mercredi 17 mars 2010

Une truite Terminator hante déjà les laboratoires !

Ce poisson n’est pas un monstre qui hante les abysses, mais une truite sortie tout droit du laboratoire du professeur Terry Bradley de l'Université de Rhode Island aux USA.

C’est une truite arc-en-ciel génétiquement modifiée, obtenue en pratiquant des manipulations transgéniques habituellement testées sur les mammifères. Cette technique qui consiste à inhiber la myostatine (protéine qui ralentit la croissance), permet par exemple de doubler la masse musculaire d’une souris !

« Comme la croissance musculaire des poissons est très différente de celle des mammifères, nous n'étions pas certains du résultat. » a indiqué le professeur Terry Bradley.

Il a essayé et…



Il a injecté différents types d'ADN dans des milliers d'œufs de truite arc-en-ciel. Et Arnie, la truite Terminator, est apparue avec une masse musculaire impressionnante !

Arnie, la truite OGM, a un comportement identique aux autres truites selon le professeur Bradley qui indique que « La méthode aura des retombées commerciales importantes, car ces poissons plus gros seront élevés avec la même quantité de nourriture. » (Source : Dailymail Meet Arnie, the Terminator Trout with the physique of a body-builder )

Le «Frankenfish» se rapproche des assiettes

Le saumon transgénique AquAdvantage, produit par la firme américaine AquaBounty Technologies, vient de recevoir un nouvel aval de la Food and Drug Administration (FDA), qui juge les risques environnementaux «extrêmement faibles», dans un document rédigé fin mai et rendu public fin décembre.

Particularité de ce Frankenfish, surnom que lui donnent ses détracteurs, l’insertion d’un gène codant pour une hormone de croissance, normalement présent chez le saumon chinook, de l’océan Pacifique. Une modification génétique qui confère à l’AquAdvantage une croissance deux fois plus rapide que son cousin sauvage, le saumon atlantique.

En septembre 2010, la FDA avait déjà jugé que l’AquAdvantage «était aussi sûr que le saumon conventionnel, et qu’il y avait une certitude raisonnable pour que sa consommation ne provoque aucun mal». Une assertion contre laquelle la Consumers Union, association de consommateurs américains, continue à s’ériger, estimant au contraire que la FDA n’a pas levé tous les doutes en termes d’allergénicité.

Après l’éventuel impact sanitaire, c’est le volet environnemental de son évaluation que la FDA vient de publier le 21 décembre, un document désormais soumis aux commentaires publics pour une durée de 60 jours. Conclusion de l’agence: le risque posé par ces saumons transgéniques, tous femelles et en théorie stériles (ils sont triploïdes, porteurs de 3 copies de chaque chromosome au lieu de 2), est «extrêmement faible».

Selon le plan de production dressé par AquaBounty, les œufs de saumon seront produits au Canada, plus précisément sur l’Ile-du-Prince-Edouard. Ils seront acheminés au Panama, où les saumons seront élevés en bassin, jusqu’à maturité. Vivants, ils ne connaîtront donc jamais les Etats-Unis. Or c’est là une faiblesse majeure du rapport: les effets environnementaux au Canada et au Panama n’y sont pas évalués, la FDA n’ayant compétence qu’à les étudier sur le territoire américain.

Reste que les lieux de production, aussi bien des œufs que des saumons adultes, ont reçu la validation de la FDA: selon elle, le risque d’évasion de poissons transgéniques paraît très faible, au vu du système de sécurité mis en place.... Source : Saumon GM : le «Frankenfish» se rapproche des assiettes (Journal de l'environnement)
Article actualisé le 12 février 2013

Autres articles :
Lire aussi cet article du site Biofario :
  • New : poisson transgénique Top-modèle (Biofario)
    Joseph MENGELE l’aurait fait sur l’homme…
    L’homme trouvera mille bonnes raisons de modifier génétiquement les animaux et notamment le poisson.
    Inutile de s’inspirer de Tirésias, le plus grand devin de la mythologie grecque, pour en énumérer quelques unes :…..
  • Autre réflexion : De la mutation à la manipulation génétiques (Passeport santé)
    La Belgique n'aura pas donné au monde seulement Tintin, les moules et les frites, mais aussi une race bovine nommée Blanc bleu belge. Cette race est atteinte d'un défaut génétique qui empêche la production de myostatine, une protéine qui joue un rôle crucial dans la croissance musculaire. Le résultat est un animal qui a des parentés certaines avec Hulk. Les muscles saillent de partout, même à des endroits où les bovins normaux ne semblent pas en avoir.
    Ce défaut génétique a cependant des avantages du point de vue des éleveurs et des gens qui adorent le steak : la viande de ces bêtes contient 3 fois moins de gras que celle des animaux normaux, elle est beaucoup plus tendre et aussi beaucoup plus abondante (d'environ 40 %). Ces animaux ne mangent pas plus que les autres, mais produisent du muscle au lieu de produire du gras! Si on ne savait pas que la race est la conséquence d'une mutation naturelle (sélectionnée par la suite par les éleveurs), on pourrait facilement croire qu'on a affaire à des monstres. Mais, mis à part leur défaut génétique qui entraîne parfois une difficulté à mettre bas (les césariennes ne sont pas rares), les animaux sont en bonne santé….. voir la suite qui aborde les manipulations chez le saumon et la truite
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Le 5 juillet 2012


L'industrie de l'aquaculture norvégienne s'est énormément développée ces dernières années. En 2011, plus d'un million de tonnes de poisson d'élevage a été vendu, pour une somme totale d'environ 30 milliards de couronnes norvégiennes (environ 4 milliards d'euros). Mais l'industrie doit encore surmonter de nombreux défis, tant en terme d'efficacité que sur les problématiques environnementales. L'un de ceux-ci est d'éviter que le poisson arrive à maturité sexuelle de manière précoce, c'est à dire avant qu'il n'atteigne le poids requis pour l'abattage.

"La chair n'est pas la même après maturité sexuelle. Le poisson mâle consomme beaucoup d'énergie dans le développement des gonades et cesse finalement de se nourrir, pensant entrer en période de migration de reproduction. La femelle produit des oeufs dans l'attente de la fécondation.", explique Øivind Andersen [1], chercheur à Nofima [2], le plus grand institut européen de recherche appliquée à la pêche et l'aquaculture. L'industrie est sur le point de résoudre ce problème concernant le saumon, grâce à des poissons à croissance rapide qui atteignent le poids requis avant leur maturation sexuelle. "Cette solution ne fonctionne malheureusement pas sur la morue.", indique Øivind Andersen. "Chez la morue, la majorité des poissons, mâles ou femelles, arrivent à maturité sexuelle dès l'âge de deux ans, c'est à dire bien avant d'atteindre le poids d'abattage.".

Le développement de poissons dit "triploïdes" est l'une des techniques testées pour résoudre le problème de la maturité sexuelle précoce. Les oeufs sont modifiés afin d'obtenir trois paires de chromosomes et non deux. Cela rend stériles les poissons femelles mais ne résout pas le problème des mâles. Cette technique a été développée dans les années 60 par Akvaforsk Genetics Center [3], mais a depuis été mise en attente en Norvège, les producteurs craignant l'acceptation de poissons génétiquement modifiés par le consommateur. Les saumons triploïdes sont néanmoins utilisés dans plusieurs régions du monde, notamment en Ecosse....

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Le 23 mars 2012

GloFish ®. Poisson-zèbre OGM : le poisson fluo des sushis fluorescents !


Dîner aux chandelles. Si vous voulez que votre repas brille dans le noir, choisissez des sushis au GloFish ®.

Surtout ne le cuisinez pas, vous perdriez l’effet « Fluo ».

Vous pouvez congeler GloFish ®, il restera fluorescent à la décongélation…

Attention au vinaigre ! Il peut dénaturer ce poisson…

Cuit, le poisson fluo GloFish ® perdrait toutes ses qualités « Fluo »

GloFish ® est une marque commerciale de Yorktown Technologies. Ce brevet entre dans le champ des poissons « zèbre » fluorescents génétiquement modifiés. C’est le premier aliment OGM d’origine animale…

Au départ, ce poisson fluo devait uniquement servir d'indicateur de pollution. Les aquariophiles l’ont adopté. Maintenant, ce poisson est autorisé à la consommation (en France ?) et les cuisiniers de la toile ne se sont pas fait prier pour présenter leurs premières recettes étonnantes, mettant en avant leur plat fluorescent.
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Sources : Glowing Sushi et Gentside

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Le 1 avril 2010

Une équipe de chercheurs japonais du département de biosciences marines de l'université des sciences et technologies marines de Tokyo, menés par le professeur Goro YOSHIZAKI, a réussi à obtenir in vivo des spermatozoïdes de truite arc-en-ciel à partir d'ovogonies, cellules germinales mitotiques femelles [1], démontrant ainsi la plasticité de ces cellules.
 
Les chercheurs ont prélevé des ovogonies chez des truites arc-en-ciel adultes. Ils ont ensuite implanté ces cellules dans la cavité péritonéale d'alevins des deux sexes et ont suivi leur comportement. Ils ont observé que les cellules germinales ovariennes implantées ont migré vers les gonades non encore différenciées des receveurs, puis y ont proliféré. Lorsque les poissons sont arrivé à l'âge adulte, les cellules reçues se sont différenciées en oeufs chez les femelles, mais en spermatozoides chez les mâles. Par la suite, ces gamètes se sont avérées fonctionnelles, puisqu'elles ont permis de donner naissance à des poissons en bonne santé.
 
La même équipe de recherche travaille également depuis plusieurs années sur la possibilité d'utiliser certains poissons comme "porteurs" pour d'autres espèces, et ont déjà obtenu plusieurs succès : en 2007, ils avaient implanté à des saumons génétiquement modifiés pour être stériles des cellules germinales de truite. A l'âge adulte, ces saumons ont pu se reproduire, donnant naissance à des truites…..

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Le 27 avril 2010

Comment pouvons-nous freiner la surexploitation des stocks de poisson et développer la pisciculture commerciale ? Certains experts affirment que le poisson transgénique, dont le matériel génétique a été modifié notamment pour accélérer sa croissance, est la bonne solution. Mais des chercheurs suédois tirent la sonnette d'alarme : si des poissons transgéniques se retrouvent dans l'environnement naturel, cela pourrait provoquer de nombreux problèmes et affecter le bien-être des gens. L'étude de l'université suédoise de Göteborg fait partie du projet ERATS (évaluation des risques écologiques du saumon transgénique), financé par l’instrument des bourses internationales sortantes des 'Actions Marie Curie' du Sixième programme-cadre de l'UE (PC6). Le financement du projet s'élevait à plus de 202 630 euros. Le projet ERATS visait à étudier les effets sur l'environnement des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans le secteur de la pisciculture et mieux comprendre les risques écologiques potentiels associés à une production commerciale de poissons transgéniques. Les chercheurs ont réussi à produire des poissons qui grandissent plus vite que la normale ou résistent mieux aux maladies en leur apportant des gènes provenant d'autres organismes. On appelle ces poissons 'poissons transgéniques'. Un transgène est un gène ou du matériel génétique qui a été transféré d'un organisme à un autre de manière naturelle ou à l’aide de techniques d'ingénierie génétique. La pisciculture commerciale de poissons transgéniques est interdite partout, mais un certain nombre d'applications de ces manipulations sont évaluées par les autorités de l'UE et des USA.
Source: Commission européenne

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Le 15 mai 2010

Génétique aquacole : MMI et Stirius s’associent pour créer AquaAnimal Health

Les sociétés impliquées dans la génétique animale, MetaMorphix (MMI) et Stirius, s’associent pour créer “AquaAnimal Health” (Santé animal aquaculture), une joint venture qui utilisera la technologie des biomarqueurs de MMI pour travailler sur des espèces aquacoles, poissons et crusacés. Pour plus d’informations : MetaMorphix Starts Aquaculture Venture with Stirius (genoweb) et Venture launched to genetically boost aquaculture breeding (Fis)

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Le 26 juin 2010

La FDA pourrait prochainement autoriser un saumon génétiquement modifié pour grandir deux fois plus vite que ses congénères ordinaires.
 
Face à une demande croissante, la science a réussi à produire des saumons d'élevage. Mais ces poissons ont encore un défaut, ils ne grandissent pas assez vite. Les avancées de la génétique ont permis de créer un saumon qui arriverait à maturité deux fois plus vite que ses congénères ordinaires. Le dossier quasi-complet est sur la table de la Food and drud administration (FDA) américaine qui pourrait autoriser sa commercialisation aux Etats-Unis.
 
Comme l'explique AquaBounty, la compagnie qui l'a élaboré, "ce poisson serait le premier animal transgénique destiné à l'alimentation humaine qui serait approuvé par la FDA". L'administration créerait ainsi un précédent qui servirait les intérêts d'autres firmes ayant mis au point des animaux issus de manipulation génétique – bovins résistants à la maladie de la vache folle, porcs dont on pourrait tirer un bacon meilleur pour la santé...

Hormone de croissance

Cette croissance accélérée du saumon a été obtenue en modifiant le gène qui code pour l'une des hormones de croissance du poisson. Sans modification génétique, le saumon ne la sécrète pas s'il se trouve dans une eau froide. La modification génétique a consisté à faire produire cette hormone tout au long de l'année, quelle que soit la température de l'eau. Ainsi, il atteint la taille à laquelle il devient commercialisable au bout de 16 à 18 mois au lieu de trois ans.

Selon le New York Times, la FDA aurait validé cinq des sept jeux de données scientifiques portés à sa connaissance par AquaBounty. La firme insiste sur l'absence de danger inhérents à ses produits, fruits de "plus de vingt ans de recherche". Les poissons ont été "conçus pour des élevages clos", assure-t-elle avant de préciser qu'il s'agit uniquement "de femelles stériles pour éliminer tout risque de contamination" des saumons ordinaires.

Les arguments de la société Aquabounty

Procédures d'autorisation des animaux génétiquement modifiés par l’Administration étatsunienne Food and Drug Administration (FDA) : Genetically Engineered Animals

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28 juin 2010


Le frankenfish serait donc en marche. Selon le New York Times, l’administration américaine de l’alimentation et des médicaments (FDA) pourrait engager la phase finale de la procédure d’approbation d’un saumon transgénique dès l’automne. Cinq des sept chapitres du dossier d’autorisation déposé par la firme AquaBounty seraient d’ores et déjà acceptés par la FDA, a annoncé l’entreprise il y a quelques jours.
 
Ce saumon OGM comporte deux gènes introduit: l’un —tiré d’un salmonidé— stimule la production naturelle d’une hormone de croissance, et le second —tiré d’un autre poisson active le premier. Au final, selon AquaBounty, le saumon atteindrait sa taille de commercialisation deux fois plus vite que le même saumon élevé en pleine mer…..

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Le 26 août 2010


La Food and Drug Administration (FDA) américaine a annoncé la mise en place d’une consultation publique de 60 jours sur une question délicate : accepteriez-vous dans vos assiettes du saumon génétiquement modifié ? Le processus d’approbation pourrait prendre moins d’un an, et si le feu vert est donné à la commercialisation du poisson, ce dernier pourrait se retrouver sur le marché dans 18 mois. La question est de taille (dans le JDLE), car l’approbation pourrait ouvrir la voie au commerce de nombreux autres animaux GM à consommer…..

Pour arriver à ce résultat génétique, une hormone de croissance a été prélevée d’un saumon chinook (Oncorhynchus tshawytscha, une espèce des eaux froides), pour être jointe à une séquence ADN (promoteur) appartenant à la loquette d’Amérique, une sorte d’anguille, explique John Buchanan, scientifique en chef chez AquaBounty. Ce mélange génétique est ensuite injecté dans les œufs des saumons d’Atlantique. Le génome du poisson se charge du reste, l’ADN se répartissant ensuite chez le poisson. Outre cette manipulation, le saumon est rendu stérile, pour éviter les interactions avec les autres espèces….

Voir le document de la Food and Drug Administration (FDA) concernant les consultations publiques sur le saumon atlantique génétiquement modifié : Public Meetings on Genetically Engineered Atlantic Salmon

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