vendredi 29 octobre 2010

Avec l’Egypte, l’Afrique entre dans l’ère aquacole….

Sans faire beaucoup de bruit, l’Egypte est entrée en 2009 dans le top 10 des plus grands pays aquacoles dans le monde avec une production de plus de 700.000 tonnes. Une production équivalente à des pays reconnus internationalement pour leur réussite dans l’aquaculture comme la Norvège ou le Chili. (La France plafonne à 250.000 tonnes depuis les années 1990).

Bien sur, la production égyptienne repose essentiellement sur l’élevage de tilapia, un poisson omnivore-brouteur (*) qui n’a rien à voir avec le saumon des fjords norvégiens ou chiliens (sic) ! Toujours est-il que les productions de tilapia et de panga ont dépassé les captures de poissons blancs en mer, leurs homologues commerciaux sauvages que sont cabillaud, colin d’Alaska, merlu, hoki,… et qu’il va falloir compter de plus en plus sur ces deux espèces piscicoles dans les années à venir. C’est probablement la raison de l’accord entre l’Egypte et le Vietnam pour échanger leurs expériences dans le domaine aquacole et halieutique.

Un partenariat entre l’Egypte et le Vietnam pour développer la tilapiaculture au Vietnam et la mariculture en Egypte…

Avec plus de 20 ans d'expérience dans la mariculture et plus de 40.000 cages en mer, le Vietnam qui dispose de 3.200 km de côtes, élève crevettes, mollusques, cobia et mérou. Le Vietnam offrira donc des cours de formation sur la pisciculture en cage en mer ouverte et sur la conchyliculture à l’Egypte. En retour, les techniciens égyptiens vont aider leurs collègues vietnamiens à améliorer la productivité et la qualité des pratiques piscicoles en eau douce car la Vietnam projette d’augmenter son marché de tilapia.

Chercheurs, formateurs et techniciens des pêches et de l'aquaculture des deux pays sont encouragés à partager leurs expertises à travers des échanges et des visites….

En Egypte, Ahmed Salem, directeur général de l'Autorité générale pour le développement des ressources en poisson (GAFRD) a déclaré que le partenariat entend exploiter les avantages comparatifs de chaque pays en matière d'aquaculture pour faire avancer l'activité, dans un entretien à l’agence de presse IPS.

« Les deux pays qui se situent dans des conditions socio-économiques similaires, peuvent combiner idéalement leurs connaissances pour le transfert des techniques et pour trouver des solutions qui ne reposent pas sur la haute technologie, » a-t-il déclaré. « L'Egypte est un leader dans l'aquaculture d'eau douce, alors que le Vietnam est très développé en mariculture. »

L’Égypte produit les 3/5 des poissons d'élevage en Afrique, avec ses fermes piscicoles générant plus de 700.000 tonnes de poissons en 2009, soit 65% de la production totale de poisson du pays. « L'Egypte est le premier producteur de tilapia en Afrique et le deuxième dans le monde après la Chine, et ce pays possède une grande expérience dans les opérations de pisciculture de tilapia en étang », a affirmé Gamal El-Naggar, coordonnateur de recherche pour la Malaisie au WorldFish Center. Les scientifiques égyptiens du centre national de recherche d'aquaculture d’Abbassa, au nord du Caire, ont développé une nouvelle souche de tilapia dont la croissance est 20% supérieure aux souches communes. Bien que n'étant pas encore disponibles pour les pisciculteurs, cette souche devrait être très intéressante pour les éleveurs de tilapia à petite échelle dans les pays en développement. « La plupart des travaux du centre est dirigé vers les systèmes semi-intensifs en étang », a déclaré El-Naggar, « [...] parce que près de 80 à 90% de la production de tilapia est basé sur ce système. »

Le Vietnam souhaite l’expertise égyptienne en matière de pisciculture en étang avec l’objectif d’améliorer la qualité de ses productions d'eau douce. Les groupes de consommateurs en Egypte et de nombreux autres pays ont accusé Vietnam de fortement contaminer le Mékong avec ses élevages de pangasius, ce qui complique les exportations. Source : Aquaculture project for fisheries growth begins with Vietnam (Fis)

(*) Le Tilapia du Nil (Oreochromis niloticus) est l’espèce de tilapia la plus élevée dans le monde, c’est un omnivore-brouteur, qui s’alimente sur le phytoplancton, le périphyton, les plantes aquatiques, les petits invertébrés, la faune benthique, les détritus et les films bactériens liés aux détritus. Source : FAO

Autres articles :

Image wikipedia

Revue de presse :

Le 26 novembre 2010

Sénégal : La Pisciculture comme moyen de lutte contre la pauvreté (amwsentv)

En instituant une journée nationale pour le lancement de programme de développement de la Pisciculture, Babacar Ndao, Ministre chargé des Eco villages, des Bassins de Rétention, des Lacs Artificiels, et de la Pisciculture, répond aux soucis de combler le déficit de produits halieutiques et celui de faire de ce secteur une véritable plus value pour l’économie nationale.

L’objectif de cet atelier est de traduire un programme de renforcement de capacité et d’assurer un suivi pour mieux gérer les ressources Pour cela, Babacar Ndao, affirmera qu’à traversces objectifs, différentes activités sont élaborées comme le financement des besoins en investissement et en fonds de roulement de création ou de développement, le suivi technique et organisationnel, et l’appui à la commercialisation. Cet important programme d’activités va générer des résultats tels que la création de 30 Petites et Moyennes Entreprises, la production de plus de 40 tonnes de Tilapias et 150 tonnes de Clarias, l’effort des Organisations Communautaires de Base pour une contribution de 150 millions de Francs par an. L’aquaculture, pilier important de la stratégie de croissance accélérée, pour lutter contre la pauvreté, peut être assimilée à une activité agricole mais aussi de production halieutique, précisera la Ministre de la Pisciculture.

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Le 17 janvier 2011

Egypte : La Production en pisciculture couvre 90% de la consommation locale (Le Progrès Egyptien)

Le Président de l’Organisme de la Pisciculture, Dr Mohamed Fathi, a indiqué que la production égyptienne du poisson s’estimait à un million cent mille tonnes; ce qui couvre 90% de la consommation locale.

Dans ses déclarations, Dr Mohamed Fathi a jeté la lumière sur la bonne qualité de la production piscicole. Quant à l’exportation vers les marchés européens, il a souligné que ce fait exigeait de ne plus recourir aux eaux usées dans l’aquaculture. Ce qui exige à son tour l’amendement d’une des clauses de la loi no 124 de l’année 1983. D’ailleurs, le Président de l’Organisme de la Pisciculture a fait savoir que le ministère de l’Agriculture avait fixé un plan visant à réduire le recours aux insecticides afin de réduire leur taux dans les eaux usées utilisées dans l’aquaculture….

Dans sa stratégie de développement, le Ministère de l'Agriculture, prévoit d’augmenter la production totale du poisson pour arriver à 7,1 millions de tonnes.

L'aquaculture est actuellement la plus grande source d'approvisionnement en poisson en Egypte. Elle représente presque 51% de la production totale du poisson. Le développement et l'expansion de l'aquaculture moderne ont commencé il y a deux décennies à la suite desquels le secteur a connu un développement important et rapide au cours des dernières années menant à une forte augmentation de la production.

Le secteur montre la croissance la plus forte de toutes les activités de pêche. Par conséquent, l'aquaculture est considérée comme l’unique option viable pour réduire l'écart entre la production et la consommation du poisson. A l’exception d’un nombre très limité d'exemples isolés, la plupart des activités aquacoles sont situées dans la région du Delta du Nil. L'aquaculture utilise une variété de systèmes avec des niveaux variables de technologie.

Le développement actuel de la production aquacole est axé sur l'utilisation des technologies modernes et il est le fruit des changements de la structure de la communauté des pisciculteurs.

Le taux élevé de rentabilité de l'aquaculture a attiré un grand nombre d'investisseurs qui essayent de travailler sur une base plus scientifique que les pisciculteurs traditionnels. L'aquaculture s’est développée rapidement d’une activité à caractère traditionnel et à gérance familiale en une industrie moderne.

En conséquence, le nombre de fermes traditionnelles appartenant aux familles diminue donnant lieu à des activités d’élevage semi-intensif et intensif.

En fait, le développement rapide de l’aquaculture a créé un grand nombre d'emplois pour les techniciens de ferme et la main-d'oeuvre qualifiée.

Les nouvelles industries et les services financiers d'appui à l'aquaculture fournissent également de l'emploi. L'expansion de l'aquaculture a réussi à réduire et à stabiliser le coût du poisson en Egypte facilitant, de ce fait, l'accessibilité de la population rurale plus pauvre à la protéine animale saine et abordable.

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Le 27 mai 2011

Aquaculture : La ferme moderne de Mbodiène lance ses activités expérimentales (Walf)

Le projet a été lancé en mai 2009 par l’Institut de recherche pour le développement (Ird) pour participer à la demande croissante en matière alimentaire. Par croisement, ses experts ont pu y développer une nouvelle espèce de tilapia d’eau de mer baptisée ‘marquis argenté du Sénégal’ et qui a une valeur nutritive proche du thiof ou de la carpe rouge. Ce projet qui est à sa phase expérimentale devra permettre de produire plus de 200 tonnes de poisson par an.

Une nouvelle variété de tilapia adaptée à l’eau de mer, c’est la trouvaille du Comptoir de recherche aquacole et miticole du Sénégal (Crams), une structure de l’Institut de recherche pour le développement (Ird), à travers son bureau de Mbour. Le ‘marquis argenté du Sénégal’, c’est le nom donné à cette nouvelle espèce obtenue par croisement génétique expérimentée à la ferme aquacole moderne de Mbodiène. C’est l’Ird qui a déterminé ce poisson grâce à une étude menée sur le tilapia qui a l’avantage de se reproduire facilement et qui, s’il est bien encadré, peut avoir des taux de grossissement sur des durées très courtes.

Guy Gohier, un promoteur privé passionné de cuisine associé du projet, a voulu transformer ce poisson d’eau douce en poisson d’eau de mer. Il a joué sur plusieurs générations de poissons pour l’adapter à l’eau de mer et a fait évoluer la souche en augmentant la salinité de l’eau de mer pour que la chaire, sur le plan gustatif, devienne un poisson que l’on a l’habitude de manger au Sénégal. Voilà donc comment est né ce nouveau poisson baptisé ‘marquis argenté du Sénégal’.

Durant sa phase expérimentale, sa production devra atteindre un peu plus de 200 tonnes par an, soit 100 tonnes par récolte, tous les cinq mois. En plus, l’écloserie devra permettre d’obtenir plus de 8 000 alevins par semaine. Des révélations faites par le chargé de la communication de l’Ird au Sénégal, Ibrahima Datt, en marge de la visite officielle de lancement des activités du projet d’écloserie par le ministre des Ecovillages, des Bassins de rétention, des Lacs artificiels et de la Pisciculture, Babacar Ndao.‘Le produit de nos recherches nous a permis de mettre à la disposition des populations un produit sénégalais noble et de qualité supérieure qui s’appelle le marquis argenté du Sénégal’, a-t-il indiqué. ‘La baie de Mbodiène comporte tout un ensemble de phénomènes techniques exceptionnels pour l’aquaculture, avec 1 mètre de fond par kilomètre, très peu de rochers et des courants chauds idéaux pour le grossissement du poisson, car le zooplancton en est très riche. Par conséquent, la baie de Mbodiène est un endroit idéal pour être une baie d’aquaculture’, a-t-il affirmé.

Le représentant du Directeur général de l’Ird a, quant à lui, estimé que ce projet démontre combien le lien entre le privé et le public est possible et combien l’aquaculture et l’écologie sont compatibles. Tout en se félicitant de la disponibilité des autorités sénégalaises à accompagner ce projet, ‘signe de la vitalité des relations franco-sénégalaises’.

Le ministre des EcoVillages, des Bassins de rétention, des Lacs artificiels et de la Pisciculture, Babacar Ndao, venu procéder au lancement officiel des activités du projet, a exprimé sa satisfaction. ’C’est une belle initiative que le Crams a engagée et qui nous intéresse du fait que notre ministère a en charge le secteur de l’aquaculture au Sénégal. Et que notre souhait est, par rapport à l’atteinte de nos objectifs qui étaient que d’ici 2015, nous puissions atteindre les 150 000 tonnes par an, que le privé puisse s’impliquer de manière très significative…

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Le 30 août 2011

Signature d'un protole d'accord entre le Kenya et Israel au sujet de la pisciculture (BE)

L'industrie de la pisciculture (élevage de poissons dans des bassins clos) est en rapide expansion; elle devrait fournir plus de 60% des poissons consommés dans le monde en 2024. Bien qu'environ 40% du continent Africain soit propice à la construction de fermes d'élevage de poissons, cette activité est encore très limitée dans cette région du monde. Située à l'extrémité nord-est de l'Afrique, Israël maintient depuis son indépendance une grande tradition de recherche agronomique au plus haut niveau mondial. Récemment, plusieurs compagnies Israéliennes se sont distinguées par leurs découvertes dans le domaine de la pisciculture rendant possible, par exemple, d'élever des poissons dans des fermes situées sur la terre ferme.

Dans ce contexte, le développement de la pisciculture en Afrique représente une opportunité économique attrayante dans laquelle le gouvernement Israélien a décidé d'investir. Jacob Keidar (ambassadeur Israélien au Kenya) a signé le 31 mars 2011 un protocole d'accord avec Amason Kingi, le ministre Kenyan de la Pêche. L'événement a eu lieu au centre national de fermes d'élevage de poissons situé à Sagana dans le centre rural du pays à environ 100km au nord de Nairobi en présence de nombreux hommes d'affaires et de scientifiques Israéliens qui resteront sur place de manière à conseiller leurs homologues Kenyais. En plus de continuer à accroître la coopération entre le Kenya et Israel, cet accord devrait aussi rapidement se traduire en retombées économiques dans la lutte contre la pauvreté en Afrique Subsaharienne.

Laurent BOUE, VI Chercheur

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Le 8 septembre 2012

Au Kenya, les agriculteurs se lancent dans la pisciculture

Farmers in Mt. Elgon embrace fish farming

Publié le 26 août 2012 par NTVKenya

L'agriculture est l’activité principale au Mont Elgon. Les habitants se sont lancés dans la pisciculture qui selon eux est plus rentable. Harith Salim de NTV nous décrit cette évolution bénéfique pour ces agriculteurs.

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Le 13 septembre 2012

Afrique du Nord : l’extinction des poissons d’eau douce menace les activités halieutiques !


Assessment of the socio-economic value of freshwater species for the northern African region

IUCN avec l'appui financier de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID)
Edited by Diego Juffe-Bignoli and William R.T. Darwall

Extinction des espèces d’eau douce : une double perte

Source : IUCN

C’est la première fois qu’une étude qui regroupe et intègre l’information sur la valeur socio-économique des espèces d’eau douce et leur menaces au nord de l’Afrique est effectuée.

Les écosystèmes d’eau douce au Nord de l’Afrique, comme cela est le cas dans d’autres parties du monde, abritent des espèces dont les retombées socio-économiques sont directes et importantes pour les communautés locales. En effet, les espèces d’eau douce sont bien souvent source de nourriture, de matériaux de construction, de matières premières pour l’artisanat et de médicaments. Cependant, les espèces d'eau douce d'Afrique du Nord sont également confrontées à l'un des plus hauts niveaux de menace en Afrique continentale, avec 28% de tous les poissons, mollusques, crabes, libellules, hippocampes, et plantes aquatiques menacés d’extinction.

Télécharger le rapport, cliquer IUCN

Les résultats de cette étude coordonnée par le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN et supervisée par le Programme des Espèces de l'UICN, sont édifiants. La valeur socio-économique élevée des espèces d'eau douce est clairement démontrée, puisque qu’environ 46% des poissons et 28% des plantes sont utilisés d'une manière ou d'une autre par les populations. Malheureusement, les espèces d'eau douce qui constituent les écosystèmes des zones humides tendent à disparaître rapidement en raison de l'activité humaine, avec 25% de toutes les espèces utilisées en danger.

En ce qui concerne les poissons d'eau douce, au moins 378 000 personnes en Egypte dépendent directement des activités liées à la pêche et / ou à l'aquaculture en eau douce, une activité qui a généré 355,7 millions de dollars en 2009. Dans les pays du Maghreb, la pêche continentale et l'aquaculture sont moins importantes qu’en Egypte, mais constituent encore une contribution importante à la vie de milliers de personnes.

Plus du quart des espèces de plantes d’eau douce autochtones du Nord de l’Afrique sont utilisées directement par les habitants de la région, et plus de 20% de ces espèces utilisées sont menacées d’extinction à un niveau régional. Les montagnes du Rif et la côte méditerranéenne du Maroc, la zone de la région de Kroumirie en Algérie jusqu’à la région de Sejenane en Tunisie, ainsi que la zone du Delta du Nil abritent un grand nombre de plantes ayant une valeur socio-économique mais qui sont malheureusement menacées. Parmi les plantes inclues dans cette étude, 66% sont des parents sauvages des espèces cultivées («Crop Wild Relatives» ou CWR, en anglais), et dont la valeur est évidente, puisqu'elles fournissent le patrimoine génétique dont dépendent de nombreuses espèces cultivées.

L'objectif de cette étude est de relier les données de la Liste Rouge de l'UICN portant sur les risques d'extinction de 877 espèces d'Afrique du Nord, avec des informations sur la valeur socio-économique de ces espèces d'eau douce. Pour cela, 646 espèces ont été sélectionnées, dont les 128 poissons natives et 518 plantes aquatiques, en évaluant ainsi les niveaux de dépendance vis-à-vis des services dérivés des écosystèmes d'eau douce. Cela a permis l'identification des espèces qui sont menacées d'extinction et qui ont également une grande valeur socio-économique.

« Les espèces identifiées comme menacées et de grande valeur socio-économique devrait être une priorité lorsqu'il s'agit de promouvoir des initiatives de conservation visant à réduire au minimum ou atténuer les impacts sur leurs habitats, à travers des initiatives de gestion intégrée à l'échelle du bassin ou sous-bassin », affirme Diego Juffe-Bignoli de l’Unité de la Biodiversité d'Eau Douce du Programme des Espèces de l'UICN et coordinateur de la publication.

« Cette étude montre clairement les synergies entre les objectifs de conservation de la biodiversité et les objectifs pour la protection des moyens de subsistance durables basées sur l'utilisation des ressources naturelles », a déclaré William Darwall, directeur de l'Unité de la Biodiversité d'Eau Douce du Programme des Espèces de l'UICN.

« Les espèces et les écosystèmes doivent être protégés non seulement parce qu'ils sont utiles pour les humains, mais parce que la biodiversité soutient toute vie sur terre, y compris l'humanité », explique Catherine Numa du Programme de l'UICN des Espèces du Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN.

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Le 18 janvier 2013


L’aquaculture artisanale en expérimentation en milieu  agricole dans la wilaya d’Oran donne des "résultats satisfaisants", a affirmé  lundi le directeur de la Chambre de la pêche et de l’aquaculture.

Les résultats de cette expérience pilote, menée de concert avec la Direction  de la pêche et des ressources halieutiques et les services agricoles de la wilaya  dans certains bassins d’ensemencement en milieu agricole, "sont très encourageants  notamment pour le poisson-chat et le tilapia, des poissons d’eau douce", a expliqué  à l'APS M. Benali Mejdoub.  Entamée en juillet dernier au niveau de quatre bassins d’irrigation  au niveau d'exploitations agricoles situées à El Mohgoun (Arzew), Benfréha (Oued  Tlélat), Emir Abdelkader (Sidi Chahmi), Bousfer (Aïn El Turck) et Gdyel, cette  nouvelle culture de poissons d’eau douce a été étendue à d’autres bassins, compte  tenu de l’intérêt suscité par des agriculteurs ayant souhaité intégrer l’aquaculture  en milieu agricole pour augmenter leur revenu, a-t-il ajouté.     

M. Mejdoub a expliqué, à ce propos, que ces projets sont suivis, pour  l’essentiel, par des élèves de l’Institut de technologie de la pêche et de l’aquaculture  (ITPA) d’Oran. 

Un fellah d’une exploitation agricole individuelle (EAI), à Gdyel, M. Ahmed  Naouri, estime que cette expérience est à encourager. "J’ai ramené de Ghardaïa des alevins de Tilapia de 2,5 centimètres.  En deux mois, ils étaient à 40 centimètres et aujourd’hui ils mesurent plus.  Il faudrait attendre encore quatre mois pour que le poisson atteigne sa maturité",  a-t-il dit.  Par ailleurs, les travaux de réalisation de la ferme aquacole de Cap  Blanc (Boutlélis), une des premières lancées dans l’Ouest du pays, sont à l’arrêt  depuis une année et demi pour des raisons financières, selon la même source.
 


lundi 25 octobre 2010

Poissonnerie Carrefour : Avec ou sans OGM ?

Aujourd’hui, tout le monde peut lire sur le portail de Carrefour cette question au-dessus d’un poisson : « Avec ou sans OGM ? »

Quelle réponse va donner Carrefour pour ce poisson le 26 octobre 2010 ?

La grande chaîne d'hypermarchés va-t-elle suivre les conseils des ONG environnementales qui donnent dans leurs guides de produits avec ou sans OGM une place exclusive aux poissons d'élevage bio (saumon, bar, dorade et truite) et aux crevettes bio (crevette de Madagascar), tous listés en vert dans la rubrique "Poisson" sans OGM. Des poissons et crevettes Bio en très grande partie importés. Ces ONG ne mentionnent pas les produits de la pêche et de la conchyliculture qui sont pourtant naturellement sans OGM (voir liste Greenpeace ci-dessous).

Les associations n'indiquent pas les productions halieutiques des côtes françaises (à l'exception du bar et de la dorade d'élevage bio) comme :

  • les coquillages (huîtres, moules, saint-jacques, palourdes, coques, bulots,….),
  • les crustacés (langoustines, crabes, homards, crevettes,…) et
  • tous les poissons capturés sur nos côtes….
Est-ce-que Carrefour va apposer sur tous les produits de la pêche et de la conchyliculture son logo "Nourri sans OGM" dévoilé en ce lundi 25 octobre 2010 par tous les médias dans une campagne de communication sans pareil autour des viandes et des poissons sans OGM ?

26 octobre 2010 : Réponse de la Poissonnerie


Un bon coup de pouce pour le saumon de Norvège : Cette campagne sans OGM est un bon moyen pour le Saumon de Norvège de tenir le haut du pavé après la promotion de Norge depuis septembre dans plusieurs hypermarchés Carrefour : Venez déguster du saumon et cabillaud de Norvège à la plancha chez Carrefour !

Autres articles :
Réactions sur le net :

Le groupe Carrefour lance cette semaine un nouvel étiquetage "Nourri sans OGM" pour 300 références alimentaires de produits animaux dans tous ses magasins en France. Cela concernera tous les produits "Engagement Qualité Carrefour", comme le porc, le veau, volailles, œufs ou poissons d’élevage.

Dans l’attente du décret du gouvernement sur la définition et l’étiquetage des produits animaux « sans OGM », Carrefour se lance dès aujourd'hui dans une initiative d'information du consommateur et lance l'étiquetage "nourri sans OGM". Ainsi une étiquette verte sera appliquée sur 300 produits tels que des oeufs, des volailles, du porc ou encore des poissons d'élevage. S'agissant des ces dernier, la firme précise que "seul un poisson d'élevage peut contenir des OGM. Nous n'allons donc pas étiqueter les poissons de pêche".

Dans la même optique, le distributeur précise que les produits "bio" ne bénéficieront pas non plus de ce label, l'appellation "bio" leur garantissant "déjà l'absence d'OGM".

Pour Greenpeace qui publie déjà depuis plusieurs années le guide des produits garantis sans OGM, "si ces 300 références « nourris sans OGM » représentent un pas important, Carrefour doit aller beaucoup plus loin et garantir l’absence d’OGM pour tous ses produits à marque distributeur et dans tous les pays où le géant de la distribution possède des magasins".

Carrefour lance l'étiquetage « non OGM » (Novethic)

Pallier aux lacunes réglementaires - Saluée par l'association Greenpeace, l'initiative de Carrefour relance le débat sur l'étiquetage relatif aux OGM. La réglementation européenne du 18 avril 2004 impose certes un étiquetage spécifique à tous les produits alimentaires dont les ingrédients, arômes ou additifs contiennent plus de 0,9% d'OGM. Mais l'alimentation animale reste exclue de ce périmètre. Or, comme le souligne Arnaud Apoteker, chargé de campagne OGM chez Greenpeace France, « si on devait étiqueter la présence d'OGM sur les produits d'origine animale, 80% d'entre eux seraient étiquetés ! » En cause, les milliers de tonnes de soja transgénique déversées chaque année sur le marché européen de l'alimentation animale……

Sans OGM versus Bio ? Ce surcoût explique notamment le fait que Carrefour concentre son action sur la seule gamme Engagement Qualité Carrefour, les produits discount étant pour l'heure écartés. A l'instar du bio, le « non OGM » n'est toujours pas à la portée de toutes les bourses. Néanmoins, Arnaud Apoteker estime « qu'il est important que les consommateurs voient qu'il y a une autre offre que le bio. Bien sûr, Greenpeace préconise d'acheter des produits bio et soutient ce marché, mais il reste un marché de niche, et l'offre n'est pas suffisante pour un changement massif et rapide de habitudes alimentaires. » Mais l'initiative de Carrefour n'enchante pas tout le monde. Biocoop, premier distributeurs de produits bio en France tient à rappeler qu'existent « des magasins qui n'ont pas attendu le 26 octobre 2010 pour proposer des produits sans OGM et le clamer haut et fort. Chez Biocoop, c'est 100% sans OGM et sur bien plus de 300 références. »


Guide des produits avec ou sans OGM de Greenpeace Cliquer Ici

Poisson en vert (sans OGM)

Tous les poissons et crustacés issus de l'aquaculture biologique (AB)

Aqualande (Truite fumee) • Aqualande Marée (Aqualande) • Aquanord Auchan (Saumon. Truite) • Blini (Tarama) Bourgain et fils (Poissons fumes) • Carrefour (Carrefour (Saumon fume Norvege). Carrefour Agir Eco Planete (Crevette de Madagascar). Collection Champion (Cabillaud). Engagement Qualite Carrefour (Bar, Crevettes de Nouvelle Caledonie, Daurade, Saumon, Truite arc-en-ciel). Grand Jury (Saumon fume Norvege Ecosse et Irlande). Reflets de France (Truite fumee d’Aquitaine). Selection Champion (Bar. Truite. Saumon)) • Casino (saumon, truite fumée) Casino délices (saumon) Cora (Engagement des l'Origine (Bar, crevettes, truite, daurade, saumon)) • Delpierre (Saumon) • Dom Petroff (DPAP) • Fauchon (Saumon) • Ferme marine du Trieux (Truite) • Filière Bleu Blanc Coeur (Monoprix) • Kérimel Labeyrie (Saumon fume. Truite) • Landvika (Aqualande) • Lenôtre Les Chemins de la Qualité (saumon) (E. Leclerc) • Normandie truites Norocéan Olsen Bornholm (Saumon fume) • Ovive (Aqualande) • Picard (Filets dorade avec peau. Paves de truite. Filets de saumon. Paves de saumon Atlantique et norvegien. Escalopes de saumon. Morceaux choisis. Saumon fume ecossais et norvegien. Eminces de saumon fume. Tartare de saumon. Carpaccio de saumon marine. Gravlaks. Eminces saumon marine. Crevettes de Madagascar et de Thailande) Thiriet (Saumon Atlantique. Saumon fume. Truites Arc-en-Ciel. Omble chevalier) • Turbot LR (France Turbot) • Viviers de France (Truites)

Poisson en rouge (avec OGM)

Aquapole (Bar) • Bien Vu (Système U) • Carrefour (Dia) • Cora • Eco+ (E. Leclerc) • M (Monoprix) • Marque Repère (E. Leclerc) • Maxim's (Saumon fumé) • Monoprix Gourmet • Produits U (Système U) • Sélection (Intermarché) • Tassos (Amaris) • Top Budget (Intermarché) • U Fraîcheur (Système U) • U Les Saveurs (Système U) • Winny (Cora)

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11 décembre 2010

Mettre en place l’obligation de traçabilité des OGM (CTA)

Selon les propos d’une source de l’Union européenne, un certain nombre de gouvernements de l’UE ont dévoilé leur intention d’ouvrir les portes de l’Europe à l’importation de produits génétiquement modifiés pour l’alimentation animale et humaine. Mais il n’est pas encore certain que les gouvernements de l’UE parviennent à un large consensus pour obliger la Commission européenne à amender la proposition. Aucune décision finale ne devrait être prise avant janvier au plus tôt. La Commission souhaite autoriser la présence de ces OGM en fixant un seuil de 0,1 % au-delà duquel le produit ne pourrait pas être importé, pour autant que les OGM en question aient été approuvés dans le pays exportateur et qu’il existe au sein de l’UE un test d’identification valide pour savoir si l’OGM est autorisé ou non. Les Etats membres de l’UE se sont réunis lundi dernier à Bruxelles afin de discuter de la proposition pour éviter la désorganisation de la filière des importations commerciales de produits alimentaires comme l’an dernier, lorsque les importations de céréales provenant des Etats-Unis ont été bloquées car elles contenaient des traces d’OGM non autorisés. Certains Etats membres ont demandé à la Commission d’inclure les produits alimentaires d’importation dans la proposition, selon la source, qui était présente lors de la réunion et n’a pas spécifié les pays qui étaient à l’origine de cette demande. Source: greenbio.checkbiotech.org

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Le 7 avril 2011

L'étiquetage français "sans OGM" en cours de définition (Actu-Environnement)

Le décret définissant le "sans OGM" est en cours de rédaction au sein de la Direction général de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Le Haut Conseil de Biotechnologies vient d'en étudier les principales mesures.

Si l'article L.531-2-1 du code de l'environnement précise que "les organismes génétiquement modifiés ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l'environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées sans organismes génétiquement modifiés", il n'existe à l'heure actuelle, aucune définition au niveau européen et mondial pour caractériser ce qu'on entend par "sans OGM". La directive européenne de mars 2001 relative à la dissémination volontaire d'organismes génétiquement modifiés impose que les produits contenant 0,9% ou plus d'OGM soient étiquetés ''avec OGM'' mais ne dit rien sur les autres produits. Le soin est laissé au Etat membres de mettre en place leur propre législation en la matière.

Dans l'attente d'une définition européenne de la notion de "sans organismes génétiquement modifiés", la France est en train de réfléchir à sa propre définition. Un décret relatif à l'étiquetage des denrées alimentaires issues de filière "sans OGM" est attendu dans les semaines à venir. Le Haut Conseil de Biotechnologies (HCB) a d'ailleurs rendu son avis sur le projet de texte de la Direction général de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) il y a quelques semaines.

Un "sans OGM" inférieur à 0,1% d'ADN....

Désaccord du HCB sur les produits transformés....

Cas particulier de l'apiculture....

En matière d'apiculture, le décret prévoit de se baser sur une distance ruche-champ pour l'étiquetage. La formule serait alors "sans OGM dans un rayon de [x] km" pour les produits issus de ruches situées de telle façon que, dans un rayon de [x] km autour de leur emplacement, les sources de nectar et de pollen soient constituées d'espèces végétales non génétiquement modifiées. Cette condition devra être respectée pendant un an. La version actuelle du décret ne fixe pas encore ce rayon mais évoque la possibilité de s'inspirer de celui fixé pour l'agriculture biologique à savoir 3 km. Florence Roussel

samedi 23 octobre 2010

Crabes en self service : La vidéo ne dit pas si les japonais les croquent sur place !


Crabes en self service : La vidéo ne dit pas si les japonais les croquent vivants !

En France, la maison Gillardeau vend des huîtres bien fraiches dans un distributeur automatique à l’entrée du pont d’Oléron. Les touristes peuvent ainsi faire une pause huîtres avant de passer de l’autre côté du pont. Encore plus fort !... Les japonais vendent des crabes vivants en self service dans des distributeurs à côté des bananes, boissons gazeuses et autres gâteries… Cependant, la Vidéo ne dit pas si les japonais les croquent ensuite sur place comme les fameuses huîtres Gillardeau !



La Vidéo ne dit pas si les japonais croquent des crabes en vie comme les crevettes dans les restaurants chinois de Californie au grand dam des associations de bien-être animal.


Des crevettes torturées en Californie selon PETA

Une recette de cuisine cruelle interdite par des défenseurs des animaux... Au restaurant Nishiki Sushi de Sacramento, en Californie, on peut commander un plat original: le «dancing shrimp» (crevette qui danse). Ou plutôt, on pouvait, jusqu’à ce que l’association de défense des animaux Peta (People for the ethical treatment of animals) ne s’émeuve de cette manière cruelle de manger des crevettes: servies vivantes, elles sont aspergées de citron et avalées alors qu’elles se débattent encore pour échapper à une mort acide. Les crevettes aussi souffrent - Ce plat, très coté au Japon, n’a pas plu à PETA, qui a contacté le restaurant après avoir reçu plusieurs plaintes de clients outrés par le sort réservé aux crevettes. S’appuyant sur un rapport de la Queen’s University de Belfast paru en 2007, PETA a rappelé que la souffrance des crevettes était bien réelle: les expériences menées par les chercheurs irlandais permettent de mesurer la douleur ressentie par la crevette lorsqu’elle est aspergée de citron. Source : 20 minutes

Autres articles
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Shellfish Network, l’association de protection des « Fruits de mer »

Le Shellfish Network est la SPA des « Fruits de Mer ». Cette association britannique défend la cause des coquillages et crustacés…

Constat :

Les coquillages et les crustacés sont des créatures parmi les plus communes de la planète. Pourtant, ils sont au bas de l’échelle quand il s'agit de bien-être et de tendresse.

Objectifs :
  1. Augmenter la sensibilisation du public au fait que coquillages et crustacés sont des êtres vivants capables de ressentir douleur, stress et plaisir.
  2. Stoppez les cruautés à l’égard des coquillages et crustacés, jusqu’à l’interdiction de l’ébouillantage de crustacés vivants pour la consommation humaine et autres abus !
Pour en savoir plus sur cette association qui peut mettre en péril la vie des conchyliculteurs et des pêcheurs, cliquer Shellfish Network

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Pour aller plus loin...

Le 5 août 2013

Suède : une boîte de nuit priée de baisser le son pour préserver les tympans des poissons

Source : Metronews

La Commission Administrative Régionale est formelle : la puissance des beats constitue une réelle menace pour l'équilibre de nos amis marins.

Les poissons voient leurs organismes fragilisés par des décibels trop élevés.

A Gothenburg en Suède, un night-club a été contraint par les autorités à diminuer le volume de diffusion de sa musique. La cause? La santé fragile de ses poissons domestiques, de la famille des Cichlidés, serait mise en danger par l'excès sonore.

La loi suédoise stipule que la musique ne peut dépasser les 65 décibels quand des animaux sont à proximité. Or, la boîte de nuit a été contrôlée à 100.

Le proprio voit rouge

Le propriétaire du club n'a pas manqué de s'insurger : il affirme que les contrôles ont été mal effectués, et que de toute façon les poissons ne risquent rien, car leur aquarium est placé dans une pièce séparée où le bruit ne peut les endommager.

Mais les autorités restent inflexibles : soit le club se procure des aquariums mieux insonorisés, soit il la met en veilleuse. Sous peine de perdre définitivement le permis lui autorisant de garder des animaux dans ses locaux.

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Le 19 décembre 2010

Nathalie Fontrel

Les fêtes de fin d’année sont l’occasion pour les défenseurs des animaux d’alerter sur la souffrance des poissons et des crustacés que nous dévorons par milliers à Noël et nouvel an.

Avez-vous songé au cri du homard plongé vivant dans l’eau bouillante ? Ce qui est sûr c’est que la casserole n’est pas l’écosystème naturel du crustacé. Le homard peut vivre plus de cent ans à condition évidemment qu’il échappe à la pêche. Au cours de sa vie, il mut 4 à 5 fois par an. Il se débarrasse de sa carapace devenue trop étroite. A chaque mue, sa taille augmente de 20%. Le homard est capable d’effectuer de longues migrations : 160 kilomètres par an.

Le système nerveux du homard n’est pas centralisé dans le cerveau mais dispersé sur tout le corps. Ce qui alimente la polémique entre scientifiques. Pour les uns, puisque le homard n’a pas de système central il ne peut pas ressentir la douleur. Pour les autres, puisque son corps est couvert de récepteurs, il peut souffrir. Le docteur Robb de l’Université de Bristol est convaincu que le homard souffre pendant 40 secondes avant de mourir dans sa casserole d’eau bouillante. 5 minutes lorsqu’il est pongé dans de l’eau froide portée à ébullition. Deux heures lorsqu’il est immergé dans de l’eau douce, c’est la méthode industrielle pour tuer les crustacés.

Lorsque les homards sont capturés on les affame pour éviter qu’ils ne salissent les cages ou les aquariums avec leurs déjections. On leur lie donc les pinces avec du ruban adhésif pour éviter le carnage : un homard affamé mange volontiers du homard.

Sur les sites des amoureux des animaux, on détaille également la souffrance des poissons... et du roi des fêtes de fin d’année, le saumon d’élevage... Lui aussi serait sujet à la douleur. Sans compter que pour grossir, il contribue à piller les océans : il faut 5 kilo de poissons sauvage produire un kilo de saumon d’élevage. Et les huitres ? Vous savez celles que nous dévorons vivantes. L’huître qui se rétracte au contact d’une goutte de citron ou de la cuillère du gourmet. D’ailleurs pour éviter les ennuis de santé, il est impératif de les manger vivantes. A moins de les déguster cuites...

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Le 20 février 2011

Les poissons rouges ne peuvent-ils pas être dressés ?

Des associations et des internautes condamnent le spectacle du magicien Fu Yandong qui met en scène des poissons rouges dans un numéro de dressage. Ils accusent l’artiste d’avoir recours à la torture.

Tour de magie avec des poissons



Pour plus d’informations sur Zigonet : Ce numéro de dressage de poissons rouges fait scandale

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Le 6 mars 2011 : Huîtres vivantes, saint-jacques vivantes, mais aussi langoustines vivantes


Le chef danois René Redzepi est derrière Noma, restaurant de Copenhague qui a lancé une révolution culinaire totalement tournée vers le Nord, les produits sauvages et les techniques ancestrales.
Marie-Claude Lortie : Êtes-vous en train de faire découvrir aux Danois ce qu'ils ont dans leur propre jardin?
René Redzepi : J'y travaille. Mais pour la plupart d'entre eux, l'oseille des bois demeure toujours plus exotique que le basilic italien. Mais ça s'en vient.

MCL : Pourquoi les crevettes vivantes?

RR : C'est un hommage aux pêcheurs de langoustines des îles Féroé qui les mangent vivantes dans leur bateau. Au début on faisait cela aussi ici, mais c'était trop pour la clientèle de voir une langoustine vivante et de devoir la manger. Certains clients se mettaient à pleurer. Alors on a changé pour les petites crevettes de Roskilde. Moi, je les aime vraiment mieux comme ça. C'est croquant. J'adore ça. J'en ai un peu marre de cette idée que tout doit être tendre. Et puis on mange aussi les huîtres vivantes....

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Le 14 mai 2011


Des chercheurs américains ont découvert que le poisson-crapaud est capable d'émettre deux sons en même temps, comme les oiseaux. «On dit muet comme une carpe mais ce n'est pas vrai. Les poissons communiquent beaucoup car les sons se propagent très bien dans l'eau», avertit Thierry Aubin, directeur de recherche au CNRS en communication acoustique. Leur répertoire est d'une richesse étonnante. Une espèce de poisson-chat roucoule comme un pigeon et se met subitement à crier comme un singe. D'autres espèces, plus discrètes, grognent ou coassent comme des grenouilles ou lancent des petits «clics» en s'enfuyant. Il y a de véritables artistes comme le chabot à longue corne d'Amérique du Nord qui parcourt lentement les fonds en soufflant à la façon d'une corne de brume.

Certains sons ressemblent à des trousseaux de clés qu'on agite frénétiquement ou à un envol de canards. «C'est chez les poissons que l'on trouve la plus grande diversité de sons», assure Frédéric Bertuccci, doctorant au laboratoire de neuro-éthologie sensorielle piloté par Nicolas Mathevon (université de Saint-Étienne). L'océan n'est pas un monde de silence, comme le prétendait le commandant Cousteau. Les poissons n'arrêtent pas de parler, de crier et de chanter.

Au moment de la reproduction

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Être dépecé vivant, c’est pas cool.

Dans l’émission Arte « Le Blogueur », Anthony Bellanger présente cette semaine le sujet « Aquaculture, à quoi bon? ».

Le Blogueur enquête en Écosse où le saumon d’élevage règne en maître avec dans son sillage parasites, déjections et antibiotiques ; en Italie, et enfin en France, où l’élevage de la truite se veut l’un des plus respectueux de l’environnement.

Anthony Bellanger termine en faisant remarquer que, bio ou pas bio, la mort est tout aussi cruelle pour le poisson, « c’est une vraie boucherie » dit-il. Pour appuyer ses dires il diffuse le spot télé d’une ONG néerlandaise dans lequel Ancilla Tilia, mannequin néerlandaise élue végétarienne  la plus sexy de 2008 par le magazine FHM, joue le rôle d’une strip-teaseuse éviscérée par un pêcheur en plein spectacle. Slogan :
Être dépecé vivant, c’est pas cool.

D’après Vegactu : La vérité sur l’abattage des poissons (vidéo)

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vendredi 22 octobre 2010

Restauration collective Sodexo : 50 millions de clients au régime Panga et Tilapia !

50 millions c’est le nombre de personnes qui mangent tous les jours dans les cantines gérées par la multinationale française Sodexo, le n°1 mondial de la restauration collective. 50 millions de collégiens, de lycéens, d’étudiants, de fonctionnaires, d’employés, de travailleurs, de malades et de retraités en France, en Europe et en Amérique du Nord vont passer au régime tropical : Panga du Vietnam et Tilapia de Chine…

Une nouvelle aberration de la mondialisation sous couvert de « Produits de la mer responsables » !

Depuis le 1er octobre 2010, plus de raie, de flétan, de dorade rose et près de 10 autres espèces au menu des cantines Sodexo, toutes des espèces menacées pour le WWF, le nutritionniste des océans et des côtes. Dans le cadre de son " Better Tomorow Plan " et de son partenariat avec WWF, Sodexo lance une nouvelle filière " Produits de la Mer Responsables " au niveau européen.

Mange panga et tilapia, et protège les poissons marins menacés ?

En effet comme l’écrit Le Chef « Sodexo protège les espèces de poissons menacées » : « ….suite à un constat alarmant concernant l'épuisement des ressources aquatiques : 85 % des espèces sont pleinement exploitées ou surexploitées, la consommation française de poisson pour l'ensemble de l'année 2010 a été atteinte dès le mois de juin, et la France comme l'Europe ne s'auto-suffise plus en matière de pêche. Aussi, deux nouvelles espèces ont fait leur apparition dans les menus Sodexo : le Panga de Chine et le Tilapia du Viet Nam (ndlr ou plutôt Panga du Vietnam et Tilapia de Chine). Ces deux poissons, qui se nourrissent essentiellement de végétaux, ont un faible impact environnemental, tout en respectant la biodiversité marine. »

Mange panga et tilapia, et tourne le commerce mondial du poisson

En effet, contrairement au communiqué de presse de Sodexo, le panga et le tilapia qui en principe sont essentiellement herbivores ou omnivores, mangent des quantités très importantes de farine de poisson dans les élevages industriels de Chine et du Vietnam. Des farines de poisson importées principalement du Pérou et du Chili. Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les piscicultures de poissons carnivores qui consomment le plus de farines de poisson dans le monde, mais les élevages industriels de poissons herbivores : carpe, tilapia et panga.

Alerte des scientifiques sur les dérives de l’aquaculture

Plusieurs rapports mis en ligne depuis le début de l’année 2009, Feeding aquaculture in an era of finite resources et Aquaculture Navigates Through Troubled Waters, nous alertent sur les dérives de l’aquaculture mondiale.

Les chercheurs de l’Université de Stanford aux USA, et tout particulièrement Rosamond L. Naylor, travaillent depuis de nombreuses années sur la thématique : productions alimentaires, environnement et sécurité alimentaire. Les productions halieutiques et notamment l’aquaculture font partie de leurs champs de travail.

« L'aquaculture produit maintenant la moitié des produits halieutiques consommée dans le monde », selon les chercheurs. « Alors que les activités aquacoles deviennent de plus en plus efficaces, elles mettent également une pression significative sur les ressources halieutiques en consommant de grandes quantités d'aliments fabriqués à partir de poissons sauvages capturées en mer », ajoutent-ils.

En 2006, la production aquacole se chiffrait à 51,7 millions de tonnes. Dans le même temps, près de 20 millions de tonnes de poissons sauvages étaient capturées pour la production de farine de poisson. « Jusqu'à 5 kilos de poisson sauvage pour produire 1 kilo de saumon, et nous mangeons beaucoup de saumon », ont-ils déclaré.

Les chercheurs dénoncent aussi l’intensification des élevages de poissons herbivores en eau douce comme la carpe chinoise et le tilapia. Ces espèces piscicoles ne mangent pas en principe de protéines animales, mais depuis les années 90, ces élevages considérés généralement plus « écologiques » absorbent des quantités de plus en plus élevées de farines de poisson, dans des proportions moindres dans leur ration alimentaire, mais globalement plus importantes que l’ensemble des élevages d’espèces carnivores.
Philippe FAVRELIERE

Autres articles :

Pour aller plus loin....

Autre information : Prix Pinocchio 2010

Sodexo est nominé au prix Pinocchio du développement durable 2010, une opération des Amis de la Terre, en partenariat avec le CRID et Peuples Solidaires.

Les Amis de la Terre ont lancé le 13 octobre 2010 le vote public des internautes pour l’élection des Prix Pinocchio 2010. Douze entreprises françaises ont été nominées et concourent dans trois catégories : Environnement, Droits Humains et Greenwashing. Toutes se disent en faveur du "développement durable" alors que leurs impacts réels sont lourds et négatifs pour l’environnement ou les populations locales. A l’issue du vote, une cérémonie publique de remise des prix sera organisée le 9 novembre 2010 au Comptoir Général à Paris.

  • Prix Pinocchio "Droits humains" (Sodexo - JL Vilgrain, Somdiaa, Sosucam – Orange - GDF-Suez)
  • Prix Pinocchio "Environnement" (AXA – Total – Eramet – Alstom)
  • Prix Pinocchio "Greenwashing" (Crédit Agricole - SNCF Zéro Carbone - Aéroport de Beauvais-Tillé - Renault/Dacia)

Pour plus d’informations : Prix Pinocchio du développement durable 2010

Et pour voter jusqu’au 9 novembre 2010 cliquer Ici

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Le 2 juin 2011

Pêche Durable : Compass Group France annonce les premiers restaurants certifiés MSC (Neorestaurant)

Compass Group France s’engage auprès du Marine Stewardship Council (MSC) en certifiant sa chaîne d'approvisionnement en produits de la mer du pêcheur jusqu’au consommateur.

Compass Group France a obtenu la certification de sa chaîne d’approvisionnement, de sa Direction des achats, ainsi que de restaurants candidats à la certification. Ces 5 sites de restauration vont pouvoir proposer des produits écolabellisés MSC.

La certification MSC permet de garantir aux consommateurs que les produits de la mer qui portent le logo bleu et blanc du MSC sont issus d’une pêche durable. Le référentiel MSC pour la pêche durable repose sur trois grands principes : la santé des stocks de poissons sauvages, le respect des écosystèmes marins et l’efficacité du système de gestion de la pêcherie. En aval de la certification des pêcheries, tous les intervenants de la filière, dont Compass, doivent être certifiés sur leur traçabilité jusqu’aux consommateurs, afin de garantir que les produits portant l’écolabel sont bien issus d’une pêcherie certifiée MSC. Pour Edouard Le Bart, responsable du MSC en France, « c’est une nouvelle étape de franchie pour le MSC puisque la restauration représente 30% de la consommation de produits de la mer en France. Je félicite Compass Group France pour cette certification et surtout pour son engagement pionnier à offrir un choix responsable aux clients des restaurants certifiés, en espérant qu’ils montreront la voie à d’autres rapidement ».

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Le 8 juin 2011

Sodexo poursuit ses efforts pour la promotion de la pêche durable en signant un accord mondial avec le MSC

Sodexo a signé un accord mondial avec le Marine Stewardship Council (MSC) dans le but de :

  • promouvoir les produits de la mer certifiés MSC dans les 80 pays où le Groupe est présent et de favoriser la sensibilisation et la collaboration avec ses clients et ses consommateurs.

En s’engageant à acheter des poissons et des fruits de mer issus de la pêche durable, Sodexo va contribuer activement à la lutte contre la diminution des ressources de la mer et à la protection de la biodiversité marine.

L’initiative de Sodexo en faveur de la pêche responsable s’inscrit dans le cadre du Better Tomorrow Plan1, la feuille de route stratégique de développement durable du Groupe. Sodexo a défini sa stratégie mondiale en faveur de la pêche responsable en se basant sur 5 piliers indissociables :

  • maintenir une grande variété d’espèces dans ses catalogues et menus
  • interdire certaines espèces menacées et mettre en œuvre des mesures de contrôle pour les autres espèces
  • utiliser les Eco-standards ou les Ecolabels
  • mettre en place une filière d’achats en provenance de l’aquaculture
  • travailler en collaboration avec le WWF pour développer la stratégie en matière d’achats responsables.

Damien Verdier, Directeur Marketing Groupe de Sodexo, en charge du Marketing de l'Offre, de la Fidélisation Clients, des Achats et du Développement Durable a déclaré : « Sodexo est la première entreprise de restauration à signer un accord mondial avec MSC pour assurer la promotion des produits de la mer issus des filières durables et certifiés. Il a pour but de susciter un climat collaboratif afin d’améliorer la gestion des pêcheries et favoriser la prise de conscience de l’importance des enjeux de la pêche durable mais aussi d’encourager nos fournisseurs, nos partenaires et nos clients à participer au programme MSC ».

Sodexo a déjà mis en œuvre de nombreuses initiatives visant à promouvoir les produits de la mer issus des filières durables MSC, parmi lesquelles :

  • Aux Pays-Bas, Sodexo a été la première entreprise de restauration à obtenir, en 2009, la certification et l’écolabel MSC.
  • Au Royaume-Uni et en Irlande, Sodexo compte déjà 1 000 sites certifiés MSC,
  • En France, en décembre 2010, la chaîne d'approvisionnement du Groupe a été évaluée par Bureau Veritas Certification qui l’a reconnue conforme aux exigences de MSC en matière de traçabilité. Sodexo en France propose des produits certifiés MSC comme la Morue (du Pacifique), le Lieu (d’Alaska), ou encore le Hoki (de Nouvelle Zélande) sur ses sites clients.

Nicolas Guichoux, Directeur Général Europe de MSC, a déclaré: « Nous sommes ravis de voir une des plus grandes entreprises de restauration du monde prendre un tel engagement en faveur des produits de la mer issus de filières durables et certifiés. Leur leadership contribuera à transformer le marché global des produits de la mer en un marché plus responsable, ce qui est aussi l’une des priorités de MSC. »

Le 8 juin 2011, Sodexo et MSC célèbrent conjointement la Journée mondiale des Océans dans les sites où le Groupe opère afin de sensibiliser le public aux enjeux de la pêche responsable.Pour en savoir plus sur la stratégie du Groupe et ses initiatives en faveur de la pêche responsable, rendez-vous sur www.sodexo.com.