,15% dans la société Vinh Hoan, leader dans la production de Panga au Vietnam. 

Cet engagement de la famille Pinault dans le panga intervient au moment où Vinh Hoan et 5 autres entreprises viennent d'obtenir pour la première fois au Vietnam la certification ASC portée par le WWF... L'écolabel ASC (Aquaculture Stewardship Council) est le gage de qualité pour affronter le marché mondial...




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Le 21 décembre 2012

Le Danemark contribue activement au développement de l’aquaculture du Vietnam 

Helle Thorning-Schmidt, Première ministre du Danemark, en visite officielle au Vietnam au mois de novembre

Une conférence destinée à dresser le bilan du programme danois d’assistance à l’aquaculture vietnamienne a eu lieu ce vendredi matin au siège du Département général de l’aquaculture du Vietnam. Le programme a engendré une croissance annuelle de 9% et a rapporté une valeur d’exportation estimée à 6 milliards de dollars. Vu Van Tam, vice-Ministre de l’Agriculture et du Développement rural, a indiqué: « Notre ministère prend en haute considération les aides danoises en faveur de l’aquaculture vietnamienne grâce auxquelles la valeur d’exportation du Vietnam a atteint 6 milliards de dollars, tandis que sa productivité a été portée à 5 millions de tonnes par an. Nous continuerons de profiter des initiatives danoises pour faire en sorte que l’aquaculture devienne un secteur de pointe du pays. »

Totalisant 86 millions de dollars, ce programme a été mis en oeuvre en l’an 2000. Après une douzaine d’années, l’aquaculture du Vietnam a fait peau neuve. Les institutions centrales et locales ont été réformées, la compétence du personnel s’est améliorée et quelque 40 mille pêcheurs démunis ont pu enfin sortir de la pauvreté.


Intensification des coopérations de développement multiforme Vietnam - Danemark

Le Vietnam et le Danemark sont deux pays ayant des relations traditionnelles et sont des partenaires stratégiques dans le domaine du changement climatique, de l'énergie, de l'environnement et de la croissance verte. Sur la base du potentiel existant, lors de cette visite, les deux parties ont échangé leurs points de vue et des priorités convenues pour renforcer la coopération multiforme. Y compris le déploiement des relations de partenariat stratégique dans les domaines du changement climatique, de l'environnement, de l'énergie et la croissance verte, se concentrer sur la promotion de la coopération économique, commerciale, doubler les chiffre d'affaires à 1 milliard de dollars dans un proche avenir encourager les entreprises danoises à accroître l'investissement au Vietnam.

Lors de l’entretien avec son homologue danoise Helle Thorning-Schmidt, le Premier ministre Nguyên Tân Dung a demandé au Danemark de continuer de soutenir le Vietnam dans l’intensification des relations tous-azimuts avec l’Union européenne (UE)) et a affirmé que le Vietnam, en tant que coordinateur des relations ASEAN-UE, impulsera les relations ASEAN-UE en général et celles de l’ASEAN-Danemark en particulier. Sources : Vietnamplus et Parlervietnam

Pour plus d'informations sur le secteur halieutique du Vietnam :

The Fisheries Sector in Vietnam : A Strategic Economic Analysis Development Economics Research Group, University of Copenhagen and Central Institute for Economic Management, Ministry of Planning and Investment of Vietnam
Report commissioned by Royal Embassy of Denmark in Vietnam
Fisheries Sector Programme Support (FSPS) II
December 2010

Télécharger Ici le document 

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