vendredi 29 mai 2009

Greenpeace : la tournée dans les grandes surfaces

Après avoir épinglé la Wal-Mart aux USA, des hypermarchés dont Auchan en Espagne, Greenpeace vient de noter les grands supermarchés au Canada selon ses critères « Pêche durable ».

Lisez l’article de Stéphanie Bérubé publié le 23 mai 2009 dans la Presse canadienne, il ne manque pas de sel !

La pêche durable à l'épicerie ? Pas pour demain...

La pêche durable est-elle une préoccupation pour les grands supermarchés du Canada? Pas si on se fie à Greenpeace qui a remis hier ses bulletins aux épiceries canadiennes. Les notes sont lamentables. On ne voudrait surtout pas que fiston rentre à la maison avec un pareil bulletin en main...

En tête de la liste, le groupe Loblaw récolte un mince 24% au final. Sobeys, qui compte les épiceries IGA et Rachelle-Béry au Québec, suit avec 11%. Et Wal-Mart, 10%. Costco obtient 7% et à la queue de la liste, Métro coule au fond avec un minuscule 1%. Pourquoi une note aussi lamentable?

L'épicier vend presque toutes les espèces qui se trouvent sur la liste rouge de Greenpeace qui compte des poissons dont la méthode de pêche ou de production engendre des répercussions négatives sur l'écosystème. Ou alors des espèces carrément menacées pour cause de surpêche. Le bar du Chili, la morue de l'Atlantique, le thon, le saumon d'élevage de l'Atlantique et la crevette tropicale sont notamment citées sur cette triste liste. De plus, l'évaluation tenait compte de la traçabilité et de l'étiquetage.

Ceux qui croient que les groupes de supermarchés n'ont rien à cirer des évaluations de Greenpeace se trompent peut-être. L'automne dernier, de gros poissons ont manifesté devant certains Loblaws. Greenpeace avait organisé des manifestations pour les sensibiliser à l'importance de s'approvisionner en poissons venant de pêches durables.

Eh! Bien, Loblaws annonçait cette semaine que tous les produits de la mer vendus dans ses magasins proviendront de source durable d'ici quatre ans. Même les poissons et fruits de mer en conserve et congelés. Ils obtiendront certainement une meilleure note au prochain bulletin....

Et en France ?

A notre connaissance, les militants de Greenpeace n’ont pas mené d’actions auprès des supermarchés en France. Mais, le samedi 16 mai 2009, les membres de Greenpeace Poitiers se sont regroupés devant l’Intermarché à La Rochelle, non pas par rapport à l’armement Scapêche du groupe Intermarché (le plus grand armateur à la pêche en France) mais pour sensibiliser les consommateurs sur la création d’une grande réserve marine au large des côtes charentaises dans le cadre de Natura 2000 en mer. Greenpeace milite aussi pour sanctuariser 40% des surfaces océaniques !

Autre article :

Pour plus d'informations :

Pour aller plus loin...

Le 12 mai 2014

Thon tropical. "Oriental & Pacific" se plie aux exigences de Greenpeace

Une marque de thon en conserve européenne leader ne proposera, à partir de 2015 « que du thon approvisionné de manière responsable »

Source : Agritrade

Greenpeace a salué l’engagement pris par une des plus grandes marques de thon en boîte, Oriental & Pacific, de ne fournir que « du thon provenant de pratiques responsables » à partir de 2015.

Le groupe de grande distribution Tesco a récemment fait l’objet de virulentes critiques par Greenpeace et le célèbre chef cuisinier britannique, Hugh Fearnley-Whittingstall, parce qu’il achetait du thon à prix réduit auprès d’Oriental & Pacific, dont les fournisseurs utilisent des dispositifs de concentration du poisson (DCP) qui sont connus pour capturer un grand nombre de juvéniles, de requins, de raies et de tortues. Selon Greenpeace, seul le thon pêché à la ligne ou par des filets sans DCP peut être considéré comme un produit issu d’une exploitation durable des ressources.

Plus de 85 000 personnes ont exhorté le supermarché Tesco à retirer de leurs étalages les boîtes de thon estampillées Oriental & Pacific, mais celui-ci a refusé d’agir. Toutefois, Oriental & Pacific a contacté Greenpeace et annoncé « qu’à partir du mois d’avril 2015, elle ne vendra que du thon provenant de sources d’approvisionnement durables ».

Greenpeace a salué la décision mais continue à émettre de fortes critiques envers le groupe Tesco. Le supermarché s’était engagé au préalable à créer sa propre marque de thon « durable » mais une fois sa promesse faite, « il a introduit du thon fourni par Oriental & Pacific ne provenant pas de sources durables, sapant ainsi son engagement public pris vis-à-vis de la protection des océans », a fait savoir un militant britannique de Greenpeace Oceans.

Le célèbre chef cuisinier avait également loué la décision, et est allé encore plus loin en demandant à ce que Tesco « insiste pour qu’Oriental & Pacific mette une étiquette claire précisant le mode de capture afin de s’assurer que ces engagements soient bien tenus ». « Je crois que tout consommateur devrait se refuser à acheter du thon en boîte qui ne spécifie pas la méthode de capture » a-t-il-précisé.

L’Association Greenpeace a annoncé qu’elle mènera une enquête sur le thon vendu dans les supermarchés discount comme Aldi et Lidl, qui ont une clientèle de plus en plus importante. Bien que les deux magasins proposent sur leurs étalages du thon pêché à la ligne, la majeure partie du thon proposé a été pêché au moyen de sennes coulissantes/de dispositifs de concentration du poisson.

Illustration : montage copie écran : Greenpeace et  The Independent : Tesco accused of selling 'dirty tuna' by top chef Hugh Fearnley-Whittingstall

Cliquer Ici pour plus d'informations sur Cta / Agritrade

Commentaire éditorial

Ce cas révèle que les produits « issus de la pêche durable » proposés sur les étalages constituent principalement un moyen pour les supermarchés de diversifier l’offre et d’accroître le nombre de clients, pour répondre à la fois aux besoins des consommateurs sensibles aux questions environnementales et à ceux qui regardent davantage les prix. Il montre aussi l’importance pour les pays fournisseurs, y compris les pays ACP d’avoir une vue plus claire sur ce que le « thon issu de pratiques durables » implique, de manière à adapter leurs stratégies de production. La seule prise en compte des méthodes de pêche pour définir si le poisson provient de pêcheries durables, comme l’a proposé Greenpeace, s’avère trop simpliste. D’autres facteurs devraient aussi être pris en considération comme le niveau de capacité/l’effort de pêche – critère que le label du Marine Stewardship Council prend en compte, ou comme les critères sociaux liés à la production, que les labels Naturland ou Pacifical garantissent. Au cours de la réforme de l’Organisation commune du marché (OCM), il a été demandé à la CE de proposer un label écologique européen pour les produits du poisson, ce qui aurait au moins le mérite d’apporter des clarifications sur ce qui constitue les normes officielles de durabilité. La réforme de l’Organisation commune des marchés (OCM) garantit également que l’étiquette des produits de la mer indique le type d’engins utilisés pour la capture du poisson (sauvage): chaluts, sennes coulissantes, filets dérivants, hameçons, lignes, dragueurs et pièges, ce qui répond à la requête des militants britanniques.

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Le 3 juin 2010

Greenpeace sur tous les fronts de la pêche à la grande distribution….
Greenpeace talonne les épiciers (Radio Canada)
 
Greenpeace estime que les huit plus grandes chaînes de supermarchés canadiennes doivent encore faire « beaucoup plus » pour protéger les océans.
 
Du côté des bons points, le rapport Mer sous inventaire, publié mercredi, note que « les grands épiciers examinent leur chaîne d'approvisionnement en aliments de la mer, cessent la vente de certaines espèces de la Liste rouge (espèces issues de la surpêche, de techniques d'élevage ou de pêches destructrices) et adoptent des politiques d'achat durables ».
 
Mais l'organisme estime que la plupart de ces entreprises se bornent à des déclarations de bonnes intentions, plusieurs vendant encore des espèces menacées……

Le rapport de Greenpeace Canada avec le classement des GMS (juin 2010) : Mer sous inventaire

" Touche pas à mon thon ! " : mobilisez-vous avec Greenpeace le 5 juin 2010
 
Greenpeace appelle la population à venir à la rencontre des militants des groupes locaux, afin de mieux connaître, en image et en texte la pêche au thon rouge, le samedi 5 juin 2010 dans 21 villes de France.
 
Tandis que deux bateaux de l'association écologiste naviguent actuellement au large de Malte, prêts à défendre l'espèce en danger, Greenpeace organise une journée nationale de mobilisation pour la sauvegarde du thon rouge, qui aura lieu le samedi 5 juin prochain dans toute la France, sous le slogan " Touche pas à mon thon ! ".
 
Les villes participantes sont Avignon, Angers, Bordeaux, Chambéry, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Pau, Perpignan, Poitiers, Rennes & Brest, Rouen, Strasbourg, Toulouse.
 
Greenpeace propose également de venir assister à une projection gratuite du film "Global Sushi" de Jean-Pierre Canet à Dijon, Lyon, Nantes et Toulouse…..

Indonésie : Découvrez le travail dans les conserveries de thon

Six jeunes britanniques travaillent dans l'industrie du thon en Indonésie.

Regardez comment les jeunes consommateurs européens réagissent en découvrant les conditions de travail dans les conserveries de thon.

Ne manquez pas cette "Exciting Reality TV" en 6 épisodes, chaque semaine avec Atuna.com.

jeudi 28 mai 2009

Marché du poisson : Massifier l'offre ?

Le lundi 4 mai 2009, nous lancions un appel : Entendez-vous le cri de détresse du patron pêcheur ? Ce pêcheur du Guilvinec interpellait les organisations professionnelles par rapport à la mévente du poisson. Depuis, les médias ont relayé une initiative bretonne dont l’objectif est de regrouper l’offre pour rééquilibrer le rapport de forces vis-à-vis de la grande distribution, en prenant exemple sur l’agriculture. Les quatre principales organisations de producteurs de Bretagne et les deux plus grosses entreprises de mareyage et de transformation ont engagé une réflexion dans ce sens. Certains parlent de « massification » ou d’« économie d’échelle » de l’offre par rapport à la demande.

Au moment de la crise du lait, production on ne peut plus massifiée au niveau national à travers moins d’une dizaine de coopératives laitières et de négociants-transformateurs, nous sommes en droit de nous interroger sur l’initiative bretonne initiée par les OP régionales, l’Opob, Cobrenord et Pêcheurs de Manche (From-Bretagne et Proma) et les deux plus grands mareyeurs bretons, Furic-Océalliance et Fipêche. Ce groupe en phase de réflexion « envisage de proposer une offre stabilisée et régulée, en prix et en quantités, sur la base d’un cahier des charges définis avec l’acheteur final. »

Dans le marché globalisé des produits de la mer, le terme de massification est très relatif. Que pèse la pêche bretonne dans l’approvisionnement national ? Que pèsent les 90% de quotas français de lotte (même s’il représente la moitié des quotas européens) face au saumon norvégien, le panga vietnamien, bientôt le tilapia chinois et autres productions de masse à venir. Que peut défendre ce regroupement régional face à des multinationales comme la société norvégienne, leader dans le saumon, Marine Harvest dont le chiffre d’affaires avoisine les 2 milliards d’euros (en comparaison, la production halieutique française, pêche, conchyliculture et pisciculture, se chiffre à 1,7 milliards d’euros).

Ce modèle de contractualisation avec les GMS, des prix stabilisés mais au rabais, ne peut concerner que les armements hauturiers et naturellement les deux mareyeurs qui en regroupant l’offre, consolideront leur position dominante pour tenter de rivaliser avec la déferlante étrangère.

Plutôt que de se jeter dans le gueule du loup, la pêche bretonne ou plus généralement la pêche artisanale française doit réfléchir à mieux valoriser ses produits de la mer, et les positionner dans la gamme des produits non pas de masse, mais de qualité, des produits frais, d’une grande diversité et d’exception « sauvage », avant qu’il ne soit trop tard.

Alternatives à la massification :

Sauvage et Bio : Le Conseil Régional de Bretagne porte une opération de produits alimentaires sans OGM où se sont positionnés indirectement les salmoniculteurs (et en particulier le norvégien Marine Harvest). Mais où sont donc les produits de la pêche bretonne dans ce guide Consommer sans OGM en Bretagne : Viandes, volailles, œufs, produits laitiers, poissons nourris sans OGM ? Biocoop, le plus grand réseau français de produits biologiques, tient une grande place dans les listes de fournisseurs par département, ses magasins distribuent du saumon bio d’Ecosse et d’Irlande. Dans la liste des produits de la mer uniquement des algues, des truites, du saumon,...!!!

Mode des sushis : Une filière spécifique de produits hautement frais et même vivants pourrait s’entrevoir avec des prix rémunérateurs.

Circuit court : Vente directe, AMAP,

Des produits bio dans les cantines. Pourquoi pas du poisson « sauvage » ?

Le rôle des épouses de pêcheur ? Enquête sur l’Evolution du rôle et du statut de la femme dans les activités maritimes dans le cadre du projet FEMMAR : programme de recherche initié par la région Pays de la Loire depuis janvier 2009. Ce projet a pour objectif d’étudier l’évolution du rôle et du statut de la femme dans les activités maritimes. Cette enquête étant faite à l’échelle européenne, une large diffusion du questionnaire et de nombreux entretiens sont nécessaires. Pour plus d’informations : le site du FEMMAR

En guise de conclusion : Pour connaitre les tendances massives qui se dessinent dans les années à venir, allez sur le site de la société néerlandaise : ANOVA. La Hollande est une importante plaque tournante du marché des produits aquatiques dans l'Union Européenne.

Philippe FAVRELIERE

Lire les autres articles :

Pour des informations complémentaires sur la pêche et la distribution des produits de la mer sur la façade Atlantique (Bretagne, Pays-de-Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine) :

Information ajoutée le 2 juillet 2009

Pêche. Le modèle d'une meilleure rémunération (Le Télégramme)
Confrontés à des prix de vente bas, les pêcheurs bretons attendent une meilleure rémunération de leur travail. La solution pourrait venir d'un nouveau circuit de commercialisation.
Dans un marché dominé par les produits d'importation, la pêche bretonne voit sa marge de manoeuvre réduite. Organisations de producteurs et acheteurs (*) réfléchissent malgré tout à la manière de valoriser les espèces phares débarquées. L'objectif affiché est d'offrir une meilleure visibilité à l'ensemble des acteurs de la filière, jusqu'aux distributeurs, en garantissant des prix minimums qui ne soient pas au niveau des prix de retrait. «Le groupe de travail réfléchit à un système par lequel l'union constituée des producteurs et de partenaires «aval» choisis permettrait de proposer une offre stabilisée et régulée, en prix et en quantités, pour une ou plusieurs espèces. Mais il ne s'agit certainement pas de vider les criées», explique Tristan Douard, le directeur adjoint de Pêcheurs de Manche et Atlantique et porte-parole des quatre organisations de producteurs bretonnes.
Economie d'échelle
L'économie d'échelle (logistique et transformation) permettrait aux pêcheurs de bénéficier de meilleurs prix. Sans toucher aux tarifs affichés sur l'étal du poissonnier. Pour le directeur adjoint de PMA, «il n'est pas concevable qu'un bateau perde des milliers d'euros parce que le prix du kilo a perdu 1 € du jour au lendemain». Une réflexion conduite sur la lotte dont les débarquements bretons dominent la production française. Au stade actuel de la réflexion, les échanges soulèvent un grand nombre de questions. Il s'agit notamment de savoir s'il serait souhaitable de contractualiser ou pas, de fixer des prix et pour quelle partie de la pêche. Pas indifférent aux crises de marchés traversées par l'agriculture, le groupe de travail a justement décidé de se tourner vers le maraîchage et s'intéresse à la façon dont cette filière s'est structurée.
Une image à faire valoir
Au-delà du poisson, la filière bretonne entend faire valoir une image. «Nous avons des bateaux performants, respectueux de la réglementation, des quotas non négligeables sur certaines espèces et une qualité de travail à mettre en avant». Un nouveau modèle commercial qui pourrait être synonyme de bouffée d'oxygène pour une pêche à nouveau confrontée à la hausse du prix du gazole.
(*) Le groupe de travail réunit les quatre organisations de producteurs bretonnes, via leurs unions UBOP (OPOB et COBRENORD) et Pêcheurs de Manche et Atlantique (PROMA et FROM Bretagne), et deux des principaux opérateurs aval de la filière pêche bretonne, le groupe Furic et le groupe Fipêche.
Jean Le Borgne

mercredi 27 mai 2009

Alimentons l’Europe avec le poisson de nos pêcheurs

En 2008, les importations de produits halieutiques ont dépassées pour la première fois la barre des 100 milliards de dollars dans le monde. Le commerce des produits de la mer ne fléchit pas même par temps de crise.

L’Union Européenne monopolise près de la moitié des importations mondiales. Elle est suivie par le Japon et les USA.

Selon la FAO, les exportations nettes des pays en développement ont atteint 25.4 milliards dollars en 2008, soulignant ainsi que les produits de la pêche sont une source importante de recettes en devises pour les pays en développement.

La Chine a consolidé sa position en tête des pays exportateurs avec 12,2 milliards de dollars en 2008. Dans ce pays, les produits de la pêche importés comme matière première puis transformés dans les usines chinoises constituent une partie considérable des exportations. En fait, les importations de poisson augmentent chaque année pour atteindre 5,2 milliards USD en 2008. La Norvège est le deuxième grand pays exportateur de produits de la pêche et de l’aquaculture, 7,4 milliards de dollars, soit une augmentation de 18% par rapport à 2007. Une énorme proportion de cette augmentation provient de la hausse des exportations de saumon.

Commerce orienté dans le sens Sud – Nord

Le commerce des produits halieutiques est de plus en plus orienté dans le sens Sud - Nord. Environ la moitié des exportations mondiales de poisson proviennent des pays du Sud, tandis que 80% des importations mondiales sont le fait des pays du Nord.

Alors que des ONG viennent de lancer une campagne « Alimentons l’Europe » pour interroger les futurs parlementaires européens sur les enjeux de la question alimentaire par rapport au commerce mondial des produits agricoles, il serait important d’y associer les enjeux liés au commerce mondial des produits de la pêche. Les pays du Sud exportent de plus en plus leurs protéines alimentaires d'origine aquatique vers le Nord. Les pêcheurs européens sont de plus en plus concurrencés par des produits importés à bas prix.

Des acteurs de la société civile interpellent les candidats aux élections européennes autour de questionnements que ces organisations jugent prioritaires.

L’Europe peut-elle promouvoir la paix et la démocratie sans répondre aux enjeux de la question alimentaire ?

Comment ne pas remettre en cause un modèle économique qui rend 1 milliard de personnes victimes de la faim et détruit la biodiversité animale et végétale ?

Et comment penser l’avenir quand la jeunesse européenne a de plus en plus de mal à rentrer dans le monde du travail tel qu’il est ?

La question alimentaire, sujet de ce siècle, est la priorité de la décennie. Il est primordial, notamment pour la jeunesse, que la réponse qui sera donnée remette en cause le système destructeur qui prévaut aujourd’hui et redonne du souffle à l’esprit européen en ravivant les fondements qui lui ont donné naissance : la paix et la promotion de la démocratie.

Autres articles :

  • Articles sur Politique Commune de la Pêche : PCP

Pour aller plus loin....

mardi 26 mai 2009

Repeuplement : Livre vert de l'Europe ou Livre noir de la Pêche

Après lecture du livre vert sur la réforme de la politique commune de la pêche, plusieurs mots me reviennent en mémoire : "surcapacité", "surexploitation", "règlementation", "réduction", "limitation" et "droits". Une véritable liste noire. Mais aussi, "autogestion" et "décentralisation", deux mots dont j’ai du mal à trouver une place après toutes les contraintes du départ, et enfin "artisanale" et "industrielle", mis en opposition sans connaitre leur poids et leur impact respectifs vis-à-vis des dysfonctionnements constatés lesquels motivent pourtant la mise en place des mesures réformatrices.

Il y a naturellement "rejets", mais pas "minotière", ni "transformation", ni "gaspillage" ?

Toujours est-il que le cadre proposé n’a rien de réjouissant. Il offre très peu de perspectives aux communautés de pêcheurs et il n’insuffle aucune dynamique à la pêche et l'aquaculture européenne alors que le secteur halieutique est en pleine effervescence dans le monde.

Prenons le cas du Canada qui développe un programme de repeuplement des salmonidés dans la province de Colombie Britannique sur la côte Pacifique.
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Le Ministère des Pêches et des Océans, a annoncé le 22 mai que le gouvernement consacrerait 8 millions de dollars sur deux ans à la modernisation de 33 écloseries et autres installations de mise en oeuvre du Programme de mise en valeur des salmonidés en Colombie-Britannique (PMVS).
Ce financement fait partie des 250 millions de dollars qui, en fonction du Plan d'action économique du Canada, serviront à accélérer les investissements dans les deux prochaines années par la modernisation des installations fédérales partout au pays. Il a été annoncé dans le Budget de 2009 parmi les nombreux investissements créateurs d'emplois prévus dans le Plan d'action économique du Canada.

« Ces investissements permettront d'améliorer l'efficacité des installations existantes. D'importants travaux seront menés dans des écloseries et des frayères artificielles de saumon de toute la Colombie-Britannique, ce qui stimulera également l'économie, qui en a bien besoin » indique Randy Kamp, secrétaire parlementaire de la ministre des pêches. « Notre gouvernement reconnaît l'importance de ce programme pour l'économie de la région et nous sommes fiers de l'appuyer. »

Les 8 millions de dollars consacrés au Programme de mise en valeur des salmonidés comprennent un investissement de 5,4 millions de dollars dans la remise en état des systèmes d'approvisionnement en eau et d'acheminement de la ressource de 19 écloseries et frayères de saumon. Il s'agit d'éléments essentiels de ces installations. Au total, ce sont 2,6 millions de dollars qui seront versés à 26 installations de mise en oeuvre du Programme aux fins de réparation et de modernisation des bâtiments.

Le Programme de mise en valeur des salmonidés, administré par Pêches et Océans Canada, exploite 23 écloseries et frayères artificielles de saumon et 21 écloseries communautaires gérées par l'entremise d'ententes avec des groupes autochtones ou communautaires. Plus de 10.000 bénévoles participent à ses programmes communautaires et éducatifs.

Pour en savoir davantage sur le Plan d'action économique du Canada

Voir tout le dossier Politique Commune de la Pêche : PCP

Image Google : Rivers inlet en Colombie-Britannique (Canada)

Autre article :

Informations complémentaires :

Canada - Les élèves de l'école Marée Montante visitent le Centre de conservation de Miramichi (Etoile de Dieppe)
Deux classes de cinquième année de l'école Marée Montante de Saint-Louis-de-Kent ont visité le centre de conservation de Miramichi le vendredi 30 octobre. Cette visite a permis aux élèves d'avoir un aperçu sur le fonctionnement de l'écloserie. Le gérant de l'écloserie, M. Mark Hambrook, a donné une explication des diverses installations de cette écloserie établie en 1873. Les étudiants ont eu la chance de voir le frai de quelques saumons provenant de la rivière Kouchibouguacis. Cette activité avec les élèves fait partie du volet de sensibilisation/éducation, un de plusieurs faisant partie du programme de restauration de saumon dans la rivière Kouchibouguacis, géré par Les Amis de la Kouchibouguacis. En plus de la visite de l'écloserie, ce programme comprend la maintenance d'un aquarium contenant à peu près une vingtaine de saumons et un autre contenant des œufs de saumons. Les étudiants sont responsables de nourrir ces petits saumons jusqu'à ce qu'ils soient confiés à la rivière au printemps. Ces activités permettent aux élèves de voir la première partie du cycle de vie du saumon de l'Atlantique. C'est toujours une belle et rafraîchissante expérience de voir des jeunes être intrigués par la nature. Ce programme est un bon investissement envers les jeunes de la région puis la santé de notre rivière. C'est grâce aux contributions du Fond de fiducie de la faune du Nouveau-Brunswick, du centre de conservation de Miramichi, de l'école Marée montante, du Parc national Kouchibouguac et du Fond de fiducie de l'environnement du Nouveau-Brunswick que cette activité a été possible.

Le 2 octobre 2010

En Alaska, les écloseries sont déterminantes pour les pêcheries de saumon

Les écloseries alaskiennes contribueraient à près de 30% des captures de saumons sauvages selon une étude de Prince William Sound Aquaculture Corp (PWSAC). Les écloseries sont indispensables à la viabilité économique des pêcheries professionnelles de saumon d’Alaska ainsi qu’au maintien de la pêche sportive.

En 2010, année historique pour le saumon rose, les captures de saumons issus d’écloseries ont généré 317 millions de dollars…. PWSAC gère 5 écloseries situées dans la région de Prince William Sound / Copper River, qui produisent des millions de saumon rose (keta), saumon coho, saumon rouge (sockeye) et saumon chum. Leur fonctionnement est financé par des taxes prélevées sur les captures des pêcheurs… Source : Study shows hatchery fish have big impact (Alaskadispatch)

Etude : Prince William Sound Aquaculture Corporation Economic Impact Update for 2010

Vision méditerranéenne de la pêche en Europe

En réponse au Livre Vert sur la pêche de l’Union Européenne : l’Antenne Méditerranée du Collectif Pêche et Développement et L’encre de mer vous proposent une réflexion collective à partir d’une vision de la pêche en 2020

La pêche en 2020 : une démarche environnementale à l’échelle planétaire, une organisation économique et sociale à l’échelle humaine

Les interactions environnementales sous l’angle de la biodiversité et du plancton…
Cela fait bientôt 10 ans que l’on a cessé de raisonner par « stock » de poissons pour aborder pleinement les interactions environnementales à l’échelle planétaire : La chaîne alimentaire de nos océans et de nos mers est appréhendée à partir de l’observation régulière du planton et de sa diversité, particulièrement aux abords des côtes. De l’état du plancton dépend le recrutement des poissons fourrages qui à leur tour nourrissent les poissons qui composent nos menus. La biodiversité fondée sur la diversité de la faune et de la flore fait la richesse de nos territoires maritimes. L’accent est mis sur l’observation de cette diversité et sur la compréhension des écosystèmes marins et littoraux. Les pêcheurs artisans et les conchyliculteurs, de par leurs connaissances et leur présence régulière sur l’eau, nourrissent au quotidien ce suivi effectué par les scientifiques.

… qui conduisent à une vision planétaire de la ressource et à une attention particulière à la gestion littorale
L’on a compris que la ressource marine présente au large, qui était le plus souvent exploitée par la pêche industrielle, dépendait de l’état de nos rivages, souvent entretenus par les pêcheurs artisans, et que par conséquent l’ancien clivage « sectoriel » ne reposait pas sur des stocks indépendants. L’on a compris également l’intérêt stratégique à réduire la pollution venant de la terre, voire de l’air pour des zones à forte pollution atmosphérique, puisque celle-ci appauvrit la diversité planctonique et par suite nos sources futures d’approvisionnement halieutique. Une grande vigilance est donc apportée aux rejets et écoulements des bassins versants, aux rejets atmosphériques qui, par le jeu des vagues, se retrouvent dans nos eaux, à l’impact des différentes activités maritimes dont le transport, les extractions… Les milieux lagunaires et littoraux, source d’une richesse extrême, font l’objet d’une attention soutenue. Compte tenu de l’engouement pour la pêche de loisirs et la chasse sous-marine, ces activités sont strictement limitées (plafonnement des captures par pêcheur, restriction des engins utilisés, interdiction de moyen de relevage mécanique pour la pêche de loisirs…). Tout le monde est surpris de la productivité naturelle des zones côtières depuis qu’elles sont restaurées et bien gérées.

Des choix de production halieutique et aquacole adaptés aux interactions environnementales…
La pêche et l’aquaculture industrielles d’espèces carnivores sont devenues marginales depuis qu’elles ont du intégrer les coûts environnementaux (gas-oil, rejets de CO², pourcentage de rejets et déchets, gaspillage protéinique, pollutions…) et sociaux, et que les consommateurs sont devenus très vigilants sur la qualité des produits (perte de qualité des produits congelés, concentration de polluants dans les farines de poissons…). D’ailleurs la pêche minotière, qui représentait près d’1/4 des captures mondiales , a été arrêtée, depuis quelques années, par mesure de précaution tant que n’est pas mis en évidence l’impact sur la chaîne alimentaire des captures massives de poissons fourrages .

… avec une large priorité à la pêche artisanale du fait de sa capacité d’adaptation aux écosystèmes.
La pêche artisanale, de par son aspect territorialisé , s’intègre complètement dans la gestion des territoires appréhendés dans leurs dimensions environnementales, sociales, économiques et culturelles… Les pratiques de pêche artisanales sont examinées, non plus une à une pour leur impact respectif sur certaines espèces, mais dans leur cohérence globale relativement à la richesse et à la biodiversité des territoires. Scientifiques et pêcheurs artisans coopèrent étroitement pour affiner les techniques, améliorer leur répartition dans le temps et dans l’espace sur la base d’indicateurs révélateurs de la biodiversité du plancton, de la faune et de la flore, et de l’observation sur la taille des poissons. Non seulement l’analyse du vivant se fait très en amont (relativement aux modèles biologiques sur l’estimation des stocks qui servaient de base à l’ancienne gestion des pêches), mais la recherche est orientée sur les meilleures combinaisons d’engins sélectifs, relativement aux potentialités des territoires.

Les outils d’une politique de pêches artisanales intégrées aux territoires…
Les formations de pêcheurs ont intégré l’apprentissage des diverses techniques artisanales locales et favorisé la polyvalence, grâce à la participation de pêcheurs professionnels et aux nombreux stages effectués en mer. Les apprentis et pêcheurs professionnels disposent d’enseignements sur les fonctionnements des écosystèmes marins, sur les façons de les observer, les préserver, les restaurer et les repeupler (récifs artificiels, ensemencement de juvéniles issus d’écloseries en coopératives).
Chaque territoire fait l’objet d’une allocation spatiale en fonction des usages et de leur intensité respective. Des objectifs généraux sont fixés à grande échelle mais leur application locale fait l’objet de concertation entre les représentants des différentes activités...... Suite sur l'Encre de Mer

lundi 25 mai 2009

En Méditerranée, le bar mange la sardine du pauvre

Alors que la commission européenne ne cache pas sa volonté de développer la pisciculture marine, une étude publiée dans la revue Conservation Biology souligne que la mariculture (qui regroupe les activités aquacoles en milieu marin) fait fausse route en Méditerranée, une région où précisément la pisciculture marine, l’élevage de bar et de dorade, s’est développée considérablement ces 20 dernières années.

Après avoir ciblé les plus gros poissons, et l’emblématique Thon Rouge, la pêche méditerranéenne s’appuie principalement aujourd’hui sur les espèces plus petites, les espèces placées à l’échelon inférieur de la chaine alimentaire, tels que sardine et anchois.

Dans une étude publiée récemment, Konstantinos Stergiou et ses collègues de l’Université Aristote à Thessalonique en Grèce, ont montré que la mariculture méditerranéenne a suivi une direction opposée à la pêche. A savoir que la production aquacole d'espèces herbivores comme les bivalves (moules et huîtres) qui est passée d'environ 2000 tonnes en 1970 à 100.000 tonnes en 2004, a été surpassée par la pisciculture d’espèces carnivores. La production de bar et de dorade est passée de 20 tonnes en 1983 à 140.000 tonnes en 2004, et l’engraissement du grand prédateur qu’est le thon rouge, a fait un bond de presque rien en 1986 à 30.000 tonnes en 2005.

Pour les chercheurs grecques, la voie suivie par l’aquaculture méditerranéenne n’est pas sans poser de questions tant écologiques qu'éthiques. Les espèces aquacoles maintenant dominantes sont situées en haut de la chaine alimentaire et elles nécessitent de grandes quantités d'aliments à base de petits poissons pélagiques comme la sardine et l'anchois. Ces poissons font partie aussi des habitudes alimentaires des populations tout autour de la Méditerranée. Voir : Sardine : le poisson du pauvre à prix d'or en Algérie

Le développement de la pisciculture d’espèces carnivores revient à convertir en aliment pour poissons de plus en plus de petits pélagiques habituellement consommés par les populations les plus pauvres, au bénéfice d'un nombre relativement faible de consommateurs aisés.
Philippe FAVRELIERE

Autres articles :

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L'avenir de la pêche est-il dans les bassins ? (Arte TV)

Les pays de l'Union Européenne se sont mis d'accord hier (15 décembre 2010) sur leurs quotas de pêche pour 2011. Certains poissons comme le cabillaud, victime de pêche excessive font l'objet de baisse sévère des quotas (-18% en moyenne). D'autres dont les stocks sont jugés suffisants comme le hareng de Mer du Nord voient leurs quotas augmenter. Dans ce domaine où les enjeux nationaux sont farouchement défendus, où la survie des pêcheurs est souvent mise en balance avec la survie des espèces, les compromis sont toujours difficiles à trouver.

Dans ce contexte tendu, l'aquaculture se développe. Mais est-ce bien une réponse efficace, durable et rentable à la surpêche ? Éléments de réponse dans une ferme piscicole bio des Iles du Frioul, à quelques encablures de la cité phocéenne.

Reportage signé Richard Bonnet

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De la pisciculture dans le désert (Globalmag.arte)

Dans le désert du Néguev, en Israël, on élève des bars. Ces poissons de mer vivent dans des bassins remplis d’eau chaude et salée, pompée à 600 m de profondeur. Une manne pour un pays qui importe 70% du poisson qu’il consomme. Et c’est écologique : l’eau est recyclée pour d’autres usages.

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FAO 2010 : Synthèse de l'aquaculture méditerranéenne de poissons marins - Une stratégie de marketing et de promotion
Le but de ce rapport publié par la FAO est de fournir un aperçu de l'industrie aquacole marine en Méditerranée et de ses marchés sur la base de rapports par pays soumis par des experts en marketing nationaux sélectionnés dans les pays méditerranéens.
Ce document traite principalement de deux filières piscicoles : bar et dorade avec une partie consacrée à l'aquaculture biologique.
Les pays principaux : Grèce, Turquie, Italie, Espagne, France, Maroc, Chypre, Malte, Egypte....

Ce document est le résultat du projet "Appui au Groupe de travail de la CGPM sur la commercialisation des produits de l'aquaculture : Développement d'une stratégie pour la commercialisation et la promotion de l'aquaculture en Méditerranée (MedAquaMarket)" (“Support to the GFCM Working Group on Marketing of Aquaculture Products: Development of a Strategy for Marketing and Promotion of Mediterranean Aquaculture (MedAquaMarket)”).

Le but de ce rapport est de fournir un aperçu de l'industrie aquacole marine en Méditerranée et de ses marchés sur la base des rapports des pays soumis par les experts en marketing nationaux sélectionnés dans les pays méditerranéens.

En prenant appui sur des exemples dans chaque pays, avec en plus des points de vue et des tendances ont été inclus pour illustrer et expliquer. Des contributions supplémentaires obtenues auprès des professionnels de l'industrie, des membres de la communauté scientifique et universitaire et l'expérience de l'auteur ont également été utilisés dans le document. Ce projet a clairement illustré le problème de la collecte de données cohérentes et fiables pour l'industrie. Des informations informelles fondées sur l'expérience ont souvent permis de fournir une image plus précise sur l'état de l'industrie que les chiffres officiels, avec un écart de plus de 30% dans certains pays. Toutefois, en comparaison avec les enquêtes précédentes, il est clair que les systèmes officiels de collecte de données sont de plus en plus précis.

Pour télécharger ce document très documenté et illustré : Synthesis of Mediterranean marine finfish aquaculture - A marketing and promotion strategy - GFCM Studies & Review No. 88 - Lara Barazi-Yeroulanos - FAO 2010. Cliquer Ici ou

Dernières informations sur la filière Bar et Dorade (Production et marché) :

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Recensements 2008 de la salmoniculture et de la pisciculture marine et des élevages d’esturgeons
Recensements 2008 de la salmoniculture et de la pisciculture marine et des élevages d’esturgeons

Agreste les Dossiers n° 11 - avril 2011

Une analyse des résultats des recensements de la salmoniculture, de la pisciculture marine et des élevages d’esturgeons portant sur l’activité de l’année 2007.

Au sommaire de ce numéro :

Avant-propos

Les chiffres-clés

Salmonidés

  • La salmoniculture, un secteur en recul
  • Les marchés et la commercialisation des produits de la salmoniculture
  • La salmoniculture : gestion et protection des élevages, insertion dans l’environnement

Bars, daurades royales, turbots et maigres

  • Une activité d’alevinage en pointe
  • Une petite filière
  • Une activité et des exportations en hausse

Esturgeons et caviar

  • Une filière dynamique : l’esturgeon

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Pour des informations plus précises sur les élevages, le marché du bar et de la daurade :
  • Elevage de Bar et daurade – la multinationale grecque Nireus
    Nireus est le premier producteur de l'aquaculture méditerranéenne, leader dans chacune de ses activités : les poissons de taille marchande, la production d’alevins, l'alimentation. Le groupe est pleinement intégrée verticalement et exploite 67 exploitations piscicoles, 5 écloseries, 3 pré-unités de pré-grossissement, 1 centre R & D, 1 centre de recherche en génétique, 16 usines d'emballage, 2 usines de transformation de poissons, 2 fabriques d'aliments pour poissons, une société de fabrication de matériel et d’équipement piscicoles…. Le Groupe est orienté vers l'exportation et il se positionne au 1er rang pour les exportations de l'industrie alimentaire grecque. En outre, il est le principal actionnaire (avec un intérêt de 30,2%) dans la société norvégienne Marine Farms ASA qui est inscrite à la Bourse d'Oslo et qui produit du saumon en Écosse, du bar et dorade en Espagne et du cobia en Amérique centrale et au Vietnam.
    En 2009, les ventes de poisson (bar et daurade) s’élèvent à 118,8 millions d’euros pour un volume de 27.700 tonnes.
    Pour plus d’informations : Nireus Aquaculture reports financial results 2009

    Document FAO : Aquaculture en cage : aperçu mondial de Albert G.J. Tacon et Matthias Halwart

    L’élevage et la production d’organismes aquatiques cultivés dans des cages est une innovation aquacole relativement récente. Même si on peut établir que les origines de l’emploi de cages destinées au stockage et au transport de poissons pour de courtes durées remontent à près de deux siècles dans la région asiatique, la culture commerciale en cage a été lancée en Norvège dans les années 1970 avec l’essor et le développement de la salmoniculture. Tout comme dans l’agriculture terrestre, le changement qui s’est opéré au sein de l’aquaculture vers le développement et l’utilisation de systèmes intensifs d’élevage en cage a été favorisé par une combinaison de facteurs. Parmi ces facteurs figurent notamment: la concurrence accrue à laquelle le secteur fait face pour trouver des ressources disponibles (telles que l’eau, la terre, le travail et l’énergie), le besoin de réaliser des économies d’échelle et une productivité plus élevée réalisée par zone d’unités, enfin la motivation et le besoin de la part du secteur d’accéder, et de s’y étendre, à de nouveaux sites inexploités d’élevage en eaux libres, tels que les lacs, les réservoirs, les rivières, ainsi que les zones côtières d’eau saumâtre et les eaux de mer ouverte. Lire le document intégral : Aquaculture en cage / Études régionales et aperçu mondial

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Gapi, un outil pour mesurer les performances environnementales des piscicultures marines
Gapi est un outil pour mesurer les performances environnementales des piscicultures marines concocté par les chercheurs de l'Université de Colombie-Britannique (Canada)

Partant du constat que la pisciculture marine impacte le milieu, des chercheurs ont essayé de classer les différents types de pisciculture marine : saumon, bar, barramundi, cabillaud, turbot…L’objectif est de comparer quantitativement les impacts environnementaux dans la pisciculture marine, d'identifier les plus performantes, et mettre en évidence les solutions possibles. De tout ce travail est né le GAPI : Global Aquaculture Performance Index. Tout ce travail supporté par la grande fondation étatsunienne, The Pew Trust : 2010 Index Global Performance de l'aquaculture

Télécharger le rapport : GAPI Global Aquaculture Performance Index / An innovative tool for evaluating and improving the environmental performance of marine aquaculture

Pour plus d’informations : UBC / Gapi / http://www.seaaroundus.org/sponsor/gapi.aspx

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Formation

Méditerranée - Cours Approfondi : Surveillance des effets environnementaux de l’aquaculture (Ciheam)

Murcia (Espagne), 23-27 mai 2011

Objectif du cours - L’aquaculture en Méditerranée a connu une croissance notable sur les 20 dernières années et il est prévu que cette tendance se poursuive. Ce développement s’est accompagné d’une prise de conscience croissante du secteur aquacole et de la société concernant les possibles interactions indésirables avec l’environnement. D’autre part, l’expansion de l’aquaculture le long de la zone côtière et l’augmentation des conflits avec d’autres usages de l’espace littoral font qu’il soit nécessaire de planifier une gestion adéquate de façon à minimiser les effets négatifs et assurer la durabilité.

La Méditerranée est un exemple unique de mer partagée par 22 pays ayant des capacités économiques et technologiques différentes, ainsi qu’une diversité de cadres légaux et de traditions culturelles. Toutefois, la pression grandissante sur les ressources marines et les biens environnementaux rend nécessaire une compréhension commune des risques environnementaux de même que l’harmonisation des dispositions réglementaires mises en place à travers la Méditerranée. Les nouvelles réglementations pour les pays de l’UE (par exemple la Directive-Cadre sur l’Eau) imposeront un certain degré de pratique commune pour affronter les problèmes aquatiques environnementaux. Néanmoins, il est important de tenir compte des problèmes et particularités liés à l’aquaculture dans tout le bassin méditerranéen afin de mettre en place des schémas plus cohérents et solides pour assurer le futur de l’industrie dans cette zone…..

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La commercialisation et la consommation des produits aquacoles

La commercialisation et la consommation des produits aquacoles : Focus sur le bar et la daurade royale

Les synthèses de FranceAgriMer - Janvier 2011

La consommation des produits aquatiques dans l’Union européenne à 27 représente environ 13 millions de tonnes (poids équivalent poids vif), ce qui correspond à une consommation individuelle de 27 kg par an. Cette moyenne masque une grande disparité entre les pays : de 4 kg pour la Bulgarie à 100 kg pour Malte. Les cinq premiers marchés européens (Espagne, France, Italie, Royaume-Uni et Allemagne) représentent 67 % de la consommation communautaire.

Avec la croissance de la consommation des produits aquatiques et la stagnation des captures, la part de l’aquaculture est en constante progression. Elle représente aujourd’hui 25 % des volumes consommés….

La consommation annuelle en poisson d’élevage est de 2 à 3 kg par habitant dans les cinq premiers pays consommateurs. Au niveau de la consommation de coquillages et crustacés d’élevage, elle est plus contrastée, notamment en raison de la demande très importante des pays méditerranéens en moules, huîtres et crevettes (10 kg/hab/an pour l’Espagne)....

Télécharger le document Ici

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Aquaculture méditerranéenne : Perspectives du maigre (Argyrosomus regius)
Situation actuelle du marché et les perspectives du maigre (Argyrosomus regius), comme espèce émergente dans l'aquaculture méditerranéenne

Etudes de la CGPM n°89

Rome, FAO. 2010

Monfort, M.C.

Ce document présente en premier les différentes activités aquacoles dans les pays méditerranéens, puis la situation du marché et les perspectives de développement de l’élevage du maigre (Argyrosomus regius). Cet élevage a été initié en France et en Italie à la fin des années 90 et se développe maintenant dans l’ensemble du bassin méditerranéen, passant de quelques tonnes en 2000 à plus de 10.000 tonnes en 2010. Dès lors, on peut dire qu’une nouvelle espèce aquacole fait son apparition sur le marché. Le maigre est actuellement vendu par un nombre limité d’acteurs sur des segments de niche (petits volumes à des prix relativement élevé pour certains segments commerciaux). Du point de vue marché, le maigre est doté de valeurs intrinsèques telles que forme du poisson attrayante, bon rendement à la transformation et bonnes valeurs nutritives, à faible teneur en matières grasses, bon goût, texture ferme adaptée à une grande variété de recettes.

Pourtant, il est très peu connu des consommateurs finaux. Cependant, la production de maigre devrait augmenter rapidement avec une diminution du prix (offre plus importante), à destination de marché porteur comme l'Espagne, l'Italie et le Portugal. Ce rapport décrit la situation actuelle du marché de cette espèce et il envisage des voies possibles pour son développement. Compte-tenu de ses caractéristiques, le maigre a tout le potentiel pour devenir un produit de masse sur les marchés, en dépassant sans problème sa position actuelle d’espèce de niche avec une production limitée ciblant certains segments de marché. Le document fait des recommandations comme les actions à entreprendre pour assurer un bon développement de cette nouvelle filière aquacole tout en réduisant les risques commerciaux. La plupart des informations utilisées s'appuient sur les données nationales et les estimations personnelles de l'auteur.

Pour télécharger le document (en anglais) « Present market situation and prospects of meagre (Argyrosomus regius), as an emerging species in Mediterranean aquaculture. Studies and Reviews. General Fisheries Commission for the Mediterranean. No. 89. Rome, FAO. 2010. 28p.”, cliquer Ici

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Aquaculture : Sélection et Gestion des Sites

Aquaculture : Sélection et Gestion des Sites

Guide pour le développement durable de l’aquaculture méditerranéenne

UICN/FEAP

Octobre 2009

La forte utilisation du domaine public et les politiques de conservation pour la mer Méditerranée réduisent la disponibilité des sites. En même temps, la demande en produits issus de l’aquaculture est en hausse, car les entreprises présentes en Méditerranée sont capables de fournir un apport constant en produits de qualité et à des prix stables. Des efforts supplémentaires sont encore nécessaires afin de garantir le développement durable de l’aquaculture en Méditerranée. Dans ce but, la sélection et la gestion des sites sont des processus importants qu’il convient de mettre en œuvre de manière durable.

La plupart des problèmes proviennent du manque d’une complète compréhension des éléments essentiels devant être pris en compte dans les processus de sélection et de gestion des sites. De mauvaises décisions basées sur des informations incomplètes peuvent compromettre le développement durable de l’aquaculture en Méditerranée.

Ce guide vise à fournir au lecteur un ensemble complet de paramètres et d’idées permettant au lecteur de réfléchir à la sélection et à la gestion des sites. Tous les aspects n’ont peut-être pas été traités, mais les experts se sont concentrés sur les aspects les plus appropriés au développement durable de l’aquaculture.

  • Guide A : Importance des connaissances
  • Guide B : Approche participative
  • Guide C : Acceptabilité sociale
  • Guide D : Principe de précaution
  • Guide E : Approche d’échelle
  • Guide F : Approche adaptative
  • Guide G : Aspects économiques
  • Guide H : Importance de la gouvernance
  • Guide I : Cadre juridique
  • Guide J : Procédures administratives
  • Guide K : Planification sectorielle
  • Guide L : Organisation du secteur privé
  • Guide M : Gestion intégrée des zones côtières (GIZC)
  • Guide N : Processus de sélection des sites
  • Guide O : Approche écosystémique
  • Guide P : Capacité de charge, indicateurs et modèles
  • Guide Q : Etude d’impacts sur l’environnement (EIE)
  • Guide R : Programme de suivi de l’environnement (PSE)Guide S : Systèmes d’information géographique (SIG)

Pour télécharger le document, cliquer UICN

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Interactions entre l’aquaculture et l’environnement

Interactions entre l’aquaculture et l’environnement

Guide pour le développement durable de l’aquaculture méditerranéenne

UICN/FEAP

L’aquaculture est la culture d’organismes aquatiques. Elle englobe celle des Poissons, des Mollusques, des Crustacés et des Plantes aquatiques. Cette culture implique une forme d’intervention dans le processus d’élevage pour augmenter la production, par exemple l’alimentation, la protection contre les prédateurs, etc. La culture implique également la propriété individuelle ou juridique du stock cultivé.

Il est possible de gérer et de minimiser la majeure partie des impacts potentiels de l’aquaculture à condition de connaître les processus mis en œuvre, de pratiquer une gestion responsable et de déterminer correctement l’emplacement des installations d’aquaculture. En conséquence, les guides proposés pour une gestion durable sont des outils essentiels pour les gestionnaires politiques, les techniciens des administrations, les producteurs aquacoles et autres parties intéressées. Ce guide se centre sur les interactions entre les pratiques de l’aquaculture et l’environnement.

  • Guide A : Domestication
  • Guide B : Introduction d’Espèces Marines
  • Guide C : Capture des Stocks Sauvages pour l’Aquaculture
  • Guide D : Ingrédients des Aliments
  • Guide E : Matière Organique dans les Effluents
  • Guide F : Transfert de Pathogènes
  • Guide G : Produits Thérapeutiques et Autres
  • Guide H : Procédés Antifouling
  • Guide I : Effets sur la Faune et la Flore Locales

Pour télécharger le document, cliquer UICN

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Octobre 2011. En route pour une rentrée équilibrée avec les poissons d’aquaculture de nos régions ! (CIPA)

C’est la rentrée ! Après avoir changé de rythme de vie et d’habitudes alimentaires pendant les vacances, pourquoi ne pas prendre de bonnes résolutions pour la rentrée et se pencher un peu sur notre assiette avec les poissons d’aquaculture ? Multiples bienfaits, variétés des espèces et diversités des produits, le poisson de l’aquaculture de nos régions a tout bon !

Les bons points des poissons d’aquaculture

Les poissons d’aquaculture sont source d’éléments nutritionnels particulièrement intéressants, comme les acides gras polyinsaturés à longue chaîne, oméga 3, et certains minéraux. Consommés régulièrement, les poissons d’élevage présentent donc, comme tous les produits aquatiques, un intérêt certain. Comme l’a démontrée l’étude Nutraqua à consulter sur www.nutraqua.com) , ils répondent parfaitement aux recommandations du Programme National Nutrition Santé : manger du poisson au moins deux fois par semaine, pour un meilleur équilibre alimentaire, en variant les espèces.

Nés du travail rigoureux des pisciculteurs, élevés et transformés en France, les poissons « Charte Qualité – Aquaculture de nos régions® » sont pêchés à la commande et livrés sur les étals dans des délais extrêmement courts (entre 24h et 72h), ce qui les place parmi les plus frais du marché. Toutes les qualités gustatives et nutritionnelles sont donc préservées et leurs chairs n’en sont que plus moelleuses, fondantes et savoureuses.

Du côté des enfants : les héros de la rentrée

L’enfance et l’adolescence sont deux périodes essentielles de la vie. En cette période de rentrée, le poisson doit faire partie de l’alimentation de l’enfant. En effet, le métabolisme des enfants a un grand besoin d’apports bénéfiques et favorables à son développement. Mais comme il n’est pas toujours évident de faire manger du poisson à nos chères têtes blondes,

voici quelques conseils à retenir :

Diversifiez les espèces – On distingue deux types de piscicultures et donc différentes espèces de poissons. D’une part, la pisciculture d’eau douce qui produit principalement de la truite. La truite fait partie du top 10 des poissons consommés régulièrement par les Français. D’autre part, la pisciculture marine et nouvelle qui produit dans nos régions sept espèces de poissons : le bar, la daurade, le maigre, le saumon, le turbot, la sole, et l’esturgeon. Ainsi, vous pouvez varier les menus en alternant toutes ces espèces de poissons.

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Nucléaire et aquaculture
En 1991, EDF rêvait d'aquaculture pour ses centrales nucléaires....

Utilisation des rejets d’eaux tièdes des centrales thermiques en aquaculture

L’utilisation des rejets d’eaux tièdes des centrales thermiques est possible en aquaculture. Des expérimentations et essais menées sur sites pendant de nombreuses années ont permis d'en cerner les avantages et les inconvénients. Des élevages industriels fonctionnent maintenant avec succès à Gravelines et de nombreuses informations ont été recueillies sur des installations-pilotes. Elles sont disponibles pour aider à la mise en place de nouvelles unités sur les sites où la fourniture de l'eau tiède aux installations d'aquaculture pourra être réalisée à un coût économiquement supportable. Suite….

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Revue de presse :

Le 24 octobre 2009

Algérie - Ferme aquacole de Cap-Djenet à BoumerdÈs - La production face à des problèmes financiers (Liberté) Inaugurée à grande pompe par le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques il y a quelques mois, la ferme aquacole de Cap-Djenet, spécialisée dans l’élevage et la production de la daurade, du loup de mer et de la sole, bute contre de nombreuses difficultés pour son décollage réel. D’une capacité de production de 2 000 tonnes par an, cette ferme, qui appartient à une société mixte algéro-espagnole, ne fonctionne actuellement qu’à 15% de ses capacités. Le responsable de cette ferme aquacole, rencontré dernièrement en marge du séminaire sur “L’aquaculture et la sécurité alimentaire” organisé à Boumerdès, affirme avoir introduit plusieurs demandes de subvention au ministre de la Pêche mais, en vain. “Je ne comprends pas pourquoi on a financé des projets qui n’existent même pas encore, alors que notre ferme est privée de subvention”, indique M. Aouici. Le même responsable s’étonne des contradictions qui existent entre le discours et la réalité sur le terrain. “D’une part, on nous parle de projets intégrés et d’encouragement des entreprises qui désirent investir dans ce créneau et, d’autre part, on ne daigne même pas répondre à nos lettres”, affirme M. Aouici qui regrette que sa ferme, qui peut employer plus de 200 personnes, ne tourne actuellement qu’avec seulement 40 travailleurs. Il ajoute que ce projet, qui permettra à l’Algérie d’exporter du poisson, tel que le loup de mer ou la daurade, a coûté cher à sa société. “Nous avons dégagé plus de 120 millions de DA de fonds propres pour réaliser les ouvrages du génie civil et plus de 250 millions de DA pour les équipements grâce à un prêt bancaire mais, jusqu’à présent, on n’a reçu aucun centime”, ajoute-t-il.

Le 21 novembre 2009 : le principal élevage de bar et daurade français est localisé dans la région Nord Pas de Calais : Aquanord, à côté d'une centrale nucléaire

Max Palladin dirige la plus grande ferme aquacole de France (La Voix du Nord) «Notre production s'inscrit en termes de développement social, d'environnement et de santé publique.» Depuis mars 2008, Max Palladin est à la tête de la plus grande ferme aquacole de France Né à Paris en 1958, marié, père de deux enfants, il occupait le poste de directeur de la criée du port de Lorient avant de rejoindre ce petit bout de terre, en partie gagné sur la mer, pour diriger la centaine d'employés que comptent l'Écloserie marine de Gravelines et Aquanord. L'an prochain, Aquanord fêtera ses 25 ans, une existence marquée par un record, celui de sa production cumulée 35 000 tonnes de bars et de daurades labellisés mises sur le marché. VDN : Qu'est-ce qui vous a attiré dans ce poste de directeur d'un centre comme celui de Gravelines ? Max Palladin : « L'envie de bouger, de voir autre chose, une évolution dans ma carrière, une opportunité que l'on ne peut pas refuser, je crois que c'est un peu de tout cela qui fait qu'à un moment donné, on franchit le pas. C'est maintenant chose faite et nous sommes depuis cet été installés à Gravelines. » VDN : Pouvez-vous nous situer la production aquacole dans le tissu économique ? M. P. : « La production aquacole, c'est un poisson consommé sur deux dans le monde, en complémentarité et sans impact économique et social sur la pêche traditionnelle. L'an dernier, face à la plus grosse crise que la filière aquacole ait rencontrée et ce depuis plusieurs années, nous avons été amenés à réduire notre personnel. De par des cycles de production très longs (quatorze mois sont nécessaires pour produire un poisson de taille marchande), l'aquaculture impose des prévisions à moyen terme. La crise financière de 2008 est venue aggraver une distorsion entre l'offre et la demande, entraînant une baisse d'environ 20 % du prix de certains poissons, comme la daurade par exemple. Avec le retour à la normale des productions européennes, les perspectives 2010 s'annoncent sous de meilleurs auspices. » VDN : Qu'en est-il de la production de la ferme et des règles de commercialisation ? M. P. : « Aquanord, c'est 2 200 tonnes de daurades et de bars produites chaque année, soit 40 % de la production française mais seulement 1 % de la production européenne. Aquanord était encore, il y a quelque temps, la première ferme en Europe. Elle vient d'être détrônée par les Espagnols avec une ferme en mesure de produire près de 7 000 tonnes de turbot par an, entraînant par là même une distorsion importante entre les différentes fermes de production. L'aquaculture, c'est de l'élevage, nous sommes soumis aux mêmes règles sanitaires que les élevages terrestres. Cela est une bonne chose en matière de sécurité alimentaire, à la différence de ce qui vient de l'étranger, où les règles de production sont bien souvent moins contraignantes. » VDN : Peut-on parler de « production » durable ? M. P. : « Oui, tout à fait, notre production s'inscrit en termes de développement social, d'environnement et de santé publique. Nous sommes contrôlés par l'État au travers de différents organismes, IFREMER, l'institut Pasteur, la DRIRE, la DSV..., nos interlocuteurs permanents. Notre production offre, pour le consommateur, toutes les garanties sanitaires, sans impact négatif sur l'environnement. Preuve en est notre longévité et nos productions cumulées depuis un quart de siècle ! » • J. P.

Le 15 décembre 2009

Aquanord - On ne servira plus de poisson aux bars (20 Minutes) A partir de janvier, la ferme aquacole de Gravelines remplacera progressivement les farines de poisson par des aliments végétaux. Et si les poissons devenaient végétariens ? C'est l'expérience que va tenter, à partir de janvier, la ferme aquacole Aquanord de Gravelines. A la diète, les bars et dorades d'élevage ! Et si les poissons devenaient végétariens ? C'est l'expérience que va tenter, à partir de janvier, la ferme aquacole Aquanord de Gravelines. A la diète, les bars et dorades d’élevage ! « Nous allons remplacer progressivement la part de nourriture d’origine animale par des végétaux, car les farines de poissons qui sont actuellement utilisées vont se faire de plus en plus rares », explique Max Palladin, directeur d’Aquanord. Objectif : sélectionner les lignées qui résistent le mieux à ce régime alimentaire contrarié, pour créer une nouvelle race plus herbivore. Les poissons de Gravelines vont donc apprendre à manger des fèves ou du colza et à ingurgiter de l’huile de lin, riche en Oméga 3. « Sans pour autant altérer le goût de leur chair », assure le directeur d’Aquanord. Les consommateurs seront bien obligés de s’adapter, puisque plus de la moitié de la consommation mondiale de poissons provient déjà de l’élevage. Et les ressources de la pêche continuent d'aller s’amenuisant.

Le 17 décembre 2009

Algérie : Aquaculture / Investissement : Exploitation de deux fermes aquacoles au premier trimestre 2010 à Ain Temouchent (La Tribune) Deux fermes aquacoles d'investissement privé seront mises en exploitation durant le premier trimestre 2010 dans la wilaya d'Ain Temouchent, a annoncé le directeur de la pêche et des ressources halieutiques (DPRH), M. Taberkouket Djamel. Le taux d'avancement des travaux de ces deux projets a atteint 90 pour l'une et 95 pour cent pour l'autre, a-t-il souligné. La première ferme aquacole, créée à Rachegoune dans la daïra de Oulhaça, produira 600 tonnes/an de loups de mer et de dorades royales. La seconde, réalisée dans la région de Sbiaat, dans la commune d'El Amria, produira 1.000 tonnes/an de soles et 4 millions d'alevins, a-t-il indiqué. M. Taberkouket a signalé, d'autre part, que plus de 16.000 tonnes de produits halieutiques ont été pêchés en 2009 dans la wilaya. Cette production, a-t-il relevé, ne pourra pas connaître une augmentation significative en ce mois de décembre, en raison du mauvais temps et de la faible demande à la suite de la célébration de l'Aid El Adha. Le secteur de la pêche et de l'aquaculture est hissé, actuellement, au rang des activités économiques à part entière eu égard aux potentialités qu'il recèle et aux résultats socio-économiques enregistrés, a ajouté M.Taberkouket. "Depuis la mise en oeuvre du plan de relance économique, la flottille n'a cessé de croître, passant de 172 embarcations en 2004 à plus de 400 cette année", et les postes d'emploi ouverts à ce niveau, dépassent les 4.500 postes, devant l'intérêt des investisseurs pour cette activité, a-t-il signalé. Parallèlement à l'augmentation des capacités de pêche, la DPRH a entrepris un vaste programme d'aménagement des aires de stationnement et des activités économiques au niveau des deux ports de la wilaya (Beni Saf et Bouzedjar), a-t-il ajouté. APS

Le 10 février 2010

Gravelines - En redressement judiciaire, Aquanord espère trouver une solution à son problème de trésorerie (Voix du nord) Confrontée à un problème de trésorerie, la ferme aquacole de Gravelines a été placée en redressement judiciaire. Actuellement en négociations avec la ville de Gravelines, EDF, le Département et la Région, la direction du site annonce qu'elle y verra plus clair sur son avenir en fin de semaine. Faute de solution, cent emplois seront menacés. Jeudi après-midi, ils faisaient partie du cortège qui a défilé dans les rues de Dunkerque pour défendre l'emploi. « Ils », ce sont une partie des cent salariés d'Aquanord, ferme aquacole implantée aux Huttes à Gravelines, qui craignent pour leur avenir. Aquanord, c'est 20 M E de chiffre d'affaires, 2 200 tonnes de daurades et de bars produites chaque année, soit 40 % de la production française, mais seulement 1 % de la production européenne. L'an dernier, face à la plus grosse crise que la filière aquacole ait rencontrée depuis plusieurs années, le site de Gravelines, qui renferme une écloserie marine, a été contraint de réduire son personnel : aucun licenciement, certes, mais des contrats en CDD qui n'ont pas été renouvelés. Soutiens bancaires … 28 000 tonnes d'eau à 24 degrés (Voix du Nord) La ferme Aquacole de Gravelines pêche ses poissons dans les eaux de la centrale nucléaire ... de Gravelines. Là, plusieurs millions de bars et de daurades royales nagent dans 28 000 tonnes d'eau à 24° (une température optimale pour doper leur croissance), qui servent habituellement à refroidir trois réacteurs du site d'EDF. Implanté dans la zone des Huttes depuis 1983, Aquanord maîtrise le cycle complet, depuis la reproduction jusqu'à la vente des poissons. Tous les paramètres en matière d'élevage sont quotidiennement contrôlés et maîtrisés par les biologistes, ingénieurs et nutritionnistes employés sur le site de Gravelines.....

Le 17 mars 2010

Gravelines - Onze licenciements à la ferme aquacole Aquanord (Nord Littoral) Triste nouvelle annoncée hier matin par la direction aux salariés gravelinois. « C'est dur, c'est un véritable coup sur la tête. Tous les salariés sont abasourdis ». On savait Aquanord en grandes difficultés mais les salariés de la ferme aquacole ne s'attendaient sûrement pas à une telle décision. Et prise de cette manière. « La direction nous l'a annoncée ce mardi matin. Onze salariés sont licenciés. Principalement des cadres et des ouvriers ». « Il faut absolument qu'on nous aide » Alors que la société Aquanord est actuellement en redressement judiciaire, 11 salariés - principalement des Gravelinois et des Grand-Fort-Philippois - se retrouveront donc sur le carreau. « C'est affreux, souligne une déléguée du personnel. Voir des gens qui ont 27 ans de boîte se faire virer de la sorte, ça déstabilise tout le monde ». Reste que la plupart des employés s'attendait à des licenciements, « dans une entreprise qui perd de l'argent ». Et qui se confronte à une concurrence déloyale de la part de la Grèce. « Il faudrait que l'Union européenne se penche sur ce problème, dénonce, très remonté, Bertrand Ringot, maire de Gravelines. Toutes les difficultés d'Aquanord sont liées au comportement des Grecs. Je vais demander une enquête pour comprendre l'utilisation des aides publiques européennes dans ce pays ». « Mais il n'y a pas que les Grecs, grincent les salariés. Quand on voit certaines surfaces vendre du poisson à 4,90 euros le kilo, il ne faut pas s'étonner de nos déboires actuels. Il faut absolument qu'on nous aide »......

17 mars 2010

Parlement Européen : Produits de l'aquaculture turque et Union douanière UE-Turquie Question écrite posée par Kriton Arsenis (S&D) et Anni Podimata (S&D) à la Commission (17 mars 2010) Sur la base du régime de l'Union douanière UE-Turquie, les produits de l'aquaculture turque importés sur le marché européen sont frappés de droits de douane nuls, sans toutefois que la réciproque soit vraie pour les produits de cette nature importés en Turquie. De plus, la Turquie a mis en œuvre depuis plusieurs années une politique de subventions aux produits de l'aquaculture destinés à l'exportation. C'est ainsi que, pour l'année 2008, dans le cas du bar et de la daurade, le montant de cette subvention a atteint les 0,525 euro le kilo, soit 12 à 18% du prix de vente moyen sur le marché européen . Dernièrement, la Turquie a même décidé d'imposer de nouvelles taxes et droits sur les importations de frai des deux espèces précitées, d'un montant de global de 34% , portant ainsi un grave préjudice aux exportateurs européens. Si l'on considère que: – la commission de la pêche du Parlement européen a mis en lumière, dès avril 2009, les graves répercussions de la clause relative aux droits de douane nuls sur le secteur de l'aquaculture européenne, – la pisciculture marine en Turquie n'est pas assujettie aux règles strictes qui sont en vigueur dans l'UE en matière de contrôle sanitaire et de protection de l'environnement, la Commission pourrait-elle répondre aux questions suivantes: 1. S'est-elle penchée sur les répercussions de la clause relative aux droits de douane nuls sur la compétitivité des produits communautaires et la durabilité du secteur de la pisciculture marine communautaire, notamment dans la région méditerranéenne (Grèce, Espagne, Italie, France)? 2. Quelles mesures se propose-t-elle d'adopter afin de garantir des conditions de commercialisation et de concurrence équivalentes sur le marché des produits de l'aquaculture, et de remédier à toute distorsion éventuelle dans ce domaine? 3. Quelles mesures a-t-elle adoptées ou se propose-t-elle d'adopter afin d'assurer la protection des consommateurs européens et la bonne gestion du stock halieutique, compte tenu du volume croissant des importations, dans l'UE, de produits de l'aquaculture en provenance de pays qui ne respectent pas, le cas échéant, les normes européennes élevées qui sont d'application dans ce domaine ?

Le 14 avril 2010

Jacques Wattez candidat à la reprise d'Aquanord à Gravelines (La Semaine dans le Boulonnais) Jacques Wattez, l'une des figures de proue de la pêche boulonnaise, qui se tourne (en partie) vers l'aquaculture : une nouvelle qui préfigure de la nécessaire remise en question de la pêche. Jacques Wattez, président de Copalis, s'apprête à formuler une offre de reprise pour la ferme aquacole de Gravelines, leader européen de la production de bars et de daurades d'élevage en proie à des difficultés A force de le voir sur le bord des terrains de football, on en oublierait presque que Jacques Wattez, le président de l'USBCO, est (surtout) une figure emblématique de la pêche boulonnaise. À la tête de Copalis, ex-CTPP (coopérative de traitement et des produits de la pêche), l'homme d'affaires boulonnais va se porter candidat à la reprise d'Aquanord, la ferme aquacole basée à Gravelines, actuellement sous le coup d'un redressement judiciaire. « Il ne faut pas qu'Aquanord ferme », insiste Jacques Wattez, qui imagine déjà les « synergies possibles avec Copalis. » La coopérative boulonnaise poursuit depuis quelques années une stratégie de diversification qui fait son succès. Après la cosmétique, l'alimentation animalière, le fécond service recherche et développement de Copalis pourrait être mis à contribution pour apporter un nouveau souffle à Aquanord.....

Le 22 juillet 2010

Oléron : Nurserie à daurades (Sud-Ouest)

La seule écloserie de ce poisson en France se situe dans l'île d'Oléron. Visite de cette entreprise atypique. Sur deux hectares et demi, la petite ferme marine du Douhet concentre une production très disputée par ces concurrents européens, des géants du secteur, espagnols et grecs principalement. Près de 70 % de ses stocks sont exportés dans ces pays. La raison de son succès ? « Nous sommes l'écloserie de daurades la plus au Nord de l'Europe et nous avons la chance d'être sur une île. Deux atouts qui nous protègent des maladies », précise Jean-Sébastien Bruant, directeur du site oléronnais depuis trois ans. Avec un chiffre d'affaires compris entre 5 et 7 millions d'euros par an, selon le directeur, et une production 2010 déjà vendue à ses clients, l'écloserie de l'île a de beaux jours devant elle. Reportage au cœur de cette ferme à daurades.

Des larves aux alevins….

….. Deux à trois fois par semaine, les alevins quittent l'île en camion-cuve pour des destinations exotiques : en plus des principaux clients grecs et espagnols, la firme multiplie ses relations avec la Croatie, la Tunisie, le Portugal et l'Arabie Saoudite, entre autres. La ferme de Douhet n'est pas au bout de ses projets, loin de là. De nouveaux circuits dans l'écloserie doivent être créés. L'objectif : obtenir le label européen d'aquaculture biologique.

Le 6 août 2010

Aquanord au tribunal de commerce : La période d'observation prolongée de six mois pour Aquanord Gravelines (Les Echos du Touquet)

Soulagement mardi 27 juillet du côté de la ferme aquacole de Gravelines. Placée en redressement judiciaire en février 2010, la société Aquanord, a vu sa période d'observation prolongée de 6 mois sur décision du tribunal de commerce de Dunkerque. Une bouffée d'oxygène pour la ferme, qui emploie une centaine de personnes et produit du bar et des daurades d'élevage. « C'est assurément un bon signe. Cela signifie que les efforts entrepris pour sauver l'entreprise ont produit leurs fruits » a réagi le directeur du site Max Palladin qui confirme « qu'il y a toujours des négociations en cours et que ce délai pourra permettre d'affiner la recherche de nouveaux partenaires. » Plusieurs structures, dont la coopérative boulonnaise Copalis et son président Jacques Wattez, s'étaient portés candidats à la reprise.

Avec 2 500 tonnes de poisson produites en 2009, Aquanord pèse plus de 40 % de la production française et figure au premier rang des producteurs européens. Avec toutefois un paradoxe : celui de ne représenter que 1 % de la production totale européenne. La crise de la filière aquacole et la concurrence féroce de la Grèce sur le secteur ont précipité les problèmes de trésorerie de la ferme aquacole gravelinoise, fondée en 1982.

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Le 8 octobre 2010 : Au sujet de la concurrence turque

QUESTION ÉCRITE posée par Kriton Arsenis (S&D) et Anni Podimata (S&D) à la Commission : Objet: Produits de l'aquaculture turque et Union douanière UE-Turquie

Questions parlementaires du 17 mars 2010 / E-1540/10

Sur la base du régime de l'Union douanière UE-Turquie, les produits de l'aquaculture turque importés sur le marché européen sont frappés de droits de douane nuls, sans toutefois que la réciproque soit vraie pour les produits de cette nature importés en Turquie. De plus, la Turquie a mis en œuvre depuis plusieurs années une politique de subventions aux produits de l'aquaculture destinés à l'exportation. C'est ainsi que, pour l'année 2008, dans le cas du bar et de la daurade, le montant de cette subvention a atteint les 0,525 euro le kilo, soit 12 à 18 % du prix de vente moyen sur le marché européen(1). Dernièrement, la Turquie a même décidé d'imposer de nouvelles taxes et droits sur les importations de frai des deux espèces précitées, d'un montant de global de 34 %(2), portant ainsi un grave préjudice aux exportateurs européens.

Si l'on considère que:

la commission de la pêche du Parlement européen a mis en lumière, dès avril 2009, les graves répercussions de la clause relative aux droits de douane nuls sur le secteur de l'aquaculture européenne,

la pisciculture marine en Turquie n'est pas assujettie aux règles strictes qui sont en vigueur dans l'UE en matière de contrôle sanitaire et de protection de l'environnement, la Commission pourrait-elle répondre aux questions suivantes :

1. S'est-elle penchée sur les répercussions de la clause relative aux droits de douane nuls sur la compétitivité des produits communautaires et la durabilité du secteur de la pisciculture marine communautaire, notamment dans la région méditerranéenne (Grèce, Espagne, Italie, France)?

2. Quelles mesures se propose-t-elle d'adopter afin de garantir des conditions de commercialisation et de concurrence équivalentes sur le marché des produits de l'aquaculture, et de remédier à toute distorsion éventuelle dans ce domaine?

3. Quelles mesures a-t-elle adoptées ou se propose-t-elle d'adopter afin d'assurer la protection des consommateurs européens et la bonne gestion du stock halieutique, compte tenu du volume croissant des importations, dans l'UE, de produits de l'aquaculture en provenance de pays qui ne respectent pas, le cas échéant, les normes européennes élevées qui sont d'application dans ce domaine?

(1) Yvette White, Communication devant la commission de la pêche, 30 avril 2009.

(2) Décret du 17 décembre 2009, publié au Journal officiel du gouvernement turc, n° 27499/31-12-2009.

Réponse donnée par M. De Gucht au nom de la Commission

27 mai 2010/ E-1540/2010

1. La Commission n'a pas effectué récemment une évaluation formelle de l'union douanière avec la Turquie et l'impact de ses zéro clause du tarif sur les produits de l'aquaculture. Toutefois, la Commission n'a pas noté des préoccupations à ce sujet lors de ses contacts réguliers avec les producteurs de l'UE et les transformateurs. L'industrie est invitée à partager leurs préoccupations spécifiques directement afin que les services de la Commission peut les évaluer et de discuter des moyens possibles pour y remédier.

2. La Commission est consciente que le secteur était préoccupé par les subventions accordées au secteur de l'aquaculture en Turquie qu'ils croyaient rendu les exportations turques vers l'UE à être vendus à un prix injustement avantageuse. La Turquie est libre d'accorder ces subventions à condition qu'elles n'entraînent pas de concurrence déloyale. Si les producteurs de l'UE estiment que c'est le cas, la Commission invite les producteurs de l'UE de présenter une plainte officielle à la Commission.

3. La Commission considère l'ouverture d'une enquête anti-subvention uniquement sur réception d'une plainte dûment documentée de l'industrie européenne qui contient des preuves suffisantes de subventions passibles de mesures compensatoires, les blessures et un lien de causalité en conformité avec les dispositions du règlement (CE) n ° 597 / 2009 du 11 Juin 2009 sur la protection contre les importations subventionnées en provenance de pays non membres de la Communauté européenne (JO L 188, 18.07.2009).

4. L'UE impose des critères très stricts sur les importations de poisson et des produits de la pêche dans l'UE. En outre, pour les produits de l'aquaculture, il ya une exigence supplémentaire de fournir un plan de résidus avant l'approbation est donnée pour les exportations vers l'UE. Ceci s'applique également aux établissements de la Turquie qui sont autorisés à exporter vers l'UE.

5. La Commission souhaite attirer l'attention de l'Honorable Parlementaire sur le système d'alerte rapide lorsque les États membres peuvent notifier des problèmes sur les importations et les produits nationaux. Si les problèmes persistent, la Commission prendra des mesures, par les autorités nationales des États membres, d'arrêter la libération des importations, si nécessaire et d'enquêter plus à fond si le problème est soupçonné d'être à long terme.

6. En ce qui concerne la protection de l'environnement est concernée, cela reste en dehors de l'UE de la zone de compétence, puisque la Turquie n'est pas encore membre de l'UE. Bien sûr, cela fait partie de l'acquis que la Turquie devrait adopter en temps voulu. La Commission souhaite attirer l'attention de l'Honorable Parlementaire du à la réponse à la question E-0412/10(1) en ce qui concerne la question de l'environnement.

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Le 30 novembre 2010 : Aquanord avenir incertain....

Une expertise est demandée pour assurer la pérennité de la ferme aquacole

Aquanord Gravelines se remet à flot (Nord Littoral)

Daurades et bars d'élevage, pour 2 500 tonnes, sortaient d'Aquanord, en 2009, pour les mareyeurs, les grandes surfaces, les restaurateurs, transformateurs. En début d'année, l'entreprise était placée en redressement judiciaire sans solution depuis Aquanord : « la situation reste difficile », note Bertrand Ringot, maire de Gravelines : « il ne faut pas se voiler la face ». Le conseil, mercredi, venait d'approuver le recours à une expertise « afin de conforter l'avis de la municipalité sur le dossier auprès des partenaires sociaux, des administrateurs et du tribunal de commerce ». « Cette mission devra être effectuée de préférence par un spécialiste de l'aquaculture connaissant le site, les marchés de poissons d'élevage et leurs caractéristiques », précise la délibération. Pour pérenniser cette écloserie marine et ferme aquacole, après le retrait du Boulonnais Jacques Wattez, deux hypothèses de continuation demeurent.

Relancer l'actuel Aquanord Gravelines…

La solution "radicale" venue de Norvège…

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10 décembre 2010 : Effervescence à Rungis

Les produits phares du dîner de Noël 2010 (Le Figaro)

À Rungis, le plus grand marché de gros européen, les commerçants rivalisent d'imagination avant les fêtes. Chapons, huîtres, foie gras, fruits exotiques sans oublier le traditionnel sapin...

«En décembre, il s'est vendu chaque jour 500 tonnes de poisson et de crustacé, souligne Marc Spielrein, président de la Semmaris, la société gestionnaire de Rungis. Pour les ostréiculteurs, cela représente 40% de leur activité annuelle», poursuit-il. Toutefois, les mareyeurs sont inquiets. Cette année, ils subissent pour la première fois les contrecoups de la mortalité estivale des naissains décimés par une maladie virale. Il faut deux années pour que l'huître soit consommable. Pour le reste, langoustes, saumons fumés et homards figurent toujours parmi le trio de tête des produits les plus consommés. On remarque une nouveauté cette année: l'apparition du bar bio qui vient compléter la gamme existante avec la dorade et la crevette. Toutefois, ces produits sont peu développés. «Cela représente à peine 5% de notre activité mais nous permet d'atteindre une clientèle en plein essor qui ne se limite plus à quelques bobos parisiens», ironise Éric Achard, directeur général des établissements Reynaud……

L'arrivée du bar bio - Depuis quelques semaines, le bar bio a fait son apparition dans les allées de Rungis. Pour avoir ce label, il faut respecter tout un cahier de charges. «La qualité des eaux, la nourriture, le conditionnement et le transport du poisson» font la différence, explique Franck Petiniot, vendeur aux établissements Reynaud. «C'est du haut de gamme similaire à de la pêche de ligne. Visuellement et gustativement je mets quiconque au défi de pouvoir faire la différence», ajoute-t-il. Principal avantage de ce produit bio: il pallie la rareté du bar de ligne, de plus en plus difficile à trouver. Mais il a un coût: il s'achète 20 à 30% plus cher que le bar d'élevage «classique».

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Des huîtres 20% à 30% plus chères pour Noël (20 minutes)

Le marché de Rungis commence à vivre au rythme des fêtes de fin d’année. Pour les grossistes, la tendance sera à la tradition, et à la hausse des prix pour l’un des produits phares: l’huître…

Inquiets. A deux semaines de Noël, les grossistes en poissons et coquillages du marché de Rungis appréhendent la montée des prix de l’un des produits favoris des Français pour les repas de fête, l’huître.....

Vers une filière bio dans le poisson d’élevage - Et le bio dans tout cela? Il commence à faire son apparition au rayon poisson. Reynaud propose ainsi des bars et des daurades d’élevage bio. «Ils sont élevés dans une ferme en Grèce. Les poissons, nourris à la farine bio, sont conditionnés juste après avoir été tués, et sont livrés à Rungis 48 heures plus tard, explique Franck Petiniot, vendeur. La qualité est très au-dessus d’un poisson d’élevage classique.» Le prix aussi: de 20% à 30% plus cher… «Pour faire face à la raréfaction des stocks de poissons, les producteurs seront obligés de développer du poisson d’élevage, et pour contenter l’exigence de qualité du consommateur, cet élevage devra être bio», analyse David Bourganel, directeur de la communication de la Semmaris, la société gestionnaire du marché….

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Le 8 janvier 2011

Grèce : Rencontre avec les représentants de l'aquaculture (Ana)

Le ministre adjoint de l'Environnement, de l'Energie et du Changement climatique, Nicos Sifounakis, a annoncé l'émission prochaine d'un arrêté ministériel commun pour l'institutionnalisation d'un Cadre spécial de planification spatiale et de développement durable pour l'aquaculture, suite au dépôt de l'étude stratégique de retombées environnementales (SMPE) au service spécial du ministère. Cette annonce a été faite lors d'une réunion de M. Sifounakis avec les représentants de la Fédération des aquaculteurs grecs (SETh) et de l'Union panhellénique des petits et moyens pisciculteurs (PEMI).

Selon les annonces faites mardi, cette régulation sera publiée sur Internet en janvier en vue d'une délibération publique.

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Le 29 janvier 2011 : Deux projets importants en Algérie

Algérie. Oulhaça : La ferme aquacole «Tafna» bientôt opérationnelle (Le Quotidien D'Oran)

La ferme aquacole «Tafna», dans la commune d'Oulhaça, sera, très certainement, opérationnelle durant le 2ème trimestre de l'année en cours.

C'est en effet ce qu'a déclaré l'innovateur du projet au ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, M. Abdallah Khenafou, en visite ce dimanche dans la région. Le promoteur a ainsi estimé à 97 % l'avancement des travaux du projet. Les moyens techniques de la ferme permettent de mettre en élevage entre 5 et 10 millions d'alevins par année dont 2,5 millions qui seront utilisés pour les besoins de la production. Le reliquat devra être commercialisé sans difficulté, a souligné le promoteur, sur le marché national.

Particulièrement aux opérateurs activant dans l'aquaculture ou pisciculture et investis dans le grossissement des poissons simplement. Rappelons que la ferme aquacole «La Tafna» est conçue à produire 700 tonnes/an de produits de mer, notamment le loup de mer et la dorade. L'EURL «AquaTafna» devra de la sorte générer quelque 100 emplois directs et 200 indirects. La technologie employée devra lui permettre d'entrer en production réelle, 12 mois après les premières mises d'élevage….

Enfin, dans la même journée, le ministre de la Pêche avait visité la seconde ferme aquacole (Aquasol), sise près de Messaïd (Bouzedjar) où il était accompagné d'une forte délégation dont le wali d'Aïn Témouchent, Mme Noria-yamina Zerhouni. Cette seconde ferme aquacole, qui doit entrer très prochainement en production, est conçue pour produire 1000t/ an de produits de mer.

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Le 3 février 2011

Gravelines : Aquanord sort la tête de l'eau (Delta FM)

Aquanord est en bonne voie pour sortir du redressement judiciaire. Le tribunal de commerce de Dunkerque lui a laissé un délai supplémentaire de six mois pour conclure son plan de sauvetage. Delta TV a rencontré le directeur pour faire le point sur la situation.

Aquanord envoyé par deltatv. - L'info video en direct.

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Le 12 février 2011

Comment se débarrasser des parasites des poissons d'élevage (Corse Matin)

Lætitia Antonelli a bénéficié d'une bourse Cifre (Conventions industrielles de formation par la recherche) attribuée par l'Association nationale de la recherche technique pour travailler sur sa thèse (1). Une thèse portant sur l'impact du parasitisme sur la pisciculture en Corse. Cela a été possible grâce à son emploi à temps partiel, obtenu en 2006 au sein du syndicat d'aquaculture, Mare e Stagni Corsi. Un travail de recherche qui s'est donc développé entre un organisme public, en l'occurrence l'université de Corse, et un privé.

Et justement, à cette époque, une ferme aquacole d'Ajaccio a connu une forte mortalité sur ses maigres (Ombrine), due aux parasites. Lætitia Antonelli a décidé d'en rechercher les causes puisque le syndicat avait constitué une commission spécifique à ce sujet.

Elle a donc travaillé sur les trois espèces de poissons d'élevage présentes sur l'île à savoir le loup, la dorade et le maigre. Ses études ont permis d'identifier 7 sortes de parasites sur le Loup et la Daurade.

Des parasites présents dans l'estomac, le tube digestif et les branchies : « Entraînant soit des lésions et brûlures avec parfois des hémorragies internes. La mort n'est pas obligatoire ici. En revanche, les parasites présents sur les branchies peuvent provoquer une asphyxie », a expliqué Lætitia Antonelli. Mais, il peut y avoir aussi une incidence sur la reproduction. Cependant rien n'est prouvé à l'heure actuelle. « En revanche, j'ai trouvé aussi un parasite qui se loge sur la langue du poisson, l'empêchant de se nourrir », a expliqué la jeune docteur.

Les recherches se poursuivent...

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Le 3 mars 2011

Les Charvoz aiment la daurade

"Je ne dépense pas ce que je ne gagne pas." C'est avec cette résolution que l'exploitant agricole Jean-Pierre Charvoz, aujourd'hui décédé, "ancien maître d'oeuvre en bâtiment, architecte sans diplôme, pionnier de la plongée sous-marine en scaphandre", a laissé à sa famille un leader de l'aquaculture. Il l'avait lancé, avec l'aide de l'Ifremer, en 1988, une fois à la retraite. "Cannes Aquaculture réalise près de 10 % de la production française de bars et de daurades. Sa production s'élève à 800 tonnes de poisson en 2010, contre 100 tonnes en 1993 !" C'est "sa femme, Janie Charvoz, qui a repris les commandes. Sa fille Sylvie s'occupe de la communication. Aujourd'hui, l'entreprise prospère avec 80 employés, dont une partie à Monaco, où se situe l'écloserie intégrée, et une autre à Mayotte, dont son fils Rémy a la charge. Plus de la moitié de la production est exportée, notamment vers l'Italie et la Suisse".

Tiré d’un article du Point : Voyage dans la France qui gagne

Edition. De ses missions dans la France des PME Michel Godet a ramené de quoi garder l'espoir. "Les Français sont les apôtres du déclin et des nostalgiques de la décadence", relevait en 1940 le général de Gaulle. Cette posture n'est pas celle de l'économiste Michel Godet, qui préfère dans son dernier essai s'attarder sur les "bonnes nouvelles". Parfaitement averti, il ne sombre pas pour autant dans un optimisme béat. Déficits publics excessifs, financiarisation mal contrôlée, inégalités salariales insupportables... Michel Godet n'ignore rien des difficultés du pays."La France d'en haut, écrit-il, impose des charges excessives. Nos entreprises affrontent la compétition internationale avec des semelles de plomb." La France d'en bas nous montre pourtant l'exemple. Certaines régions (comme la Vendée) et certains chefs d'entreprise résistent à la mondialisation. Michel Godet, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, a sillonné pendant vingt ans l'Hexagone. Il en tire des recettes pour réussir, puisées dans le dynamisme de petits entrepreneurs, qu'il appelle les "conspirateurs du futur". En voici un petit échantillon.....

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Le 4 avril 2011

Les poissons cannois se mettent au bio (20 Minutes)

En baie de Cannes, une ferme aquacole « cultive » 400 tonnes de poissons certifiés

Non, il n'y a pas que les yachts de luxe et les amateurs de jet-ski qui squattent les eaux de la baie de Cannes. On y trouve aussi... des fermiers ! Loin des paillettes de la Croisette, quelques azuréens prennent la mer chaque jour pour venir surveiller, contrôler et bien sûr nourrir des poissons certifiés 100% bio. Ce matin-là, il n'est que 6h lorsque les employés de Cannes aquaculture se lancent dans une pêche miraculeuse. Loups, daurades, maigres...Parqués dans leurs enclos, les poissons sont recueillis et immédiatement plongés dans de l'eau glacée pour optimiser leur conservation. Ainsi démarre la « chaîne du froid ». Ramenés à terre, les voilà conditionnés dans une salle spécialisée puis placés dans des caisses. Ils seront expédiés dans la foulée, avant le fin de la journée.

Un business qui marche - Mais pour élever du poisson estampillé « agriculture biologique » un cahier des charges strict est à respecter. Pas de stress, ni de maladies. La production est répartie sur cinq fermes. Le site de la Figueirette joue les rôles de crèche, et accueille les alevins. Lorsque le poisson pèse un gramme et demi, il est transféré à Golfe Juan, aux Iles de Lérins ou encore au large du cap d'Antibes, et finit de grandir toujours en eau de mer, dans des filets. Au bout de deux ans, il peut alors être pêché. L'aquaculture, un business peu connu sur la Côte d'Azur et qui marche pour Cannes Aquaculture. Fondée en 1988 par un retraité passionné par la mer qui « cultivait » modestement 30 tonnes de poisson par an, cette affaire emploie aujourd'hui 70 personnes et produit 800 tonnes chaque année (dont 50% de « bio »), écoulées en Italie, en Suisse et jusqu'en Allemagne. ilan Malka

Concurrence : L'élevage halieutique reste très limité dans les Alpes-Maritimes. Seuls deux autres exploitants tiennent des « parcs à loups »

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Le 13 avril 2011

Gravelines : Aquanord peut encore être sauvé ! (Delta FM)

Wulfran Despicht, vice président de la région en charge de la mer sur Delta FM

La ferme aquacole de Gravelines – spécialisée dans l'élevage de bar et de daurade – est actuellement en redressement judiciaire. Deux repreneurs se sont fait connaître mais sans résultat. Pour sauver l'entreprise et pérenniser les 90 emplois du site, le conseil régional se mobilise mais aucune subvention publique n'est possible durant le redressement judiciaire… La région, la CUD et la ville de Gravelines se sont déjà engagées pour venir en aide à l'entreprise et participer à sa remise en trésorerie. La ferme aquacole a jusque fin mai pour sortir du redressement judiciaire, il appartient aujourd'hui à la chambre de commerce de donner son aval pour le rachat de l'immobilier. Après cette date, Aquanord n'aura plus qu'à mettre la clef sous la porte.

Ecoutez sur Delta FM

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Le 20 mai 2011

Aquastream. Une écloserie bien dans son environnement (Le Télégramme)

En France, l'aquaculture est en voie de disparition. Quelques entreprises résistent encore. Comme l'écloserie Aquastream à Ploemeur (56) qui s'est spécialisée dans le bar.

«Nous sommes des mal-aimés. La profession n'a jamais percé en France, alors qu'à la fin des années 80, c'est Ifremer qui a découvert le protocole de reproduction de la dorade et du bar», déplore Olivier Laurain, le directeur d'Aquastream. «L'aquaculture a trouvé des obstacles de taille: le tourisme, les pêcheurs et les défenseurs de l'environnement». Résultat: «Aujourd'hui, l'aquaculture française tient dans le port de Marseille en terme de surface! Et il ne reste plus que 40 entreprises pour moins de 5.000 tonnes produites au total».

Un chiffre d'affaires doublé l'an dernier....

Dans ce contexte difficile, comment l'écloserie Aquastream, a-t-elle pu survivre? «Quand la société a été reprise en 2006. On a revu tout le fonctionnement et on a investi 1,6M€ pour relancer l'entreprise. On a renoncé à la daurade. On s'est concentré sur le bar, de l'oeuf jusqu'au poisson morphologiquement terminé, après 90 à 120 jours d'élevage. Nous sommes allés chercher des clients éleveurs en Grèce, en Italie, au Portugal, en Tunisie, etc. Très peu en France. Ça n'a pas toujours été facile, mais on a réussi à faire des bénéfices en 2009, au beau milieu de la crise. Et l'an dernier, on a doublé notre chiffre d'affaire (3,2M€)». Après avoir redressé la barre, Olivier Laurain sait que la bataille de l'opinion n'est pas gagnée. S'il ne reçoit plus de lettres anonymes venimeuses, s'il a restauré le dialogue avec ses voisins, le chef d'entreprise sait que l'aquaculture suscite toujours de nombreuses critiques. «Pourtant, nous sommes très respectueux de notre environnement». «C'est vrai que dans les années 80, les éleveurs marins ont pris exemple sur les éleveurs porcins et ont utilisé des antibiotiques qui favorisaient la croissance. Aujourd'hui, nous sommes très encadrés par les services vétérinaires». Quid du rejet des matières organiques dans la mer?

Rendements liés au respect du milieu - «A Aquastream, l'eau que nous rejetons dans la mer est 10 à 50 fois plus propre que ce que nous y pompons. Si nous ne respections pas notre environnement, notre rendement chuterait. D'ailleurs le pompage est à moins de 100m du tuyau d'évacuation... Ici, il y a 26 salariés et 15 au Maroc. On ne peut pas se permettre de prendre des risques». Pour Olivier Laurain, la pollution marine vient de trop fortes concentrations de poissons d'élevage. «On paie, en terme d'image, ce que les Norvégiens ont fait avec leur saumon, il y a trente ans. Or, tous les élevages français sont en zone Natura 2000».

Repeupler les mers ? Peut-on encore justifier de nourrir des poissons d'élevage avec le produit de la pêche minotière? «Il faut rappeler que c'est seulement du poisson non consommé par les humains et qu'il est pêché là où les stocks ne sont pas en voie de disparition. Et surtout pas pêché dans le golfe de Gascogne comme on nous le reproche parfois». Quel avenir pour Aquastream? «Nous montons une petite plateforme de recherche pour travailler sur des nouvelles espèces pour l'écloserie. Pourquoi, un jour, ne ferait-on pas appel à nous pour repeupler la mer avec des soles, des bars, etc. Nos souches sont locales, elles viennent de la rivière d'Étel, du goulet de Brest...».

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Le 24 août 2011

Aquaculture : Les poissons bio du Frioul (agriculture.gouv.fr)
Si près de Marseille, et si loin à la fois ! Sur l’archipel du Frioul, à cinq kilomètres du vieux port, la société Provence Aquaculture exploite, dans une anse abritée des vents dominants, la première ferme aquacole marine bio de France. Pratiques durables, marchés prometteurs... L’aquaculture marine souhaite vaincre les préjugés qui freinaient jusqu’ici son développement.

Au large, les ferries à destination de Porto Vecchio, Tunis ou Alger affrontent une mer démontée. C’est jour de mistral à Marseille. Mais dans l’anse de Pomegues, sur l’île la plus au sud de l’archipel du Frioul, tout est calme…..

En ligne, un client Suisse qui souhaite commander des dorades et des bars – ici on les appelle « loups » - pour les magasins qu’il fournit. Si certains poissons partent à l’export, la majorité des débouchés se situe en France, dans la région de Marseille. « Nous sommes référencés dans la grande distribution au niveau national, mais on vend surtout dans le Sud-Est. On fournit aussi des brasseries et des restaurants. Pour moi, il faut limiter le transport. Si on envoie trop loin, le poisson est moins frais et ce n’est plus vraiment la philosophie du bio », précise Emmanuel Briquet.

Une première mondiale

C’est en 1986 que prend forme l’aventure « Provence Aquaculture ». La ville de Marseille projette alors de créer dans cette calanque un centre pédagogique de la mer, en partenariat avec des professionnels de l’aquaculture. Deux ans plus tard, une convention est signée entre la ville de Marseille et la jeune société. « J’avais suivi une formation de technicien en ressources littorales mais les premières années, nous avons appris sur le tas. Il a fallu énormément travailler pour maitriser la production de poissons, équiper le site et le mettre au normes », se souvient-il. Le virage vers le bio s’opère à la fin des années 90. Un cahier des charges est alors rédigé en France pour l’aquaculture marine biologique et le premier organisme certificateur de la filière commence ses contrôles. A l’époque, c’est la toute première fois dans le Monde que des produits d’aquaculture marine bio sont certifiés par un cahier des charges officiel. Au delà du sur-coût dû à l’achat d’aliments bios pour les poissons, la démarche présente de réelles contraintes, comme le souligne M. Briquet : « Nous devons apporter une attention particulière à la gestion de la qualité. Avec le bio, il faut toujours raisonner en préventif. Et puis aujourd’hui, un nouveau cahier des charges européen vient remplacer celui mis en place par la France en 1999. Cela représente du travail administratif en plus »….

Provence Aquaculture en chiffres :

  • Lancement en 1989
  • 5 employés (équivalents temps plein)
  • 60 tonnes de poisson produites par an, dont 40 tonnes de bars et 20 tonnes de dorades
  • Près de 250 000 alevins achetés chaque année à Sète et Oléron
  • 130 tonnes d’aliment bio consommées par an
  • Un poisson vendu entre 10 et 15 euros le kilo, selon la taille et la qualité (prix grossiste, hors taxes)

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Le 30 septembre 2011

Aquanord

Depuis le 13 juillet, l'éleveur de bars et daurades de Gravelines est sorti du redressement judiciaire, pour un plan de continuation avec apurement des dettes sur dix ans. Une filiale immobilière de la CCI Côte d'Opale a acquis l'atelier de reconditionnement de l'entreprise et le loue désormais à la société en crédit-bail. Source : CCI Côte d’Opale

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Le 22 novembre 2011

Aquanord : Gravelines vote la garantie d'emprunt pour le rachat des bâtiments (La Voix du Nord)

Spécialisée dans l'élevage de bars et de daurades, Aquanord avait été placée en redressement judiciaire en février2010.

Confrontée à une forte concurrence grecque, la ferme aquacole Aquanord, implantée à Gravelines depuis 1983 et spécialisée dans l'élevage de bars et de daurades, avait déposé le bilan en février 2010. Placée en redressement judiciaire, la société avait été contrainte de licencier dix de ses cent dixsalariés et de présenter un plan de continuation de l'activité.

Les orientations ainsi retenues prévoyaient une réorientation vers le haut de gamme et le bar gros calibre, point faible des concurrents (soit, à terme, 70 % du site gravelinois). Également visés par le plan, le maintien en place des cent salariés et la reconquête des super et hypermarchés.

Sortir du redressement judiciaire

Seule condition, toutefois, pour mettre en place ce plan : établir une opération dite de « lease-back ». En clair ? Portée par la société Creimmo, elle-même filiale de la CCI Côte d'Opale et financeur de projets industriels pour développer l'emploi, une telle opération consiste, pour Creimmo, à racheter les bâtiments d'Aquanord pour les lui louer ensuite avec option d'achat. D'où la décision confirmée, mercredi soir, par le conseil muncipal de Gravelines, qui consiste à accorder une garantie d'emprunt à Creimmo (en fait à l'une de ses filiales, la SCI Aquabat). « Après avoir pris connaissance du projet de contrat établi par le Crédit Agricole Nord de France, nous allons nous porter caution à hauteur de 50 % de l'emprunt de 1,5 million d'euros destiné au finacement du rachat d'une partie de bâtiments d'Aquanord, soit 775 000 E en capital », explique Daniel Wilmot, adjoint en charge des Questions économiques et d'Emploi.

But de l'opération : sortir Aquanord du redressement judiciaire « et sauver ainsi une entreprise et ses emplois », conclut Daniel Wilmot.

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Le 1 décembre 2011

Contamination du bar de nos côtes ! Consternant !

Joseph Schnitzler, chercheur au laboratoire d'océanologie de l'Université de Liège (Belgique), étudie l’impact de la pollution marine sur le bar :« Si vous consommez trois fois sur un mois du bar provenant des régions côtières de la Seine ou de l'Escaut, vous dépassez la dose de PCB considérée comme nocive pour la santé. Et certains poissons de mer, comme le thon, le saumon ou l'espadon, sont encore plus contaminés. »

Des polluants relâchés dans l’environnement depuis plusieurs dizaines d’années se sont accumulés dans nos mers et nos océans. Toute la chaîne alimentaire marine est contaminée. Et les organismes vivants qui sont en bout de chaîne sont particulièrement contaminés : les ours polaires, les grands cétacés, les poissons prédateurs… Plusieurs études réalisées à l’université de Liège ont mesuré l’impact de certains polluants organiques sur la thyroïde du bar, un poisson très présent le long de nos côtes, mais aussi dans nos assiettes. Les résultats ne sont pas rassurants…

Perturbation du système endocrinien

Joseph Schnitzler a étudié l'impact des polluants organiques sur la thyroïde du bar :

  • des bars prélevés au niveau de cinq estuaires européens : la Gironde, la Charente, la Loire, la Seine et l'Escaut. Après analyse, le chercheur liégeois peut affirmer que le muscle des bars provenant des deux derniers estuaires, qui sont aussi les plus pollués, contient sensiblement plus de PCB que les autres. D'autre part, les bars auraient une plus grande activité thyroïdienne dans les estuaires plus pollués.
  • des bars d'élevage soumis à des degrés de pollution différents confirmeraient les analyses in vivo....

« Le problème des polluants organiques, explique Joseph Schnitzler, c'est qu'ils ressemblent aux hormones. Ils ont donc tendance à perturber le fonctionnement de certaines glandes comme la thyroïde, les ovaires ou les testicules. Les fonctions biologiques menacées sont essentielles : reproduction, régulation de la chaleur, croissance, etc. »…

Cela dit, il serait imprudent d'attendre les conclusions définitives de ce genre d'étude pour réduire la production de polluants organiques. Certes, nous ne produisons plus de PCB ou même de DDT, mais l'industrie chimique invente chaque jour de nouvelles molécules qui les remplacent et causent le même type de problème….

Source : Les polluants organiques contaminent les poissons (BE Belgique)

Article intégral sur le site de l’Université de Liège : Polluants organiques: la mer boit la tasse
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Le 21 janvier 2012
Aquaculture : vers des cages et filets d’élevage en cuivre ? (voilesnews.fr)

Antibactérien, résistant et recyclable, le cuivre pourrait remplacer les filets en polymères. Une première exploitation de loups de mer en Europe opte pour ces avantages.

L’aquaculture ne cesse de se développer partout dans le monde, accompagnant la hausse continue de consommation des poissons et fruits de mer, aliments stars des assiettes de Noël (+65 % en 50 ans*). En 2012, selon les prévisions de l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), qui vient de publier mi-novembre son rapport annuel, un poisson sur deux consommé dans le monde proviendra de l’élevage. Mais comment améliorer leurs conditions de production ? Depuis quelques années, plusieurs exploitations aquacoles dans le monde utilisent des cages en alliages de cuivre pour l’élevage du saumon et d’autres espèces. Les résultats obtenus sont très concluants : les poissons se développent nettement mieux. Naturellement antibactérien, le cuivre prévient l’encrassement des filets, ce qui a pour effet de diminuer la mortalité des poissons (-10 %) et d’améliorer leur qualité. Depuis cet été, une première exploitation européenne située dans le détroit des Dardanelles utilise des cages en cuivre pour améliorer sa production de loups de mer.

Les 3 défis de l’aquaculture du XXIe siècle : qualité, santé, environnement

La consommation mondiale de poissons et fruits de mer a augmenté de 65 % depuis les années 60 pour atteindre 17 kilos par habitant à la fin des années 2000*. Le saumon en particulier, très prisé en période de fêtes, est en passe de détrôner le poulet dans nos assiettes. La moitié de ces produits de la mer sera issue de l’élevage en 2012 d’après les dernières prévisions de la FAO. La Chine en est le 1er producteur mondial (33 millions de tonnes/an), la France se plaçant au 19e rang avec 238.000 tonnes annuelles*.

Pour répondre à la demande tout en maintenant la qualité, l’aquaculture doit aujourd’hui faire face à 3 défis : la hausse des volumes (la production a crû de 71 % en 10 ans et le mouvement se poursuit), l’amélioration des conditions sanitaires d’élevage, et enfin la diminution des impacts environnementaux (préservation du milieu aquatique, réduction des déchets, respect de la biodiversité).

Cages d’élevage en cuivre : des résultats remarquables pointant des bénéfices multiples

Le cuivre ayant l’avantage d’être naturellement antibactérien, plusieurs élevages aquacoles en Australie, aux Etats-Unis et au Japon ont remplacé leurs traditionnels filets en polymères par des cages constituées d’un maillage en cuivre ou alliage de cuivre. Celles-ci sont même utilisées depuis 25 ans au Chili, pour l’élevage de différentes espèces. Les retours d’expérience font état de résultats sans appel : le cuivre influe positivement sur la qualité et la quantité des poissons produits, mais aussi sur les conditions sanitaires d’élevage et l’environnement.

Par ses propriétés naturellement antibactériennes, le cuivre enraye le développement des boues microbiennes qui encrassent les filets et prévient l’apparition de parasites et agents pathogènes susceptibles d’infecter les poissons.

Conséquences :

  • L’absence d’algues sur les parois facilite la circulation de l’eau et le maintien d’un taux d’oxygénation optimal pour le développement des poissons
  • Les antibiotiques et les produits de traitement phytosanitaires éventuellement polluant peuvent être réduits
  • Plus résistantes, les cages en cuivre empêchent la fuite des poissons d’élevage et un croisement avec les espèces sauvages, préservant l’écosystème naturel
  • Elles sont beaucoup plus durables que les filets en polymères : leur solidité permet de les remplacer moins souvent et les cages usagées peuvent être revalorisées facilement, le cuivre étant 100 % recyclable
  • Elles permettent de réduire les déchets habituellement liés à l’encrassement des filets (NB : l’industrie aquacole génère environ 170.000 m3 de déchets/an)

Etudes de cas : la ferme Van Diemen Aquaculture en Tasmanie (Australie)

Depuis 4 ans, la ferme australienne Van Diemen Aquaculture utilise des cages en laiton (alliage cuivre-zinc) pour l’élevage de ses saumons. Les résultats qu’elle met en avant sont très concluants :

  • Forte diminution des pertes dues aux attaques de prédateurs (0,1 % contre 3 à 5 % avec des filets en polymères)
  • Baisse de 10 points du taux de mortalité des poissons
  • Augmentation de 15 % du facteur de croissance
  • Réduction de la fréquence de nettoyage et de remplacement des filets, réduction des coûts d’exploitation et de maintenance

Pour Hortle Mick, Directeur général de Van Diemen, « il est difficile de quantifier la valeur économique totale du filet en laiton, mais le poisson que nous produisons aujourd’hui est de bien meilleure qualité. Le coût de production continue aussi de se réduire. Désormais nous ne traitons les poissons qu’une à deux fois durant leur cycle de croissance. Leur aspect est superbe, ils n’ont quasiment aucun dommage physique. »

L’aquaculture européenne s’ouvre au cuivre

Fort des résultats obtenus par les fermes déjà équipées, le détroit des Dardanelles est devenu cet été le premier site européen à accueillir des cages d’aquaculture en alliage de cuivre. Installée à 50 mètres de profondeur, elles permettent un stockage de 15.000 loups de mer européens, soit une capacité de production de 4,5 tonnes. Dans ce passage maritime reliant la mer Egée à la mer de Marmara (Turquie), les conditions météorologiques sont souvent difficiles avec parfois des creux de vagues de 3 à 5 mètres. Les attaques de prédateurs tels que les requins et les phoques sont également fréquentes, ce qui nécessite l’utilisation d’un matériel solide et durable.

Demain, une utilisation accrue des cages en cuivre pourraient permettre d’explorer de nouvelles zones de production, à l’écart des régions côtières : leur résistance aux courants marins du large et aux aléas climatiques rendent possible l’élevage en haute mer.

*Chiffres 2008, FAO, organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

**Cage en cuivre UR30 développée par la société chilienne EcoSea

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Formation «Aquaculture Méditerranéenne»

Cours international «Aquaculture Méditerranéenne»

Ciheam-Iam de Montpellier

en collaboration avec le CNAM – Intechmer

Ce cours international s’adresse à des personnes justifiant d’une formation de niveau II (bac + 3 ou bac + 4) ou d’une expérience attestée de niveau cadre dans le domaine de l’aquaculture.

Bonne maîtrise du français et de l’anglais.

Contexte

L’aquaculture est une filière en pleine expansion en Méditerranée notamment dans les pays du sud et de l’est. Ce potentiel de production est cependant confronté à des difficultés multiples pour répondre aux exigences réglementaires internationales et aux attentes des consommateurs, tant au niveau de la qualité des produits, qu’en matière de limitation des impacts sur l’environnement.

Objectifs et démarche pédagogique

Ce cours spécialisé à pour objectif d’apporter un éclairage sur les spécificités de l’aquaculture méditerranéenne à travers trois grandes thématiques :

  • la conchyliculture en Méditerranée
  • l’aquaculture en méditerranée occidentale
  • l’aquaculture dans les pays méditerranéens d’Afrique du nord et la Méditerranée orientale

Le cours alterne séance de cours magistraux et visites de terrain dans la région de Montpellier

Public

Ce cours est ouvert aux responsables de fermes aquacoles, aux ingénieurs et cadres des administrations, collectivités territoriales, établissements publics, bureaux d’étude, ayant à conduire des projets dans le domaine de l’aquaculture méditerranéenne.

Aux chercheurs, enseignants et étudiants intéressés par la thématique.

A toute personne désirant améliorer ses connaissances sur le sujet et disposant des pré requis nécessaires.

Programme de la formation

Semaine 1

La conchyliculture en Méditerranée

  • Spécificités de la conchyliculture Méditerranéenne
  • Enjeux environnementaux de la conchyliculture : relations entre bassins versants et lagunes
  • Certification ISO, qualité et diversification des produits en conchyliculture : exemple de l’entreprise MEDITHAU
  • Travaux dirigés et visites de terrain : ostréiculture et conchyliculture

Semaine 2 et 3

Aquaculture en Méditerranée occidentale

  • Les spécificités de l’aquaculture Méditerranéenne : essais de crevetticulture, couplages conchyliculture/pisciculture en cages, nouvelles espèces et offshore
  • La pisciculture marine sur les côtes Méditerranéennes françaises. Exemple d’une production de loups et daurades certifiés « bio » sur la côte provençale
  • L’aquaculture italienne continentale et marine (Méditerranée, Adriatique)
  • L’aquaculture sur les côtes Méditerranéennes espagnoles : nouvelles espèces et nouveaux marchés (poulpe, sole,…)
  • Le thon rouge en Méditerranée : Histoire et état des pêcheries en Méditerranée, écologie du thon rouge, biologie et reproduction : nouvelles avancées, techniques, producteurs, marchés, conflits
  • Aquaculture responsable et indicateurs de durabilité en Méditerranée – UICN
  • Récifs artificiels et gestion de la pêche. Exemple de l’aménagement de récifs autour de Marseille (Grand Récif de Marseille, Parc de la Côte bleue) : genèse des projets, évolution, méthode de suivi, résultats scientifiques, ouverture vers le multi-usage
Aquaculture dans les pays d’Afrique du nord et de Méditerranée orientale

  • Cas de l’Egypte, premier pays aquacole d’Afrique : origines, évolution et développement, situation actuelle, enjeux, nouvelles espèces, demandes du marché, problèmes environnementaux et réglementaires
  • L’aquaculture dans le Moyen-Orient. Le développement de l’aquaculture à Chypre. Interactions Aquaculture – Environnement : étude du cas d’une ferme aquacole à Chypre : du loup-daurade au thon rouge
  • L’aquaculture en Grèce : historique, situation actuelle, marchés, diversification spécifique et émergence de nouvelles espèces candidates à l’aquaculture en Méditerranée

Source : Ecolomagtunisie

Pour consulter la brochure de la formation, veuillez cliquer sur ce lien.

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Le 10 février 2012

Des chercheurs canadiens ont dénombré les cages d'engraissement de poissons dans toute la Méditerranée grâce aux seules images de Google Earth...

Les images satellites de Google Earth peuvent servir à autre chose qu'à regarder l'endroit où on habite. Dernière nouveauté, elles peuvent permettre de repérer au large des côtes les cages où l'aquaculture engraisse les poissons. Ces dispositifs forment des petits cercles à la surface des eaux et ils sont facilement reconnaissables. Pablo Trujillo et Chiara Piroddi, de l'université de Colombie-Britannique (Canada) les ont comptés dans toute la mer Méditerranée pour l'année 2006. Ils ont dénombré 248 cages pour les thons rouges et 20.976 pour les bars et les daurades (Plos One, en ligne le 8 février)

L'objectif que se sont fixé les deux chercheurs au départ était de vérifier si le potentiel de production de toutes les fermes aquacoles correspond aux déclarations faites chaque année par les états côtiers à la FAO (Organisation mondiale pour l'alimentation et l'agriculture). La question est importante parce que l'avenir de la pêche est étroitement associé à celui de l'aquaculture. Et pas seulement parce que la production aquacole peut remplacer les captures et limiter la pression sur les ressources marines. En effet, les choses sont plus compliquées car les poissons d'élevage consommés en Europe sont nourris avec des sardines ou des anchois pêchées en mer. Les données fiables en matière d'aquaculture sont donc un des éléments nécessaires à une gestion durable des pêches.

Pour éviter toute controverse sur le bien fondé de leur démarche, ils ont laissé de côté le thon rouge. Pour cette espèce dont on ne sait pas maîtriser la reproduction, les poissons engraissés en cage sont tous issus de la pêche, ce qui donne lieu à une fraude massive. On ne peut pas savoir comment se répartissent les poissons dans les cages, ce qui est pourtant l'essentiel, relève Stéphan Beaucher, consultant pour Océan 2012, un groupement d'ONG de sauvegarde de la mer.

Les calculs ont été rondement menés. Grâce à un petit outil disponible sur le site de Google Earth, il est possible de mesurer les dimensions de chaque cage d'engraissement. Connaissant leur volume moyen, la densité des poissons, les capacités de production et les niveaux de prélèvement, Pablo Trujillo et Chiara Piroddi ont pu calculer la production potentielle méditerranéenne, du moins celle qui se fait en mer car il existe aussi une aquaculture en circuit dans des bâtiments fermés.

L'aquaculture est plus importante dans l'est de la mer Méditerranée

Globalement, la production potentielle (225.000 tonnes) est assez proche des chiffres déclarés au cours de l'année 2006 par tous les états côtiers (199.000 t). Deux pays sont toutefois montrés du doigt: la Grèce et la Turquie, dont les productions aquacoles dépassent respectivement de 30% et 18% les déclarations faites à la FAO.

La tendance à la fraude et la sous-déclaration dans le domaine de l'aquaculture n'a donc rien à voir avec les fraudes pratiquées dans le secteur de la pêche : pêche illégale, hors-quota, hors saison, hors-zone, hors-dimension, etc.. «Nos travaux montrent que les déclarations à la FAO sont fiables mais aussi que Google Earth peut être un bon instrument de vérification», concluent les auteurs de l'étude. Un constat confirmé par Jean-Noël Druon, du Centre Commun européen de Recherche basé à Ispra, en Italie.

«Les avancées technologiques ne doivent pas seulement servir aux fraudeurs, elles doivent être aussi être utilisées pour lutter contre la fraude», estime de son côté Daniel Pauly, de l'université de Colombie Britannique, un des ténors de l'océanographie des pêches. «Les ONG devraient s'associer pour mettre en orbite des satellites de télédétection et repérer les fraudes», ajoute-t-il. En effet, il déplore que les autorités de surveillance - européennes ou nationales - ne rendent jamais publics les résultats de leur traque. «S'il n'y a pas de sanction et de poursuite en justice, ça ne sert à rien». La force des images de Google Earth, c'est d'être publique. Les chercheurs ont toutefois découvert qu'une partie des clichés au large des côtes françaises et corses ainsi qu'en Israël ont une mauvaise résolution. Ils ont demandé à Google pourquoi, ils attendent la réponse.

Pour accéder à l'étude :

Fish Farms at Sea: The Ground Truth from Google Earth

Pablo Trujillo*, Chiara Piroddi, Jennifer Jacquet

Fisheries Centre, University of British Columbia, Vancouver, British Columbia, Canada

Abstract Top

In the face of global overfishing of wild-caught seafood, ocean fish farming has augmented the supply of fresh fish to western markets and become one of the fastest growing global industries. Accurate reporting of quantities of wild-caught fish has been problematic and we questioned whether similar discrepancies in data exist in statistics for farmed fish production. In theMediterranean Sea, ocean fish farming is prevalent and stationary cages can be seen off the coasts of 16 countries using satellite imagery available through Google Earth. Using this tool, we demonstrate here that a few trained scientists now have the capacity to ground truth farmed fish production data reported by the Mediterranean countries. With Google Earth, we could examine 91% of the Mediterranean coast and count 248 tuna cages (circular cages >40 m diameter) and 20,976 other fish cages within 10 km offshore, the majority of which were off Greece (49%) and Turkey (31%). Combining satellite imagery with assumptions about cage volume, fish density, harvest rates, and seasonal capacity, we make a conservative approximation of ocean-farmed finfish production for 16 Mediterranean countries. Our overall estimate of 225,736 t of farmed finfish (not including tuna) in the Mediterranean Sea in 2006 is only slightly more than the United Nations Food and Agriculture Organization reports. The results demonstrate the reliability of recent FAO farmed fish production statistics for theMediterranean as well as the promise of Google Earth to collect and ground truth data.

Citation: Trujillo P, Piroddi C, Jacquet J (2012) Fish Farms at Sea: The Ground Truth from Google Earth. PLoS ONE 7(2): e30546. doi:10.1371/journal.pone.0030546

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16 avril 2012 Pôle Mer PACA : Aquaculture durable Une production durable de ressources biologiques marines

Recouvrant 70% de la surface du globe, la mer demeure un formidable réservoir de biodiversité, objet de pêches, d’extractions de molécules, de nourritures et plus récemment d’aquacultures marines aquaculture-durable

Un périmètre ajusté aux spécificités régionales

Alors que l’aquaculture englobe tout ce qui concerne la production animale ou végétale en milieu aquatique, le programme fédérateur du pôle Mer PACA cible en priorité la pisciculture marine, fortement active sur ses territoires d’influence, et en complément la conchyliculture, la mytiliculture, l’ostréiculture et l’algoculture (microalgues notamment).

L’innovation technologique face aux enjeux

Les clefs de l’innovation reposent sur :

  • L’ingénierie des espaces et des modes de production
  • La qualification des nouvelles espèces
  • La prise en compte des risques sanitaires et des réglementations
  • La production d’algues et l’industrialisation des recherches sur les microalgues.

Les enjeux stratégiques couvrent :

  • La réponse aux nouveaux défis alimentaires
  • La limitation de l’impact environnemental
  • La cohabitation des économies littorales.

Des potentiels variables sur des marchés variés

Le marché de la pisciculture concerne d’une part la production de poissons pour la consommation (secteur fortement concurrencé par les pays asiatiques qui la pratiquent à grande échelle) et d’autre part, la production

d’alevins pour alimenter les fermes aquacoles (marché mondial à forte demande). La culture des algues pour les biocarburants ou la cosmétique en est encore au stade de la recherche mais promet de belles perspectives.

Des ressources territoriales avérées

Les activités aquacoles sont assurées par de nombreuses petites structures en PACA, Languedoc Roussillon et Corse, ayant, pour certaines, un rayonnement européen (fermes de grossissement) voire mondial (écloseries). La production de microalgues est générée par des start-up.

Le territoire bénéficie de l’expertise R&D de ses laboratoires : Ifremer, INRA, CEA, Université Sud Toulon Var, Centre Océanologique de Marseille, Observatoire Océanographique de Villefranche-sur-Mer et Observatoire de Banyuls, Institut Océanographique Paul Ricard, CIRAD, etc.

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Parmi tous les programmes Aquaculture durable :

Biomarine : Création d’une unité de géniteurs et d’une écloserie marine

Le projet BIOMARINE concerne la création d’une unité de géniteurs et d’une écloserie permettant de contrôler une qualité exemplaire des cheptels et de la mise en place d’une traçabilité totale.BIOMARINE a pour vocation d’être la première écloserie française d’alevins biologiques de poissons marins. Cette écloserie sera la seule en France capable de produire trois espèces de poissons : loups, daurades royales, maigres.En parallèle, BIOMARINE continuera l’effort de Recherche et Développement initié par Cannes Aquaculture en partenariat avec l’Ifremer sur les espèces nouvelles : sérioles.La principale innovation de ce projet est la création du chaînon manquant dans la production aquacole biologique, l’écloserie, pour lequel il n’existe pas encore de cahier des charges.

Porteur du projet : Cannes Aquaculture

Partenaire industriel : Bio Aquaculture

Partenaire recherche : IFREMER

Budget : 1540 K€

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Le 24 avril 2012

Nouveaux cahiers des charges de labels rouges homologués

Les cahiers des charges des labels rouges

LA no 01-11 « Bar d'aquaculture marine »,

LA no 02-11 « Daurade d'aquaculture marine »

et LA no 03-11 « Maigre d'aquaculture marine »

sont homologués au bénéfice de l'ODG « Syndicat des aquaculteurs corses – mare e stagni corsi “MSC” », conformément à l'arrêté du 14 mars 2012, NOR : AGRT12060195A, JO 3 avril. Lamy Dehove, nº 149-15

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Ferme Aquanord à Gravelines : trois millions de bars vaccinés un à un ! (Voix du Nord)

Les affaires vont mieux, chez Aquanord à Gravelines. Sortie du redressement judiciaire depuis juillet, la ferme aquacole spécialisée dans l'élevage de bars et de daurades a pu, « grâce à un soutien local important », dixit son directeur, Pierre Siou, relancer ses investissements, et surtout, démarrer une campagne impressionnante : la vaccination de trois millions de bars.

Vibriose. Derrière ce nom barbare se cache une maladie provoquée par une bactérie (la vibrio parahaemolyticus), qui affecte et provoque le décès des coquillages, des crevettes et des poissons, notamment les bars comme ceux qui sont élevés à Aquanord. Seul moyen pour la combattre : la vaccination. « Avec l'aide de deux laboratoires et de vétérinaires, nous avons créé un "auto-vaccin", explique Pierre Siou. Deux formes d'injection sont pratiquées : la première à l'écloserie marine, où l'on mélange le vaccin à l'eau de mer pour les alevins d'un gramme. Ensuite, nous procédons à un rappel environ trois mois plus tard, une fois que les poissons vaccinés ont atteint un poids de 50 grammes. » Petite précision concernant ce rappel : contrairement à la première injection, faite par mélange avec l'eau de mer, il se pratique, comme pour l'humain, en piquant les bars un par un ! « La maladie apparaît généralement au printemps avec la hausse des températures, puis à la fin de l'été avec leur baisse, ce qui explique le lancement de la campagne de vaccination à cette époque. Une fois le rappel effectué, le vaccin a une durée d'efficacité comprise entre trois et six mois », explique Pierre Siou. Et au bout de cette durée, les poissons ont atteint un âge et un poids qui les mettent définitivement à l'abri de la bactérie.

Concernant l'actuelle campagne de rappel, la tâche, titanesque, a été confiée à Salmovac, société spécialisée basée en Écosse. Débutée il y a six semaines, elle s'est achevée ce week-end. Cinq spécialistes ont travaillé chaque jour, de 8 h à 17 h, avec une pause d'une heure le midi. « Ils piquent environ 70 000 bars par jour à un endroit bien précis, avec un pistolet doseur », reprend Pierre Siou, tout en montrant un compteur qui, vers 15 h 20 mercredi, affichait déjà un nombre de plus de 53 000 bars vaccinés depuis le matin !

Et de commenter la technique utilisée : « Un système de pompe vient chercher les bars dans les bassins. Ensuite, les poissons passent dans une cuve où se trouve un produit anesthésique. Une fois vaccinés à la sortie de cette cuve, les bars sont replongés dans les bassins, ce qui provoque leur réveil immédiat. »

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Aquanord, Pierre Siou : « Un soutien local très fort » (Voix du Nord)

Pierre Siou est arrivé à la tête d'Aquanord en août 2010, alors que l'entreprise se trouvait en pleine tourmente économique.

Confrontée à une forte concurrence grecque, la ferme aquacole avait déposé ...

le bilan en février 2010. Placée en redressement judiciaire, elle avait été contrainte de licencier dix de ses cent dix salariés, employés sur deux sites (Aquanord et écloserie marine), et de présenter un plan de continuation de l'activité.

Les orientations retenues prévoyaient une réorientation vers le haut de gamme et le bar gros calibre, point faible des concurrents (soit, à terme, 70 % du site), ainsi que le maintien en place de cent salariés et la reconquête des super et hypermarchés. Seule condition, toutefois, pour mettre en place ce plan : établir une opération dite de « lease-back », portée par la société Creimmo, elle-même filiale de la CCI Côte d'Opale et financeur de projets industriels pour développer l'emploi. Objectif pour Creimmo : racheter certains bâtiments d'Aquanord pour les lui louer ensuite avec option d'achat.

Pour cela, le conseil municipal de Gravelines avait décidé, en novembre, d'accorder une garantie d'emprunt à Creimmo (en fait à l'une de ses filiales, la SCI Aquabat). « Nous nous sommes portés caution à hauteur de 50 % de l'emprunt de 1,5 M E destiné au financement du rachat d'une partie de bâtiments d'Aquanord, soit 775 000 E en capital », explique Daniel Wilmot, adjoint en charge des Questions économiques et de l'Emploi. But de l'opération : sortir Aquanord du redressement judiciaire et sauver ainsi l'entreprise et ses emplois.

Cinq mois plus tard, l'avenir économique du site semble s'être éclairci. « La sortie du redressement est lié au soutien très fort que nous avons reçu de la ville de Gravelines, de la Région, de la CUD et de la CCI Côte d'Opale », souligne Pierre Siou, directeur d'Aquanord. Un soutien qui a permis à Aquanord d'embaucher une personne (ce qui porte l'effectif actuel à 101 salariés) et de dégager des fonds pour relancer son activité (renouvellement de matériels, stocks d'aliments pour les poissons, stocks médicamentaux, campagne de vaccination, etc.). « Aujourd'hui, reprend Pierre Siou, notre production, qui avait atteint un pic en 2005 avec 2 600 tonnes, remonte tranquillement. Cette année, nous attendons une commercialisation de 2 150 tonnes et l'optimum, soit 2 500 tonnes, sera atteint en 2014. »…

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Le 18 juin 2012

Algérie : Aquaculture à Aïn-Témouchent : Alevins de dorades, maigres et loups de mer importés (Ubifrance)

Annoncé par la DLPRH (Direction Locale de la Pêche et des Ressources Halieutiques), une nouvelle ferme aquacole est entrée en production dans la wilaya d’Aïn-Témouchent (500 km à l’ouest d’Alger). Des alevins pour la production de dorades, maigres et loups de mer ont été importés. D’une capacité de production de 1000 tonnes/an, la ferme « AQUASOL » a nécessité un investissement privé de 740 M DZD (7 M EUR) soutenu par le Fonds National de Développement de la Pêche (FNDPA).

S’étendant sur une superficie de 3,5 ha à 40 km d’Aïn-Témouchent, « Aquasol » est destinée également à produire 4 millions d’alevins/an au niveau de son écloserie. Aquasol lancée, une deuxième ferme du même type, « Aqua Tafna », verra bientôt le jour dans cette même wilaya.

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En 2008

Cagnes-sur-Mer. Une aquaculture maîtrisée au Cros (Nice Matin)

Sur la ferme du Cros, le nourrissage des poissons se fait à la main. Une distribution maîtrisée intéressante du point de vue financier mais également pour la qualité du poisson.Photo Patrice Lapoirie

La ferme marine Lou Loubas a pour objectif d'augmenter sa production tout en continuant à se soumettre à des contrôles réguliers de la qualité des eaux

C'était il y a dix-huit ans. Au port-abri du Cros-de-Cagnes. La pêche locale était alors dans le creux de la vague. « On construisait l'aéroport de Nice et visiblement, ça a fait fuir les poissons ! » se souvient un vieux pêcheur du Cros.

Il y a eu alors un gros impact sur la pêche locale. « Ce n'était pas évident pour toute la profession, pire qu'aujourd'hui. Ce sont ces difficultés qui m'ont poussé à créer la ferme marine », confie Antoine Saïssy.

La société Lou Loubas, 24 cages de loups et daurades, va alors être installée au large du petit port du Cros. Avec un appui de taille. Celui du professeur Aubert, à la fois scientifique de la mer et amoureux du monde marin (voir encadré). Grâce à lui, Antoine Saïssy va créer au Cros une aquaculture en adéquation avec le milieu naturel.

Des analyses mensuelles

Installée à environ 200 mètres du rivage - le deuxième bassin est beaucoup plus au large -, la ferme marine se trouve au-dessus d'une profondeur d'eau allant jusqu'à 40 mètres. Des courants en quantité suffisante circulent en permanence dans et autour du site, ce qui évite à l'eau de stagner et aux poissons de faire travailler leurs muscles (leur chair est ainsi plus ferme). Parallèlement à cela, tous les mois, dans les laboratoires de l'Université de la mer, des analyses surveillent la bonne qualité du plancton et l'absence de pollution chimique ou bactérienne. Et les résultats parlent d'eux-mêmes, « La ferme aquacole du Cros ne pollue pas, affirme le professeur Aubert, j'en veux pour preuve la prolifération des poissons sauvages autour du site. »

Pourtant, malgré plusieurs rapports rassurants, l'aquaculture à Cagnes est victime de la mauvaise image qui colle à la peau de toute la filière. « On se bat au quotidien contre ça, confie Antoine Saïssy. Cela nous a valu des détériorations, notamment en été 2007 où nous avons perdu 20 tonnes de poissons prêts à la vente et plus de 30 000 alevins. C'est tout simplement du terrorisme économique. Comme si on avait besoin de ça... »

Car Antoine Saïssy se heurte aussi à d'autres difficultés. Celles d'un chef d'entreprise : comment rendre rentable cette affaire ? Une question inédite pour cet homme de la mer, enfant du pays issu d'une longue lignée de pêcheurs.

Sa société produit actuellement entre 50 et 60 tonnes de loups et daurades par an. « Il faudrait arriver à 100 tonnes pour assurer la rentabilité du site. Nous avons la structure pour le faire et avons entamé les démarches administratives. Maintenant, il faut que la trésorerie suive. C'est moins évident... »

Maîtriser le nourrissage

Pour que l'argent rentre en quantité suffisante dans les caisses, Antoine Saïssy cherche à faire des économies de production.

D'abord en ce qui concerne la nourriture des poissons. « Plus on fait descendre le taux de nourrissage, mieux c'est au point de vue de l'équilibre financier et nutritionnel, explique Antoine Saïssy. On s'en est rendu compte il y a trois ans quand, à la suite d'une grève des transports, nous avons été contraints de réduire la nourriture. Aujourd'hui, les poissons jeûnent systématiquement un jour, voire deux, par semaine. Pour 100 kg de poissons, avant on donnait en moyenne 1,2 du poids en nourriture, maintenant nous sommes à 0,80 et l'hiver, on descend à 0,40. Du coup, ils sont moins gras et plus goûteux. »

« Pour l'avenir, nous réfléchissons aussi à introduire dans la ferme la production du maigre ou de l'ombrine. C'est un poisson qui a un taux de conversion rapide de la nourriture en chair. Par exemple, en seize mois, le loup atteint 280 g, la daurade 320, le maigre lui arrive au kilo. C'est intéressant pour nous. Et les grosses pièces se vendent plus facilement aux restaurateurs. Plus c'est gros, plus c'est cher... »

« Mais on est bien loin là de la pêche, semble s'inquiéter celui qui, en dépit de sa casquette de chef d'entreprise, reste aussi un pêcheur professionnel... « L'autre solution pour faire des économies, poursuit-il, c'est d'écouler le plus possible sur le marché local pour éviter les frais de transport... Mais ça réduit d'autant plus les clients. »

Mais face à tous ces écueils, Antoine Saïssy s'accroche. Sa force ? Sans doute l'amour du métier. Et la certitude que l'aquaculture est source d'avenir à Cros.

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Le 23 septembre 2012
En Algérie, la région d'Aïn Temouchent mise sur l'élevage de soles, bars et daurades...
Ces espèces doivent relever le déficit de production halieutique dans le pays ! 
On peut se demander si l'Algérie a fait le bon choix... 
De l'autre côté de la Méditerranée, l'Egypte a fait le choix du Tilapia. 
Avec une production annuelle de plus de 700.000 tonnes de poisson d'élevage, le pays du Nil est devenu l'un des plus grands pays aquacoles dans le monde (en moins d'une décennie)....
Algérie - L’aquaculture booste le secteur de la pêche à Aïn Temouchent
Avec l’entrée en production, début juin 2012, de la ferme aquacole "Aquasol" de Sbiaât, dans la commune de M’said, la wilaya d’Aïn Temouchent a amorcé une nouvelle étape de développement du secteur de la pêche et de l’aquaculture.
Avec une capacité de production théorique de 1.000 tonnes/an de soles et quatre millions d’alevins, cette ferme contribuera à l’augmentation sensible de la production des ressources halieutiques ayant atteint quelque 11.000 tonnes en 2011, a-t-on souligné à la direction de la pêche et de l’aquaculture.
Cette production sera davantage renforcée avec la réception prochaine de la deuxième ferme aquacole dénommée "Aqua-Tafna" à Rachegoune dans la daïra de Oulhaça, d’une capacité de 600 tonnes/an de loups de mer et dorades royales, a-t-on ajouté.
A l’arrêt pour un problème de financement, cette dernière a enregistré, cette semaine, la reprise des travaux de réalisation à la suite du déblocage d’une rallonge financière, a-t-on précisé de même source.
Les quelque 400 embarcations en exploitation actuellement au niveau de la wilaya, ont enregistré, en 2010, une production de 10.000 tonnes de poissons contre 19.000 tonnes en 2009 et 21.000 tonnes en 2008. Cette régression est due à plusieurs facteurs dont les mauvaises conditions climatiques et la période l’Aid El Adha où la consommation de poissons est réduite (2 à 3 semaines), nonobstant l’utilisation d’explosifs, de filets de pêche non réglementaire et le non respect de la période de repos biologique, a-t-on soulevé.
Cela contribue à la raréfaction de la ressource halieutique, d’où son prix élevé au niveau des marchés, a-t-on encore souligné ajoutant que d’autres causes sont liés aux difficultés d’acquisition de pièces détachées pour les propriétaires d’embarcations en panne.
Il faut remonter à l’année 2007 où la production de poissons à Ain Temouchent a été la plus élevée, soit 31.061 tonnes. En 2006, la wilaya avait produit une quantité de 27.886 tonnes, a-t-on rappelé. Avec la raréfaction de la sardine, principalement, dans cette production, cette baisse de production était inéluctable, a-t-on signalé.
La direction du secteur enregistrera, par ailleurs, l’entrée en exploitation de des bassins agricoles ensemencés. Entamée en 2009 avec la contribution de la direction des services agricoles, cette opération qui a commencé à donner ses fruits, sera généralisée à l’ensemble des bassins d’irrigation agricole de la wilaya.
La wilaya d’Aïn Témouchent renferme 623 bassins d’irrigation agricole totalisant un volume de 73.128 mètres cubes d’eau. Ce potentiel contribuera, également, au développement de la production halieutique dans la wilaya, a-t-on prévu.
L’action d’ensemencement concernera tous les plans d’eau de la wilaya d’Ain Temouchent, retenues collinaires et barrages entre autres, où de nouvelles espèces de poissons d’eau douce adaptables aux conditions climatiques de la région seront introduites. Il s’agit notamment de la Carpe, la Sandre et le Mulet qui s’ajouteront au Tilapia, a-t-on cité entre autres. (Source : Maghreb émergent)
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